Et voilà, c'est la fin. Pour ce dernier OS j'ai surement repris un autre des sujets les plus utilisés, c'est-à-dire les retrouvailles d'Harry et Ginny après la bataille de Poudlard. Encore une fois j'ai eu envie d'en écrire ma propre version.

LE DEFAUT DU PLAN

Lorsqu'il entra dans la Grande Salle dévastée le matin suivant, Harry repéra Ron et Hermione assis à une table en compagnie des Weasley, et de Ginny. Alors qu'il commençait à se diriger vers eux à pas lents, il la vit se lever et se diriger vers lui, le regard résolu. Ses yeux brillaient toujours du même éclat malgré les événements auxquels ils venaient de faire face.

Harry ne se préoccupa pas des regards curieux ou des Weasley qui devaient être en train de les fixer. Il ne voyait plus qu'elle. Ginny. Ses cheveux étaient en bataille, des coupures et des brûlures marquaient son visage et elle avait l'air à bout de force. Elle paraissait plus mature, aussi, comme c'était souvent le cas lorsqu'une guerre exigeait que les plus jeunes sacrifient une partie de leur enfance. Mais c'était bien elle, la Ginny dont il était tombé amoureux au cours de sa sixième année.

Elle finit en courant les quelques mètres qui les séparaient et se jeta dans ses bras. C'était comme s'ils avaient rejoué la scène de leur premier baiser. Le décor était différent, certes, mais eux n'avaient pas tellement changé. Leurs lèvres se retrouvèrent comme s'ils ne s'étaient jamais séparés, et pendant un instant Harry oublia tout des heures horribles qu'il venait de vivre, de la peur de mourir et de la tristesse d'avoir perdu Fred, Remus et Tonks. Il la serra un peu plus fort dans ses bras et la souleva légèrement de terre.

Trop tôt à son goût, Ginny s'éloigna de lui pour pouvoir le regarder dans les yeux.

- T'es vraiment qu'un idiot ! s'exclama-t-elle si soudainement qu'Harry eut un mouvement de recul. Comment as-tu pu me faire ça ? continua-t-elle. Comment as-tu pu nous faire croire que tu étais mort !

Ses yeux étaient secs mais sa voix était mal assurée. Elle tremblait des pieds à la tête et Harry n'aurait pas su dire si c'était de rage ou de chagrin.

- C'était la seule solution ! répliqua-t-il d'un ton plus dur qu'il ne l'aurait voulu.

- Evidement ! Comme quand tu as rompu avec moi pour me « protéger », c'est ça ?

- Gin…

- Non, j'ai pas fini ! On a tous cru que c'était fini ! Que Voldemort avait gagné ! Que tu étais mort !

Elle éclata en sanglot, il la prit dans ses bras et la serra contre lui. Même si Ginny était la personne la plus forte qu'il connaissait les évènements de la nuit dernière l'avaient sérieusement ébranlé, et il s'en voulait de l'avoir fait souffrir ainsi. Il sentit les larmes de Ginny dans son cou et il enfouit son visage dans ses cheveux.

- Shh, Gin, ça va aller maintenant. Je suis là et je ne compte pas repartir.

Ginny leva ses yeux humides vers lui.

- Jamais ? demanda-t-elle doucement.

- Jamais.

FIN