Bonsoir !
Avant tout, bonne année à tous et à toute !
j'espère que vous avez passé de très bonne fêtes de fin d'années.
Voici maintenant l'heure d'un nouveau chapitre
merci à tout le monde pour vos reviews, c'est toujours mon petit plaisir !
merci à Marine pour la correction !
je vous souhaite une bonne lecture !
- Tonton... Tonton...
- Hum...
- Tonton... j'arrive plus à dormir.
- Hum...
- Je peux faire dodo avec toi ?
J'ouvris un œil, c'était Marie. Les cheveux ébouriffés, les joues toutes rouge, les yeux à peine ouverts, son doudou à la main. Je me décalais dans le lit pour lui faire une place.
- Merci tonton.
- Dors maintenant. Tu es toute chaude. Ça va ?
- Oui, fait chaud !
- Tu veux que j'aille te chercher un verre d'eau ?
- Oui.
Bon. Je me levais, titubant à cause de mon état d'endormissement encore avancé, j'en profitais pour regarder l'heure. 2H00. J'espère que la suite de la nuit se passerait plus calmement. Je descendais chercher le verre d'eau de la princesse mais quand je fus de retour elle s'était endormie. Je soupirais en même temps que je souriais. Je posais le verre sur ma table de nuit et alla la rejoindre dans le lit. La nuit fût difficile et agitée, Marie s'était réveillée plusieurs fois.
Quand le réveil sonna à 6h30 je maudis littéralement le monde entier, j'étais beaucoup trop épuisé pour avoir l'envie et le courage de me lever. Au bout de la troisième sonnerie, je finis par mettre les pieds par terre. Marie dormait toujours, je décidais de lui laisser encore quelques minutes de répit. Max lui était bien réveillé, il était dans la salle de bain, devant les toilettes les fesses à l'air.
- Max ? Combien de fois il faudra le dire ? Ferme la porte quand tu fais pipi ! J'ai pas envie de voir ton p'tit cul tout blanc dès le matin !
- Hum...
Ok, il n'était pas bien réveillé. J'essayais de leur expliquer que personne n'avait à voir leur corps, aussi bête soit-il, je voulais leur apprendre la pudeur. J'attendis qu'il termine pour m'assurer qu'il ne retournerait pas directement dans son lit. Il m'avait déjà fait le coup.
- Tu descends ? Je vais préparer le petit déjeuner.
- Non, je vais dormir.
- Non mon grand c'est l'heure. Allez viens. Je te porte.
Je soulevais le poids lourd qu'était mon neveu à cette heure matinale, pour descendre dans le salon. Je l'installais sur une des chaises de la cuisine et commençais le rituel du petit déjeuner. Une fois tout prêt et Max occupé à manger, j'allais chercher Marie.
- Hey princesse, il faut se lever.
- Non tonton...
- Si si. Le petit déjeuner est déjà prêt.
Elle était encore un peu chaude. J'espérais que ce n'était qu'à cause de la chaleur de la saison combiné à la couette que je n'avais pas encore enlever pour dormir. J'attrapais Marie dans mes bras et me dirigeais vers la cuisine.
- Est-ce que ça va ma puce ?
- Oui oui...
- Tu as chaud ?
- Un peu.
- Mal quelque part ?
- Non.
Bon c'était déjà ça. Dans un silence général, chacun pris son repas du matin, puis le ballet de la préparation de l'école débuta. Je m'habillais en premier, puis aller aider Marie pour finir avec Max qui n'avait plus qu'à lacer ses chaussures, exercice où il s'entraînait avec moi depuis quelques jours déjà.
Une fois les enfants déposés à l'école, je me dirigeais vers l'université pour aller travailler. J'étais déjà mort de fatigue. Ça serait très très long comme journée. Je croisais même Irène qui me fit gentiment remarquer que j'avais une sale tête. Je croisais aussi Jacob, qui me fit la même remarque mais avec des mots beaucoup moins gracieux. Quel crétin ! Enfin non, je l'aimais bien mais là, il m'énervait !
La matinée passa difficilement mais elle passa. À midi je m'isolais un peu, je voulais être seul et ne devoir faire la conversation à personne. J'avais terriblement mal à la tête et il faisait vraiment chaud. Je décidais de profiter de ma pause pour dormir un peu, une heure de sommeil ne serait pas de refus. J'allais m'endormir quand j'entendis mon prénom. C'était Bella. Je soupirais, non pas agacé de la voir mais de ne pas pouvoir dormir.
- Salut... tu as sale mine, ça va ?
- Non, j'ai passé une sale nuit. Je voulais dormir un peu pendant ma pause. T'as pas chaud comme ça ?
Il devait faire 30 degrés dehors et elle portait un gilet. Elle parut surprise et sans que je m'y attende, elle posa sa main sur mon front.
- Hey ?!
- Edward il ne fait pas si chaud que ça et tu es brûlant. Je pense que tu couves quelque chose.
- Mais non, ça va.
Elle fronça les sourcils et s'assit en face de moi.
- Si tu le dis. Écoute, je voulais m'excuser encore pour...
Elle ne finit pas sa phrase car mon téléphone sonna, c'était l'école des enfants, je devais répondre.
- Oui allo ?
- Monsieur Masen ?
- Oui c'est moi. Les enfants vont bien ?
- Eh bien, Marie a beaucoup de fièvre, elle semble très fatiguée, elle n'a fait que ça toute la matinée, et elle dit avoir mal à la tête.
- Oh merde... très bien je euh... je vais venir.
- Je pense que c'est le mieux.
- Et Max ?
- Il semble aller très bien.
- Bien... bon j'arrive aussi vite que possible.
- Très bien monsieur.
Je raccrochais et réfléchissais à toute vitesse. Enfant malade, dit médecin, dit médicaments, dit dépenses, dit ne pas pouvoir aller travailler donc un salaire qui s'affaiblit.
- Est-ce que ça va ?
- Marie est malade. Je dois aller à l'école la chercher. Il faut que j'aille dire que je m'en vais. Merde fais chier ! Comment je gère un enfant malade ? J'en ai aucune idée ? Et Max ? Faut pas qu'il choppe les microbes...
Un peu paniqué je l'avoue, je me levais, trop vite car ma vue se troubla et je vacillais. J'arrivais à me rattraper à une chaise, je sentis Bella me soutenir aussi.
- Ça va aller...
- Non Edward, tu n'es pas en état. Je vais te conduire, hors de question que tu conduises.
- Je peux le faire !
- Et atterrir dans un arbre et laisser les enfants seuls pour de bon ?
Je la regardais un instant. D'abord furieux qu'elle me parle comme ça, puis je réalisais qu'elle avait raison. Je ne pouvais pas prendre de risque.
- C'est vrai.
- Prend tes affaires, allons prévenir de ton absence et allons-y !
- Ok ok, ne t'énerve pas.
J'obéis à ses ordres, tel un robot. Puis après avoir informé tout le monde, je me laissais conduire par Bella jusqu'à l'école des enfants. J'étais mort. Ma tête était de plus en plus douloureuse et tout mon corps semblait me dire qu'il souffrait. J'essayais de me concentrer sur Marie, il allait falloir que je trouve un médecin, je ne sais pas si Jenna en avait déjà un.
- Nous y sommes. Je vais la chercher, j'arrive.
- Je viens avec toi.
- Je ne vais pas m'écrouler.
- On ne sait jamais.
Je ne protestais pas, je n'en avais pas la force. Doucement je descendis de voiture. Mon cœur battait vite suite à l'effort, le parking tournait sur lui-même... ok je n'allais définitivement pas bien ! Bella m'aida, en silence, j'appréciais qu'elle ne fasse aucune remarque. Après avoir sonné pour entrer, je fus accueilli par la maîtresse de Marie. Elle grimaça en me voyant.
- Monsieur Masen...
- Je sais... j'ai une sale gueule. Voici Bella, une amie.
Cette dernière prit la parole.
- Je viendrais chercher Max, je ne pense pas qu'Edward sera en état.
- Oui. Je vais vous faire signer une décharge. Ça vous va Monsieur Masen ?
- Oui oui. Faut juste prévenir Max.
- Bien sûr. Allons le voir, puis vous repartirez avec Marie.
J'acquiesçais puis nous allâmes devant la classe de Max, qui sorti, inquiet au début, puis quand il me vit, il s'apaisa.
- Tonton ?
- Salut champion.
- T'as l'air pas bien.
- Oui et Marie non plus. Je suis venu la chercher. Tu te souviens de Bella, elle s'occupera de toi ce soir. Elle te ramènera à la maison si je ne peux pas venir.
- Ok.
Il jeta un coup d'œil à Bella qui lui sourit puis il vint me faire un câlin.
- Oulà pas trop mon grand, je ne veux pas que tu sois malade toi aussi.
- Hum... à ce soir ?
- Bien sûr, je serais à la maison. Travaille bien !
- Oui. À ce soir Bella.
Cette dernière lui fit un signe de la main. J'allais ensuite signer l'autorisation pour que Max parte avec Bella pour enfin aller récupérer Marie. Elle dormait, bouillante de fièvre. J'essayais de la porter, mais toute force m'avait quitté. Bella s'en chargea. Arrivé à la maison, elle m'aida à coucher Marie dans mon lit.
- Merci de ton aide.
- Va dormir toi aussi. J'appelle un médecin et je m'occupe de Max. Ne crains rien, je gère.
- Mais ton boulot ?
- J'ai des heures à poser. Ne t'inquiète pas. Dors, je viendrai vous réveiller quand le docteur sera là.
- Merci...
En temps normal, j'aurais eu honte de me faire materner de la sorte par une fille que je connaissais, dans le fond, à peine. Quand elle sortit, je me mis en caleçon et t-shirt, Marie s'était réveillé entre temps, je lui avais enlevé son jean et expliqué que le médecin allait arriver. Puis nous dormîmes tous les deux sans demander notre reste.
- Tonton...
Je me sentis secoué afin que je me réveille, c'était Max. Difficilement j'ouvris un œil, la lumière de la pièce m'éblouis et réanima mon mal de crâne.
- Désolé tonton mais... le docteur est là.
- Où ?
- En bas.
- J'arrive.
Je soulevais la couette et me rendis compte que j'étais seul dans le lit.
- Où est ta sœur ?
- Elle était réveillé, Bella l'a aidé à boire un peu et puis le docteur est arrivé et s'est occupé d'elle en premier. Mais là, il a fini. Alors c'est ton tour.
- Ok, ok. Et elle a quoi Marie ?
- La grippe je crois...
- Eh merde !
Je me doutais bien que c'était ça mais, avoir réellement le diagnostic d'un médecin, rendait la maladie plus mauvaise. La grippe... pour moi la pire des maladies ! J'essayais de me lever mais, ma tête tournait trop et mes courbatures me rendaient trop faible.
- J'y arriverais pas. Dis au docteur de monter.
- D'accord. Et euh... tu as dit un gros mot alors, il faut que tu mettes une pièce.
- Rappelle le moi quand j'irais mieux. Ok ?
- Ok.
Il sourit et sortit de la chambre pour en revenir quelques secondes plus tard avec le médecin qui n'était autre que monsieur Cullen.
- Docteur Cullen ?
- Bonjour Edward. Non, ne vous levez pas. Vous avez sale mine !
- Vous ne travaillez pas à l'hôpital ?
- Si. Les visites à domicile ne sont pas vraiment dans mes fonctions. Cependant, je sais reconnaître une grippe quand j'en vois une.
- Ce n'est pas l'hiver normalement ?
- Elle dure jusqu'au printemps bien souvent. Nous sommes début juin. C'est plus rare mais ça arrive. Vous me semblez plus atteint que votre nièce. Vous avez plus de fièvre. Des courbatures ?
- Je n'arrive même pas à tenir debout. Comment va Marie ?
- Elle a de la fièvre, beaucoup de fatigue, mais elle arrive à se déplacer. Elle sera sur pied d'ici trois ou quatre jours. Je dirais une bonne semaine pour vous, voire plus.
- Super... qu'est-ce qu'il faut faire ?
- Je vais vous prescrire de quoi combattre la fièvre. C'est tout ce que je peux faire. Ensuite, il n'y a que le repos, buvez, hydratez-vous bien, c'est important. Pour Marie aussi.
- Ok. Et Max il va bien ?
- Il a l'air. Mais à surveiller, même si je pense qu'il sera épargné.
- Très bien.
- Je vais aussi vous donner un arrêt de travail et un certificat pour l'école.
- Merci beaucoup.
- Je vous en prie.
- Combien je vous dois ?
Il sourit et jeta un coup d'œil vers la porte de la chambre. Pour la première fois depuis qu'il était entré, j'y vis Bella, tenant la main de Max.
- Rien.
- Mais vous vous êtes déplacé...
- Je rentrais du travail et je n'habite pas si loin. Ce n'est pas un gros détour. Et puis, ma femme et ma nièce me tuerait si je vous faisais payer un centime.
- Je ne sais pas comment vous remercier.
- Accepteriez-vous de donner un cours de cuisine à Esmée ?
- Bien sûr !
- Alors marché conclu ! Je laisse tous les papiers à Bella.
J'hochais de la tête puis je sentis le docteur s'éloigner. Je regardais Bella, nos regards se croisèrent puis elle m'indiqua qu'elle reviendrait me voir dans quelques minutes. Max lui, s'approcha de moi et prit ma main.
- Tonton ça va aller ?
- Oui mon grand. Marie et moi on va être pas bien quelques jours, c'est tout.
- Et moi ?
- Tu n'as rien. Désolé bonhomme, demain école !
- Mais tu ne vas pas mourir hein ? Et Marie non plus ? Vous me laissez pas tout seul !
- Non, je te promets que non ! Plus personne ne va mourir ! N'est pas peur.
- Hum... Au fait, Bella est très gentille. C'est ton amoureuse ?
- Quoi ? Non ! Juste une amie.
- Dommage.
De quoi dommage ? Je n'avais pas le temps pour une petite amie ! Mais j'étais content qu'il l'aime bien, j'étais rassuré de le savoir avec elle et qu'il l'appréciait.
- Allez retourne jouer, ou faire tes devoirs ou je ne sais quoi. Ne prends pas le risque d'être malade toi aussi.
- Ok. Bisous tonton.
- A plus mon grand.
Il sortit et j'allais me rendormir quand on frappa à la porte. C'était Bella. Je l'autorisais à entrer et elle s'approcha de moi.
- Mon oncle m'a tout laissé. Sauf l'arrêt de travail. Esmée le déposera pour toi demain.
- Merci beaucoup. Je ne pourrais jamais assez te remercier.
- J'ai l'avantage d'avoir un parent médecin, autant s'en servir. Et c'est gratuit !
Je tendis, non sans difficulté, ma main vers elle. Doucement elle s'en saisit et vint s'asseoir à côté de moi.
- Désolé si j'ai été con avec toi.
- Tu ne l'as pas été. J'aurais dû chasser Jacob, c'est ma faute aussi.
Je souris et elle reprit la parole, sans jamais lâcher ma main.
- Écoute je peux m'occuper de Max ce soir et demain matin pour le conduire à l'école. Mais ensuite je dois aller travailler, je ne pourrais pas m'occuper de toi et Marie, pendant la journée.
- Je me débrouillerais. Tu fais déjà tellement.
- Tu n'as pas des amis qui pourraient t'aider ?
- Si si...
- Tu veux que je les appelle ? Edward ?
Je n'avais plus de force, la fatigue était beaucoup trop importante pour que je lutte plus longtemps. Je succombais, à peine conscient que Bella me parlait encore. La dernière chose que je sentis c'est sa main se retirant de la mienne. Dommage, ça me réconfortait pourtant.
Je ne me réveillais que le lendemain, vers 10h si le réveil disait vrai. Je ne me sentais toujours pas très en forme mais si je ne me levais pas maintenant, j'allais me pisser dessus ! Dans un effort qui me paraissait surhumain, je sortis du lit et titubais jusqu'à la salle de bain, faisant tomber deux ou trois trucs sur mon passage. Une fois soulagé je rassemblais mon courage pour retourner jusqu'à mon lit. J'étais tellement concentré sur mes pas que je sursautais en découvrant mon ami Ben à quelques centimètres de moi.
- Ben ! Merde alors !
- On dirait un zombie ! Viens je t'aide.
- Merci. Qu'est-ce que tu fais là ?
Il avait passé un de mes bras par-dessus ses épaules et me soutint jusqu'à mon lit. Je m'écroulais la tête dans les oreillers et repris mon souffle.
- Ta copine nous a prévenus.
- Hein ?
- Bella. En fait hier j'ai essayé de te joindre, mais c'est elle qui m'a répondu. Elle m'a expliqué ton état de santé fragile...
- Ta gueule !
-... et après discussion j'ai accepté de venir te materner toi et Marie.
- Elle est où d'ailleurs ?
- Elle dort devant la reine des neiges.
- Ok. Merci d'être là.
- De rien. Avec Bella nous avons mis un plan. Je m'occupe de toi la journée et le soir elle revient prendre le relais. C'est ta petite amie ?
- Non.
- Donc James peut tenter sa chance ? Il attend ton feu vert.
- Non. Il n'y touche pas.
- Pourquoi ? T'es sur le coup ?
- Non mais je connais James. C'est un con avec les filles. Bella ne mérite pas ça. Bref c'est non. Il est là ?
- Oui, il est venu ce matin avec moi pour s'assurer que t'étais pas mort. Il est allé chercher les médicaments aussi.
- Vous êtes trop top ! Merci.
- De rien. Je vais te chercher tes cachets et de l'eau. Ne bouge pas.
Ça ne risquait pas. Je soupirais. Je me sentais encore horriblement mal. Après les cachets et l'eau apportée par Ben, je me rendormis sans plus de cérémonie.
Ça faisait trois jours que j'étais complètement coupé du monde. Trois jours de fièvre, parfois délirante, de courbatures, de fatigue extrême. Aujourd'hui je me sentais un petit peu mieux, mon corps me faisait moins mal, la fièvre était un peu tombée et j'arrivais à rester éveillé plus de dix minutes. Je me sentais même suffisamment en forme pour m'enrouler dans ma couette et descendre dans le salon. J'étais tous juste arrivé en bas des escaliers que je trouvais Max et Marie.
- Tonton !
- Hey les poulets ! Ça va ?
Marie avait mieux vécu les choses que moi. Sa fièvre était vite tombée, elle était encore fatiguée mais sinon elle était en pleine forme. Elle avait encore le week-end pour s'en remettre, lundi elle irait à l'école. J'eus le droit à un câlin des deux monstres et Max prit la parole.
- Oui, en fait on jouait. Je suis le chevalier qui doit délivrer la princesse.
- C'est toi la princesse Marie ?
Ma nièce fit non de la tête avant de répondre.
- Je suis la fée !
- C'est Bella la princesse ! Et James et Ben, c'est les deux dragons que je dois combattre !
- Et ils sont où ?
- Dans le salon ! Viens tonton, mets-toi derrière moi, je vais te protéger !
Il mit son casque de chevalier, brandit son épée en bois et me fit signe de le suivre. En temps normal j'aurais joué le jeu à fond, mais là, ma tête commençais à tourner, je voulais m'asseoir. Je fis tout de même un effort et le suivit mais sans entrer dans le jeu.
Lorsque nous arrivâmes dans le salon, je découvris un véritable chantier. Ils avaient montés un fort autour du canapé avec des draps et des balais. Dans le fort était assise Bella avec une couronne en plastique qui rougit lorsqu'elle me vit. Autour d'elle tournait James et Ben, qui avait chacun un plaid sur le dos qu'ils tenaient dans leurs mains et ils agitaient les bras comme s'ils volaient. Sans réfléchir, chevalier Max attaqua les dragons et la fée Marie alla près de la princesse Bella. Moi je les observais, amusé mais aussi dépité devant tout ce bazar. Finalement Max arriva à battre les dragons Ben et James, puis il délivra Bella en détruisant le fort. Bella le récompensa d'un bisou sur la joue. Le tout en quelques secondes.
- Bien joué les gars ! J'espère que les dragons vont ranger tout ça.
James se releva en souriant.
- Si c'est pour être chiant, reste en haut mec !
- Je suis malade, j'ai le droit !
Il ria et vint me tapoter l'épaule.
- Content de te voir debout ! Ça va ?
- Je dois m'asseoir, ça ira mieux après.
Toujours emmitouflé dans ma couette, j'allais me vautrer dans le canapé. Marie vient se mettre contre moi, Bella me fixait afin de juger de mon humeur je pense.
- Je ne te mordrais pas Bella. Tu vas bien ?
- Oui super. Tu veux quelque chose ? Boire ou manger ?
- Non merci, c'est gentil. J'en ai juste marre de ma chambre.
- Je vais aller l'aérer. Il faut chasser les microbes. Dis-moi ou sont les draps et je change ton lit aussi.
- Les draps ? Tous ici pour faire ton château je pense !
- Désolée...
- Non ça va t'inquiète. Je m'occupe du lit, tu en fait déjà assez.
Elle sourit puis se leva avant de disparaître à l'étage. James et Ben étaient en train de ranger. Je demandais aux enfants d'aller les aider. En attendant je m'allongeais sur le canapé, puis fermais les yeux cinq minutes. Quand je les rouvris la maison était calme, le salon rangé et seul Bella était là, assise dans un fauteuil avec un bouquin. Elle ne vit pas tout de suite que j'étais réveillé. Je l'observai dans sa lecture, ses sourcils étaient froncés, sa bouche pincée et ce n'est que lorsqu'elle renifla et s'essuya les yeux que je compris qu'elle pleurait.
- Pourquoi tu pleures ?
Elle sursauta et se tourna vers moi.
- Pardon.
- Non c'est rien... j'étais plongé dans mon livre... enfin rien, ça va.
- Alors pourquoi tu pleures ?
- Ils viennent de se séparer. Je suis sûre qu'ils se retrouveront mais... c'est triste !
Je souris. Je ne m'étais jamais mis dans un état pareil pour un livre.
- Tu ne pleures jamais toi ?
- Seulement en lisant les factures.
Elle rit, ferma son livre et vint s'asseoir par terre près de moi.
- Où sont les enfants ?
- Ils dorment. Ça doit faire à peine une demi-heure. Ben et James ont dû repartir. Comment tu te sens ?
- Mieux. Je n'ai aucun souvenir des trois derniers jours.
- Mon oncle dit que c'est normal. Il est repassé te voir mais...
- Merci pour tout ce que tu as fait. Tu n'étais pas obligé.
- Et te laisser seul avec les enfants ? Non. Puis il n'y avait pas que moi pour t'aider.
- Je suis sûr que ses petits bâtards, qui sont soit disant, mes potes, t'ont laissé faire le plus gros.
- Ils s'occupaient de Marie et toi quand j'étais au travail. Ils cuisinaient aussi.
- James te plaît ?
Elle parut surprise et déroutée. Je ne sais pas pourquoi j'avais posé cette question, mais maintenant, je voulais savoir la réponse. Elle rougit avant de secouer la tête.
- C'est un peu brutal comme question. Pourquoi tu penses ça ?
- Je sais que toi tu lui plais.
- Tu veux me caser ?
- Pas du tout. Juste m'assurer des choses.
- Il ne me plaît pas. Tout comme Jacob. Je te l'assure.
- Parfait. Parce que James est un véritable con avec les filles.
- Comme toi, j'ai cru comprendre.
Ouille ! Sa réplique me fit mal mais au fond, elle avait terriblement raison. Je les enchaînais sans prendre le temps de retenir leur prénom. Je n'avais jamais eu de petite amie fixe, ou alors je l'avais trompé.
- Je n'en suis pas fier. Vraiment pas. C'était avant.
- Avant quoi ?
- La disparition de mon frère et d'autres choses.
- Les enfants ?
- Entre autres.
Avant toi... pourquoi avais-je envie de lui dire ça ? Je la connaissais à peine ! Certainement la fièvre et le contre coup de l'immense servicequ'elle me rendait depuis ses derniers jours.
- Tu as faim ? Tu n'as rien mangé depuis trois jours, ça serais bien que tu avales quelque chose. Même si ce n'est qu'un yaourt.
- Tu as raison.
- Je reviens.
Elle partit et je me relevais doucement sur le canapé afin de m'asseoir. J'en profitais pour regarder le titre du livre de Bella. « Coup de foudre à Paris » bien un livre de fille ! Quand elle revint, elle me présenta plusieurs yaourts, des biscuits et un truc visqueux dans une assiette.
- C'est quoi ce machin ?
- Une banane écrasée. Ma mère me faisait toujours ça quand j'étais malade. Elle le fait toujours d'ailleurs. Et quand je suis triste c'est du lait et des biscuits.
- Et ça fonctionne ?
- Très bien oui ! Vas-y goûte. Je ne suis pas chef cuisinière mais bon.
Je décidais de goûter ce qu'elle avait préparé et je dois dire que... c'était très bon !
- C'est tout bête mais c'est très bon ! Ça passe tout seul.
- Et ça te donnera des forces. Bois aussi, tu dois t'hydrater.
- Hum... en fait je meurs de faim.
Elle sourit et me laissa manger tranquillement. Je discutais un peu avec elle, la taquinait pas mal aussi. Je lui posais des questions sur ses derniers jours. Marie et la maladie, Max et l'école, l'organisation. J'appris que ça faisait trois jours qu'elle dormait sur le canapé, elle m'assura que ça lui convenait même si je n'étais pas d'accord avec ça... la pauvre le canapé ! Il allait vraiment falloir que je trouve un super moyen de la remercier pour tout ce qu'elle avait fait pour moi et les enfants. Je n'osais même pas imaginer comment j'aurais fait sans elle. Ça faisait deux fois qu'elle me sauvait la mise tout de même. J'étais prêt à être son cuisinier à vie s'il le fallait ! Étrangement, l'idée me plaisait en plus...
Et voilà !
sachez que le chapitre 10 est déjà prêt.
ça ne devrait pas être long !
a très vite tout le monde !
bisous
Lexi
