*** PETIT RAPPEL : Je ne suis en aucun cas l'auteur de cette histoire, je ne suis que la traductrice. Cette histoire appartient à Nobloodnofoul et je tente de traduire au plus prés de son texte, sans trop faire de mot à mot. ***



Chapitre 9 – Répercussions et menaces

Point de vue d'Edward

Les emmerdes commençaient deux jours après ma sortie de l'hôpital. Deux putains de jours de paix et de tranquillité avant que le drame ne recommence. Bella me gâtait, comme d'habitude. Je me prélassai soit sur le canapé soit dans mon lit. Elle venait se blottir contre moi et nous regardions des films ou alors elle me faisait la lecture.

J'adorai l'écouter lire ses livres préférés. Elle commençait toujours en lisant un peu trop vite mais une fois dans l'histoire, sa voix changeait et devenait plus passionnée, reflétant les émotions des personnages. Elle cuisinait et préparait des gâteaux comme une folle. Je m'éclatai à la regarder s'affairer dans la cuisine, mélangeant et jurant. Elle finissait toujours avec plus d'ingrédients sur son pantalon que dans ses bols mais le résultat final était toujours exceptionnel, et je mangeai comme s'il s'agissait de mon dernier repas avant de mourir.

Je profitai de cette période de répit. Je pouvais manger tout ce que je voulais et prendre du poids sans m'en soucier. Jasper allait en chier une pendule quand je remonterai sur une balance dans quelques semaines. Je laissai échapper un petit rire à cette pensée et Bella levait sa tête du creux de mon bras pour me regarder. Nous étions actuellement en train de flemmarder sur le canapé, au milieu de l'après-midi, en étant tout simplement ensemble. L'appartement était silencieux et je me sentais apaisé par sa respiration régulière contre ma poitrine. Ça faisait grave chier qu'on ne puisse plus avoir de sexe. Le médecin avait formellement interdit toute activité qui risquerait d'augmenter mon rythme cardiaque.

Salopard de médecin de merde.

Je passai mes doigts dans ses cheveux et fredonnai de satisfaction. Ses ongles frôlaient mon ventre en faisant de petits cercles et je souriais en regardant le plafond. Je pouvais faire ça. C'était une bonne chose. J'aimai ça. Un autre petit rire m'échappait et Bella relevait un sourcil.

« Quoi ? »

« T'es ma petite amie. »

« Euh, oui, je suppose que je le suis. »

« T'es ma petite amie. »

Elle riait et me tapotait le ventre.

« Oui, Edward, et tu es mon petit ami. »

J'essayai vraiment de ne pas rigoler comme une fillette.

J'abandonne. Tu n'as plus de couilles du tout. Ta testostérone s'est transformée en œstrogène et à tout moment, ta pomme d'Adam va disparaitre. Alors tant qu'on y est, on peut officiellement se mettre à porter les petites culottes de Bella.

« Bella Swan est ma petite amie. »

« Tu peux le dire de toutes les façons que tu le souhaites mais ça voudra toujours dire la même chose. Qu'est-ce qu'il te prend ? Est-ce qu'il faut que j'arrête de te donner ces pilules d'analgésique. »

« Oh, ferme-là. On n'a même pas eut d'ordonnance. J'ai le droit d'être heureux à ce sujet. Arrêtes de me casser mon délire. »

« Ton délire ? »

« Oui, mon délire 'Bella Swan est ma petite amie'. »

« Toi, tu as vraiment reçu un coup trop fort sur la tête, n'est-ce pas ?

« Ferme-là mauvaise langue. Je suis…euh…je suis…c'est quoi le mot que les filles utilisent lorsqu'elles aiment bien quelqu'un et qu'elles flippent complètement à ce propos ? »

« Etre idiote ? »

Je lui jetai un regard furieux et moqueur. Elle rigolait et je n'aurai jamais été capable de retenir le sourire qui venait recouvrir mon visage, même avec du ruban adhésif et de la super glue.

« C'est quoi le mot, Bella ? »

« Je ne sais pas. Je n'ai jamais eu besoin de m'en servir. »

« Et maintenant, as-tu besoin de t'en servir ? »

« Peut-être, mais même si c'était le cas, je ne te le dirai pas. Ce serait mon mot d'abord. »

« Tu t'apropries des mots maintenant ? »

« Oui, c'est exactement ce que je fais. Edward Masen, 'le combattant extraordinaire' est peut-être mon petit ami, mais Bella Swan est la reine de l'élocution et elle peut s'approprier des mots. Surtout ceux que tu ne connais pas. »

« Je connais le mot. C'est juste que je ne m'en souviens plus. »

« T'as perdu alors. »

« Je n'ai pas perdu…t'es juste en train de me stresser c'est tout. Dis-moi juste ce putain de mot. »

« Oh, ça c'est petit. Ramener cette histoire de stress là-dessus. Crétin. Très bien, je vais te dire le mot. C'est- »

Trois coups bruyants et agaçants retentissaient sur ma porte, nous interrompant. Je soupirai de frustration et essayai de me relever, uniquement pour voir Bella me repousser sur le canapé et aller ouvrir la porte à ma place. Je refermai la bouche à temps, avant de lui rappeler de regarder par le judas d'abord, quelque chose me disait qu'elle n'apprécierait pas du tout. J'entendais la porte s'ouvrir et la grosse voix d'Emmett pénétrait dans l'appartement. Je m'asseyais sur le canapé, me frottai les yeux avec la paume de mes mains et grognai.

Il est encore trop tôt pour ces conneries.

« Edward ! Mon pote ! Comment se porte cette vieille branche ? »

Sa voix bien trop forte me faisait fléchir.

« Pas super top sur le coup avec tous tes hurlements. »

« Désolé. Bon, je suis venu te voir pour te dire que j'avais parlé aux gars de King. »

« Et ? »

« King nie avoir eut connaissance de la truquerie du combat. Il te passe ses prompts rétablissements et a accepté de faire une revanche. Oh, et il a fait le chèque pour nos 50 000$ » Indiquait Jasper.

Je regardai par-dessus mon épaule et le voyais adossé contre le mur derrière le canapé. Il regardait vers Bella, tout fier de lui-même. Je grinçai les dents. Son hostilité était en train de m'agacer. Oui, elle était énervée à ce sujet mais bordel, ce n'était pas son rôle.

« Fais gaffe, Jasper. »

Il me regardait en haussant les sourcils pendant quelques instants avant de soupirer et hocher la tête. Je retournai mon attention sur la table basse et me massai les tempes. Je commençai à avoir la migraine. Cet après-midi était en train de tourner au cauchemar. Bella s'approchait de moi et me massait doucement les épaules.

« Est-ce que tu veux que j'aille chercher ton ordonnance ? »

« Euh, ouais, ça ne te dérange pas ? »

« Non, pas du tout. J'y vais tout de suite et ça ne devrait pas me prendre plus d'une heure. »

Elle m'embrassait sur le cou et attrapait son portefeuille avant de se diriger vers la porte.

« Prends la Volvo ! »

« Non ! »

Je levai les yeux au ciel, souriant à son obstination, tout en me penchant de nouveau en arrière, me reposant sur les coussins du canapé. Je voulais savoir ce qu'il s'était vraiment passé avec King.

« Mec, tu la laisses conduire la Volvo ? »

« Et bien, Emmett, j'essaie. Mais elle refuse. Elle a une espèce d'adoration pour ce vieux tas de ferraille qu'elle appelle véhicule. »

« Hé, si cette machine était remise à neuf, elle serait géniale. C'est un modèle de collection ! »

« Peu importe. Alors, dis-moi ce qu'il s'est vraiment passé. »

Emmett se laissait retomber dans le fauteuil en face de moi et soufflait avant de commencer.

« J'ai appelé King et lui ai demandé une rencontre. Il m'a dit de venir le voir à son 'bureau' à la marina, à 9h ce matin. Quand je suis arrivé là-bas, James s'entrainait avec cet abruti, Jacob. J'ai dis à King que nous étions au courant de la truquerie et il a nié toute connaissance des drogues. Il était excité à l'idée d'une revanche. Nous avons à peine deux mois pour te remettre en condition. Mais ce n'est pas le pire. Le truc c'est que…James est venu me parler. Il n'est pas trop content de King et de ses manipulations. Actuellement, il veut gagner à la loyale. Il voulait aussi que je te transmette un message. »

« Qu'est-ce que c'est Emmett ? » Je commençai à perdre patience.

« Il a dit…et je le cite 'Dis à Eddie que sa p'tite nana est une véritable petite bombe et que quand je lui aurai fais mordre la poussière, je réclamerai le vrai trophée.' Mon pote, il est comme qui dirait…obsédé par Bella. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé après le combat l'autre soir mais il avait l'air…dingue. »

Je prenais une profonde inspiration. Ce n'était pas bon. James était obsédé. Le fait qu'il voit Bella comme un trophée n'était pas bon. James faisait tout ce qu'il pouvait pour obtenir ce qu'il voulait. Ce n'était pas une option. Je savais que si je venais à perdre cette revanche, Emmett et Jasper surveilleraient mes arrières si Bella était impliquée mais ils n'étaient que deux et James avait King de son côté. Non, ce n'était pas bon du tout.

« Elle n'est pas un trophée à remporter. Elle est à moi. C'est des conneries. »

Jasper, toujours le plus calme, intervenait.

« Nous ne laisserions jamais qui que ce soit faire du mal à Bella. Malgré le souci que j'ai actuellement avec son attitude- »

« Lequel tu vas devoir régler par toi-même. Bella a toutes les raisons de se sentir comme elle se sent. Ton comportement de connard est en train de sérieusement me gonfler. »

« …malgré cela, tu sais que nous la protégerions si quoi que ce soit t'arrivait- »

« Alors toi et Emmett aller vous dresser contre James, King et toute son équipe de bras cassés ? Je ne crois pas. La seule solution serait que James perde. Tu le sais. La seule chose qui me rassure pour le moment c'est de savoir qu'il ne tentera rien avant la fin du combat. Si elle est un trophée, il attendra d'être sur de le mériter. »

« C'est quoi le plan alors ? » Demandait Emmett. Il surveillait ma conversation avec Jasper comme un match de tennis avec des balles imbibées de gasoil et des raquettes enflammées.

« On fait ce qu'on fait toujours. On s'entraine. Je me prépare. J'ai besoin de m'assurer d'être prêt pour tout ce que James va me balancer. Et on n'en parle pas à Bella, elle n'a pas besoin de cette pression actuellement. »

Jasper jetait une enveloppe jaune sur la table. Je n'avais pas besoin de l'ouvrir et de compter pour savoir qu'il y avait trente mille dollars à l'intérieur.

« Nous commençons l'entrainement dans deux semaines. On va y aller doucement – rien de trop dur, juste de quoi réhabituer ton cœur à la routine d'avant. Nous ferons un point ensemble sur le planning dans le courant de la semaine prochaine. »

Je hochai la tête vers Jasper et Emmett se levait pour partir.

« Jasper…lâche l'affaire avec Bella. On a passé l'éponge là-dessus, à ton tour d'en faire autant. »

Il me regardait bizarrement avant de hausser les épaules et de s'en aller.

Quelques minutes plus tard, Bella était de retour et entrait en sautillant dans le salon, me remontant le moral de manière efficace. Je passai d'énervé et de mauvais poil à débordant de bonheur.

Elle jetait un sac de médicaments sur la table basse et s'asseyait à côté de moi. Je la prenais sur mes genoux et me rallongeai sur le canapé, essayant de nous réinstaller de la même façon que nous étions avant mais elle se tortillait bien trop pour que je puisse y arriver sans lui faire mal.

« Mais bon sang, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

« T'es en train de me chatouiller. »

« Vraiment ? »

« Non Edward. J'en n'ai vraiment pas envie tout de suite. Je suis sérieuse. »

« T'es sérieuse ? »

« Edward ! »

Je rentrai mes doigts dans la peau douce de ses hanches et de son ventre et était récompensé par un petit rire et un cri strident. Son visage se mettait à rougir alors qu'elle se retenait de me donner des coups de pieds et de se débattre. Je m'éclatai de rire et enveloppai mes bras autour d'elle, la serrant fermement contre moi. Nous reprenions notre souffle et je passai ma main sur son ventre, sous son teeshirt.

« Bella ? »

« Oui ? »

« Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre toi et James après le combat ? »

Je sentais la vibration de son grognement contre mon épaule et inclinai la tête pour la regarder.

« Que s'est il passé ? » Je n'étais plus amusé. Elle aurait dû me le dire s'il y avait eut une altercation.

Elle marmonnait dans mon bras et je ne comprenais rien de ce qu'elle avait dit.

« Quoi ? »

« J'ai dis, je lui ai peut-être hurlé dessus etaprèsjelaigiflé. »

« Attends, c'était quoi la fin de ta phrase? »

« J'ai dis, je lui ai peut-être hurlé dessus et après je l'ai giflé. »

« Tu quoi ?! »

Je me redressai en position assise et elle glissait sur mes genoux. J'étais…sur le cul. Qu'est ce que c'était que ce bordel ?

« J'étais inquiète ! Il avait triché ! Je savais qu'il avait triché ! Enfin, tu étais couché sur le tapis et après, Jasper et Emmett ont été obligés de te porter à l'extérieur ! Tu avais du sang qui coulait de ta bouche ! Et j'avais peur et j'étais en colère et je ne voulais pas le frapper, c'est juste que…et bien que…je l'ai fais c'est tout. J'étais tellement furieuse…Je t'en prie, ne m'en veux pas. »

« Est-ce que James sait que tu es au courant du trucage ? »

« Euh…et bien…ouais, je crois bien. »

« Merde. Bella…putain…tu n'aurais jamais dû faire ça. Tu as vraiment…bon sang Bella, c'est quoi ton problème ? »

« Et bien je pense que, vu qu'Emmett en a parlé à King, ça voudrait dire que Jasper et moi serions déjà au courant. Ce n'est pas comme si on n'en avait pas déjà parlé. »

« Oui, mais ça tombe sous le sens que le fait que tu en fasses mention là-bas juste après le combat signifie que tu savais que ça avait été fait. Ils vont...tu n'es peut-être plus en sécurité maintenant. Putain. Bella, tu aurais dû me parler de ça plus tôt. Tu aurais dû venir me voir tout de suite pour ça. Ça change pas mal de choses. »

Elle avait l'air décomposé, tellement inquiète que je sois furieux contre elle. Je ravalai ma salive, faisant mon maximum pour ne pas être en colère après elle. Elle avait été inquiète et irrationnelle. Bordel, je l'aurai été aussi si ça avait été elle alors je pouvais la comprendre, mais putain, elle venait juste de se mettre une cible sur la tête et avait enfilé un teeshirt avec « Facile à tuer » écrit dessus.

Je la ramenai vers moi et la serrai dans mes bras.

« Écoutes, je comprends, vraiment. Je sais pourquoi tu l'as fais mais il faut que tu réfléchisses un peu plus avant de faire des conneries pareilles. Tu n'arrêtes pas de te foutre dans le pétrin quand tu t'énerves et je ne peux pas te perdre maintenant. Alors...s'il se passe quoi que ce soit, quoi que ce soit d'autre, tu dois me le dire. Ok ? »

« Ok, je te le dirai. Je te le promets. »

« Bien. Je ne suis pas en colère contre toi, d'accord ? Je suis juste…tout ça va nous poser des problèmes. Tu vas devoir faire attention et te méfier des gens maintenant. »

Elle acquiesçait et nous nous allongions de nouveau sur le canapé, son dos contre mon torse et mes bras autour de sa cage thoracique. J'avais la tête qui tournait avec toutes ces pensées. Voilà ce qui expliquait le commentaire de James sur la « bombe ». Voilà ce qui expliquait son soudain intérêt pour Bella. Il trouvait son audace attirante. Bon sang, moi aussi mais merde, c'était mauvais. Ça avait transformé l'obsession de James en quelque chose de ferme. Il voulait se débarrasser de moi et donner une leçon à Bella. Je savais exactement ce qu'il se passait dans sa tête de pervers. Cet enculé avait toujours voulut ce que j'avais et ça, ça rendait cette saloperie dix fois plus intéressante.

Bella me sortait de mes pensées.

« Laisse-moi me lever et aller te chercher un verre d'eau pour tes médicaments. »

« Je me sens mieux maintenant. Je n'ai pas besoin de les prendre. »

« Tu es sur ? Tu n'avais pas l'air d'aller très bien tout à l'heure… »

« Ça c'était tout à l'heure, quand j'étais agacé par Emmett et Jasper, maintenant je suis seul avec toi et je n'en ai plus besoin. »

Elle roulait sur son ventre et me faisait face, passant ses bras autour de mes épaules et laissant courir ses doigts dans mes cheveux. Je grognai et repoussai ma tête contre ses doigts jusqu'à ce qu'elle se mette à me gratter avec ses ongles. Je retenais l'envie de secouer la patte.

« Hein hein, comme tu veux. Dis-moi juste quand tu as besoin de tes pilules et j'irai de te les chercher. »

Je grognai et tendais la main vers la table basse pour saisir la télécommande sur laquelle je tâtonnai avant de parvenir à allumer la télé. C'était triste de ne même pas être capable de trouver le bouton marche /arrêt pendant qu'elle me grattait le crâne. Nous restions allongés ainsi pendant quelques heures, riant des blagues et hurlant sur les trucs débiles. Elle remuait ses orteils entre mes mollets et ses seins étaient pressés dans mes côtes. Il fallait vraiment que je retrouve ce médecin et que je le butte. Pas de sexe pendant deux semaines, c'était une putain d'idée à la con. Malgré le fait que je sois excité, je me sentais somnolent à rester allongé ici et mes yeux commençaient tout doucement à se fermer et juste à ce moment là, un coup sec sur la porte résonnait dans l'appartement.

Un seul essai pour deviner qui ça peut être…

Je grognai et resserrai mon étreinte sur Bella, enfonçant ma tête dans son cou.

« Edward, laisse-moi me lever. Il faut que j'aille répondre à la porte. »

« Non, elle s'en ira. »

« Elle ? »

« Oui, Alice s'en ira. Je lui ferai un chèque pour le loyer plus tard. »

« Oh, et bien, faisons-le tout de suite. »

Je grommelai quand elle se dégageait de mon étreinte pour se lever et croisai les bras sur ma poitrine pour bouder. Elle allait découvrir Alice par elle-même. Aïe, une fois qu'elle aura vue Bella, elle sera tout le temps fourrée ici.

J'entendais les verrous tourner et tendais l'oreille pour entendre ce qui allait se dire.

« Bonjour. » Bella, toujours polie.

« Hum, qui êtes-vous ? » Alice, toujours aussi directe.

« Je m'appelle Bella, tu dois être Alice. Je t'en prie, entres. Je vais chercher Edward. »

J'entendais les talons d'Alice résonner sur le sol avant d'atteindre le tapis et je contractai mes muscles pour m'empêcher de m'enfoncer dans le canapé et prétendre qu'elle n'existait pas.

« Bonjour, Alice. »

« Edward, mon chou, y-a-t-il une raison pour laquelle je n'ai pas encore rencontrée Bella ? »

« Oui, il y a une très bonne raison que tu n'ais pas encore rencontrée Bella. »

« Et… »

« Parce que je veux qu'elle reste dans le coin. »

Elle pouffait et je la voyais faire le tour du canapé, les bras croisés et les cheveux dans tous les sens. Elle tapait du pied et je remarquai la couleur extrêmement flashante de son teeshirt mauve. Ça m'en faisait mal aux yeux.

Je tendais la main vers la table basse, attrapai l'enveloppe qu'Emmett avait laissée là et en sortais la somme du loyer que je lui devais pour les six prochains mois, me sentant bien trop fainéant pour aller chercher mon chéquier.

« Tiens, et maintenant vas t'en. Je suis fatigué et malade et j'ai besoin que mon infirmière me donne un bain au gant de toilette. »

«Ça c'est vraiment méchant. Je préfère t'ignorer. Sale type. Alors, Bella, depuis combien de temps est-ce que toi et Edward êtes-vous ensemble ? »

« Euh, quelques semaines j'imagine. »

« Trois mois la semaine prochaine. » Intervenais-je.

Alice regardait chacun de nous et ce sourire diaboliquement malicieux illuminait son visage. Merde.

« Alors Bella, je me demandai si ça te dirait de sortir un de ces quatre et de passer une journée entre filles ? Il n'y a pas beaucoup de femmes de mon âge dans cet immeuble qui aime faire ce genre de sortie et je peux te promettre que nous nous amuserons. Nous pouvons aller faire du shopping, nous faire des manucures, et oh, il faut que tu me laisses coiffer tes cheveux ! Ils sont si jolis mais tu pourrais utiliser un peu de lait de brushing et- »

« Elle est parfaite comme elle est, Alice. Ne fais pas ça, maintenant. Désolé Bella, elle se prend pour ma mère. Alice tu as mon loyer. Vas donc tourmenter les autres locataires. »

« Je suis en train de t'ignorer Edward et je n'ai pas entendu Bella se plaindre. »

« Tu ne l'as pas non plus entendu accepter. » Ajoutai-je.

« S'il te plait ? Dis que tu viendras faire les boutiques avec moi ? » Oh non, c'était le visage. Celui-là même qui était parvenu à nous décider Emmett et moi à l'aider pour monter ce stupide canapé sur quatre étages. Ce visage qui avait réussi à me faire réparer son évier et qui m'avait convaincu de lui repeindre son salon dans cet affreuse couleur orange. C'était le visage du mal et Bella n'avait absolument aucune chance de s'en tirer. Je pensai un instant à plaquer Alice au sol avant qu'elle n'ait le temps de le libérer complètement, puis je pensai ensuite à protéger les yeux de Bella en mettant mes mains devant mais je savais déjà que c'était trop tard. L'éclat et la brillance couvrait déjà ces iris gris et ses cils étaient déjà en train de battre de manière charmante. Il ne fallait pas longtemps avant que la grimace n'apparaisse et que ses épaules commencent à trembler un peu. Elle était douée. Et comme par réflexe, Bella hésitait et regardait vers le sol.

Trop tard, bébé, elle t'a eut.

« Euuuuhhh…et bien ça ne me dérange pas de t'accompagner mais je ne suis pas vraiment une fan de shopping et j'ai déjà tout ce dont j'ai besoin…alors, je peux venir avec toi mais ne t'attends pas vraiment à ce que j'achète quoi que ce soit. »

J'en restai bouche-bée. Elle venait juste de tenir tête à Alice. Je sentais mon sourire s'installer sur mon visage. Alice arrivait toujours à ses fins mais pas à toutes ses fins. Mais ma victoire m'était vite dérobée. Petit lutin démoniaque.

« Bella…sans vouloir t'offenser…mais tu as l'air d'avoir besoin d'un petit coup de main. Enfin, ce jean a l'air d'avoir déjà vu de meilleurs jours et tu portes un teeshirt du 'Ring'. Ma chérie, tu as besoin d'un peu de couleur dans ta vie. »

Je me redressai en position assise et regardai Bella. Enfin, je regardai vraiment ce qu'elle portait sur elle. En y réfléchissant bien, elle portait effectivement toujours la même chose. Je l'avais très rarement vue porter d'autre jeans et teeshirts. Je plissai les sourcils et penchai la tête vers le hall d'entrée où nos chaussures étaient rangées. J'avais trois paires de tennis et quelques sandales contre le mur. Il n'y avait qu'une paire de basket appartenant à Bella. Comment avais-je pu manquer cela ? Je me levai d'un bond du canapé et me dirigeai vers le dressing. Je pouvais sentir Bella et Alice sur mes talons.

J'entrai dans le dressing et ouvrais la commode que j'avais libérée pour elle. Celle de la chambre était suffisante pour y ranger tous mes vêtements qui n'avaient pas besoin d'être sur cintres. Le premier tiroir que j'ouvrai contenait quatre paires de jeans repliés sur le côté gauche et une pile de teeshirts sur la droite. Je le refermai et passai à celui d'en dessous. Celui-ci était plein de petites culottes, soutien-gorges, chaussettes et maillots de corps. Je passai ensuite au troisième tiroir. Vide. Le quatrième. Vide. Le dernier. Vide. Je me sentais vraiment idiot et je commençai à m'énerver. Je me retournai, à la recherche d'un carton de chaussures sur le sol. Rien. Je levai les yeux vers la penderie et voyais deux sweat-shirts et une chemise qui n'étaient pas à moi. Je me retournai vers Bella pour la trouver debout dans l'entrée du dressing, les yeux exhorbités.

« Est-ce que c'est tout ce que tu as comme vêtements ? »

« Euh, et bien je n'ai pas vraiment eu l'occasion d'acheter quoi que ce soit d'autre, et je n'ai pas vraiment besoin de quoi que ce soit d'autre alors… »

« Alors, oui ? C'est tout ce que tu as comme vêtements ? De quoi d'autre as-tu besoin ? »

Oh, elle était en train de s'énerver. Cette petite fente était entre ses sourcils et ses joues rougissaient avec de petites tâches. Elle était vraiment en train de s'énerver. Je me demandai si la présence d'Alice allait m'empêcher de mourir ou au moins d'être horriblement mutilé. Je pourrai sans doute avoir besoin d'une coquille de protectionaussi.

Je me demande s'il m'en reste toujours une.

« Si j'ai besoin de quelque chose, je me l'achète. Mais il se trouve qu'actuellement je n'ai besoin de rien. »

« Tu n'as même pas de téléphone portable. C'est ridicule. Tu as besoin de plus de vêtements et de chaussures… Bella, comment peux-tu avoir seulement une paire de chaussures ? Qu'est-ce qu'il se passe s'il leur arrive quelque chose ? Tu as besoin d'un téléphone portable. Je ne peux pas ne pas savoir où tu te trouves…Alice ?! Alice viens ici ! »

Et juste comme ça, Alice entrait dans le dressing comme s'il n'y avait pas une Bella extrêmement énervée prête à répandre mon sang sur tous les murs. Elle venait derrière moi alors que je gardai mes yeux fixés sur ceux de Bella. Énervée commençait à être un euphémisme. Elle était livide. J'entendais les tiroirs s'ouvrir et Alice s'apostropher. Oh ça allait être génial.

« Non,non non non non. C'est inacceptable. Bella, Edward a raison. Tu as besoin de vêtements douce enfant. Nous devons arranger cela immédiatement. »

« Non, je ne vais pas acheter de vêtements tout de suite. Je ne veux pas d'autres vêtements. Je ne veux pas d'autres chaussures. Je ne veux pas d'un putain de téléphone portable. Si jamais je veux une seule de ces choses, j'irai la chercher moi-même. Ça, c'est actuellement en train de m'énerver au plus haut point. J'ai pris soin de moi-même pendant un bon bout de temps avant de te rencontrer Edward, et tu es en train de te comporter comme un véritable crétin. »

Ok, donc elle était énervée, compris. Et au rythme auquel j'étais sans cesse en train de la mettre en boule, ça aurait sans doute été une bonne idée que j'arrête tout de suite tant que j'étais lancé. M'excuser, dire à Alice de laisser tomber et être heureux de pouvoir m'en sortir en faisant rentrer des trucs en douce quand elle ne regardait pas. Mais ma colère débordait, je n'avais pas vraiment pu me défouler depuis le combat et ça me démangeai de pouvoir simplement me prendre la tête avec quelque chose. Alors, je n'étais pas intelligent. J'étais idiot.

Je passai à côté d'elle et allai dans le salon. Elle me suivait prudemment, sachant que j'avais une idée en tête.

J'empoignai l'enveloppe et en sortais six mille dollars. Je les recomptai deux fois de suite puis roulai les billets.

« Alice ! Viens ici ! »

Elle entrait dans la pièce avec légèreté et restait à bonne distance de nous. Je ne pouvais pas lui en vouloir, je ne voudrai pas me trouver au milieu des regards meurtriers que Bella et moi-même nous lancions l'un à l'autre. Je parlai sans regarder Alice et pour être honnête, c'est à elle que je parlai mais je dirigeai ces paroles vers Bella. Poussant l'argent vers elle, je sentais la liasse de billets quitter ma main. Je savais qu'elle avait une lueur dans l'œil, Alice savait ce que je faisais.

« Voilà six mille dollars. Achètes lui de jolies fringues et des chaussures. Et pas que des talons. Achètes lui tout ce dont une fille a besoin. Dépenses tout, je m'en fiche. Je vais chez T-Mobile (genre de Phonehouse chez nous) et je vais t'acheter un portable. »

« Arrêtes Edward. Je jure devant Dieu si tu fais ça… »

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il va se passer ? Bon Dieu, Bella ! Tu as besoin de vêtements, tu as besoin d'un téléphone portable. Et si quelque chose t'arrivait et que tu avais besoin de m'appeler ? Et si tu avais un accident ou que tu te perdais, ou étais blessée ? Quoi alors ? Crois-tu que je pourrai vivre avec moi-même ? J'ai envie de prendre soin de toi. Je sais que tu peux le faire toute seule mais bon sang j'essaie. J'essaie de faire ça comme il faut. Laisse-moi faire ça. Pour ma propre santé mentale. Tu sais quoi ? Tu n'as même pas besoin de porter les trucs que t'achètes. Achètes-les c'est tout, d'accord ? »

« Non. J'apprécie ton geste et c'est vraiment gentil. Je ne vais pas dire le contraire. Mais tu donnes l'impression que je suis incapable de me payer mes propres affaires. Je peux m'acheter des fringues toute seule. Si je veux un téléphone, j'économiserai pour un téléphone. Tu sais comment je me sens à propos de cette situation. Tu as déjà eu de la chance que je sois parvenue à mettre ma fierté de côté et à rester ici. Je n'aime pas qu'on dépense de l'argent pour moi, Edward. Si tu me fais ça…et bien je ne sais pas ce que je ferai…mais ça ne te plaira pas. »

Je serrai les dents et repoussai l'envie de lui hurler dessus. Ma voix était calme et posée mais j'entendais une pointe de colère cachée au fond.

« Tu peux aller avec Alice et aider à choisir tes vêtements, ou tu peux rester assise ici et elle le fera pour toi. Je ne prendrai pas 'non' comme réponse. Tu auras plus de fringues et tu auras un téléphone portable. »

« Alors je ne reste pas ici. »

Et elle faisait demi-tour pour entrer dans la chambre. Je paniquai.

Merde, elle a cru à mon bluff. Putain de merde fait chier.

Je la suivais rapidement et la trouvai dans le dressing, en train d'ouvrir les tiroirs, son sac ouvert posé sur le sol. Je le ramassai et le jetai hors du dressing avant de la tourner vers moi pour qu'elle me regarde. Elle avait les yeux pleins de larmes et tenait fermement une paire de chaussettes contre sa poitrine. Mon cœur se resserrait et commençait à battre furieusement, à la limite de la surcharge. Je me sentais comme une merde de l'avoir fait pleurer mais j'étais toujours furieux après elle d'être aussi têtue.

« Écoutes, j'adore que tu sois autonome et j'adore que tu ne veuilles pas abuser de moi. J'adore que tu n'attendes pas de cadeaux ou de trucs chers mais je déteste à quel point tu peux être têtue. Je déteste que tu ne me laisses pas prendre soin de toi. Je sais que tu peux prendre soin de toi-même. Fais-moi confiance quand je te dis que je comprends pourquoi tu fais ça. J'ai compris. Mais je t'en prie, Bella, laisse-moi faire ça. Laisse-moi prendre soin de toi. Je veux juste que tu sois en sécurité et heureuse. Tu as besoin de vêtements Bella. C'est le truc le plus stupide sur lequel nous devrions nous battre à ce moment précis. Ce n'est pas une espèce de tentative pour affirmer ma supériorité sur toi. Au moins, toi tu gagnes ta vie de manière honnête. Mais laisse-moi dépenser mon argent dans quelque chose auquel je tiens, laisse-moi le dépenser pour toi. »

Les larmes de ses yeux coulaient déjà sur ses joues rosées depuis un moment et ses lèvres tremblaient alors qu'elle essayait de retenir ses sanglots. Je me sentais con. Je me sentais si mal. Elle allait me quitter maintenant. Elle allait toujours me quitter. Cette journée était vraiment en train de se transformer en la pire de toutes mes journées. Mais pouvais-je la laisser me quitter ? Pouvais-je revenir sur mes paroles et laisser tomber ? Non, je ne pouvais pas. Bella allait rester si c'était la dernière chose que je faisais et mon dressing allait être plein de robes et de chaussures pour filles et ma salle de bain allait contenir des trucs parfumés pour filles et il allait y avoir des chaussures à talons en plein milieu du couloir, que je serai obligé d'éviter en rentrant à la maison le soir et que je sois damné si Bella me privait de tout ça. Ma fureur grimpait d'un niveau à la pensée qu'elle me quitte pour une connerie pareille. Elle allait lâcher l'affaire tout de suite maintenant et accepter ce que j'avais à lui offrir.

« Bella, bébé, je t'en prie. Ne pars pas. Je t'en prie, laisse-moi prendre soin de toi. Tu prends soin de moi. Je t'en prie ? Je suis en train de te supplier maintenant Bella. »

Elle reniflait, laissant tomber les chaussettes par terre et se jetait dans mes bras. Mon ventre se contractait en se rappelant la douleur dans mes côtes et je sifflai mais la rattrapai et la serrai contre moi fermement. Elle tentait de se défaire de mon étreinte et commençait à s'excuser de m'avoir fais mal.

« Non, arrêtes. Arrêtes-toi. Laisse-moi te tenir dans mes bras. »

Elle s'immobilisait et je la serrai plus fort.

« Tu vas rester ? »

Elle acquiesçait contre ma poitrine.

« Tu vas aller avec Alice ? »

Elle était immobile et je me raidissais avant qu'elle acquiesce de nouveau, un peu moins enthousiaste mais elle le faisait quand même.

Je soupirai de soulagement et embrassai son front.

« Merci. »

« Je vais toujours être furieuse à ce sujet. »

« Je sais mais ce n'est pas grave. Je peux vivre avec. »

Elle riait et faisait un pas en arrière, essuyant son visage et me souriait. Ses yeux pétillaient en me regardant et je lui souriais en retour, heureux que toute cette histoire soit oubliée et que je sois parvenu à mes fins.

J'ai gagné ! J'ai gagné j'ai gagné j'ai gagné j'ai gagné. Dans tes dents ! J'ai gagné !!

« Vas te débarbouiller et prépare toi à être dehors pour la journée. Elle va te trainer partout. »

Bella grommelait et rejetait sa tête en arrière, agacée, alors je me penchai vers elle et l'embrassai dans le cou, tout en la plaquant contre la commode.

« Tu vas apprendre à détester le centre commercial d'une toute nouvelle façon, ça je te le promets. »

« Alors, tout ça c'était juste pour pouvoir me torturer ? »

« Et bien, non. Mais euuuhh…je sais en effet qu'il y a un genre de petite boutique de lingerie dans la galerie…alors si tu pouvais t'y arrêter, je ne t'en voudrai pas. »

« Fais gaffe Masen où je pourrai en donner pour son argent à James, en te bottant le cul. »

Je riais et nous sortions de la chambre pour retrouver Alice, assise dans le fauteuil, un petit sourire aux lèvres.

« Et bien ! Maintenant que tous les deux vous avez réglés vos affaires, allons-y Bella, nous avons du pain sur la planche pour arranger tout ça. »

Bella me fixait de son regard noir et enfilait ses baskets.

« Oh, et prépares-toi à dire adieu à celles-là mon ange. Elles ont besoin d'être données aux bonnes œuvres. »Lui disait Alice en pointant ses Nike du doigt. Je riais de nouveau et me laissai retomber dans le canapé.

« Amuse-toi bébé ! Je te revois quand tu rentres à la maison ! »

Alice trainait Bella vers la porte, tout en jacassant à propos des boutiques où elles allaient trouver des bonnes affaires et du style.

« Oh ! Bella ! »

« Quoi Edward ? » Elle était toujours un peu tendue maintenant qu'elle se rendait compte qu'elle avait perdu.

« Épris. Je suis épris de toi ! »

Elle levait les yeux au ciel mais me souriait et je savais qu'elle m'avait pardonné.


Voili.....un petit chapitre 9.

On avance dans l'histoire...plus que 6 chapitres à traduire et vous serez toutes au même niveau que les lectrices anglophones. Ne restera plus qu'à attendre les mises à jour de l'auteur.

J'ai adoré traduire et relire ce chapitre, il était plutôt amusant...ce petit couple est vraiment....adorable.

Bizz à toutes et merci encore pour vos commentaires.

Rachel