Auteur : Visionairy (lien dans mon profil)

Traductrice : Toumies

Disclaimer : Les personnages et lieux ne sont, bien entendu, pas à moi et l'histoire de cette fanfiction appartient à Visionairy. Seule la traduction est de moi.

/!\ Comme je regarde la série Supernatural en VO, je ne connais pas les termes français utilisés dans la VF alors j'ai cherché pour certains et traduit directement pour d'autres.

Note de la traductrice : SURPRISE. Je ne suis pas morte, la traduction n'est pas abandonnée et voici un nouveau chapitre ! S'il y a encore des lecteurs, merci, merci de votre patience. Sinon, eh bien, je finirai quand même la traduction ! ;)


Chapitre 9 – Des progrès

« Inquiétez-vous plutôt à bien vous rétablir, M. Winchester. On s'occupera de vous trouver le meilleur foyer. »

Elle prit son porte-document, et se tourna vers la porte.

« Ne vous inquiétez pas, je vous reverrai très bientôt. Au revoir, M. Winchester, M. Curtis.

Dean. »

Sam se tourna brusquement vers son frère dès qu'elle fut sortie.

« On a besoin d'un avocat. »

Comme Mike était là depuis environ vingt minutes, Dean sortit pour passer des coups de fils. Le téléphone sonna longuement et Dean commençait à s'inquiéter quand quelqu'un décrocha enfin.

« Allô ?

– Jim, comment tu vas ? T'as mis du temps à décrocher.

– Dean. Je suis content d'entendre ta voix. Je me sens beaucoup mieux, pas aussi rapide que d'habitude mais je fais des progrès. Grâce à toi.

– Je suis content qu'ils prennent bien soin de toi, Jim.

– Hé, je ne m'en serais pas sorti sans toi. Et, Dean, je suis désolé de t'avoir embarqué là dedans, j'aurais dû faire plus attention au départ. Ton père va sûrement dire que je perds mes réflexes.

– Mon père dirait que tu n'en avais pas au départ, plaisanta Dean. »

Le pasteur rit, semblant d'accord.

« Alors, comment allez-vous, Sam et toi ? Ou c'est trop demander si c'est un coup de fil amical ?

– Jim, c'est pour ça que j'appelle. »

La voix de Dean avait perdu toute sa légèreté.

« Tu vas bien ? »

Dean pouvait presque voir l'homme se redresser sur son siège et devenir sérieux.

« Moi ? Ouais, je vais bien.

– Et Sam ?

– Pas tellement.

– Qu'est-ce qu'il se passe Dean ? »

Il entendit un long soupir venir de l'autre côté de la ligne téléphonique.

« Notre pire cauchemar », grogna Dean.

Si le pasteur Jim n'était pas inquiet auparavant, il l'était maintenant.

« Dis-moi Dean, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

– Sam est à l'hôpital et ils sont en train d'essayer de me l'enlever. Ils accusent notre père d'abandon et je n'arrive pas à le joindre. C'est mauvais, Jim, et je dois trouver une solution. Je peux pas foirer ça.

– Dean, comment va Sam ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

– Un putain de mec bourré l'a percuté. Et l'hôpital ne voulait pas le soigner tant qu'ils n'arrivaient pas à joindre notre père, et bien sûr qu'ils ne l'ont pas eu, et ils arrivaient même pas à me joindre. Il… ils… ils l'ont juste laissé souffrir jusqu'à que le tribunal décide d'avoir sa charge !

– Dean, je suis tellement désolé ! Quand est-ce que… »

Il y eut un long soupir.

« C'est arrivé quand tu es venu m'aider.

– Commence pas. J'aurais pas pu arrêter ce poivrot, qui je l'espère est mort, de toute façon. Ce n'est pas de ta faute. »

Il y eut une petite pause durant laquelle le pasteur digérait l'impact de cette phrase.

« Je suppose que non, mais penses-y Dean, ce n'était pas non plus de ta faute. Mais, je suis désolé.

– Merci. Ouais, moi aussi.

– Et pour le blâme, on va voir ce que ton père en pense quand il reviendra et que c'est pour moi que t'as laissé Sam, dit-il avec un sourire narquois.

– Ne t'inquiètes pas pour mon père, il… comprendra. On doit toujours se soutenir.

– Qu'est-ce qu'il a ?

– Une jambe cassée, une cheville broyée, des côtes cassées, une hémorragie interne. Ils l'ont opéré, et il se repose là, mais on doit vraiment s'assurer qu'ils ne puissent pas nous l'enlever. Ce serait pire que toutes les autres merdes rassemblées !

– Ne fais rien de stupide tant que je ne suis pas là, Dean. Souviens-toi, quand tu t'occupes de ce genre de situation, tu dois rester calme et la jouer intelligemment.

– Ouais, eh bien, là, tout de suite, je préférais simplement le prendre et m'enfuir avec.

– Je sais Dean, mais…

– Ne t'inquiètes pas, Sammy a encore besoin de l'intraveineuse, du lit de traction, des machines et toutes les autres conneries qui vont avec. Je peux pas le faire sortir avant un moment encore. En tout cas, pas avant qu'il ne se débarrasse de ce putain de cathéter. »

Dean frissonna exagérément.

« Il y a de ça. »

Le pasteur Jim pouvait s'imaginer l'expression dégoûtée de Dean.

« Et Dean, ça doit être extrêmement effrayant pour Sam. Assures-toi qu'il sache que s'ils doivent le prendre, ce n'est pas permanent. On va s'assurer de ça.

– Je lui ai déjà parlé… mais je peux te dire que là tout de suite, ça va pas se passer.

– J'arrive bientôt, Dean. Sois patient, et courage, vous deux. J'ai un ami qui pourrait aussi aider, et je vais voir si je peux joindre John ou Bobby.

– Merci, Jim mais tu es sûr que tu peux voyager ? Il y a deux jours, tu pouvais même pas tenir debout tout seul.

– Ne t'inquiètes pas pour moi, gamin. Comme tu l'as dit, on se soutient. Je te vois bientôt. »

Dean ferma son téléphone, regarda l'heure sur sa montre et alla voir s'il pouvait attraper le docteur Phillips quand il commencerait son service.

Faisant un arrêt rapide à la cafeteria de l'hôpital pour du café, Dean prit deux parts de pie(1). Si Sam n'en voulait pas, eh bien, Dean savait ce qu'il pourrait en faire.

Prenant comme excuse d'apporter la pie, Dean passa voir Sam une nouvelle fois. Lui et Mike étaient en train de regarder un match de basket-ball à la télévision, et Sam avait l'air relativement à l'aise et détendu. Se rendant compte qu'il avait foiré en apportant que deux parts de pie, Dean sacrifia sa propre part à Mike, et les laissa tous les deux grignoter leur viennoiseries, gardant seulement le café pour lui.

Il regarda sa montre et Dean se dirigea vers le bureau du docteur Phillips où il trouva l'homme en train d'étudier des dossiers médicaux à son bureau. Quand il frappa à la vitre, le docteur l'invita à entrer.

« Dean, comment allez-vous ?

– Je pense que ça dépendra des nouvelles que vous avez pour moi. »

Dean prit le siège offert, tendit la main et prit un stylo sur le bureau pour commencer à jouer avec. Il n'était pas sûr de vraiment vouloir entendre les nouvelles, mais le docteur Phillips avait l'air satisfait.

« Eh bien, Dean, je passe en revue les rapports du dernier service. On dirait qu'on peut commencer à faire marcher votre frère.

– Vraiment ? Déjà ? »

C'était de super nouvelles. Le docteur Phillips sourit devant l'enthousiasme du jeune homme.

« Il est prêt pour qu'on lui enlève l'oxygène pendant des périodes plus longues pour laisser ses poumons se fortifier. Si tout va bien quand je vais l'examiner, on va enlever les moniteurs cardiaque et artériel. Ça devrait le laisser se reposer plus facilement.

– Je sais pas… pour une fois, j'aime bien entendre son cœur qui bat encore, sourit Dean, en plaisantant à moitié.

– Ne vous inquiétez pas Dean, je ne l'enlèverais pas tant que je ne suis pas absolument sûr qu'il soit prêt. On va aussi enlever son intraveineuse et tout les médicaments vont maintenant être administrés oralement. On peut aussi enlever le cathéter.

– Oh il aimera ça, croyez-moi, sourit Dean.

– Je n'en doute pas. Bien entendu, cela veut dire qu'il devra se lever régulièrement. Mais c'est ce qu'on veut. Ça ne sera pas très confortable pour lui au début, mais il doit recommencer à utiliser ses muscles ou ils vont se raidir et ça sera beaucoup plus dur sur le long terme. »

Dean grimaça intérieurement.

« Ça va faire mal. »

Il ne pouvait même pas imaginer la peine que ça allait engendrer pour Sammy. Son corps entier faisait déjà mal, d'une manière ou d'une autre. Et devoir bouger cette jambe et cette cheville… merde, ça allait être vraiment affreux ! Mais ils étaient habitués à se forcer, et grâce à ça, il serait de nouveau sur pied. Dean avait des années d'expérience pour pousser un Sam récalcitrant à faire des entraînements intensifs. Il allait faire tout ce qu'il pouvait pour l'aider à traverser ça.

« Tout ira bien, Dean. Je vais envoyer un kinésithérapeute pour l'aider les premières fois, et on va s'assurer qu'il a bien les bons anti-douleurs pour qu'il n'ait pas à souffrir plus qu'il est nécessaire. »

Le sous-entendu qu'il avait déjà bien assez souffert était fort et clair.

Dean se débarrassa de ses pensées malsaines, et s'intéressa aux informations nécessaires.

« Il a quel genre de traitement encore ? »

Le jeune homme savait quelles étaient les informations pertinentes.

« On est maintenant passé à un seul antibiotique. On lui donne toujours des relaxants musculaires, et des anti-douleurs intermédiaires à forts, qui dépend de son niveau d'activité. Je n'ai pas eu besoin de lui donner de sédatifs depuis deux jour, mais s'il a des problèmes pour dormir, on peut les utiliser si nécessaire.

– D'accord, acquiesça Dean. D'accord, donc… donc, il va mieux.

– Oui, Sam est un garçon fort. Il va s'améliorer progressivement, mais ça va prendre très longtemps pour qu'il puisse revenir à son état d'il y a une semaine.

– Sam est aussi un battant, Doc. Il fera ce qui est nécessaire, et je m'en assurerai.

– Dean, est-ce que vous avez enfin réussi à joindre votre père ?

– Non, ronchonna Dean. Et ça ne va sûrement pas changer pour un certain temps. Je ne rigoles pas. Il travaille et il n'a pas de téléphone mais ne pensez pas pendant un instant qu'il ne voudrait pas être là immédiatement s'il savait ce qu'il se passait. »

Dean tentait de contrôler sa colère.

« Il n'a rien fait de mal. C'est un bon père, et vous ne pouvez pas les laisser nous enlever Sam.

– Dean. »

Le médecin s'avança au-dessus de son bureau.

« Comme je vous l'ai déjà dit, ce n'est plus de mon ressort. Vous devez vous rendre compte qu'une fois qu'il est en assez bonne santé pour sortir de l'hôpital, le Service de la protection de l'enfance aura le contrôle sur son lieu d'habitation. Et d'après ce que j'ai vérifié hier, les frères et sœurs, même adultes, n'ont aucun poids légal à part si le tribunal vous transfère le droit de garde.

– Je suis en train de régler ça, là. Mais je dois être là pour Sam aussi, et je ne veux pas lui faire peur en passant des coups de fil dans sa chambre.

– Vous pouvez venir dans mon bureau quand vous voulez Dean. Je vais demander à mon assistante de vous laisser aller dans la salle de réunion si je ne suis pas là. On s'occupera de Sam quand vous serez occupé. »

Le jeune homme tendit la main et prit celle du médecin.

« Merci encore, Doc. Je suis… je suis vraiment reconnaissant que Sammy vous ait comme docteur. »

La sincérité était palpable dans sa voix.

« Oui, eh bien… après vous avoir observer avec votre frère depuis deux jours, j'ai vu combien vous teniez à lui, et que vous feriez n'importe quoi pour lui. Et, bon… si vous avez besoin d'un témoin de moralité devant le juge, je me proposerais. »

Dean eut un grand sourire.

« Vous voyez, maintenant je devrais même peut-être vous apporter une part de pie. »


Le lendemain matin, les rayons du soleil rentraient par la fenêtre mais cela ne reflétait pas du tout l'humeur de Sam. Après avoir insisté qu'il n'avait besoin que d'anti-douleurs plus faibles, il avait commencé sa deuxième journée de mouvement. Le premier jour n'avait pas été trop mal, mais apparemment, il avait avalé de forts anti-douleurs avant qu'il ne se lève pour quelques minutes, et après cela le fit dormir pendant des heures. Il voulait éviter ça aujourd'hui, mais c'était ce qui le mit dans cette situation.

A mi-chemin vers la salle de bain, Sam ne put supporter de faire un pas de plus. Il ne voulait ni s'asseoir ou faire marche arrière jusqu'au lit. Il était coincé, avec une cheville et une jambe qui le lançaient, et une poitrine qui lui faisait mal à force d'utiliser les béquilles. Il sentait chaque battement de son cœur à travers son corps et sa tête commençait elle aussi à chanter en chœur.

Pendant ce temps là, Dean l'encourageait sur le côté.

« Allez, princesse, plus que dix pas. »

C'était similaire aux plusieurs autres « encouragements » de ce type que Dean lui avait lancé depuis plus de vingt minutes.

Décidant que, pour n'importe quel prix, il n'allait pas montrer ses faiblesses à Dean, ce qui était bien entendu le but du garçon plus âgé, Sam fit un pas en avant avec difficulté.

L'observant de près, Dean sauta sur ses pieds quand il vit le tremblement dans les membres de son frère. Il glissa rapidement un bras du côté de la jambe cassée et aida Sam à mettre son poids sur son épaule.

« D'accord, c'est tout pour aujourd'hui. T'as bien bossé, frérot. Tu veux retourner au lit ? »

Sam grogna, il avait vraiment atteint sa limite.

« Merde, Dean. J'pense pas que j'ai la force de le faire, et puis, il y avait une raison pour laquelle j'ai quitté le lit d'abord. »

Il fit un signe de tête vers la salle de bain et haussa ses sourcils pour souligner la remarque.

« D'accord, Sammy. »

Il se rapprocha de son frère pour mieux équilibrer son poids.

« Appuies-toi sur moi juste quelques minutes. On n'a pas besoin d'y aller vite. Reprends ta respiration. »

Sam ne s'était pas rendu compte qu'il respirait plus rapidement, il pouvait sentir la sueur sur son visage. Il tenta de garder son équilibre en s'appuyant sur Dean et une béquille.

« Allez, Sammy. Donne-moi la béquille un peu, ça te fais plus mal à la poitrine qu'autre chose. Appuie-toi sur moi jusqu'à ce que tu sois prêt à bouger. Après tout, je n'ai aucun problème à porter un poids plume comme toi, sourit Dean d'un air suffisant.

– Poids plume ? Eh ben, merci, Dean mais la dernière fois que j'ai regardé, je commençais à te dépasser. »

Sam déplaça discrètement un peu plus de poids sur son frère. Cela enlevait bien un peu de tension.

« Me dépasser, tu rigoles ? Dans tes rêves, oui ! Tes chaussures ont des semelles plus épaisses, c'est seulement pour ça tu penses que tu me dépasses.

– C'est ça, Dean, c'est ce qu'on dit. »

Pendant un moment, ils se tinrent devant la fenêtre du troisième étage et observèrent le paysage à l'extérieur. La sensation de l'extérieur manquait à Sam. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu la liberté de marcher dehors.

« Euh, Dean, fit Sam en bougeant, je crois que je peux recommencer là.

– Ok, Sammy mais… je ne peux pas croire que je dise ça… tu dois faire gaffe à ne pas en faire trop. Essaie avec une béquille et je serais l'autre, en tout cas, jusqu'à ce que t'arrive à la rampe de la porte.

– Ça veut dire que je peux te jeter sous le lit quand j'ai plus besoin de toi ?, sourit Sam.

– Rigole tant que tu peux, le plâtré. Tu vas le regretter quand je vais simplement m'asseoir et t'aider demain. »

Sam arriva à ce moment-là à son but et, et avec cet objectif en vue, ce fut plus facile de mettre son poids sur la rampe et de se glisser dans la petite salle. Dean vint lui apporter un tabouret pour sa jambe, et sortit discrètement. Avec des manœuvres et des mouvements précautionneux, Sam finit enfin sa tâche. Mais à la pensée de la marche infinie du retour lui fit cependant hésiter à sortir.

« T'emménage ? », fit la voix de Dean à l'extérieur de la salle.

La voix éraillée de Sam répondit : « Ouaip, je réfléchis sur la décoration. »

Dean sourit. Au moins, son petit frère pouvait encore lui renvoyer des répliques sarcastiques. Il fit avancer le fauteuil roulant jusqu'à la porte.

« La limousine est arrivée. On peut pas attendre ici toute la journée. »

Sam traversa avec précaution la porte et malgré ses frustrations à devoir s'asseoir dans le fauteuil, il fut soulagé de le voir. Là, il ne pensait pas qu'il y avait d'autre façon pour lui de revenir au lit. Il ne le disait peut-être que rarement, mais il était content que Dean soit de retour avec lui.

Quand le docteur Phillips partit le lendemain matin, Sam Winchester pouvait de nouveau se déplacer. Pas vite, ni avec grâce, et certainement pas sans douleur, mais il pouvait, avec de l'aide, aller jusqu'à la salle de bain et retourner dans son lit avec un temps raisonnable. Et il n'avait pas endommagé les réparations qu'ils avaient fait sur son corps. Depuis que Dean était arrivé, le médecin était assez satisfait de ses progrès, autant mentalement que physiquement. Il rentra chez lui tôt le pas léger, ce qu'il n'avait plus fait depuis que le jeune homme fut admis quelques jours plus tôt.

A suivre...


1 - Comme vous le savez la pie est extrêmement importante pour Dean, alors j'ai laissé pie. Parce qu'il n'y a pas vraiment d'équivalence en français. J'aurais pu l'appeler "tourte" ou "tarte" mais aucun des deux termes ne va pour "pie" donc, voilà.