Chapitre 9
Une attaque prédasite empêche les Mew-Mew de rentrer chez elles après le travail. En compagnie d'Elliot, elles courent jusqu'à l'entrée du centre commercial, situé en face de tours et d'immeubles gigantesques. Quant à Wesley, il les rejoint en voiture.
Une fois sur place, et après avoir entamé leur transformation, les filles se lancent dans la gueule du monstre, tentant de le détruire en usant toute leurs énergies. Les patrons se mettent à l'abri et discutent avec les autorités pour évacuer le centre commercial sans précipitation.
Elles s'acharnent malgré leurs blessures à anéantir cette terreur, plus fort que d'habitude : il a réussi à blesser les cinq Mew-Mew en un seul combat. Plusieurs minutes s'écoulent avant la victoire de nos supers-héroïnes.
Les témoins les applaudissent, tandis que les policiers, ainsi que les auteurs du projet courent à la rescousse des filles, affaiblies par cette bataille, en plus d'une journée éprouvante au café. Wesley ordonna gentiment aux policiers de ne pas appeler les pompiers, pour ne pas compromettre l'identité des filles, puis conseilla à ces dernières de ne pas redevenir humaine pour l'instant. Un policier se porte volontaire pour raccompagner ces cinq personnes au café. Bridget, Corina et Estelle montent avec l'officier dans la voiture, tandis que Kikki et Zoey rejoignent Elliot et Wesley dans sa voiture.
Une fois au café, en s'assurant que personne ne puisse apercevoir les Mew-Mew, les filles reprennent leur forme humaine. Elles marchent jusqu'au laboratoire, au sous-sol.
Elles sont toutes assises. Kikki et Bridget sur la table, Estelle et Corina sur une chaise, puis Zoey par terre, puisqu'il n'y a plus d'emplacement pour s'asseoir. Et la douleur et le manque de temps empêche qui que ce soit de remonter au salon principal pour chercher une chaise.
« Je peux faire une croix sur ma séance-photo de lundi prochain, mon visage est tout égratigné ! s'empresse Renée Roberts de lancer, avec dégoût ».
« J'espère que ça partira vite, j'ai un spectacle d'ici quelques semaines. Je joue le rôle principal ! annonce Corina.
-Ouah, bien joué, sourit Kikki ».
Estelle et Corina se soignent l'une et l'autre. Estelle refusant d'être touché, à finalement opté pour que Corina l'a soigne. Quant à cette dernière, elle est fier d'être chouchoutée par son idole.
Bridget hurle de douleur, elle a été le plus touché par les attaques que les autres. Son dos est noué et souffrant. Et sa panique a engendré une crise d'angoisse. Sa respiration s'est accéléré, ses larmes coulent sans arrêt, et ses membres tremblent. Elliot l'a conduit dans sa chambre.
Kikki est sous compresse froide pendant quelques minutes. Elle tend son pied sur la place libérée par Bridget, à côté d'elle.
Wesley se dirige vers Zoey, s'agenouille par terre en face d'elle, puis passe sous alcool ses blessures aux bras :
« Aïe, ça fait mal ! se crispe-t-elle.
-Ferme les yeux et respire ».
Elle attend quelques instants.
« Euh, Wesley ?
-Oui ?
-Je voulais te poser une question.
-Je t'écoute.
-Que penses-tu de, tu sais, de tout ces événements entre Elliot et moi ?
-Je préfère ne pas m'en mêler. Je veux pas influencer ton jugement.
-Non, s'il te plaît Wesley ! Je suis ouverte d'esprit.
-Disons que ça aurait pu être éviter.
-Oui, j'aurai du le considérer plus. Il est mon ami, j'aurai du me confier à lui quand il m'a apporté son aide.
-Oui, c'est vrai ! Mais lui aussi à réagi de façon puéril ».
Zoey se sent vexée d'entendre dire qu'Elliot et elle se sont comportés comme des enfants. Elle ne montre pas son ressenti puisqu'elle grimace de douleur.
« C'est-à-dire ?
-Il ne voulait plus t'adresser la parole pour te laisser tranquille.
-Hum.
-Mais tu sais, il n'a pas eu d'adolescence, ça explique cette façon d'agir.
-Oui, c'est vrai !
-Il ne savait pas comment s'y prendre quand tu ne voulais pas te confier à lui. Et là, il se comporte comme un ado. Émotionnellement il reste jeune, mais intellectuellement il est adulte.
-Je n'y avais jamais pensé, pourtant ça aurait du me sauter aux yeux.
-Maintenant, il évite tout contact visuelle avec le monde extérieur.
-Hum... Il faudrait qu'on arrange ça.
-Oui, il vous faut en discuter, entre adulte !
-Estelle m'a conseillé de lui demander de m'aider à surmonter ma rupture et tout, en échange de mon aide pour le rendre plus … disons moins tristounet.
-Ça me paraît juste, Estelle est de bon conseil ».
Estelle sourit intérieurement en entendant ce qui se dit sur elle.
Elliot fait s'asseoir Bridget. Il lui prend la main et lui murmure avec assurance et gentillesse de se concentrer sur sa respiration :
« Inspire par le nez et respire par la bouche ».
Il l'accompagne dans sa respiration, tout en tentant de la calmer en caressant son bras.
« J'ai trop mal au dos, Elliot !
-Il faut d'abord que tu te ressaisisses avant que je ne m'occupe de ton dos ».
Après quelques minutes, sa crise cesse enfin. Le patron apporte un verre d'eau qu'elle boit à petite gorgée, des compresses froides et de la crème. Il tire un mouchoir d'une boîte et essuie ses larmes, tel un papa avec sa fille.
« Allonge-toi et redresse ton haut ».
En temps normal, Bridget aurait était affreusement gênée. Peut-être même aurait-elle refusé, même s'il s'agit d'Elliot – dont elle est amoureuse depuis quelques années. Mais la douleur la ronge intérieurement, qu'elle serait même prête à se déshabiller s'il le fallait.
Une fois sur le ventre, Elliot appuie d'abord tout doucement sur son dos pour savoir où placer les compresses. Elle essaie de retenir ses cries, qui se transforment en gémissement douloureux.
Il appuie tout doucement sur l'ensemble de son dos, pour trouver le ou les points douloureux, et y passer des compresses froides pendant plusieurs minutes.
« Je suis désolé Bridget, désolé pour tout ! ».
Wesley rentre dans la chambre, s'assoit au bord du lit tout en prenant la main de Bridget – une manie apparemment ! Elle la sert fort pour exprimer sa souffrance.
« Respire ! ».
Une fois les compresses retirés, Elliot étale de la crème sur les points douloureux et masse tout doucement, en fonction des cries de son employée et amie. Wesley, lui s'occupe des blessures, en culpabilisant, tout comme son associé, à ce qui est arrivé aux filles.
La dernière partie ne sert strictement à rien mais je voulais quand même l'écrire. Voilà ^^
