Chapitre réécrit et corrigé
Chapitre 9 :
Si la nuit est noire, c'est pour que rien ne puisse nous distraire de nos cauchemars. –Bill Watterson
« Ok, on revoit le plan, commença Derek. Isaac et Lydia, vous allez à Sunnyvale. Aiden et Kira vous irez à Oakland, Scott et Ethan irons à Modesto et enfin, Allison, Danny et moi allons à San Francisco. S'il y a le moindre problème, appelez n'importe quel membre de ma meute, n'essayez pas de gérer le problème tout seul, compris ? »
Chacun hocha la tête, déterminé.
« Bien, allons-y. »
La meute sortit du loft, la tête haute. Maintenant qu'ils avaient une piste, ils étaient plus prêts que jamais pour retrouver Stiles.
OOO
Il rêvait. Il le savait. Il le sentait. Pourtant, il n'arrivait pas à se réveiller. C'était comme si son corps était conscient, mais pas son esprit. Son esprit qui l'empêchait d'ouvrir les yeux, et qui le forçait -par conséquent- à voir toutes des images passer devant ses yeux.
Il vit tout d'abord son père, l'homme qui avait été là pour lui depuis sa naissance. L'homme qui, malgré tout les problèmes que Stiles lui avait fait endurer, n'avait jamais perdu le moral, ou le courage de continuer dans la vie après la mort de sa femme. Le visage de Derek lui apparut ensuite un visage expressif qu'il ne pouvait s'empêcher d'admirer à chaque coup d'œil. Un visage grognon contrastant étonnement avec ses yeux rempli d'affection. Lui vint ensuite l'image de Scott, son frère. Il vit son sourire, celui qu'il avait l'habitude de comparer à celui d'un chiot. Puis vint ensuite les flash-back de toutes les bêtises qu'ils avaient put faire étant petit, et à cause desquels ils avaient été punis de nombreuses fois.
Arriva ensuite le visage de Kira, cette fille qui avait su redonner le sourire à son meilleure amie, et donc, par conséquent, à toute la meute. Les souvenirs se dirigèrent vers Allison, cette fille exceptionnelle qui n'avait pas seulement réussi à faire tourner la tête de Scott dès le premier regard, mais qui avait aussi sut se démarquer grâce à ses talents incontournables de chasseuse. Il s'égara ensuite vers Ethan, ce garçon timide au caractère pourtant bien trempé. La seule raison pour laquelle celui-ci ne montrait jamais son côté agressif était car il savait très bien que Danny n'aimait pas la violence. En parlant de Danny, il avait était très étonné lorsque celui-ci avait demandé à rejoindre la meute après le départ précipité de Jackson. Mais la meute n'avait pas insisté une seule seconde avant de l'accepter. Danny avait d'ailleurs sut s'intégrer rapidement au sein de la meute, aidant au maximum quand les enquêtes avaient besoin d'un coup de pouce informatique. Et avouons-le, Stiles avait été heureux de laisser entrer un humain dans sa meute, surtout lorsque celui-ci s'était montrer aussi passionné que lui avec tout ce qui touchait à l'informatique.
Il y avait aussi Isaac, un drôle de spécimen –selon Stiles-, que tout le monde ne pouvait s'empêcher de protéger instinctivement -probablement à cause de ce qu'il lui était arrivé durant son enfance. Isaac était comme le petit frère que tout le monde rêvait d'avoir. Celui que l'on taquinait sans jamais aller trop loin pour ne pas le blesser, celui que l'ont protégerait peut importe le prix. Et malgré ses nombreuses plaintes leur signalant qu'il « n'était pas un bébé » et qu'il pouvait « prendre soin de lui tout seul », tout le monde savait qu'Isaac adorait ces petites affections portés à son égard. Venait ensuite Aiden, cet adolescent qui cherchait toujours la confrontation et les ennuies mais qui, le moment venu, était toujours là pour défendre l'honneur de ses amis, peut importe le prix. Et enfin, il y avait Lydia. La belle Lydia. La personne qu'il avait admiré toute son enfance durant, et qui n'arrêtait pas de le surprendre, même après tout ces années. Son naturel, sa façon d'être, d'agir, de percevoir les choses était probablement ce qui lui avait plus chez elle dès le début. C'était d'ailleurs grâce à elle qu'il avait découvert son attirance pour Derek.
Derek, l'homme pour qui il aurait tout donné si cela voulait dire revoir son sourire ne serait-ce qu'une seconde. Cet homme qui l'avait fait rêver, qui l'avait rendu heureux et qui l'avait soutenu dans les moments difficiles, tout comme sa meute.
Il était fier de dire à voix haute qu'il pouvait compter sur sa meute. Que peut-importe ce qui arrivait, il leur faisait confiance. Il croyait en sa famille, et il était sur que celle-ci était en route pour le sauver. Il pouvait le sentir. Ils arrivaient. Et il se rendormit, le cœur rempli de l'amour de sa famille.
OOO
« Tu m'as l'air beaucoup trop heureux pour quelqu'un qui risque de se faire tirer une balle dans la tête en allant s'aventurer dans un camp militaire clandestin.
-Tu as l'esprit très positif, Ethan. Merci de ton optimisme. Et si tu veux tout savoir, ma bonne humeur ne vient non pas du fait qu'une balle à la possibilité de se loger dans mon crâne, mais au contraire, de savoir qu'au bout de sept jours de recherche, nous avons enfin une piste solide qui peut nous permettre de retrouver Stiles. »
Ethan hocha la tête.
« Hum… donc tu n'as pas peur de te prendre une balle dans la tête ?
-Ethan, nous sommes des loups-garous. Est-ce que je dois te rappeler les compétences que nous avons acquises grâce à cette morsure ? Comme l'agilité, la vitesse, l'odorat, la vision, la guérison…
-Ok, ok, j'ai compris. »
Un léger silence plana dans la voiture.
« Donc tu n'as pas peur ?
-Ethan !
-Désolé, désolé. »
L'adolescent leva légèrement ses mains en l'air, avant de les reposer sur le volant.
« C'est juste que… loup-garou ou pas, je doute que nous puissions survivre à 20 balles dans le crâne. Mais je dis juste ça comme ça !
-Dis-moi Ethan. Est-ce que tu ne serais pas stressé, par tout hasard ?
-Qui, moi ? Pfffft, non !
-Ah, vraiment ? Alors pourquoi est-ce que je peux sentir l'odeur du stress s'émaner de partout autour de toi ?
-Aucune idée. Peut-être une mauvaise odeur extérieure que tu penses venir de moi mais qui enfaite, appartient à quelqu'un d'autre.
-Hum, oui. Ca serait tellement plus logique.
-Et puis d'abord, pourquoi est-ce que je stresserais ? Je sais très bien que tout va bien se passer. C'est peut-être toi qui stress, en fin de compte !
-Contrairement à toi, je n'ai pas honte de dire que j'appréhende un peu ce qui va se passer, moi !
-Je n'ai pas honte !
-Donc tu admets que tu stress ?
-Oh la ferme Scott. »
L'adolescent rigola, avant de secouer la tête.
« Ok, comme tu voudras. »
Après quelques secondes de silence, Scott reprit la parole.
« Ne t'inquiète pas Ethan, tout va bien se passer. Et puis si jamais quelque chose dérape, la meute répliquera aussitôt.
-Ouai, souffla le garçon, essayant de se donner du courage, tout va bien se passer. »
OOO
Dans la voiture de Kira, un silence pensant s'était installé entre elle et Aiden. Malgré le lien de la meute qui les unissaient, les deux adolescents n'avaient jamais prit le temps de discuter ensemble, ni même d'apprendre à se connaitre. Ce fut au bout d'une quarantaine de minutes et d'innombrables soufflements de la part de Kira, qu'Aiden se décida finalement à lui adresser la parole.
« Pourquoi tu souffles sans arrêt comme ça ?
-Je ne sais pas, peut être parce que rester dans une voiture pendant presque quatre heures avec quelqu'un qui ne me parles pas m'agace légèrement !
-Bah alors tu n'as qu'à parler !
-Est-ce que tu m'écouterais au moins ?
-Probablement pas.
-À quoi ça sert que j'essais d'engager la conversation alors ? Et puis, si tu aurais voulus parler, tu aurais très bien put commencer la conversation toi-même !
-Et c'est ce que j'ai fait !
-Seulement parce que mes soufflements commençaient à te taper sur les nerfs.
-Qui te dit que ce n'était pas une simple tactique pour engager la conversation ?
-Est-ce que s'en était une ?
-Non, pas vraiment. Mais au moins j'ai engagé la conversation ! Ce que tu n'a pas fait !
-Très bien ! Alors maintenant que la conversation est engagé, est-ce qu'on ne pourrait pas tout simplement essayer de parler normalement comme le font toute personne normal ?
-Nous ne sommes pas normal.
-Oh mon dieu, Aiden, si tu n'arrives pas à dire des choses intelligentes, je préférerais que tu te taises.
-Il faudrait savoir ce que tu veux, Yukimura. Tu préfères que je parle, ou rester dans le silence pendant encore une heure ? Oh, et juste pou ton information, je suis très intelligent.
-Vraiment ? Je t'en pris, inculque moi certaines de tes magnifiques connaissances alors.
-Ok, très bien. Savais-tu que la philosophie était une science étudiant les principes, les causes et les fondements des valeurs humaines au niveau le plus général ?
-Oui, Aiden, je le savais. Répondit l'adolescente en roulant des yeux
-Tu mens ? Comment est-ce que tu pourrais savoir ça ? Qui au monde connais un truc pareil ?
-Oh, je ne sais pas. Peut-être tout les gens de notre classe qui avaient le même DS de philo que toi et moi hier ?
-Ah ouai… merde. Mais ça ne change rien à ma connaissance, et puis il y a beaucoup d'autre chose que je connais contrairement à toi.
-Ne te cherche pas d'excuse Aiden et admet-le. J'avais raison. Tu n'es pas intelligent.
-Comment ça admettre que je ne suis pas intelligent ? Je viens juste de te prouver que je l'étais !
-Réciter une définition apprise la veille au soir n'est pas de l'intelligence Aiden.
-Oh vraiment ? Tu veux que je te récite toute sorte d'autre définition qu'aucun d'entre nous n'a apprit en cours pour que je puisse te montrer à quel point mon cerveau est brillant ?
-Tu veux vraiment t'éterniser sur ce sujet ?
-Si ça me donne raison à la fin de notre conversation, je suis près à faire n'importe quoi. »
Kira ne put s'empêcher de rigoler face à l'obstination d'Aiden, alors que celui-ci commençait à parler de n'importe quel sujet pour prouver son intelligence à Kira.
OOO
Isaac avait d'abord pensé que les deux heures de voiture en compagnie de Lydia allaient être longues, terriblement longues. Mais aussitôt la voiture avait-elle démarré que la blonde vénitienne engageait la conversation, ne laissant même pas le temps à Isaac de placer un mot. Pourtant, cela ne le dérangeait pas. Écouter l'adolescente discuter était étonnement distrayant. Il ne put d'ailleurs s'empêcher de faire le rapprochement entre elle et Stiles. Les deux amis étaient similaires dans bien des façons, et ne jamais s'arrêter de parler en était définitivement une.
Au souvenir de Stiles, une boule se forma dans sa gorge. Isaac s'avait qu'il ne l'avait jamais dit à aucun membre de la meute, mais celle-ci était tout pour lui. Depuis qu'il avait été mordu, sa vie avait changé pour le mieux. Cette morsure lui avait même permis d'avoir une famille. Il ne savait pas qui il devait remercier d'avoir eu l'occasion de trouver des personnes aussi extraordinaires que sa meute, mais si jamais il devait rencontrer cette personne, la gratitude qu'il lui exprimerait serait infinie.
Sans s'en apercevoir, un immense sourire s'était inscrit sur son visage sourire qui ne mit pas longtemps à se faire remarquer par Lydia.
« Isaac ? Tout va bien ?
-Tout va parfaitement bien Lydia.
-Hum. Donc tu ne serais pas en train de te moquer de moi, par tout hasard ?
-Moi ? Me moquer de toi ? Jamais je n'oserais. » Répondit Isaac, une fausse main outré posé sur le cœur
Lydia acquiesça, un léger sourire au coin des lèvres, avant de repartir dans son long discours, plongeant Isaac dans une bulle d'espoir. L'espoir que bientôt, ils retrouveraient leur ami, et que tout redeviendrait comme avant.
OOO
« À quoi est-ce que tu pensais en mettant les personnes de la meute les plus éloignés ensemble pendant plusieurs heures de routes, Derek ? Demanda Allison, la voix élevée et les sourcils froncés
-Tu n'as toujours pas compris ? Sourit Danny
-Compris quoi ? Questionna la brune
-Que Derek n'a pas fait ce choix par total stupidité, mais avec réflexion. »
Allison le regarda, perdue.
« Depuis la disparition de Stiles, le moral de la meute est au plus bas. Alors, en obligeant deux membres de la meute qui ne se parlent que très peu à rester ensemble pendant plusieurs heures, quel résultat est-on censée obtenir ?
-Tu les forces à s'entraider ? »
Allison se retourna brusquement vers Derek, qui ne lui rendit pas son regard, les yeux fixé sur la route.
-Je les forces à communiquer. Nous avons besoin que notre meute soit soudée, maintenant plus que jamais. Dans des moments difficiles, ils doivent savoir qu'ils peuvent compter sur l'intégralité de la meute, et pas seulement sur les personnes avec qui ils s'entendent le mieux.
-C'est… étonnement brillant. »
L'alpha pouffa, un léger sourire au coin des lèvres. Maintenant, il n'y avait plus qu'à espérer que tout se déroule bien.
