Bonsoir tout le monde !

Merci pour toutes vos chaleureuses reviews ! Pour bien commencer le week-end, voici le nouveau chapitre de "La troisième sera la bonne".

J'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture !


CHAPITRE 9 :

Ginny se tenait devant la grande salle avec sa mère. Les deux sorcières contemplaient les portes fermées, et sentaient la magie –puissante- qui coulait hors de la salle.

- C'est ici qu'ils s'entraînent ? murmura Molly.

Ginny acquiesça et resserra ses doigts autour de ceux de sa mère.

- Tu penses qu'elle sera prête à temps ? demanda Mme Weasley.

- Il le faut, maman… répondit sombrement la poursuiveuse.

- Ne t'inquiète pas. On va tous y aller, et nous récupérerons Rose et Hugo.

- S'ils ne sont pas déjà morts…

La voix de Ginny était un sanglot qui resta bloqué dans sa gorge. Molly prit sa fille dans ses bras et la berça doucement.

- Ils vont bien, j'en suis sûre… Et au fond de toi, tu le sais.

Ginny écrasa d'un geste de la main les larmes qui commençaient à couler et acquiesça.

- Allons voir Minerva, dit doucement Molly. Nous devons mettre au point une stratégie pour les sauver.

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Hermione haletait, épuisée. Sa main droite tremblait, mais elle devait continuer. Face à elle, Grindelwald souriait.

- C'est mieux Miss Granger. Vous commencez à comprendre… C'est fini pour ce soir, ajouta-t-il en regardant sa montre. Demain, rendez-vous à sept heures.

- Non, continuons, je sens que ça vient…

- Vous épuiser ne servira à rien. Allez dormir. Mais avant, passez voir Miss McGonagall, pour lui montrer que vous êtes toujours en vie…

Le vieux sorcier ramassa sa cape, la glissa sous son bras et se dirigea vers la sortie.

- Merci… murmura Hermione.

- Ne me remerciez pas encore, Miss Granger. Dans l'état actuel des choses, vous ne sortirez pas vivante de votre confrontation avec Voldemort.

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Minerva referma la porte de son bureau et s'appuya contre. Elle passa une main sur son visage et soupira. Elle avait mis deux heures à calmer Molly Weasley, et une demi-heure pour tempérer son neveu qui voulait aller crever les yeux des mangemorts qui avaient osé toucher aux enfants de sa belle sœur. Maintenant, Molly était retournée chez elle avec Ron, Ginny était restée, et William et Bill faisaient des rondes dans le château. Elle fit quelques pas et se posta devant la fenêtre. Immobile, elle laissa vagabonder ses pensées.

Rogue pénétra silencieusement dans le bureau de McGonagall. La nuit tombait lentement, répandant son obscurité dans la pièce. Rogue plissa les yeux, et remarqua la directrice devant la fenêtre, les mains jointes derrière son dos, immobile comme une statue de pierre. Seul le ronflement de Dumbledore qui dormait dans son cadre troublait le silence pesant.

- Vous allez bien ? demanda Rogue en s'approchant de son ancienne collègue.

McGonagall hocha imperceptiblement la tête, sans détourner le regard du paysage.

- Ils sont toujours en bas ? demanda-t-il.

- Oui, répondit l'animagus.

Rogue n'insista pas. Il n'avait jamais vu la directrice dans cet état de colère froide, même dans les pires années de la lutte contre Voldemort.

- Vous vous êtes reposée, Minerva ?

Elle tourna la tête, étonnée d'entendre l'inquiétude qui pointait dans la voix de son collègue.

- Non. J'ai laissé ma chambre à Miss Weasley.

- Elle a réussi à dormir ?

- Après que j'ai glissé une potion de sommeil sans rêve dans son jus de citrouille, oui… J'attends que Miss Granger ait fini pour en faire de même.

- Minerva…

- Je vais bien, Severus…

- Dois-je utiliser la legilimencie pour vous faire parler ?

- Vous ne me feriez pas parler, Rogue, vous liriez plutôt.

Severus eut un rictus amusé.

- Toujours à jouer sur les mots, Minerva. Cela me rappelle de bons souvenirs…

- Vous savez que vous pouvez reprendre votre place ici quand vous voulez. J'ai le regret de dire que Turpin n'arrivera jamais à votre niveau de compétence.

- Je n'ai plus de raison de me cacher à Poudlard, rétorqua Rogue.

Le silence se réinstalla. Severus observait du coin de l'œil la sorcière. Son visage était blanc, émacié. Des cernes noires étaient apparus.

- Vous devriez… commença-t-il.

- Vos anciens appartements sont prêts Severus. Vous pouvez aller vous reposer.

Le regard de Rogue se durcit. Il n'était pas homme à se faire congédier de la sorte.

- Pas sans m'assurer que vous vous reposerez, madame la directrice.

- Vous avez ma promesse, Rogue.

- On sait ce que valent les promesses des Gryffondors, répliqua Rogue avec ironie.

- Bien plus que celles des Serpentards…

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Hermione hésitait. Les bruits d'une conversation animée se faisaient entendre, et elle ne voulait pas interrompre les deux protagonistes. Elle attendit quelques instants, mais la dispute ne semblait pas se calmer. Elle était épuisée, affamée, et voulait s'assoir devant une bonne tasse de thé fumante, le nez dans un livre. Elle frappa trois coups discrets à la porte du bureau de McGonagall et patienta quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre. Elle fut surprise de tomber sur Rogue, le visage encore plus pâle que d'habitude.

- Ah, Granger… Toujours vivante à ce que je vois.

Hermione ne releva pas la pointe de déception qui perçait dans la voix de son collègue. Elle balaya du regard le bureau et remarqua McGonagall, le regard vissé sur le parc de Poudlard. L'ancienne préfète s'approcha de la directrice et vit immédiatement que quelque chose n'allait pas.

- Minerva ? appela doucement Hermione.

La directrice se retourna et lui fit un petit sourire.

- Vous tombez bien, Hermione. J'ai demandé à ce qu'on vous monte un repas. Vous devez être affamée.

L'ancienne préfète acquiesça. McGonagall n'était pas disposée à parler. Surement la présence de Rogue… Hermione attrapa le verre sur le bureau de son ancien professeur et le vida d'une traite. Elle fronça les sourcils et fit la moue. Le jus de citrouille avait un goût inhabituel, un goût qu'elle connaissait, mais avait du mal à identifier. Au bout de quelques instants, ses yeux s'agrandirent de surprise.

- Minerva, vous n'avez pas…

Elle ne put finir sa phrase. Elle se sentit tomber en arrière, happée par les ténèbres.

Hermione s'effondra sur le sol, sous le regard perçant de la directrice de Poudlard. Cette dernière s'approcha lentement, se baissa et souleva une paupière de son ancienne élève.

- Elle dort. Vous m'aidez Severus ?

Rogue eut un soupir exaspéré, mais souleva ses manches.

- Je vous la mets où ?

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Grindelwald avait trouvé une petite salle de classe non loin de la Grande Salle. Après avoir verrouillé magiquement la porte, il métamorphosa un bureau en un lit confortable. Il s'allongea, tira la couette sur lui et ferma les yeux.

Il se retrouva dans un jardin qui fut autrefois familier. Le soleil réchauffait son visage. Il regarda au loin la petite masure dans laquelle il avait passé les deux mois les plus heureux de sa vie. Deux mois de bonheur avant un drame qui changea toute sa vie. Il fit quelques pas mais entendit un bruit derrière lui. Il tira sa baguette de sa robe et fut surprit de constater que ses mains étaient… jeunes ?

Il leva la tête et dévisagea un court instant la personne devant lui. Les cheveux bruns coupés courts, des yeux bleus perçant, grand, une démarche souple mais énergique.

- Tes tours de passe-passe sont toujours aussi impressionnant, Albus… dit Gellert alors qu'un sourire étirait ses lèvres.

Le jeune sorcier eut un haussement de sourcil amusé et s'arrêta face à son ancien ami.

- Pourquoi as-tu attendu tout ce temps pour me rendre visite ? demanda Gellert.

Le jeune Dumbledore passa une main sur son menton impeccablement rasé, semblant réfléchir à la tournure de sa phrase.

- Je voulais savoir si tu regrettais… finit-il par dire sérieusement.

Gellert lui tourna le dos et haussa les épaules.

- Regretter quoi ? D'avoir poursuivi seul nos rêves de grandeur ? D'avoir tenté d'achever notre projet de domination ? Ou le regret d'avoir provoqué la dispute qui tua ta sœur ?

Il ferma les yeux alors qu'il sentait le souffle chaud d'Albus dans son cou. Deux bras l'entourèrent au niveau des hanches, et il soupira d'aise quand Dumbledore posa sa tête sur son épaule.

- Tu sais que c'est grâce à Miss Granger que tu es en vie ? murmura Albus à son oreille.

Gellert frissonna. Des sensations délicieuses, si longtemps oubliées, refaisaient surface.

- Non…

Sa voix était rauque. Avoir le corps d'Albus contre le sien faisait monter un désir enfoui profondément.

- Pendant sa première scolarité, Voldemort t'a tué car tu as refusé de lui donner des renseignements sur la baguette de Sureau. Après sa résurrection, Miss Granger s'est arrangé pour t'épargner sa visite…

Albus resserra son étreinte et déposa un léger baiser sur la nuque de Grindelwald. Ce dernier retint un gémissement de plaisir.

- Pourquoi n'as-tu rien dit à Voldemort ? demanda doucement Dumbledore.

Cette voix… Il ne l'avait jamais oublié. Les chuchotements au cœur de la nuit, les douces paroles dans le lit, au lever du jour… Gellert rejeta sa tête an arrière, et glissa sa main sur la nuque d'Albus.

- Les reliques étaient notre quête. Je pense que je ne voulais pas que cette… pâle imitation de sorcier mette la main dessus, dit-il en un souffle. Je ne voulais pas qu'il viole ta sépulture…

Les deux sorciers se regardaient intensément, puis Grindelwald captura les lèvres d'Albus. Elles étaient aussi douces que dans son souvenir. Dumbledore approfondit le baiser, étouffant le gémissement qui montait dans sa gorge. Puis, il se retira délicatement.

- Je dois y aller…

- Déjà ? demanda Gellert, le reproche et la déception pointant dans sa voix.

- Je reviendrai…

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Minerva arpentait les couloirs de Poudlard. Son établissement. Elle sentait chaque mur de pierre, chaque armure dans son être. Prendre les rênes de ce collège, c'était se l'approprier, elle le sentait vivre en elle. Une sensation extraordinaire que peu avait connu. Et elle était la seule personne vivante qui pouvait en témoigner.

Aussi, c'est sans hésiter qu'elle s'arrêta devant la porte d'une salle de classe. Elle caressa la porte de ses longs doigts fins et soupira silencieusement. Elle sortit sa baguette et resta un long moment à contempler la surface boisée. Son rythme cardiaque s'accéléra brutalement, et le doute s'insinuait en elle tel un poison. Elle secoua la tête et posa sa baguette sur la poignée. Le moment n'était pas à l'hésitation, mais à l'action.

Un petit déclic se fit entendre et McGonagall ouvrit précautionneusement la porte, qu'elle referma aussitôt derrière elle. Au centre de la pièce, malgré l'obscurité, elle pouvait l'apercevoir. Il dormait les poings fermés.

« Tant mieux, ça n'en sera que plus facile… »

Une boule se forma dans sa gorge alors qu'elle pointait sa baguette sur la silhouette allongée. Ce n'était pas très gryffondor de tuer un homme dans son sommeil, mais elle ne voulait prendre le risque de le réveiller. Sa main ne tremblait pas alors qu'elle s'apprêtait à lancer le sort mortel. Cependant, quelque chose sembla la retenir.

Pouvait-elle tuer de sang froid ? Il y a quelques jours encore, elle aurait répondu non, sans hésitation. Mais à présent… Elle avait enfin l'occasion de se venger de l'assassin qui avait détruit sa vie, alors qu'elle n'avait que 19 ans. Elle dévisageait avec une haine non contenue Grindelwald. Oserait-elle prononcer les deux mots fatals ?

- Avada…

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Ginny émergea de sa torpeur. Elle avait les yeux lourds, les membres engourdis, et se demanda un instant où elle se trouvait. Puis, elle sentit un corps bouger contre elle et tourna la tête. Hermione. Elle regarda un instant sa femme dormir paisiblement, puis décida de la réveiller. Elle la secoua gentiment, mais l'ancienne préfète en chef n'eut aucune réaction. Ginny soupira, et regarda sa montre. Trois heures du matin.

La rousse avait mauvaise conscience de vouloir tirer Hermione de son sommeil paisible, mais elle en avait assez de rester les bras ballants. Elle ne supportait plus de savoir ses enfants aux mains des mangemorts. Elle n'avait que trop attendu, elle voulait de l'action.

Après quelques minutes d'efforts, l'ancienne préfète en chef finit par se réveiller. Elle cligna des yeux, s'étira mollement et s'assit dans le lit. Elle regarda autour d'elle, se demandant ce qu'elle faisait dans une pièce inconnue, avec Ginny à ses côtés. Cependant, en remarquant plus attentivement le visage fermé de sa femme, la langue de plomb mit ses questions de côté.

- Hermione, il faut qu'on parle. Sérieusement…

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McGonagall abaissa sa baguette et regarda le corps devant elle. Elle ferma les yeux et sentit une douleur monter brusquement en elle, lui coupant momentanément la respiration. Elle tourna les talons et sortit rapidement de la pièce. Une larme s'échappa de ses yeux pour mourir sur sa joue. Elle n'avait pas pu.

En fermant la porte, elle ne remarqua pas l'homme qui se redressait doucement, une baguette à la main.

« Tant mieux… cela aurait été déplacé de tuer mon hôtesse lors de ma première nuit au château… » pensa Gellert en souriant de manière narquoise.

Il remit sa baguette sous son oreiller et se rallongea.

« Tu peux revenir Albus … » songea-t-il en cherchant le sommeil.

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- On y va. Maintenant ! murmura sèchement Ginny.

La voix de la jeune femme claqua comme un fouet. Hermione leva les yeux au ciel et inspira profondément.

- Ce n'est pas possible. C'est trop tôt.

- Mais alors quand Hermione ? QUAND ? s'emporta Ginny en foudroyant sa compagne du regard.

- Quand on aura une chance de survie !

- La grande Hermione Granger ne se sent pas d'y aller ? ironisa la rousse.

- Ne commence pas… gronda la langue de plomb.

Ginny quitta précipitamment le lit et commença à mettre ses chaussures. Elle tremblait de tout son corps, ses gestes étaient secs et désordonnés.

- Et bien, si tu ne veux pas sauver nos enfants, je le ferai ! Et je te préviens, ce ne sera pas la peine de revenir à la maison ! cria-t-elle.

Hermione se leva d'un bond et saisit le bras de Ginny.

- Arrête, tu me fais mal ! s'exclama la rousse, furieuse.

- Tu te rends compte de ce que tu dis ? hurla Hermione. Mais puisque tu le veux, j'irai ! Ne te plains pas de retrouver demain matin mon cadavre et celui des enfants !

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Minerva était assise dans un couloir, adossée à un mur. Son regard était vague, sa main mollement refermée sur sa baguette. Elle semblait déconnectée de son environnement, accaparée par ses pensées. Elle était lâche. Elle avait eu l'occasion, mais l'avait laissée filer. La voix de son père résonnait dans son esprit.

« Tu n'es qu'une bonne à rien, Minerva… La honte de la famille ! »

Sa mâchoire se contracta et elle ravala la bile qui montait le long de son œsophage. Des bruits de pas se firent entendre, mais elle ne tourna pas la tête. Elle l'avait senti arriver, bien avant de l'entendre. Son visiteur s'arrêta à côté d'elle, et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. Une main se posa sur son épaule dans un geste qui se voulait apaisant.

- Minerva…

- Que voulez-vous, Rogue ? demanda-t-elle sèchement.

Elle voulait être seule. Elle n'avait pas besoin du pitoyable réconfort que pouvait lui apporter son ancien collègue. Elle l'entendit soupirer, agacé, mais s'en moquait. Il se positionna en face d'elle, appuyant ses mains sur ses genoux. Il plongea son regard dans le sien. Un regard noir, perçant, indéchiffrable. Puis, il se redressa et lui tendit la main.

- Venez avec moi… murmura-t-il.

McGonagall ignora la main du serpentard et se releva.

- Allez-vous coucher Rogue.

- Non. Vous avez besoin de repos. Je peux surveiller Poudlard quelques heures.

Les deux sorciers se faisaient face.

- Que vous arrive-t-il, Minerva ?

- Vous ne comprendriez pas, Rogue. Disparaissez de ma vue !

- Je ne suis pas aussi obtus que vous le pensez, madame la directrice.

Rogue s'était rapproché dangereusement. Sa voix était froide comme une lame.

- Venez avec moi. Si vous ne voulez pas dormir, je comprends, mais je pense qu'un verre ne vous ferait pas de mal…

McGonagall eut un reniflement dédaigneux.

- Un assassin est en liberté dans les murs de mon collège, et vous me proposez de me saouler ? demanda-t-elle sèchement.

Rogue eut un sourire narquois.

- Juste vous détendre et parler…

McGonagall haussa les épaules et Rogue eut un petit sourire victorieux.

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Hermione claqua violemment la porte derrière elle, et se retrouva dans le bureau de McGonagall. Quelques anciens directeurs exprimèrent leur mécontentement d'être réveillés à cette heure, mais la gryffondor leur fit signe de se taire.

- Où allez-vous Miss Granger ? demanda Dumbledore qui s'étira dans son tableau.

Les mains du vieux sorcier se cognèrent contre le cadre, et il haussa les sourcils.

- Je vais chercher Rose et Hugo, quoi d'autre ? répliqua Hermione, furieuse.

- Vous vous rendez compte de l'erreur que vous faite ? demanda froidement Dumbledore.

- C'est l'homme qui a passé la bague des Gaunt à son doigt qui me dit ça ?

- Touché ! Mais souvenez-vous de ce que je vous ai dit avant de mourir…

Le cœur d'Hermione se serra.

« Ne succombez pas à l'envie, comme a pu faire le vieux fou que je suis… »

- Ce n'est pas la même situation, professeur ! rétorqua Hermione.

Et sans un regard en arrière, elle quitta la pièce.


VOilà ! LA suite vendredi prochain !

Bisous et passez un bon week-end !

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