Tous ''sublimes''.

Auteur : Sahad

Note : Aucune, même raison que chap 3.

Chapitre 9 :

Ils l'avaient conçu pour être le soldat parfait, une arme humaine. Puis il s'est évadé. Dans un avenir qui n'est pas si lointain, il est hanté par son passé.

La lumière passait difficilement par les rideaux mais éclairait la chambre d'une telle façon qu'elle semblait irréelle, la luminosité, aussi faible soit-elle, réveilla le Japonais qui ouvrit lentement les yeux. Baissant la tête, il sourit en voyant la tête du natté reposer sur son torse, le jeune garçon dormait encore paisiblement; le brun trouva cette scène des plus attendrissantes et caressa doucement de sa main les longs cheveux châtain, réveillant le dormeur. Celui-ci porta ses yeux améthystes vers son compagnon, il lui sourit et, déposant un baiser sur ses lèvres, murmura:

"Bonjour, bien dormi?

- Très bien et toi? chuchota l'asiatique.

- Dans tes bras, je ne peux que bien dormir... lança l'Américain. Heero...

- Hn...?

- Comment dit-on ''prend-moi dans tes bras'' en japonais? le garçon s'était relevé, le brun fit de même avant de répondre.

- Dakishimete.

- Of course, baby!"

Duo enlaça Heero, tombant dans le lit, ils rirent aux éclats et mirent quelques minutes à se calmer; ils s'assirent, le châtain entre les jambes de l'autre et tendrement enlacé par celui-ci, savourant la simple présence de l'autre dans un silence bienfaisant. Cependant, les bonnes choses ayant toujours une fin, le natté jeta un coup d'œil au réveil avant d'annoncer:

"On va être en retard...

- Comme d'habitude, non? lâcha le brun.

- Pas le jour de paye, mon amour!" ajouta l'Américain en riant.

Ils se levèrent donc tous les deux, prirent leur déjeuner sur le pouce avant de prendre chacun une douche et de se jeter sur leurs vélos, fonçant comme des dératés dans les allées, empruntant tous les raccourcis qu'ils connaissaient, et poussant des cris sauvages à qui mieux mieux. Les deux jeunes hommes arrivèrent rapidement à leur lieu de travail, mais ce fut une fois arrivés qu'une mauvaise surprise les accueillirent leur patron serrait la main de Solo; à cette vue, le sang de Duo ne fit qu'un tour dans ses veines, il se sentait une nouvelle fois tiraillé entre la haine et la peur. Le natté recula inconsciemment, buttant contre son compagnon qui n'avait pas perdu une miette de la scène et arborait clairement son envie de meurtre, mais calmant ses ardeurs, il passa un main dans le dos du châtain dans le but de le réconforter un peu.

Les yeux cyan toisèrent les deux coursiers, le jeune homme affichait un sourire carnassier, bien décider à récupérer ce qu'il jugeait comme étant ce qui lui appartenait. Noventa, qui avait un large sourire, s'adressa à tous ceux qui étaient présents:

"Nous avons du sang neuf, quelqu'un de volontaire, qui se joint à nous, montrez-lui les ficelles du métier, je compte sur vous les enfants!"

Cette simple phrase glaça sur place le natté qui manqua de s'écrouler, retenu de justesse par le Japonais; Trant vint à leur rencontre:

"Salut vous deux!

- 'lut... lâcha l'asiatique.

- B'jour... murmura le châtain sans entrain.

- T'as pas l'air dans ton assiette, Original Duo... C'est l'arrivée du nouveau? lança son ami.

- Ouais, c'est ça... avoua-t-il.

- T'en fais pas, t'es pas le seul: les mecs comme lui qui viennent en tant que volontaires non désignés (c'est à dire ceux qui ne sont pas, comme nous, obligés pour pouvoir survivre) sont très mal vus, ils nous volent notre croûte et on va pas laisser passer ça! Je pense que tout le monde ici est décidé à lui mener la vie dure."

Prononçant ces dernières paroles, il fit sourire l'Américain, bien que ce sourire soit crispé, c'était tout de même un sourire; ils firent comme si de rien n'était: prenant des colis et partant les livrer, mais à peine avaient-ils passé deux rues qu'une voix les arrêta:

"Eh! Attendez-moi! Je vais pas m'en sortir tout seul!

- Dégage, Solo! dit le natté d'un ton haineux. C'est toi qui est venu et pas dans le but de bosser alors tu te démerdes, ok?!

- Mais si tu veux mon poing dans la gueule, je suis partant ! ricana Heero avec un sourire mauvais.

- Allez, on se connaît, vous allez pas me laisser dans la merde, si ? gémit le blond avec un sourire en coin.

- On va se gêner!"

Les trois garçons se retournèrent: une bonne partie des coursiers s'étaient postés derrière eux, lançant des regards noirs au nouvel arrivant; Trant s'avança:

"Les merdeux qui viennent nous piquer notre grain sont pas les bienvenus et ceux qui emmerdent nos potes, encore moins, pigé ?!

- Original Duo a de la chance d'avoir des amis sur qui il peut compter, Solo... grogna Duo. Alors si j'étais toi, je la mettrais en veilleuse, car contre moi, tu gagnes le match, mais contre nous tous, tu perds à coup sûr.

- Alors ne t'avise pas de la ramener." lâcha Heero d'un air menaçant.

Devant le surnombre, le blond préféra partir en pestant, jurant qu'il se vengerait un jour. L'Américain laissa échapper un gros soupir, son compagnon le ramena à la réalité et ils partirent en remerciant leurs amis, ne se souciant plus du parasite qui les laissait finalement tranquilles, ou du moins, pour l'instant.

Le soir venus, les deux coursiers se rendirent dans le bar où les attendaient les autres: Wufei leur fit remarquer leur retard, quant aux deux autres, ils étaient bien trop occupés à se dévorer des yeux; mais lorsque le Japonais leur raconta les évènements de la journée, ils faillirent tous s'étrangler de rage:

"Il ose encore réapparaître?! s'indigna le jeune Arabe.

- Et mon sabre dans la figure, ça lui plairait ptêt...?! grogna le Chinois.

- Quoiqu'il en soit, coupa Trowa, c'est après toi qu'il en a Duo... Tu peux peut-être nous raconter l'histoire plus en détail, ou ça te dérange?"

Cette question signifiait plutôt ''ou ça te dérange dans parler devant Heero?'', le natté, secoua la tête et commença:

"C'était il y a quelques temps... Je l'ai connu dans un bar, au début, je l'avais trouvé sympa et un jour on a décidé de sortir ensemble, j'étais loin de me douter que ça serait la pire erreur de ma vie... Il est devenu violent, il ne supportait pas que les gens m'approchent, aussi bien les femmes que les hommes... Et lorsqu'il me voyait avec quelqu'un il me frappait en hurlant que j'étais à lui et à personne d'autre. J'ai plusieurs fois tenté de casser, mais... La première fois, il m'a giflé si fort que j'en ai eu un bleu, la deuxième fois, il a menacé de s'ouvrir le bras avec un couteau, la troisième, il m'a plaqué ce même couteau sous la gorge et la quatrième..."

Il se recroquevilla sur son siège, ramenant ses genoux à sa poitrine en les entourant de ses bras, se rappelant l'horreur qu'il avait vécu, la peur qu'il avait ressenti et surtout cette douleur, il ajouta d'un ton sec:

" La quatrième, il m'a fait passer la pire nuit de mon existence. J'avais beau hurler, rien ne semblait vouloir me venir en aide... Heureusement, l'un des voisin de l'immeuble m'a entendu, il a appelé les flics qui sont venu dans l'appartement... J'étais pas des plus présentables, mais je m'en fichais, la seule chose qui me venait à l'esprit c'est que j'étais sauvé...

- Le fumier... grogna le Japonais entre ses dents.

- Il a été arrêté et moi, j'ai été suivi par un Psy... Maintenant ça va mieux, mais le simple fait d'y repenser me donne envie de vomir... Je crois qu'il m'a laissé tranquille car il s'était trouvé un mec en prison..." compléta le jeune homme.

A peine avait-il fini as phrase qu'un claquement de main se fit entendre, les garçons se tournèrent vers la porte; Solo s'y tenait et applaudissait doucement:

"Bravo, Duo. Que c'est émouvant... Mais tu es dur, je suis certain que ça ne te déplaisait pas tant que ça... Mais si tu veux savoir, je ne regrette rien: me sentir en toi était vraiment délicieux, t'entendre hurler me semblait une douce musique et ton visage déchiré par la douleur, un véritable bonheur: tu es si beau quand tu souffres... Celui que j'ai rencontré en taule n'y a pas survécu... Tu as eu de la chance toi et je dois dire que tu étais de loin le meilleur...

- Tais-toi! hurla le natté en se plaquant les mains sur les oreilles. Je t'en supplie, tais-toi et fous-moi la paix...!

- T'as entendu, dégage! lança Heero.

- Oh... Monsieur le petit ami de Duo veut s'interposer, mais c'est intéressant... Allez, viens te battre!" lâcha Solo.

L'asiatique ne se le fit pas dire deux fois, il se rua vers cet homme qu'il haïssait et qu'il voulait voir disparaître, ils se battaient avec tout ce qui passait à leur portée: chaises, bouteilles, etc... Les clients qui étaient alors présents s'enfuirent en hurlant, Trowa vint au secours de son frère d'arme, mais il se ramassa un violent coup de chaise à la tête, restant sonné quelques instants. Quatre hurla le nom de celui qui lui était cher, il se précipita, le prenant dans ses bras; dans la confusion, le jeune Arabe attrapa un pied de chaise gisant là et tapa de toute ses forces dans les parties sensibles du grand blond, celui-ci se plia en deux de douleur avant de partir en hurlant qu'il se vengerait.

POV Quatre:

"Aïeuh! gémit Trowa lorsque je lui pose le pansement sur sa blessure au front.

- Si tu ne t'étais pas jeté dans le tas, ça ne serait pas arrivé ! je le sermonne.

- Je te signale que tu l'as fait aussi! riposte-t-il.

- Oui, mais moi, j'ai fait attention contrairement à toi! (méga mensonge)

- Hm... grimace-t-il avant de baisser la tête.

- Mais c'est parce que tu es courageux que je t'aime..."

Disant cela, je colle mes lèvres aux siennes, lui caressant doucement la joue... Je le regarde, il me sourit, je sais qu'il se sent un peu honteux de ne pas avoir battu quelqu'un de ''normal'', je le prend dans mes bras, il ne répond rien, passant les siens autour de ma taille et posant sa tête contre mon torse... Ce sont ces doux moments dont nous profitons chaque jour, je sais que ce n'est pas grand chose mais ça me plaît beaucoup. Je ne veux pas me décoller de lui, j'aime trop le sentir dans mes bras... Il se lève de la chaise et s'approche de moi, me reprend dans ses bras et murmure:

"C'est moi qui ai juré de te protéger et c'est toi qui le fais... C'est pas juste... Je suis triste, alors en consolation, tu veux bien me laisser un peu plus de temps dans tes bras?

- Bien sûr..."

Les gens vous diront que Trowa ne parle presque pas, mais avec moi, c'est diffèrent... ça peut paraître bizarre mais j'en suis fier, bon, je ne vais pas jusqu'à m'en vanter sur tous les toits... Je le serre un peu plus contre moi, j'aime le contact de nos corps, le sentir prés de moi, sentir ses lèvres dans mes cheveux lorsqu'il me dépose un gentil baiser sur la tête... Toutes ses petites choses qui pourraient paraître simples voire insignifiantes pour certains sont de vrais trésors pour moi, ce sont ces moments-là qui font mon bonheur...

POV Duo:

Heero est assis sur le canapé, il est encore furieux après as rencontre avec Solo... Mais qu'est-ce que j'avais besoin de lui raconter ça...? En plus, il s'en ressort avec un pansement près du sourcil gauche, un à quelques centimètres de l'œil droit et un autre encore pas loin de la bouche; non pas que ça le rend moche, loin de là , mais je me sens quand même coupable de ses blessures... Je repose les boîtes de pansements sur l'étagère, j'avoue que je n'ose même pas croiser son regard... Pardonne- moi, Heero... C'est de ma faute, tu n'aurais pas dû être mêlé à toute cette histoire...

J'étais tellement perdu dans mes pensés que je sursaute en sentant deux bras puissants me prendre par la taille, c'est Heero. Il me tient comme ça sans rien dire pendant quelques minutes, puis, sans desserrer son étreinte, il murmure:

"Quoiqu'il arrive, je te protégerais... Je te le promet. Et, arrête de me fuir comme ça... J'ai l'impression que tu m'en veux ou que tu me reproches quelque chose... Pardon, mais... J'ai si peur de te perdre...

- Heero! je me retourne pour être face à lui, toujours ses bras sur mes hanches. Ce n'est pas toi! Toi, je t'aime et je n'ai absolument rien à te reprocher! C'est... Moi, si je ne t'avais rien dit tu n'aurais pas toutes ces blessures et tu n'aurais pas non plus besoin de te battre...

- Duo... il passe ses bras autour de mes épaules et me serre plus fort contre lui. Ne te culpabilise pas, ok? Je te protège parce que je le veux, parce que je t'aime. Tu m'apprends chaque jour un peu plus de la vie, tu m'aimes bien que je sois différent... C'est ça qui compte pour moi, et même si tu ne m'avais pas raconté, je l'aurais su à cause de Solo... Je me battrais pour te garder près de moi et faire ton bonheur... Si tu m'aides...?"

Je ne sais pas vraiment quoi dire face à une telle déclaration, je l'enlace à mon tour, nous restons quelques minutes comme ça, l'un contre l'autre... Je lève les yeux vers la porte, Wufei nous regarde, il me montre une chandelle en souriant et s'en va, je ris: le message est clair, Trowa et Quatre ont, eux aussi, leur moment de tendresse... Je pose mon front contre celui de mon amour en chuchotant:

"Original Duo aime Heero Yuy plus que tout...

- Heero Perfect Soldier a trouvé la paix auprès de Duo Maxwell et l'aime lui aussi de tout son cœur et de toute son âme..." me répond-t-il en souriant.

Je l'embrasse encore et encore, jamais je ne me lasserais du goût de ses lèvres, jamais je ne me lasserais de son étreinte... Pour lui, je donnerais tout ce que j'ai: mon corps, ma vie, mais pas mon cœur... Mon cœur est pour lui est je ne le céderais à personne d'autre qu'à lui...

--- A SUIVRE: désolée s'il y a des fautes mais quand j'écris je regarde rarement l'écran et cet ordi portugais a une correction automatique donc des fois ça me joue des tours... Il ne se passe pas grand chose dans se chapitre mais là je suis un peu crevée et je lisais MINT NA BOKURA, pour ceux qui connaissent, je voudrais tellement voir Sasa et Noeru ensemble que je n'écris que des moments mignons... Pardon! Alors j'espère que vous avez aimé et pardon pour le retard, je ne peux écrire que deux jours par semaine et je trouve très peu de temps entre les visites du Portugal et les sorties avec les copines de mon amie, je ne pige pas grand chose à ce qu'elles racontent (pourtant je parle couramment portugais même si c'est celui du Brésil)... Reviews please pour me soutenir dans cette dure épreuve! Onegai shimasu!