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-Gaara, est-ce que tu as reçu le rapport de-…

Temari n'eut pas le temps de finir sa question ; le Kazekage lui avait claqué la porte au nez. Quelques heures plus tard, elle retenta sa chance sans plus de résultat. Le lendemain, elle essaya encore, mais il continua à l'ignorer, l'expression toujours aussi renfrognée que la veille. Craignant d'avoir fait quelque chose qui ait pu vexer l'hôte de Shukaku, elle alla en parler avec Kankurô qui, les mains dans une de ses marionnettes, s'enquit nonchalamment.

-T'as vu Naruto, récemment ?

-Naruto ? Non, pourquoi ?

-Bah… Aah ! Foutue pièce ! Si la réserve de poison ne m'explose pas à la figure, j'aurai de la chance ! Pesta-t-il avant de reprendre. Qu'est-ce que j'allais dire ? Ah, oui. Peut-être que Gaara est juste frustré.

-Frustré ? Répéta la kunoichi, incrédule.

-Ou inquiet.

-Inquiet ? Fit-elle mécaniquement.

-Ou les deux.

-Les deux ? L'interrogea-t-elle avec un demi-sourire.

Le shinobi se désintéressa alors de sa marionnette, se tournant vers sa sœur.

-Arrête de faire ça, ordonna-t-il.

-Arrête de faire ça, mima-t-elle.

Il lui lança un outil au visage. Bien sûr, elle l'évita en gloussant puis se concentra à nouveau sur la raison de sa venue.

-Bref, qu'est-ce que t'essayes de me dire ?

Le marionnettiste la fusilla du regard, soufflant avec humeur avant de répondre.

-Naruto. Mission. Danger de mort. Inquiétude. Absent donc pas de sexe. Frustration. CQFD. Je te fais un dessin ou ça va tu visualises bien ?

Ainsi, lorsque le blond revint de ladite mission, deux semaines plus tard, à peine fit-il un pas dans la cité qu'il se retrouva avec Temari pendue à son cou.

-Naaaruuutooo ! Geignit-elle. Si tu savais comme tu m'as manqué ! Sans toi, Gaara redevient le dangereux psychopathe qu'il était avant !

-Allons, je suis sûr que tu exagères, se moqua gentiment l'hôte de Kurama.

-Y'a trois jours, il a menacé de déclarer la guerre à Konoha si on ne lui donnait pas très vite de tes nouvelles…

-Oh. Je vais lui parler.