Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !
Message de l'auteur : Bonjour ! Alors, c'est pour annoncer à tout le monde qu'il y a de fortes possibilités que vous n'ayez aucun signe de vie de moi pendant deux semaines… Je m'en vais en voyage à Cuba dans une semaine et j'ignore à quel point je serais occupé la semaine prochaine (il est évident que je n'écrirais pas pendant que je suis en vacances lol !). J'espère pouvoir écrire la semaine prochaine mais, je suis vraiment occupée alors…
Chapitre 9
Ron savait pertinemment qu'il pouvait utiliser toutes les raisons du monde si cela lui chantait… mais cela ne changeait rien au fait qu'il se trouvait devant la porte de Blaise Zabini, les mains moites de sueur et le cœur battant comme un lycéen ayant subit un coup de foudre. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir un coup de foudre pour un suspect. D'accord, il n'était qu'un suspect parmi 9 enfants qui avaient toutes des raisons variées et plausibles de vouloir liquider Lucius Malfoy. Il se devait de garder son objectivité… il se devait d'observer le mulâtre sous toutes les coutures de son corps somptueux afin de découvrir la moindre étincelle de culpabilité. Ses dents se refermèrent sur sa lèvre inférieure alors qu'il sonnait à la porte. Qu'est-ce qu'Harry aurait fait à sa place ? Quelle question stupide… Le Lieutenant Harry Potter ne se serait jamais laissé distraire par ses hormones. Rien ne le distrayait de toute façon. Et c'était bien pour ça qu'il avait réussi à résoudre son premier crime à l'âge de 16 ans. Un crime commis par un être cher à son cœur sur d'autres personnes chères à son cœur… alors jamais Harry ne se serait laissé distraire par qui que ce soit. Il en ferait de même. Il serait de marbre et essaierait de tirer les verres du nez de Blaise Zabini. Un sourire forcé apparut alors sur ses lèvres lorsque Blaise Zabini ouvrit la porte. Il portait un apron et il avait de la farine sur le nez. Merde. Il sentit son ventre se crisper et il dut détourner vivement les yeux.
-Inspecteur Ronald Weasley. Salua le mulâtre de sa voix rauque. Vous revenez bien vite chez moi… Dois-je m'inquiéter ?
-Seulement si vous avez quelque chose à vous reprochez.
Une lueur amusé passa brièvement dans les yeux lime avant que le mulâtre ne lui fasse signe d'entré. Ron se félicita au moins cinq fois lorsque son regard ne dériva pas aussitôt sur la chute de rein rebondit. D'accord… cela faisait combien de temps qu'il n'avait pas couché avec personne ? Deux mois et trois semaines… Peut-être était-ce pour ça que ses hormones étaient aussi volatiles… Zabini lui désigna alors du bout des doigts une chaise sur laquelle il s'empressa de s'asseoir. Le fils de Lucius Malfoy en fit alors de même en face de lui. Bon… il supposait que c'était à lui de parler.
-Merci de m'accorder de nouveau votre temps, Monsieur Zabini.
-Qu'est-ce que vous voulez exactement ? Demanda sans détour le mulâtre.
-Juste vous posez quelques questions afin de pouvoir approfondir mon portrait de Lucius Malfoy.
-Pourquoi me poser des questions à moi ? Drago Malfoy ait bien mieux placé pour une telle chose non ?
-Moi et mon partenaire avons décidé de voir toutes les impressions… Cela nous aidera à mieux comprendre comment était cet homme.
-Je ne peux pas vous aider. Je ne le connaissais pas.
-Vous ne l'avez jamais rencontré ?
Zabini passa alors une main nonchalante dans ses cheveux frisés et Ron fut obligé de compter jusqu'à dix afin de ne pas s'attarder sur ses doigts graciles passant sensuellement dans la chevelure bouclée. Seigneur, il avait un de ses visages… avec ses lèvres pleines et charnues… ses yeux clairs et sa peau chocolat… Qu'est-ce qu'il aurait donné pour le rencontrer dans un bar. Il lui aurait acheté un verre et peut-être aurait réussi, à la fin de la soirée, à se faufiler dans ses petits jeans serrés… Malheureusement, ils ne s'étaient pas rencontrés dans un bar. Il était un suspect et il allait devoir dire à ses hormones d'aller se faire foutre. Une grimace déforma légèrement ses lèvres. Mauvais choix de mots.
-Il est venu une fois dans le restaurant où je travaillais… j'avais 16 ans et j'étais serveur à cette époque. Il m'a à peine regardé si c'est ce que vous voulez savoir. Par contre, il m'a laissé un très généreux pourboire.
-Vous vous souvenez du pourboire ?
Celui-ci haussa les épaules.
-C'était la première fois que quelqu'un me laissait plus de pourboire que le montant de la facture alors ça m'a intrigué. Je lui ai couru après pour lui dire qu'il faisait erreur et il m'a regardé pendant de longues secondes avant de partir sans me répondre. Alors voici mon unique rencontre avec mon paternel.
Comment avait-il du se sentir en voyant ce visage pour la première fois ? Une personne qu'il n'avait du voir qu'en photo… une personne qui ne lui avait jamais montré le moindre intérêt… et soudainement le voir… être obligé de le servir alors que celui-ci ne lui prêtait aucune attention… Comment avait-il bien pu se sentir ?
-Comment votre mère et Lucius Malfoy se sont-ils rencontrés ?
Le visage alors serein de Zabini se crispa alors qu'un éclair de colère traversait les yeux verts. Ron se maudit silencieusement en sentant son sang bouillir face à ce regard. Jamais un homme ne lui avait-il fait autant d'effet… s'il n'était pas un suspect… seigneur, s'il n'avait pas été un suspect… Il fallait qu'il se reprenne parce qu'il était un suspect et qu'il n'y avait rien à faire.
-Elle avait été engagée comme aide à la cuisine chez lui. Il l'a séduite et elle s'est retrouvée avec moi sous les bras alors qu'elle n'avait que 20 ans. Et voilà.
Ron hocha lentement la tête. Il n'avait plus rien à dire maintenant. Il lui restait plus qu'à partir et à essayer de penser à des pensées dégoûtantes avant de s'en aller rejoindre un autre des enfants de Lucius Malfoy. Ensuite, il parlerait avec Harry pour savoir lequel de ses enfants il devait garder le plus à l'œil. Il se leva alors de sa chaise.
-Merci de m'avoir accordé votre temps Monsieur Zabini.
-J'ai une question pour vous Inspecteur Weasley.
Le roux baissa alors les yeux afin de pouvoir regarder le mulâtre. Ce type était minuscule… et il avait de ses courbes… il obligea ce désir incessant qui lui tordait le ventre à redevenir calme.
-Quelle est-elle ? Demanda-t-il aussi calmement que possible.
-Est-ce que vous êtes gay ?
Quoi ? Les yeux bleus s'écarquillèrent sous le choc avant qu'un sourire félin ne se forme sur le visage chocolat. Pourquoi cette question ? Quelle était l'utilité d'une telle question ? Pourquoi ne lui demandait-il pas plutôt s'il avait la moindre piste sur le meurtre de son père? Pourquoi ne pas lui demander…
-Je pense que cela ne vous regarde en rien. Répliqua-t-il avec raideur. Sur ce je vous souhaite une excellente journée.
Avant qu'il ne puisse prendre ses jambes à son cou, Zabini se saisit de son bras et l'envoya valser contre sa chaise. Il n'aurait jamais pu imaginer que des bras aussi délicats contenaient autant de force… c'était assez fascinant. Et il n'avait pas le temps pour s'attarder sur un détail aussi stupide! Au moment où il s'apprêtait à protester vertement, le mulâtre se laissa tomber sur ses genoux, le chevauchant contre son gré. Enfin, contre le gré de son cerveau parce que son corps semblait sur le point de partir en flamme.
-Alors, il ne me reste qu'à découvrir par moi-même la réponse à cette question… n'est-ce pas Inspecteur?
Il n'avait jamais entendu quelqu'un dire ce mot avec autant de sensualité. Merde! Il fallait qu'il reste concentré! Il fallait qu'il pousse Blaise Zabini de sur ses genoux parce qu'il était un suspect et que lui était de la police et qu'il se devait d'avoir plus de contrôle que ça! Malheureusement, son cerveau prit un congé sabbatique lorsque les lèvres pleines se jetèrent voracement sur les siennes. Ce souffle chaud contre sa bouche… ses mains se plaquèrent sur les hanches qui se trouvaient au-dessus des siennes, bien décidé à l'obliger à s'enlever de ses genoux. Celles-ci ne purent que se crisper sur les hanches du mulâtre lorsque celui-ci passa une langue taquine sur sa lèvre inférieure le faisant grogner. Il n'en fallut pas plus pour que cette langue décide de s'approprier l'intérieur de sa bouche, lui coupant le souffle. Il ne pouvait pas réfléchir… oh non, il ne pouvait pas réfléchir… pas avec une personne aussi désirable sur ses genoux. L'une de ses mains partit fourragée dans la chevelure bouclée de Zabini alors que sa propre langue partait danser avec celle du mulâtre. Le désir lui tordait le ventre… il pouvait se voir enlevant chacun des vêtements qui recouvraient ce corps superbe et le prendre à même le sol… Ce serait rapide et brutale et hautement satisfaisant… Les lèvres de Zabini quittèrent alors les siennes pour s'attacher à son cou, suçant et mordillant… se faisant un devoir de lui faire perdre la raison…
-J'ai failli devenir cinglé dès la première fois que je t'ai vu. Susurra le mulâtre. Tu es tellement sexy…
Sa seule réponse fut un grognement.
-Inspecteur…
Ce qu'il aimait ça lorsqu'il l'appelait ainsi… Inspecteur… le ton de sa voix… sa langue qui jouait contre son pouls… Seigneur, qu'il était excité comme un malade… Inspecteur? Une minute. Il était un Inspecteur. Il était un inspecteur qui travaillait sur un crime. Et il était entrain de presque s'envoyer en l'air avec le suspect! Il repoussa vivement le mulâtre, le laissant tomber sans ménagement au sol avant de se lever précipitamment.
-Je dois y aller.
Il partit presque en courant du petit appartement avant de s'engouffrer dans la voiture et de démarrer en trompe. Il avait faillit coucher avec Blaise Zabini. Il regrettait… seigneur comme il regrettait… le seul problème était qu'il ignorait complètement s'il était plus déçu de ne pas avoir fini ou bien d'avoir commencé.
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Luna Lovegood n'arrivait pas à accepter que Lucius Malfoy était mort. Une part d'elle était morte et elle ne l'avait même pas vue dans ses cartes! Comment était-ce possible? Elle était sensé pouvoir le voir… et maintenant ces cartes ne lui disaient absolument rien d'intéressant… le sourire du pendu? La haine, l'amour et la jalousie? Ne pouvait-on pas lui donner un nom afin qu'elle soit un minimum utile au Lieutenant Potter et à l'Inspecteur Weasley! Comment pouvait-elle donc les aider si les cartes décidaient de crypter leurs messages? Le retentissement de sa sonnette la fit cligner des yeux. Elle n'attendait personne pourtant. Vraiment super… les cartes ne voulaient même pas lui dire une information aussi insipide. Bon sang! Elle se dirigea alors vers sa porte et l'ouvrit calmement. Son cœur s'arrêta alors dans sa poitrine. Mon Dieu, quelle beauté! Et un sourire si chaleureux teinté d'une légère tristesse…
-Bonjour. Salua-t-elle doucement.
-Je… je tenais à vous souhaites mes condoléances… Après tout, nous sommes dans la même situation.
-Oh! Vous aussi vous êtes un enfant de mon père!
Les magnifiques yeux se voilèrent de tristesse alors que l'inconnu hochait la tête. Luna lui fit alors signe de rentrer et lui tourna le dos. Ce fut sa première erreur. Elle n'eut même pas le temps d'hurler en sentant un bras délicat s'enrouler autour de sa gorge alors qu'une aiguille s'enfonçait dans sa chair. Elle ne comprenait rien de ce qui se passait… son corps flottait… sa tête était si légère… où se trouvait-elle? Comment s'appelait-elle? Elle sentit qu'on la déposait sur une surface plane et se laissa couler.
-Tu es beaucoup plus légère que Goyle! S'exclama la voix mélodieuse. Ce n'est pas étonnant, tu n'es pas un boxeur!
Quelque chose lui effleura la joue et Luna ne put trouver la force d'ouvrir les yeux.
-Tu vois ma sœur… je n'avais aucune envie de te tuer maintenant… je voulais étendre ça sur des mois… des années… La patience est une vertu comme on dit et je n'en manque pas… Malheureusement, je ne peux plus attendre… J'ai peur qu'une telle opportunité n'arrive plus jamais.
Luna pouvait entendre un petit rire s'échapper de la bouche de son meurtrier. Elle n'arrivait même pas à comprendre ce qu'on lui disait…
-Et puis, à cause de cet imbécile de Goyle, j'ai bien peur que le Lieutenant Potter comprenne assez vite que mon but et de vous éliminer un après les autre… et ensuite que se passera-t-il? Il vous cachera quelque part et ma chance se sera envolée en fumée… alors, je dois le faire vite et bien… avant que vous ne disparaissiez de ma vue et que je vous perde à jamais…
Une autre caresse, cette fois-ci dans ses cheveux… seigneur, mais que se passait-il? Où se trouvait-elle? Pourquoi? Pourquoi son cerveau refusait-il de faire la moindre connexion?
-Je n'éprouve pas d'haine pour toi tu sais. Susurra le meurtrier. Mais, tu dois comprendre que tu te trouves dans mon chemin… Parce que, je dois être unique tu comprends, j'espère! Je dois être l'unique Malfoy. C'est ma destinée alors ne m'en veut pas…
Luna n'eut même pas la force d'ouvrir les yeux alors qu'une lame de couteau s'enfonçait au plus profond de ses entrailles.
À suivre…
