Sanji : On m'a redemandé, me revoila ! Le preux chevalier au service des jeunes demoiselles en détresse, le serviteur de ces dames, le protecteur des ladys, j'ai nommé Mr Prince ! Prêt à répondre à chacune des reviews de nos charmantes lectrices ( et lecteurs, accessoirement ) !

Alors : Néant : Une charmante jeune fille comme toi ne devrait pas s'excuser ainsi. Mais pardonne donc son retard à l'auteur, car sa légère tendance à la paresse fait aussi partie de ses charmes ... Mais c'est vrai qu'ele ne devrait pas faire attendre une aussi charmante personne .. si tu souhaites quelqu'un qui pourrait t'occuper en attendant, je suis à ton entière disposition ... ( auteur : arête de draguer les lectrices ou je te fais castrer !)

( Sueur) Enfin, voilà, ensuite ... Subakun-sensei : Merci d'avoir demandé que je réponde aux reviews ! Alors, tu m'aimes quand même, malgré les vannes que tu me lances ?

Darkzizanie : Comment peux-tu apprécier cet horrible viol par la bouche que m'a fait subir cette ordure d'escrimeur ? J'en frissonne encore rien qu'en y repensant. Beurk.

bv : Trognon ? Tu parles de moi ? Tu m'aimes ? Heu ... es-tu un lecteur, ou une lectrice ?

Gwendolen : Excuse le retard de notre charmante auteur. Ne te venge pas en prenant du retard sur tes fics, hein ? Elle les adore et moi ausi.

Zoro-kun : Pourquoi les jolies jeunes filles sont-elles toutes attirées par ce maudit sabreur ? La vie est injuste. Snif.

Auteur : Bon ben voila, c'était censé être les réponses aux review par Sanji. Désolée, ça c'est un peu transformé en séance de drague, mais je crois que je vais faire castrer Sanji très bientôt, donc ça devrait s'arranger. Et désolée de ne pas avoir répondu individuellement aux reviews cette fois-ci, mais j'ai eu peu de temps pour aller sur internet. Gomen ! Et une crise de flemmingite aigue, indépendante de ma volonté, m'a empêché de poster plus vite ce dernier chapitre. ( qui a dit que ça n'existait pas ?)

Les réponses aux prochaines review seront faites par Liam, comme la demandé subakun-sensei, et après ben c'est comme d'habitude c'est vous qui voyez. Comme vous le sentez.

Bonne lecture !

oooooooooooooooooooooooooo

"Zoro ... Hé, Zoro !"

Zoro grommela une insulte indistincte, et s'efforça d'oublier cette voix énervante qui osait le tirer de son doux sommeil. Ça faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas accordé une petite sieste ... et il n'avait pas encore l'intention de revenir à la réalité, s'il pouvait encore oublier tous leurs tracas pendant quelques instants encore ...

"Zoro ! Je t'ai vu bouger les paupières, je sais que tu ne dors pas. Alors réponds-moi !"

Zoro poussa un soupir d'irritation, et ouvrit les yeux. La lumière était aveuglante pour ses yeux encore embrumés.

"Qu'est-ce que tu veux, tête d'ampoule ?"

Sanji était assis dans un coin de la grotte, les bras fermement serrés autour de ses jambes, repliées contre lui, la tête baissée et blottie contre ses genoux. Seul son oeil droit était visible entre les mèches blondes qui cachaient son visage, qui le regardait fixement. C'est vrai qu'il faisait encore plus froid qu'avant qu'il ne s'endorme, si c'était possible. Leur abri de fortune commençait à être tapissé d'une fine couche de neige, apportée jusque là par la violence de la tempête. Cette fichue tempête qui ne s'était même pas calmée depuis tout à l'heure ...

"Tu peux regarder s'il y a des cigarettes qui traînent dans la poche de ton manteau ? J'ai réussi à trouver un briquet dans le mien, mais c'est tout. S'il en avait, son propriétaire les gardait sûrement dans la poche de sa chemise ou de son pantalon."

Zoro se redressa, entièrement réveillé à présent. Prêt à envoyer valser la tête de ce fichu cuistot contre la paroi de la grotte.

"Des ... c'est pour ça que tu m'as réveillé ? Tu sais où tu peux te les foutre, tes cigarettes ?"

Sanji laissa échapper un grognement d'irritation.

"Contente toi de regarder, s'il te plait."

Zoro hésita un instant, tenté par l'idée de faire patienter ce fichu cuistot le plus longtemps possible, puis commença à vider les poches de son manteau. Il y trouva un vieux paquet de chewing-gum, un crayon, et une vieille cigarette tordue, à demi fumée. Zoro sourit, et la lança à Sanji.

"J'espère que celle-ci vous conviendra, Prince."

Sanji attrapa la cigarette au vol, et la garda quelques instants au creux de sa main, la fixant avec attention. Il était très certainement en train de décider de ce qui importait le plus, entre satisfaire son besoin de nicotine et préserver sa fierté en face de Zoro. Au bout de quelques instants, il prit son briquet et l'alluma. Zoro ricana, ignorant le regard meurtrier que lui lança Sanji entre ses mèches blondes. Finalement, il y avait quelque chose d'autre que les filles qui importait plus que sa fierté aux yeux du love-cook.

"Un mot, un seul, et je te tue."

Zoro ne dit rien, mais l'observa attentivement, avec un sourire en coin, alors qu'il aspirait une longue bouffée de cigarette, et qu'une expression d'intense satisfaction se peignait sur son visage. Il prit une seconde inspiration, puis éteignit précautionneusement le bout de la cigarette, avant de la glisser dans la poche de sa chemise. Apparemment même Sanji savait se montrer économe, lorsque les circonstances l'y obligeaient.

Dehors, l'intensité de la tempête commençait à diminuer. Ils pourraient bientôt sortir de la grotte ... il allait ramener Sanji au Vogue-Merry, histoire que Chopper jette un coup d'oeil à ses blessures, puis il reviendrait régler son compte à ce salaud de Liam ... il n'allait certainement pas rester sur une défaite. C'était absolument hors de question.

Le silence de Sanji commençait à sacrément l'irriter. Une bonne petite dispute aurait été idéale pour se réchauffer mais ce fichu cuistot restait obstinément immobile, la tête baissée, se contentant de jeter des coups d'oeil de temps en temps en direction de la poche droite de sa chemise, où il avait rangé les restes de sa cigarette.

"Drogué."

Sanji releva légèrement la tête, mais se contenta de hausser les épaules. Il tourna son regard vers l'entrée de la grotte.

"La tempête a l'air de s'être calmée. On devrait peut-être rentrer au bateau, maintenant."

Zoro fronça les sourcils. le comportement de Sanji était loin d'être normal, et son calme inhabituel commençait à l'inquiéter. Il se rapprocha du cuisinier pour l'observer de plus près. Celui-ci recula instantanément.

"Qu'est-ce qu'il te prend, tête de triton ? Garde tes distances."

Zoro l'ignora et l'agrippa solidement par le poignet. Sanji tenta de se dégager, mais il semblait étrangement affaibli, et ne parvint pas à défaire d'un seul pouce la prise de l'escrimeur. Zoro le força à relever la tête. Le visage de Sanji était beaucoup trop pâle, coloré uniquement par une intense barre rouge qui teintait ses joues, causée par la fièvre, et de larges cernes sombres qui encerclaient ses yeux. Sa respiration était trop rapide, et ses traits semblaient tirés par la douleur.

"Qu'est ce que ..."

Zoro posa la main sur le front de Sanji, ignorant ses protestations, et ce qu'il sentit confirma ses craintes.

"Tu es brûlant de fièvre, en plus ! Bon sang, pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ?"

Sanji dégagea enfin son poignet de la poigne de Zoro, et regarda l'escrimeur droit dans les yeux cette fois-ci. Son unique oeil visible était rendu luisant par la fièvre et la fatigue, et assombri par les cernes.

"C'est presque rien, ne t'inquiète pas. Une des blessures a dû s'infecter, c'est tout. J'irai voir Chopper dès qu'on sera revenu au bateau, et ..."

"La ferme."

Sanji s'interrompit immédiatement, et lança à Zoro un regard surpris. Celui-ci avait parlé d'un ton plus brusque qu'il ne l'avait voulu au départ, mais il avait du mal à contenir son irritation. Il articula les mots avec lenteur, essayant de garder son calme du mieux qu'il pouvait.

"Quand est-ce qu'il te l'a fait prendre ?"

Sanji détourna le regard, baissant à nouveau les yeux vers le sol.

"De quoi tu parles ? Je suis seulement un peu ..."

Zoro ne le lui laissa pas l'occasion de s'inventer quelque excuse vaseuse, sentant la colère le gagner lentement.

"Pas la peine de jouer à ça avec moi. Je ne suis peut-être pas docteur, mais il y a certains symptômes qui sont facilement reconnaissables."

Il empoigna Sanji par le col, le forçant à le regarder droit dans les yeux.

"ALORS DIS-MOI QUAND EST-CE QU'IL T'A FAIT PRENDRE CE FICHU POISON !"

oooooooooooooooooooooooooo

Rouge. Du rouge qui volait dans tous les sens, des flots de liquide qui traversaient l'air. Et des cadavres qui tombaient au sol les uns après les autres. Le sang qui s'écoulait de leur corps venait se mêler à la neige, faisant fleurir des motifs écarlates tout au long de la plaine immaculée. Un véritable massacre, une scène de mort et de désolation telle que l'on n'en voyait probablement qu'en enfer.

Et au milieu de tout ceci, un sourire jouissif sur les lèvres, se trouvait Kakashi, l'épée à la main, son long manteau noir flottant derrière lui à chacun de ses mouvements, tandis qu'il tranchait les gardes qui s'approchaient les uns après les autres. Son visage tendu en une expression de pur plaisir, une lueur inquiétante dans le regard.

Nami parvint finalement à détacher son regard de la scène, pour jeter un coup d'oeil derrière elle. Akira ainsi que les quelques hommes qui le suivaient semblaient hésiter à venir prêter main-forte à leur compagnon, tandis que Usopp et Chopper étaient paralysés par la terreur.

Un démon. Il n'y avait que cette explication. Seul un démon, un monstre tueur d'hommes, pouvait commettre un tel massacre comme s'il s'agissait d'un simple jeu. Non. Il n'était pas en train de jouer, finalement. Il chassait. On sentait de l'excitation, de la jouissance dans chacun de ses gestes, de la satisfaction chaque fois que sa lame pénétrait la chair de ses adversaires. Puis le corps du dernier garde encore debout s'effondra au sol, et l'éclat dans ses yeux disparut pour laisser place à un froid glacial. La chasse était finie.

Kakashi jeta un vague regard empli de dédain aux corps qui se trouvaient à ses pieds, avant de s'allumer une cigarette, puis se tourna vers eux.

"Hé !"

Nami se figea, tentant désespérément de calmer les battements affolés de son pauvre coeur. Derrière elle, elle pouvait entendre - entendre ? - Usopp et Chopper trembler.

"Ou ... oui ?"

Sa propre voix était loin d'être aussi ferme qu'elle l'avait souhaitée, et partait beaucoup trop dans les aigus à son goût. Kakashi esquissa un rictus de mépris avant de reprendre la parole.

"Je vais devoir vous appeler un taxi, où vous allez vous décider à avancer ? La voie est libre."

"La v ... évidemment qu'elle est libre, la voie ! Tu viens de massacrer tous ceux qui se trouvaient sur ton chemin !"

Kakashi la dévisagea pendant quelques secondes d'un air ennuyé, avant de tourner les talons sans prendre la peine de lui répondre. Cette fois-ci Nami explosa littéralement, furieuse.

"MAIS ECOUTE-MOI QUAND JE TE PARLE !"

Une main se posa sur son épaule, et elle se retourna pour voir de qui il s'agissait. Akira lui adressa un sourire apaisant.

"N'y fais pas attention, il est toujours comme ça. Laisse passer, et c'est tout."

Nami desserra légèrement les poings, toujours énervée.

"Saizo et les autres doivent être parvenu à l'intérieur de la base par le souterrain, maintenant. Notre ... "diversion" a dû attirer suffisamment de gardes ici pour leur laisser à peu près le champ libre. La seule chose qui m'inquiète, c'est que Liam et l'exécuteur ne soient pas ici. Mais ils ne devraient pas tarder à venir ..."

La voix de Chopper l'interrompit. Le jeune renne tenait le chapeau de paille de leur capitaine fermement serré entre ses pattes avant.

"Je ne comprend pas. Vous ... vous êtes gentils, n'est-ce pas ? Pourquoi gardez-vous quelqu'un comme lui avec vous ? Il est ... effrayant."

Akira sembla hésiter quelques instants avant de lui répondre, comme s'il était peu sûr de ce qu'il pouvait lui dire.

"En fait, il est arrivé d'on ne sait où, un jour, et a demandé à intégrer la rébellion. Nous nous sommes dit qu'il pourrait nous être utile, au vu de ses capacités ... et puis ... qu'il valait mieux l'avoir comme allié plutôt que dans les rangs ennemis. Mais en ce qui me concerne, j'avoue que je ne suis jamais parvenu à cerner sa façon de penser, tout comme je n'ai jamais compris les raisons qui l'ont poussé à venir nous rejoindre. Même si je me dis souvent que ..."

"... c'est pour avoir suffisamment de proies pour satisfaire son appétit. C'est bien ça ?"

Akira tourna un regard surpris vers Nami, puis sourit.

"Je crois qu'on peut dire ça comme ça, oui."

Il poussa un léger soupir, avant de reprendre.

"Les gardes ... ont donné à ceux d'entre nous qu'ils considéraient comme des membres clé des surnoms. Le mien, vous l'avez déjà entenduLe sien, c'est "L'ange de la mort". Vous comprendrez pourquoi si vous avez l'occasion de voir son attaque principale. En tous les cas, il est de loin le meilleur combattant d'entre nous. On prétend même qu'il serait meilleur escrimeur que le Loup Blanc."

Il fut coupé par la voix surexcitée de Chopper.

"Le Loup Blanc ? Qui est-ce ?"

"Hé bien, vois-tu, peu de gens connaissent son identité. Mais il se trouve que moi, le fier Capitaine Usopp, preux chevalier des mers, je l'ai rencontré lors de ma périlleuse traversée de la Calm Belt. J'étais confortablement installé sur le dos de Kiki, le gigantesque monstre marin qui m'avait juré obéissance, en train de siroter un cocktail bien mérité lorsque tout à coup j'ai aperçu un point à l'horizon. J'y ai alors regardé de plus près, grâce à mes merveilleuses lunettes de visée, et il s'est avéré que ..."

Un bon pétage de plomb de la navigatrice et quelques bosses et fractures sur le crâne du malheureux Usopp plus tard, Akira put enfin reprendre la parole.

"Le Loup Blanc ... il s'agit du chef de la garde, Liam. C'est lui qui a arrêté vos deux amis, il s'agit également du bras droit de l'Exécuteur Royal. Selon la rumeur, il serait d'ailleurs en réalité plus fort que celui-ci. On ne connaît pas grand chose à son sujet non plus, ni même les raisons qui l'ont poussé à devenir l'allié de l'Exécuteur, mais il y a quelque chose de plutôt étrange ..."

"De quoi s'agit-il ?"

"Et bien ... il se trouve qu'il a fait son apparition sur cette île il y a quatre ans précisément ... exactement le même jour que celui où Kakashi a demandé à intégrer nos rangs."

ooooooooooooooooooooooooooooooo

Sanji soupira, puis secoua la tête, résigné. Si cet idiot d'escrimeur avait tout découvert, ce n'était plus la peine d'essayer de lui cacher les choses, à présent.

"Avant de me forcer à sauter dans l'eau ... il m'a fait boire une fiole remplie de liquide, ça devait être ça. Il a dit que c'était "une double sécurité". Pour si je parvenais à survivre à l'exécution, certainement."

Zoro expira avec lenteur, dans un effort apparent pour garder son calme. D'aussi loin qu'il puisse se rappeler, Sanji n'avait jamais vu quelqu'un présenter autant de signes d'énervement sans exploser de fureur. Il n'y avait plus qu'à prier pour que ça dure ...

"Et ... quand est-ce que tu comptais me le dire ?"

"Ben ... en fait je comptais en parler directement à Chopper, un coup qu'on serait revenus au bateau ..."

Sanji aurait pu jurer qu'il venait juste d'entendre la paroi de pierre craquer, à l'endroit où la main de l'escrimeur était posée. Mauvaise réponse, apparemment.

"Donc, en bref, on a attendu tranquillement la fin de la tempête pendant que le poison se répandait dans ton corps, et maintenant on va aller voir Chopper au bateau, pour qu'il te donne un antidote."

La voix de Zoro était d'un calme effrayant, comme un instant de répit avant une violente tempête. Sanji déglutit, avant de prendre la parole.

"C'est à peu près ça, oui ..."

Zoro resta quelques instants silencieux, à tel point que Sanji se demanda un instant s'il ne s'était pas endormi. Mais la voix de l'escrimeur s'éleva à nouveau dans la grotte.

"Et si ... et si Chopper ne connaît pas l'antidote, ou s'il n'a pas les ingrédients nécessaires ... tu comptes faire quoi ?"

"Ben ..."

Un craquement sourd retentit, et des éclats de roche tombèrent sur son épaule droite. On pouvait dire que les nombreuses séances d'entraînement quotidiennes de Zoro savaient se révéler plutôt efficaces. L'escrimeur se débarrassa des morceaux de roche à l'intérieur de sa main, et choisit plutôt d'empoigner Sanji par le col. Le cuisinier fit de son mieux pour ignorer la vague de douleur qui lui parcourut le corps lorsque l'escrimeur le tira vers lui, et releva la tête pour croiser le regard de Zoro. La voix du bretteur n'avait plus grand chose de calme, à présent, et une veine d'une taille assez impressionnante était apparue sur sa tempe.

"Le plus simple, c'était pas de me le dire avant ? À l'heure qu'il est, je t'aurais déjà ramené ce fichu tonton flingueur, exécuteur ou je ne sais quoi, par la peau des fesses s'il le fallait, et il te l'aurait donné, ce putain d'antidote ! Alors tu peux me dire ce qu'on fait là, à pioncer et bavasser stupidement, pendant que ta fièvre monte à 42° ?"

Sanji desserra la main de l'escrimeur qui empoignait son col. Sa tête allait littéralement exploser si cet abruti continuait à crier ainsi. Comme s'il avait besoin de crier, aussi. Il avait fait ce choix après avoir réfléchi longuement sur leur situation, de toute façon depuis quand cet idiot pouvait-il se permettre de décider de la pertinence des décisions qu'il prenait ? Même si les raisons pour lesquelles il avait pris celle-ci risquaient de fortement lui déplaire ...

"Tant qu'il y avait cette tempête dehors, tu ne pouvais pas mettre un pied hors de cette grotte de toutes façons. Surtout dans ton état actuel."

Il ignora les protestations de Zoro, sur le fait que ce n'était pas une pauvre tempête de rien du tout qui allait etc. ..., et reprit :

"Quant à l'antidote, ça ne sera probablement pas une partie de plaisir pour le récupérer. L'exécuteur est très probablement en compagnie de sa gueule de tapette fétiche – Liam – à l'heure qu'il est."

Zoro haussa les épaules, agacé.

"Et alors ?"

Sanji hésita quelques instants avant de répondre. Il allait devoir choisir ses mots avec précaution s'il voulait éviter de porter atteinte à l'amour-propre de ce fichu escrimeur.

"Disons que ... tu t'es fait battre par Liam la dernière fois que tu l'as affronté, non ? Alors il serait peut-être préférable que Chopper s'occupe de soigner tes blessures avant que tu n'y retournes ... histoire de mettre toutes les chances de ton côté ..."

"Je ne fuirai pas."

Sanji fronça les sourcils, sentant l'irritation le gagner à nouveau. Ce fichu sabreur ... pourquoi fallait-il toujours qu'il se montre aussi buté sur de simples détails ?

"Ne sois pas aussi têtu. Je ne te parle pas de fuir, mais seulement de ..."

"C'est du pareil au même, pour moi."

Sanji monta la voix à son tour, à présent véritablement hors de lui.

"Avoir failli mourir contre oeil de faucon ne t'a pas suffit ? Tu cherches toujours volontairement à te mettre dans les situations les plus impossibles ! C'est ..."

"Tu ne comprendras jamais rien à ce genre de chose ! C'est pour ça que tu n'es pas un guerrier, c'est pour ça que tu ne seras jamais qu'un simple cuisinier !"

Sanji interrompit le discours de l'escrimeur par un violent coup de pied, que celui-ci évita de justesse. Le cuisinier se releva en prenant appui sur le mur, et se dirigea vers l'entrée de la grotte. Zoro se ressaisit, et l'arrêta en l'agrippant par le bras.

"On peut savoir où tu comptes aller comme ça ?"

Sanji lui lança un regard froid

"Je suis peut-être cuisinier, mais je suis aussi un pirate. Et ça, je t'interdis de l'oublier."

Il dégagea son bras, et poussa Zoro de son chemin.

"Je vais récupérer l'antidote. De toute façon, j'avais un compte à régler avec ce tordu d'exécuteur. Tu n'as qu'as faire ce qui te chante pendant ce temps-là."

"Tu ... espèce d'abruti ! Tu n'es pas obligé de prendre de travers tout ce qu'on te dit ! Tu n'as pas besoin de faire tes preuves, alors arrête ce genre de conneries !"

Sanji l'ignora, continuant d'avancer vers l'entrée de la grotte. L'escrimeur lui attrapa à nouveau le bras pour l'empêcher de faire un pas de plus.

"Lâche-moi ! Je ..."

Sanji s'interrompit subitement. Une désagréable sensation était en train de monter dans sa poitrine, et il toussa pour la faire disparaître, mais le regretta immédiatement. Si la sensation de brûlure qu'il venait juste de ressentir présageait bien ce qu'il redoutait ... il essuya le coin de sa bouche avec sa main, et l'amena dans la lumière. Du sang. Et merde.

Une violente quinte de toux monta jusqu'à ses lèvres, qu'il ne parvint pas à réprimer. Ses poumons semblaient sur le point de se déchirer, et il sentit ses genoux se dérober sous lui tandis qu'il tentait désespérément de faire à nouveau entrer de l'air dans sa cage thoracique. Mais il ne se sentit pas heurter le sol, et lorsqu'il put à nouveau ouvrir les yeux il comprit pourquoi. Zoro l'avait rattrapé, le tenant fermement par les épaules. L'escrimeur l'amena contre la paroi de la grotte, pour qu'il puisse enfin commencer à reprendre son souffle.

"Lâ ... lâche-moi. Je t'ai dit que ..."

Zoro l'interrompit.

"J'ai compris. Mais avant toute chose, je vais récupérer l'antidote. Et quand tu auras retrouvé ton état habituel, tu feras sa fête à notre ami tête de cadavre, pendant que je m'occuperai de Liam. Mais je veux seulement que tu me promettes une chose : qu'on n'ira pas fêter notre victoire dans cette fichue taverne."

Sanji s'autorisa un léger sourire.

"Il doit probablement nous rester quelques bouteilles de rhum sur le bateau ... si le reste de l'équipage ne les a pas toutes bues pour fêter ta disparition."

"Enfoiré."

ooooooooooooooooooooooooooooooo

L'Exécuteur avait les yeux fixés à la fenêtre, regardant la danse des flocons de neige ralentir pour stopper peu à peu. Il serait bientôt temps d'y retourner. À l'heure qu'il était, ses deux proies étaient probablement en train de revenir à lui, pour récupérer la fiole nacrée qu'il tenait au creux de sa main. L'antidote au poison qu'il avait fait prendre à ce cher cuistot.

L'escrimeur stupide l'avait probablement sauvé de l'exécution, mais c'était mieux ainsi, finalement. Il aurait au moins le plaisir de le tuer de ses propres mains. Il jeta un coup d'œil sur sa main gantée, sentant à nouveau la rancœur s'emparer de lui. Il allait enfin accomplir sa vengeance.

Quelques coups frappés à la porte interrompirent ses réflexions. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

"Tu peux entrer, Liam."

Le jeune garçon s'exécuta et pénétra dans la pièce, refermant soigneusement la porte derrière lui.

"Je voulais simplement vous annoncer que tout s'était déroulé selon votre plan. Je me suis personnellement chargé d'arrêter les révolutionnaires qui tentaient de prendre d'assaut la base militaire, ils seront exécutés d'ici peu de temps. Ils ne me reste plus qu'à me charger d'éliminer Akira-san et ses suivants, qui sont actuellement en train de faire diversion dans les plaines."

"Bien. J'espère que cette fois-ci, tu as accompli ton travail jusqu'au bout."

Liam haussa légèrement un sourcil, intrigué.

"Je vous prie de m'excusez, mais j'ai du mal à saisir ce que vous tentez de me faire comprendre. Qu'entendez-vous par là ?"

"Je te parles de Zoro Roronoa. Il n'était pas censé avoir survécu à son combat contre toi. Or, il avait plutôt l'air en forme, la dernière fois qu'il a croisé notre chemin. Je dois avouer que ce n'était pas vraiment l'image que je me faisais des fantômes … "

Liam sourit doucement.

"J'espère que vous voudrez bien me pardonner pour ce malheureux incident. J'étais convaincu de l'avoir tué, mais il s'est avéré plus résistant que prévu."

L'Exécuteur fronça légèrement les sourcils. Jusqu'à présent, la fidélité et le dévouement de Liam ne lui avaient jamais fait défaut. C'est pour cela qu'il lui avait permis de devenir son bras droit. Mais le jeune homme pouvait se montrer si énigmatique parfois qu'il lui donnait un désagréable pressentiment. Comme s'il lui cachait quelque chose d'important …

"Bien. De toute façon, ça n'a pas grande importance, puisque ce problème sera bientôt définitivement réglé."

"Dois-je aller me charger d'Akira-san et de ses compagnons, à présent ?"

L'Exécuteur s'autorisa un sourire.

"Non. Nous avons mieux à faire pour le moment. Deux cafards particulièrement tenaces à éliminer. Contacte Gayu, il se chargera de les éliminer, ou tout du moins de les ralentir. Que la majorité de la garde l'accompagne."

"Bien, je vais le prévenir immédiatement."

L'Exécuteur le regarda tourner les talons, avant de porter à nouveau son regard en direction de la plaine. Bientôt, tout serait réglé. Il allait avoir enfin sa vengeance, et le problème des révolutionnaires serait définitivement réglé. C'était ce qu'on appelait une journée de rêve…

"On fait une pause."

Zoro se posta devant Sanji, qui s'était arrêté quelques secondes – pour la troisième fois depuis dix minutes – pour reprendre son souffle, attendant qu'il lui dise la réponse stupide et bornée à laquelle il s'attendait.

"Pas la peine."

Gagné. Mais pour une fois, il aurait préféré que ce ne soit pas le cas. Histoire d'avoir un peu moins envie de tordre le coup à cette espèce de tête de mule blonde dont les seuls éléments de vocabulaire semblaient s'être cantonnés à "non", "pas besoin", "pas question", "mêle toi de tes affaires", et "pas la peine".

"Si tu arrêtais un peu de faire ta tête de mule, au moins deux petites minutes, tu me faciliterais vraiment la tâche. D'ailleurs, plus tu fais d'efforts, plus le poison se répand dans ton corps. Tu ne devrais même pas marcher actuellement, tu devrais ..."

"Tu préfères me porter sur ton dos peut-être ? Ou dans tes bras, façon jeune mariée ? Non merci; la séance de bouche-à-bouche était déjà plus que suffisante."

Zoro fronça les sourcils, sentant l'irritation le gagner à nouveau.

"Dis moi, est-ce que l'ami Tête de cadavre a précisé si ce poison finissait par te rendre inconscient ? Et si ça venait rapidement ?"

"Tu ..."

"La ferme. On fait une pause, c'est tout. Si tu veux y aller tout seul, libre à toi, mais moi je ne bouge pas de là."

Et sans attendre de réponse de la part du blondinet, il s'assit contre un arbre et ferma les yeux.

"Réveille moi dans dix minu..."

La fin de sa phrase fut interrompue par la semelle de Sanji s'écrasant violemment en plein milieu de son visage. Zoro se leva d'un coup, furieux, et empoigna ses sabres.

"Tu veux que je t'aide, la frite congelée ?"

"Si tu veux rester là, libre à toi. Moi, j'y vais. Je te l'ai déjà dit, non ? Je peux très bien aller chercher ce putain d'antidote tout seul."

Zoro réprima un sourire. Il était plus que temps qu'il apprenne une bonne fois pour toute à ce blondinet et sa fichue fierté à rester à leur place. Il remis ses sabres à leur place, et se dressa en face du cuisinier.

"Vas-y, je t'en prie. Montre-moi comment tu comptes faire pour récupérer cet antidote. Si tu parviens à me battre, je te laisserai y aller. Et je vais même te faire une fleur ..."

Sanji fronça les sourcils.

"C'est à dire ?"

"Je n'utiliserai ni mes sabres, ni mes mains. Un combat où seuls les coups de pieds son autorisés. C'est plutôt à ton avantage, non ? Celui qui gagne décide de la suite."

Le cuisinier sembla hésiter un instant, puis se mit en position de combat.

"D'accord. Mais ne vient pas te plaindre lorsque je t'aurai fait mordre la poussière."

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Note de l'auteur : J'ai pas pu m'empêcher d'être encore sadique avec mon petit Sanji. Pauvre Zoro, on se demande pourquoi il ne s'en est pas encore débarassé. Réponse : il a pas intérêt car sinon je le fait vraiment tuer par Liam. Non mais.