Hum... impardonnable je suis. Je me passerais donc de tout commentaire.
Ah si, un truc, mes anciennes mise en page (ellipses avec des tirets, mes doubles tiret au dialogues) ont complètement été effacées !


Chapitre 9 : Opération Pervers

Vivienne Merteuille était une femme d'âge mûr de 56 ans qui n'avait jamais connu les « plaisirs » de la vie de couple et familiale et dont l'idéal philosophique était la pureté absolue, d'où sa vie chaste, modèle, pudique et réservée. Même si elle le niait, cette vocation existentielle était sûrement dû à la répulsion naturelle qu'elle inspirait, d'où son manque total de vie sociale.
Pas très grande, les cheveux pour la plupart gris, le visage bien ridé, elle avait décidé de jouir de sa retraite en tant que concierge et de s'occuper des chats errants du quartier, sentiment qui lui venait probablement de la vie solitaire qu'elle avait décidé de mener, comblant ainsi son manque cruel d'affection envers autrui.
Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'en plus des chats du quartier, des matous solitaires et des chatons galleux abandonnés, elle nourrissait les rats et lapins d'égouts.
Et oui, Vivienne était une de ces femmes qui n'avait jamais porté de lunettes de leur vie, et ce n'était pas à 56 ans qu'elle allait commencer : « On apprends pas à la vielle guenon l'art du maquillage. »
Ainsi donc, Vivienne était à la fois myope, presbyte et tout les autres termes scientifiques qualifiant une malvoyance très développé à un état alarmant, voire irréversible.
En effet, cette bonne concierge adorait la littérature, elle y avait consacré, lors de sa jeunesse, la plupart de son temps libre : des journées entières et parfois, ou plutôt souvent, des nuits blanches, que ce soit de petites nouvelles de quelques lignes à des ouvrages de plus de 16098 pages… Toutefois, ses lectures se montraient très restreintes car elle ne lisait pas n'importe quoi, loin de là. Non, à en juger sa bibliothèque bien garnie, la concierge était une grande friande d'ouvrages érotiques, et non pas exotiques comme elle le prétendait inlassablement…

Cette anecdote prouve donc, contrairement aux récentes études publiées, que la sexualité en excès peut rendre aveugle, et ce, au grand dam de Vivienne, puisque maintenant, elle peut plus lire grand chose, la cochonne !

C'est ainsi qu'en cette fin de matinée ensoleillée, Mlle Merteuille donnait du lait à ce qu'elle croyait être un adorable petit chat pelé mais qui en réalité, était un lapin, sale, dégoûtant et répugnant. Ces petites bêtes étaient de vrais saloperies qui infestaient et ravageaient les jardins publics comme privés, à la recherche d'herbes bien grasses, de choux bien croustillants et de carottes bien oranges.
Elle allait caresser le pelage dégarni de la créature grouillant de puces et d'aquariens en tout genre lorsqu'elle entendit des bruits de pas précipités dans l'escalier de l'immeuble dont la délicatesse laissait à désirer… (manière courtoise pour décrire des gens en train de gravir les marches comme des sauvages).
Elle sortit donc de son petit et modeste logis pour voir qui étaient les responsables de la nuisance sonore des escaliers, puit elle demanda d'une voix qu'elle voulait sévère et autoritaire : « Qui est là ? »

xxxXXXxxx

Grâce aux précieuses informations délivrées par le Fullmetal, Roy Mustang et son équipe (Fuery n'était pas venu car il devait finir de remplir ses rapports, et Falman, parce qu'il avait trouvé un prétexte d'urgence de première priorité alarme rouge pour ne pas venir) étaient arrivés devant l'immeuble où se trouvait la base secrète du réseau rebelle terroriste sectaire (de secte) mené par le terrible psychopathe du nom de code « Pervers ».

Au départ, le colonel s'était rendu compte, après coup, qu'il… ne savait pas où habitait ce fameux Pervers. Edward étant partit on ne sait où, il avait dû faire confiance à sa mémoire et faire appel à sa déduction afin de trouver le lieu exact.

Ce fut après avoir errer durant près de deux heures dans les rues mal famées de Central où, comme par hasard, se trouvaient des maisons de couleur rouge qui vantaient les mérites charnels de leurs hôtesses, que le Flame Alchemist eut la révélation, encouragé par l'irritation de sa subordonnée : « Edward est partit prendre Hawkeye en photo, donc c'est près de chez elle, mais où ? »

Alors qu'il était en plein débat intellectuel interne sur les probabilités distancielles de l'emplacement du voyeur près du lieu de résidence de sa subordonnée, le lieutenant Hawkeye s'était approchée et avait fait part d'une remarque très pertinente :

-Colonel… Edward n'a pas dit que le suspect habitait en face de chez moi ?

Leçon n°1, ne jamais faire confiance à Mustang sur sa déduction et mémoire légendaire sauf lorsqu'il s'agit de retrouver l'emplacement d'un bordel.

C'est donc confus, humilié et profondément vexé, que Roy Mustang avait suivi son lieutenant et ses deux autres subordonnés jusqu'à son domicile, car il ne savait pas où elle habitait, avec pour unique consolation que bientôt, il pourrait tenir dans ses mains les trois dernières et tant désirées photos de Riza Hawkeye dévêtue.

C'est ainsi qu'ils s'étaient tout naturellement retrouvés devant le bâtiment en face de celui de la jeune femme, prêt à en franchir l'entrée.

Roy ajusta ses gants puis fit signe à ses subordonnés d'entrer. Ils se retrouvèrent devant un grand escalier, sombre, lugubre, fait dans un bois qui commençait à moisir. Breda le constata à ses dépens en ayant le malheur de poser la mains sur la rambarde : elle était pleine de mites et de vers. Son cri de fillette apurée fut étouffé par Havoc qui lui administra une baffe pour le faire taire.

Le colonel entreprit alors de gravir les marches de l'escaliers néanmoins, il s'avéra que la chose n'était pas si évidente et aussi aisée qu'on ne pourrait le croire : le bois moisissant glissait sous leurs pieds, d'autant plus que d'innombrables petits êtres anonymes rendaient l'âme à chaque pas posé sur les marches. C'était un véritable parcours de combattant qui s'imposait à eux.
Breda vivait un vrai cauchemar, Havoc tentait nerveusement de se maîtriser et Hawkeye grimaçait irritée : un cafard venait de trouver refuge sur sa botte. Roy quand à lui, n'était préoccupé par qu'une seule chose : Les photos.

Lorsqu'il arrivèrent au 2ème étage, une chose informe s'approcha d'eux, tel le grand et prestigieux boss final à vaincre avant de passer au prochain niveau elle émit un son que l'on pourrait considérer comme étant une voix grinçante et stridente qui ressemblerait à la question : « Qui est là ? »
C'est alors que Roy vit le visage de la créature : quelques poils gris-blancs sur le haut de ce qui semblait être un crâne dégarnit, des rides indénombrables qui déformaient les traits de l'être et lui donnaient de nombreux plis de peaux qui formaient plusieurs étages de bourlets à ceci s'ajoutaient pustules purulentes et verrues poilues. Enfin, sa masse corporelle devait être trois fois plus élevée que celle d'un être humain normal.

Roy sursauta d'horreur face à cette vision cauchemardesque qui s'offrait à eux et s'écria :

-Mais quelle horreu…

-Gnrrrhein ? grinça l'être monstrueux

Riza, réfléchit en moins d'un millième de seconde et eut le bon réflexe de lui écraser discrètement, mais fermement le pied. Le jeune homme retint un cris de surprise avant de se rattraper :

-…heureux accueil !

L'immonde créature, qui, en plus d'avoir pour caractéristique d'être au paroxysme de la laideur était non seulement, et malheureusement pour les personnes en face d'elle, dure de la feuille.

-Pardon ? Qui êtes-vous ?

Une odeur pestilentielle s'échappa de sa grande bouche édentée et flotta dans l'atmosphère. Les soldats eurent l'impression d'être en contact avec un gaz toxique.
Le colonel eut le reflexe de retenir sa respiration avant de répondre :

-Je suis Roy Mustang, Alchimiste d'État et…

-De quoi ? Un boomerang alpiniste d'État ?

Le lieutenant Hawkeye, visiblement lassée, coupa Roy avant qu'il ne réplique. C'est pas que son égo était très important aux yeux de la jeune femme, c'est plutôt qu'elle n'avait pas envie de rester une minute de plus dans cette atmosphère purulente.

-On voudrait passer ! fit-elle en articulant chaque syllabe de manière bien distincte.

-Aaaaaah ! Vous vouliez baiser ! Mais fallait le dire tout de suite !

Et c'est sur ces mots que la bonne concierge, après un petit clin d'œil et un supposé sourire très suggestif, laissa Riza Hawkeye abasourdie, la bouche grande ouverte, pour retourner à la lecture de ses livres spécialisés.
Roy allait sortir une de ses phrases très philosophique pour rassurer sa subordonnée lorsque, sortant de la porte avant qu'elle ne se ferme, un lapin d'égout surgit et fila entre les pattes des soldats.
La tête qu'affichèrent les quatre militaires étaient digne d'un dessin caricatural que l'on peut trouver dans la presse.

Une fois débarrassé de la présence peu agréable, non, soyons honnête, repoussante de la vieille, moche, affreuse, répugnante, laide et à l'haleine puante de la concierge, les militaires purent enfin continuer leur périlleuse ascension…
Ils arrivèrent enfin à l'étage tant attendu… devant la porte de l'appartement du bâtiment se trouvant en face de celui de la jeune militaire, le domicile de Pervers.

Roy fit signe à ses hommes de se mettre en position pour une entrée indélicate autrement appelée « on fracasse la porte et on entre sans avoir demandé l'autorisation », chose que Riza désapprouva :

-Colonel, défoncer la porte va alerter notre délinquant ce qui lui laissera le temps de s'échapper… Il vaut mieux frapper comme si on était de simples visiteurs et de l'arrêter ensuite en le maîtrisant physiquement.

Roy dut piteusement admettre que le désir d'acquérir ces photos l'empêchait de réfléchir intelligemment. « Réféchis avec ta tête bon sang ! »

Il fut donc décidé d'exécuter la stratégie d'Hawkeye et que ce serait Havoc qui frapperait à la porte, de façon à ce que Breda bondissasse sur la cible une fois en vue, avec Hawkeye en arrière, arme en main, qui tirerait sur tout ce qui bouge au cas ou ça marcherait pas, sait-on jamais.

xxxXXXxxx

Ça faisait maintenant près de trois heures que, assis de manière avachie sur un canapé usé dont le tissu partait en miette, il regardait sans grande conviction un documentaire ma fois fort savant sur les aspects hermaphrodito-gastéropodaires de la reproduction des crevettes, enfin… intéressant pour les crevettologues, sans doute.

J'aime pas les crevettes… bougonna le trentenaire.

On frappe à la porte.

On refrappe à la porte.

Sortant enfin de son hypnotisme crevettien, il décida de se lever et d'ouvrir la porte après avoir conclue que quelqu'un devait avoir frappé pour qu'il y aie des « toc toc » à plusieurs reprise et de manière insistante.

-Bonjour. fit un homme blond.

-C'est à quel sujet… ? demanda d'abord l'indigène, puis, remarquant la couleur bleue « marine » de l'uniforme de son visiteur il ajouta vivement, pensant sans doute à un quelconque pêcheur marin : Si c'est pour des crevettes, non merc…

Il n'eut pas le loisir de finir sa phrase qu'un homme roux se jeta sauvagement sur lui. De tout son poids. Immobilisé en moins de cinq seconde, il tenta de pousser un cris suraiguë généralement dit de « fillette » mais il fut bâillonné avant d'avoir pu ouvrir la bouche.

-Aaaaaaah ! Mais c'est quoi cette odeur ? s'écria Roy, en se bouchant le nez, accompagné de Riza qui grimaçait d'horreur.

-Ma chaussette du pied gauche. fit Breda en haussant les épaules.

-Comment ça ? fit Roy, perplexe.

Il entendit alors les gémissements du pauvre Pervers ligoté et comprit pourquoi il gigotait dans tous les sens, les yeux révulsés. C'était tout simplement que son bâillon était très odorant.

-Breda, tu es un monstre de la pire espèce… souffla Havoc.

-Bien, surveillez-le, je vais jeter un œil aux alentours. lança Mustang d'un ton pressé.

Laissant ses trois subordonnés admirer l'évanouissement dans lequel leur pauvre victime allait sombrer, il se dirigea vivement dans la tanière qui semblait être la chambre du jeune trentenaire voyeur, et non voyant. Deux termes dont le sens est à ne pas confondre. Quoique ne confondez pas non plus avec non-voyant, ce serait incompatible avec l'activité de voyeur.

C'est alors qu'il les vit, accrochées sur le mur, des centaines de photos montrant de jeunes femmes nue, prenant leur douche, s'habillant, se changeant, se prélassant, se mas… Enfin bref, beaucoup de positions fort érotiques pour tout mâle d'espèce humaine.

Roy se mit donc en quête de la recherche des photos tant attendues de Riza Hawkeye, la raison pour laquelle il avait enduré tant de peur, d'angoisse, de prises de têtes et de moments forts inconfortables… dans son pantalon.
Que d'aventures.

Le problème, c'est qu'il y en avait… vraiment beaucoup. Impossible de trouver Hawkeye en un simple regard. Il les scruta donc avec attention, en n'oubliant pas de se rincer les yeux à chaque cliché visionné au passage.
Son cœur rata une pulsion. Elles étaient là ! Il venait enfin de les trouver ! Sans attendre, il les arracha du mur pour les agripper fermement en main. Des mains qui tremblaient d'une terrible excitation.

Enfin… il put porter son regard avide sur les représentations affichées sur ces bouts de feuilles ! Non, un peu de respect tout de même ! C'était plus que de simple et grotesque feuille, c'était l'incarnation divine de la réalité ! Une copie, certes, mais une copie que l'on peut saisir dans ses mains, car jusqu'à preuve du contraire, on ne peut pas attraper ce que l'on voit au loin…

Roy s'ébroua mentalement, il s'égaraient totalement. Il se concentra donc pour analyser pleinement les messages nerveux oculaires que recevaient son cerveau.

Et lorsque ce fut le cas… Ce fut l'ALLELUYA ! L'accomplissement de tout une vie ! Le point culminant de l'apogée ! L'instant ultime ! Le Paroxysme ! Le nirvana ! L'Euréka ! Le point G que l'on vient enfin de trouver …
Bref, un sentiment incroyablement jouissif qu'il aurait été impossible d'exprimer avec de vulgaire mots…
Ces merveilleuses courbes, ces formes parfaites, cette poitrine généreuse, ces mensurations idéales… CE CORPS que tout spécimen mâle adule lors ses débats philosophiques…

*regarde son scripte*
Ce serait pas plutôt « ébats physiques ? »

Passons cet instant douteux.

Et dire que depuis tout ce temps, cette merveille était cachée derrière un odieux uniforme, dans son bureau. SON BUREAU A LUI ! Et personne ne le lui avait rien dit ? Roy bavait littéralement d'envie devant l'incarnation d'une divinité venant d'un autre monde.
Et quand je dis "bavait" c'est "baver", au premier degrés : cette sécrétion buccale qui, lorsque l'on ne prend pas les disposions appropriées, en l'occurrence, fermer son avale-bouffe, se met à dégouliner de manière peu gracieuse sur la commissure des lèvres…

-Vous ferez attention, y'a un truc gluant qui coule, là. fit une voix féminine d'un ton horriblement tranchant en désignant du doigt l'endroit suspect.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !

Roy sursauta d'une manière tellement violente qu'il en perdit l'équilibre et faillit tomber, telle une grosse larve, sur le sol. Faillit parce que Riza le rattrapa par le col de son uniforme avant qu'il ne se ramasse la tronche la tête la première, à dix centimètres du sol (remarquez le pléonasme [Après relecture, je vois pas pourquoi j'ai écrit ça o_o mais je le laisse, c'est rigolo]).

-iiihh… Roy coupa à temps le cri suraigu qui aurait pu changer irrévocablement son image de mâle incontestablement viril auprès de tout son entourage.

-Vous me remercierez plus tard pour avoir préservé l'intégrité de votre merveilleux profil apollonien. lança Riza, toujours de cette même voix sèche et cassante à en faire pâlir de jalousie une vieille institutrice qui serait surnommée de « dragon » par ses élèves.

Roy, une fois et enfin face à elle, la regarda avec une expression dantesque d'épouvante, il était blême et ses yeux sortaient en relief de ses orbites. La jeune femme préféra ne pas essayer de comprendre ce qui se passait dans la tête de supérieur et resta indifférente à son effroi.
Jusqu'à ce que… son regard tombe sur les clichés que Mustang tenaient fermement dans ses mains.

Ce fut une sorte de gradation progressive, comme lorsque l'on regarde s'animer avec amusement des dessins dans un petit carnet dont on fait défiler les feuilles.
Ses yeux s'écarquillèrent d'abord, ses sourcilles se contractèrent, son nez se fronça puis une grimace affreuse se forma petit à petit sur son visage formant une expression de fureur, de haine, de colère… ajoutez à cela un petit tic nerveux agitant à plusieurs reprise une de ses narines… et vous obtiendrez, plus ou moins, ce à quoi Riza Hawkeye pourrait bien ressembler dans un de ces rare accès de violentes tempêtes rageuses.

-Ne me dites pas que vous êtes EN TRAIN DE…

-…brûler intégralement toutes les photos, sisi j'vous assure ! coupa vivement Roy tout en claquant des doigts ce qui produisit une étincelle qui réduisit toutes les photos en cendre.

Son sourire mal assuré n'aurait convaincu personne, pas même le plus crédule des idiots si on lui disait qu'en cliquant sur alt+F4 sur sa page web, il aurait une grosse surprise… quoique.
La fureur ne passa pas pour autant… mais elle n'avait plus aucun prétexte pour tabasser en toute légitimité son adoré protégé.

-Colonel… fulmina-t-elle entre les dents tout en faisant respectivement craquer sa nuque d'un geste sec, puis chacune de ses phalanges des deux mains, laissant planer une ambiance macabre entre les deux soldats. Roy déglutit difficilement

-Vous venez de supprimer les preuves qui justifient notre présence ici.

-Agna ?

-ON NE POURRA JAMAIS EXPLIQUER POURQUOI ON EST ENTRE ICI PAR LA FORCE ET POURQUOI ON A AGRESSE CE PAUVRE PLOUC DE VOYEUR !

Le colonel Mustang eu l'impression d'avoir reçut une explosion en plein figure tellement la violence du son avait été élevée… tellement qu'il eut la sensation d'être temporairement sourd…

-VOUS ÊTES UN VÉRITABLE ABRUTIS, UN DÉBILE DONT LE CAS EST IRRÉVERSIBLE, UN PAUVRE CRÉTIN QUI…
Décidément cette surdité ne passait pas, il ne voyait que des lèvres s'agiter, avec ce rictus colérique… ça faisait des rides, c'était pas très… sexy. Comment faire pour y remédier ? C'est-à-dire faire en sorte qu'elle se taise, baisser le volume de décibels et effacer ces vilaines grimaces sur ce visage qui pouvait être si angélique ?

D'un geste précis, assuré, expérimenté, voire professionnel, il passa ses mains expertes dans le dos de sa subordonnée et l'attira contre lui. Contre son visage. Contre ses lèvres. Un baiser à la fois tendre, délicat, et passionné.

La jeune femme écarquilla tout d'abord les yeux et tenta de se dégager, outrée, des bras de cet homme odieux, sans scrupule, pervers, obsédé, abuseur et… et… mais, en avait-elle réellement l'envie, et la force ?

Cet homme, elle l'avait tellement aimé, désiré sans pouvoir l'atteindre.

Elle répondit à son étreinte, d'abord timidement, mais les sentiments refoulés qu'elle lui portaient finirent par prendre le dessus. Elle se laissa aller aux sensations qu'il provoquait en elle. Au baiser tant souhaité. Ses mains allèrent se poser dans la nuque de son colonel, puis remontèrent avec avidité pour s'emmêler dans ses cheveux d'un noir ébène.
Mais l'émotion était trop forte, elle rompit le baiser pour reprendre son souffle. Son cœur battait la chamade et tambourinait violemment dans sa poitrine. C'en était presque douloureux. Elle n'osa relever les yeux, croiser son regard, c'était comme se dévoiler, mettre ses sentiments à nu.

Roy était tout aussi chamboulé qu'elle et à vrai dire, cette embrassade avait au départ pour unique but de la faire taire. Bon, ça parait très macho. Il avait voulu la surprendre, la choquer peut-être. Mais il n'avait pas une seule seconde envisagée qu'elle puisse y répondre avec tant… de passion ? Oui c'était ça. Un désir brûlant.
Il releva du menton le visage de sa tendre et l'obligeant ainsi à le croiser du regard.

Riza n'y vit ni sarcasme, ni satisfaction goguenarde, juste un visage attendri et bienveillant. Celui dont elle avait toujours rêvé.

FLASH !

-Merde, pourquoi il s'est déclenché cette fois-ci ? fulmina Havoc en examinant l'appareil photo instantané qu'il tenait dans ses mains, sans comprendre.
Breda et le pervers, toujours bâillonné avec la chaussette, à côté, lancèrent à leur camarade un regard incendiaire. Mais quel con !

-Messieurs, des explications rationnelles quand à votre présence ici ?
Le colonel faisait surgir des étincelles de ses gants, le lieutenant chargeait son magnifique magnum avec doigtée.

Bleus, comme leur uniforme. C'était la couleur qu'avait prit leur visage, en plus d'être blême.

-On fait pas une enquête ? fit Havoc d'une petite voix étouffée.

-ALORS QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR TROUVER DES PIÈCES A CONVICTIONS ?

-Tout de suite monsieur !

-ET DONNEZ-MOI CET APPAREIL.
Havoc le lui tendit, avec prudence, sans doute apeuré d'être brûlé vif au moindre faux-pas.

-Les photos que vous avez prit avec. ajouta Mustang d'une voix sèche.

Le subordonné sortit 2 photos de sa poche puis se rua vers le mur… pour trouver quelques morceaux de photos calcinées. Le Pervers, à la vue de cette catastrophe irréparable, commença à marmonner quelques sons inaudibles, mais le flot de larmes se déversant de ses yeux laissait à penser qu'il était désemparé. Breda, sans doute touché par sa tristesse, le dé-bâillonna.

-Bah alors vieux, qu'est-ce qui y'a ?

-Bouahahahaaaaaaaa...! fut la seule chose qu'il pu articuler en s'effondrant dans les bras du roux.

-Chute, là, là… consola Breda en tapotant dans le dos du Pervers.

-C'était une œuvre, tu comprends ? l'accomplissement d'années de travail, de patience, de sueurs froides, d'émotions intenses et tellement étroites… ! Et.. et y'a pu rieeeeen ! chouina-t-il dans un sanglot hoquetant.

Le colonel n'avait pas vraiment envie d'en entendre davantage sur les émotions étroites qui parcouraient le pervers. Pour sa part, ça n'avait jamais été étroit vu qu'il ne s'était jamais caché… Bref.

-Je rentre au QG, je veux un rapport complet pour ce soir, bien comprit ? annonça-t-il.

-Colonel, vous avez tout brûlé, comment voulez-vous qu'on trouve quoi que ce soit ? se plaignit Havoc.

-Je veux pas savoir, débrouillez vous. Ah, et une dernière chose ! ajouta Mustang en relevant le doigt pour appuyer son dire : un mot, un seul sur ce que vous venez de voir dans cette pièce, et je vous promets que jamais plus vous ne trouverez une femme qui voudra de vous suite à ce que je vous infligerais.
Le petit regard assassin qu'il leur lançait était très persuasif, même plus que nécessaire.

Le Flame Alchemist s'éloigna avec sa subordonnée en direction de l'escalier. Cette brutale interruption les avaient quelques peu refroidit, du moins, pas totalement. Roy rangea une mèche rebelle derrière l'oreille de son lieutenant, geste pourtant simple, mais suffisant à réveiller toute leur passion. Il allait dire quelque lorsque…

-Alors les jeunes, on batifole encore ? Hihihii… fit une voix stridente. Payez-vous un hôtel, c'est pas ce qui manque pourtant, hinhin !

Le monstre hideux disparut derrière la porte.

Mais le frisson d'horreur qui leur parcouru l'échine ne se dissipa pas aussi facilement, c'était même plutôt tenace. Un livre dont la couverture était cornée par l'usure dégringola jusqu'à arriver à leur pieds. « 365 positions avec illustrations et modes d'emplois pour ne pas tomber dans la routine ! »
Les deux militaires sortirent du bâtiment en silence, complètement déconfis.

Riza se racla la gorge et demanda, timidement.

-Colonel, vous vouliez dire quelque chose ?

-Eh bien je voulais vous proposer de passer chez moi, pour étudier plus en profondeur les nouveaux atouts qui se sont agréablement révélés chez vous , mais… après l'effroyable apparition de l'escalier, je crois que je vais me contenter d'une modeste invitation au restaurant. finit-il dans un sourire gêné qui restait néanmoins charmeur.

-J'accepte l'invitation, répondit Riza en souriant. Permettez néanmoins que je prenne congé, après cette journée mouvementée, j'ai bien envie de me reposer.

-Ah mais c'est vrai que vous habitez juste en face ! s'exclama Roy, telle une révélation. Je peux vous…

-Non, je vous remercie, je rentre seule. Venez me chercher ici même, à disons… 20h ?

-Euh…

-Eh bien c'est d'accord, à ce soir.

C'est ainsi que Riza Hawkeye laissa son supérieure en plan devant son immeuble. Il resta interdit durant plusieurs minutes en sachant pas trop s'il devait se sentir offensé ou…

-Scrtch, scrtch. fit un bruit désagréable en provenance de ses bottes. Le colonel jeta un œil intrigué et eu le plaisir, ou la malheur, d'apercevoir ou sorte de chat galeux et pelé en train de lui grignoter la botte.

-AAAAAAAAAAAAAAH !

D'un réflexe incontrôlable, il claqua des doigts et brûla vive la pauvre de bête. Elle mourut instantanément, dans un couinement horrible, happée par le tourbillon de flamme destructeur de l'alchimiste de feu. Il ne devait pas culpabiliser, de toute façon, il n'aurait pas pu l'aider, il avait balancé la sauce.
Quelque peu déstabilisé par cette étrange situation, il regarda aux alentours, histoire de voir si la mère Michelle qui aurait perdu son chat ne la poursuivrait pas dans un flot d'insultes, le maudissant lui et sur 10 générations.

Personne. Si ce n'est cette odeur de viande brûlée… ou cuite plutôt. Cuisson à point même.

-C'est drôle, on dirait du lapin… dit Roy à voix haute, fronçant du nez. Avec un peu de moutarde…

Et il s'éloigna des lieux, direction son apparemment. Mais ce n'était pas encore fini. Il devait se venger pour le petit affront qu'il avait subit, et il avait une bonne idée en tête. Le genre de truc salaud, immoral et bien dégueulasse. Gnak gnak.

Mais avant ça, il avait un rendez-vous galant à organiser.


Eh non, pas finit encore... le chapitre fait à l'origine plus de 9 mille mots, mais je préfère le couper en deux. Affreux, plus j'avançais dans l'écriture et plus je me disais, ah, j'ai bientôt finit ! Mais plus des choses s'ajoutaient, interminablement...
Mais je vous rassure, la suite est (quasi) prête à l'emploie et je la mettrais en ligne d'ici quelques semaines de temps d'améliorer et corriger ce qui ne va pas.

Une seule chose me ferait plaisir, savoir si vous avez rit é.è