Titre : Satané Potion

Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )

Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .

Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM

Note de l'auteur : Salut à tous ! C'est donc seulement après quelques jousr que je vous mets le chapitre 9 ! Ne vous y habituer pas trop vite, c'est parce que j'ai eu un peu de temps cette semaine que j'ai pu le terminer et vous le donner aussi rapidement. J'espère donc qu'il vous plaira autant que les autres.

Bonne lecture !


Chapitre 9 : Retour à la normale

Divers exclamations de douleurs suivit la fin de notre voyage.

- Bon retour parmi nous.

Surpris, je me relevai précipitamment . . . Et remarquai que nous avions atterrit dans la pièce du professeur Dumbledore. Il était assis derrière son bureau, les mains croisés sur le plan de travail. Par la fenêtre, je voyais la neige se déposer doucement sur le parc.

- Bon retour ? Demanda Hermione, intriguée.

- Je ne pense ne pas me tromper en disant que vous avez fait . . . Un voyage.

Nous étions tous debout à présent. D'un geste de la main, le professeur nous invita à nous asseoir dans des fauteuils confortables qu'il venait de faire apparaître. Nous prîmes place silencieusement, puis j'entrepris de lui expliquer.

- Nous étions en 2018, lui appris-je. Les jumeaux, James et Gabrielle Potter-Malefoy, nous ont amenés là-bas accidentellement.

- Vraiment ? S'étonna Dumbledore. Vous avez donc dû rencontrer . . . Vos vous . . . Plus vieux.

Six hochements de tête.

- Et . . . Pourquoi avez vous été là-bas ?

Plusieurs d'entre nous soupirèrent. Ce fut Draco qui répondit à la question.

- Le Lucius Malefoy de leur époque s'était évadé de prison, et poursuivait les jumeaux pour pouvoir s'emparer de leurs pouvoirs. Nous étions là-bas pour aider nos doubles à l'arrêter avant qu'il ne leur fasse du mal. Finalement, le Harry de leur époque l'a tué.

- Bien.

Il ne posa pas d'autres question. Bizarre, moi à sa place, je nous aurais bombardé.

Soudain il soupira et baissa la tête.

- J'avais espéré ne pas avoir à en arriver là, murmura-t-il si faiblement que je ne faillis pas l'entendre. Mais malheureusement . . . Mais je dois d'abord le leur dire, il faut qu'ils le sachent . . . Pour que cela fonctionne correctement . . .

Je fronçai des sourcils. Que voulait-il dire par là ?

Il releva la tête, souriant.

- Il est tôt, vous devriez aller vous coucher. Vous serez dispensés de cours ce matin, et j'expliquerai personnellement la situation à vos professeurs et aux autres élèves. Tous ont été très inquiets lorsque nous avons constatés votre disparition. Bonne nuit à tous.

Nous ne nous le fîmes pas dire deux fois et quittèrent le bureau. Une fois parvenus dans le couloir, la gargouille de pierre se refermant derrière nous, nous nous arrêtâmes.

- Alors, nous sommes revenus, soupira Ginny. J'aurais aimé savoir ce qu'il s'est passé après.

- On le saura, dit Hermione. Dans vingt ans.

Je levai les yeux au ciel.

C'était maintenant que j'aurais voulu le savoir ! Surtout que je n'avais pas vraiment compris ce que Draco Senior avait reproché au Dumbledore de leur époque.

- On devrait aller se coucher, conseilla Hermione, alors qu'elle regardait le soleil se lever à l'horizon par l'une des fenêtres.

Ron hocha vivement de la tête.

- Je dois avouer que maintenant que je suis guéri, fit Blaise ne nous montrant sa blessure inexistante, j'aimerais beaucoup enfin pouvoir dormir.

Il étouffa un bâillement derrière sa main.

- Tu viens, Draco ? Fit-il alors qu'il prenait la direction des cachots.

- Oui, attends.

Draco se tourna vers moi.

- On se voit demain, me dit-il.

J'acquiesçai de la tête. Il se pencha vers moi et effleura brièvement mes lèvres des siennes.

- Je t'aime, chuchota-t-il.

- Je t'aime aussi, renchéris-je en lui souriant.

Il rejoint Blaise et tout deux disparurent à l'angle du couloir. Nous nous mîmes nous aussi en route, et il ne nous fallut que quelques minutes pour rejoindre la tour de Gryffondor.

- A votre avis, quand est-ce que l'on oubliera ce qu'il s'est passé ? Demanda Ron.

Je haussai des épaules.

- Honnêtement, je n'en ai aucune idée. Le plus tard possible, j'espère, histoire que je profite encore un peu de mon dragon.

Nous donnâmes le mot de passe à la Grosse Dame qui fut surprise de nous voir, et les filles nous souhaitèrent bonne nuit quand elles montèrent dans leur dortoir.

- C'est les gars qui vont êtes surpris de nous voir, dit Ron alors que l'on pénétrait dans notre chambre. Ils vont vite nous demander ce qu'il nous est arrivé.

- Il y a des chances, fis-je alors que je retrouvais avec joie mes effets personnels, dont mon pyjama.

Mine de rien, ça faisait une semaine que l'on était parti.

- Ils vont me manquer, marmonna Ron alors que l'on se glissait dans nos lits.

- A moi aussi. Je me demande si ils vont bien. J'espère que tout s'est bien terminé.

- Oui.

Le silence s'installa.

- Harry ?

Ron le brisa.

- Quoi ?

- Qu'est-ce que ça t'a fait . . . De . . . De te retrouver face à Malefoy ?

Je fronçai des sourcils, essayant de me souvenir de ce que j'avais ressenti à ce moment là.

- Rien de particulier, avouai-je. J'étais dans le feu de l'action, je ne pensais à rien d'autre que protéger Gabrielle et Harry Senior. Mais . . . Ça m'a fait bizarre . . . Quand je l'ai vu . . . Mort. Et de savoir que c'est moi qui le tuerait.

- Tu penses que . . . Que ton toi du futur ira en prison pour ce meurtre ?

Honnêtement, je n'en avais aucune idée.

- On le saura dans vingt ans.

- Hermione, sors de ce corps ! Dit Ron nous faisant éclater de rire.

- Allez, bonne nuit, fois-je en me pelotonnant sous mes draps.

- Bonne nuit, Harry.

Je remontai les couvertures jusque sous mon menton. J'étais fatigué. Le sommeil fondit sur moi et je l'accueillis avec bonheur.

oOo

- Harry !

Je me retournai dans mon lit en grognant.

- Harry ! Réitéra la voix de Ron, fusant tel un éclair dans le sommeil que je tentais désespérément de retenir.

Je tâtonnai au niveau de mes épaules, attrapai ma couverture et la passai au dessus de ma tête.

- Harry, ne m'oblige pas à aller chercher Hermione, je te préviens.

Rhôô, non mais il ne pouvait pas me laisser pioncer en paix ?

- Dois-je te rappeler que nous avons cours de Potion dans à peu près trente minutes ?

Saleté de cours de Potions . . .

. . . Dans TRENTE MINUTES ?!

Je sautai hors de mon lit, attrapai au passage mes vêtements et m'enfermai dans la salle de bains, bousculant Neville qui en sortait, sans m'excuser. J'entendis les éclats de rire de mes amis de l'autre côté de la porte quand elle se fut refermée.

En quinze minutes chrono, je fus prêt, et sortis de la salle d'eau . . . Tombant nez à nez avec Hermione.

Furieuse, suis-je obligé de préciser.

- Euh, tentai-je de m'expliquer sur mon retard, tout en essayant d'échapper à ses yeux tueurs, je . . . En fait, tu vois . . . Il y a eu . . . Ce . . . Ce . . .

Bon, pour la bonne excuse, on repassera.

- Harry, soupira-telle, exaspérée, tu le sais en plus.

Oui, oui, je le savais. Avec Rogue, il était à présent hors de question d'arriver en retard à son cours. Malgré la guerre et son rôle d'espion que tout les gens proches de l'Ordre connaissaient, il était toujours aussi injuste avec nous, voir plus. A chacun de ses cours, on établissait un nouveau regard de chutes de points, pour le plus grand malheur de ma meilleure amie, qui tentait de les récupérer auprès des autres professeurs.

- J'arrive, j'ai finis, lui dis-je.

- Oui, mais tu n'as pas déjeuner.

- Pas grave, je mangerai bien ce midi, fis-je avec un haussement d'épaules nonchalant alors que nous descendions dans la salle commune.

Mon estomac choisit ce moment-là pour gargouiller.

Sale traître !

Un morceau de brioche se retrouva subitement sous mon nez. Je tournai un regard étincelant de reconnaissance vers Hermione.

- Merci, dis-je avec une grande émotion.

Elle leva les yeux au ciel, pas du tout touchée par mon comportement vénérant.

- C'est bon, n'en fait pas trop non plus, ce n'est qu'un morceau de brioche. Et dépêche-toi, Ron nous attends déjà devant la salle, et quelque chose me dit qu'on arrivera juste à temps pour l'empêcher de refaire le portrait de Malefoy.

Je fronçai des sourcils.

Pourquoi Ron n'avait-il toujours pas compris que se battre avec eux ne servait à rien ? Pour ma part, j'avais ignoré la plupart des piques et des attaques des Serpentard, sachant parfaitement que cela était puérile. Je n'avais plus le temps pour ces enfantillages. J'avais bien réfléchit hier soir, et j'avais décidé de m'entraîner durement, afin de mettre toutes les chances de mon côté pour vaincre Voldemort. Et pour cela, il fallait que je passe tout mon temps libre à m'entraîner. Ca ne ferait pas plaisir à Ron que j'ignore dès à présent toutes les insultes et autres bassesse de sa Seigneurie Malefoy, mais tant pis.

Nous arrivâmes, Hermione et moi, devant la salle du cours de Potion, à temps pour empêcher Ron de répondre aux insultes de Malefoy.

Les Serpentard étaient installés, dos au mur qui faisait face à la salle de classe, et les Gryffondor face à eux. En arrivant, Hermione et moi avions échangés un regard défaitiste. Faire comprendre aux autres élèves que je ne voulais plus me battre serait assez difficile. La pilule allait avoir du mal à passer.

- Ron, chuchotai-je à mon ami en me postant à sa droite, arrête de le regarder comme ça.

Le rouquin me lança un regard étonné.

- Quoi ? S'exclama-t-il intelligemment.

Je lui fis signe de baisse d'un ton.

- Arrête de regarder Malefoy comme si t'allais l'enterrer vivant, répétai-je.

- Mais . . . Pourquoi ?

Je soupirai.

- T'es con ou tu le fais exprès ? Siffla furieusement Hermione à la gauche de mon ami. On ne t'a jamais parler " de cesser le feu " !

Ron fronça des sourcils, se demandant visiblement où elle voulait en venir. Face à nous, je vis Malefoy, Zabini, Nott et Parkinson nous regarder, les yeux plissés. Ils essayaient de savoir de quoi on parlait.

Quand Malefoy intercepta mon regard, un sourire s'incurva à la commissure de ses lèvres et il me lança :

- Alors Potty, on ne sait toujours pas ce que c'est qu'un peigne ?

En temps normal, je lui aurais renvoyé en pleine face qu'on n'avait pas besoin d'un pot de colle pour se coiffer. Seulement, j'avais de nouvelles résolutions et je m'y tiendrais.

Je l'ignorai, et me tournai à nouveaux vers mes amis, Hermione essayant vainement d'expliquer à Ron ce que signifiait l'expression " cesser le feu ". J'entendis alors différents sons d'incrédulités fuser autour de moi. Un Serpentard lâcha même le livre de potion qu'il tenait.

Et tous me regardaient comme si il m'était soudainement pousser une deuxième tête.

- Ha . . . Harry, bégaya Seamus, tu . . . Tu n'as pas . . . Répondu ?!

Je lui lançai un regard neutre.

Il fallait s'y attendre, à ce genre de réactions.

- Non, répondis-je à sa question qui n'en était pas réellement une. Pourquoi le ferais-je ? Ca ne m'amuse pas, ça ne m'a même jamais amusé.

- Attends, attends, Potter, fit soudain la voix de Zabini qui n'en revenait pas comme l'attestait ses mouvements de mains frénétiques. Tu peux pas dire ça. Et tu peux pas le faire, non plus !

- Pourquoi ça ? Intervint alors Hermione en fusillant le métis du regard. Harry fait ce qu'il veut et si il en a assez de se battre pour des futilités et qu'il veut changer, c'est son droit.

- Harry, chuchota la voix épouvantée de Ron, tu ne vas pas faire ça dit ?

Je soupirai.

Pourquoi est-ce que tout le monde voulait que je continue à répondre aux provocations de Malefoy ? Le monde cesserait-il de tourner si je ne le faisait pas ? Poudlard s'effronderait-il ? Dumbledore arrêterait-il de proposer ses bonbons au citron ?

Non, alors qu'ils me lâchent tous à la fin !

- En cours et en silence, claqua soudain la voix sèche de Rogue qui ouvrait la porte de sa salle de classe.

Les chuchotements du couloir cessèrent immédiatement. Seuls moi et Malefoy n'avions pas ouvert la bouche. Malefoy ne m'avait pas quitté du regard, me scrutant suspicieusement.

Nous pénétrâmes dans la salle glacée.

Une semaine que nous avions terminés nos vacances de Noël, mais la pièce était toujours aussi glacial. Un grand sadique qu'il était de nous forcer à étudier dans les cachots en plein cœur de l'hiver.

Nous nous installâmes en silence, comme à notre habitude. Il ne fallait donner aucunes raisons à Rogue de retirer des points à Gryffondor, nous avions déjà bien du mal à récupérer ceux qu'il nous avait injustement dérobés. Je m'assis à côté d'Hermione. Je ne voulais pas passer mon heure à entendre les suppliques de Ron me demandant si c'était vrai.

- Vous avez une heure et quarante-cinq minutes pour confectionner cette potion.

Inutile de préciser qu'il voulait entendre les rares mouches suicidaires de la salle, voler.

Hermione installa notre matériel, pendant que je me levai pour aller chercher nos ingrédients.

Aujourd'hui, nous étudions une potion revigorante. Paraissait que Pomfresh en avait drôlement besoin en ce moment, que les élèves, et mêmes les professeurs, avaient de drôle de symptômes en ce moment. Une maladie bizarre traînait dans les couloirs de Poudlard, faisant s'évanouir les gens sans raisons. L'infirmière semblait de plus savoir où donner de la tête mais ne paraissait pas inquiète. Étrange, elle qui habituellement devenait hystérique pour un rien. Surtout quand c'était de moi qu'elle devait s'occuper.

Un truc gluant s'infiltrant sous ma chemise me fit soudainement glapir de surprise. Interceptant le regard de Rogue, je fis comme si de rien n'était et tentai de ne pas lui faire comprendre par un mouvement bizarre que j'avais un O.G.N.I. ( Objet Gluant Non Identifié ) accroché dans le dos. A ma droite, un ricanement retentit.

Malefoy.

Bien sûr, qui d'autre aurait eu merveilleusement la stupide idée de glisser une limace dans mon col ? Personne ? Bingo, vous remportez la coupe des Quatre Maison !

Abruti de Malefoy !

Je finis de ramasser mes ingrédients, rejoignis Hermione sans faire trop de gestes étranges et m'assis à ma place en posant les ingrédients.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demanda-t-elle. Je t'ai vu faire un mouvement bizarre tout à l'heure.

- Rien, répondis-je en défaisant ma cravate et en lui tournant le dos. Par contre, tu veux bien enlever la limace qui s'est glissé sous ma chemise ?

Avec un soupir, elle s'exécuta.

- Laisse-moi deviner. Malefoy ?

- Touché coulé, grommelai-je.

Elle n'ajouta rien et posa la limace sur la table avant de la découper. De toute façon, on en avait besoin dans la potion.

Sentant un regard sur moi, je me tournai vers le devant de la classe.

Depuis le premier rang où il était installé ( fayot ! ), Malefoy me regardait en coin, visiblement déçu. Quand il vit que je le regardais, il fit un mouvement de baguette et un morceau de parchemin voleta discrètement jusqu'à moi. Je m'en emparai et le plaquai sur mes genoux, alors que Rogue commençait son inspection de nos chaudrons. J'attendis qu'il retourne s'asseoir, faisant passer le temps en aidant Hermione, puis jetai un œil sur le mot de Malefoy.

Je te ferai craquer, Potter.

Il voulait que je réponde à ses provocations . . . Mais pourquoi y tenait-il tant que ça ?!


Bon, si vous n'êtes pas trop bête, vous aurez compris le pourquoi du comment de la bizarrerie de la seconde partie de ce chapitre. Et que donc, la partie qui vise à refaire un Drarry va commencer ! Je m'en frotte déjà les mains. :D

Allez, a plus les gens !

Bisous ! :x