AUTEURS : Annie Augsont et L.Oceans
CATÉGORIE : Cross-over entre Harry Potter et Quatre Frères (Four Brothers, version anglaise et originale)
RATING : T pour le langage et les propos, quoique j'ai beaucoup hésité à le mettre M… mais bon, on est pas aussi strict que les américains. (je blague… juste un peu ;))
RÉSUMÉ : Lors de la mort de ses parents, Harry fut confié aux Dursley, qui eux, ne voulant rien savoir de Harry, l'ont envoyé dans un orphelinat à Détroit, pour s'assurer de ne plus jamais en entendre parler. Là-bas, Harry se fera ballotté de foyer d'accueil en foyer d'accueil, vivant avec la dure loi de la rue et de la vie. Cependant, une vieille dame nommée Evelyne, qui a pris en charge quatre autres garçons tout aussi dérangés que lui, lui offrira un foyer et une bonne éducation. Jusqu'à ce que…
DISCALMER :
Cette fic se passera après l'histoire du film Quatre Frères. Donc pour ceux qui n'ont pas vu le film, je vous conseille d'aller loué le film pour plus de cohérence et pour votre plaisir, car il est assez bon, selon nous. Par contre, on tentera d'expliquer certains détails, donc le récit sera quand même bien complet et clair pour ceux qui n'ont pas vu le film et ne veulent pas le voir. Autre détail, pour ceux qui ont vu le film. À la fin, oui Jack meurt (c'est triste parce qu'il était vraiment cute, mais bon, il avait des tendances homosexuels et aux USA, les gays sont pas des héros, on doit les buter, alors…) enfin bref, nous, on a décidé de le laisser vivant, juste un peu amoché c'est tout. Voilà!
P.S. LES DEUX PREMIERS CHAPITRES, PAR CONTRE, EUX SE PASSENT AVANT LE DÉBUT DU FILM QUATRE FRÈRES. UNE SORTE DE FLASH-BACK QUOI….
Que la fête commence!
CHAPITRE 7 : Souvenirs
- Griffondor!
Il y eut un silence dans la salle. Tout le monde était bouche bée, mais Harry encore plus, car il ne sembla pas saisir le sens de ce que le choixpeau venait de dire. Une fois le verdict passé, il y eut quelques faibles applaudissement, mais ce fut tout. Rapidement, Dumbuldore somma les préfets en chefs de reconduire les élèves à leur dortoir. Bobby et Jack ne bougèrent pas, préférant attendre que la vague d'élèves soit passée. Vague qui lançait des drôles de regards aux deux hommes. Macgonagall ramassa finalement le choixpeau et partie, l'air outrée. Dumbuldore s'avança jusqu'à Harry et pose sa main sur son épaule.
- Nous devons parler.
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Harry et ses deux frères aînés se trouvaient assis, chez Dumbuldore, devant son bureau. La pièce était assez vaste et du haut toit pendait toutes sortes d'objets qui scintillaient et qui émettaient de drôles de sons.
Un peu en retrait, se trouvait Macgnonagall et Rogue, qui observaient les Mercer d'une drôle de façon. Dumbuldore, lui, assit derrière son bureau, semblait plus déçu qu'autre chose. Il poussa un long soupire et posa son regard bleu sur Harry.
- Je suis désappointé par ce qui s'est passé ce soir, déclara-t-il à Harry.
- Écoutez mec, intervint Bobby, s'il me dit que ce chapeau merdique l'insultait, j'peux vous dire qu'il finira dans une déchicteuse.
- On voit le pacifiste en toi qui ressort, marmonna Jack qui semblait fatigué et qui était bien évaché sur son fauteuil.
Et il avait raison. Avec le portoloin, qui lui a fait parcourir plusieurs milliers de kilomètres en quelques minutes, son introduction à la magie et la crise de Harry, tous les trois avaient raison d'éprouver de la fatigue.
- Hé, j'l'ai bien fait pour un gars, alors un chapeau, la seul différence, c'est que ça dois moins salir, fit savoir Bobby.
- Messieurs, intervint sévèrement Dumbuldore qui semblait lui aussi très fatigué. Là n'est pas la question! De plus, le choixpeau n'est pas là pour insulter les élèves, mais les guider, en cherchant leurs qualités, leurs défauts et qui ils sont.
- Et le droit à la vie privée, ça existe pas dans votre monde à la con, demanda sarcastiquement l'aîné des Mercer.
- Écoutez monsieur, je crois m'être montré conciliant, tolérant et patient, fit remarquer calmement le directeur. Alors je ne comprends pas pourquoi est-ce que vous m'attaquer avec autant de méchanceté. Je souhaite simplement, comme vous, d'aidez Harry.
- Alors laissez-nous partir, qu'on règle nos problèmes en famille! Vous ne connaissez rien de nous, d'acc! Alors foutez nous la paix.
- Bobby, relax, coupa Harry d'une voix lente et traînante. On pourrait pas en parler demain? J'suis claqué.
- Pas avant d'avoir mis les chose au point Potter, coupa Rogue.
- Merci Séverus, je peux m'en charger, intervint Dumbuldore. Écoute Harry, je comprends que tu puisses être déboussolé et peut être confus, mais sache qu'ici, personne ne te veux du mal.
- Ouais, apart le timbré Voldimachin…
- Mais à l'école, nous ne voulons que t'aider, insista le vieux directeur. Mais tu dois apprendre qu'il y a des règlements, ici, et que chacun de nous, y compris toi, doit les respecter.
- Ça va, ça va, assura Harry. Je ne fumerai plus dans l'enceinte de l'école et je ne lancerai plus vos chapeaux sur le sol. Ça vous va comme ça?
- Je veux simplement que tu sois respectueux. Pas seulement envers les autres, mais aussi envers toi et ton environnement. Il est important que tu comprennes ça.
- J'ai compris, soupira Harry en se grattant le sourcil avec son pouce. On peut aller dormir maintenant?
- Bien sûr, accepta le directeur un peu à contre-cœur car il savait bien que son discours n'avait pas porté ses fruits. Mais comme il n'y a plus de place dans le dortoir de Griffondor, j'ai le regret de vous annoncé que vous dormirez séparés des autres élèves.
- Et on est sensé être triste?
- Minervia sera ta directrice de maison Harry, continua sans tenir compte du commentaire du Mercer. Elle te montreras, ainsi qu'à tes frères, votre chambre et elle sera là pour t'aider si tu as besoin d'aide. Vous n'avez qu'à la suivre.
- Parfait, s'exclama Bobby qui avait hâte de quitter ce lieu plus que bizarre
Mais qu'est-ce qui était normal ici en faite?
Une fois les Mercer partis et la porte clause, Rogue s'emporta.
- Je vous l'avais dit Albus! Ce gamin, ainsi que ces choses qu'il appelle ses frères, vont mettre le chaos dans cette école.
- Donnez leur une chance Séverus. Songez au fait qu'ils sont désorientés et perdus. En moins de quelques jours, nous venons de chambouler totalement leur existence et leur mode de vie qu'ils connaissaient. Vous attendiez vous réellement à un accueil chaleureux et convivial de leur part?
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- Ouais… Ben c'est rouge et jaune…
Ce que venait de dire Jack résumait très bien les appartements que les trois Mercer occuperaient durant leur séjour à Poudlard. Les appartements, composés en 5 pièces différentes, soit trois chambres, une salle de bain et un salon, étaient composés de meubles antiques en bois foncé, de tapisseries rouge et or, qui se mélangeait au mur de briques et une cheminée dans le salon (où un doux feu crépitait) terminait les points importants des appartements. Quelques objets décoratifs, comme des tableaux, des tapis, des fauteuils (rouges évidemment), commodes, etc. remplissaient la pièce.
- Ouais, mais c'est grand, tranquille et c'est à nous, fit savoir Harry. Bon ben, on déballera et on aménagera ça à notre goût demain, parce que moi j'ai ben envie d'aller voir si ces lits du Moyen Âge son si confortable que ce qu'on dit, déclara-t-il en baillant.
Approuvant silencieusement, Bobby et Jack enlevèrent leur veste et leur manteau, qu'ils jetèrent négligemment sur le fauteuil qui se trouvait le plus près d'eux.
- J'en celle-là, s'écria Harry de la pièce où il était.
- Qu'est-ce ça peut faire, répliqua Bobby.
- Explique-toi, demanda Harry en sortant de sa chambre.
- Que toi et Cracker-Jack faites li-conjoint, hein, littles fairy, rigola l'aîné.
Tel un taureau sauvage, Harry s'élança sur Bobby et les deux Mercer s'écroulaient, sous le regard amusé de Jack, qui observait et qui commentait la bagarre de ses deux frères.
- Et Bobby le Beaf se fait prend par Harry, dit le Snaky-boy. Snaky-Boy donne un crochet du droit dans le ventre du Beaf. Mais le Beaf ne se laisse pas faire et réplique en roulant sur Snaky-Boy et en le mettant ventre sur le sol. Snaky-Boy est impuissant, tandis que Beaf lui tord un bras… Et… Et… Et Beaf vient de se faire accorder la victoire par Snaky-Boy!
Harry et Bobby se lâchèrent et se relevèrent en se donnant une accolade. Ils rigolèrent et se souhaitèrent bonne nuit, en se dirigeant vers leur chambre. Harry regarda la sienne. Grande, chaleureuse… mais ce n'était pas chez lui… ce n'était pas la maison de Ma… Il n'avait plus ses cachettes secrètes, ses posters, ses murs blancs défraîchis ou sa fenêtre qui donnait sur la lune chaque soir…
Quoique ici aussi on voyait la lune, c'est d'ailleurs pour ça que Harry avait choisi cette chambre. Dès qu'il avait vu la fenêtre et la lune pleine qui y apparaissait, il l'avait choisi. Mais ce n'était pas la lune de Détroit. Ici, elle était belle, grosse et lumineuse, bref parfaite, tandis qu'à Détroit elle était petite et peu visible, cachée derrière les nuages et la clarté des lampadaires qui bloquaient aussi la vu des étoiles.
Rien n'était pareil ici, même pas la lune. Harry soupira et passa sa main dans ses cheveux. Il n'avait jamais eu autant envie de fumer… Oh et puis pourquoi pas! C'était sa chambre après tout, il avait bien le droit de faire ce qu'il voulait.
Sans hésité, il ouvrit sa fenêtre, s'assit sur le rebord et se tira une clope. D'un geste lent, il alluma sa cigarette et inspira profondément. Jamais il n'avait trouvé le goût de ses cigarettes bon marché si délicieux. Il la fuma ainsi, jusqu'à ce que le froid de novembre rende sa chambre glacial et que le niveau de tolérance de Harry ne soit plus capable d'endurer la brise froide.
Baillant de nouveau, il regarda sa montre à la lueur d'une des chandelles qui se trouvait dans sa chambre. Il était presque 23h. Épuisé, il enleva son polar et se retrouva en un t-shirt un peu trop grand pour lui. C'était un vieux t-shirt de Jack, qu'il avait acheté à un concert de Métallica. Le dessin qui se trouvait sur le t-shirt était tout écaillé, mais Harry le conservait encore et c'était son préféré.
Il enleva aussi ses jeans, se retrouvant en boxer noir, et alla à la salle de bain pour enlever l'eyeliner noir qu'il avait à ses yeux. Puis, après avoir utilisé aussi la toilette, il retourna à sa chambre et se cala dans son lit. Le matelas était confortable et les couverture assez chaudes, mais au bout de quelques minutes, Harry sentit qu'il ne pouvait dormir ici.
Soupirant, il se résolu à se diriger vers la chambre de Jack. Il cogna timidement à la porte. Pas de réponse…
Il la poussa tranquillement, laissant un petit faisceau de lumière envahir la pièce. Il la referma et s'avança à pas de loup jusqu'au lit de son grand frère. Alors qu'il allait pour prendre place dans le lit de son frère, ce dernier remua.
- Je me demandais quand tu allais venir, marmonna Jack d'une voix endormie.
- Désolé… J'avais besoin d'un remontant.
- C'est pas moi qui t'en empêchera… Allez grimpe, j'suis claqué.
Sans se le faire dire deux fois, Harry sauta dans le lit de Jack et vint prendre place à côté de lui, bien à l'abri dans les bras de son grand frère. Harry sentait le souffle de Jack dans son cou, le rassurant qu'il était toujours là, vivant et avec lui. Qu'il n'était pas mort, qu'il ne l'avait pas abandonné. Harry aimait ces moments-là, mais il détestait les mauvais souvenirs auxquels ils se rapportaient. À chaque fois que Harry et Jack dormaient ainsi, c'était, au départ, à cause d'un mauvais événement.
FLASH-BACK
- Viens ici petit monstre! Si j'tu sors pas de ta cachette, cré moi que ça feras juste plus mal lorsque j't'aurais mis la main au cul.
Harry réprima un gémissement et un sanglot. Caché dans une armoire, sous le lavabo de la cuisine de l'appartement de sa septième famille d'accueil, il priait très fort pour que Gerry ne le retrouve pas. Mais les bruits de pas s'approchaient de plus en plus et entre la fente de la porte de l'armoire, Harry pouvait voir l'ombre de Gerry. Il était si nerveux qu'il accrocha accidentellement les bouteilles de bière qui se trouvaient à côté de lui.
Le bruit attira l'attention de Gerry, qui ouvrit violemment la porte de l'armoire. Une odeur d'alcool émanait de l'homme, qui semblait furieux.
- Viens ici fils de pute, hurla-t-il en agrippant le bras de Harry et en le tirant avec force hors de sa cachette.
-NNNNNNNNNOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNN!
Harry se réveilla en sursaut. Il criait encore, repoussant un homme imaginaire. Il appelait à l'aide et s'excusait, à quelqu'un qui ne se trouvait pas en face de lui. Ce ne fut que lorsqu'une main apaisante se pose sur son épaule qu'il se calma un peu.
Malgré ses yeux remplis d'eau, Harry reconnut son grand frère Jack, qui le regardait avec étonnement. Harry n'avait jamais autant eu envie de pleurer, mais encore une fois, ses larmes restèrent coincées dans ses yeux verts.
- Est-ce que ça va p'tit?
Sans donner de réponse, Harry se jeta dans les bras de Jack, répondant entre ses sanglots secs.
- J'voulais pas… j'voulais pas perdre l'ar-l'argent, dit-il en s'excusant. J'l'ai p-pas volé cette fois-ci, j'le… j'le ju-jure, continua-t-il en reniflant. J'ai… j'ai dû l'oublié… j'voulais pas… j'voulais pas…
- Chuuut Harry, c'est fini, rassura Jack.
L'aîné avait passé ses bras autour de son cadet et le balançait tranquillement, en lui caressant les cheveux. Harry semblait si fragile, si… innocent et pur ainsi… Pourtant, il ne pleurait pas… Il n'avait jamais vu Harry pleurer et il trouvait que ce n'était pas normal et pas très sain. Mais bon, il ne pouvait pas le tabasser à mort pour que ce dernier pleure.
- J'sais pas où tu étais p'tit, mais maintenant, t'es ici, chez Ma, avec moi. Et t'es en sécurité. C'est loin tout ça maintenant.
- J'suis dé-désolé…
- Chuuutt, tout vas bien, j'suis là. Ce n'était qu'un rêve.
Un rêve qui avait été autrefois vrai. Harry avait 6 et demi, presque 7 lorsque ce drame est arrivé. Son père de foyer d'accueil l'avait envoyé acheté des cigarettes au dépanneur du coin de la rue. Le gérant connaissait bien Gerry et permettait à Harry de faire n'importe quelle commission, même illégale, comme les cigarettes, la loto et la bière. Cette journée-là, il faisait beau et malgré le fait qu'il soit 19h passé, le soleil était encore présent en ce beau mois de juin.
Tout se passa bien, jusqu'à ce que Harry, en attendant la monnaie qui lui était dû, regarde passer un groupe de jeune en vélo. Il ne remarqua pas la monnaie que le commis avait posé sur le comptoir et parti avec le paquet de cigarette, mais il laissa l'argent.
Gerry n'avait pas apprécié et le lui avait fait savoir en le martelant de coups. D'autant plus que l'alcool n'avait pas aidé… Par chance, il ne s'était pas blessé gravement, mais il avait eu des bleus et une interdiction de sortir, jusqu'à ce que tous ses blessures disparaissent.
Mais maintenant, il était loin de chez Gerry… Il était chez Ma, avec Jack. Harry se reprit et sa respiration devint plus régulière.
- Où est Ma, demanda finalement Harry d'une voix encore un peu secouée.
- À son club de pro-choix… Elle devrait rentrer d'ici une heure ou deux.
- Désolé de t'avoir réveillé…
- Hé, soit pas désolé weirdo, assura Jack en relevant la tête de Harry. Tsé, moi aussi j'en ai fait des mauvais rêves comme toi, alors j'comprends très bien.
- Je peux dormir avec toi, demanda timidement Harry après un long silence.
Il savait très bien que ce n'était pas « brave », à 10 et demi, de demander que son grand frère dorme avec lui, mais il se sentait incapable de fermer l'œil seul, avec ce souvenir.
- Bien sûr, assura Jack en prenant son petit frère dans ses bras et en l'amenant dans son lit. Ouf, tsé que t'es lourd maintenant.
Harry rit et serra très fort son grand frère.
FIN DU FLASH-BACK
C'était souvent ainsi, jusqu'à ce que Jack quitte la maison, au 12 ans de Harry. Mais ce dernier continua a se rendre dans la chambre de son grand frère, lorsqu'il avait les blues ou peur. Ça le rassurait. Puis, il y eut cette fameuse journée, où Jack avait presque failli se faire tuer…
FLASH-BACK
Jack reposait sur un lit blanc d'hôpital, avec un autre mec dans un état critique, mais pas pour la même raison. Non… Jack, lui, était proche du coma, touché par 7 balles, dont deux à la moelle épinière. Les médecins ne lui donnaient pas plus qu'une nuit.
Harry fixait la vitre qui le séparait de son grand frère les yeux perdus dans le vide. Son regard finit pas se poser sur la machine qui signalait les battements de son cœur. Ils étaient réguliers, mais inquiétant, tout de même, selon les médecins. Au loin, Harry entendait Jerry qui parlait avec une infirmière. Angel, lui, était au poste de police, encore, pour faire la déposition et Bobby… Il était sûrement en train d'arracher une à une les dents du connard qui a envoyé ces salauds pour nous liquider. Et Harry souhaitait que Bobby trouve le gars et le fasse horriblement souffrir.
Lentement, Harry se dirigea près de la porte et pose sa main sur la poigné, après avoir vérifié que personne ne le regardait. Doucement, il ouvrit la porte et la referma dans un petit « clic ». Ensuite, il alla se mettre à côté de Jack et le regarda, en lui caressant les cheveux. Il lui prit aussi la main et la serra très fort. Harry avait besoin de sentir sa chaleur, de le savoir toujours en vie.
Délicatement, pour ne pas débrancher un fil ou quoi que se soit, Harry se plaça dans le petit lit, juste assez grand pour ne pas qu'il tombe. Puis, il se colla contre Jack, la tête sur la poitrine de son grand frère, le serrant très fort dans ses bras. En le serrant, il essaya de lui envoyer tout l'amour et la force qu'il avait, en espérant que cela puisse l'aider.
Finalement, épuisé par toute la journée, Harry ferma ses yeux et s'endormit au son des « bip » que la machine produisait, signe que Jack était toujours vivant.
Le lendemain matin, Harry se réveilla, trouvant Jerry à ses côtés, assis sur une chaise, endormi, lui aussi. Au premier coup d'œil Harry en déduit que Jerry avait réussit à convaincre les infirmières de fermer les yeux sur le règlement qui interdisait les visites après 23h.
Mais plus joyeux encore, il réalisa que Jack était toujours vivant. Encore inconscient, mais vivant. Harry sourit de toutes ses dents et reposa sa tête sur la poitrine de son grand frère, encore un peu fatigué.
FIN DU FLASH-BACK
Perdu dans ses souvenirs, Harry réalisa soudainement quelque chose… Il se redressa, réveillant encore Jack qui avait presque retrouver son sommeil profond.
- Qu'essé qui va pas, grommela Jack tout endormi.
- Le… le soir de ton accident… Je… je sais pas comment le dire mais… mais je crois que c'est ma… ma magie qui t'a sauvé, bégaya Harry qui ne savait pas comment expliquer cette certitude.
Jack se réveilla totalement et se redressa.
- Je sais que ça peut paraître idiot, poursuivit Harry. Mais je le sens… je le sais maintenant…
- Je te crois, répondit simplement Jack en fixant intensément les yeux verts de son petit frère.
- Vraiment… Même moi j'ai de la difficulté à concevoir…
- Ouais, lorsque tu as foutu ton camp, Dumby m'a dit que ça pouvait être très probable que tu sois la cause de mon miracle.
- C'est tellement fou que ça peut être vrai…
- En fait, il est certain que c'est toi, révéla Jack. Et je le crois aussi.
Il serra son petit frère dans ses bras.
- Tsé, même un ange gardien a besoin qu'on veille sur lui, déclara-t-il avec beaucoup de sérieux.
- Ouais, j'ai des anges gardiens qui pètent la gueule à ceux qui veulent me tabasser, rigola Harry.
- J'tabasserai toujours le mec qui te fera chier, sache-le, assura Jack avec humour lui aussi.
- Ouais, comme le grand Paul, qui m'a fichue une baffe en cinquième, se rappela Harry. La raclée que Bobby et Angel lui avaient mis. Et toi, si j'me souviens bien, tu avais cassé les fenêtres de son char avec un pied de biche.
- Hé, que veux-tu, se défendit Jack. Emmerde pas mon little Bro et tout ira bien.
- M'appelle plus comme ça Cracker-Jack, répliqua Harry.
- Hé, écoute, on peut pas changer ce qu'on est ok? Tu peux pas changer le fait que tu es werd, surtout que là, t'es un sorcier. Tu ne peux pas changer le fait que t'as une gueule d'ange. Je ne peux pas changer le fait que j'ai consommé du crack, mais, par-dessus tout, tu ne pourras jamais changer le fait que tu es et RESTERAS notre little Bro. Compris?
Harry resta silencieux, mais approuva, et finit par s'endormir ainsi, dans les bras de Jack, sur sa poitrine, comme à l'hôpital, seulement, ici, ce n'était pas les « bip » de la machine qu'il entendait, mais les hurlements d'un lointain hibou.
Non, décidément, ici, c'était pas comme à Détroit. Il manquait des bruits.
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Annie : Voilà, j'ai fini! Qu'est-ce que tu en penses?
L.Oceans : Très bien, très, bien, mais j'ai l'impression que tu me laisses tout le fun, j'veux dire, c'est moi qui vais raconter la première journée de Harry dans le monde des sorciers, t'imagine, c'est trop cool.
Annie : t'en fais pas, j'aime bien approfondir les relations moi.
L.Oceans : Bon ben si tu veux.
Annie : En passant, avant de quitter, j'aimerai dire merci à tous ceux qui m'ont encouragé. Merci, même si je me sens un peu mal.
L.Oceans : Regarde l'autre qui parle!
Annie : Ta gueule! Enfin bref… Merci encore et à bientôt!
