Disclaimer : Comme toujours, rien ne m'appartient. Merci JK pour ton magnifique univers.

Merci pour votre enthousiasme et votre présence. Je vous apprécie tellement mes chéries! Je suis heureuse que cette fic vous plaise et que l'histoire vous accroche un peu. Sans plus tarder, voici la suite! Et pardonnez-moi mon absence. Travailler 70 heures semaine, plus étudier à temps partiel, n'est vraiment pas un rythme de vie plaisant...


Mais le lendemain devint rapidement 24 heures, puis 48 heures et l'approche des 72 heures mit fin à l'espoir d'un jour retrouver Olivier. Il l'évitait.

Chaque craquement dans le plancher de bois la faisait se tourner dans sa chaise, mais Hermione savait que le sorcier devait avoir quitté le centre. Sa présence ne se faisait plus sentir et Harry n'avait donné aucune explication.

« Il est mon patient... Je ne peux te divulguer aucune information s'il ne m'en donne pas l'autorisation. »

Et elle comprenait. Cependant, les remords, eux, ne laissaient aucune place à la lucidité. La sorcière posa son front contre le bois du bureau, inspirant pour calmer la nausée l'envahissant d'une violence soutenue.

Sa seule chance s'était envolée. Et tout cela car elle avait pris peur. Elle.

La sorcière la plus brillante de sa génération. Sornettes. Si ce titre avait eu le moindre gramme de vérité, elle aurait tout avoué à Olivier; le retour dans le temps, leur amour et la douleur de n'avoir pu partager sa vie avec lui toutes ces années. Mais ce n'était plus possible.

La jeune femme se leva brusquement, traversant la pièce pour rejoindre la bibliothèque. Au milieu des livres, dossiers et divers objets de son passé, se trouvait une Pensine. La sorcière la caressa d'un doigt, soudainement obsédée par les teintes bleues qui semblaient l'attirer en ses profondeurs.

Une dernière fois. Un dernier souvenir, pour la route. Elle allait entamer son aventure lorsque la porte s'ouvrit en un fracas.

Harry.

« Est-ce que je dérange? »

Comme toujours, il s'imposait avec douceur. Son meilleur ami ne changerait probablement jamais. La jeune femme esquissa un maigre sourire et l'invita à la rejoindre.

« Je crois qu'il est temps que je me départisse de mon secret, n'est-ce pas? »

Les sourcils d'Harry se arquèrent brusquement; il n'avait plus espéré un jour savoir ce qui avait tracassé son amie toutes ces années. Après avoir essayé tant de fois de lui faire cracher le morceau, il avait su abandonner la mission et se concentrer à être le meilleur thérapeute qu'il puisse devenir.

« Ça fait longtemps que je n'ai pas utilisé une... »

Sa voix se brisa et Hermione sut les images qui devaient défiler dans son crâne : Dumbledore et sa main noire crispée alors qu'il tombait dans le vide, l'horrible guerre ayant ravagé Poudlard et tué tant de visages familiers. Ils avaient eu une adolescence extrêmement difficile et la sorcière eut presque honte de s'apprêter à avouer la plus grande source de ses tracas : un homme.

Mais elle savait que Harry comprendrait.

« C'est le seul moyen que j'ai. Il serait difficile de me croire autrement.

-Tu n'as pas à...

-Je m'apprêtais à visiter mon souvenir une dernière fois... Tu arrives au bon moment. »

Un sourire sincère vint fleurir sur ses lèvres. Puis, tous deux plongèrent.

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Poudlard, grouillant de vie. Les élèves sortaient de leurs classes, certains en sautillant, d'autres en se traînant les pieds. Il y avait dans l'air une joie et une euphorie qui ne pouvaient signifier qu'une chose : les classes étaient terminées pour la journée. Et avec la beauté d'un mois de Septembre, tous se dirigeaient vers la cour pour profiter des rayons du soleil.

Harry et Hermione se tenaient encore par la main lorsqu'ils arrivèrent au milieu de la cacophonie sorcière. Plonger dans un souvenir laissait toujours un sentiment de désorientation, mais ils se replacèrent bien vite, surtout la jeune femme dont le cœur se serra de plus en plus fort.

Soudainement, au détour d'un couloir, deux têtes rousses apparurent. Fred et George. Hermione eut envie de courir en leur direction, pour mieux revivre cet instant, mais la douleur en découlant ne lui ferait aucun bien. Puis, un quart de seconde plus tard, le reste du groupe suivit. Olivier, Lee, Angelina, Alicia et... une brunette dont les cheveux bouclés ne pouvaient que lui appartenir. Harry encercla son poignet de sa main et la força à le regarder.

« Hermione. D'après mes calculs, ton souvenir se déroule durant la deuxième année. Comment... comment peux-tu être..?

-Bonnes déductions Sherlock. J'ai eu droit à un retour dans le temps, cadeau empoisonné de Dumbledore.

-Mais... »

Le regard qu'elle lui jeta lui fit comprendre qu'il devrait se taire et écouter. Ils suivirent tous deux le petit groupe, avançant dans les couloirs et écoutant les blagues des jumeaux. L'ambiance n'était pas encore teintée par la Chambre des Secrets. Ils avaient encore droit au bonheur et au calme, avant que les horreurs ne se multiplient. Fred se tourna tout d'un coup, faisant maintenant face à Percy :

« Hey, notre petite française a besoin de respirer elle aussi, balança-t-il en tirant la langue.

-Hermione a amplement les capacités physiques de traiter et créer son propre oxygène, répliqua l'aîné d'un ton un tantinet courroucé. N'est-ce pas, Hermione?

-Oui, oui. Je vais bien. »

L'espace d'une seconde, elle jeta un regard de biais pour observer la réaction d'Olivier. Ses yeux trahissaient le cheminement de ses pensées. La chimie entre eux deux transpirait à travers chacun de ses pores et même si elle ne partagea que cette fraction du temps, Harry en déduit bien des choses. La sorcière sentit son regard sur elle, analysant les divers tics qu'elle cherchait à dissimuler, voulant voir ce qui avait bien pu se passer, même s'il s'en doutait un peu.

Il voulut la questionner, mais le groupe tourna à droite en se dirigeant vers les escaliers, où ils croisèrent nul autre que le trio de Gryffondor.

« Hermione...

-Le souvenir se termine bientôt, » fit-elle en fermant les yeux, cherchant à combattre quelques larmes qui s'étaient frayées un chemin.

Harry, Ron et Neville se dirigeaient en vitesse vers la cour. Ils semblaient tous trois être en émois, probablement une cause à effet d'un cour avec Rogue particulièrement difficile. Ils riaient; unis.

La fresque s'embrouilla, les couleurs devinrent confuses et Poudlard se changea lentement en bureau dans un centre de thérapie. Retour au point de départ.

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Il fallut quelques minutes de silence pour qu'ils se reconstruisent tous deux. Hermione car la cassure émotive ne cessait de la tourmenter et Harry car il venait de se trouver dans une deuxième dimension, dont il n'avait jamais eu conscience, mais qui aurait pu exister.

Lorsqu'ils furent calmes, les deux amis prirent place au bureau et la thérapeute sut que ce serait l'heure de tout avouer. Tant d'années passées à dissimuler ce fardeau et elle s'apprêtait à le balancer par la fenêtre, mais curieusement, cette possibilité ne lui offrait aucun réconfort.

« Combien de temps as-tu passé dans cette «autre dimension»? s'enquit-il avec douceur.

-Une année. Même si j'ai été pétrifiée à nouveau, alors j'ai manqué quelques semaines peut-être... Je ne sais pas trop.

-Et... Désolé, Hermione, mais je ne peux pas agir professionnellement en ce moment. Tu es ma meilleure amie et tu as vécu un traumas. Tu es retournée dans le temps, encore une fois et nous ne nous connaissions pas... Et tu aurais pu être en danger et mourir et... »

Il baissa la tête, abasourdi, en colère, mais surtout infiniment triste.

« Je suis ici, Harry. Avec toi. Nous avons vécu nos dangereuses aventures et courus le risque de perdre la vie, mais nous... Nous avons conquis chaque obstacle.

-Tu étais amoureuse d'Olivier? »

Elle soupira, évacuant l'anxiété ayant sournoisement prise possession de son esprit.

« Follement amoureuse, oui. Et lors de votre session d'hypnose, des souvenirs ont commencé à lui revenir je crois... Et je n'ai su que dire. Je l'ai perdu. J'ai brisé sa confiance en lui mentant.

-Envoie-lui un hibou. Il faut que tu t'expliques. Que tu lui dises la vérité. Tu n'as pas le choix...

-Mais savoir est un jeu dangereux. Dumbledore me l'a dit, lorsqu'il m'avait offert la possibilité de retourner dans le temps.

-Mais il n'est plus question du futur. C'est votre passé qui a été effacé et ré-écrit. Tu sais tout ça, fit Harry en prenant à nouveau le rôle de figure paternelle.

-Je sais que tu as raison, mais j'ai peur. »

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OLIVIER DUBOIS DÎNE AVEC LE GÉRANT DES PUDDLEMERE UNITED

Par Timothy Ives

Il est 6 heures le soir et nos photographes élites ont déniché un petit joyau de la nouvelle. Olivier Dubois, ayant traversé des épreuves horribles lors des derniers mois, se trouvait dans le Londres sorcier où il partageait un plat de poisson grillé et jus de citrouille avec le gérant de son ancienne équipe, les Puddlemere United.

Tous deux semblaient ne pas vouloir se faire voir en ayant choisi une table dans le fond du restaurant, mais avec les technologies sorcières avancées, nos baguettes peuvent maintenant prendre de splendides photos mouvantes et ce très discrètement – voir p.15 pour un rabais sur un Cours de Sorcellerie Pour Paparazzi!

Il y aurait eu discussion d'un contrat et d'un éventuel retour dans l'équipe pour le Gardien. À voir!

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Il n'avait pas répondu à ses hiboux. Après cet article ayant mis à jour ses plans de revenir au niveau professionnel de Quidditch, Olivier avait probablement dû prendre la fuite vers l'un de ces tout-inclus sorciers sur une île déserte. Hermione s'était torturée le cerveau depuis, sachant pertinemment qu'elle avait commise une erreur fatale, mais peut-être n'était-il pas trop tard pour la réparer.

Peut-être.

On cogna à sa porte. Harry ne travaillait pas aujourd'hui, ayant décidé de passer du temps avec sa jolie femme qui se sentait négligée ces derniers temps. La sorcière se sentit soudainement prise de nausée, était-ce possible qu'il ait choisi de lui rendre visite en personne pour discuter ses lettres?

Hermione ouvrit et reconnut tout de suite le visage d'Angelina.

« Que me vaut l'honneur? demanda la thérapeute en cherchant à dissimuler l'état de choc dans lequel elle se trouvait.

-Je crois qu'il est temps de mettre toutes nos cartes sur la table et de se dire la vérité. »

Sans demander la permission de s'asseoir, la femme d'Olivier prit place sur le fauteuil se trouvant en face du bureau de bois. Elle s'y tenait, sa colonne vertébrale droite comme un «I», fixant l'horizon peinturé joliment par les rayons du soleil.

« Je vais être directe. Olivier m'a tout avoué. J'avais deviné qu'il avait une autre femme dans sa vie par la distance qu'il gardait avec moi, mais si j'avais su... Je n'aurais jamais pu croire que ça soit toi. Tu n'es pas son genre, tu sais?

-A-t-il donné plus d'explications que ça?

-Non. Seulement que tu avais effacé sa mémoire pour qu'il ne se souvienne pas de votre amour. »

Un lourd silence s'installa. Hermione ne pouvait s'expliquer, car les voyages dans le temps n'étaient pas nécessairement bien vus dans le monde sorcier, et puis un pressentiment lui faisait douter de la sincérité d'Angelina.

« Quel genre de femme horrible efface la mémoire de son amant? Était-il devenu ennuyant pour toi? Pas assez bien pour la sorcière ayant aidé le Survivant à vaincre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom?

-Voldemort, fit la thérapeute d'une voix calme. C'est donc tout ce qu'il a dit, que j'ai effacé sa mémoire pour qu'il oublie que nous étions amoureux?

-J'étais avec Olivier depuis notre dernière année à Poudlard, alors je doute que votre histoire soit de l'amour. Maîtresse est le seul mot qui convienne, je crois.

-Peut-être, en effet, que c'est le seul mot qui convienne. »

Angelina allait se lever, mais elle se tourna à nouveau, un nouvel élan de rage la secouant.

« Oh et j'apprécierais infiniment que ton ami Weasley cesse ses interrogatoires. On en viendrait à croire que je suis une meurtrière.

-Je n'ai aucun pouvoir là-dessus, je m'en excuse. Ron semble avoir trouvé une nouvelle piste à suivre quant à l'assaillant d'Olivier.

-À en croire ses incessants allers et venus chez moi, il semblerait que je suis le suspect numéro un, railla la jeune femme en haussant les sourcils.

-Je ne sais pas. Il ne m'en a pas parlé, fit la sorcière à voix basse.

-Il va falloir apprendre à mentir, ma chère. »

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AVEUX DE MARCUS FLINT

Par Cashmere Willow

Conférence de presse. Aveux. Pleurs.

Nous ne nous attendions plus à un tel retour de la chandelle. Lorsque nous avions parlé à Marcus Flint, il y a quelques mois, après le scandale où il avait trompé sa femme Pansy avec une jeune mannequin, le Capitaine des Falmouth Falcons avait reçu l'appui d'Olivier Dubois. Rivaux depuis toujours, l'ancien Gryffondor avait pourtant défendu Flint en avouant l'avoir laissé dormir sur son divan lorsque le couple s'était horriblement engueulé.

Marcus Flint en avait donc long à dire aujourd'hui, cherchant à défendre Olivier Dubois dont la réputation avait commencé à s'essouffler après les rumeurs de divorce avec Angelina.

« Plutôt que d'attaquer un Gardien au cœur d'or, oui, je viens d'utiliser le terme «cœur d'or» pour d'écrire Dubois, je crois qu'il serait temps de lui donner un peu d'air. Les rumeurs de retour au jeu l'ont vraiment blessé, comme sa santé ne lui permet pas encore de reprendre l'entraînement. Il aura toujours une place dans son équipe, mais il est tout de même possible que son retour n'arrive pas si on ne le laisse pas se rebâtir.

Ce que je vous demande, c'est de lui offrir une chance de se remettre de ses émotions, comme vous avez fait pour moi. Lorsque les rumeurs couraient que j'avais sauvagement attaqué une mannequin dans les toilettes d'un pub, j'étais outré. Jamais je n'aurais trompé ma femme, même si notre relation ne se portait pas bien. Alors je vous demande du respect. Laissez Olivier Dubois respirer. »

À ces mots tendres, nous vous demandons tous d'arrêter l'usage de ce site étrange de moldu appelé «twitter». Les moldus ne connaissent pas nos vedettes et le fait que le shashtague «Olivier Dubois» ait fait le tour du monde pourrait amener une attention non-désirée sur le Londres sorcier. Merci de votre collaboration!

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Les deux amis étaient assis sur le balcon, regardant le coucher de soleil et avalant goulûment un sandwich. Ils n'avaient eu le temps de grignoter que quelques petits fruits et légumes lors de cette longue journée. Un nouveau patient avait besoin de traitements et son cas avait enfin sorti Hermione de sa léthargie émotive.

Harry allait lui demander ce qu'elle pensait des symptômes de magie à diffusion, lorsque la sorcière se mit à rire presque hystériquement.

« As-tu lu la Gazette aujourd'hui? Lui demanda-t-elle en souriant.

-Brièvement, ce matin. Pourquoi?

-Ils parlaient de Twitter et demandaient à la population sorcière de ne pas utiliser de hashtags qui pourraient compromettre notre existence. »

Ils se mirent tous deux à rire et un instant plus tard Deborah, leur elfe de maison, frappa à la porte menant au balcon. Elle les rejoint avec élégance :

« Miss Hermione, vous avez un visiteur.

-Est-ce Neville? Nous devions aller magasiner un ensemble pour son rendez-vous demain.

-Non, c'est un homme du nom de Dubois. »

Les deux amis se tournèrent vivement l'un vers l'autre et échangèrent un regard qui voulait tout dire.

« Dépêche-toi, Hermione. On ne l'attendait plus. »

Elle hocha la tête, ne se sentant pas prête à lui faire face. Rapidement, la sorcière contempla son reflet dans la fenêtre et décida qu'il n'y avait rien à faire de toute manière pour lui donner plus de contenance, alors elle dévala les escaliers vers le salon.

Il s'y trouvait, debout, stoïque, contemplant un portrait de Harry et Ginny se tenant la main au Louvres de Paris. Son visage ne trahissait aucune émotion, mais elle sut qu'il était tourmenté. Hermione semblait capable de le déchiffrer avec aisance et cela ne faisait que lui rappeler avec une précision troublante leur année d'amour à Poudlard.

Elle se trouvait idiote, mais n'y pouvait rien.

Olivier sentit sa présence et leva les yeux, la détaillant rapidement. Il fut le premier à briser l'épais silence qui semblait insurmontable entre eux deux.

« J'ai lu tes lettres. Je ne te mentirai pas et vais t'avouer que j'étais en colère. J'avais décidé de ne pas te répondre et disparaître ailleurs, là où je n'aurais pas à entendre parler de tes exploits. Mais...

-Tu n'en étais pas capable, conclut la sorcière en s'approchant lentement. Je n'ai jamais pu te fuir complètement non plus.

-Pourrais-tu... m'expliquer? »

Elle vit que c'était le fait de ne pas savoir, de ne pas comprendre, qui le rendait complètement fou.

« Tu veux savoir pourquoi je t'aurais effacé la mémoire? »

Il hocha la tête et déglutit. Ses yeux étaient un océan d'incertitude.

« Je n'ai rien effacé, Olivier. La raison pour laquelle tu ne te souviens pas de notre liaison est parce qu'elle n'a jamais existé. Du moins, n'a jamais existé dans cette version de notre monde. En sixième année... Dumbledore m'a offert la chance de retourner dans le temps pour découvrir qui j'étais véritablement; pour enfin renouer avec mes rêves et ambitions. Mais ce que j'ai trouvé dans ce retour dans le temps, c'est toi et Fred. Amour et amitié. »

Sa voix tremblait, ses mains étaient tordues par la nervosité et elle ne put s'empêcher de repenser au rouquin avec douleur.

« Mais sans faire exprès, j'ai prononcé le mot de passe pour annuler le retour dans le temps et j'ai été catapultée à nouveau dans ce monde. Sans toi. »

Lorsqu'elle leva la tête, Olivier l'avait rejoint. Brusquement, il lia leurs bouches. Il l'embrassa avec la ferveur d'un homme retournant à la maison après la guerre. C'était comme s'il avait retrouvé son port d'attache, le phare ayant illuminé ses peurs lors de la bataille. Il l'embrassa comme si la fin approchait, mais le jeune homme sut que ceci n'était qu'un prologue à l'histoire qu'ils s'apprêtaient à écrire.

Sa large main caressa la joue d'Hermione, alors qu'ils approfondissaient cette brève retrouvaille.

Il avait le même parfum que dans ses souvenirs et la même fougue, peut-être, même s'il semblait désespéré de la perdre en ce moment. Son autre main la tenait fermement par la taille, pour que la sorcière ne puisse s'esquiver.

Ils continuèrent de s'embrasser ainsi jusqu'à ce que l'oxygène soit complètement épuisé en leurs poumons et qu'il n'y ait plus que leur souffle brusque pour noyer le silence dans le salon.

Olivier la serra contre lui, en souriant, sentant enfin qu'il pourrait peut-être s'en sortir.


L'épilogue s'en vient mes très chères. Pardonnez-moi encore pour l'attente! J'espère que vous avez aimé et merci de me lire!