Coucou les gens ! :D

Je remercie tous ceux qui sont arrivés jusqu'à ce chapitre 9, de me suivre et de prendre sur votre temps pour lire ma fiction! J'ai un petit peu de retard, je devais poster ce chapitre en début de semaine, mais, mes cours ont fait que voilà...j'ai pas eu le temps, désolé... :(

Mais le voici, enfin prêt à être lu! Et avant toutes choses, je tiens à faire une dédicace à Chokella, qui suit ma fic et dont je remercie énormément de son commentaire :D Je suis, je me répète, mais toujours heureuse de voir de nouvelle personne me suivre ! Tu es un nouveau soutien pour mon avancée dans cette fiction! Merci à toi de me lire !

Ensuite, je tiens à remercier Chizumi-san, qui a craqué en voyant que j'avais fait un moment Kise/Kasamatsu (un peu comme toutes les autres, et j'en suis heureuse),je tiens à souligner que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire sur eux, et j'ai limite hâte de commencer leur "arc" ...oops...j'ai un peu trop parlé d'eux :p

Je poursuis cette dédicace à tsuyakuroko, qui me comble en me disant qu'elle apprécie ma fic, et ça me touche sincèrement, et je suis encore plus motivée pour m'améliorer et faire de meilleurs chapitre! Pour te répondre ma belle, oui j'ai déjà une petite idée sur le couple finale, et je dois bien t'avouer qu'en effet, j'ai eu du mal à le faire ce choix ! Mais bon, il fallait bien j'en fasse un!

Je remercie, également Laura-067, qui me comble et m'amuse toujours autant lorsque je la vois se questionner autant :D C'est un très bon réflexe d'ailleurs, les hypothèses agrémentent toujours notre fin de lecture ;)

Et enfin, je termine cette dédicace avec Revaan que je remercie pour suivre ma fiction, et de l'avoir ajouté dans ses alertes :) Une lectrice en plus, je suis vraiment heureuse !

Je n'oublie pas, de remercier tous les autres et de tous vous embrasser fort!

Maintenant, je vous souhaite une bonne lecture, et m'empresse de travailler sur le chapitre 10! Gros bisous à vous tous !


Satsuki :

En arrivant au snack où Akashi-kun nous avait donné rendez-vous, Daiki et moi fûmes surpris, de constater, que notre ancien capitaine était, pour une fois, déjà présent. En sa compagnie, Midorin et Murasakibara-kun discutaient de tout et de rien, autour d'une boisson. Notre arrivée fut plus ou moins remarquée par des donzelles, qui n'arrêtaient pas de piailler derrière leurs mains aux ongles trop vernis, en voyant notre table où seuls des garçons, enfin presque, y étaient assis autour. Des beaux garçons en plus, alors là ! Elles étaient toutes en chaleur... Akashi m'adressa un sourire, me salua et fit de même à l'intention de Dai-chan. Je saluai Murasakibara-kun, qui pour une fois ne mangeait pas. Et puis, prête à taquiner Midorima-kun, (comme à mon habitude), je lui pris sa boisson, pour en boire une gorgée. Il ouvrit la bouche, certainement pour râler, ce que j'attendais d'ailleurs, mais referma ses lèvres qu'il étira en un large sourire. Pouvais-je lire de la satisfaction ?

-Bonjour Momoi. Me fit-il, posant son menton sur ses mains jointes, les coudes sur la table.

-Ça va Midor...beurk ! Un lait fraise ?!

Daiki et Akashi se mirent à rire, mon ami bronzé intervenant :

-Je crois qu'il t'a bien eu sur ce coup, Satsuki !

-Shintarou a fait exprès d'acheter un lait fraise, il m'a dit que c'était « au cas où »... ! Expliquait notre ami rouquin.

-C'est méchant, Midorin ! Beuglai-je, faisant la grimace.

S'il y avait bien un fruit que je ne supportai pas, c'était bien la fraise ! Avec du lait en plus...écœurant ! Je lui lançai un regard faussement mauvais, boudant légèrement. Lui en revanche, affichait la moquerie et la satisfaction sur son visage, reprenant son lait, et buvant derrière moi. Je rougis un instant, mon cœur ratant un battement. Mon expression dut changer du tout au tout, car même Dai-chan me questionnait, si j'allai bien ou non.

-O-oui... Murmurai-je, aucun des garçons ici présent, n'ayant remarqué le geste, je préférai ne pas alarmer l'ambiance pour rien.

« Des histoires de jeune fille en fait...je suis vraiment une nouille, de m'emporter pour un baiser indirect », me dis-je en ayant le visage de Tetsuya, apparaissant dans mon esprit. Mon cœur se serra. J'aurai tout de même voulu que ce baiser indirect soit avec Tetsu-kun...

Entendant Akashi lâcher un soupir, je redressai mon nez vers lui. Il afficha un sourire jaune et un regard légèrement abattu. Il dit alors :

-Je pense que Ryouta, ne viendra pas. Il est rarement en retard au rendez-vous. Il a du faire comme Tetsuya.

Il leva les épaules, sa déception assez voyante, mais son expression et sa voix soutinrent l'évidence de ses mots.

-Tu savais que Tetsu ne viendrait pas ? Interrogea Daiki, plus ou moins choqué.

-Une intuition, je le connais c'est tout...

Se recalant lourdement sur sa chaise, mon ami tourna sa tête à l'opposé de nous tous, fixant la rue. Qu'est-ce qu'il n'allait pas encore ? Plus perturbé que ce garçon, tu meurs...

-Dans ce cas, pourquoi ne pas commencer à nous dire, la raison de ce rassemblement ? Intervint Murasakibara, la tête posée sur ses bras croisés.

-Je suis d'accord, on pourra toujours prévenir Ki- Et avant même que Mirodima puisse terminer sa phrase, un grand blond beugla des excuses incompréhensibles en trottinant jusqu'à notre table.

-J-j'ai vraiment pas fait attention à l'heure... s'essoufflait-il. Je me décalai pour qu'il puisse s'asseoir entre moi et Akashi. Ce dernier adoucit son expression, presque...soulagé ?

J'étais alors certaine... que ce rassemblement serait notre dernier.

Seijuro:

Je préférai cacher ma surprise. J'étais vraiment certain que Ryouta ne viendrait pas lui non plus. Étant un garçon qui cogitait beaucoup intérieurement, il a pourtant du demander conseil à Tetsuya. Mais le voilà, avec nous tous... Aujourd'hui, ne serait pas un rassemblement, semblable à ceux que nous avions pu avoir autrefois. Comme celui au début de la Winter cup, non...loin de là.

« Après tout, je ne suis plus leur capitaine... »

Et en tant que simple homme, amoureux du Basket, je leur demandai d'être attentif à mes prochaines paroles. Pour ce qui était de Tetsuya... cette information pourrait lui être dite ultérieurement. En revanche, mon cœur se serra, car j'aurai tout de même espérer avoir un entretien, seul à seul, avec lui pour une toute autre conversation. Mais tant pis... lui, avait déjà choisi une voie pour son futur. Les derniers, ayant suivi la voie que je leur avais imposé, et qui doutaient maintenant, se trouvaient autour de moi...

« Je dois leur faire part de la voie que j'ai choisi, dorénavant ».

-Je pars en Australie.

Sans surprise pour ma part, mais bien plus dans leur regard, tous me fixèrent en sourcillant. Je me devais d'être plus explicite.

-J'ai...l'intention, de partir en Australie, pour d'une part, passer mon diplôme là-bas. Et deuxièmement, car un coach Australien, s'occupant d'une équipe de basket là-bas, a assisté aux matchs de la Winter cup, enfin quelques matchs, notamment la finale. Et il m'a contacté récemment, pour me faire une proposition...

-Laisse-moi deviner, il te veut dans son équipe ? Questionna Shintarou, buvant sa boisson.

J'abaissai les yeux, suivant un hochement tête pour confirmer les dires de mon ancien coéquipier.

-Tetsuya...m'a fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses...

-Comme pour nous tous. Renchérit Daiki, le regard posée de nouveau sur la rue.

-Oui. Fis-je, le ton de ma voix se faisant plus bas.

« M'en veux-tu à ce point, Tetsuya ? », me demandai-je alors, souffrant finalement de l'absence de mon ancien passeur.

La voix de la seule présence féminine parmi nous, me ressaisit, attirant mon attention.

-Mais... quand tu dis, y aller pour passer ton diplôme, ça veut donc dire qu'on ne te reverra plus ?

Ses tremblements dans son débit me percèrent le cœur. S'il y avait bien une personne qui savait me faire tressaillir par certaines émotions, autre que Tetsuya et son obstination, c'était bien Satsuki que je

respectais énormément.

-Pendant les vacances d'été, je reviendrai certainement.

-Oui !

Nous posâmes tous nos yeux interloqués sur Ryouta, qui crispait la mâchoire et serrait ses mains. La tête baissée, nous ne pouvions pas voir son expression, cependant, après avoir poussé ce cri, il se redressa et poursuivit dans sa lancé :

-Oui, revient nous voir ! Je... Je me rends bien compte que nous avons tous suivis une voie qui n'était pas la nôtre, car elle était dirigé par tes ambitions. Mais quand bien même, moi je ne me sens pas encore prêt à tout mettre de côté !

-Kise ! Intervint subitement Daiki posant un regard plutôt dur, sur le blond. J'en fis de même, sachant que soit Ryouta, soit Murasakibara agirait ainsi.

-Ryouta, si je vais là-bas c'est parce que...c'est parce que j'aime le basket, et que je désire réellement, entrer dans une équipe internationale. La Winter cup terminée, je veux passer à autre chose. Mes coéquipier de Rakuzan, sont déjà au courant pour mon choix. Je ne les abandonne pas, ni eux ni vous, mais ça y est...

-Le miracle est terminé, Kise. Poursuivit le basané, fermant les yeux.

Il avait en effet trouvé les mots justes à cette situation. La génération des miracles était, finie. Elle n'avait plus de sens. Pourquoi s'appeler ainsi, maintenant que nous avions tous trouvé, plus ou moins, ce que nous allions faire de notre amour pour le Basket, après cette ouverture d'esprit de la part de Tetsuya.

-Nous ne sommes plus à Teiko, intervint Atsushi. Il est donc inutile de rester coller aux vieux concepts. Même moi j'ai compris ça.

-Et si, tu désires avancer, et ce même en dehors du Basket. Tu ne pourras y arriver, que si, ta conscience arrive à se détacher un temps soit peu du passé. Ajouta Shintarou, le regard plutôt lointain.

Pour lui aussi, certaines choses ont dues être difficiles à encaisser... Ryouta voulut protester, mais je le coupai :

-Ryouta.

Nous échangeâmes des regards. Pour sa part, inquiet, et de mon côté, confiant voire même serein :

-Même si la génération des miracles n'existe plus, rien n'est oublié, et rien n'est effacé... N'oublie jamais ça.

Presque mélancolique par mes propres paroles, je leur adressai à tous un sourire qui se voulait détendu, mais une maladresse émotionnelle vint perturber mon expression.

-Je...

Je me pinçai les lèvres...forçant pour ne pas faire trembler ma voix.

-Je... !

Je ne voulais pas qu'ils...

-Pardon... !

...m'oublient

Je sentis des bras chauds m'envelopper. Je reconnus le parfum de Satsuki, qui m'étreignit en sanglotant.

J'entendis Ryouta la suivre dans des pleurs saccadés, puis Atsushi qui étouffait sa voix dans ses bras. Quant à moi je m'excusai sans cesse... libérant enfin toute ma frustration, toute mon angoisse accumulées depuis la fin de la Winter Cup. Pendant trop longtemps je les avais gardé captifs de mes idéaux. Trop longtemps, j'avais conservé leurs ailes maintenant ébréchées. Les plus sensibles d'entre eux, tel que Ryouta, auraient du mal à prendre leur envole. Cependant j'avais peur...oui, j'avais décidé de partir suivre mes rêves, seul, loin d'eux. Mais j'avais peur qu'ils m'oublient. Peut-être, Tetsuya m'avait-il déjà rayé de son existence ? Je l'ignorai, et malheureusement, le concerné n'était pas là pour me donner confirmation.

Puis, tour à tour... la voix plus ou moins posée... telle la chaude brise caressant mon visage, je les entendis parler :

-J'ai été heureuse, de vous avoir tous rencontrer... Commença Satsuki.

-...d'être, devenu ami...avec vous tous...ajouta Daiki.

-...et même si avons tous dérapé à un moment..., poursuivit Atsushi.

-...nous sommes restés soudés dans notre miracle illusoire, mais n'avons jamais cessé de croire au basket, quelque part au fond de nous. Renchérit Shintarou.

Tous me fixèrent d'un sourire réchauffant le cœur le plus gelé qui puisse exister, et Ryouta termina :

-Grâce toi et à Kurokochi nous aimons ce que nous sommes, et nous aimons ce que nous faisons.

Craquant, je laissai paraître mes émotions les plus fragiles, que beaucoup trouvaient honorables. En pensant à Teikou...à la Winter cup, à nos larmes et surtout, à Tetsuya Kuroko, je dis :

-Le plus beau des miracles c'est de vous avoir pour amis...Merci à tous...

Ce dernier rassemblement, riche en émotions pour nous tous, sera mon plus beau cadeau de départ.

Tetsuya :

Nous étions tous assis autour d'un plan de table, dans un bar-restaurant, où nous attentions tous nos plats avec plus ou moins d'impatience. L'odeur alléchante qui se dégageait des cuisines nous mettait, réellement, en appétit. Cependant, (oui, il y a toujours un problème avec moi) un petit nœud dans mon estomac s'était formé... Il était près d'une heure de l'après midi, nous avions beaucoup marché et visité quelques quartiers commerçants très appréciés par les gens du coin, mais voilà, mon stresse à propos de ce rassemblement, dont j'ignorai s'il était terminé ou non, m'empêchait de savourer pleinement les sorties que nous faisions entre amis. Kagami le remarqua, et se penchant plus près de moi, il regarda à côté si nos senpai ne nous regardaient pas, et dit :

-Tu n'as pas ouvert le bouche depuis qu'on est entré dans ce restaurant...je m'inquiète, tu préférerais qu'on aille manger ailleurs ?

Je dressai la tête, interloqué, puis d'un sourire qui se voulait rassurant je repris :

-Non, ici c'est très bien. Mon estomac réclame même à manger, c'est juste... Ne voulant pas que tous nos amis, entendent la conversation et viennent y participer pour attiser leur curiosité naissante à la vue de mon rapprochement physique, avec Kagami autour de ce plan de bar. Je demandai à mon ami de bien vouloir s'asseoir sur l'une des table du fond, pour plus de tranquillité. Après s'être déplacés avec nos verres, Kagami passa un bras autour de mes épaules, croisa les jambes et repris la conversation :

-C'est juste quoi ? Ne me dis pas que tu t'inquiètes toujours pour...

-Si... Baragouinai-je, jouant avec mon dessous de verre.

Mon ami taquinait une mèche de mes cheveux, du bout de ses doigts puis me questionnait sur mes inquiétudes.

-Dans un sens, je suis plutôt curieux... Je sais que certains prendront mal mon absence. Mais au dessus de ça, je m'inquiète pour le déroulement de ce rendez-vous.

-T'aimerai bien savoir ce qu'il s'y raconte, pas vrai ? Ricanait-il, en regardant l'écran de son portable. Il reprit : Si c'est ce le cas, pourquoi ne pas appeler ta copine ce soir ? Comme ça tu prendras des nouvelles du chien en même temps.

-Ouais...mais ça ne serait pas un peu...déplacé ? Voire abusé... ?

-Non, si se sont tes amis, ils doivent respecter ton choix, et puis dans un sens c'est normal de t'inquiéter pour ce rassemblement. Comme tu l'as dit l'autre jour, c'est fort probable que ce soit le dernier...

-J'espère juste que Akashi ne leur à pas remplit le cerveau, avec des paroles complètement glauques et saugrenues ! Fis-je, en prenant comiquement ma tête entre mes mains. J'entendis mon coéquipier se moquer un court instant, puis il me frappa l'arrière du crâne d'une pichenette. Je me dressai, le sourire à l'envers.

-Hé...Boudai-je.

-Tu n'as pas à t'en faire, Kuroko.

Son regard se fit étonnamment sérieux...et très chaleureux.

-Après tout ces changements bienfaiteurs, que tu as opéré dans nos vies...Rien de grave ne devrait plus arriver, pour votre génération miracle. Surtout, si elle est à son terme.

Je le gratifiai d'un sourire affectueux. Puis, me penchant pour boire une gorgée de mon verre, j'arquai un sourcil intrigué, en repensant à ses mots : « nos » ? Se pourrait-il qu'il se soit compris dedans ?

« Pourtant...de nous deux celui qui à bien apporté un changement à l'autre c'est... ».

Mes lèvres collées au bord de mon verre, mon visage se tournant vers mon ami qui remerciait Kyoshi senpai de nous avoir apporté nos plats. Ils échangèrent quelques mots. Quelques regards complices et des rires...puis nous nous retrouvions seuls à nouveau. Posant mon verre d'un geste lent, je me dressai sur le canapé, à l'aide d'une main puis murmurai au creux de l'oreille de mon ami qui se figea net :

-Tu es mon précieux... renouveau. Kagami-kun.

Après être resté près de son visage un petit instant, je me rassis calmement en souriant. J'étais heureux, très simplement, mais c'était l'essentiel.

Taiga :

A la sortie du restaurant, notre coach sautilla partout, et tournillait ça et là dansant avec les premiers flocons de l'après midi. Les rues, déjà bien blanches, se voyaient de nouveau ensevelies sous cette poudre gelée qui faisait briller... les yeux de Kuroko. D'une couleur naturellement claire... d'un bleu glacier le plus pur... La blancheur du paysage emplit son regard de milles éclats que l'on pouvait confondre avec les étoiles. Si ces yeux avaient étaient légèrement plus foncées...le contraste auraient été magique. J'aurai pu voir le firmament en plein jour...

Mais son visage à l'expression si sereine, son sourire timide aux lèvres rosées et ce regard émerveillé face au paysage d'un tendre hiver... était pour moi le plus beau des spectacles. « Une étoile en pleine journée », pensai-je, rejoignant le groupe.

-Où allons-nous ? Questionnait Izuki.

-J'sais pas, faut voir avec la fofolle de d'vant ! Maugréai-je, ne voulant pas quitter Kuroko d'une semelle.

Je sais que je ne devrais pas me coller autant à lui. Des petites envies comme ce matin pourraient réapparaître, cependant... Aah... le cœur a ses raisons que la raison ignore comme on dit. Puis ce dernier ne semblait pas dérangé par ma présence, au contraire il se collait contre mon bras de temps à autres en nous faisant basculer doucement. Parlant d'abord de tout et de rien avec lui, nous fûmes interpellés par Kyoshi qui pointait un temple avec son doigt.

-Ce n'est pas lui, qui sera illuminé ce soir ?

En me dressant sur mes pieds, je pouvais voir les Torii du Fushimi Inari.

-Si c'est lui ! On devrait attendre avant d'y aller vous ne pensez pas ?

-Je suis d'accord, on pourrait profiter un de la ville et faire quelques boutiques ! S'enjoua soudainement Hyuga senpai en levant le poing. Izuki le questionna sur son enthousiasme.

-Tu ne comprends pas ?! Je risque de trouver des figurines de samouraïs, rares !

Laissant notre senpai dans un fou rire solitaire, le reste du groupe et moi-même entamions nos dernières visites dans ce quartier. Puis, nous arrêtant devant un petit temple, nous en profitions pour faire un don et une petite prière... L'image de Kuroko s'harmonisant avec le paysage enneigé d'un peu plus tôt, me vint à l'esprit. Je terminai ma prière...ouvris les yeux puis rejoignis mon ami qui fixait la montagne. Regardant autour de moi. Je soupirai de soulagement en voyant mes aînés partir visiter le temple. Profitant de cette instant, et me disant que cette petite envie d'être en contact avec lui, pouvait être assouvie, (tout en restant raisonnable, promis) dans une embrassade tendre et chaleureuse. Me collant contre son dos, je le pris dans mes bras en affichant un sourire satisfait. J'entendis son petit rire cristallin chatouiller mes oreilles.

-Kagami-kun...

-Oui ?

Tu crois qu'on ne pourrait pas trouver...un petit moyen d'être seul ce soir, en visitant le Fushimi Inari ?

-Hm...eh bien, on pourrait faire semblant de se perdre ?

-Mais le chemin n'est pas en ligne droite ?

-Ah si... Fis-je un peu déçu. Mais pourquoi une telle envie ?

Il restait silencieux un court instant, avant de se lover un peu plus contre mon torse.

-Je crois, qu'on a besoin de se parler...

Mon cœur rata un battement. Et ce, à cause d'un chamboulement de sentiment... de la joie ? de la curiosité ? de la peur ? de l'inquiétude...?Je ne savais plus quoi penser, ni quoi dire. Parler de quoi ? De nous ? De moi ? Et pourquoi nous ? Moi aussi je devrais parler? Oui enfin ça, je pense que c'est logique... Mais le fait qu'il insiste sur le nous, me perturbait tellement, que je sentis une chaleur intense m'envelopper. Mes joues et mes oreilles me piquèrent, mon visage devait certainement être plus rouge que mes cheveux. Ce rouge...

Mes yeux, mes cheveux et ma peau...tout était si différent et en parfait contraste avec la peau pâle, et les cheveux et yeux claires de mon compagnon. Et subitement, j'eus peur...oui, peur de le brûler. Je desserrai mon étreinte, le laissant s'échapper telle une faible brise, puis l'observer se pencher afin de ramasser de la neige entre ses mains. Il la lança vers le ciel, en m'en recevant un peu sur le visage et entre mes cheveux... Les quelques flocons fondirent au contact de ma peau, tandis que sur Kuroko... tout restait intacte. Ma peur grandissait...

« Si j'osai le toucher plus...allait-il fondre entre mes mains ? »

Yukio :

Vers les alentours de seize heures, je reçus un texto de Ryouta. Sortant le nez des révisions pour mon concours d'entrée dans ma prochaine université, je jetai un œil au contenu. « Tout s'est bien passé, à part que j'ai trop pleuré ! », avec un icône versant des larmes...C'était incroyable comme ce mec pouvait en faire des caisses, et puis ça veut dire quoi ça ? Tout s'est bien passé mais il a pleuré ? La belle affaire, qu'est-ce que je devais comprendre là-dedans, devais-je m'inquiéter ? N'ayant même pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre que de me questionner seul dans mon coin, j'avais déjà reçu un nouveau message de la part de mon amant. Arquant un sourcil, et ma bouche grimaçant sceptiquement, je m'attendais un peu à tout avec lui. « Je t'aime, Yukio-san ! », m'envoya t-il. Une boule de vapeur explosa en moi, s'échappant par ma tête.

-C-ce qu'il est chiant ! Râlai-je, refermant le clapet de mon portable.

Essayant d'ignorer le dernier message, je replongeai dans mes études. Seulement voilà, comment étais-je censé ignorer un imbécile ? Ce sont les plus durs à ignorer ceux-là...

-C'est tellement dur quand on en aime un, oui... Souris-je timidement.

Je repris mon portable, afin de répondre à mon ami. « On se fait un ciné ? » Lui proposai-je. Avec tout ce qu'il aura subit aujourd'hui, par ce rassemblement, il va avoir certainement besoin de décompresser. Quelques secondes plus tard, j'eus sa réponse. « Coquin, faire ça dans un endroit publique ! Je reconnais bien là ton côté joueur, mon p'tit cœur ! », me fit-il avec un icône faisant un clin d'œil.

-J'vais t'en foutre des p'tits cœurs ! Beuglai-je dans toute la pièce, m'acharnant sur mon téléphone. « Pour la peine j'irai tout seul ! » Lui fis-je, les joues et les oreilles rouges cramoisies.

M'y attendant un peu, Ryouta m'appela, baragouinant des plaintes et des je t'aime. Ah l'amour...quand tu nous tiens !

Testsuya :

Soufflant aux creux de mes mains jointes pour les réchauffer, je me giflai intérieurement pour avoir jouer avec la neige, sans gants. Le bouts de mes doigts me brûlaient, et mes articulations étaient toutes endolories.

-Bien fait pour moi ça... Soupirai-je, mettant les mains dans mes poches afin de les réchauffer un peu.

Nous nous trouvions enfin devant les Torii menant au temple Fushimi Inari. Et en me trouvant face à cet...immense sentier illuminé...je me sentis...tout petit. Vraiment petit. Mes jambes en tremblaient tellement ce qui s'en dégageait était, juste...waouh. Oui je sais, c'est très explicite!

Me positionnant juste à l'entrée, j'avais l'impression de sentir l'aura de tous ces gens qui avaient déjà foulé les pierres de ce sentier. Frôler les poutres des Torii...C'était majestueux. Et je me sentais tellement honoré de traverser cette allée. J'en oubliai presque la demande d'être seule à seul, faite à mon ami roux qui se tenait debout, droit comme un « i », tout aussi impressionné que moi par les Torii.

-Prêt mon colonel ? Me moquai-je.

Il déglutit.

-C'est énorme ! Me répondait-il haussant les sourcils avec stupeur. Je crois que...même en Amérique, je n'ai jamais rien vu d'aussi...écrasant !

-Je me sens moins seul à être nul en description !

-Hein ?

-Non, non rien...on y va ? Souris-je.

La nuit était tombée depuis un moment. Et avant de venir ici, nous avions encore dans nos esprits les sublimes jardins illuminés qui nous furent possibles de traverser ensembles. J'étais sûr d'une chose, c'est que ce séjour restera toujours dans ma mémoire, comme un précieux souvenir. Posant mon regard sur un être tout aussi précieux, je lui mis un coup de coude, assez faible, afin d'uniquement attirer son attention discrètement. Nous échangeâmes des regards complices, puis fixant devant lui, il se pinça les lèvres. Je le vis réfléchir un court instant.

-Je crois que le chemin se divise un peu plus tard, tu penses pouvoir attendre jusque là ? Me chuchotait-il, se penchant vers moi. Nos visages furent de nouveau, très près. Je rougis, détournant le regard rapidement. J'opinai.

-J'aime pas quand tu me fais autant de cachotteries. M'avoua t-il soudainement, un sourire nerveux s'affichant sur son visage.

-Comment ça ? Je me repris.

-Eh bien... je me retiens depuis ce midi de te demander, ce dont tu souhaites tant me parler. Mais voilà, je suis hyper nerveux là.

-Et je ne dirai rien tant que...d'une part, nous ne serons pas seul, et d'autre part, tant que je n'aurai pas trouver mes mots. Baragouinai-je dans mon écharpe.

-Ça veut tout dire ça ! Râla t-il, se frictionnant anxieusement l'arrière du crâne.

S'il était si dérangé, c'est qu'il avait en somme, compris ce dont je désirai parler avec lui. « Après tout, j'ai besoin d'éclaircir notre relation... » pensai-je en cachant le bas de mon visage dans mon écharpe. Au loin, nos aînés nous appelèrent, soulignant notre lenteur. Kagami-kun leur répondit que c'était eux qui ne profitaient pas assez du sentier, en marchant aussi vite. Pour ma part, je fis un simple coucou à Izuki, qui avait sorti son appareil photo.

Puis, de nouveau seuls et sans aucuns regards posés sur nous, Kagami-kun et moi nous rapprochâmes simultanément de l'un l'autre. Sortant ma main de ma poche, je tendis un doigt dans le vide...cherchant le contact de mon compagnon. Timidement, et dans un faible tremblement, la main de mon ami attrapa le bout de mes quatre doigts. Je caressai sa peau avec mon pouce, jusqu'à le sentir envelopper ma main d'un geste précipité qui se fit maladroitement brusque. Il me rendit encore plus nerveux...

Cependant cette fois-ci, je ne ressentais aucun désir de rejet. Je pensai alors que, tant qu'il ne tenterait rien de plus osé... « j'irai bien... ».

Satsuki :

Allongée sur mon lit, fixant la blancheur de mon plafond. Je pensai à Tetsuya... Quatre petites pattes vinrent me piétiner le ventre. Je souris en voyant le chien me réclamer des câlins. Et dire que la première fois il ne supportait pas mon contact ! Aussi lunatique que son maître celui-là...

-Ton maître, hein...Soupirai-je, me roulant sur le côté avec le chien entre mes bras.

Que faisait Tetsu-kun ? S'amusait-il là-bas ? J'espérai sincèrement qu'il passe un bon moment. Cependant...

-J'ai de plus en plus de mal, à le savoir loin de moi...

Taiga :

Nous nous tintes par la main jusqu'à arriver à la sortie du premier sentier. Et comme prévu, plusieurs voies s'offrirent à nous.

-On fait quoi ? Demandait Kyoshi. Il se tourna vers moi, et remarquait la subite séparation entre Kuroko et moi. Il me sourit, avant de pousser la coach vers un sentier.

-Un peu d'action ! Vient Riko, on passe par là. Les derniers arrivés paient un verre à chacun !

Hyuga se précipita pour les rejoindre. Lâchant un petit rire gêné, je me sentis très reconnaissant envers mon aîné qui avait compris notre désir d'être un peu seuls. Réellement seuls...Cependant Izuki resta comme...paralysé, devant quelque chose qu'il ne cessait de fixer. Inquiet, je lui demandai ce qu'il n'allait pas. Les yeux écarquillés, et les joues rosies, il se tourna doucement vers moi en levant son pouce d'un geste affirmé.

-Je l'aurai !

-Hein ?!

Il se mit soudainement à trottiner, en me faisant de grands signes.

-On se voit à la sortie !

-M-mais qu'est ce qu'il a ?! Beuglai-je, ne comprenant rien. Le rire de mon coéquipier me parvint aux oreilles.

-Il suit une jeune étrangère, blonde, depuis tout à l'heure. Il vient de prendre le même chemin qu'elle, regarde un peu plus au loin.

En y regardant de plus près, je vis en effet, un jeune femme blonde, avec de très longs cheveux. Je souris, satisfait d'être certain, que plus personne ne nous dérangerait. Mais lorsque je me retournai vers mon ami pour lui dire de prendre le dernier sentier restant, il se sentit obligé d'utiliser sa misdirection pour disparaître.

-Ah nan ! Râlai-je, en tournant sur moi-même pour le trouver.

-Ahah, tu verrais ta tête !

Constatant que Kuroko avait déjà entamé le pas, je souris, joueur, avant de courir à sa poursuite pour le traumatiser par des chatouilles, qu'il ne serait pas près d'oublier. Trottinant devant moi, et se protégeant avec ses bras, il riait aux éclats tandis que je le martyrisai. Enfin nous nous détendîmes... pour ma part du moins ! Maintenant, qu'allait-il en être de mon ami, allait-il enfin trouver ces mots ?

Je l'espérai, car je me sentais enfin prêt, à lui parler de ce nous, qui m'intriguait tant.

A suivre...