Note : désolé du retard ! Katsuura est malade et elle a eu une tonne de boulot donc encore désolé. Je ne voulais pas vous mettre un chapitre avec des fautes où des mots inexacts (mais apparemment je m'améliore…^^ je fais beaucoup moins d'erreur de traduction par rapport au début :p)

Pour la destination des vacances…je dois dire que vous avez tous vu « Meurtre aux paradis » et j'aime bien aussi cette série^^ Je ne sais pas si l'auteur l'a vu….j'attends sa réponse :)

Et la je suis en train de me poser une question existentielle…est-ce que j'ai répondu à vos reviews ? Non mais moi…j'ai vraiment une mémoire de poisson rouge…

Jim the best :

Tu as le bon pays ! tu as le droit de me demander un one-shot sur le fandom Sherlock avec le couple de ton choix et un mot ou une phrase clé ! Pour savoir qui connait la destination des vacances de nos deux tourtereaux…ce sera dans un des chapitres qui suivront, le temps à nos deux amoureux de vivre une idylle un peu…secrète. Et non ils n'ont rien emmené du tout…obligé d'acheter sur place )


Chapitre 9

« Je n'arrive pas à croire que vous m'ayez entraîné là-dedans, gémit Lestrade en suivant docilement Moriarty dans une suite d'hôtel extravagante quelque part à Venise, en Italie. Un endroit dont jamais Lestrade n'aurait su prononcer le nom de l'hôtel et encore moins l'épeler.

-Mais n'est-ce pas amusant ? répondit Moriarty en s'asseyant de manière dramatique sur le canapé en velours du salon. Et c'est beaucoup plus élégant que le vieux et morne de Londres ! Il tendit la main jusqu'à une table basse située près du canapé et saisit une pomme verte du panier à fruits avant de la jeter en l'air, la rattraper et croquer dedans.

-Il se trouve que j'aime Londres, merci ! grommela Lestrade en tirant une chaise et s'asseyant dessus.

-Mais c'est seulement parce que tu ne connais rien de mieux ! lui sourit Moriarty entre deux mâchonnements. Crois-moi, quand nous aurons fini ici, tu ne voudras pas retourner là-bas.

Lestrade haussa les sourcils.

- Oui, sauf qu'il y a Sherlock à Londres.

Moriarty haussa les épaules, impuissant.

-Nous y reviendrons de temps en temps pour Sherlock.

-Vous ne m'avez même pas laisser emmener quelque chose, vous m'avez juste kidnappé et trimballé quelque part à l'extérieur du pays, annonça Lestrade en croisant les bras.

-Nous pouvons acheter tout ce dont on a besoin ici. Moriarty haussa les épaules avec désinvolture.

-Vous aurez pu me dire où nous allions ! ajouta Lestrade.

Moriarty plongea ses dents dans une autre partie de la chair juteuse de la pomme.

-Et gâcher la surprise ? Jamais !

-Mais qu'allons-nous faire ici en réalité ? demanda Lestrade en se levant de sa chaise pour rejoindre les grandes fenêtres encadrant une vision pittoresque de la mer et les toits aux tuiles d'argiles rouges qui les entouraient.

Ça ressemblait à une carte postale surdimensionnée.

-Que font les gens habituellement en vacances ? demanda Moriarty pour toute réponse.

Lestrade haussa les épaules.

-Du tourisme ? suggéra-t-il. Puis il fit la grimace en se retournant pour faire face à Moriarty, appuyé contre la fenêtre. Je n'arrive pas vraiment à vous imaginer venir regarder des monuments historiques sans les cambrioler ou quoi que ce soit d'autre.

Moriarty prit une autre grande bouchée de sa pomme.

-Nous pouvons aller à la plage, visiter Rome, assister à un carnaval. Oh ! Je sais ! Ecouter un opéra ! Trouver un petit restaurant pittoresque et manger des spaghettis dans la même assiette…

Il se déplaça sur le canapé pour s'allonger sur le dos.

-Ô Nuiiiit, belle nuiiiiit ! Sous un ciel d'Italiiiie. On t'appelle Beeeella Notteeee. Et sous les cieux. Des étooiiiles plein les yeuuux. On t'appelle Beeella Notteeee, chantonna-t-il avec un accent italien particulièrement massacrés, imitant un homme jouant de l'accordéon alors qu'il regardait le lustre suspendu au-dessus de sa tête.

-La belle et le clochard, sérieusement ? rit Lestrade. Tu es bizarre. T'es…vraiment étrange.

-Est-ce une plainte ? Moriarty leva ses sourcils avec un sourire.

Lestrade se précipita sur le canapé et sauta dessus avec un sourire.

-Pas une chance. Il picota gaiement les lèvres de Moriarty. Je meurs de faim ! Allons trouver ce restaurant. »


Ils avaient trouvé leur restaurant juste quand le soleil commençait à toucher la mer, Lestrade avait regardé sa montre pour vérifier l'heure quand Moriarty s'esclaffa, lui rappelant les différents fuseaux horaires. Ils avaient passés la majeure partie de l'après-midi à errer dans les rues inconnues, pointant les différents restaurants, arguant que « celui-ci est trop bruyant » ou « il y a une odeur bizarre » et d'autres raisons.

Mais alors qu'ils s'installaient dans des sièges l'un en face de l'autre, devant une petite table ronde dans un patio avec vue sur un des milliers de canaux de Venise, ils décidèrent que la petite aventure en valait la peine. Le restaurant était assez petit, caché dans un petit coin de rue entre deux grandes maisons, ils avaient presque failli le manquer. En fait, ils auraient pu le manquer s'il n'y avait pas eu le petit menu griffonné en vénitien sur un tableau noir et sale sur la devanture.

Ils s'étaient arrêtés brièvement, essayant de deviner ce qui était écrit, Lestrade avait suggéré que c'était un enfant qui avait fait un devoir et Moriarty avait plaisanté en supposant que c'était une nouvelle forme d'arme moderne. Imaginez leur surprise quand ils avaient regardé les mots dans un dictionnaire anglais-vénitien que Moriarty avait acheté dans une librairie et réalisé qu'il s'agissait d'un menu.

Ils avaient tous les deux regardé le mot sur le dictionnaire et l'avaient comparé au gribouillage sur le tableau noir.

« Est-ce la même chose qui est écrite ? demanda Lestrade avec scepticisme, regardant curieusement au-dessus de l'épaule du criminel pour voir le dictionnaire.

Moriarty plissa les yeux.

-Oui, je…pense que c'est ça. Il hocha la tête avec satisfaction. Ouais, certainement un menu.

Ils échangèrent un regard.

-Je pense que nous avons trouvé quelque chose qui nous corresponde, sourit Lestrade.

Le serveur vint et leur servit deux verres d'eau en leur demandant dans un anglais approximatif s'ils avaient décidé pour leur repas. Moriarty jeta un coup d'œil sur le menu proposé et le montra à Lestrade en haussant les sourcils. Ils ne pouvaient rien lire de ce qui était écrit dessus. Puis il le rendit au serveur.

-Ce que vous nous recommandez, fit-il en souriant poliment.

Le garçon hocha la tête et récupéra le menu avec le regard compatissant de celui qui avait vu beaucoup de touristes qui ne savaient pas lire le menu. Il revint quelques minutes plus tard avec deux plats de pâtes qui donnaient l'eau à la bouche ainsi qu'une bouteille de vin rouge.

-Oh ! Très bien ! Très classe, siffla avec admiration Moriarty. De toute évidence, ce serveur est vraiment habitué à s'occuper des choix de plat pour les touristes.

Lestrade roula des yeux avec un petit rire tout en hochant la tête avec reconnaissance envers le garçon.

-Ils devraient juste imprimer le menu également en anglais.

Moriarty grogna derrière sa bouchée de pâtes avant de l'avaler : Je parie que c'est une sorte de piège à touriste, ils ont mis les plats et le vin le plus cher.

Lestrade ricana en sirotant son vin : Peut-être.

Le repas continua dans un silence confortable, une seule fois interrompu par Lestrade qui mit au défi Moriarty d'essayer de dire au serveur que la nourriture était délicieuse en vénitien. Le garçon lui envoya juste un sourire perplexe et les touristes éclatèrent de rire.

-Allons faire un tour sur l'une d'elles, dit soudainement Moriarty en pointant une gondole qui passait devant eux sur le canal.

-Vraiment ? Je pense que je préfère rester sur la terre ferme, essaya de le dissuader Lestrade.

-Viens ! Tu ne seras pas en mesure de monter sur une gondole à Londres ! cajola Moriarty alors qu'il avait payé le repas et trainait Lestrade sur le quai.

Ils trouvèrent un petit bateau pittoresque pour touristes et sautèrent dedans, sentant un petit frisson quand la gondole plongea et dansa sous leurs pieds.

-Oh, assieds-toi avant de tomber ! rit Moriarty quand Lestrade faillit perdre l'équilibre.

Moriarty s'assit à l'avant face à Lestrade et le gondolier déplaça silencieusement la barque derrière eux. Le ciel était maintenant sombre et les réverbères s'étaient allumés. Le gondolier alluma également sa lampe créant une lueur chaude à la surface de l'eau. Les deux regardaient, fixaient le petit spectacle de lumière. C'était comme regarder des lucioles sous-marines.

-Pareil qu'à la télé, rit Lestrade en se grattant la nuque.

Il regarda Moriarty quand l'homme ne répondit pas. Il regardait toujours les lumières dans l'eau, ses yeux reflétaient l'éclat lumineux et Lestrade se rappela de nouveau de ses questions sur la couleur indéfinissable des yeux de Moriarty.

-A quoi pensez-vous ?

Moriarty cligna des yeux et le regarda.

-Désolé, je rêvassais, ce n'est rien, mentit-il en tendant la main vers l'eau. Il prit dans sa main une poignée d'eau scintillante et la regarda ruisseler entre ses doigts.

-Foutaise, soupira Lestrade en roulant des yeux. C'est Sherlock, n'est-ce pas ? Vos jeux.

Il ne semblait pas très fâché.

Moriarty eut l'air coupable et un peu désolé.

-Désolé, répéta-t-il.

-Oh, ne le soyez pas, fit Lestrade, magnanime, un air résigné sur le visage. J'y suis habitué.

-Vous ne devriez pas l'être, répondit brusquement Moriarty, les sourcils froncés.

-Non, je ne devrais pas, en convint Lestrade en haussant les épaules. Mais c'est Sherlock, qu'y pouvez-vous ? D'ailleurs, ce n'est pas comme si j'étais votre petit ami.

Moriarty le regarda pendant un long moment avant de se pencher en avant pour l'embrasser.

-Et pour cela, je suis désolé, murmura-t-il à nouveau.

-Trois désolé de suite ? Est-ce un record ? plaisanta Lestrade en essayant de détendre l'atmosphère.

-Ouais et bien j'ai décidé de sortir de la routine pour un moment. Moriarty haussa les épaules et fronça le nez. Je me demandais ce que c'est de…vivre comme une personne normale pour une fois. Vous devez dire 's'il vous plait' et 'merci' et désolé'… Etre normal est difficile.

-Je parie que vous n'avez jamais dit 'désolé' à Sherlock.

Lestrade se tourna pour regarder de nouveau l'eau, la lumière s'y reflétant illuminait son profil.

-Ou à John, ou à Molly.

Moriarty y réfléchit pendant un moment.

-Non, je ne me suis jamais excusé auprès de qui que ce soit pour quoi que ce soit, répondit-il honnêtement.

-Vous n'avez jamais non plus élevé la voix contre moi. Cela me rend spécial ? Lestrade sourit un peu tristement.

-Peut-être…Il avait encore son regard de réflexion rêveuse. Peut-être.

Lestrade avala sa salive.

-D'accord.

Il n'y avait aucune trace de déception ou de tristesse. Juste une indication vocale qu'il avait compris.

La gondole ralentit et s'arrêta avec un heurt contre l'embarcadère. Lestrade se leva et sauta hors du bateau, Moriarty sur ses talons.

-Allons à la plage demain, proposa le criminel consultant en enroulant un bras autour de la taille de Lestrade, il sourit quand Lestrade se rencogna contre lui.

-La plage ? Nous n'avons même pas de maillots de bain, fit Lestrade en fronçant les sourcils.

Moriarty lui posa un baiser sur la tempe.

-C'est vrai, mais j'espérais que nous pourrions nous baigner nu.

Le grondement du rire de Lestrade vibra contre le corps de Moriarty.

-Espèce de sale petit pervers.

-Il y a aussi un carnaval demain soir. Nous devons sortir pour trouver des costumes. Et n'essaye même pas de dire que tu ne veux pas parce que je n'en n'ai rien à faire, lui sourit Moriarty. Tu mettras un costume dans lequel tu ne voudrais pas être vu au Yard, même mort, et tu vas apprécier.

Lestrade rit contre lui.

-Je te crois sur parole. »


Lestrade s'étira un peu, clignant des yeux encore troubles et tendit la main par habitude vers son téléphone. Il ne sonnait pas. Alors, par quoi était-il réveillé si tard dans la nuit ? Il leva un peu la tête et sourit affectueusement en sentant la chaleur du corps de Moriarty pressée le long de son dos et son bras enroulé autour de sa taille, tenant assez près le DI pour que sentir sa respiration régulière contre sa colonne vertébrale. Moriarty ne remua pas une seule fois sous le bruit.

Oh. Le téléphone de Moriarty clignotait dans la poche de sa veste, il indiquait un appel manqué. Lestrade regarda le visage de Moriarty à nouveau, s'assurant que l'homme était encore dans le monde des rêves avant de glisser délicatement de son emprise pour sortir du lit sans bruit. Il prit en douceur le téléphone de Moriarty dans la veste. Il s'arrêta un instant et décida de prendre la veste avec lui. Il se glissa dans le salon sur la pointe des pieds en fermant la porte de la chambre derrière lui.

Il s'installa dans un fauteuil rembourré dos à la chambre à coucher et vérifia le téléphone. D'une manière ou d'une autre, par la grâce de Dieu, il n'était pas verrouillé. Lestrade vérifia l'historique du téléphone. Les sms, les appels, tout.

-Que fais-tu ?

Lestrade retint un cri de surprise quand il entendit Moriarty. Il n'avait même pas entendu le criminel consultant s'approcher.

Il se mordit la lèvre. Le dos tourné à Moriarty, il était impossible pour celui-ci de voir ce qu'il avait fait. Il pouvait encore cacher le téléphone et faire un mensonge sur le fait de ne pas être capable de dormir. Non, Moriarty le verrait en quelques secondes. Il éteignit silencieusement le téléphone.

Il soupira de défaite et agita le téléphone de Moriarty en l'air, jetant un simple coup d'œil derrière lui pour voir l'expression de Moriarty.

-J'essayais de trouver votre mot de passe, mentit-il en faisant la moue. Encore quelques minutes et je l'aurais eu. Il jeta le téléphone au hasard et Moriarty le rattrapa instinctivement.

Il tourna le téléphone. Protégé par mot de passe.

-Et pourquoi tu ferais cela ? demanda-t-il a Lestrade en se dirigeant vers lui et posant son menton sur l'épaule du DI.

-ça me semblait un peu injuste, fit Lestrade en haussant une épaule afin de ne pas bousculer la tête de Moriarty. Comme je vous vois toujours pénétrer dans mon téléphone pour envoyer des messages et changer ma sonnerie, j'espérais riposter.

-Ne fais pas ça. Les doigts froids de Moriarty coururent le long du cou de Lestrade, dangereusement près de s'enrouler autour comme un python. Tu ne devrais pas faire ça, vilain garçon, murmura-t-il en réprimande, le nez dans les cheveux argent courts, juste derrière l'oreille de Lestrade.

-Ne volez plus mon téléphone et nous serons quitte, suggéra Lestrade en inclinant la tête en arrière pour regarder Moriarty dans les yeux, se positionnant de sorte qu'ils étaient à moins d'un pouce de s'embrasser. Le mouvement permettait à Moriarty d'avoir un espace suffisamment large pour étrangler Lestrade comme si le flic le défiait de le faire.

Et pendant un moment, Moriarty fut divertit par l'idée.

-Très bien, accepta finalement Moriarty. Je vais laisser tes petits appareils électroniques tranquilles. Mais ne fais rien de stupide, Lestrade. Ne m'oblige pas à te tuer, murmura-t-il en avertissement, son souffle frôlant les lèvres de Lestrade. Parce que je le ferai.

-Et bien qu'est-ce qui vous en empêche ? rétorqua Lestrade, provocant.

-Rien, siffla presque sans bruit Moriarty en resserrant presque imperceptiblement sa prise sur la gorge de Lestrade. Rien du tout. Si le flic sentit la poigne se reserrer, il ne le montra pas.

Sans un mot, Lestrade sortit l'arme de Moriarty de la poche de la veste et la plaça avec soin, de manière volontairement lente, sur l'accoudoir de sorte que le cerveau du criminel voit qu'il avait mal calculé les variables de la situation. Les yeux de Moriarty suivaient silencieusement chacun de ses mouvements.

-Allons-nous recoucher, hein, mon amour ? Lestrade sourit doucement, enlevant la main araignée de Moriarty en embrassant les doigts doucement. Désolé de t'avoir réveillé.

Les yeux de Moriarty n'avaient jamais quitté l'arme chargée mais il lissa les épaules de Lestrade avec ses mains pour s'excuser.

-Allons-y. »

Il planta un baiser ferme sur la tempe de Lestrade et tira le DI de son siège, le ramenant à la chambre.

Ils ne reparlèrent plus de l'incident.


Rooh ! quelle fin tendue ! (ou pas) Un flic et un criminel consultant…est-ce que ça peut faire bon ménage ?

Le chapitre suivant ne paraitra pas la semaine prochaine…Katsuura est fatiguée et quant à moi je n'ai pas trop de temps pour la traduction du coup, petites vacances pour nous…pas de quoi s'affoler on reprend le tout très bientôt ! Juste une semaine de break avant de reprendre.