Je suis tellement désolée, toujours en retard...

Vous devez vous en lasser.

Bref, bonne lecture quand même!


« L'identité du cadavre a été découverte. Il s'agirait de l'Agent Spécial Lewis. Désolé, Meyer. »

-C'était de loin le meilleur… Et pas seulement du fait qu'il était le plus gradé, et que c'était le chef d'équipe avant… Il, il… Il était bon ! Et DiNozzo l'a tout de suite senti, c'est devenu une sorte de bras droit pour lui. Il avait un réel avenir, de l'ambition, et un destin prometteur ! Il avait plus d'expérience, il avait déjà vu un ou deux corps, et c'est sûrement pour ça que Tony lui faisait plus confiance qu'aux autres, mais ça ne suffisait pas pour l'envoyer sur une telle affaire !

-Ecoutez, essayez de vous calmer, on arrivera à rien si… tenta Jenny.

-Me calmer ?! Mais c'est à cause de DiNozzo si ce brave gars est mort, et je ne souhaiterais qu'une chose, c'est qu'il soit à la place de mon agent dans cette morgue… » menaça Meyer.

Sur ce, Gibbs arriva, un café à la main, et son air furieux ne dissimulait pas le fait que la conversation n'avait rien d'inconnu à ses yeux.

« Laissez nous, adressa-t-il en direction de Jen et Ziva, sans quitter le Directeur du regard, M. Meyer et moi, nous avons besoin d'avoir une petite discussion.

Jen lui lança un regard inquisiteur le sommant de ne pas avoir recours à la violence. Gibbs lui répondit par un léger clignement d'yeux qu'elle devait lui faire confiance.


« On ferait peut être mieux d'appeler une ambulance. sauf si Gibbs l'a déjà tué, enfin moi c'est ce que j'aurais fait… affirma Ziva.

-Ce que vous feriez n'est pas ce que ferait Gibbs. Tout ce que nous pouvons faire c'est avoir confiance en lui et attendre calmement, l'intima Jen.

-Mais je n'en peux plus d'attendre ! Et je ne peux pas être calme en sachant que Gibbs se trouve dans la même pièce que ce type qui n'arrête pas d'insulter Tony…

-Vous avez déjà eu à faire à des situations plus grave et ce n'est certainement pas ça qui vous rend si nerveuse, Ziva. » affirme Jen, qui cherche un approbation dans ses yeux baissés vers le sol.

La jeune femme finit par lever la tête vers elle dans un sentiment de rage intense.

« Non, ce n'est pas ça qui me rend si nerveuse, vous voulez que j'vous dise ce qui m'énerve ?! C'est qu'on est là à discuter les bras croisés alors qu'il y a un psychopathe dans la nature et que Tony est sûrement en danger, peut être blessé ou même pire ! Alors oui je suis un peu énervée parce que ce n'est pas mon genre d'attendre alors qu'un partenaire a besoin de nous ! »

Tout en en interprétant des gestes furieux à ses paroles, Ziva se rendit compte qu'elle était en train de perdre son sang froid alors que « ce n'est pas son genre ». C'est alors que toute sa colère retomba comme un soufflé lorsque la sonnerie de son téléphone retentit.

« David ? annonça-t-elle.

-Appelez Abby et McGee, dites leur de sauter dans le premier avion. Dites à Jen de prévenir le Directeur adjoint, il va prendre l'agence en charge.

-Mais qu'est-ce qu'on va faire… ?

-Ce qu'on sait faire de mieux, Ziva : enquêter. »


Elle les contemplait l'air hagard depuis un certain temps déjà. Ses "petits chéris" dont elle était si fière lui brandissaient cette image comme une épée de Damoclès qui se fichait droit dans son cœur. En fait ce n'était pas ses machines qu'elle observait. C'était lui. Son visage, son sourire et toutes les choses, les souvenirs, les blagues qui vont avec.

Son état d'esprit n'était pas le même qu'à la mort de Kate. Car elle n'était pas triste, non, elle était vide. Et ce n'était pas forcément mieux. C'était même pire.

« Hé, ho ! Abby ! » appelait le pauvre Tim en secouant une main devant les yeux de la gothique.

Celle-ci ne se rendit compte de la présence du geek qu'après plusieurs agitations vaines de tous ses membres devant elle.

« Oh, euh… Tu me parlais, McGee ? » demanda-t-elle, perdue.

Il soupira. Elle était comme ça depuis le début de la journée.

« Abby, le corps dans cette morgue n'est pas celui de Tony, tu sais ?

-Moui, et alors ? Il y avait son sang sur ce cadavre, qu'est-ce que ça change ?...

-Enfin, Abby, ça ne signifie pas qu'il est forcément mort !

-Mort ou blessé, on ne sait pas où il est, ni avec qui… Il est peut être encore entre les mains de ce serial killer et si on ne le trouve pas à temps… »

Sa voix se brisa sur ces derniers mots. Puis elle se jeta dans les bras de son bleu préféré :

« Oh, Timmy, dis moi qu'on le trouvera à temps ! supplia-t-elle à son oreille.

-Il le faut, Abby, il le faut. » Sur ce, elle lui déposa un baiser sur la joue, quand le téléphone retentit.

Ils se regardèrent un instant, comme pris en flagrant délit, puis Abby répondit.

« Gibbs ?

-Non c'est Ziva, répondit-elle déçue, tout en mettant le haut- parleur.

-Oh. Salut, Ziva.

-McGee et toi vous prenez le premier avion pour Everett, on a besoin de vous ici.

-Quoi ? Mais on ne peut pas laisser l'agence, et le…

-T'inquiète pas pour ça, le Directeur adjoint est prévenu.

-Mais le corps doit bientôt arriver, je ne vais pas pouvoir faire les anal…

-Je me suis chargée de ça, il est en rapatriement, tu vas pouvoir rechercher tous les indices qu'il y a dessus.

-Et Ducky ? demanda McGee.

-Ducky n'a pas besoin de venir.

-Mais il vient quand même ! affirma la voix du vieil homme derrière eux.

-Ducky, tu es sûr que tu ne veux pas rester ici ? questionna Abby.

-Pour faire quoi ? Attendre patiemment que l'enquête se déroule en me tournant les pouces ici alors que je sais qu'un peu d'aide n'est pas de trop ?

-Oh, Ducky, merci ! s'écria la laborantine en sautant dans ses bras.

-Oh, c'est tout à fait normal, ma chère, bien que les services d'un vieux baratineur comme moi ne soient pas d'une grande utilité…

-Ne dis pas ça, Ducky ! Et puis tu es le plus gentil vieux baratineur que je connaisse, ironisa-t-elle.

-Bon, si vous en avez terminé avec vos bonnes camaraderies, je vous prie de faire vos bagages immédiatement, vous embarquez dans une ½ heure ! » s'impatienta Jen, tout en raccrochant.

La voix de la Directrice les étonna tous et ils se pressèrent de préparer leurs quelques affaires.

Ils partirent pour l'aéroport puis pour Everett.

Tous dormirent pendant le voyage car les journées étaient les longues ces derniers temps, et les nuits aussi.

Or, ils avaient bien besoin de sommeil, car les lendemains risquaient de ne pas être courts, eux non plus.


Combien ? Deux, trois ? Non, plus. Au moins quatre. Et puis à quoi bon ? Il n'y avait pas que des heures passées dont il n'avait aucune notion. Après tout, qu'est-ce qu'il en avait à faire du temps ? Il pouvait bien rester des jours ici, ça ne changerait rien à ce qui s'est passé et à ce qui se passera.

Car le passé ne pouvait être changé. Et la vérité lui apparut, claire comme du cristal et dure comme le diamant : il avait échoué à sa mission de chef d'équipe. Il avait peut être été bon au début, mais sûrement pas assez pour les protéger de ça. Ça les avait tous tués. Pas un n'avait survécu.

En fait si, un. Lui. Mais encore une fois à quoi bon ? Il allait bientôt les rejoindre et seule cette perspective le réjouissait.

Mais pas entièrement. Car derrière lui il laissait ça. Il n'osait même pas le reconnaître comme quelqu'un, quelqu'un de bien vivant. Ce n'était même pas un monstre, car ceux-ci ont un minimum de sentiments, tels la haine ou l'excitation à l'idée de tuer.

Non, ça n'avait pas la moindre émotion, il l'avait bien ressenti, durant ces jours entiers de tortures. C'était une chose, tout bonnement.

Ou plutôt tout "mauvaisement".

De toute évidence, il ne pouvait rien faire contre ça

Il était trop tard… trop tard… trop… tard…

Telles furent les dernières pensées de l'Agent DiNozzo alors qu'il glissait le long d'un mur, observant de son regard trouble ses mains couvertes de son propre sang, jusqu'à ce que celles-ci ne tombent et ses paupière ne se closent, son esprit partant vers le lointain et son corps s'affalant sur le sol dur et ensanglanté d'un "quelque part".


Bon, alors qu'est-ce que vous en pensez?

Je sais que c'est plus..."enquête" que les autres chapitres, mais faut bien.

En tout cas merci pour vos encouragements, ça m'aide énormément!

A+