Désolée pour le retard (c'est vraiment une habitude chez moi) Petit chapitre pas très excitant mais nécessaire à la poursuite de l'histoire.

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Informations

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Le colonel Sheppard s'était réveillé avec un mal de crâne à faire fuir le plus endurci des wraiths. Du moins, c'était ce qu'il s'était dit en émergeant ce matin. Un instant, il n'avait plus trop su où il se trouvait. La douleur, associée aux drogues de Carson l'avaient quelque peu désorienté. Puis les évènements récents avaient peu à peu repris leur place dans sa mémoire.

Le passé. Il était dans le passé. Son passé. Quoique maintenant, il espérait l'avoir suffisamment modifié pour que tout se déroule différemment.

Il perçu comme une agitation derrière le rideau qui le séparait du reste de l'infirmerie. Il entendit une voix à l'accent écossais protester et une autre voix, étrange à son oreille, rétorquer qu'il était vital qu'il lui parle. A lui.

Le colonel resta focalisé sur cette voix. Il la connaissait et pourtant, il n'était pas habitué à l'entendre.

Qui n'était pas étonné quand il entendait sa voix sur un répondeur ou une vidéo ?

Sauf que bientôt, il eu devant lui la voix, mais aussi l'image en trois dimensions, chair et os compris. Vraiment troublant comme situation. Il se fit également la remarque que Carson avait vraiment du forcer sur les anti-douleurs pour que son cerveau fasse de si grande dissertation sur tout et n'importe quoi. Plus tôt, il avait passé plus d'une heure à admirer le goutte à goutte de sa perfusion, s'imaginant être une des ces petites gouttes de liquide... Il faudrait qu'il songe à dire à Carson qu'il pourrait toujours se reconvertir en dealer si un jour il se lassait des Wraiths et autres aliens hostiles à leur égard.

- Salut, fit l'autre colonel. Nous avons besoin de vous.

Le colonel du futur afficha un air surpris. Il n'était pas surpris par la phrase de son jeune double, mais plutôt par la présence à ses côtés de Sara. Il fut encore plus surpris quand cette dernière prit la parole pour s'adresser à lui, d'une voix parfaitement neutre, sans trace d'animosité :

- J'ai peur d'avoir fais une gaffe, commença-t-elle. Ils savent que nous avons submergé la cité et je leur ai donné l'adresse de la planète où Lorne a découvert l'E2PZ.

- Lorne ? fit le plus "jeune" des Sheppard, surpris. C'est lui qui l'a trouvé ?

Sara le regarda sans trop comprendre et c'est le colonel de son époque qui vint lui apporter une explication :

- Si tu savais à quel point j'étais vexé que ce soit une autre équipe que la mienne qui ait trouvé ça ! ria-t-il avant qu'une forte douleur ne le rappelle à l'ordre.

Il grimaça puis reprit :

-Mais ce n'était rien face à la tête de Rodney quand il l'a appris ! Je crois que le pauvre scientifique qui était avec Lorne en a bavé pendant des mois...

- C'est du Rodney tout craché, confirma l'autre colonel.

Sara garda le silence. Ce Rodney McKay semblait vraiment particulier. Elle ne savait pas encore quel sort ses hôtes lui réservaient, mais elle espérait bien pouvoir le connaître un peu mieux. Ce personnage l'intriguait au plus haut point.

- Nous voulons des informations sur les habitants de la planète, dit Ronon

- Hé bien, fit le colonel du futur. Vous ne perdez pas de temps.

- Beaucoup de choses vont changer avec notre venue, intervint Sara. Le plus prudent est encore qu'ils disposent de cet E2PZ le plus vite possible.

- Oui, vous avez raison. Que vous dire sur P5X345 ? Ses habitants sont très hospitaliers, ils ont accueilli Lorne et son équipe à bras ouverts, et leur ont donné l'E2PZ sans faire aucune difficulté.

L'autre colonel Sheppard et Ronon le regardèrent, stupéfaits.

- Oui, je sais, reprit le colonel, rageant, n'est-ce pas ? Toujours est-il que c'est ce qu'il s'est passé.

- Et les habitants sont vraiment amicaux ? demanda le "jeune" colonel.

- Oui, intervint Sara. J'ai passé beaucoup de temps chez eux, et ils sont vraiment très accueillant.

- J'avais oublié ça, murmura le colonel alité.

Son regard croisa celui de la jeune femme. Celle-ci ne répondit pas. Le colonel se détourna et revint sur les deux hommes.

- Les habitants de cette planète, euh... les...

- Laridiens, souffla Sara.

- Oui, c'est ça, les Laridiens. Ces gens sont des descendants des anciens.

- Encore ? s'exclama l'autre Sheppard.

- Oui, mais non, continua son double. Ces gens sont un peu comme ceux qui vivaient dans une cité comme Atlantis (1), certains possèdent encore le gène des anciens, mais ils sont rares et leur gène n'est pas très puissant. Ils possèdent beaucoup d'artéfacts anciens et surtout, un complexe souterrain les protégeant des attaques des Wraiths.

- Et ils ont donné un bien aussi précieux qu'un E2PZ à de parfaits inconnus ? demanda Ronon, sceptique.

- Et bien oui, répondit le colonel. Ils n'en avaient aucune utilité. Leur complexe est enterré si profondément et les entrées si bien dissimulées, qu'ils ne craignent aucune attaque et cet E2PZ ne leur servait strictement à rien. Ils n'on été que trop contents de trouver des gens pouvant les aider dans leurs études de la technologie ancienne.

- Des alliés, des vrais ? De vrais alliés gentils ? fit Sheppard excité comme une puce. Mais c'est génial ! C'est la meilleure nouvelle depuis des lustres !

Il marqua un temps d'arrêt pour ménager son effet :

- ...si on excepte le fait que Ronon se soit enfin décidé à passer à l'action avec Teyla !

Le colonel riait tant à sa blague, qu'il ne remarqua pas la gêne que ses propos avaient fait naître chez son double et Sara. Ronon, fidèle à lui-même, ne laissa rien paraitre, mais au vue de la réaction de Teyla tout à l'heure, il était loin d'être aussi enthousiaste que son ami.

- Je vais y aller, déclara Sara. Vous n'avez plus besoin de moi, je vous laisse.

Elle sortit alors que John Sheppard réalisait soudain le froid qu'avait jeté ses paroles :

- Qu'est-ce que j'ai dit encore ?

- Rien, murmura son double. Rien.

Il se reprit :

- Par contre, vous feriez bien d'emmener Sara avec vous.

- Pourquoi ? demanda Ronon.

- Parce que comme je vous l'ai dit, les accès au complexe sont très bien dissimulés. Et sans guide, vous risquez de passer tout bonnement à côté.

- La petite saura nous y conduire ?

Le colonel alité secoua affirmativement la tête et déclara d'un ton sérieux :

- Oui, et vous ne devriez pas tenter de l'appeler comme ça devant elle. C'est déjà un exploit qu'elle soit restée dans une pièce avec deux Sheppard.

TBC...

1. voir La tour/The tower, saison 2, épisode 15. Jamais réussi à trouver le nom de ce peuple.