Avertissement : la plupart des personnages et des situations de cette histoire appartiennent à Marvel Comics, Fairview Entertainment, Dark Blades Films, NBC, et autres entités, et je n'ai pas la permission de les emprunter. Aucune intention d'infraction de quelque manière, et cette histoire est à but non-lucratif. Tous les autres personnages m'appartiennent, et si vous voulez les emprunter, vous devez me le demander en premier. Toutes les erreurs sont les miennes, rien que les miennes, et non vous ne pouvez pas en avoir.

Comme toujours, merci à Cincoflex et à Laura27md. Et merci aussi à tous ceux qui laissent un commentaire. Votre enthousiasme m'aide à avancer.


C'était une sensation étrange, mais pas désagréable, de se réveiller avec un poids sur son estomac. Virginia ouvrit les yeux sur la lumière du matin faisant la compétition avec sa lampe de chevet, et un bras enroulé autour de ses hanches. Tony était allongé en travers du lit, sa tête pressée sur le haut de son abdomen, juste en dessous de sa poitrine. Il respirait silencieusement, au rythme lent du sommeil. Cela formait une tache sur son t-shirt – son peignoir avait dû se défaire au bout d'un moment – mais, d'une certaine manière, elle n'arrivait pas à être dérangée par cela.

Pendant un certain temps, elle ne bougea pas, essayant de digérer la journée et la nuit précédente. Elle n'avait pas dormi d'un sommeil profond de temps à autre, elle s'était réveillée, comme si son cerveau essayait de s'assurer qu'elle était bien rentrée à la maison.

A chaque fois, elle avait trouvé Tony au même endroit, sa main attachée à la sienne, l'air endormit dans la faible lueur de la lampe, la bouche relâchée et les poches sous ses yeux disparaissants.

Mais apparemment, entre la dernière fois qu'elle s'était réveillée et maintenant, il avait bougé. Son esprit plus clair après cette nouvelle journée, Virginia trouva la situation curieuse, car Tony Stark ne dormait jamais avec personne en réalité elle le savait. Il épuisait ses partenaires, puis il s'esquivait. Elle avait plusieurs théories pour expliquer pourquoi, mais aucune certitude. De toute façon, ce n'est vraiment pas mes affaires.

Elle n'était même pas sûre des raisons pour lesquelles elle l'avait laissé venir dans son lit la nuit dernière, à part qu'il avait été si affecté, et qu'elle n'avait pas vraiment voulu être toute seule. Cela semblait être une décision – ou plutôt une nuit – loin de l'ordinaire, éloignée de leurs paramètres habituels.

Et alors qu'il serait plus simple de retourner à ces paramètres maintenant, elle ne pensait pas que cela soit possible. Pour une bonne raison, il va y avoir une énorme quantité de conséquences à gérer… est-ce que la police sait au moins que je vais bien ?

Penser au travail qui l'attendait redonna de l'énergie à Virginia. Bien sûr, elle était toujours fatiguée, et souffrante, et ses pieds étaient douloureux, mais elle aimait son travail, et cela lui ferait du bien de se remettre à la tâche. J'ai besoin d'au moins une journée de repos pour reprendre mes esprits, mais après ça…

Se déplaçant avec précaution, elle souleva lentement le bras de Tony et recula, laissant sa tête se poser sur le matelas. Il soupira, mais ne se réveilla pas, et elle se glissa hors du lit pour chercher des vêtements propres.

Habillée, elle se dirigea vers la cuisine. Le café lui sembla être une bénédiction – le bon café, pas le pipi de chat qu'ils lui avaient donné en captivité – et cela ne prenait pas beaucoup de temps de faire une tasse. Virginia ajouta de la crème et du sucre, et le sirota avec un sourire béat. Il était presque six heures trente, et normalement elle devrait être prête à franchir la porte, mais aujourd'hui n'était évidemment pas un jour normal.

Et de toute façon, je ne peux pas laisser Tony endormit dans ma chambre.

Alors qu'elle buvait, elle essaya de donner du sens à la nuit dernière. L'étreinte enthousiaste de Tony, elle pouvait comprendre bien qu'ils n'en aient presque jamais parlé, Virginia savait que Tony et elle étaient plus proches que leur relation professionnelle l'exigeait.

Mais ce baiser…

Il n'avait pas été question de désir, ou de se laisser emporter par la surprise. C'était quelque chose qu'elle n'avait jamais vu chez Tony Stark, ou dont elle l'aurait cru capable.

En fait, elle se demandait si elle ne l'avait pas imaginé, ou au moins, si elle n'avait pas imaginé le désespoir qu'il y avait eu derrière. Tu prends tes désirs pour des réalités, Virginia ?

« Pepper ? »

L'appel venait de sa chambre, et Tony avait l'air… affolé. Elle s'éloigna du comptoir contre lequel elle était appuyée et ouvrit la bouche, mais avait qu'elle ne puisse parler, Tony apparut, les yeux grands ouverts et ses cheveux désordonnés.

« Pepper… oh, vous êtes là »

Il lécha ses lèvres et lui donna un sourire penaud. « Je, euh, vous étiez partie.

— Je me suis réveillée »

Elle sourit en retour, et le laissa se renfermer et prétendre qu'il n'avait pas été paniqué. « Il y a du café si vous voulez »

Mais il ne se renferma pas le masque ne refit pas son apparition. Tony franchit la cuisine à grands pas et prit sa tasse des mains, la posa sur le comptoir derrière elle, puis il la serra dans ses bras.

Considérablement étonnée, elle le serra néanmoins à son tour, plus par instinct qu'autre chose. C'était agréable il était agréable, fort, et plus qu'un peu tiède, et même la dure pression de l'arc reactor semblait avoir sa place d'une certaine manière.

Tony soupira profondément, se relâchant quelque peu, et son menton se posa sur l'épaule de Virginia.

« Pepper » murmura-t-il dans son oreille, la voix basse.

Elle laissa échapper une respiration amusée, touchée par combien il semblait rassuré. « Votre nouvelle habitude est plutôt inquiétante, Tony. Je veux dire, j'aime les câlins, mais ça va être compliqué de travailler comme ça »

Il grogna en réponse à sa boutade. « Rien à foutre du travail »

Soupirant de nouveau, il leva la tête assez haut pour croiser son regard, et sans prévenir, il l'embrassa de nouveau, cette fois une simple pression sur ses lèvres. Léger et rapide, c'était terminé avant que Virginia ait réalisé ce qui se passait.

« Il faut que je vous parle de ça » l'informa Tony, son regard croisant le sien sans ciller.

« Mais je vous laisse choisir quand, tant que c'est bientôt »

Ses bras se resserrèrent, puis la lâchèrent, et il fit un pas en arrière.

« Est-ce que par hasard vous auriez une brosse à dents en rabe ?

— Armoire à linge » réussit-elle à formuler. Il hocha la tête et partit, la laissant le regard figé sur lui, sous le choc.

Hm. C'était… inattendu.

Ils devaient effectivement discuter. Ce qui aurait été plus rassurant si Virginia avait une quelconque idée de quoi dire.

Secouant la tête, elle se tourna pour reprendre sa tasse et commencer son petit-déjeuner. Et elle essaya d'ignorer la petite voix dans sa tête qui se demandait comment Tony l'aurait embrassé s'il s'était déjà brossé les dents.

Il réapparut alors qu'elle versait la première gaufre dans le gaufrier. Sans hésitation, Tony commença à mettre la tale, et elle réalisa qu'il avait mémorisé l'arrangement de sa cuisine la nuit d'avant. Virginia l'observa du coin de l'œil, essayant d'assimiler le fait que son boss était en train de s'affairer dans son appartement, paraissant… domestiqué.

Ça aussi, ce n'était pas quelque chose qu'elle aurait attendu de lui. Même le Tony qui était retourné d'Afghanistan, brûlant d'un nouveau but, n'avait montré les signes d'une telle altération.

Elle était douée pour s'adapter aux changements abrupts, mais celui-ci allait être délicat.

Alors que Tony était en train de noyer ses gaufres sous du sirop d'érable, il dit : « Je sais que vous avez besoin de temps pour récupérer, mais j'ai besoin que vous le passiez chez moi. Un de vos kidnappeurs est toujours dans la nature, et il y a une petite chance qu'il soit après vous.

— Ce ne sont pas mes kidnappeurs » murmura Virginia, mais la simple idée de croiser le chemin de l'un d'entre eux la rendait malade. « Ça me va. J'avais l'intention de rentrer avec vous de toute façon. Je vais prendre deux jours de repos, mais j'ai besoin d'appeler Cédric cet après-midi et de commencer à faire le tri, pour m'occuper de ce qui ne peut pas attendre. Vous n'avez pas eu d'urgence pendant que j'étais absente, n'est-ce pas ? »

Tony posa la bouteille de sirop et fixa Pepper. « Deux jours ? Pepper, vous devriez prendre un mois »

Elle frissonna à l'idée. « J'étais absente presqu'une semaine. Les dossiers doivent probablement approcher un niveau critique… »

Sa mine renfrognée la coupa court. « Pepper. Vous avez été enlevée et confrontée à Dieu sait quoi, et vous voulez revenir au travail immédiatement comme si de rien n'était ? »

Tony secoua la tête. « Oubliez »

Piquée au vif, elle fronça les sourcils. « Tony, retourner au travail est ce que j'ai besoin de faire. Sans parler du fait que votre vie ne s'arrête pas de tourner simplement parce que je ne suis pas là pour m'en occuper.

— C'est presque ce qui s'est passé, répliqua Tony. Ceci n'est pas négociable. Vous allez prendre deux semaines minimum plus si le docteur l'estime nécessaire.

— Je n'ai pas besoin d'un docteur » protesta Pepper, mais l'expression implacable sur le visage de Tony lui indiqua que débattre était inutile.

« Vous allez voir un docteur, aujourd'hui. Chez moi si vous ne préférez pas sortir, mais aujourd'hui »

Il planta sa fourchette dans la plus proche gaufre mais avec un peu plus de force que nécessaire. « Ne discutez pas avec moi, Mlle Potts. Vous savez que j'ai raison »

Elle voulait protester, tellement que cela l'effraya un peu. Virginia se mordit la langue et baissa le regard sur son assiette, la colère étant en contradiction avec l'amère réalisation qu'il avait raison. Elle n'était pas grièvement blessée, mais entre les coupures sur ses pieds et l'eau de la rivière, une visite médicale n'était pas de trop.

Néanmoins, le besoin de retourner à sa routine familière était presque tout aussi fort, et elle dessina dans une tache de beurre fondu avec sa fourchette sans vraiment s'en rendre compte. « Je vais prendre une semaine, Tony, et on verra »

Elle s'attendait à ce qu'il proteste de nouveau, ou qu'il commence à bouder, mais les doigts tièdes qui s'enroulèrent à la place autour de son poignet libre étaient franchement étonnants. Elle leva les yeux pour rencontrer son regard, et elle fut frappée par le mélange d'inquiétude et de colère, ainsi que quelque chose de plus profond encore, quelque chose qu'elle ne pouvait pas vraiment nommer.

Ce fut un long moment, suspendu dans le temps. Avant qu'elle ne puisse reprendre assez ses esprits pour détourner les yeux, Tony leva sa main à son visage et pressa un autre de ses rapides et légers baisers à l'endroit où se trouvait son pouls, puis il la laissa se dégager. « Mangez » lui dit-il d'une voix basse.

Troublée, désorientée, complètement confuse, elle s'exécuta.


Happy arriva dans l'heure pour les conduire tous les deux à la maison de Tony. Il descendit comme d'habitude pour ouvrir la porte de la limousine, et lorsqu'elle l'aperçu – l'œil au beurre noir s'estompant mais un énorme sourire fendant son visage d'ordinaire sévère – Virginia avala les quelques marches pour jeter ses bras autour de lui.

Son étreinte était prudente, comme s'il pensait qu'elle pouvait se briser, mais elle entendit les battements de son cœur tambouriner rapidement, et elle le serra fort pendant un moment. « Je suis tellement contente que vous alliez bien » dit-elle.

Hogan se racla la gorge. « Je suis désolé, réussit-il à formuler. Je n'ai pas réussi à… »

Les mots avaient du mal à sortir, et Virginia recula assez pour pouvoir le regarder dans les yeux il était beaucoup plus grand lorsqu'elle ne portait pas de talon. « Ne commencez pas, dit-elle fermement. J'ai vu ce qu'ils vous ont fait, Happy. Ne vous avisez pas de vous considérer comme responsable.

— Je vous l'avais dit » claironna Tony derrière elle, de nouveau joyeux. Il portait le petit sac qui contenait ses affaires, pour un jour ou deux.

Hogan soupira, et ses bras se raidirent un instant. Virginia se hissa sur la pointe des pieds pour embrasser sa joue, puis elle le laissa.

Rhodey les attendait à l'extérieur de la maison de Tony. Son sourire rivalisait avec celui de Hogan, et il l'attira dans un câlin plus généreux. « Putain, tu nous as fait peur » dit-il dans ses cheveux. Elle éclata de rire et elle essaya de trouver le sol avec ses pieds douloureux.

« J'ai eu peur moi aussi, Jimmy »

Elle savoura son câlin, son amitié sans complication. Une des meilleures choses qui venaient avec le fait de travailler pour Tony, c'était de connaitre Jim Rhodes. « Ça fait du bien d'être de retour »

Il la posa doucement sur le sol et, presque de la même manière que l'avait fait Tony la nuit dernière, il prit son visage dans ses mains. « Tu vas bien ? »

Virginia lui retourna son regard calmement. « Je vais bien. Quelques bleus et égratignures, mais je vais bien.

— Et elle va aller voir un docteur plus tard » ajouta Tony, les regardant tous les deux avec une expression qu'elle ne pouvait pas vraiment déchiffrer. « Juste pour être sûr »

Virginia ne dit rien. Un certificat de santé devrait l'empêcher de me restreindre.

Rhodey hocha lentement la tête et la relâcha. « Est-ce que vous avez au moins informé les Fédéraux ? »

Elle jeta un regard à Tony, qui sourit d'un air suffisant. « La nuit dernière, dit-il. J'ai dû les appeler de nouveau ce matin. Ils devraient être là dans… »

Il jeta un coup d'œil à sa montre. « Vingt minutes »

Elle soupira. « Je ferais mieux de me préparer, alors »

Puis elle fronça les sourcils. « Les Fédéraux ? »

Rhodey haussa les épaules. « Une faveur que j'ai demandée »

Avant qu'elle ne puisse penser à ça, Tony les poussait à l'intérieur, et elle dû choisir une chambre pour installer ses affaires. Il ne fallut pas moins de trente minutes pour que Virginia ne s'assoie sur le long canapé du salon, avec un agent fédéral assis à deux cousins d'elle. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas parler à la police, mais elle savait que l'interview allait être fastidieuse. Tony et Rhodey planaient tous les deux autour d'elle, le dernier d'une manière plus discrète assis au piano, tandis que Tony était perché sur le bout du canapé le plus proche d'elle. Elle pensa un bref instant à les renvoyer tous les deux.

Non. Moins j'aurais à raconter ça, le mieux ça sera.

L'agent spécial Donovan en imposait par sa taille, il était terriblement beau, et parfaitement professionnel. Virginia le trouva bizarrement rassurant, même s'il était évident que ce n'était pas le grand amour entre lui et Tony, et elle se demanda avec ironie ce que l'un pouvait avoir fait pour se mettre à dos l'autre. Je demanderai à Jimmy plus tard.

L'agent était patient, prenant note de son récit avec peu de commentaires, mais l'arrêtant de temps à autre pour lui demander de clarifier quelque chose. Elle lui donna tous les détails dont elle pouvait se souvenir de Numéro Un et Trois, bien qu'il n'y en ait peu le rapide coup d'œil en arrière qu'elle avait jeté alors que les deux hommes lui tiraient dessus n'avait pas apporté beaucoup de détails. Mais sa propre mémoire aiguisée lui rendait bien service, et elle put estimer leur taille et leur âge au mieux, dessinant même leurs deux visages pour le détective.

Néanmoins, l'interrogatoire était épuisant. Il y avait beaucoup de choses dans les derniers jours dont Virginia ne voulait pas vraiment se souvenir, et la présence des deux hommes autour d'elle ne rendait pas le récit plus facile à faire aucun des deux ne prononça un mot, mais elle pouvait sentir leur tension et leur colère, et cela lui portait sur les nerfs.

Finalement, Donovan décida qu'il avait assez d'informations, et il rassembla ses notes. « S'il vous plait, contactez nous si jamais vous vous rappelez de quelque chose d'autre, Mlle Potts, dit-il en lui tendant sa carte. Avec le dernier homme toujours dans la nature, n'importe quelle information pourrait contribuer à son arrestation »

Elle réprima un frisson à l'idée que le malveillant Numéro Trois pouvait être à sa recherche. La police, et les agents, avaient décidé que c'était lui qui n'avait pas encore été arrêté puisque l'enregistrement sur le CD ne correspondait pas à la voix de leur prisonnier alors que Numéro Un ne parlait pas beaucoup pour le moment, la police était presque sûre que l'homme abattu était en fait Numéro Deux.

Elle aurait presque pu se sentir désolée pour Numéro Deux, s'il n'était pas presque évident qu'il était venu pour la tuer, ou au moins pour l'escorter à sa propre exécution.

Rhodey raccompagna Donovan. Virginia se leva, et serra ses bras autour d'elle, l'air frigorifiée. A sa grande surprise, des mains chaudes se posèrent sur ses épaules et descendirent sur ses bras en les frictionnant doucement. « Vous allez bien ? demanda la voix de Tony derrière elle.

— Je pense »

Elle se tourna, et les mains de Tony glissèrent pour se placer sur ses coudes, plutôt que de la laisser comme elle l'avait attendu. Le visage de Tony était si sérieux que cela la déconcerta, mais plutôt que de la rendre nerveuse, sa proximité lui apporta un étrange sentiment de confort. « Mais je voudrais…

— Quoi ? » Demanda-t-il, levant les sourcils. « Tout ce qui est en mon pouvoir, Potts, est à vous »

Le sourire suffisant était de retour, enfin, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était sérieux. Virginia lui sourit, détournant délibérément ses pensées des derniers jours. « Je voudrais faire un brin de toilette, et ensuite, je veux du thé »

Est-ce qu'il avait vraiment l'air déçu ? « Du thé, d'accord. Je suis sûr que je peux en trouver quelque part ici » commença Tony, mais elle le coupa gentiment.

« J'ai juste besoin de quelques minutes. Branchez la bouilloire pour moi, d'accord ? »

Ses mains se resserrèrent, puis la lâchèrent. « Considérez ça comme déjà fait. Le docteur arrivera bientôt, juste pour info »

Elle hocha la tête et se dirigea vers la salle-de-bain la plus proche, se demandant combien de temps cette nouvelle version de Tony allait perdurer, et elle essaya de ne pas se remémorer la sensation de ses lèvres sur les siennes.


Rhodey était dans la cuisine lorsque Tony y entra, assit à la table, les mains autour d'une tasse de café. « Comment va-t-elle ? demanda-t-il. Elle a l'air plutôt stressée.

— Elle l'est » répondit Tony, et il ouvrit les placards au hasard à la recherche de quelque chose qui ressemblait à du thé.

« Mais je pense qu'elle s'en remettra.

— Tu devrais lui faire voir un psy, lui fit remarquer Rhodey.

— Ouais, et tu penses vraiment que j'ai une chance avec ça ? »

Tony tendit le bras pour attraper une boîte sur une étagère en hauteur, seulement pour découvrir que c'était du cacao en poudre. « C'est de Pepper que l'on parle.

— C'est vrai »

Rhodey s'esclaffa. « Mais qu'est-ce que tu fous ?

— Elle veut du thé, répondit Tony en ouvrant un autre tiroir. J'arrive pas à en trouver.

— C'est dans le garde-manger »

Lorsque Tony se retourna pour le regarder, Rhodey haussa les épaules. « Quoi ? Je cherchais le poivre la dernière fois »

Il avait raison. Tony trouva plusieurs petites boîtes noires de différentes sortes de thés, et il les prit toutes avec lui pour les laisser tomber sur la table. Puis, il remplit la bouilloire et la brancha.

L'eau commençait tout juste à bouillir lorsque Pepper arriva, ses yeux un peu rougis, mais son visage calme. Elle leur sourit à tous les deux. « Est-ce Dr. Phair qui vient, Tony ?

—Ouaip »

Il souleva une chaise et s'assit dessus à l'envers, les bras reposant sur le dossier. Le docteur de Pepper travaillait à l'hôpital Queen of the Valley, et alors que Tony avait proposé à la personne une importante prime pour se déplacer et faire une consultation à domicile, il suspectait que Dr. Phair avait accepté plus par inquiétude au sujet de Pepper.

Elle hocha la tête et atteignit la bouilloire, dont les remous cessèrent aussitôt. Aucun des deux hommes ne parla alors que Pepper choisissait une boîte, puis une tasse et déposa le sachet de thé dedans. Lorsqu'elle versa l'eau chaude, elle esquissa un sourire. « J'apprécie le souci que vous vous faites pour moi, les gars, mais je ne vais pas exploser »

Tony et Rhodey échangèrent des regards, tous les deux un peu penauds à l'idée de s'être fait prendre en train de l'observer. « Ouais, eh bien, donne-nous un moment, Pepper, répondit Rhodey d'un ton léger. On s'assure juste que tu sois vraiment là »

Pepper posa la bouilloire et choisit un siège. Une odeur de framboise s'échappait de sa tasse humide et grimpait dans les airs. « J'ai du mal à y croire moi-même »

De manière absente, Tony se leva de nouveau et reprit la boîte de chocolat en poudre pour se préparer quelque chose à boire lui aussi. Il ne savait pas très bien pourquoi – il n'arrivait pas à se souvenir de la dernière fois qu'il avait bu du chocolat chaud – mais il ressentait le besoin de faire quelque chose avec de ses mains, et cela ferait bien l'affaire.

« Je discutais justement avec Tony, continua Rhodey. Tu devrais probablement voir un conseiller, tu sais, Pepper »

Tony, en versant de l'eau chaude, parvint à peine à contenir un ricanement face au manque d'assurance dans la voix de Rhodey. Le grand méchant colonel de l'Air Force a peur qu'elle lui arrache la tête. Et il dut admettre que c'était justifié.

« Je sais » répondit Pepper d'une voix fatiguée, et Tony sentit sa mâchoire se décrocher. « Mais en ce moment, ça fait partie de toutes ces choses de trop auxquelles je n'ai pas envie de réfléchir, Jimmy »

Il leva les yeux. Les épaules de Pepper étaient baissées, et l'épuisement qu'il lisait sur son visage lui donnait envie de la prendre dans ses bras et de la déposer dans sa chambre pour dormir une semaine entière. De préférence dans ses bras, mais il se contenterait du sommeil en lui-même s'il pensait qu'elle accepterait.

Tu parles ! Tu as déjà de la chance qu'elle t'ait laissé faire autant. Et Tony savait qu'il devrait en répondre bientôt il avait très bien compris que faire face à ses soudaines avances était un élément de plus sur sa liste *des choses de trop*, proche du top.

Il n'avait pas l'intention d'arrêter, cependant. Pousser le bouchon marchait très bien pour lui, et il avait la nuit dernière comme exemple pour fonder des espoirs. Après tout, elle ne m'a pas encore frappé. Ou demandé d'arrêter. Il croisa virtuellement les doigts dans l'espoir qu'elle ne le ferait pas, parce qu'il honorerait cette requête mais il ne voulait juste pas le faire.

« Vous prenez toujours deux semaines de repos » dit-il, faisant la note mentale de cacher son BlackBerry dès que la police le rendrait. « Au minimum.

— On a déjà eu cette discussion »

Pepper pointa un doigt en direction de Rhodey, qui venait juste d'ouvrir la bouche. « Ne fais pas équipe contre moi. Retourner au travail est ce dont j'ai besoin, Tony »

Rhodey se relâcha, même si son visage montrait qu'il n'approuvait pas. Tony garda son expression calme. « On va laisser le docteur en décider.

— ça parait sensé, Pepper » ajouta Rhodey timidement.

Pepper soupira, et puis sourit à Rhodes, de nouveau sereine. Tony essaya de comprendre pourquoi il était soudainement nerveux.

« Je vais y aller doucement, ne t'inquiète pas.

— Ouais, ça serait la nouvelle du jour » grogna Rhodey, mais il tendit le bras à travers la table pour lui toucher la main, et Pepper tourna la sienne vers le haut pour serrer ses doigts brièvement.

L'élan soudain de jalousie qui frappa Tony le conduit à boire une longue gorgée de chocolat chaud pour masquer sa surprise. Oh, c'est pour ça. Le sourire de Pepper était le même qu'elle avait donné à Rhodey quelques minutes plus tôt à l'extérieur, lorsqu'il avait pris son visage dans ses mains.

Attention. Tony grimaça dans sa tasse, seulement en partie parce qu'il s'était brûlé la langue. Il savait avec certitude que Pepper était loin d'être le genre de Rhodey, et à en juger par le peu qu'il avait vu des goûts de Pepper, Rhodey ne remplissait pas les siens non plus. Ses réflexes faisaient la grande roue depuis que Pepper était rentrée, et Tony savait qu'il devait faire attention à ne pas insulter l'un ou l'autre de ses amis par une réaction inappropriée.

La jalousie n'était pas un sentiment nouveau il l'avait déjà expérimenté sous certaines formes ces dernières années, chaque fois qu'il savait que Pepper allait en rendez-vous. Au début, ce n'était que le simple regret de savoir qu'un autre homme allait accompagner son assistante personnelle extrêmement attirante plus tard, c'est devenu plus aiguisé et plus irritant, mais à ce moment-là, Pepper était une de ces rares femmes *hors-limites* dans le monde de Tony, et il a fallu attendre l'Afghanistan pour que cela change.

Il avait trainé, réalisa Tony il avait eu peur d'essayer de nouveau après que Pepper l'ait repoussé avant sa première conférence de presse en tant qu'Iron Man. Ce ne fut pas un de mes moments les plus subtils de toute façon. Il avait fait des avances, parfaitement à l'aise, à une centaine de femmes avec plus de grâce, et la question de Pepper, qui avait été loin d'être innocente, avait souligné combien ses mots avaient été maladroits. Il avait remis à plus tard une autre tentative de peur qu'elle ne le rejette une bonne fois pour toutes, en se disant que chaque jour qui passait était un jour de plus pour lui montrer qu'il avait vraiment changé.

Cela faisait très cliché, mais l'enlèvement de Pepper lui avait montré le peu de temps il avait vraiment.

Pepper sirotait son thé, et Tony réalisa que son propre regard s'était de nouveau posé sur ses cheveux abimés. Elle les avait démêlés ce matin, et apparemment elle les avait aussi lissés lorsqu'elle est allée se rafraichir un moment plus tôt, mais cela ne masquait pas les irrégularités de sa coupe.

« Voulez-vous que je vous réserve un styliste ? demanda Tony. Je peux en faire venir un ici si vous voulez… cela vous évitera de devoir traverser la foule de journalistes »

Pepper toucha nerveusement ses cheveux, et passa une mèche derrière son oreille. « Je suppose que c'est une bonne idée. Cela me fait penser à quelque chose, je dois préparer un communiqué de presse… »

Elle fit le geste de se lever, et Tony fronça les sourcils. « Finissez votre thé. Le docteur arrive bientôt, et Cédric peut s'occuper de la presse »

Pepper hésita, puis soupira. « J'imagine que vous avez raison. De plus, si je dois passer devant une caméra…. »

Elle toucha ses cheveux de nouveau, un geste d'anxiété.

« Ne vouliez-vous pas appeler votre amie de Boston ? » fit remarquer Tony. Il jeta un regard à sa montre. « Vous devriez avoir assez de temps avant que Dr. Phair arrive ici »

Le regard de Pepper s'illumina. « C'est vrai, je devrais. Jacquie doit être devenue folle »

Cette fois-ci, lorsqu'elle se leva, Tony ne fit rien pour l'empêcher, et elle prit sa tasse et partit. Tony laissa échapper un soupir et se frotta le front. « Jarvis, rends-moi service et fais venir son styliste ici, ou le mien. La prime habituelle.

— J'appelle tout de suite » répondit Jarvis.

Tony se rassit, posa sa tasse sur la table et regretta de ne pas avoir ajouté un shot de whiskey à son chocolat chaud.

« Alors, qu'est-ce que qui s'est putain de passé ? demanda Rhodey en essayant de refroidir son café. Est-ce que Pepper t'a appelé la nuit dernière ou quoi ? Et pourquoi est-ce que toi tu ne m'as pas appelé moi ? »

Il avait l'air amusé, et légèrement blessé à la fois, et Tony se frotta la mâchoire, en se demandant combien est-ce qu'il pouvait omettre. Pas beaucoup.

« Elle m'a réveillé, dit-il sans mentir. Et au début, je n'arrivais pas à croire que c'était elle »

Il avait réellement pensé qu'il rêvait. Ce n'est qu'après qu'il l'ait touché, solide et bien plus réelle qu'aucune imagination, qu'il avait réalisé qu'elle était bien , surpassant tous ses espoirs et toutes ses attentes. Il avait dû alors la toucher, la serrer fort, pour se convaincre qu'elle était saine et sauve et de retour avec lui.

« Et ? »

La lueur dans les yeux de Rhodey indiquait qu'il savait qu'il y avait bien plus dans cette histoire, et Tony soupira.

« J'étais dans son appartement à ce moment »

Il regarda son ami passer en revu différents types de réponses possibles, mais à la place de la raillerie qu'il attendait, le regard de Rhodey s'adoucit. « Hm »

Il prit une gorgée de sa tasse. « Et elle ne t'a pas encore tué ? Je suis impressionné »

Tony leva les yeux au ciel, et Rhodey s'éclaffa. « Tu as toujours été bon avec le timing. Mais si tu continus de planer au-dessus d'elle comme tu le fais, elle va finir par t'assommer avec son BlackBerry.

— Je prends le risque »

Tony aspira la dernière goute de chocolat chaud dans sa tasse, se demandant innocemment si son garde-manger abritait des marshmallows. « Ce n'est pas comme si j'avais quelque chose en ce moment qui ne peut pas être remis à plus tard »

Rhodey s'esclaffa de nouveau. « C'est vrai jusqu'à ce qu'elle remette la main sur ton emploi du temps »

Tony se leva, essayant de se rappeler ce qu'il avait vu sur les étagères du garde-manger. « Ouais-ouais »

Il fit un pas dans l'espace de rangement, et sourit à la vue du paquet de petits cylindres blancs posé au niveau des yeux. « Hey, rallume la bouilloire, l'ornithorynque »

Lorsqu'il sortit, Rhodey s'exécutait, l'air acerbe. « Ne m'appelle pas comme ça » dit-il automatiquement, puis il leva les sourcils. « Qu'est-ce que tu as trouvé ? »

Tony jeta le sac sur la table. « Du sucre transformé, globalement »

Rhodey y jeta un coup d'œil, puis sourit. « Hey, tu as des cure-dents ? »


Lorsque Jarvis lui annonça que Dr. Phair était en train de passer le portail, Virginia dit au revoir à Jacquie et raccrocha le téléphone. Elle se sentait mieux après avoir parlé avec son amie, même si elle était toujours stressée. Jacquie était une personne intelligente, et elle ne l'avait pas poussée à parler de quoique dont elle n'avait pas envie. Mais Virginia pouvait percevoir l'inquiétude de son amie, et elle savait que tôt ou tard, elle devrait aller dans les détails.

Elle soupira. La journée n'est pas à moitié terminée et je suis déjà tellement fatiguée. Une partie de cet épuisement était psychologique, elle le savait ses réserves émotionnelles étaient particulièrement basses, et être le centre d'attention de tout le monde était épuisant. Mais il était sérieusement ennuyant de se sentir si usée lorsqu'elle gérait normalement dix fois cette dose de stress sans fléchir.

Elle se leva et étira ses muscles endoloris. Puis, elle sortit de son bureau pour aller faire rentrer son docteur, soupçonnant les deux hommes d'être descendu au garage. Mais des rires masculins parvinrent à ses oreilles lorsqu'elle passa devant la cuisine, et elle s'arrêta pour regarder.

La scène était un véritable carnage. La table était jonchée de paquet de cacao en poudre vide et recouverte de ce que Virginia espérait être de la farine deux hommes, assis de chaque côté, avaient de larges sourires idiots et les mains pleines de marshmallows, ce qui indiquait une hyperglycémie de haut niveau. Partout sur la table, il y avait des sculptures faites de marshmallows plantés sur des cure-dents, représentant différents types d'animaux et de personnes. Elle prit une grande inspiration et essaya d'être contente qu'ils n'aient pas pensé à décorer leurs créations avec quoi que ce soit de collant.

« Laissez-moi deviner… c'est l'hiver à Candyland ? demanda-t-elle.

— Tu vois, je savais qu'elle reconnaitrait » s'exclama Tony.

Rhodey gloussa un son parfaitement déconcertant pour quelqu'un de sa taille et de son âge. « Hey, j'ai voté pour le Pôle Nord, mais on n'arrivait pas à trouver de fraise »

Virginia réfléchit à ça pendant un moment, et puis elle décida qu'elle ne voulait pas savoir où cela conduisait, en partant du principe que cela ne menait à rien du tout. « Je vais aller ouvrir au Dr. Phair. Je vous suggère de prendre des protéines pour équilibrer tout ça, parce que je ne vais pas être très compréhensible une fois que vous serez retombés »

Cela les fit glousser tous les deux, et elle les laissa ainsi, en essayant de déterminer si elle devait les forcer à nettoyer la cuisine ou gagner du temps et le faire elle-même. Cela pourrait être pire… ils n'ont encore rien jeté.

Pour le moment.

Dr. Phair avait été le médecin traitant de Virginia depuis aussi longtemps qu'elle avait travaillé pour Tony, et Virginia sourit à la vue de cette femme, contente de la voir. « Par ici, et ignorez les bruits » dit-elle en désignant la direction de sa chambre.

Dr. Phair resta imperturbable face aux cris qui venaient de la cuisine. Atteignant à peine l'épaule de Virginia, elle dégageait un air solide de sérénité, et elle ne semblait jamais troublée par rien. « Je suis contente de voir que vous vous remettez bien » dit-elle, en suivant Virginia dans une des chambres d'amis.

« A peu près » accorda Virginia, en s'asseyant sur le lit. Dr. Phair ferma la porte derrière elles et posa à terre le sac qu'elle portait. Elle avait un stéthoscope autour du cou, et ses cheveux étaient dissimulés derrière un voile. Virginia avait vu des chirurgiens hautains courber le dos devant sa force tranquille.

« Vous n'êtes clairement pas dans le besoin d'un traitement médical d'urgence, continua le docteur Phair en posant son regard sur Virginia. Mais j'ai reçu l'instruction de vous faire passer un contrôle médical complet, néanmoins »

Virginia se retint de lever les yeux au ciel. « J'en suis certaine »

Le docteur ria, et s'assit sur un des confortables fauteuils de la chambre. « Tout d'abord, pourquoi ne me raconteriez-vous pas un peu ce que vous avez fait ces derniers jours ? »

Contrairement à l'agent spécial, Dr. Phair ne l'interrompit pas, et Virginia n'était pas surprise de se voir plus enclin à parler de son enlèvement qu'elle ne l'avait été auparavant. Une des raisons était l'absence d'implication émotionnelle du Dr. Phair une autre était l'absence de jugement. Alors que Virginia lui fournissait une version raccourcie des derniers jours, elle eut le sentiment que ce qui intéressait Dr. Phair était de savoir comment les évènements avaient pu impacter la santé de Virginia.

« Hm, très intelligent votre idée de la rivière » fut son seul commentaire lorsque Virginia eut terminé, et Dr. Phair leva les yeux pour rencontrer les siens, calmes et claires. « Pas d'agression sexuelle ? »

Virginia inspira, parce que cela avait été une de ses peurs tout du long, et elle le sentiment qu'au moins un de ces ravisseurs aurait pu emprunter cette route si les choses avaient été juste un peu différentes. « Non »

Dr. Phair hocha la tête. « Bien »

Elle se leva. « Commençons par votre poitrine, alors. Bien que, si vous deviez avoir des problèmes suite au sédatif qu'ils ont utilisé, vous le sauriez déjà »

Elle écouta la respiration et le rythme cardiaque de Virginia, vérifia ses yeux et ses oreilles, et elle inspecta ses pieds meurtris, en s'asseyant sur le tapis sans se sentir embarrassée pour examiner les orteils de Virginia. « Je ne pense pas que vous ayez quelque chose à craindre de l'eau de la rivière » dit-elle en réponse au questionnement de Virginia. « Encore une fois, vous l'auriez déjà su. Il était probablement avisé de garder la consommation à son minimum, mais beaucoup de ces cours d'eau de montagne sont étonnamment propres. Leur pollution est plus un problème »

Virginia soupira de soulagement, et Dr. Phair lui sourit brièvement. « Vous avez, cependant, une petite infection en cours à votre deuxième orteil ici. Je vais la nettoyer pour vous, et vous laisser quelques pommades antibiotiques, et tant que vous gardez un œil dessus, cela devrait être guéri dans peu de jours »

Virginia lui sourit. « Je me doutais que j'allais bien, mais c'est toujours mieux de le voir confirmé »

Dr. Phair répondit à son sourire et tendit le bras pour attraper son sac, qu'elle avait posé au sol avec elle. « On va voir si vous continuez à sourire dans cinq minutes. Ça va faire mal »

Effectivement, ce fut douloureux mais pas insupportable. Virginia serra les dents et supporta l'alcool et le bandage, en ressentant lorsque Dr. Phair eut terminé une sorte de fierté, comme lorsque qu'elle était enfant et qu'elle ne bougeait pas alors que sa mère lui retirait une épine. La récompense de sa mère avait été un câlin et un chocolat le docteur Phair ne lui donna aucun des deux, mais elle fit à Virginia un autre sourire chaleureux lorsqu'elle eut terminé. « Et voilà, c'est bon pour vous »

Dr. Phair se leva et rangea ses affaires dans son sac. Virginia attendit que la douleur disparaisse, puis elle glissa avec précaution ses pieds dans ses chaussons de nouveau. « Consulter un psychiatre serait probablement une bonne idée » lui dit gentiment le docteur Phair alors qu'elle fermait son sac. « Je peux vous donner le nom de certains services d'aide aux victimes »

Virginia ravala un sursaut d'irritation face au terme de victime. « Cela a déjà été discuté, répondit-elle à la place. Disons que je garde l'idée en tête »

Dr. Phair hocha la tête, encore une fois sans porter de jugement. « Très bien. C'est votre choix. Mais vous pouvez probablement vous attendre à des sauts d'humeur et une certaine irritabilité au cours des jours qui arrivent »

Elle s'assit sur le bord du fauteuil. « Vous avez un poids légèrement insuffisant, plus que d'habitude, alors je veux que vous mangiez suffisamment cette semaine »

Pepper hocha la tête, son humeur s'apaisant se faire sermonner par Dr. Phair était quelque chose de normal. Le docteur poursuivit. « Vous avez peut-être évité de sérieuses blessures, mais vous avez néanmoins vécu une expérience traumatisante, et cela a des répercussions sur votre corps. Ne vous surmenez pas et laissez du temps à votre corps pour se remettre »

Virginia soupira. Il y avait tellement de choses à faire… « J'ai compris » dit-elle, en sachant parfaitement que le docteur Phair voyait clair dans sa réponse.

Le docteur leva les sourcils. « Essayez de vous en souvenir, alors »

En se levant, elle prit sa sacoche. « Pour maintenant, je prescris une sieste. Ne vous levez pas, je connais le chemin »

Souriant sereinement, elle quitta la pièce et ferma la porte derrière elle. Virginia avait envie de rire, mais le conseil était pertinent, et le lit semblait l'appeler.

Eh bien, Tony m'a dit de me reposer…

Au bout du compte, elle n'était pas sûre si c'était l'épuisement qui la fit s'allonger, ou l'envie d'éviter deux adultes devenus idiots à cause du sucre, mais dans les deux cas, elle s'étira et ferma les yeux.


Une main tiède caressant ses cheveux hors de son visage la réveilla lentement. Pendant un moment, elle resta simplement allongée à apprécier la sensation un plaisir simple et innocent qui ne nécessitait aucune réponse de son corps endormit. Et puis Tony prit la parole, et Virginia prit conscience du creux dans le matelas dû à son poids assis sur le lit. « Pepper, je déteste vous réveiller, mais le styliste vient d'arriver, et vous avez besoin de manger quelque chose »

Elle ouvrit les yeux sur la vue d'une jambe revêtue d'un jean, et elle roula lentement sur le dos. La main de Tony retomba, et elle cligna des yeux face au plafond, toujours à moitié endormie. « D'accord » murmura-t-elle, pas vraiment sûre de ce qu'elle venait d'accepter.

Tony rit. « Êtes-vous vraiment réveillée, ou faites-vous semblant ? »

Il se pencha et lui tapa gentiment sur le bout du nez, et elle cligna des yeux de nouveau, puis essaya de lui donner une tape, mais elle le loupa d'un kilomètre. « Un peu des deux, je suppose.

— Fermez-là »

Elle se frotta les yeux, essayant de rassembler ses esprits, puis elle lui jeta un coup d'œil suspicieux. « Est-ce que votre hyperglycémie est terminée ?

— Ouaip »

Tony lui sourit d'un air suffisant. Elle prit finalement conscience de la direction des rayons du soleil traversant les fenêtres derrière lui, et elle se releva d'un coup. « Combien de temps est-ce que j'ai dormi ? »

Tony pencha la tête. « Presque trois heures. Détendez-vous, Potts, c'était les consignes du docteur.

— Mince, je ne vais jamais pouvoir dormir cette nuit »

Virginia voulut toucher ses cheveux, et elle fut rappelée une fois de plus des dommages qu'ils avaient subis.

« Je pourrais vous aider avec ça » proposa Tony d'un air taquin, un sous-entendu si familier qu'elle pouvait le laisser glisser sans faire de commentaire. « Tenez »

Il prit l'assiette qui était posée sur la table de nuit, et la lui tendit. Le sandwich pita ressemblait à quelque chose qu'elle aurait pu faire elle-même choux de Bruxelles, dinde, un peu de la mayonnaise qu'elle préférait, avec quelques tranches de tomate. Virginia prit l'assiette immédiatement elle pouvait sentir l'odeur de la dinde, et cela lui mit l'eau à la bouche. « Vous m'avez fait un sandwich ? »

Tony haussa les épaules. « Dr. Phair a dit que je devais vous alimenter. Je ne sais pas si cela veut dire que je dois vous donner du soda normal, plutôt que du light, mais croyez-le ou non, il semble que je n'aie pas de mayonnaise normale… »

Son discours décousu était rassurant, soit parce que cela ressemblait à d'habitude, soit parce que cela voulait dire qu'il était un peu nerveux, elle ne savait pas. Elle lui sourit. « Merci, Tony »

Il expira, et le coin de sa bouche s'étira, laissant place à ce regard dévastateur, très personnel. « Finissez votre assiette »

Elle avait faim, maintenant qu'elle y pensait. Virginia grignota le coin du sandwich, puis prit une vraie bouchée. Il était très bon.

Tony se leva, les mains dans les poches de nouveau, et commença à marcher dans la pièce. « Rhodey a dû partir » l'informa-t-il, en s'adossant contre le bureau placé contre le mur. « Il avait une sorte de réunion d'urgence. Il a brûlé ses congés ses derniers jours pour aider aux recherches »

Elle avala sa bouchée, se sentant un peu coupable, mais si elle savait que cela n'était pas de sa faute. « Il ne va pas avoir de problème, j'espère ? »

Tony secoua la tête. « Nan, l'Air Force ne pensait qu'à la bonne publicité en fait. Ce qui l'a énervé, mais bon… »

Virginia mordit de nouveau dans le sandwich, pensant aux efforts qui avaient dû être mis en place pour la retrouver. Cela était rassurant, même après les évènements. Lorsqu'elle eut fini de mâcher, elle dit : « J'en avais aucune idée. Je veux dire, je savais que vous seriez inquiet pour moi, mais je ne savais pas que vous lanceriez toute une recherche.

Inquiet ? »

Les sourcils de Tony se rejoignirent, signe qu'il était énervé. « Pepper, j'étais bien plus qu'inquiet. J'étais putain de terrifié »

Elle posa son assiette, non préparée pour cette soudaine intensité. « Tony, je… »

Il avait franchi la pièce avec cette vitesse déconcertante, les mains sur les draps de chaque côté d'elle, alors qu'il se penchait vers elle. « Vous aviez disparu, Potts » grogna-t-il dans son oreille, alors que Pepper restait immobile. Son souffle lui donnait des frissons tout le long de ce côté de son cou. « Je n'arrivais pas à vous trouver »

Ce n'était pas sa férocité qui la gardait en place c'était la dévastation dans ses mots, le léger tremblement dans sa voix. Virginia voulait se redresser et le pendre dans ses bras, mais l'envie était si déconcertante qu'elle resta parfaitement immobile, ses doigts emmêlés entre eux sur ses genoux.

« Vous sentez tellement bon » dit Tony sur un ton complètement différent, celui-ci plus étourdi et plus doux. Son visage pressait contre ses cheveux, et elle frissonna à la sensation de sa joue contre sa tête.

« Tony… » Essaya-t-elle, et il se redressa.

« Désolé »

Ses joues étaient légèrement rouges. « Je vais… euh… finissez votre sandwich. Le styliste est en train de s'installer dans votre bureau »

Il avait franchi la porte avant qu'elle ne puisse formuler quelque chose. Virginia fixa l'endroit où il avait disparu, sans savoir si elle était plus énervée de la façon qu'il avait de la toucher sans cesse, ou… ou… flattée n'était pas le mot, contente non plus, mais c'était une émotion positive.

Elle ferma les yeux, expira rapidement, ordonna à ses hormones de bien se comporter, et elle reprit le sandwich.


Deux heures plus tard, ses cheveux étaient doux et réguliers de nouveau. Avoir un carré était une sensation étrange, après tant d'années à avoir eu les cheveux en dessous des épaules, mais Virginia était satisfaite. Cela ferait l'affaire jusqu'à ce qu'ils repoussent de nouveau, et entre-temps, elle se sentait plus en contrôle de la situation maintenant que sa coupe irrégulière avait disparu. Elle n'était pas aussi heureuse des spéculations qui allaient sans aucun doute circuler à propos de sa nouvelle apparence, mais… Je ne peux rien faire contre ça.

Tony la croisa alors que son rendez-vous avec le styliste venait de se terminer, et lorsqu'elle s'arrêta, il leva une main pour toucher. « Ça vous va bien » lui dit-il, ses doigts délicats alors qu'ils passaient une mèche derrière ses oreilles, mais ses yeux étrangement intenses.

Elle déglutit elle avait l'impression que chaque centimètre de sa peau était conscient de son touché. « Merci » réussit-elle à formuler, restant immobile jusqu'à ce qu'il laisse tomber sa main. « Tony, j'ai vraiment besoin d'appeler Cédric.

— Vous pouvez lui dire que vous allez bien, répondit Tony en se mettant sur le côté pour la laisser passer. Mais je vous coupe la communication après trois minutes, Potts »

Il avait l'air amusé, mais elle pouvait dire par le positionnement de sa mâchoire qu'il allait probablement mettre à exécution sa menace. Elle soupira silencieusement, et se demanda s'il était possible de le distraire avant qu'il ne le fasse.

Lorsqu'il lui tendit le téléphone et s'éloigna, Virginia se dit que c'était bon, mais quelques minutes après le début de sa conversation avec son assistant très soulagé, la voix de Jarvis interrompit la ligne. « Mes excuses, Mlle Potts, M. Toffle, mais j'ai reçu l'instruction de terminer cette connexion dans trente secondes »

Elle soupira de nouveau. « Envoie-moi un email, Ceddie, mon ordinateur portable est dans mon bureau ici. Tu peux toujours passer, aussi »

Un son nerveux atteignit ses oreilles, et elle ne put s'empêcher de sourire un peu : Cédric était complètement impressionné par Tony. « Je le ferai » répondit son assistant, clairement en train de mentir, et elle leva les yeux au ciel.

« Très bien. Garde-moi au courant »

Elle raccrocha avant que Jarvis ne puisse couper la connexion, et elle envisagea d'expliquer à Tony en détails combien ses restrictions allaient à l'encontre de ses propres intérêts. Et comme d'habitude, elle laissa tomber.

Il faudrait beaucoup trop d'efforts, et aucun de nous deux n'est assez alcoolisé.


Il avait essayé de lui laisser de l'espace comme Rhodey lui avait recommandé, mais quand Pepper entra dans son atelier, Tony sentit ses épaules se relâcher. Il pouvait garder un œil sur elle dans presque chaque recoin de sa maison, mais ce n'était pas la même chose que de la voir en chair et en os, et de savoir qu'elle allait bien.

Il la laissa s'approcher de là où il était en train de travailler pour passer le temps sur un vieux projet de codage. Elle avait l'air très informel dans son pantalon ample, son sweat et ses chaussons épais. Et ses cheveux courts étaient encore légèrement un choc il l'observa du coin de l'œil alors qu'elle grimaçait et s'assit sur un espace dégagé sur un de ses établis.

« Mal aux pieds ?» demanda Tony sur un ton naturel, et Pepper étira ses jambes pour regarder les membres en question.

« Un peu, oui. Mais ça va encore »

Il retint sa langue. Dr. Phair avait refusé de briser le secret professionnel, mais elle avait accepté d'informer Tony que son assistante personnelle n'avait pas besoin de plus de surveillance médicale, et il savait que Pepper connaissait le contenu de l'armoire à pharmacie si elle en avait besoin. Le fait qu'il souhaitait concevoir une sorte de fauteuil roulant pour qu'elle n'ait pas à marcher jusqu'à ce que ses pieds soient soignés était… injustifié.

Pepper soupira. « Je ne vais pas tarder à commander à manger. Et j'ai besoin que vous demandiez à Jarvis de débloquer mon ordinateur »

Tony fit pivoter sa chaise pour lui faire face et se pencha en arrière. « Hm-hm, pas question, Potts. J'ai parlé à Dr. Phair et elle est d'accord avec moi. Deux semaines, au minimum »

Pepper ferma les yeux un bref instant, clairement énervée. « Ce n'est pas pour le travail, Tony. C'est personnel. Je veux retrouver les personnes qui m'ont reconduit à la maison pour les remercier »

Deux claps dans les mains permirent de nettoyer l'écran sur lequel il travaillait et de faire apparaitre les données qu'il avait récupérées plus tôt. « Michael et Patricia Franklin, parents de Dinah et Helena. Santa Monica »

Lorsqu'elle l'interrogea du regard, il haussa les épaules. « La caméra de sécurité à l'extérieur de votre appartement a identifié leur plaque d'immatriculation. Jarvis a fait le reste »

Pepper réprima un rire. « J'aurais dû savoir »

Tony se pencha en arrière de nouveau, nouant ses doigts derrière sa tête. « Vous savez, j'ai offert une récompense plutôt significative pour toutes les informations disponibles concernant votre enlèvement. Il me semble qu'ils la méritent pour vous avoir ramenée.

— Je ne vais pas protester contre ça »

Le visage de Pepper était grave. « Mais je voudrais les voir de nouveau… leur dire merci en personne. Ils ne savaient pas qui j'étais, vous savez. Ils m'ont juste raccompagnée parce qu'ils étaient sympas.

— Pas de problème »

Tony avait déjà prévu de s'inviter à ses côtés. Maintenant que Pepper était de retour saine et sauve, il voulait présenter ses remerciements en personne lui aussi. Sans les Franklins, il aurait fallu des heures à Pepper pour rentrer… ou elle pourrait toujours être en train d'errer dans le parc, essayant de trouver une sortie. « On pourrait y aller demain, si vous voulez.

— Ce serait bien »

Elle balança ses pieds, apparaissant soudainement dix ans plus jeune. « Mais j'ai toujours besoin de mon ordinateur. Les Franklins… ce ne sont pas les seules personnes à qui je dois quelque chose.

— Votre campeur disparu ? demanda Tony avec douceur, et Pepper hocha la tête.

— Je ne pense pas que j'aurais pu sortir de la forêt, sinon. J'aimerais voir si je peux trouver ce qui lui est arrivé.

— Demandez à Jarvis de vous aider »

Tony tapa sur quelques touches, demandant à l'Intelligence Artificielle de débloquer l'ordinateur de Pepper, mais de maintenir une barrière sur tout ce qui était en lien avec Stark Industries. « Il peut probablement pirater le Service de Forêt National si vous en avez besoin »

Pepper hocha la tête, un léger sourire se formant, et puis elle inspira. Le rire qu'elle laissa échapper était amer. « Vous savez, je ne sais toujours pas où j'étais »

Tony la fixa du regard, et elle haussa les épaules. « J'ai oublié de demander aux Franklins »

Malgré sa tentative d'humour, Pepper avait l'air plus fragile que jamais en se blottissant dans son sweat, et la gorge de Tony se resserra lorsqu'il réalisa de nouveau combien elle avait été isolée. Le besoin de la prendre dans une autre embrassade était puissant, mais il résista. « Forêt National Angeles, dit-il en se raclant la gorge. Juste sur le bord »

Les sourcils de Pepper se levèrent. « Woua. C'est une bonne chose que je ne sois pas allé vers le haut, alors »

Sans expliquer son ton sec, elle descendit de l'établi et se dirigea vers les escaliers, en avançant d'un pas tranquille plutôt qu'à son allure vive usuelle.

« Mon ordinateur ferait mieux de fonctionner le temps que je mette la main dessus, Tony » dit-elle par-dessus son épaule – une affirmation sur un ton léger, comme le sont généralement ses fausses menaces en aparté – et Tony fit une grimace dans son dos, d'une certaine manière rassuré.

« Prenez l'ascenseur » jeta-t-il derrière elle, et lorsqu'elle balaya sa proposition d'un signe de la main sans se retourner, il verrouilla à distance la porte qui donnait sur l'escalier. Le clac des verrous fut parfaitement audible pour eux deux.

Pepper s'arrêta, clairement énervée, puis changea de direction pour rejoindre la petite alcôve qui abritait l'ascenseur. « Juste pour ça, je ne commanderai pas de dessert » dit-elle, toujours sans se retourner, et elle laissa la porte se refermer derrière elle.

Satisfait, Tony retourna à sa programmation.

Lorsqu'il remonta quelques heures plus tard, il découvrit derrière les fenêtres que le coucher de soleil tintait déjà l'océan, et qu'il n'y avait pas de dîner de livré. Pepper était allongée en boule sur le long canapé, son ordinateur portable posé sur la longue table, changeant d'écran de veille patiemment et ignorant ses longues et lentes respirations. Tony resta debout et observa, retenant presque sa respiration de peur de la réveiller, mais elle ne bougea pas.

Moi qui pensais que vous ne deviez pas réussir à dormir ce soir, chérie.

Il débattit entre le mérite de la nourriture et celui du sommeil, et il décida finalement qu'elle avait plus besoin de se reposer. Tony se versa un verre de whiskey au bar et s'assit à côté de Pepper, utilisant la table basse pour faire apparaitre les dernières nouvelles le concernant sur la surface. La lumière diminua alors qu'il buvait son verre, un bras sur le dossier du canapé les images passaient silencieusement en accéléré, et les sous-titres apparaissaient et disparaissaient. Le retour de Pepper était le sujet le plus fréquent, bien sûr, avec quelques références au sauvetage de la Sespe, à sa mission à Fakar, et aux cours des actions de Stark industries qui se battaient pour la seconde place.

Il n'y avait pas un mot concernant la fuite du kidnappeur. Tony espérait que l'homme courait pour sa vie.

S'il s'approche de Pepper de nouveau, je le tue.

Armure, ou pas armure.

Au bout d'un moment, les informations commençaient à se répéter. Le soleil et son whiskey avaient disparu depuis longtemps, et Pepper dormait toujours. Tony éteignit l'écran, se leva et la prit avec précaution dans ses bras. Lorsqu'elle ne bougea pas, il la porta dans la chambre d'amis qu'elle avait choisie, et sans hésitation, il s'allongea avec elle sur le matelas.

Il fut aisé de l'installer contre la courbe de son corps. Elle va être fâchée traversa son esprit, mais Tony n'y prêta pas attention. Il laissa son bras trouver sa place le long de sa taille – la position paraissant si naturelle, comme s'ils l'avaient fait pendant des années – et il frotta sa joue contre ses cheveux, savourant son parfum, et son existence même.

Pepper, pensa-t-il, avec satisfaction.