Comme promis, je ne vous ai pas trop fait patienter entre le chapitre 8 et le 9ème que voilà qui est aussi long qu'intéressant !
Pour le 10ème et dernier chapitre, je voulais le poster avant la diffusion du 7x01 (plus que 3 jours !), mais vu qu'il fait 16 pages à lui tout seul, je crois pas que j'y arriverai XD Je vous posterai la suite et fin de Sweet Sacrifice ce week end pour me faire pardonner =)
Bonne Lecture !
Chapitre Neuf
Cuddy n'eut à parler que quelques minutes au père de Jacob pour comprendre que ce qui s'était passé n'était qu'un énorme malentendu. En fait, s'il fallait blâmer quelqu'un, ce serait la mère de Jacob. Le père s'attendait à ce que la mère ne vienne chercher Jacob que 30 minutes après qu'il l'ait laissé endormi tranquillement dans son lit. La voisine avait dû partir tôt aussi à cause d'un cours exceptionnel ayant lieu ce matin-là. En ce qui concernait le père, tout était parfaitement calculé. Cuddy avait maintenant besoin de parler à la mère pour savoir pourquoi elle n'était pas venue, mais Nathan, le père de Jacob, avait assuré que son ex-femme, Annie, était une bonne mère. Leur relation n'avait pas survécu à de nombreux conflits, mais ils aimaient tous les deux leur fils et faisaient passer son intérêt en premier.
Le père était encore désemparé après avoir appris ce qui était arrivé à son fils. Jacob avait été jusque-là en parfaite santé, à part ses quelques allergies, et allait encore bien le matin-même. Et maintenant, il sortait d'une chirurgie de l'abdomen et aurait probablement besoin d'être placé sous dialyse à cause d'une maladie qu'il pourrait traîner toute sa vie, d'après ce que les docteurs disaient. Nathan s'installa sur le sofa dans le bureau de Cuddy et essaya d'empêcher sa voix de trembler lorsqu'il demander quand il pourrait voir son fils.
"Il est toujours en chirurgie, M. Peersman, » dit doucement Cuddy. « On me préviendra dès qu'il sera revenu dans sa chambre. Je suis désolée de vous avoir tenu éloigné de lui, mais vous comprenez que je devais d'abord savoir ce qui a mené la police à trouver votre fils dans la rue. »
"Bien sûr, je comprends, je n'arrive toujours pas y croire…" La voix de Nathan chancela. Ses épaules tremblèrent mais il essaya de garder le contrôle. « Je suis désolé. »
"Je sais. Nous essayons encore d'entrer en contact avec votre ex-femme. Une idée d'où elle pourrait être?"
"Je ne vois pas, si elle n'est pas au travail… » Nathan attrapa un autre mouchoir sur la table. « Elle a deux emplois. J'ai appelé aux deux endroits. Elle a terminé une de ses permanences à 7 heures et a quitté son premier emploi. Elle ne doit pas aller à son deuxième travail avant deux jours. »
"Oui, on doit juste attendre. Votre fils est stable pour le moment. »
"On pensait que ça allait fonctionner," dit Nathan, écoutant à peine Cuddy. « Annie restait à la maison avec Nathan quand il est né. Je travaillais en tant qu'ingénieur dans une entreprise privée. Après deux ans, Annie voulait retourner à la vie réelle. J'avais des problèmes avec mon patron à l'époque donc on a décidé que j'allais quitter mon boulot pour qu'Annie recommence à vendre de l'immobilier. Elle avait toujours eu beaucoup de succès en tant qu'agent immobilier, elle vendait des maisons aux gens riches. Une seule commission suffisait à couvrir nos dépenses pour un mois. C'était parfait. Mais ça n'a duré que dix mois. »
Cuddy acquiesça mais ne dit rien. Elle attendit simplement, sentant que Nathan avait besoin de parler.
"Puis le marché immobilier à coulé. L'économie est entrée en crise et elle n'arrivait plus à vendre une seule maison. Je n'arrivais à me faire engager nulle part et on n'arrêtait pas de se disputer. On se blâmait mutuellement pour tous nos problèmes en attendant que quelque chose de pire ne se passe. Et c'est arrivé. Le divorce a été prononcé il y a environ un mois. On travaille tous les deux d'arrache-pied pour garder la maison. Elle est parfaite pour Jacob, il a son école, ses amis, tout. C'est moi qui ai la garde grâce à l'assurance que j'ai à mon travail, mais nous partageons la garde. On arrive toujours à se mettre d'accord en ce qui concerne Jacob. Je n'ai aucune idée d'où est Annie. Ce n'est vraiment pas son genre.»
"On la trouvera, M. Peersman. Et en attendant, je vous assure que les meilleurs diagnosticiens de l'hôpital qui s'occupent de votre fils en ce moment. » Cuddy sourit en pensant à un diagnosticien en particulier. « Et je peux vous garantir que le chef du département, le Dr House, ne s'arrêtera pas avant d'avoir trouvé la réponse. C'est à la fois une malédiction et une bénédiction.
Le téléphone sonna et Cuddy se leva pour y répondre. Elle sourit en entendant la personne à l'autre bout du fil et raccrocha rapidement. « M. Peersman, c'était le docteur Chase. Il vient de me dire que votre fils va bien et qu'il vient de se réveiller de son anesthésie. Je vais vous emmener dans sa chambre. »
Nathan se leva en acquiesçant. Il attrapa son sac qu'il avait laissé tombé au sol et suivit Cuddy à l'extérieur de son bureau.
House attendit que ses collègues se soient installés autour de la table avant de commencer. Il venait de rayer la maladie polykystique des reins de son tableau et s'était tourné vers son équipe. Au même moment, il entendit le claquement caractéristique de hauts talons sur le sol de l'hôpital. Il jeta un œil à travers les grandes vitres du département et aperçut Cuddy qui était sortie de l'ascenseur pour se diriger jusqu'à la chambre du patient. Un homme de la trentaine marchait à ses côtés. House vit la touffe de cheveux blonds et le boitement prononcé et sut qu'il était sur la bonne voie pour trouver ce qui n'allait pas avec le petit garçon. Il comprit aussi comment Taub avait pu retrouver le père.
"Alors, Taub," dit House sans lâcher Cuddy et le père du regard. « Est-ce que le père de Jacob tenait aussi une pancarte ? »
Taub, n'ayant aucune idée de ce à quoi House faisait référence, choisit simplement d'ignorer House. C'était souvent le moyen le plus simple et le plus sûr de le gérer. Souvent. Sa tentative paya et House n'insista pas.
House continuait de l'observer jusqu'à ce que Cuddy croise son regard. Ils échangèrent simplement un signe de tête. Cuddy pointa la chambre de Jacob du doigt et House acquiesça. Puis il leva son poignet et tapota sa montre. Cuddy acquiesça à son tour et se tourna vers le père de Jacob. Pleine de compassion, elle posa une main dans son dos et l'emmena vers la chambre de son fils. House se retourna vers son équipe et vit qu'ils étaient tous en train de l'observer. Taub et Chase avaient l'air curieux mais Foreman souriait malicieusement. House essaya de chercher la raison de ce sourire mais la question de Chase interrompit ses pensées.
"C'était quoi ça?" demanda Chase.
"Je ne peux pas vous le dire," répondit House. « On a un langage secret pour notre club secret et si je vous le dis, je devrais vous tuer. Et n'essayez pas de faire cracher le morceau à Wilson ! »
"Qu'est-ce qu'il faut pour être membre ?" le taquina Chase. « Une amitié abusive pendant plus de dix ans ? »
"15 ans, petit malin, donc il vous faudra attendre quelques années avant de nous rejoindre," répliqua House. Il se moquait de Chase qui le regardait avec amusement.
"C'est le père de Jacob," dit Taub à Chase et Foreman. « Cuddy voulait lui parler en premier. »
"Etant donné l'absence de la police, son explication sur le pourquoi a-t-il abandonné son fils doit avoir passé avec succès le test de Cuddy." Dit House. Il baissa la tête, se demandant quelles informations médicales Cuddy avait obtenues de sa discussion, mais connaissant Cuddy, elle avait d'abord dû demander des explications quand à son comportement. « Foreman, dès que j'aurai mis chacun d'entre vous au courant à propos du gamin, vous irez parler au père et voir quelles informations médicales il peut vous donner. »
"Mais Cuddy…"
"Cuddy a autre chose à faire." Interrompit House. Il se redressa et toussota. Il aperçut une nouvelle fois Foreman sourire mystérieusement mais son visage redevint très vite impassible. Il en perdit presque le fil de sa pensée mais heureusement le rattrapa rapidement.
"C'est la fête de l'automne*." Commença House. Il commença à marcher autour de la table. « Les élèves de l'association étudiante, que personne n'aime vraiment mais qui signeront les chèques, ont organisé les festivités, dans un esprit scolaire, et dont le meilleur est la guerre entre les pom pom girls et les défenseurs de l'équipe de foot dans une fosse boueuse. » House s'arrêta de marcher pour regarder son équipe. Ils étaient pendus à ses lèvres, mais Chase et Taub ne pouvaient réprimer un sourire, sachant que toutes les métaphores de House comprenant de la boue et des pom pom girls se terminaient bien.
"Au début, on pense que ça ne va pas marcher parce que les défenseurs sont carrément plus costauds que les pom pom girls. A part le poids lourd qu'elles ont été obligées d'engager parce que c'est la fille du directeur. Donc les gens sont confus, mais à ce moment, le président du conseil des élèves dit aux pom pom girls qu'elles peuvent être autant qu'elles veulent, alors que les footballers ne doivent être que cinq. » Il fit une pause et s'assit. Donc, la moitié de l'équipe des pom pom girls attrape la corde et commence à tirer. Fort. Chase et Taub avaient l'air d'avoir oublié qu'il ne s'agissait que d'une métaphore. House sourit malicieusement. « Ces petites pom pom girls dans leurs jupes courtes tiraient comme elles pouvaient mais n'y arrivait pas alors d'autres les ont rejoint. Puis plus. Plus encore. » Chase se lécha littéralement les lèvres. House baissa la tête et la secoua tristement. « Mais hélas, les hommes baraqués étaient trop forts pour les jolies jeunes filles, même avec un orque à leurs côtés, et leurs petits corps effrontés en uniformes étroits plongèrent dans la boue sale et désagréable. Cela dégoulinait de partout. »
"Et ensuite ?" demanda Taub avec une petite voix anxieuse.
House leva la tête et se redressa, se balançant sur sa chaise : "La métaphore est terminée, désolé."
Taub avait l'air déçu. Foreman riait de l'idiotie de ses collègues.
Comme à sont habitude, Foreman fit part de son opinion le premier. « Alors, un côté était clairement plus gros que l'autre. Comme chez Jacob. Ses organes sont plus larges d'un côté, mais c'est seulement un gonflement dû à l'anaphylaxie. »
House secoua la tête. "Vous avez en partie compris."
Chase réagit en second. "Les kystes étaient sur le côté le plus petit de Jacob. Est-ce que ce sont les pom pom girls ? »
House acquiesça. Il était content de voir que son équipe pouvait aussi bien déchiffrer ses métaphores. « Donc, si l'inégalité entre les deux côtés n'est pas due au choc anaphylactique, quelle en est la raison ? » Il se tourna vers Taub. La réponse à apparemment des effets chez le père aussi. »
Les trois hommes restèrent silencieux jusqu'à ce que la révélation se lise sur le visage de Foreman : "Hémi-hyperplasie," dit-il d'une voix ferme.
House sourit, confirmant le diagnostique de Foreman. Il fit signe à Foreman de continuer et expliquer la métaphore.
"L'hémi-hyperplasie, ou hémi-hypertrophie, est une asymétrie anormale entre le côté gauche et le côté droit du corps. Nous avons tous cette asymétrie. »
« Parlez pour vous, » dit House.
Foreman continua. "Aucun d'entre nous n'est parfaitement symétrique. Mais les gens souffrant d'hémi-hyperplasie, quand ils sont dans l'utérus, développent des cellules qui grossissent de manière inégale. Parfois, cette croissance est limitée au visage, ou aux membres, mais cela agit aussi sur les organes internes. La jambe droite de Jacob est plus courte que la gauche. Les organes de son côté droit sont plus petits que ceux du côté gauche. Si on mesurait d'autres parties, on trouverait probablement plus de divergences. »
"Et les pom pom girls supplémentaires ? C'est pour quoi ? » demanda Taub.
Cette fois, Chase avait aussi compris la métaphore. « Les pom pom girls supplémentaires représentent les kystes que l'on a trouvé ainsi que le troisième rein. Comme elles n'ont pas de limites de taille, les cellules continuent de grandir. Le troisième rein pourrait être le résultat d'une croissance anormale des cellules dans l'utérus et les kystes sur les reins sont le résultat des cellules ayant éclaté. »
« Eclaté ? » demanda House. Il acquiesça. "Oui, une fois que les organes sont complètement formées, les cellules éclatées continuent d'avoir des problèmes et développent des kystes. Et comme le gamin a eu un regain de croissance, un côté grandit rapidement tandis que l'autre a une vitesse réduite. Son asymétrie pourrait s'aggraver, cela dépend d'à quel point les cellules sont éclatées. »
Foreman secoua la tête. "Les enfants souffrant d'Hémi-hyperplasie ont aussi un risque plus important d'être victime de tumeurs et cancers puisque la croissance anormale des tissus peut s'appliquer n'importe où. Et le cancer est une croissance anormale des cellules. »
House acquiesça. "Ouaip. On doit faire des tests sanguins pour le cancer et faire un scanner de tout son corps pour voir s'il y a d'autres grosseurs. »
"Pourquoi ces cellules ont-elles éclaté ?" Demanda Taub.
House posa les 4 pieds de sa chaise au sol et l'éloigna de la table. « C'est dû à la réaction allergique. Les kystes devaient être sur le point d'éclater, mais quand son corps à enflé à cause de l'allergie à la cacahuète, les kystes ont éclaté un par un, comme des bulles. Il y en avait assez sur le troisième rein qui était assez endommagé pour que cela le rende hors service. Cela explique le sang dans les urines. Je ne serai pas surpris que vous trouviez des restes de kystes dans son estomac. Cela expliquerai qu'il ait vomit du sang. » House fit le tour de la table et se dirigea vers son bureau. Il donna les instructions en sortant. « Foreman, allez parler au père pour savoir si Némo a eu une chirurgie dans son espace privé quand il était bébé. Les males souffrant d'hémi-hyperplasie ont des problèmes de pénis qui ne sort pas, et malheureusement, ce n'est pas un euphémisme pour quelque chose de mieux. Il entra dans son bureau, pris sa veste qui était sur son bureau et attrapa son sac à dos. Il revint dans la salle de conférences. « Taub et Chase, une fois que vous aurez fait le scanner et les tests sanguins, faites quelques mesures pour voir à quelle forme de la maladie on a droit. Chase, vous mesurerez le plus grand des côtés. Taub, vous vous occuperez du plus petit. » Il sourit et se dirigea vers la porte. « Bipez-moi quand vous aurez les résultats. » dit-il par-dessus son épaule.
"Où est-ce que vous allez ? » demanda Chase.
"Le club a une réunion. C'est top secret. »
Chase, Taub et Foreman l'observaient alors qu'il sortait du bureau et se dirigeait vers les ascenseurs. House semblait presque sautiller et même s'ils ne pouvaient rien prouver, House semblait heureux. Taub se tourna vers les deux autres.
Il hésita une seconde avant de parler. « Je pense que House se drogue à nouveau. »
"Et si c'est le cas ?" demanda Chase.
"Je pensais simplement…" balbutia Taub. Il se leva. « Je ne sais pas. Je pensais que l'on devrait faire quelque chose."
"Oh, comme toutes les fois on l'on a essayé de l'aider à vaincre ses addictions ? » dit Chase, sarcastique.
"Non, enfin, écoutez. Il a été clean et sobre pendant un an. Je pensais qu'on devrait aider, vous savez, à le remettre dans le droit chemin. » Taub regarda Chase et Foreman.
"Je pense que House est en train de suivre un tout nouveau chemin en ce moment, » dit Foreman. Chase et Taub le dévisagèrent. Il refusa de s'expliquer. "Ce sont les choix de House. C'est sa vie."
Taub secoua la tête. "Je trouverais ce qu'il se passe. Je suis sûr qu'il se passe quelque chose. Foreman, tu l'as dit toi-même cette nuit-là, tu pensais que House rentrait chez lui pour se droguer. Et ça n'a aucun sens. Après l'une des pires expériences de sa vie, avec le décès de cette patiente et ce que lui a dit Cuddy, il a l'air… plus heureux. Ça n'a aucun sens. Vous deux, faîtes ce que vous voulez, mais je vais faire quelques recherches. » Après cela, il sortit du bureau pour aller s'occuper de Jacob.
Chase regarda Foreman. Il avait travaillé avec lui assez longtemps pour savoir quand Foreman était au courant de quelque chose. Il attendit que Foreman parle mais il l'ignora. A la place, il rassembla les papiers dans le dossier du patient et se leva.
"Qu'est-ce qu'il se passe avec House ?" demanda Chase.
Foreman ne dit rien et sortit de la pièce pour aller parler au père. Chase le regarda partir et se demanda ce qu'il pouvait savoir à propos de House.
House était en train de se demander s'il devait ou non changer de vêtements pour le double rendez-vous vers lequel il se dirigeait mais décida qu'ils devraient apprendre à l'aimer tel qu'il était Il savait que Cuddy n'attendait pas d'efforts de sa part. Il avait pensé à faire des efforts et préparer quelque chose pour la surprendre, mais il n'allait pas gâcher cette idée pour ce rendez-vous là. Il boita jusqu'à sa moto et roula en direction de la maison de Cuddy. Il n'avait même pas pensé à prendre une voiture ou laisser Cuddy conduire. Il avait fantasmé pendant des années sur Cuddy montant à l'arrière de sa moto et le tenant fermement par la taille. Maintenant, il n'avait plus qu'à la convaincre de monter avec lui. Il arriva rapidement chez elle, et pile à l'heure. Il descendit de la moto et boita jusqu'à la porte, frappant même comme n'importe quel autre prétendant le ferait. Il pouvait entendre ses talons claquer sur le sol en bois et la vision des jambes fuselées lui arracha un sourire. Il souriait toujours lorsqu'elle ouvrit la grande porte en bois. Elle aussi souriait.
House recula d'un pas et mima une révérence en lui présentant un chapeau imaginaire. "Votre carrosse est avancé, votre altesse." Dit-il. Cuddy rit.
"Tu veux dire, chariot ?" demanda Cuddy. House secoua la tête et garda son sourire. Cuddy sembla soudain comprendre et mis une main sur le bras de House pour le pousser sur le côté. Elle regarda derrière lui et vit sa moto garée dans la rue. "Oh, non monsieur," dit-elle, secouant la tête avec exagération. « Il n'en est pas question. »
House la regarda. "Tu adorais faire un tour avec moi," dit-il avec un sourire coquin sur les lèvres.
"J'étais étudiante et vraiment stupide."
"Alleeer. Je promets d'être prudent," dit House avec sincérité. J'ai au moins deux bonnes raisons de te garder en vie."
Cuddy sourit, touchée par son honnêteté. « Rachel ? Et ton boulot ? »
"Patty et Selma," répondit House en fixant la poitrine de Cuddy.
"Bien sûr," soupira Cuddy.
"Aller, s'il te plaît," supplia House. « Ce sera marrant. Et je ferai vraiment attention. » House la fixait de ses yeux bleus clairs et Cuddy s'admit qu'elle mourrait d'envie de faire un tour sur sa moto depuis très longtemps.
"D'accord." Dit-elle. "Mais tu es dingue."
"Ouais, je sais."
Cuddy sourit d'un air réticent. House se pencha vers elle et l'embrassa délicatement. Savoir qu'il pouvait désormais le faire quand il voulait faisait des merveilles sur la confiance qu'il avait en lui. Le fait qu'une femme comme Cuddy puisse partager ses sentiments faisait plus d'effet sur sa douleur, physique et mentale, qu'une boîte pleine de Vicodin.
"Laisse-moi changer ma jupe," dit-elle en ouvrant la porte pour que House puisse entrer et l'attendre à l'intérieur. Elle se dirigea vers sa chambre.
Marina se tenait dans le salon. Elle portait Rachel et sourit timidement à House. Elle rapprocha Rachel d'elle. Elle n'avait jamais spécialement aimé Lucas. Il y avait quelque chose à propos de lui qui l'inquiétait. Il semblait très gentil, mais sa fille était sortie avec quelqu'un comme lui. Le petit ami était mignon et courtois, mais il avait fini par la frapper un soir, par simple jalousie. Ce nouvel homme en revanche semblait plus solide, plus sûr de lui, mais elle sentait une certaine tristesse émaner de lui. Marina savait que Cuddy aurait du travail pour le garder.
Comme s'il sentait ce que Marina pensait de lui, il lui dit en espagnol : "No preocupar. Seré seguro."
Marina lui sourit tristement. "No estoy preocupado sobre la motocicleta. Me preocupo de su corazón."
"Si," dit House doucement. "Yo tambien."**
Marina observa House pendant un moment, le jaugeant encore une fois. Elle acquiesça brièvement et lui sourit.
« Rachel, dis bonjour au Dr House!"
Rachel avait observé House depuis qu'il était entré. Elle se tourna pour regarde Marina et cacha son visage au creux de son épaule.
"Je fais cette effet à beaucoup de femmes," dit House, ignorant le rejet. Il devrait être patient avec elle. Cuddy revint à ce moment. Elle avait enfilé un pantalon noir ainsi que des talons de la même couleur pour aller avec le haut rose qu'elle portait. Elle avait un élastique autour du poignet et était en train de rassembler ses cheveux en une queue de cheval. Une fois terminé, elle s'approcha de Marina et lui prit Rachel des bras.
Rachel rit alors que sa mère chatouillait son ventre. Elle mit ses bras autour du cou de Cuddy et lui fit quelques baisers humides sur la joue. Cuddy rit à son tour et s'essuya la joue. « Je veux garder tes bisous Rachel, donc je vais les mettre dans ma poche, » dit-elle pour que sa fille ne soit pas vexée qu'elle se soit essuyé la joue. Rachel sourit.
"Rappelle-moi de ne pas t'embrasser sur cette joue ce soir," marmonna House.
"Arrêtes," dit Cuddy. Elle se tourna vers Marina. "On ne sera partis que pour deux heures. Je serai rentrée pour 7 heures. »
Marina acquiesça et sourit. "Pas de problèmes, Dr Cuddy," dit-elle, attrapant Rachel après que Cuddy ait donné à sa fille des baisers supplémentaires et un câlin. « Tout ira bien. Passez une bonne soirée. »
Cuddy sourit à Marina et donna un dernier baiser à sa fille. « A bientôt Rachel, » dit-elle. Elle attrapa le bras de House et l'amena vers la porte. « Allons-y comme ça on sera rentrés pour mettre Rachel au lit. »
House ne protesta pas. Il espérait qu'après Rachel, Cuddy le mettrait au lit lui aussi. Il pensait qu'un bain pourrait même être inclus. Il sourit. « Comme tu veux," dit-il alors qu'ils quittaient la maison et s'approchaient de sa moto. Il ouvrit un des rangements et en sortit un casque pour Cuddy. Il monta sur la moto et la stabilisa pour que Cuddy puisse y monter facilement. Il tourna la tête pour regarder par-dessus son épaule et observer Cuddy. Elle était vraiment adorable en casque avec ses cheveux bouclés lui encadrant le visage et sa queue de cheval tombant dans son dos.
"Je vais être complètement décoiffée," dit-elle en s'installant sur la moto. Elle sourit.
"Pas grave," dit-il. "Tu ne seras pas plus décoiffée que ce soir, quand on sera au lit." Il lui sourit et mis son casque.
"Accroche-toi."
Elle encercla sa taille et s'appuya contre son dos. Cela semblait incroyablement familier. House démarra le moteur et après une légère pression sur le bras de Cuddy, il démarra en direction du restaurant pour leur premier rendez-vous officiel.
Nathan était assis à côté de son fils. Jacob n'était qu'à moitié conscient. Il était encore sous anesthésiants suite à la chirurgie abdominale et son petit corps se battait de toutes ses forces contre ce qui lui arrivait. Nathan lui avait apporté un animal en peluche et une couverture de chez lui pour qu'il se sente mieux et plus à l'aise mais Jacob n'était pas assez réveillé pour s'en rendre compte. A la place, c'est Nathan qui tenait la couverture en observant son fils. Il ne pensait pas que sa situation familiale pourrait empirer, mais il serait prêt à subir une douleur deux fois supérieure à ce qu'il avait ressenti quand sa femme lui avait brisé le cœur et qu'ils avaient divorcé si cela pouvait aider Jacob à aller mieux. La police n'avait pas encore localisé Annie, et il devait admettre qu'il s'inquiétait désormais pour elle aussi. C'était une bonne mère. Ils avaient eu de nombreux désaccords en essayant de vivre ensemble, mais leur amour pour leur fils leur faisait mettre à part tout désir de vengeance. Ils avaient décidé d'élever Jacob ensemble, avec amour, même s'ils ne vivaient plus ensemble. Tous ces termes médicaux l'avaient perturbé et le Dr Chase avait finit par dire simplement qu'ils allaient faire plus de tests ainsi qu'une autre IRM pour écarter d'autres diagnostiques. Nathan avait acquiescé et les avait observés alors qu'ils emmenaient Jacob hors de la chambre. Il était revenu seulement 30 minutes plus tard et ne s'était pas réveillé de sa dernière dose de sédatifs. Juste à ce moment, Jacob remua dans son lit, sortant Nathan de sa rêverie, mais il changea simplement de position dans son sommeil. Il avait tenu éveillé pendant 10 minutes après la chirurgie et s'était rendormi, exténué. Nathan caressa doucement le bras de Jacob puis attrapa sa petite main dans la sienne. L'apportant à ses lèvres, il l'embrassa délicatement. Des larmes silencieuses coulèrent le long des joues de Nathan alors qu'il tenait la main de Jacob contre lui. Le silence de la pièce n'était perturbé que par le « bip » des machines.
Nathan avait pensé que sa jambe plus courte était une anomalie génétique après que Jacob ait le même problème à sa naissance, mais il n'aurait jamais pensé que cela indiquait un problème plus grave. Maintenant les médecins le testaient pour des cancers et des kystes.
Taub entra silencieusement dans le bureau de House. Il avait vérifié dans le parking pour être certain que la moto de House était partie. Il avait même payé un des réceptionnistes dans le hall pour qu'il le bipe si House revenait. Taub savait que si House savait ce qu'il était en train de faire, il le virerait sur le champ. Taub s'était assuré que personne ne le trouve. Il avait laissé la lumière éteinte et avait fermé tous les stores. Il attrapa sa petite lampe de poche et ouvrit les tiroirs du bureau, fouillant au milieu des papiers. Il avait surpris House à de nombreuses reprises alors que celui-ci sortait une bouteille de Vicodin de nulle part et il était maintenant déterminé à trouver ses cachettes secrètes. Il chercha avec attention mais ne trouva que de vieux magazines pornos et un T-shirt avec une photo de Wilson tiré du film porno où il avait joué quand il était étudiant. Taub remit tout en place, s'assurant qu'il n'avait déclenché aucun piège. Il se dirigea vers l'étagère à livres derrière le bureau. Sur l'étagère du bas, il pensa avoir touché le gros lot quand il trouva un petit sac noir. La poignée était collée, mais il réussit à l'ouvrir en forçant un peu. Cependant, il l'ouvrit trop rapidement et perdit sa prise sur le sac qui tomba en répandant son contenu au sol. Taub soupira bruyamment lorsqu'il aperçut le contenu du sac : des préservatifs de toutes les couleurs et à tous les goûts, mais tous de tailles XXXL. « Pfff » marmonna Taub dans sa barbe. Il rassembla rapidement tout ce qui était tombé et remettait tout dans le sac lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir et les stores bouger à cause du mouvement. Il se cacha derrière le bureau et pria pour rester invisible. Il entendit des bruits des pas venant dans la pièce, s'arrêter, puis repartir, et la porte se refermer. Il compta 60 secondes avant d'oser bouger à nouveau. Il ferma le sac, le remit à sa place et se releva. Il se dirigea de l'autre côté, vers le petit placard en dessous du tableau où ils lisaient les radios.
"Tu ne t'attends quand même pas à trouver l'une de ses cachettes ?" Demanda une voix dans l'obscurité. « Il a caché des trucs pendant des années Il connaît beaucoup trop d'endroit où les mettre pour que tu aies le temps de tous les fouiller. »
Taub sursauta littéralement. La rapidité de son mouvement l'emporta droit dans les rideaux de la fenêtre derrière le bureau de House. Il tenait à peine sur ses pieds et avait posé les mains sur sa poitrine. Il avait arrêté de respiré et son cœur ne semblait plus vouloir fonctionner. Il se retourna pour voir qui était là. Foreman était appuyé contre l'étagère à côté de la porte, ses bras croisés sur sa poitrine.
"Foreman…" souffla Taub une fois qu'il eut retrouvé sa voix. « Qu'est-ce que… ? »
"C'est à toi que je devrais poser la question."
"Je voulais savoir ce qu'il se passe avec House," expliqua Taub. Il se redressa et prit une profonde inspiration. Les battements de son cœur étaient revenus à la normale. « Je pensais trouver quelque chose par ici. »
« Si House veut que quelque chose reste caché, tu ne pourras pas le trouver, » déclara Foreman.
"Pas forcément," se défendit Taub.
"J'ai travaillé pour lui pendant trois ans avant de me rendre compte que la salière au dessus de l'évier, là-bas, contenait de la vicodin et pas du sel, comme cela aurait dû être le cas. »
Taub avait l'air choqué. "Tu l'as utilisé ?"
Foreman acquiesça. "Meilleure assiette de frites que j'ai jamais mangée." Il rit. « House m'a hurlé dessus pour avoir gâché ses antidouleurs. Il me l'a prise des mains et la caché ailleurs. Je ne l'ai pas revue depuis. »
Taub secoua la tête. "Je veux juste savoir. Je n'ai pas fait d'efforts pour aider Kutner et tous mes efforts pour aider 13 ont échoués. » Taub ne vit pas les sourcils de Foreman se lever à ses derniers mots. « Je sais qu'il ne me donnera pas de réponse claire mais si je sais ce qu'il se passe, je pourrais peut-être l'approcher plus facilement. Tu sais, trouver une stratégie appropriée. »
Foreman regarda Taub. Il était toujours stupéfait de voir que quelqu'un d'aussi con que Grégory House pouvait néanmoins créer un tel sens de la loyauté : chez Taub, chez Chase, chez Wilson, et oui, même chez lui. Il se demanda un instant s'il devait partager son secret avec Taub mais décida de ne pas le faire. Sa propre loyauté envers House l'empêchait de répandre la nouvelle. Quand House voudrait que les gens sachent à propos de lui et Cuddy, il leur dirait. Foreman se leva et regarda Taub. « Tu ne trouveras rien. » dit-il d'un ton catégorique. Il se dirigea vers la porte mais se retourna avant de partir. « Sois prudent dans tes recherches. Personne n'apprécie les fouineurs, même quand ils essaient d'aider." Foreman vit que Taub avait comprit et qu'il acquiesçait. Il passa la porte et la tint ouverte pour Taub qui le suivait, laissant le bureau de House à nouveau vide.
House et Cuddy avaient trouvé une place de parking juste à côté de l'entrée du restaurant. Le fait qu'il n'était que 17 heures avait beaucoup aidé, ils étaient là avant la foule. Ils attachèrent leurs casques à la moto et entrèrent dans le foyer sombre de Gerrado. Ils laissèrent leurs yeux s'ajuster à la lumière. Une hôtesse les approcha juste au moment où House repéra Sam et Wilson leur faisant signe de leur table, dans un coin éloigné de la salle.
"Nous y voilà", chuchota House.
"Sois gentil." Répondit Cuddy. "Même si tu ne l'aime pas, sois gentil pour le bien de Wilson."
"Je l'ai été, mais j'ai du mal à tenir ma langue." House sourit à Cuddy. « Cependant, si c'est toi qui me la retiens, je pourrais résister beaucoup plus longtemps. » Il passa rapidement sa main dans le dos de Cuddy pour le caresser légèrement avant de l'emmener vers la table de Wilson.
Cuddy sourit et murmura par dessus sont épaule : « Sois gentil et on verra. »
House répondit par une nouvelle caresse dans son dos. Ils se dirigèrent vers Wilson qui se leva pour les saluer. Il embrassa Cuddy avec chaleur. « Je suis vraiment content pour vous deux, » lui dit-il à l'oreille. Cuddy le serra à son tour. Ils se séparèrent et Wilson croisa le regard de House. Les deux hommes acquiescèrent simplement, mais une conversation entière était passée à travers ce mouvement.
Wilson se tourna vers Sam qui se glissait hors de son siège et se dirigeait vers Cuddy. Elle embrassa Cuddy qui était gênée par cette intimité. Le fait qu'elle couche avec l'un des plus vieux et plus chers amis de Cuddy ne lui donnait pas le statut de meilleure copine. Cependant, Cuddy lui retourna la politesse. Sam ne fit aucun effort pour accueillir House. Elle lui fit un signe de tête et cette fois aussi, un message passa par ce simple geste. Celui-là n'était cependant pas aussi amical que le précédent.
"Je suis si contente de vous rencontrer enfin, Lisa ! » dit sincèrement Sam. Elle regarda Wilson. « James me raconte quelques histoires de l'hôpital. J'ai beaucoup aimé votre combat contre la compagnie d'assurances. Félicitations pour cette victoire."
Cuddy sourit à Sam. Elle n'était pas si horrible que House l'avait décrite, pensa Cuddy. "Merci," dit-elle. "C'est sûr que cette journée était un véritable combat." Cuddy regarda House, l'air de dire « Je ne vois pas quel est le problème avec elle ? » House haussa les épaules et les sourcils, comme pour dire : « Attends de voir. »
"Vous avez eu de la chance qu'ils croient à votre bluff," dit Sam alors qu'elle se réinstallait sur son siège.
Cuddy tiqua. "Bluff ?" House sourit à Cuddy qui dévisageait Sam.
"Bien sûr, vous n'auriez jamais mis fin à votre contrat avec AtlanticNet ?" dit Sam innocemment, inconsciente de l'effet qu'elle provoquait. « Ils donnent des millions au PPTH. Le comité d'administration ne vous aurait jamais gardé et vous ne pouvez pas vous permettre de perdre votre boulot en ce moment. »
House jubilait littéralement. Cuddy tentait toujours de se remettre du commentaire sur son "bluff" quand elle entendit la dernière partie de la phrase de Sam.
"Je ne peux pas me permettre de perdre mon boulot en ce moment ?"
"Oui, vous savez, avec ce charmant bébé à la charge. C'est difficile de se nourrir et de s'occuper correctement d'un enfant quand on est au chômage. » dit Sam alors qu'elle se rapprochait de Wilson qui s'était assit à côté d'elle.
House et Cuddy étaient encore debout, figés sur place.
Sam lui sourit, ne se rendant pas compte qu'elle avait touché, non pas un, mais deux sujets sensible : la maternité et son travail, en un seul commentaire. Cuddy sentait la colère monter. Elle regarda House, qui par l'expression qu'il arborait, la suppliait de faire un scandale. Cuddy décida de se remettre en mode administratrice et enfouit toutes ses émotions personnelles. Elle sourit gentiment à Sam.
"Vous avez raison, bien entendu, j'ai besoin d'un emploi, » dit-elle d'une voix aimable. Sa voix se durcit un peu.
« Mais je ne bluffais pas. J'aurais été jusqu'au bout pour que l'hôpital obtienne le pourcentage qu'il mérite."
La tension dans l'air était palpable. Les deux femmes se dévisageaient, hésitant entre continuer ou laisser tomber pour le bien de leurs petits amis. House les observa toutes les deux et imagina mentalement un endroit dans le parking qui était assez sale pour en faire une fosse boueuse.
"En fait, Sam," dit Wilson avec précaution, "Lisa avait préparé l'hôpital aux répercussions qu'aurait la perte du contrat sur l'hôpital. Et lorsque le délai s'est écoulé, elle s'apprêtait à aller donner sa démission. » Wilson regarda les deux femmes, essayant de calmer les choses. Il vit que Sam venait de se rendre compte que ses paroles avaient été interprétées comme un jugement critique. Cuddy apprécia la défense de Wilson et se demanda si Sam en serait jalouse. Mais Sam haussa les épaules, semblant effacer toute la conversation.
"Hé bien, peu importe," dit-elle. « Vous avez des tripes, je dois l'admettre. »
Les épaules de House s'affaissèrent lorsqu'il réalisa que ces plans à propos d'un combat dans la boue seraient inutiles. Il jeta un œil vers Wilson qui semblait soulagé d'avoir désamorcé la bombe. « Mauviette » pensa House. Il fit signe à Cuddy de s'installer sur un siège. Il avait besoin d'être à droite pour pouvoir étendre sa jambe. Cuddy s'installa calmement et House la suivit. Une fois assis, ils regardèrent Wilson alors que le silence devenait pesant.
House le brisa, fidèle à lui-même :
"Alors Sam, vous avez apporté toutes vos affaires dans l'appartement de célibataire de Wilson ? » demanda-t-il. « Il vous fait ranger vos affaires dans mon ancienne chambre ou il vous a fait de la place dans son placard ? »
Sam sourit froidement à House, ce qui cloua Cuddy sur place. « En fait, James a été assez gentil pour retirer certaines de ses affaires de sa chambre et les mettre dans l'autre. Le placard de cette chambre à une odeur persistante et il y a plus de place pour mes robes dans sa chambre. »
"Comme c'est pratique," chuchota House en regardant Wilson.
"Vous le savez mieux que quiconque," répondit méchamment Sam en fixant House.
Cuddy écoutait leur échange, choquée. House avait raison. Sam était une garce. Elle semblait vraiment amicale mais il y avait toute cette méchanceté qui refaisait surface avec House. Cuddy réalisa à ce moment que Sam avait le même problème cérébral que House : Tous les deux n'avaient pas la fonction permettant de se taire au lieu de dire la première chose leur passant par la tête. Cependant, la différence entre les deux résidait dans le fait que House avait assez de génie et de réputation pour confirmer ses propos et même si cela l'avait souvent irritée, Cuddy n'en était plus vexée désormais. Et pour être honnête, la première chose passant par la tête de House était souvent une bonne idée. Avec Sam, en revanche, le trait était beaucoup moins pardonnable. Ses commentaires étaient uniquement basés sur les émotions et ses propres gains. Cela montrait un égoïsme caché. Wilson disait que Sam essayait de changer et Cuddy espérait qu'elle y arriverait. Cuddy n'apprécierait pas que Wilson soit blessé par cette femme. Elle n'appréciait pas non plus la façon dont Sam traitait House. Mais elle décida de se faire son propre avis et d'être gentille, pour la santé mentale de Wilson.
« Alors, Sam, » dit Cuddy sur le ton de la conversation. « Vous êtes radiologue ? »
"Oui," répondit Sam, ravie de pouvoir changer de sujet. « Je travaille à St. Francis à Trenton. Cela fait bientôt deux ans que j'y suis. »
"Oui," intervint Wilson. "Je ne savais pas qu'elle était si près lorsque nous avons repris contact."
"Ça t'aurais peut-être fait changer d'avis," marmonna House. Cuddy frappa sa jambe sous la table.
"Je suis contente qu'il soit entré en contact avec moi," dit Sam. Elle se tourna vers Wilson et posa une main sur son épaule. « C'est toujours lui qui s'enfuyait habituellement. »
Cuddy donna une tape sur la jambe de House pour lui faire comprendre qu'il ne devait pas faire de commentaire. Cuddy s'attendait à ce que House s'attaque à Sam pour prendre la défense de Wilson. Elle regarda autour d'elle, cherchant une porte de sortie par laquelle l'emmener s'il devenait hors de contrôle, mais étonnamment, il obéit. Il ne fit pas de commentaire. Cuddy le félicita en caressant légèrement sa cuisse avant d'enlever sa main et de la remettre sur sa cuisse à elle pour étendre sa serviette.
"Hé bien, James à l'air beaucoup plus heureux," C'était tout ce que Cuddy avait à dire.
Sam et Wilson se sourirent, montrant une affection sincère et Cuddy espéra encore que tout ne finirait pas mal. Elle espéra aussi qu'elle arriverait à tenir House pendant une heure encore. Wilson méritait ce respect de la part de House, même si celui-ci s'avérait avoir raison sur le résultat de leur relation.
"Alors, comment ça se passe pour vous deux ? » demanda Sam, cherchant un autre sujet de conversation.
"A vrai dire, tout se passe plutôt bien pour le moment, » répondit Cuddy, n'ayant pas envie d'entrer dans les détails.
« Nous avons eu du mal à en arriver là, je suis sûre que Wilson vous a raconté. »
Sam se raidit visiblement à cette phrase et s'éloigna presque imperceptiblement de Wilson. « En fait, non, il ne m'a rien dit. Apparemment, certains sujets ne sont pas ouverts à la discussion, en particulier quand cela concerne House. Et vous. Sa loyauté est sans faille. J'imagine que c'est une bonne chose…" sa voix devint inaudible et elle se détourna de Wilson pour attraper le menu et l'examiner.
House se tourna vers Wilson et le remercia silencieusement d'avoir gardé tous ses secrets. Wilson acquiesça simplement. Cuddy se sentit légèrement coupable en se rappelant qu'elle n'avait pas agit de la sorte dans sa relation avec Lucas. Elle baissa la tête. Une nuit, elle avait déballé son sac et dit à Lucas tout ce qui s'était passé, ou plutôt ce qui ne s'était pas passé entre elle et House. Au moment où elle avait fini son récit, elle avait regretté d'avoir ainsi trahi la confiance de House, mais en même temps, elle pensait que sa relation avec Lucas serait longue, que ce serait l'homme de sa vie, même si elle passait son temps à penser à House. Mais Lucas était stable. Elle était morte de honte quand Lucas avait dit à House qu'il savait ce qu'il s'était passé. Le regard trahi et blessé que House lui avait lancé la hantait encore. House se tourna vers Cuddy. Il savait qu'elle était en train de penser à son propre manque de loyauté, mais il lui avait pardonné. Il avait analysé les raisons qui avaient pu la pousser à faire ça et avait reconnu qu'elles étaient justifiables. Cette fois, c'est House qui plaça sa main sous la table. Il attrapa la main de Cuddy et la serra. Elle leva les yeux vers lui et vit dans son regard qu'il lui avait pardonné. Elle serra sa main à son tour et sourit, mais quand elle essaya de retirer sa main, House ne la lâcha pas. Ils continuèrent de se tenir la main sous la table.
Wilson regarda ses deux amis et sourit. Sam était assise à côté de lui, complètement inconsciente de ce qu'il était en train de se passer entre les trois amis. Elle lisait toujours le menu. Les trois amis partagèrent un regard et une connexion se fit entre eux. Sam la manqua, toujours caché derrière son menu et ses manières.
Elle posa la carte et fit part de son choix à tout le monde. La conversation alla en ce sens. Ce n'était plus antipathique, pas non plus prometteur, mais ils avaient fait des progrès.
Foreman venait de terminer de renouveler la perfusion d'antibiotiques de Jacob. Ses constantes étaient toujours relativement stables. Le problème était que son état ne s'était pas amélioré. L'infection des voies urinaires n'était clairement pas la cause de tous les problèmes. Il avait envoyé les tests sanguins au labo, mais l'ordinateur qu'il utilisait avait planté et il devait attendre qu'un technicien le répare avant d'avoir les résultats. Tout ce qu'ils pouvaient faire était d'attendre que quelque chose aille de travers.
Foreman regarda le père de Jacob, Nathan, qui s'était endormi sur le divan. L'homme n'avait pas dormi pendant plus de 24 heures après avoir été à ses deux travails lorsqu'il avait été mis au courant de l'hospitalisation de son fils. Il avait essayé de rester éveillé aussi longtemps que possible, mais Jacob était toujours sous sédatifs et ça ne lui ferait pas de mal de se reposer un peu. Foreman le laissa dormir. Il vit la fidélité que le père avait envers son fils et se demanda quelle relation le fils entretenait avec sa mère. Foreman supposa qu'elle n'était pas aussi forte, dû au fait qu'elle n'avait pas la garde et qu'elle n'était pas venue le chercher à l'heure. Le père était définitivement le plus proche de sons fils. Il nota les dernières informations sur la feuille de Jacob et la replaça à l'extrémité du lit. Il se tourna et se dirigea vers la porte. C'est là qu'il vit une jeune femme à l'air désespéré qui courait dans le couloir depuis l'ascenseur. Il sut tout de suite que la mère de Jacob avait été trouvée.
Il sortit rapidement de la chambre pour l'intercepter avant qu'elle n'entre en trombe à l'intérieur. Il voulait d'abord la mettre au courant de l'état de son fils. Et il voulait que le père se repose un peu avant que l'orage éclate.
"Madame Peersman ?" demanda Foreman à la femme qui approchait.
"Oui, je suis Annie," dit la femme d'un air affolé. « Je dois voir mon fils. Vous êtes son médecin ? » Elle aperçut enfin son fils et la panique fit son retour. « Oh mon dieu, » murmura-t-elle. Elle bouscula Foreman pour le dépasser mais il la retint. « S'il vous plaît, je dois voir mon fils. »
"Je voudrais vous parler en premier, Madame Peersman," dit Foreman. « Votre fils et stable pour le moment mais il a passé une sale quart d'heure. » Foreman expliqua rapidement tout ce qui était arrivé depuis que Jacob avait été ramassé par la police : le choc anaphylactique, le sang dans les urines et l'estomac, les kystes, les dommages et le rein supplémentaire, la chirurgie, et finalement, l'Hémi-hyperplasie diagnostiqué, ce qui avait conduit aux tests qui attendaient d'être terminés. Annie avait l'air perdue mais revint au début de l'explication.
"Pourquoi Jacob a-t-il été ramassé par la police ?" demanda-t-elle, perplexe.
Foreman défendit aussitôt Nathan. "Votre ex a été appelé pour des heures supplémentaires et la baby-sitter a dû partir plus tôt. Jacob dormais toujours et vous étiez censée venir chercher Jacob moins de 30 minutes plus tard donc Nathan est parti au travail. » Foreman vit l'air surpris qu'arborait Annie. « Ecoutez, cela avait l'air d'être une bonne idée. Nathan ne s'attendait pas à ce que vous ne veniez pas. Aux dernières nouvelles, la police essayait encore de vous joindre au numéro que Jacob avait mémorisé pour essayer de vous prévenir. »
"Je ne vois pas de quoi vous parlez," dit Annie. « J'avais un entretien d'embauche pour un boulot dans l'ouest de la Pennsylvanie. Notre maison est à Morrisville et je fais l'aller-retour jusqu'à Princeton tous les jours. Ce boulot est plus près de la maison et j'aurais une meilleure assurance pour que Jacob puisse revenir à la maison. J'ai prévenu Nathan il y a deux semaines. »
C'était maintenant au tour de Foreman d'être surpris. « Avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas ce que Nathan raconte. Il a dit que même s'il avait la garde, vous venez chercher Jacob tous les jeudis et que vous l'emmeniez pour le week end. »
"D'habitude, oui," dit Annie qui commençait à s'énerver. « Mais ce matin, j'avais un entretien d'embauche. Je suis partie à 6 heures. Une amie était chez moi pour me rapporter des films qu'elle m'avait empruntés lorsqu'elle à entendu le message du Dr Chase disant que mon fils était à l'hôpital et que je devais le rappeler. Je n'avais pas de réseau avant de rentrer chez moi et après je suis venue ici directement.
Foreman observa Annie avec attention. Elle avait l'air sincère. Etait-il possible que Nathan ait oublié le changement d'emploi du temps ? Il regarda à travers la grande vitre pour voir Nathan dormir dans la chambre de son fils. Il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Il fit signe à Annie de le suivre et les deux se dirigèrent dans la chambre de Jacob pour savoir ce qu'il s'était passé le matin même.
Sam et Cuddy éclatèrent de rire. Wilson était assis sur le bord du banc, au restaurant, et ne riait définitivement pas. House appréciait l'attention qu'il suscitait en terminant son histoire.
"Donc, je ne sais toujours pas comment il est rentré," dit House, ayant quelques difficultés à parler à travers son rire. « Mais il a dû aller dormir et le lendemain, il s'est marié avec un peu de maquillage sur son cou pour couvrir la marque. »
Cuddy rit encore et regarda Wilson. Elle tenta de se calmer.
"Oh, ne vous inquiétez pas pour ça Wilson," dit-elle. « Ce genre de chose aurait pu arriver à n'importe qui. »
Il y eut un profond silence alors que chacun d'entre eux se rappelait de l'histoire et ils éclatèrent tous de rire à nouveau.
"D'accord, peut-être pas en fait," rit Cuddy.
Wilson laissa finalement échapper un sourire. Dans le passé, Wilson était mortifié à chaque fois qu'il repensait à cette histoire, mais le temps avait passé et il devait admettre qu'au final, c'était assez drôle. Cependant, l'histoire aurait pu être encore plus drôle s'il n'en avait pas été l'acteur principal. Il était content car la soirée se passait plutôt bien. Au début, c'était assez embarrassant, mais Cuddy, et même House, essayaient d'intégrer Sam à leurs conversations. Il était heureux que ses amis tiennent assez à lui pour essayer de faire fonctionner ce rendez-vous. Wilson sentait que Sam éprouvait encore de l'hostilité et même un peu de jalousie envers House et Cuddy, mais il espérait qu'elle passe au-dessus de ça. Ce serait tellement bien s'ils pouvaient tous être amis. Cela paraissait utopique et Wilson le savait, mais en voyant le couple qui lui faisait face, il se disait que rien n'était impossible.
A ce moment, un homme s'approcha de leur table. Pensant que c'était un serveur, House commanda une autre bouteille de vin. Comme il n'avait pas de réponse, il leva les yeux vers le serveur et perdit son sourire lorsqu'il vit le Dr Harani, chirurgien en chef du Princeton Plainsboro, qui le regardait.
"Eh bien, Docteurs House, Wilson et Cuddy," dit-il en souriant. Il détestait House et trouvait que Cuddy lui réservait toujours un traitement de faveur, mais il appréciait Wilson. Il trouvait curieux de les voir ici tous ensemble, même s'il savait que les trois étaient amis depuis longtemps. Cependant, cela ressemblait étrangement à une sortie entre couples. « Bonne soirée? »
Cuddy reconnu la voix d'Harani avant de voir son visage. Elle tourna brusquement la tête juste à temps pour le voir lui sourire. Ça y est, pensa Cuddy. Harani pense déjà que je suis la servante de House, et maintenant, House va tout lui balancer à la figure. Parmi tous les gens qui auraient pu les démasquer en premier, pourquoi ce devait être Harani ? Il détestait House et ne cautionnait pas le comportement de Cuddy à son égard. En fait, il ne cautionnait pas le manque de bonnes manières de House. L'esprit de Cuddy s'agitait, cherchant une histoire plausible à inventer.
House sentit Cuddy se tendre à côté de lui. Il savait qu'elle serait horrifiée si Harani découvrait le pot aux roses. House était assez intelligent pour savoir que ce qu'elle ressentait n'avait rien à voir avec leur relation, mais plutôt avec ce que les gens penseraient d'une relation entre eux. Pour être honnête, House soupçonnait une bonne partie de l'hôpital de penser qu'ils couchaient ensemble, à cause de l'annonce qu'il avait pu faire au balcon, et parce que tous les employés de l'hôpital s'attendaient à ce qu'ils finissent par se sauter dessus. Pourtant, il ferait tout ce qu'il pourrait pour tenir sa promesse envers Cuddy. Et il savait ce qu'il devait faire : énerver Harani.
"Docteur Harani," dit-il en s'appuyant contre le dossier de sa chaise. « Je savais que vous n'étiez pas aussi bien payé que les autres chefs de service, mais je ne pensais pas que c'était à ce point et que vous deviez faire le serveur pour joindre les deux bouts. »
Harani, qui avait été jusque-là trop occupé à analyser la scène, tourna son attention vers House. Ironiquement, avec sa chemise blanche, sa cravate et son veston noir, Harani était habillé comme les serveurs du restaurant. Il ne lui manquait que le tablier vert autour de la table et le menu. « Je suis ici avec ma femme, House. » grogna-t-il.
House sourit. "Sérieusement, Cuddy, vous ne pouvez pas l'augmenter un peu ? Il a besoin de faire débarrasser des tables à sa femme pour payer ses factures. Elle à l'air d'avoir vraiment l'esprit d'équipe. J'aimerais beaucoup la rencontrer. » dit House en faisant semblant de chercher Mme Harani dans la salle. « Désolé, mais vous allez devoir nous la montrer. Je ne vois personne ici qui prétende vous connaître. »
Cuddy savait ce que House faisait. Il était galant à sa manière. D'une certaine manière, c'était attachant, mais elle n'avait vraiment pas besoin d'un bain de sang entre ces deux-là. Après tout, ils se côtoyaient déjà une bonne partie de la semaine.
"Dr House," dit-elle en utilisant le ton le plus professionnel possible. « Le Dr Harani n'a pas besoin de subir vos remarques désagréables en dehors du travail. » Elle se tourna vers Harani. « Merci d'être passé Dave. Dites bonjour à Vicki de ma part. » Cuddy espérait voir Harani acquiescer et s'éloigner mais il dévisageait toujours House.
"Alors, Dr Cuddy," dit Harani, ne lâchant pas House du regard. « Pourquoi devez-vous subir les remarques désagréables de House en dehors du travail ? » Il se tourna vers elle, attendant une réponse. Elle n'en avait aucune.
Cette fois, Wilson qui vint à leur secours. « Ils ont bien voulu venir dîner pour rencontrer ma nouvelle petite amie, mon ex-femme à vrai dire. Nous avons recommencé à nous voir. Dr Harani, je vous présente Samantha Carr. Elle est radiologue à St Francis. Ce n'est pas là où vous étiez interne ? » dit Wilson de sa voix la plus enjouée. « J'ai invité le Dr Cuddy pour compenser l'effet-House. »
Harani était au moins poli et fit l'effort de saluer Sam en confirmant qu'il avait bien été interne à St Francis. Elle le salua à son tour. Harani pouvait comprendre que la présence de Cuddy était nécessaire pour calmer House. Cela faisait des années qu'elle faisait ça au travail. Harani se sentait mal pour elle de savoir qu'elle avait à le faire aussi en dehors du travail.
« Eh bien, merci de vous être arrêté, » dit Wilson.
"Oui, j'ai pensé que je devais venir dire bonjour," dit Harani, ne voulant pas avoir l'air idiot devant Sam. Il leur fit un signe de tête à tous, à part à House, et partit.
Wilson et Cuddy soupirèrent de soulagement. House insulta Harani. « Merci d'avoir protégé mon honneur, » dit Cuddy à Wilson et House. "Harani est vraiment le dernier que j'ai envie de mettre au courant à propos de… tout ça. » finit-elle, honteuse.
"Pourquoi vous embêter à garder ça secret ?" demanda Sam. « Il n'y a aucune politique empêchant de sortir avec ses collègues ou ses subalternes. Pourquoi vous en inquiéter ? »
Il y eut un silence. « Il y a eu trop de… Je devais… » bredouilla Cuddy.
"C'est plus simple de cette façon," suggéra doucement Wilson.
"Oui, on dirait bien," ricana Sam qui n'était clairement pas d'accord.
House regarda Cuddy. Il pouvait voir qu'elle en avait déjà assez pour la soirée. Il voulait dire quelque chose pour la déstresser mais il ne savait pas quels mots choisir. A ce moment là, le téléphone dans sa poche commença à chanter le « MMMBop » signifiant que son équipe avait des nouvelles à lui communiquer. Il sortit son téléphone et répondit.
"Ouais," dit-il. Il s'arrêta pour écouter. "D'accord." Il raccrocha et remit le téléphone dans sa poche. « C'était Foreman. La mère de Jacob a enfin débarqué. Ils sont maintenant en train de voir les antécédents médicaux du gamin. Ce qui ne sera pas forcément très utile maintenant qu'il commence à convulser. »
Ils avaient déjà un peu discuté de Jacob et de sa situation un peu plus tôt dans la soirée.
"Est-ce qu'elle a dit pourquoi elle n'était pas venue ?" demanda Wilson alors que Cuddy s'apprêtait à poser la même question.
"Apparemment, elle n'était pas censée venir du tout. Elle avait un entretien et l'avait dit au père mais il s'est mélangé au niveau des dates. »
"Donc, elle ne l'a pas abandonné ou oublié ? » demanda Cuddy.
"Non, tu vois, j'avais raison. Il a des parents qui s'inquiètent pour lui. » dit House. « Je dois retourner à l'hôpital donc je dois ramener Cuddy maintenant. » Il la regarda. « A moins que tu ne préfères rentrer avec Wilson. Il a une veille bagnole mais ça ira si tu ne peux pas supporter mon engin une seconde fois. »
Wilson sourit. "Vous êtes venue ici sur la moto de House ?" demanda-t-il à Cuddy.
Cuddy semblait embarrassée de s'être fait attraper agissant comme au temps de la fac, mais elle acquiesça. Elle leva les yeux vers House. « J'aimerais beaucoup rentrer avec toi, mais il serait plus prudent que je rentre avec Wilson et Sam. »
Cuddy et Wilson virent tous les deux la déception et le rejet apparaître dans les yeux de House. Ils espéraient tous les deux que House savait que Cuddy n'était pas gênée d'être avec lui, seulement inquiète, mais le rejet de Cuddy semblait quand même avoir profondément touché l'orgueil de House. Celui-ci haussa les épaules et feignit l'indifférence.
"Comme tu veux," dit-il. Il ne comprenait pas ce besoin de se cacher, mais respectait toujours le choix de Cuddy. Cependant, au fond de lui, il savait que si elle était sortie avec Wilson, elle n'aurait probablement pas tenu à garder sa relation secrète.
Wilson se leva et attrapa le bras de House. « Dis nous si tu as besoin de quoi que ce soit. » Il n'offrait pas seulement son aide au niveau médical et House le savait.
"Pas de soucis," répondit-il, sachant qu'il s'en sortirait par lui-même.
House se tourna pour partir mais dit une dernière chose : « Oh, Sam, c'était une bonne idée ce repas. Merci d'avoir proposé. » Il posa son regard sur Cuddy pendant un instant puis partit en boitant jusqu'à sa moto. Sur le chemin de l'hôpital, il pensa sans cesse au fait que Cuddy avait refusé qu'il la ramène chez elle. Il arriva sur son lieu de travail avant même d'avoir pu se rendre copte de la route qu'il avait prise.
* La fête de l'automne, Homecoming en version originale est un bal, comme le bal de printemps ou celui de fin d'année qu'il y a dans certains lycées américains peu après la rentrée. Cela se traduit littéralement par « retour au bercail ».
** "Ne vous inquiétez pas, je ferai attention."
« Je ne m'inquiète pas pour la moto. Je m'inquiète pour son cœur. »
« Oui, moi aussi. »
