Chapitre 9 : Comme peau de chagrin

-Shiro-chan, où sommes-nous ?

-dans le hueco mundo… et ne m'appelle pas shiro-chan !

-c'est quoi le hueco mundo ?

-c'est l'endroit où on est.

-ah… et on est où ?

Hitsugaya soupira. Pourquoi ? Pourquoi avait-il succombé à la tentation d'emmener Yumiko avec lui ? Déjà que c'était dangereux pour lui, un capitaine. Alors pour une simple humaine. Mais voilà. Yumiko, s'était hinamori 200 ans plus tôt et voir des larmes dans ses yeux, ça avait exactement le même effet que dans la soul society. Comment supporter de voir celle qu'on aime pleurer… celle qu'on aime ?

-non mais je délire moi ! dit tout bas toshirô.

-dit toshirô, pourquoi on est venu ici ?

-on est venu chercher Keiko qui s'est fait kidnappé par un arrancar.

-un arran… quoi ?

-écoute Yumiko, dit hitsugaya après avoir soupiré une nouvelle fois, suis-moi de près et tais-toi !

-oh ça va, ce n'est pas la peine d'être si méchant. Et si tu m'expliquais comment tu as fait pour te réincarner Akio-chan !

-je viens de te demander de te taire, non ?

-et pourquoi tu as une épée ? Tu vis où ? Et c'est comment quand tu es mort ?

-arrêtes tu vas nous faire…

Avant qu'il ne finisse sa phrase, un gillian apparut devant eux.

-…remarquer !! Attention Yumiko !

Hitsugaya prit rapidement Yumiko dans ses bras et utilisa son shunpô pour éviter de justesse un cero. Il reposa Yumiko par terre et s'empara de sa main avant de commencer à courir.

-mais ! Qu'est ce que c'était ?

-il ne faut pas trainer ici ! Dépêche-toi !

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-Alors lorsqu'on rencontre un hollow, il faut d'abord essayer de déterminer sa cible… non il faut tout de suite l'éliminer !! oh ! je n'y comprend rien !!!!

- calme-toi ! si tu panique, c'est sur que tu n'arriveras à rien.

-Mais Hikari ! je ne vois pas à quoi ça me sert de lire tous ces bouquins. Je sais déjà me battre contre des hollows. Je suis shinigami depuis presque 10 ans maintenant.

-tu sais, il ya des gens qui sont shinigamis depuis plus de cent ans et qui ne se sont jamais battu contre des hollows. Je pense que c'est un principe de précaution. Et en plus de quoi tu te plains ? Quand t'auras prit tes fonctions se ne sera pas à toi d'aller combattre de simples hollows !

-raison de plus pour ne pas perdre mon temps dans ces stupides bouquins. Je préfèrerais plutôt aller à la découverte de ma future division, discuter avec les shinigamis…

-chaque chose en son temps, Ikeda-san !

La jeune shinigami sursautant en entendant la voix de Soi fon.

-Soi fon Taisho !

-je sais que c'est vraiment énervant de devoir apprendre tout ça, mais cela te servira. En plus actuellement toute la soul society est en alerte car un de nos capitaines a disparu.

-ah oui ? Qui donc ?

-le capitaine de la dixième division. Tu comprendras donc qu'aller te promener actuellement dans le seireitei ne te sera pas d'une grande utilité. Travaille bien tes cours.

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-Akio-chan ! Ralentit ! Je n'arrive pas à te suivre !

-écoute ! Je n'ai pas vraiment envie qu'Aizen ou Ichimaru se rende compte que je suis venu ici tout seul !

- Aizen ? Ichimaru ? C'est qui ceux-là !

-tait toi et cours !

-mais ça fait une heure qu'on court ! Je n'en peux plus !

-si tu parlais moins, tu serais moi fatigué.

- Ca suffit ! On s'arrête !

Yumiko s'arrêta, se qui força également toshirô à faire de même. Elle n'en pouvait vraiment plus.

-bon, d'accord on va s'arrêter un instant.

-avec toi faut toujours employer la manière forte. Tu n'as pas changé !

-arrête tu veux. Je te signale que je suis mort il y a plus de 200 ans. Donc j'ai forcément changé !

- à part les cheveux… non je ne trouve pas. Et puis tu n'es mort que depuis trois ans. Hé ! ça veut dire que tu es bien Akio !!!

-…tu en doutais encore ?

-c'est vraiment fou ! tu m'expliques comment c'est possible?

-Trop long !

-allez ! shiro-chan !

-NE M'APPELLE PAS SHIRO-CHAN !!

-s'il te plait.

Yumiko afficha un air de chien battu qui fit succomber intérieurement Toshirô.

-bon d'accord. Quand tu meurs, tu es envoyé dans un endroit qui s'appelle la soul society….

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-RENJI !

Matsumoto venait d'entrer avec violence dans le bureau du vice-capitaine de la sixième division sous le regard ahuri des autres shinigamis.

-heu… oui rangiku ?

-viens avec moi ! TOUT DE SUITE !

-mais je suis en plein travail, fit renji en jetant un regard rapide à son capitaine.

Matsumoto ignora complètement la phrase de renji et le tira par le bras. Elle l'amena jusqu'à une des portes qui mène dans le monde réel.

-heu, tu veux faire quoi là exactement !

-je refuse de croire que mon capitaine va rester pour toujours perdu dans le temps. Donc je vais traverser la porte et aller dans le monde réel.

-d'accord, mais pour le retrouver, il faut que tu ait la pierre au moins.

-c'est justement là que j'ai besoin de toi renji.

Renji voyait de loin les ennuis se pointer.

-ah non ! pas question ! je refuse d'aller voler cette pierre. Il parait qu'elle est assez puissante pour arrêter Aizen alors…

-allez renji ! fait ça pour moi, s'il te plait.

Matsumoto prit une mine si abattu que renji ne se sentit pas le courage de lui dire non.

-bon d'accord ! mais si j'ai des problèmes ce sera ta faute !

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-voilà tu connais toute l'histoire, conclu hitsugaya.

-Wa ! tu es épatent shiro-chan ! je suis tellement contente que tu sois là.

Yumiko se rapprocha de lui et posa sa tête sur son épaule.

-tu m'as manqué, Akio-chan !

-Yumiko…

C'est vrai qu'elle aussi l'avait beaucoup manqué. Dans la nuit du hueco mundo, les cheveux blonds de Yumiko faisait ressortir son teint éclatant. Toshirô rougit et s'aventura à l'embrasser (ndlr : aaaahh ! mon dieu, comment je peux écrire ça !! personne n'a le droit d'embrasser mon shiro-chan ~_~). Un doux baiser. Le premier baiser d'une vie, le premier entre deux amis de toujours.

-Akio…

-Yumiko… il faut que je te dise… quand j'étais malade je ne t'ai pas dit mais… tu sais… je…

Impossible. Toshirô n'arrivait pas à finir sa phrase. Il était devenu rouge en sentant le regard de Yumiko le dévorer.

-Yumiko… tu es ma meilleure amie et je… je… je…

-Bon tu vas le lui dire bon sang ? Je commence à m'ennuyer là !

Hitsugaya sursauta avant de constater que Nayuki était au dessus d'eux. Il poussa Yumiko et se mit en garde, dégainant Hyorinmaru.

-où est-elle ?

-qui donc ?

-ne joue pas à ça avec moi !

Hitsugaya utilisa un shunpô pour se retrouver au niveau de Nayuki et l'arma une seconde fois de son épée au niveau du cou.

-où est Keiko ? Répéta hitsugaya lentement.

-pff, tu m'as déjà fait ça une fois et ça ne t'as pas servi de leçon n'est ce pas ?

-AKIO !!!!

Toshirô regarda avec effroi en direction de Yumiko et assista impuissant à son aspiration dans le sous-sol du hueco mundo.

-non ! Pas elle !

-et si ! Tu aurais dû réfléchir à deux fois avant de te jeter sur moi en la laissant sans surveillance. Et d'abord, quelle idée de l'emmener ici !

-tu es un homme mort, Nayuki !!

-si tu me tues, comment feras tu pour les retrouver ?

Il avait raison. Non seulement il venait de perdre de vu Yumiko, mais en plus il ne pouvait pas éliminer son ennemi s'il tenait un temps soit peu à revoir sa sœur et son ami.

-Bon aller, je ne vais pas être trop méchant. Je vais te montrer… ma résurrection !

Nayuki libéra son épée et fit apparaitre derrière lui un immense mur d'où sortait plusieurs dizaines de bras ainsi qu'une bonne quinzaine d'œil. Mais ce n'était pas cela qui retenait l'attention de toshirô. Au centre du mur, il y avait côte à côte Keiko et Yumiko, évanouie.

-Tristan, c'est le mon de mon zampakutô. Il se nourrit des sentiments de ses victimes… autant te dire qu'actuellement il se régale avec tes deux copines.

-espèce de salaud ! Relâche-les !

-tu penses vraiment que je vais accepter aussi facilement ?

-alors je te forcerai à le faire ! BANKAI !!

Hitsugaya libéra également Hyorinmaru et se tint fièrement face à Nayuki pas le moins intimidé par la taille du dragon de glace devant lui.

-Daiguren Hyorinmaru !

-il est joli !

-arrête de l'admirer et bat toi ! fit Hitsugaya en l'attaquant.

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Dans la salle de réunion, Aizen observe le combat qui se déroule, une tasse de thé en main.

-tu ne vas pas intervenir ? fit gin en apparaissant.

-non, c'est un bon divertissement. Et puis, je ne veux pas contrecarrer mes plans. Je veux que le Kankyuu ishi soit détruit et si pour cela je dois éliminer un ou deux arrancars, ce n'est pas grave.

-c'est futé, de faire revenir le gamin dans sa famille d'origine tout de même.

-ça c'est le fait du hasard, je n'y suis pour rien. Mais je dois avouer que ça m'a bien aidé.

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- je ne le crois pas ! Rangiku, si jamais je me fais prendre, c'est vraiment de ta faute !

Renji s'était introduit dans la douzième division et s'était emparé de la pierre en question. Le seul bémol, c'est qu'en la prenant, il avait actionné l'alarme et maintenant tous les gardes de la douzième section étaient à ses trousses. Il avait toutefois réussi à les semer et se dirigeait maintenant vers matsumoto.

-tiens. Et c'est la dernière fois que je te rends un service.

-merci renji, je te le revaudrai ! Bon, comment ça marche déjà. Ah oui ! Il faut dire tout haut ce que l'on souhaite le plus ! Je souhaite rejoindre le capitaine hitsugaya quelque soit l'endroit où il est.

-Matsumoto attend….

Avant qu'il ne puisse faire sa remarque, matsumoto fut entrainé dans un tourbillon, laissant renji seul sur place.

-tu ne penses pas qu'il aurait été plus simple de dire que tu souhaitais que le capitaine revienne.

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Hitsugaya avait facilement pris le dessus sur Nayuki (ndlr : normal, c'est un capitaine, en plus avec son bankai, y a pas photo !^^).

-relâche les filles ! dit hitsugaya en le menaçant de son épée.

-je ne peux pas.

-quoi ?

Hitsugaya rapprocha plus sévèrement son épée de la gorge de Nayuki qui commença à saigner.

-c'est pas des blagues ! Une fois qu'il a commencé absorber les sentiments d'une personne, on ne peut plus rien faire.

-tu es vraiment mort cette fois !

-attends, attends ! Tristan ne peux absorber les sentiments d'une seule personne à la fois. Comme elles sont deux, tu peux encore en sauver une !

-hein ?

-j'ai une ouverture, pensa Nayuki. Alors, reprit-il à haute voix, qui vas-tu sauver ? Ta si précieuse petite sœur Keiko, ou alors ta charmante et non moins précieuse amoureuse ?

Hitsugaya était paniqué tout d'un coup. Comment pouvait-on lui demander de choisir entre les deux filles les plus importantes à son cœur.

To be continued….