Chapitre 7 : Maman, les p'tits bateaux…

Hello ! Après des vacances, voici un nouveau meurtre... Heu, chapitre ! ().

Je signale encore que rien ne m'appartient, que je ne touche rien pour cela !

Et merci à Neteria de ses reviews régulières !


Le repas est chaotique. Chacun apporte en vrac de la cuisine ce qui le tente. Peter fabrique des toasts en quantité industrielle. Lavinia jette tous ses principes de régime et s'empiffre. Pour une fois, c'est Ram Dass encore traumatisé qui grignote du bout des dents. Sarah est anéantie par le meurtre de son oncle et émiette son toast.

LH : Hé, Miss Diamant ! Te voilà devenue vraiment la Reine du diamant ! Tu possèdes toute la mine, maintenant, hein ?

SC (scandalisée) : Comment oses-tu, Lavinia ? Parler d'argent alors qu'Oncle Tom est MORT ! Tu n'as pas plus de cœur que Mlle Mangin !

P : Bah, C'est triste, mais faut pas bouder votre héritage, Mlle Sarah !

LH : De toute façon tu étais déjà assez riche avec la moitié. Au fond cela ne change pas grand-chose pour toi.

P : Tiens, à propos, qui va s'occuper du collège ? Les deux héritières sont mortes !

LH : Elles ont peut-être fait un testament. Sinon ce sera pour la Couronne anglaise !

P : Hé, Mlle Sarah, qui va s'occuper de vous, maintenant ?

LH : C'est vrai, tu es loin d'avoir 21 ans ! On va te jeter à l'orphelinat ! Ha, ha, ha !

SC : Arrête ! Oncle Tom m'a confiée à Maître Carmichael si …

Les deux mauvais s'esclaffent.

P et LH : Mouah ah ah ah ah ! Il est mort aussi !

LH : On va te confier à un tuteur trèèèèès méchant! Qui te séparera de ton chéri !

RD (furieux) : Vous avez fini de l'effrayer ? Madame Carmichael a été désignée dans ce cas précis. C'est dans le testament.

LH : Qu'est ce que vous en savez ?

RD : J'y étais. Je sais bien ce qu'il y a dedans.

Muselée, Lavinia renifle avec hargne (et rhume). Sarah se rassure.

LH (intéressée) : Et vous y êtes, sur le testament ?

Ram Dass la fixe avec mépris. Comme cette peste est avide !

RD : Cela ne vous regarde pas, Mlle Lavinia !

P : Hé, c'est peut-être vous qui l'avez tué alors ! Pour hériter plus vite…

LH : Ou pour épouser votre Miss Diamant en paix… Avec l'argent…

P : Si vous vous mariez, vous aurez le contrôle de sa fortune ! En tant que mari…

LH : Oui, un époux a tous les droits… Ou c'est Sarah qui a fait le coup, pour hériter et être libre…

P : Ou même tous les deux ensembles !

Sarah et Ram Dass contemplent les deux personnages avec ahurissement, choqués par cette avalanche soudaine d'accusations.

RD : Mais vous êtes malades ?

SC : Vous êtes des MONSTRES ! Imaginer des horreurs pareilles !

Elle se sauve pour aller une fois de plus sangloter sans témoins. Fierté oblige.

P : Oups… Bah, désolé, notre imagination travaille…

LH : Oui, avouez que l'on commence à manquer de choix de coupables !

RD : Je suis sûr qu'il y a un assassin dehors. Vous êtes méchants et pervertis jusqu'à la moëlle, mais je ne vous vois pas en meurtriers…

P : Merci quand même, Monsieur le futur milliardaire !

RD : Oh, la ferme avec ça…

LH (avec coquetterie) : Mais vous devenez un parti intéressant !

RD : Dans vos rêves ! Tiens, Peter, je te signale que tu te retrouves sans emploi !

Peter blêmit. C'est exact. Plus de Monsieur Crisford, plus d'employeur.

RD (moqueur) : Peut être consentirai-je à te garder, une fois marié à Sarah.

Cette remarque est mesquine mais Peter l'a tellement ennuyé avec méchanceté qu'il n'a pas pu s'empêcher de la sortir.

P (outré) : JAMAIS je n'obéirai à un ordre de vous !

LH : Ha, ha, ha ! Pour manger, que ne ferait t'on pas ! Tu verras, Peter !

Peter recommence à s'empiffrer avec inélégance. Il règlera le problème plus tard.

Ram Dass part en soupirant à la recherche de Sarah.

Il songe que c'est bien parti pour une guerre entre deux clans. Objectivement, c'est vrai qu'il a un mobile. Et même un que ces deux serpents ne connaissent pas. Se venger de son bourreau, par exemple. Il en frissonne à nouveau. Il aurait mieux fait de refuser. Tom Crisford est mort et n'aurait de toute façon pas pu réaliser ses noirs desseins. S'il avait su, il n'aurait pas eu à se laisser déshonorer douloureusement par son patron.

Il retrouve Sarah sur la plage.

RD : Ah, te voilà. Ne pleure pas ainsi, mon amour…

SC (renifle) : Mais ils sont odieux ! Nous accuser alors que NOUS ne l'avons jamais fait !

RD : Je sais… Ils sont comme ça ! Et puis les apparences sont contre moi…

SC : Tout de même !

Le jeune homme console Sarah. Il pense tout à coup qu'effectivement, une fois marié c'est lui qui va se retrouver avec la mine de diamants sur le dos. Il n'a aucune envie de gérer toutes ces choses ennuyeuses. Le monde des affaires l'assomme. Rien que s'occuper, en tant que majordome, de diriger la maison et les serviteurs de Monsieur Crisford et leurs salaires lui cassait déjà les pieds. Il préfère mille fois s'occuper de peindre ses tableaux et voyager dans les idées philosophiques. Et la mort lui a également dérobé Maître Carmichael qui se serait fait un plaisir de naviguer là dedans.

SC : A quoi tu penses ?

RD : As-tu songé à la somme de travail que représente cette mine de diamants ?

SC : Euh… Non. Je n'y connais rien. Mais tu y arriveras, n'est ce pas ? Tu réussis tout !

RD : Ouais… Mais il n'y a personne pour m'aider…

SC : Oncle Tom n'a-t-il pas désigné quelqu'un au cas où Maître Carmichael… ?

RD (grommelle) : C'est moi, le quelqu'un. Monsieur Crisford et Maître Carmichael avaient suffisamment confiance en moi pour veiller à tes intérêts…. Je suis coincé de partout. Et tu vois que j'ai un mobile en or (même en diamant ha, ha, ha !).Quoique je m'en passerais bien…

SC : Pourquoi as-tu accepté alors ?

RD : Tu aurais préféré que l'on choisisse cette vieille harpagon de Mangin ? Et puis Monsieur Crisford n'a modifié son testament que l'année dernière. Nous pensions tous qu'il n'y avait aucune chance que cela n'arrive. Ce n'était qu'une sécurité en plus…

SC : Il faudra bien s'y mettre !

La voix courroucée de Peter les interrompt.

P : Ah, vous êtes là ! J'ai du traîner le cadavre tout seul dans la chambre, feignants !

RD : Je n'y aurais pas touché de toute façon !

Il n'a eu que trop de contacts avec Tom Crisford. D'ailleurs, il va encore aller se laver.

SC : Si nous restions à quatre pour réduire les risques ?

LH : Pas question ! Restons en couples. Je ne compte pas m'envoyer en l'air devant toi, Miss Diamant ! Au fait, il paraît que tu attends un heureux évènement ? Félicitations !

Sarah rougit comme une cerise. Peter ricane.

P : Quels idiots vous êtes ! Vous encombrer d'un marmot braillard !

RD (piqué) : Nous sommes très contents de fonder une famille, nous !

LH (cruelle) : C'est vrai que vous n'en avez plus ni l'un ni l'autre ! Les orphelins se rejoignent ! Mais il est vrai, Ram Dass, que vous ne savez même pas d'où vous sortez !

Blessé de cette attaque odieuse, le jeune Indien se redresse et entraîne Sarah vers la maison. Cette peste a touché le point le plus douloureux de son existence.

Amnésique à l'âge de 12 ans, blessé, recueilli et élevé par Tom Crisford, il ne sait rien de son passé et n'a jamais retrouvé sa famille. Il HAIT Lavinia de lui avoir rappelé.

Une fois dans la salle de bains il aère activement l'odeur de lavande et commence à faire couler de l'eau.

SC : Encore un bain ?

RD : Je me sens horriblement sale et souillé depuis… C'est idiot je sais…

SC : Bah, cela ne te fera pas de mal. Mais je reste à côté de la baignoire !

RD : Pourquoi ? Je ne ferai pas de bêtise, promis…

SC : Je me sens de moins en moins en confiance, dans cet endroit !

RD : Ca oui ! Alors, tu le prends avec moi, le bain ?

SC (rougit) : Avec toi ?

RD : Bah, pourquoi pas ? C'est amusant…

Sarah acquiesce. Les deux jeunes gens déversent une demi-bouteille de bain moussant à la vanille dans le but avoué d'exaspérer Lavinia. Chacun son tour.

Ils découvrent trois canards en caoutchouc et quatre petits bateaux en plastique au fond de la baignoire. Qui s'amuse avec ça ? Peter ou Lavinia ?

RD : Je croyais qu'ils jouaient à d'autres jeux… Bonjour l'âge mental !

Avec un soupir de délectation les tourtereaux s'immergent dans l'eau chaude. Ils ont eu la main lourde, car des pyramides de mousse débordent de la baignoire.

Des hurlements aigus leurs parviennent de la plage.

SC : Est-ce qu'on les assassine ?

RD : Non. Ces deux obsédés reprennent leurs séances. Vive la plage !

Sarah se blottit dans ses bras. Finalement le jeune homme a raison. Se détendre à deux dans l'eau chaude est divin. Ram Dass, lui, se raidit légèrement. Des images malvenues de sa torture lui reviennent malgré lui et perturbent ce charmant instant. Heureusement il parvient à les repousser en embrassant Sarah. Il finit même par lui faire l'amour dans la baignoire (et dans la mousse). Le voilà au moins rassuré sur ce plan là : Monsieur Crisford n'a pas totalement gâché sa vie sexuelle.

Après cet interlude plaisant, les amants redescendent en laissant exprès mariner l'eau vanillée du bain.

Epuisé par sa nuit de cauchemars, Ram Dass s'allonge sur le sofa de la bibliothèque et s'endort.

Sarah passe le temps entre lire un livre épais comme une brique et contempler le jeune homme béatement (et stupidement). Un hurlement de vache en gésine la fait sursauter. Lavinia a découvert la salle de bains à la vanille.

La jeune fille surgit, l'air très en colère.

LH : SARAH ! Qu'est ce que c'est que cela ? Le bain n'est pas vidé. De nouveau ! Cette ignoble odeur ! Cette affreuse puanteur ! Tu sais que je déteste la vanille !

SC : Moins fort ! Tu vas réveiller Ram Dass ! Et bien moi, très chère Lavinia, je déteste la lavande, figure toi !

LH : Raaah ! En plus, Dieu sait ce qu'il y a d'autre dans cette eau !

Sarah rougit violemment et Lavinia (d'après ses propres expériences !) comprend tout de suite. Elle ricane avec dégoût.

LH : Tu ne vaux pas mieux que moi, Miss Diamant ! Et tu prends de grands airs de Sainte-Nitouche…

SC (vexée) : Moi, je suis amoureuse de Ram Dass ! C'est toute la différence entre nous.

LH (ricane) : Pour la morale, culbuter sans être marié, amour ou pas c'est pareil !

Sarah baisse le nez. La peste a raison. Satanée morale puritaine !

LH : Réveille ton Prince Charmant, Miss Diamant… C'est l'heure du dîner… Il y a du poulet rôti. Tu as même laissé passer l'heure du thé avec ton livre.

SC : Les provisions sont encore suffisantes ?

LH : Largement pour des semaines. A propos, vous commencez à traîner la patte, au niveau de la cuisine, vous deux. Demain, c'est pour vous ! Assez roucoulé !

Ram Dass ouvre un œil et s'étire comme un chat.

RD : Encore des cris de putois !

LH (crie) : Ah, la ferme ! Bougez-vous ! Et la vaisselle, ce sera pour vous, tiens !

RD : Je n'ai jamais lavé la vaisselle. Et je ne compte pas commencer aujourd'hui.

Peter entre dans la bibliothèque, hargneux.

P : Et ben, vous allez vous y mettre ! Nous ne sommes plus en position de mégoter sur les corvées ! Même vous, Mlle Sarah, vous devrez travailler !

SC (soupire) : Je te rappelle que j'ai l'habitude, Peter !

LH : Ca c'est vrai, c'est une ancienne fille de cuisine ! T'as oublié ?

RD : Il n'est pas question que Sarah travaille ! Surtout dans son état… Ne t'inquiète pas mon petit ange, ces deux monstres ne te tortureront pas !

P (crie) : Ah, dites donc ! Je portais son panier de légumes pour l'aider bien avant que vous ne posiez le pied en Angleterre, alors ne la ramenez pas ! Hein, Mlle Sarah ?

SC : C'est vrai que Peter m'a beaucoup aidée.

P (triomphant) : Je l'ai sorti de pleins de mauvais pas ! Vous et votre patron, vous n'avez fait que la précipiter dans une étable avec votre intervention maladroite !

RD (vexé) : Hé, c'est grâce à moi si Monsieur Crisford s'est intéressé à elle ! Tu crois qu'il a eu l'idée de lui offrir ces cadeaux tout seul ? Et j'ai risqué ma vie sur ces toits !

P : Vous n'êtes pas le seul à avoir grimpé sur un toit ! J'y ai été aussi, déguisé en ramoneur pour voir Mlle Sarah malade !

RD : Moi j'ai sauté dans le vide pour elle ! C'était bien plus dangereux !

LH et SC : SILENCE !

Les deux filles se regardent, interloquées. Pour une fois elles sont en total accord.

LH : Ce n'est pas un concours à qui a le plus aidé Miss Diamant !

SC : Vous avez tous les deux été gentils avec moi ! Ne vous chamaillez pas !

LH (ricane) : Oui, mais maintenant Peter, il lui offre ce dont tu n'es pas capable !

P (grogne) : Pas capable ? De quoi ? Je baise sûrement aussi bien que lui !

LH : Non, de la culture, du raffinement, du romantisme ! Même s'il est un peu guimauve.

RD : Vous êtes ennuyeux. Sarah a faim, allons manger.

Les convives se disputent bientôt le blanc du poulet en poursuivant leur conversation.

LH : Oui, toi Peter, tu es frustre et sans finesse ! Dans tout d'ailleurs !

P (vexé) : Vous ne vous en êtes pas plainte, Mlle Lavinia !

LH : J'aime les étreintes viriles qui sentent la sueur et la brutalité dans le style cocher ! Mais pour ta chère Mlle Sarah, je suppose qu'il faut de la douceur !

Sarah rougit. Elle n'aime pas du tout le tour que prend la conversation.

RD : Bah, Peter ne m'arrive pas à la cheville en ce domaine…

P : QUOI ? Vous êtes modeste ! Rien que ça ! Espèce de vantard !

RD : Je vous rappelle que le Kãma-Sutra est originaire de l'Inde… Par conséquent…

P : Le quoi ?

RD : C'est un traité des règles de l'amour. Créé entre le IV et VIIème siècle. Kãma étant le dieu de l'amour dans la mythologie hindoue. Votre Cupidon ou Eros en quelque sorte.

P : Cupi… Quoi ?

Sarah lève les yeux au ciel devant l'inculture de Peter.

LH : Bref, c'est un recueil pornographique !

RD : Pas vraiment. C'est une science sacrée. Nous autres, Orientaux, possédons un raffinement qui est hors de votre portée…

LH : Tu parles… Vous en avez un ?

RD : Certes.

LH : Prêtez le moi ! Cela m'intéresse !

RD : C'est inutile, Mlle Lavinia ! Il est écrit en sanskrit et je doute que vous connaissiez le sanskrit. N'est ce pas ?

LH : Je suis sûre qu'il y a des images pour mieux expliquer le texte !

Ram Dass soupire. Effectivement il y a des images.

P : Ah, si ce sont des images, moi je veux bien voir votre truc !

RD : Ce sont des enluminures précieuses ! Cet exemplaire est ancien et très rare. Il est hors de question que je le livre à vos mains brutales !

Lavinia et Peter sont vexés comme des poux.

P : Et vous baladez ça jusqu'ici ?

RD : Il vaut une fortune… c'est mon écrit hindou le plus ancien…

LH : La peste soit de ces collectionneurs de bouquins ! Ah, vous faites bien la paire avec ce rat de bibliothèque de Sarah !

RD (ricane) : Cependant, je peux vous livrer un exemplaire traduit en anglais et tout récent… Celui là n'a aucune valeur…

LH (ravie) : Ah, merci ! Viens, Peter, on va essayer tout cela !

P : Beuh… Vous êtes aussi un obsédé. Vous promener avec un livre pornographique dans vos bagages…

RD (vexé) : Je t'ai dit que ce sont des écrits sacrés !

LH : Mais oui ! Vous ne voulez pas nous servir de guide ?

Ram Dass s'étrangle. Sarah fusille Lavinia du regard.

RD : Je ne donne de leçons particulières qu'à la femme que j'aime…

LH : N'oubliez pas la vaisselle !

Ram Dass se lève avec nonchalance et baille.

RD : La vaisselle, mon œil… Allons plutôt essayer aussi…

SC : Est-ce que les hommes ne pensent qu'à cela ?

RD : Oui. Mais si tu n'as pas envie…

SC : Je n'ai pas dit cela !

La lune monte dans le ciel. Au milieu de la nuit, on gratte à la porte de Ram Dass et Sarah. Cela tombe mal car les deux amoureux sont en plein milieu d'un essai de position acrobatique et pouffent de rire.

RD : Flûte… Qu'est ce que c'est ?

LH : C'est Lavinia ! Venez ! Peter a disparu !

SC : C'est peut être un piège ? N'y va pas !

LH : Fais pas ta trouillarde, Miss Diamant ! Je ne rigole pas, Peter s'est tiré !

Ram Dass ouvre la porte. Lavinia a effectivement l'air affolée. Mais cela ne l'empêche pas de détailler indiscrètement la nudité du jeune homme.

LH : Peter est sorti sans me prévenir ! Vous ne trouvez pas cela louche ? Se promener tout seul dans notre situation ?

RD : Effectivement. Il faut le chercher. Rhabille-toi, ma chérie…

Les trois compères fouillent la maison. Lavinia regarde même si le cadavre de Monsieur Crisford est bien à sa place (de loin cependant). L'aube finit par se lever et ils continuent par la fouille de l'île, de la plage à la forêt. Aucune trace de Peter.

LH : Ah ! C'est peut-être LUI l'assassin alors !

SC : Peter ? Mon Dieu… Je n'arrive pas à y croire !

RD : En tout cas il a disparu et ça, c'est troublant !

Perchés sur les rochers, les jeunes gens observent la mer.

SC : Regardez ! Qu'est ce que c'est, là, entre les rochers ?

Cavalcade jusqu'au bas de la falaise. Ram Dass décide de se mouiller et marche dans l'eau jusqu'à la chose. Les jeunes filles le voient revenir. De près, le jeune Indien est tout blanc. La chose qu'il traîne ressemble à un sac de chiffons. Avec des cheveux blonds englués d'algues.

SC : AAAAAAHHH ! PETER !

Effectivement c'est le cadavre de Peter. Noyé.

LH : « Quatre petits singes sont sur un bateau. Un tombe à l'eau et il en reste trois… »

Trois. Ils restent maintenant trois survivants sur l'île maudite…