Titre : Le collège de South Park.

Disclamer : South Park est une série télévisée d'animation américaine, créée et écrite par Trey Parker et Matt Stone. Ils ne sont donc pas à moi, je ne fais que les emprunter pour mes délires personnels =). (D'ailleurs, ça se voit par le fait qu'il n'y a pas plus de yaoi dans South Park et en passant je suis pas assez tarée pour faire une série aussi dingue xD).

Auteur : Keyko-san.

PS : non, je n'oublie pas mes autres fics...

Résumé : A 16 ans, on est plus pareil qu'à 8 ans, les enfants de South Park sont devenus des adolescents, ils vivent et découvrent des choses... Des choses qu'ils n'auraient pas toujours voulu savoir. (/!\Yaoi)

Rating : T (scènes détaillées + langage vulgaire)

Genre : Violence, Yaoi, Romance, (et peut-être un viol ou semi-viol).

Note : Je me suis mise tout récemment à South Park (il n'est jamais trop tard xD) et j'ai tout de suite accroché =) tellement que j'ai dû regardé en un coup plein de saisons... Et finalement (comme à chaque fois) mon esprit dingue m'a soufflé une idée de fic... et là je me suis dit : Pourquoi Pas ?

Alors me voici^^ Je fais ça juste pour le fun mais j'espère que vous allez aimé quand même. Chaque chapitre est plutôt centré sur une personne et/ou un couple... Je les mets dans l'ordre que je veux, mais je mets une note en haut... Cette fic promet d'être longue par contre...

Sinon...

Pour les homophobes : petite croix rouge en haut à droite.

Pour les autres : Bonne lecture =)

Note2 : JE M'EXCUSE ! JE ME JETE A VOS PIEDS ET JE PLEURE ! J'ai ce chapitre finit depuis un bail et je le poste pas :/ ! Et le pire c'est que j'ai aucune excuse : j'ai complètement oublié. Avec le boulot, les cours qui ont repris, et tout un tas de choses, j'ai complètement oublié mes histoires O_O ! Et de vérifier si le site remarchait ou quoi...

...

J'ai trois chapitre écrits et un autre déjà entamé (il ne devrait pas poser trop de problèmes à finir, il est déjà presque terminé)

Je les mettrai au fur et à mesure avec maximum deux jours d'écart (c'est juste pour pas les mettre tous d'un coup... Surtout qu'ils sont assez longs...)

Et après c'est les vacances, je jure de me rattraper x_X'

Je me traîne à vos pieds et vous demande de me pardonner T_T ! *part également se cacher en regardant les dates... Dios -_-' je suis vraiment nulle.*

Chapitre 9 : Et si on faisait une sortie ?

Première partie.

(Pas de centrage)

Pour une histoire d'hippies.

Une semaine était passée, le groupe était contre un arbre en train de manger... J'ai dit le groupe ? Une personne manquait à l'appel : Clyde. Vous serez certainement sans surprise si je vous expliquais pourquoi... Notre immortel préféré avait attendu le moment propice pour aller « parler » à Clyde. L'occasion s'était présentée hier. Présentement, Clyde avait quelques côtes brisées et un bras cassé... Et Kenny aurait été beaucoup plus loin si il ne s'était pas retenu au dernier moment. L'immortel avait eu la rage. Et le pire c'est qu'à la base, il voulait juste effrayé le châtain mais dès qu'il l'avait vu, il était devenu comme fou, sa force avait été décuplée et il avait tapé si fort que désormais ses poings lui faisaient mal... Mais il se sentait détendu, il riait presque en se souvenant de la phrase que Clyde lui avait dit : « Tu me le paieras McCormick, je te jure que tu vas souffrir. », il lui avait simplement répondu : « J'aimerai bien savoir comment, bâtard ! ». Alors, maintenant que Clyde n'était plus à l'horizon, il tentait de profiter du moment avec les autres... Il vit Pip lancer un regard à Damien, celui-ci se mit à tousser.

« Bon voilà, commença le fils de Satan. Vous êtes au courant pour cette boîte de nuit qui vient d'ouvrir ?

-Oh, ça oui ! Dit Bébé. Je suis trop contente ! On avait jamais eu de boîte pour mineur avant...

-C'est vrai. Dit Kyle. Un lieu sécurisé avec de la bonne musique...

-Et sans alcool ! Rétorqua Kenny.

-On a pas besoin d'alcool pour s'amuser... Précisa Stan.

-Oui, dit Barbara, et c'est vrai que ça pourrait être marrant... Qu'est-ce que t'en pense Tweek ?

-... Je sais pas trop... J'ai entendu de drôle de rumeurs... Des trucs horribles qui se seraient passé dans des boîtes de nuit ! C'est arrivé à un garçon quand il était en soirée, il a quitté son verre des yeux deux secondes et on y a mis un produit étrange... La drogue du violeur ça s'appelle ! On se sent mal et on ne sait plus se défendre ! Et les gens qui lui ont fait ça, en ont profité pour le violer... Alors il ne faut jamais laisser son verre sans surveillance... Je pense qu'on devrait faire des tournantes où le couple à table ne quitterait pas les verres des yeux... Et peut-être que ça se passera bien... Sauf si le bâtiment prend feu ! Parce que là, comme il y aura beaucoup de gens on sera incapable de sortir et on va tous mourir... Puis ce qui pourrait arriver aussi c'est qu'à la soirée il y ait des casseurs de pédés et qu'ils nous voient et qu'ils décident de nous prendre à part pour nous cogner jusqu'à ce qu'on perde conscience et qu'on perde la mémoire... Dans le parking. Gah ! »

Tous se mirent à regarder le garçon tremblotant avec la bouche ouverte. Il eut un tic à l'œil droit.

« Quoi ?

-... Tu veux y aller ou pas ? Demanda Kyle.

-Je sais pas, ça a l'air d'être beaucoup de pression... Si Craig est d'accord, je veux bien...

-Heu... Ouais... Je crois que c'est cool... Mais alors, on fera comme a dit Tweek... Parce que son histoire de drogue du viol, j'en ai déjà entendu parler... Et sur le coup, il m'inquiète un peu.

-... Il y a pas que toi qu'il inquiète ! Rigola Cartman.

-Ta gueule, gros lard ! Dit Craig en lui montrant son majeur. Bref... on y va tous ?

-Ouais, je crois que tout le monde est d'accord. Dit Wendy.

-Moi faut que j'essaye de convaincre mes parents... Dit Butters.

-Je t'aiderai à leur parler... Si on rentre tôt il devrait pas y avoir de problèmes. Ajouta Kenny.

-Ce serait pour quand, quelle heure ? Demanda Token.

-Ce samedi ! Dit Pip. On a qu'à se rejoindre vers 17h... Comme ça Butters pourra partir vers 21h...

-Excellente idée ! Sourit Kenny.

-C'est quand même incroyable qu'on soit obligé de s'acclimater au bébé de la bande... Dit Cartman.

-Tu seras pas obligé de partir quand nous on s'en ira, tu sais ! Répliqua Kenny. Mais c'est vrai que toi, t'aimes pas les boîtes de nuit, tu y vas uniquement pour faire plaisir à ta copine... Soumis !

-... Pas du tout ! De toute façon, elle y serait allée avec ou sans moi, et quand je suis là, je peux la surveiller... Parce qu'on peut pas faire confiance aux filles !

-Je t'emmerde, Eric.

-Moi aussi, ma chérie.

-... C'est cool qu'on soit tous d'accord. Dit Pip. »

Craig regarda alors tout autour de lui...

« Il est où Clyde ? Normalement il est toujours avec nous pour manger...

-Il te manque ? Demanda Kenny en rigolant. »

Craig ne répondit pas mais jeta un regard soupçonneux à Kenny. Quoi qu'il en dise, Craig avait peut-être déconné mais c'était son ami... Et il avait un mauvais pressentiment.

« Bref, il est où ?

-Il est rentré chez lui... Dit Butters. Il se sentait pas bien... Mais il aimerait être seul, il a dit.

-Je peux pas aller le voir ? Demanda Craig surpris.

-Il préfère pas. »

Kenny jeta un regard étrange à son petit-ami et se mit à chuchoter :

« Comment tu sais ça ? Demanda Kenny.

-... Il m'a envoyé un message avec ce qu'il avait exactement... Et quoi raconter pour que ça ne sache pas. Dit le blond en regardant son petit-ami droit dans les yeux.

-Tu lui parles encore ? Après ce qu'il a osé faire ?

-Oui...

-Je vois... Donne-moi ton portable, je vais bloquer son numéro. »

Butters hésita puis donna son portable à Kenny. Juste à ce moment là, la sonnerie retentit. L'encapuchonné fit vite puis tout le monde pu partir.

« On a quoi, là ? Demanda Kenny.

-Sieste ! Sourit Craig.

-Non... On a mon...monsieur Anhk... Histoire ! Dit Tweek.

-C'est ce que je dis... Sieste ! Ce mec c'est le pire pervers que je connaisse mais au moins, à part parler de sa fille, il fait que dalle.

-M-moi, i... il me fait peur ! Avoua le petit blond en s'arrachant une mèche de cheveux. Il arrête pas de crier...

-... T'as pas à avoir peur de lui. Il est super sympa... Dit Stan. »

On était donc, au cours d'histoire avec monsieur Anhk, c'était le type même du gros lourd. Il n'arrêtait pas de parler de sa fille -du coup la matière avançait très lentement-, ils faisaient sans cesse des blagues stupides -et si les élèves ne riaient pas c'est parce qu'ils étaient trop cons pour les comprendre-... Et depuis peu, son passe temps favori était d'effrayer Tweek. Et on peut dire que c'était très... très facile !

« Qui peut me dire pour quelles raisons les indiens ont été battu par les Espagnols à plat de couture alors qu'ils étaient des milliers ? ... »

Le prof se mit à marcher entre les bancs. Juste devant lui il y avait Tweek qui était occuper à trembler, il abattit sa main sur le banc en criant :

« A toi de nous le dire Tweek ! »

Le pauvre petit blond, hurla et tomba sur son voisin de table : Craig. Il tremblait encore plus fort qu'à son habitude et regardait le prof avec des grands yeux ronds. Il serra un peu la chemise de son petit ami dans ses poings. En voyant ça, le prof cru drôle d'ajouter :

« Tweek, si tu ne lâches pas tout de suite ton voisin, on va devoir t'attaquer pour agression sexuelle ! Rit monsieur Anhk. »

Et Craig lui fit un doigt d'honneur, avant de se reprendre et de se cacher la main. Il l'avait fait sans y penser, comme toujours.

« ... J'ai bien vu, là ? Tu m'as fait un doigt Tucker ? Demanda le prof d'histoire.

-... Non.

-Mais si... »

Craig faillit le refaire mais mit sa main à plat sur le bureau... Le geste n'échappa pas au prof d'histoire.

« Bon... Va chez le conseiller d'orientation... Il sera ravi de te voir...

-J'en suis sûr... Dit Kenny. Avec le temps, ils sont sûrement devenus intimes ! »

La plupart de la classe rit. Le prof se tourna.

« Qu'est-ce que vous avez dit, monsieur McCormick ?

-Je disais que vous étiez un trou de balle !

-... S'il vous plait, soupira le prof, enlevez votre capuche quand vous voulez me parler, je ne comprends jamais rien à ce que vous baragouinez. »

Souriant, Kenny enleva sa capuche. Il adorait faire ce genre de coup et se foutre de la gueule des profs -bien trop rares- qui n'arrivaient pas à le comprendre.

« Je disais qu'ils étaient surtout morts de maladie...

-Hein ?

-Je parle des Indiens, monsieur...

-Ha oui ! La leçon d'aujourd'hui... On y reviendra tout à l'heure mais d'abord je voudrais vous parlez d'un sujet qui me tient à cœur : le respect des profs...

-Putain, c'est passionnant ! Soupira Kenny qui avait -déjà- remis sa capuche. »

OooOooOooOooO

Quand vint son tour, Craig soupira, il détestait devoir parler de ses 'problèmes'. Bon, il était vrai que le conseiller d'orientation était bien plus tolérant que monsieur McKay. Il était bien plus à l'écoute de ses élèves et savaient comment leur parler. Dans le fond, Craig l'aimait bien (bon... il irait pas le crier sur les toits et moins il le voyait, mieux il se portait... mais il l'aimait bien quand même.). Cet homme était chauve et avait un visage faussement strict, avec des petites lunettes en demi lune, dommage que l'homme ne pouvait pas s'empêcher de sourire à tout le monde, ce qui cassait complètement son air méchant. Il portait également toujours des jeans et des chemises et... des cravates avec des petits animaux dessus. Craig entra donc dans le bureau, étant un habitué, il s'assit tout de suite sur le fauteuil devant le grand bureau de Monsieur Andrew McChave, c'était son nom. Celui-ci émit un soupir mais ne semblait pas surpris de le voir. Le brun vit que cette fois-ci McChave avait les Animaniacs sur sa cravate bleue. L'homme commença donc à parler.

« Craig, tu devrais arrêter avec cette manie... C'est extrêmement malpoli et... Bon... Je ne ferai aucune remarque mais veux-tu bien baisser ce doigt ?

-Désolé...

-Merci... C'est affligeant ! Je te vois ici tous les jours presque et...

-J'aime bien votre cravate... C'est votre fille qui l'a choisie ?

-Comme toujours...

-Vous pouvez rien lui refuser... C'est mignon à trois ans les enfants...

-Oui mais arrête de m'interrompre ! On parlera plus tard si tu veux mais je dois au moins faire semblant de te gronder... Donc... Je te vois presque tous les jours dans mon bureau et...

-Vous devriez vous estimer heureux... Monsieur McKay me voyait pratiquement toutes les heures... »

McChave émit un grand soupir puis posa sa tête sur son bureau. Il y eut un petit moment de silence et Andrew releva la tête :

« Je n'avais jamais vu un élève comme toi, avant ! Heureusement, après toi, ça m'étonnerait que je retrouve des gamins accrocs au doigt d'honneur...

-Bah... En fait vous allez voir quelqu'un de pire que moi l'an prochain.

-Quoi ?

-Ma sœur rentre au secondaire...

-... Seigneur... Et vous êtes encore combien dans la famille ?

-Après elle, c'est tout...

-Génial ! Bon, on a qu'à dire que je t'ai engueulé que t'as retenu la leçon, patati... patata... Que tu le feras plus... Et tu te tiens tranquille pendant au moins le reste de la journée...

-Oui monsieur !

-Attend la fin du cours avant de retourner en classe ! Sinon, on va me dire que je n'ai pas pris les mesures qui s'imposaient, te fais pas choper sinon je dis que je n'avais rien à voir là-dedans... Ha ! Et n'oublie pas que la prochaine fois je devrais te mettre une retenue ! Alors essaye de rien prévoir pour mercredi.

-Ok, merci, monsieur ! A une prochaine, je suppose !

-Oui, et bien, essaye de ne pas trop te presser... »

Le brun lui fit un clin d'œil et il s'en alla aussi vite qu'il était venu. Il regarda sa montre, il avait environs une demi-heure 'à ne rien faire'... Il n'allait pas s'en plaindre, il adorait ne rien faire et en plus ne devoir rendre de compte à personne pour sa flemmardise. Il se mit donc dans la salle d'attente du conseiller... Après tout, personne ne s'étonnerait de le voir là...

OooOooOooOooO

« Token ! Token ! Cria Barbara.

-Hum ? Quoi ?

-En fait, je voulais te demander... On est les seuls à pas être en couple de 'tout le groupe', hein ?

-Oui...

-Et, franchement... T'as pas envie d'être seul, en boîte, ce serait pas marrant ?

-... Oui...

-Et puis... Inviter d'autres gens, je vois pas très bien qui inviter...

-Ben... Tu pourrais inviter Kevin... Moi je comptais parler à Lola...

-Ha oui... D'accord... »

Elle était devenue rouge de frustration et s'était retournée pour partir mais Token la rattrapa en l'attrapant par la main, la serrant doucement dans la sienne.

« Bon... Demande-le moi, au lieu de tourner autour du pot...

-Ha ! Non ! Il est pas question que je demande quoi que ce soit ! Tu viens de tout flinguer, sur le coup ! Et pourtant, le moment aurait pu être vachement cool...

-Tu sais, on se souvient plus longtemps des demandes foireuses que de celles qui se sont super bien passées et qui ne nous ont apportée aucune surprise... Là au moins tu pourras t'en souvenir très longtemps.

-Ouais mais non... j'ai plus envie de demander...

-Bon... Et si, moi, je demande, tu acceptes ?

-Je sais pas... Faudrait que tu le dises vraiment bien alors ! Bouda Bébé.

-J'aimerai qu'on tente quelque chose, je veux sortir avec toi... Tu m'attires depuis très longtemps... Tu veux venir avec moi à la boîte ce samedi ?

-Moi aussi je veux tenter un truc avec toi. Sourit la blonde, sans l'ombre d'une hésitation. Et c'est oui...

-Je savais bien que j'arriverai à trouver les bons mots !

-T'es qu'un idiot ! Embrasse-moi... »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Plus loin, Wendy regardait son amie avec un sourire attendri et Cartman... Ben... Cartman il mangeait des chips en pensant à la boîte de nuit. Il avait un très mauvais pressentiment, il ne savait pas d'où il lui venait. Eric était le genre de personne qui faisait confiance à ce genre de choses... Pas qu'il soit superstitieux ou quoique ce soit d'autres dans le genre... Mais il se faisait confiance à lui. Et quelque chose lui disait qu'un truc atroce allait se passer. Wendy se rappela alors à son bon souvenir :

« Tu ne les trouves pas trop mignon ?

-... Qui ?

- Token et Bébé ! Ils sortent ensemble !

-... Pas vraiment... En plus, ils auraient pu être ensemble bien avant.

-Tu peux parler ! T'as mis un temps considérable à te rendre compte que je te draguais.

-Non, non... Je le savais très bien... J'ai juste mis du temps à vouloir aller avec toi.

-... Je peux savoir ce que tu veux dire, par là ? S'énerva-t-elle.

-Tu veux des chips ?

-Non, merci. Tu veux dire quoi par 'j'ai mis du temps à vouloir venir avec toi' ?

-Exactement ce que ça veut dire ! T'es un genre de hippie... Moi je suis Eric Cartman... Toi et moi, on est pas les personnes les mieux assorties qui soient.

-On s'en fiche de ça.

-Je... Hum, hum, t'aime.

-Moi aussi. »

Wendy posa sa tête sur l'épaule de Cartman. En réalité, elle avait toujours aimé Cartman, mais elle n'avait simplement pas voulu l'accepter. Ils étaient si différents et parfois Eric agissait comme le pire des connards... Jusqu'à ses dix ans , elle n'avait pas arrêtée de s'énerver contre lui. De là, jusqu'à ses treize ans, elle n'avait eu de cesse de le rabaisser et de l'insulter... Mais Eric avait toujours répondu avec aplomb, la blessant parfois dans son amour propre... Puis c'était devenu un jeu, sans plus se faire mal, ils avaient continuer à s'insulter et maintenant, ils sortaient ensemble. C'était tellement bizarre que parfois elle se demandait si elle ne rêvait pas... Si elle ne rêvait pas et que bientôt elle allait se réveiller avec dans son lit, Stan. Lui dire en rigolant qu'elle avait rêvé qu'il était gay et avec son meilleur ami... Mais ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus ce béguin ridicule pour ce petit garçon qui avait tendance à vomir dès qu'elle s'approchait... Parfois elle regrettait cette époque où ils avaient huit ans et qu'ils faisaient des bêtises sans peur des conséquences.

« Il faut que j'aille m'acheter une robe pour aller avec toi en boîte...

-Cool...

-On ira à deux.

-... J'ai quelque chose à faire ce jour, là.

-Voyons ! J'ai même pas dit quand je voulais y aller.

-C'est pas grave ! De toute façon je suis trop nul pour ce genre de choses, je ne t'aiderais pas du tout à choisir !

-Mais si ! T'auras sûrement un avis.

-Pour moi, tout te va bien, ma chérie !

-... Ne pense pas que tu vas t'en sortir comme ça, Eric !

-Mais vas-y avec Bébé ! Faites des trucs de filles ! Choisissez vous-même vos habits !

-... Bébé compte y aller avec Token.

-... Pff...

-Merci, je savais que tu accepterai ! »

Et elle lui fit un petit bisou sur les lèvres pour lui montrer qu'elle était très heureuse qu'ils se comprennent.

°OooO*OooO°OooO*KylexStan*OooO°OooO*OooO°

A la fin des cours, Kyle et Stan partirent. En réalité, aucun des deux ne savaient comment se conduire. Devaient-ils faire comme d'habitude ? Après tout, pour eux, rien n'avaient changé mis à part que maintenant ils pouvaient laisser libre cours à leur envie l'un avec l'autre... Mais à quel point ? Devaient-ils se tenir la main ? Stan lorgnait sur celle de son ami roux. Il avait toujours aimé les mains de Kyle, elles étaient blanches et plutôt petites pour celles d'un garçon mais elles étaient douces. Elles savaient faire mille et une chose et quand son ami parlait, il les agitait dans tous les sens. Plus il était énervé ou atteint par des sentiments forts et plus les mains allaient vite.

Kyle balançait ses bras au rythme de sa marche, Stan qui était légèrement derrière, regardait ses fesses. Elles étaient magnifiques et lui donnaient trop envie. Tout à coup, le rouquin se retourna. Stan releva brusquement la tête et se mit à rougir.

« Pourquoi tu rougis ?

-Heu... Il fait trop chaud... »

Il enleva son bonnet et se passa les doigts dans les cheveux en riant bêtement. Kyle haussa les épaules.

« Tu veux pas marcher à côté de moi ? Et me tenir la main ?

-Quoi ?

-Enfin... C'est une idée qui me trotte dans la tête, mais tu dis que les homo... ben c'est pareil que les hétéros et qu'on a pas a subir de moqueries et de trucs dans le genre... Donc j'essaye de me demander ce que j'aurai fait si tu étais une fille... Ben je te tiendrais la main pour marcher... Alors je me demandais si tu voudrais pas qu'on se tienne la main... Mais si tu veux pas c'est pas grave... Enfin, non ! T'as raison, ça fait trop chochotte ! »

Et il se retourna pour recommencer à marcher. Stan courut derrière lui -hors de question de laisser cette occasion lui échapper- et vint lui attraper la main, entrelaçant ses doigts avec ceux de Kyle... Il rougit. Stan avait de plus grandes mains que lui, l'impression était très agréable.

« J'aime tes mains... T'as toujours eu de longs doigts... Ma mère dit que t'as des mains de pianiste...

-C'est rigolo que tu dises ça...

-Pourquoi ?

-Je me suis fait tout un délire depuis le début du trajet sur 'à quel point tes mains sont magnifiques'. Je suis con, je sais... Mais ça me fait rire que t'es le même truc que moi.

-... Ok... C'est vraiment très bizarre, alors on va faire comme si ni toi ni moi n'avions dit quoique ce soit, d'accord ?

-Si tu veux... Bon, on va chez toi ou chez moi ?

-Chez toi... Ta mère fait des hamburger ce soir !

-C'est cool... »

Une fois arrivé et dans la chambre de Stan, le brun voulut embrasser son ami mais celui-ci avait de tout autre projet...

« Non, Stan ! On doit faire nos devoirs...

-Nos quoi ? Mais on a tout le temps.

-Oui... C'est ce qu'on se dit à chaque fois mais à chaque fois, on s'embrasse, on remet à plus tard et on les fait pas, alors cette fois-ci je ne me laisse plus avoir : on fait ces devoirs et après on fait tout ce que tu veux...

-Mais ! S'apprêtait à protester Stan. Attend... Tout ce que je veux...

-Tout ce que tu veux après qu'on en aura fini ! Dit Kyle, sans se rendre compte de ce qu'il venait de dire.

-Super !

-Super ?

-Oui ! Super ! Commençons ! »

Étonné, mais trop heureux de ne pas avoir à discuter, le rouquin acquiesça et ils firent donc leur travail... Après plusieurs heures, ils en eurent fini et purent enfin soupirer de soulagement.

« Putain... J'ai bien cru que la dernière page d'exercices de math allait me tuer...

-Ils étaient assez faciles ! Contredit Kyle. C'était plutôt rapide.

-On s'en fiche... Bon, qu'est-ce que tu veux faire maintenant ?

-Je sais pas...

-Tu m'as dit que tu ferais tout ce que je veux.

-Heu... J'ai dit ça ?

-Oui...

-Tu penses à quoi, là ? Stan, sérieux, j'aime pas du tout la façon dont tu me regardes, là !

-T'en fais pas... Laisse moi faire... »

Stan prit les épaules de Kyle et le força à s'asseoir sur le lit. Il s'assit avec lui et se mit à l'embrasser. Petit à petit, il l'allongea et se coucha sur lui. Le roux passa ses bras autour du cou de la personne qu'il aimait. Il avait confiance en Stan. Il avait toujours été là pour lui, toujours prêt à l'aider et il ne l'avait jamais abandonné. Ça avait toujours été eux deux contre tout... Pendant toute leur enfance et Stan aurait pu donné sa vie pour lui.

« Dites les enfants, vous voulez... »

Stan sauta sur ses pieds et Kyle s'assit en vitesse. Ils étaient tous les deux rouges et décoiffé.

« Des frittes ou des patates au four ? Finit le père en souriant. »

« Ho putain de dieu ! Merci, il a rien remarqué ! Pensa Stan »

« Bordel, papa mais avant de rentrer tu pourrais frapper !

-Ben, pourquoi ? Je vois pas ce que tu pourrais faire de si intéressant qui nécessiterait que je toque à la porte avant de rentrer !

-Fais-le c'est tout ! Fais comme si j'étais avec une fille et que t'aurais peur de nous retrouver dans une position gênante ! C'est exactement pareil !

-... Sauf que tu es avec Kyle ! Et que j'espère que quand tu seras avec une fille, tu fermeras la porte à clef...

-Merde, je le ferai avec plaisir si j'avais cette connerie de clef !

-Surveille ton langage jeune homme ! ... Bon, patate ou fritte ?

-... Moi ce sera fritte ! Intervint Kyle.

-Ouais, ça me va... Dit Stan.

-C'est super ! »

Et il ferma la porte. Stan soupira et se rassit sur le lit en regardant son meilleur ami.

« Bon... Heu... Désolé... C'est les parents... Tu vois ce que c'est...

-Embrasse-moi encore ! »

Stan s'approcha, trop heureux de pouvoir recommencer.

°OooO*OooO°OooO*OooO°OooO*OooO°

« Dégagez de là ! Hippies !

-Hippies ? Va te faire foutre Cartman ! Gueula une petite brune. On est pas hippies ! Si tu veux passer, tu fais le tour ! »

Eric était très en colère. Il se demandait ce qu'il avait fait au bon dieu pour mériter ça (bon... quelques meurtres, quelques arnaques et ses 'petites farces' ne sont pas une justification assez grande pour gagner la rancœur de dieu). De sa maison à la maison de Wendy, il y avait un magasin de cosmétiques qui apparemment -il venait de l'apprendre- utilisait des animaux pour tester leur maquillage... Alors, une bande d'hippies à la con protestait en bloquant le passage... Et apparemment, il y avait des millions d'hippies dans le monde à faire pareil.

« Il est hors de questions que des gens achètent encore leur maquillage dans cette boutique tant que ces animaux ne seront pas libéré !

-... Putain ! Mais est-ce que j'ai une tête à me maquiller ?

-Non... Mais ça ne change rien ! Nous faisons une manifestation pacifique ! Si on veut qu'on parle de nous, on doit faire chier les gens comme toi. Si tu veux qu'on dégage, t'as qu'à nous aider.

-PAS QUESTION QUE JE ME MELE A DES HIPPIES A LA CON !

-MAIS PUISQUE JE TE DIS QUE JE SUIS PAS HIPPIE ESPECE D'ENFOIRE !

-Moi, je le suis ! »

La petite brune se retourna vers son amie aux longs cheveux bruns.

« Je sais Callie, mais faut que tu comprennes que ce qu'il entend par 'hippie' cet espèce de gros dégénéré c'est les végétariens qui se lavent pas et qui passent leur temps à porter des couleurs psychédéliques et à fumer... Nous on est des hippies dans le sens où on est tolérante et où on aime porter des couleurs psychédéliques... Tu vois, c'est pas pareil.

-... Je hais les hippies ! Vous dégagez de mon chemin !

-Putain, mais t'as qu'à traverser la rue au lieu de me pomper l'air !

-... Il n'est pas question que je cède devant des hippies...

-... Ce mec est incroyable ! Soupira la jeune fille. »

Cartman s'assit avec elles puis vit Tweek, tremblant juste à côté.

« Qu'est-ce que tu fais là ?

-GAH !... Je viens aider les pauvres petits lapins à qui on met des gouttes dans les yeux...

-Je vais te poser une question très importante, Tweek... Est-ce que Craig sait que tu es ici avec ces... hum... débiles ?

-Hey ! On est juste à côté, gros lard ! Gueula Callie.

-Oui... Il le sait ! Gah ! Il est plus au milieu pour parler avec ses potes...

-... Tu veux dire, qu'il est ici ?

-Oui ! Ses animaux sont sans défense ! Ce serait injuste de les laisser aux mains de ces espèces de... de...

-De salaud de scientifiques ! Ils ont qu'à utiliser des cobayes humains ! Torturer des animaux c'est immonde... Dit Callie. N'est-ce pas Ely ?

-... C'est rigolo que tu dises ça alors que toi, tu t'en fous des animaux.

-Ouais, mais pas pour les expériences de ce genre ! Les buter pour les manger après, ça me parait juste alors que les utiliser pour savoir quelle couleur nous irait le mieux au teint... De toute façon, je suis juste là parce que toi tu es là alors me demande pas ce que j'en pense.

-Tss... »

Cartman croisait les bras et boudait. Tout à coup, des gens, des journalistes arrivèrent et se mirent à filmer le rassemblement de jeunes qui ne bougea pas d'un poil.

« ... Ouais ! Peut-être que notre mouvement va enfin avoir des conséquences ! Sourit Ely.

-Doux jésus.. mais qu'est-ce que je fais là ? C'est tellement de pression !

-Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger... Puis tu as ton thermos de café !

-Gah ! »

Tout à coup, un reporter se rapprocha de Cartman et lui mit son micro juste sous le nez.

« Bonjour jeune homme, pouvez-vous nous dire ce qui vous motive à participer à cette manifestation et ce que vous pensez de la torture sur les animaux ? »

Il y eut un long silence... Les yeux de Cartman s'agrandirent... L'information monta jusqu'à son cerveau.

« Ho mon dieu... Ils me prennent pour un connard de hippie ! »

... Il repensa à tout ce qu'il avait fait contre eux avant d'en arriver là... Toutes ces années à les détester et à les persécuter. A les tuer, même ! Tout ça pour que, aujourd'hui, on le prenne pour l'un d'entre eux... L'un des leurs. C'était trop pour son pauvre cœur. Il hurla.

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Kenny avait prit Butters dans ses bras. Il avait demandé aux parents de son chéri si ceux-ci étaient d'accord pour la boîte et après avoir donné les coordonnées, leur assurer qu'il n'y avait ni alcool ni quoique ce soit et que Butters ne resterait jamais seul, ils avaient fini par accepter. Le petit blond était extrêmement heureux. Depuis que Kenny était entré dans sa vie, ses rapports avec ses parents s'étaient sensiblement améliorés... C'est comme si ils voyaient que leur enfant avait grandi et qu'ils décidaient de le laisser battre un peu de ses propres ailes. Ils ne voulaient plus étouffer Leopold, mais juste lui montrer qu'ils seraient toujours là.

« Je t'aime, petit.

-Ho ! Ça faisait un moment que tu ne m'avais pas appeler comme ça...

-Et ça te manquait ? Sourit Kenny.

-Je t'aime aussi. »

Kenny passa sa main dans le t-shirt de son petit-ami tout en le regardant dans les yeux. Le plus petit des deux se laissa faire. Enhardi, l'immortel décida d'aller plus loin et se mit à enlever le t-shirt de son copain. Depuis qu'il avait fait sa première fellation à Butters, il lui était arrivé d'en faire d'autres. A chaque fois il avait été un peu plus loin... Il se mit à embrasser et lécher le torse de son aimer. Il s'arrêta sur les tétons qu'il mordilla avec passion, et il descendit sur le ventre plat. Il glissa sa langue dans le nombril. Butters gémit. C'était un peu son point faible, le nombril. A chaque fois que Kenny le touchait il avait envie de plus. Kenny allait d'ailleurs lui enlever son pantalon quand Butters l'arrêta. Pas vexé pour un sou, le blond lui sourit gentiment :

« Tu préfères que j'arrête ?

-C'est pas ça...

-Quoi alors ?

-A... A chaque fois c'est toi qui... Et je voudrais moi aussi... te rendre la pareille. »

L'immortel était un homme, un homme qui aimait le sexe... Mais surtout un homme qui avait parfois du mal à réfléchir rapidement. Ce n'était pas qu'il était idiot. Loin de là ! Kenny était même quelqu'un de plutôt intelligent -même si il ne le montrait pas et qu'il concentrait bien trop souvent son énergie sur des idioties- mais il avait du mal à réfléchir, car il n'en avait jamais pris l'habitude. C'était un homme d'action. Quelqu'un qui fonçait et se posait les questions après... Et là, devant l'annonce de son blond, il resta quelques secondes les bras ballants, se demandant ce qu'il avait dit. Une fois que ce fut fait. Il se demanda si il avait bien compris. Et le temps qu'il se décide, il avait dû s'écouler deux bonnes minutes... Deux très longues minutes pour Butters qui le regardait complètement stressé. Finalement, Kenny répondit :

« Tu es sûr ? »

Le blond hésita... Non pas à le faire ! Mais entre deux options : étrangler son petit-ami ou répondre oui. Il se décida qu'il se passerait de mots, apparemment c'était un art que Kenny ne maîtrisait pas très bien et lui, déjà malade de gêne, n'allait pas en plus se ramasser d'autres phrases comme « Tu es sûr que tu veux faire ça ? Parce que sinon moi je peux continuer ce que je faisais, j'adore te voir jouir. ». Il n'était pas sûr d'avoir les nerfs pour supporter ça. Alors il allongea doucement son amoureux tandis qu'il l'embrassait avec ferveur. Il se mit à lui caresser le torse et ses mains descendirent jusqu'à son pantalon. Il ouvrit le bouton, défit la tirette et le baissa légèrement. Kenny portait un caleçon orange. Il se demanda un instant si ce n'était pas sa couleur préférée. Sa main droite vint cajoler la bosse conséquente qui se trouvait en dessous du boxer. Kenny poussa des petits gémissement appréciateurs et encourageant. Il avait posé ses mains sur le matelas pour éviter de toucher son amoureux. Il ne voulait pas se montrer pressant et que Butters se sente obliger de quoique ce soit... Si son amoureux faisait quelque chose, il voulait que ce soit par envie... Mais son blond en avait envie. Il y pensait depuis le départ mais n'avait jamais osé faire un pas, ayant peur de faire quelque chose de travers. Il libéra le sexe de sa prison de tissu et celui-ci se redressa fièrement de toute sa hauteur. Le blond en embrassa le bout puis dit d'une voix tranquille :

« Si il y a quelque chose que je ne fais pas bien dis-le moi. »

Et il laissa sa bouche glisser sur la longueur. Il entendit Kenny gémir profondément et il rougit. C'était la première fois qu'il entendait ça de la bouche de son petit ami. Le plaisir évident que ressentait le McCormick rendu son érection encore plus dure. Il adorait ces petits bruits qui se dégageait de sa gorge, afin d'en entendre d'avantage il enfonça le membre plus profondément à l'intérieur de sa gorge. Il tenta de suivre son instinct tout en imitant ce que lui avait prodigué Kenny et en faisant bien attention avec ses dents. Sa bouche se fit plus rapide et une de ses mains vint caresser les cuisses de son petit ami. Finalement il sentit que Kenny était au bord de l'explosion, son membre était plus dur que de la pierre et ses gémissements étaient complètement hachés, comme pour prouver sa pensée, il entendit :

« Butters... Je vais venir... »

Il ne s'écarta que quand il sentit le liquide entrer dans sa bouche, il n'avait pas réussi à avaler le tout et avait eu peur de s'étouffer. Le liquide coulait le long de son menton. Kenny reprit sa respiration et leva les yeux vers Butters. Il sorti un mouchoir en tissu de sa poche et entreprit d'essuyer. Butters se laissa faire en souriant.

« Je croyais que seul les grands-pères possédaient encore des mouchoirs en tissu... Lui dit honnêtement Butters. »

Kenny sourit.

« J'ai toujours utilisé des mouchoirs comme ça... C'est plus facile, et après il suffit juste de les laver. C'est plus écologique je pense... Et puis c'est moins cher que d'acheter sans cesse des mouchoirs en papier. »

Il plongea sur les lèvres de Butters et l'embrassa. Il sentit alors l'érection de son petit-ami. Il sourit et lui embrassa le cou :

« Tu veux que je m'occupe de toi ? Roucoula-t-il.

-Oui. Répondit son blond. »

Il n'y avait pas l'ombre d'une hésitation dans sa voix. Il l'avait dit sans trembler et en regardant son petit-ami droit dans les yeux. Il eut un sourire heureux. C'était la première fois que Butters lui déclarait aussi prestement son envie. Ses mains se mirent à parcourir son ventre afin d'ouvrir son pantalon. Butters s'en débarrassa. Kenny se mordit la lèvre d'excitation. C'était dingue comme le jeune homme pouvait lui donner envie. Il se mit à lui caresser les cuisses, Butters avait écarté les jambes et le regardait, rouge et plein de désir. Kenny en profita pour l'admirer... Sa peau blanche, ses yeux bleus plein de désir... Il était totalement fou de ce garçon. Il se mit à lui embrasser le ventre avec dévotion puis voulut prendre son pénis en bouche mais Butters l'arrêta. Kenny se releva, étonné. Ne lui avait-il pas dit avoir envie de lui ?

« Pas... Pas comme ça. Dit Butters. »

Le cœur de Kenny rata un battement.

« Co... Comment alors ?

-Prend moi ! »

Kenny en ouvrit la bouche de surprise.

« Mais... Heu... Tu es sûr que tu te sens prêt pour ça ? Tu... Tu vas me donner ta... ta... ta... Il déglutit. Ta virginité.

-Oui... Et il n'y a qu'à toi que je veux la donner. »

Quelque chose remua à l'intérieur du cœur de l'immortel. Il en eut les larmes aux yeux... Butters avait envie de lui... Butters l'aimait au point de faire l'amour avec lui. C'était très différent de tout ce qu'il avait connu jusqu'à maintenant. La douceur dont faisait preuve Butters à son égard était totalement aux antipodes de la brutalité qu'il avait connu avant. Entre ces bras tout n'était qu'amour et espoir.

« Je t'aime mon petit...

-Moi aussi je t'aime. »

Kenny l'embrassa tendrement, mêlant sa langue à la sienne puis se releva. Il n'avait pas de lubrifiant sur lui... Et ce serait sûrement mieux avec... Il se souvint alors de la boîte de préservatif qu'avait donné -balancé- la mère de Butters quand elle les avait surpris la première fois. Il savait que Butters les avait rangé dans sa commode. Il se leva donc en faisant un sourire rassurant puis pris la boîte qu'il ouvrit. Il en sortit deux préservatif ainsi qu'une petite bouteille en plastique contenant un peu de lubrifiant. Il y en avait parfois dans la boîte et il avait eu bon espoir... Heureusement qu'il y avait pensé. Il retourna sur le lit avec ce dont il avait besoin puis se positionna entre les cuisses de son petit ami. Il fit glisser sa main sur les testicules puis attrapa sa verge pour y imprimer un mouvement de va et vient. Butters gémit. Grâce à sa bouche il ouvrit la minuscule bouteille et tout son contenu sur ses doigts et à l'entrée de l'endroit le plus intime de son petit-ami. Il se mit à le préparer. Il était attentif à chacune de ses réactions. Quand il eut mal, il intensifiait ses mouvements sur son membres et y allait plus doucement avec ses doigts puis continuait. Quand il le jugea prêt, il attrapa les préservatifs et mit le sien tandis que Butters enfilait le sien. Kenny retira son pantalon et sa chemise, se retrouva totalement nu. Le plus petit se mordit la lèvre... Son amour avait un corps magnifique. Il ressemblait à un ange.

Le dit ange prit les jambes de son petit-ami et les mit sur ses épaules, le regardant droit dans les yeux.

« Tu vas sans doute avoir mal au début.

-C'est pas grave mon amour...

-Normalement, ça ira mieux ensuite. Si tu veux arrêter, à n'importe quel moment. Dit-le moi.

-Viens ! »

Kenny se mordit la lèvre et commença à entrer. Comme il le supposait, Butters était extrêmement étroit. Il dû aller très doucement pour s'y enfoncer que de moitié sans que son petit-ami ne souffre trop. Le jeune blond avait d'ailleurs les larmes aux yeux. L'immortel ne bougea plus.

« Est-ce que ça va ?

-Nnnh...

-Tu as fort mal ?

-C'est trop gros...

-Tu veux qu'on arrête ?

-Non... Reste... Attend.

-Mon amour... Je suis désolé de dire ça mais moi, je suis super bien... J'ai jamais été aussi bien de ma vie.

-Je suis heureux que tu le sois Kenny. »

Butters sourit et Kenny se pencha pour l'embrasser tendrement sur les lèvres, manœuvre difficile vu la position dans laquelle il était mais pas impossible. Il soupira de bienêtre.

« J'ai l'impression que je pourrai mourir de bonheur, maintenant...

-Si tu meurs maintenant, je te jure que demain matin c'est moi qui t'assassine au réveil. »

Kenny acquiesça en souriant et se mit à faire glisser ses doigts le long du membre de son chéri. Ça le rendait triste de le voir mal et en même temps, rester immobile était une véritable épreuve. Cependant il ne bougea pas d'un pouce avant que l'autre ne soit totalement détendu. Ce fut pour finir Leopold qui bougea de lui même les hanches autorisant par la même Kenny à en faire de même. Celui-ci ne se fit pas prier et se mit à faire des vas-et-vient, s'enfonçant toujours plus profondément à chaque coup. Butters se mit à gémir, son amoureux allait tout doucement en lui, c'était bon de le sentir.

« Plus vite... Murmura-t-il. »

Et Kenny obéit, tout pour faire plaisir à son amour. Il se mit à bouger de plus en plus vite, il attrapa les hanches de Butters afin d'avoir une meilleur prise et se mit à entrer et sortir furieusement de lui. Finalement, afin d'avoir une meilleur position. Il sortit totalement et obligea son amoureux à se mettre à quatre pattes, à ce moment là, il le pénétra plus violemment que les autres fois. Butters gémit. Kenny se mit à entrer et sortir de lui en vitesse et il toucha un point qui fit gémir Butters plus fort. Il comprit qu'il s'agissait de la prostate et s'évertua à le toucher à chaque fois. Son petit ami n'en pouvait plus. Il finit par jouir et Kenny le suivit quelques secondes plus tard. Kenny se retira... Il venait de passer le moment le plus merveilleux et intense de toute sa vie.

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Token sonna à la porte de la maison de son ami. Il avait essayé de l'appelé mais il tombait directement sur son répondeur. Excédé, il avait fini par décider à se déplacer. Token était un brave type, il avait des principes et faisait des choix de vie par rapport à ces principes et il prenait garde à ses fréquentations, il n'avait pas envie d'être ami avec quelqu'un de mauvais, quelqu'un en qui il ne pourrait pas faire confiance. Et il avait été très déçu de l'attitude d'un ami en particuler. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait et il se demandait si il pouvait faire quelque chose pour lui, pour le raisonner avant qu'il ne perde totalement les pédales. Après quelques minutes de patience, ce fut monsieur Donovan qui lui ouvrit.

« Ha ! C'est toi, Token ? Tu es venu voir Clyde ?

-Oui... Il n'est pas venu à l'école et un ami m'a dit qu'il avait dû rentrer chez lui... Il est malade ?

-Ho... Et bien... Apparemment, mon fils ce serait fait agresser.

-Quoi ? Mais par qui ?

-Il ne sait pas. Il ne l'a pas vu.

-Je peux aller le voir ?

-Oui, bien sûr... Je suis sûr que ça lui fera plaisir.

-Merci, monsieur... Je ne serai pas long.

-Au contraire ! Prend tout ton temps ! »

Token partit rejoindre son ami dans sa chambre. Il retrouva celui-ci allongé sur le lit. Il avait un bandage sur le nez qu'il avait bleu. Il avait plusieurs bleus sur le visage, un plâtre au bras et semblait souffrir. Cependant, dès qu'il vit le jeune Black, son visage s'illumina.

« Token ! T'es venu me voir ?

-Oui... J'ai appris ce qu'il t'était arrivé... Tu sais vraiment pas qui t'as fait ça ?

-Hum... »

Le noir s'approcha et se mit à caresser les cheveux de son ami, puis ses bandages. Il se sentait triste de voir son ami dans un tel état.

« Tu mens mal... Je sais bien que tu sais... C'est Kenny, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que tu as fait à Butters ?

-Pourquoi ce serait d'office de ma faute ?

-Parce que pour le moment, t'arrêtes pas de faire des bêtises plus grosses que toi ! Ou comme dirait notre ancien prof de travaux pratiques : tu déconnes trop ! Imita le jeune.

-Ha, ha... Ouais, je me souviens de lui ! Il était excellent !

-Oui... Alors, raconte... T'as fait quoi ?

-... »

Clyde détourna le visage en fronçant les sourcils. Il s'était juré que Kenny le lui payerait... Il ne savait pas encore comment mais il trouverait... Cet espèce d'enfoiré de fils de pute comprendrait sa douleur ! Et croyez-le ou non, ce sera horrible !

« N'essaye pas de te venger, Clyde ! Je suis sûr que dans le fond, tu as mérité ce qu'il t'arrive...

-Bordel ! J'en ai marre que tout le monde soit contre moi... Kenny ci... Kenny ça ! Moi, quand je me retrouve seul, il y a plus personne.

-Il souffre, Clyde...

-Putain ! Et moi je souffre pas, peut-être ? Putain... Tu sais quoi ? Casse-toi, Token... J'en ai marre, là !

-Non... Je reste là... Là, t'es en train de te plaindre qu'on est pas là pour toi et tu veux que je m'en aille... T'es même pas logique, dans ta tête ! Bon... Dis-moi ce qui ne va pas.

-Non... J'en ai assez... Laisse-moi Token... Sérieux. J'ai déconné, je vous jure de plus le faire... Je vais rester ici, tranquille, vous entendrez plus du tout parler de moi...

-Mais arrête avec ton mélodrame ! »

Token avait légèrement hausser la voix et s'était levé. Il s'approcha de Clyde et vit avec surprise que celui-ci pleurait. Ses yeux s'agrandirent de surprise.

« Mais... Enfin... Pourquoi tu pleures ?

-Parce que... J'en ai assez... Je... Je me suis conduit comme un enfoiré, et c'est bon... J'ai mérité ce que Kenny m'a fait... Mais... Mais c'est pas ce que je voulais... Je suis même pas intéressé par Butters... Je suis qu'un idiot.

-Craig m'en a parlé... A ce qu'il parait avec la personne que tu aimes vraiment, c'est pas possible ?

-Non...

-Tu lui as déjà dit ce que tu ressentais pour lui ?

-Non... Mais c'est pas la peine, je sais très bien que ça ne sert à rien... Je veux rester seul... Va-t-en Token... »

Token caressa les cheveux de son meilleur ami mais ne s'en alla pas pour autant. Parfois, on oubliait que Clyde souffrait aussi. A peu près la même année que Kenny, lui aussi avait perdu sa mère. Mais alors que Kenny savait qu'il perdrait sa mère, Clyde avait subit une perte bien plus brusque. Il était arrivé dans la cuisine, avait vu sa mère dormir. Il l'avait trouvée fort pâle mais en avait fait peu de cas. Elle était telle un ange, la tête sur la table de la cuisine, les yeux fermée. Clyde l'avait secouée pour la réveiller... Mais rien n'y avait fait. Il avait appelé son père... Le cœur de la pauvre femme avait lâché. Elle avait laissé sa famille seule. Clyde n'avait pas voulu y croire. Il était allé à l'école, il avait tout enfermé dans son cœur... C'est seulement deux mois après, qu'il s'était mit à pleurer en pleine classe. Tous s'étaient retournés vers lui... Et quand Token lui avait demandé ce qu'il avait, il avait juste répondu : « Je veux ma maman... »...

Oui... Tous oubliait que Clyde souffrait beaucoup, parfois... Parce qu'il ne le montrait pas et restait comme à son habitude : un enfoiré prétentieux.

« Tu devrais essayer avec la personne que tu aimes...

-Hum... Comment ça va avec Bébé ?

-On est ensemble ! Sourit Token.

-C'est bien... Je suis content pour toi... Tu le méritais. Dit-il sincèrement. Je vais déménager Token.

-Qu... Quoi ?

-Mon père et moi, on en parle assez souvent, ces derniers temps... Je lui ai toujours dit de ne pas le faire mais en fait, rien ne me retiens ici...

-Mais... Et tes amis ? Et moi ? Demanda Token, choqué. T'as toujours été mon meilleur ami ! C'était nous quatre : Craig, Tweek, toi et moi ! Craig et Tweek restait dans leur coin, nous du notre ! Ça a toujours été comme ça ! Je... Je t'aime Clyde ! T'es mon ami... T'as pas le droit de partir.

-... Token... Je ne suis pas heureux, ici ! Je suis un poids pour tout le monde...

-T'arrêtes maintenant ! Il est pas question que tu t'en ailles ! T'as toujours été là et t'y seras toujours ! Tu dois rester ici... Avec moi !

-...

-Réfléchis-y deux secondes ! Et tu te rendras compte que tu ne peux pas t'en aller...

-J'ai essayé de violer Butters...

-Tu as QUOI ?

-J'ai...

-Non, non ! Ne répète pas... Tu as réussi ?

-Non, il m'a envoyé un coup de pied dans les boules... Rit Clyde. Je suis heureux qu'il l'ait fait...

-... Je crois que c'est la première fois que j'entends un mec dire ça...

-En attendant, ça m'a remis les idées en place... Il a eu raison de le faire.

-Bon... Au moins, tu l'as pas violé...

-Ouais... Je m'en serai voulu... Mais... Je crois pas que je l'aurai fait...

-Hein ?

-Je... Je désire pas Butters... Rien du tout avec lui.

-T'es vraiment con...

-...

-Bon... Mais c'est pas une raison pour vouloir fuir tes responsabilités ! Tu dois rester...

-Tu veux dire... Que tu t'en fous que j'ai essayé de violer Butters ?

-Ben... T'as pas réussi... Tu regrettes... Je vais pas dire que je m'en fous mais... T'es mon ami... »

Clyde sourit tristement.

« Tu veux qu'on fasse un truc, samedi ?

-Heu... Tu veux venir en boîte avec nous ?

-Quoi ?

-On va à la nouvelle boîte qui vient d'ouvrir...

-J'irai pas ! Dit Clyde, cétégorique.

-Houlà... Pourquoi pas ?

-Ouais, ben figures-toi qu'à ce qu'il parait il y a déjà eu deux agressions sexuelles dans ces boîtes... Et avec mon mauvais karma, je suis sûr que si j'y vais ça tombera sur moi... Tu devrais dire à tout ceux qui n'ont pas de chance de ne pas y aller... A ce qu'il parait, le violeur drogue ses victimes avant d'abuser d'elle...

-... Heu... Waw ! On croirait entendre Tweek !

-Ben on ferait mieux de l'écouter plus souvent.

-... On en a déjà parlé, on va tous se relayer pour surveiller les verres et on restera par couple.

-Ouais... Ben faites bien gaffe quand même ! En tout cas, compte pas sur moi pour venir avec vous... Je préfère rester chez moi et jouer à la playstation... »

Fin de Chapitre.

Getalo : MOUHAHAHAHAHA ! Butters est sauf ! T'as -presque- plus à t'en faire pour lui. Bref^^ Je suis d'accord avec toi et t'en fais pas, je vais essayer de mettre plus de KylexStan. Et sinon j'avoue... j'adore torturer Kenny o_O... Je ne sais pas pourquoi... J'espère que t'as apprécié ce chapitre autant que j'ai apprécié de l'écrire ^^ *et j'espère que tu ne trouves pas que ma fic est en train de tourner comme une série américaine à rallonge o_O*

Bref, Bisou^^ à une prochaine.

Tim-dragon : Heu... Voilà qui est fait ^^'... Merci pour ton commentaire. (met ton adresse email ou quelque chose si tu veux être prévenu quand la suite arrive ou si tu veux que je te réponde par mail :) !

Southpark-fangirl : Bienvenue amie humaine :D ! Je suis heureuse que la fic te plaise ^^ ! Cartman gay... J'arrive simplement pas à le concevoir. Je suis heureuse que tout South Park homosexuel ne te choque pas :D ! Pressé de savoir qui aime Clyde ? ... Et bien ? x)

Je vais le mettre en scène dans le chapitre 12 :) on en apprendra plus sur lui. Bisou à toi, j'espère que cette suite est à la hauteur de tes attentes ^_^. Bisou à une prochaine. (J'espère que tu as eu ton bac ! :) (si tu l'as pas passé que tu étudies juste désolée, je suis Belge et pas très au courant de l'actualité du bac xD *qui me passe à trois cents km au dessus de la tête).

Kyle : Putain!

Keyko : Quoi ?

Kyle : Je crains le pire... Qu'est-ce que tu vas -encore- nous faire ?

Stan : Punaise... J'espère que ça ne tombera pas sur nous...

Keyko : Quoi ? Mais... Mais arrêtez de vous introduire dans mes commentaires de fin ! C'est les miens !

Kenny : Les nôtres aussi ! C'est notre avenir, là !

Keyko : Argh ! D'accord... Bon... J'espère que le revirement de Clyde vous a plu^^ ! J'ai pas pu m'en empêcher... Mais vous en fait pas =) c'est toujours un gros connard !

Clyde : Mais pourquoi tu m'aimes pas ?

Keyko : Allez... A force de travailler avec toi, je vais bien finir par t'aimer^^ ! Mais pour le moment, ton destin est misérable !

Clyde : Oh God, help me ! *Se met à pleurer*

Keyko : Bref... Ceci dit tu vas pas mourir... Merci aux personnes qui ne veulent pas que tu meures. Maintenant... VOUS DEGAGEZ TOUS DE MON COMMENTAIRE DE FIN !

Klyde : C'est bon t'as fini ?

Keyko : Pfff... j'abandonne !