Me revoilà avec mon neuvième chapitre ! J'espère qu'il vous plaira, même si le Swan Queen est (bien) moins mis en avant que dans les autres chapitres, et que la relation entre Emma et sa mère l'est plus...

Sachez que je suis vraiment surprise de mon propre rythme plutôt rapide, je ne sais pas s'il va encore durer ou non, mais j'espère vraiment ! ;)

Résumé du chapitre précédent : Regina et Emma découvrent que celle-ci a brisé la malédiction. Blanche (et David) empêche(ent) Regina de se faire attaquer par une foule en colère. Après cet événement, Emma et Regina ont une petite discussion, et cette dernière avoue à son amie ce qui s'est passé pendant son "évanouissement".

Spoilers : Aucun pour ce chapitre

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est aux réalisateurs de la série (Adam Horowitz et Edward Kitsis), ainsi qu'à la chaîne ABC. Je ne me fais donc pas d'argent avec cette fiction.


Chapitre 9 : Aveux

Le rire d'Emma s'éteignit dès qu'elle fût sûre que Regina ne pouvait plus l'entendre. Jamais elle ne réussirait à contrôler ses instincts, ses sentiments envers son amie. Celle-ci ne s'était probablement même pas rendue compte de l'intensité avec laquelle elle l'avait dévisagée de ses yeux si sombres. Par contre, elle avait bien vu son regard un peu trop insistant sur ses lèvres ! Emma avait bien vu les signes de la gêne chez sa belle amie brune. Son sourire de plus en plus vacillant, sa main repoussant nerveusement ses cheveux noirs derrière son oreille... Qu'est-ce qu'elle avait été stupide ! Elle avait vraiment cru, l'espace de quelques brefs instants égoïstes, que la séduire de cette manière fonctionnerait...

Elle tourna dans la rue où se trouvait le petit immeuble de Mary Margaret, et monta les escaliers d'un pas lourd, sans se soucier du bruit qu'il faisait et qui empêchait les autres habitants de l'immeuble de se rendormir. Après tout, il n'était que 6h du matin ! Elle avait cru que plus de temps s'était écoulé depuis qu'elle était sortie de la maison, mais apparemment, seulement une heure avait passé.

A l'instant où elle entra dans son appartement, sa mère se précipita vers elle, une expression légèrement inquiète sur son visage.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?, s'écria-t-elle en posant la main sur son bras, l'entraînant vers le canapé à fleurs.

Elle la força à s'asseoir, et Emma grimaça légèrement.

- Blanche, je suis fatiguée..., soupira-t-elle tout en suppliant David du regard.

Celui-ci haussa les épaules avec un léger sourire d'excuse, et la jeune femme blonde finit par répondre évasivement (et quelque peu amèrement, aussi) :

- Rien du tout. Il ne s'est rien passé, on a juste... parlé.

- Henry, tu peux aller dormir un peu chez Regina, s'il-te-plaît ?, demanda la brune en fixant ses yeux pleins de douceur sur son petit-fils. Nous avons besoin d'avoir une conversation, avec ta mère... En privé.

L'enfant hocha la tête et attendit un peu que sa mère lui dise au revoir, et Blanche, pendant ce temps-là, s'approcha lentement de son mari pour lui murmurer à l'oreille :

- Tu peux l'accompagner, s'il-te-plaît ? Je sais que tu ne supporte Regina que... difficilement, mais... Je ne suis pas sûre qu'il soit vraiment en sécurité, seul dans la rue, en pleine nuit. Pas en ce moment, juste après que la malédiction ait été brisée...

Il hocha la tête à contrecoeur, et l'enlaça tout en déposant un léger baiser sur le haut de sa tête.

- Merci, Charmant..., murmura la jeune femme en se séparant lentement de lui.

Les deux hommes sortirent rapidement après avoir enfilé leurs manteaux, et les deux jeunes femmes restèrent seules dans l'appartement silencieux. Elles entendirent cependant leurs voix basses s'éteindre au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient.

- Blanche..., finit par soupirer Emma. C'était un peu... excessif, tu ne trouves pas ? De leur avoir demandé de partir, je veux dire... Je n'ai pas besoin de cette conversation, et...

- Bien sûr que si, Emma !, la coupa-t-elle avec exaspération. Je sais que tu as besoin de parler, et je suis ta mère, donc je pense être la mieux placée pour que tu puisse te sentir libre de parler de tes histoires de coeur !

La jeune femme blonde, qui s'était jusque-là focalisée sur le "Je suis ta mère" et allait y répondre véhément, resta presque bouche-bée à l'entente de la dernière partie de la phrase.

- Mes... Mes quoi ? Mes... histoires de coeur ?!, finit-elle par répliquer de façon presque... horrifiée.

- Oui. Tu sais, je ne suis pas aveugle... Même avant que tu ne brises la malédiction, je pouvais voir de quelle manière tu la regardais. Et maintenant, je me rends compte qu'à une certaine époque et dans un autre monde, il y a très longtemps, je regardais ton père de la même façon...

Stupéfaite, Emma ouvrit la bouche pour répondre, mais la brune aux cheveux courts ne lui en laissa pas le temps et continua plutôt :

- Tu l'aimes, n'est-ce-pas ?

La blonde se laissa finalement aller contre le dossier du canapé, et elle choisit de... de ne pas vraiment nier.

- Qui ?, répliqua-t-elle en soutenant le regard de sa mère.

Celle-ci la fixa un long moment avant de répondre d'un ton qui aurait pu sous-entendre qu'elle était idiote, si elle n'était pas... eh bien, si elle n'était pas elle :

- Regina...

La rougeur qui envahit les joues habituellement pâles d'Emma la trahit plus que des mots qu'elle aurait peut-être pu prononcer, si sa langue ne s'était pas soudain transformée en plomb.

- Ah !, exulta Blanche-Neige en tapant dans ses mains, faisant sursauter sa fille. J'avais raison, alors !

- Blanche..., soupira la jeune femme blonde, en souriant néanmoins, sourire qui disparut bien vite, tandis qu'elle continuait plus sérieusement : Et... tu es d'accord avec... ça ?

Un long silence assez pesant s'ensuivit. Silence qui fut interrompu par la voix grave et douce de l'institutrice :

- Tu sais, tout à l'heure, devant chez Regina... J'étais sincère. Vraiment. Tu as été capable de la changer plus que personne ne l'a jamais été... Elle n'est plus... méchante. Elle a même été capable de me... sourire, tu te rends compte ?

Un léger rire les secoua toutes les deux, tandis qu'Emma rougissait légèrement et demandait en bégayant :

- Mais... tu n'es pas... furieuse, ou même, je sais pas, dégoûtée, que... que j'aime une autre... femme ?

- Bien sûr que non ! Comment peux-tu penser cela de moi, Emma ?

Le rougissement de celle-ci empira, et elle baissa les yeux avec honte. C'était vrai, elle avait été stupide ! Mais bon, elle pensait quand même que sa question était légitime...

- Est-ce que David le sait ?, murmura-t-elle.

- Oui, il me l'a dit... Enfin, il me l'a demandé en espérant que tu m'aie confié quelque chose, comme... nous étions amies. Et ne t'inquiète pas, il est d'accord, lui aussi. Enfin, ça ne le dérange pas vraiment..., clarifia Blanche-Neige.

Emma souffla sur l'une de ses mèches blondes qui lui retombaient sur les yeux, dissimulant ainsi un soupir de soulagement. Elle ne voulait pas vraiment montrer que leur avis en tant que parents était déjà important pour elle. Toute sa vie, elle avait été seule, elle avait toujours cru que ses parents ne voulaient pas d'elle... qu'ils l'avaient abandonnée pour cette raison ! Elle avait peut-être eu tort, mais retrouver ses parents du même âge qu'elle, et qui venaient d'un royaume de contes de fée... C'était trop pour elle. Elle ne voulait pas leur montrer qu'elle tenait à eux déjà beaucoup trop.

Un court silence passa, avant que la jeune femme aux cheveux courts ne relance la conversation :

- Et Regina ? Tu sais si elle t'aime, ou pas ?

La jeune femme blonde décida alors de faire abstraction du fait qu'elle était en train de parler à sa propre mère. Elle préféra voir en celle-ci sa meilleure amie, Mary Margaret, et lui confier leur histoire. Parce qu'au fond, elle avait eu raison : Emma avait besoin d'en parler. Alors elle se lança :

- Depuis quelques temps, Regina et moi, nous partagions des rêves. Non, plutôt des cauchemars. Et pendant le dernier, qui a eu lieu... eh bien, cette nuit, elle a juste... disparu. Alors quand je me suis réveillée, j'ai juste foncé chez elle, pour voir si elle allait bien. Et... je l'ai trouvée, inerte, presque comme morte. Elle avait été empoisonnée, comme Henry il y a pas si longtemps. Alors pour la réveiller... j'ai fait comme elle avait fait sur notre fils. Je... je l'ai embrassée.

La rougeur qui colorait les joues de sa fille étonna un peu Blanche-Neige. Elle ne connaissait pas Emma depuis longtemps, mais elle était persuadée qu'elle ne l'avait jamais vu aussi rougissante ! Mais bon, en même temps, elle pouvait comprendre.

La jeune femme blonde reprit bien vite :

- Et juste après, elle est... revenue. Mais bien sûr, elle m'a demandé comment j'avais fait, et... j'ai choisi de ne pas lui mentir. Je lui ai dit pour mon baiser. Et... disons qu'elle a plutôt mal réagi. Elle m'a dit que ça ne se reproduirait jamais... Ce qui me laisse penser que... qu'elle ne m'aime pas comme moi je l'aime.

La jeune institutrice acquiesça, mais riposta presque immédiatement :

- Et tu ne penses pas qu'elle ait pu faire cela juste parce que... parce qu'elle était effrayée ? Effrayée à l'idée d'aimer une autre femme ? De devoir s'avouer ses sentiments ?

- Tu penses vraiment que... que ça pourrait être... possible ?, demanda la blonde d'une voix pleine d'espoir.

- Pourquoi pas ? Ecoute, je ne vous ai peut-être vues ensemble que très rarement, mais... j'ai quand même aperçu cette lueur dans ses yeux, ce sourire qu'elle avait en ta présence. C'est... c'est la même que dans les tiens, Emma, et que dans les miens jadis. C'est à croire que ni l'une ni l'autre de vous deux ne sait bien dissimuler ses sentiments !

Lentement, un sourire apparut sur les lèvres d'Emma, dont le regard bleu se perdit dans le vide. Elle s'endormit bien vite, le même sourire étirant ses lèvres, y compris dans son sommeil.

Sa mère déposa une couverture sur ses épaules après l'avoir délicatement allongée, et caressa son front lisse d'un doigt léger.

- Bonne nuit, Emma..., murmura-t-elle, avant de se glisser elle-même dans son propre lit après s'être changée.


Et voilà pour le neuvième chapitre de cette fiction ! Bon, il y a des aveux de la part d'Emma, mais à part ça, ça n'avance pas vraiment, hein ? N'empêche que j'ai aimé l'écrire, adoré même ! C'est même le premier chapitre entièrement du point de vue d'Emma que j'ai aimé écrire... Et vous, vous l'avez bien aimé ? N'hésitez pas à me donner votre avis dans les reviews (ou même en MP si vous êtes trop timides, on sait jamais hein !)...

Désolée également qu'il soit aussi court, mais ne vous en faîtes pas, normalement, le prochain compense !

Bon, j'espère vous revoir pour le prochain chapitre, donc à bientôt (enfin, j'espère) ! :)


P.S. : À ce jour (le 12/01/2017), ce chapitre n'est pas encore relu et corrigé, alors désolée pour les fautes qui se seraient peut-être glissées ici et là !