Auteur : Usagi-chan

Disclamer : Si jamais je dit que j'ai menacée le Grand Masashi Kishimoto avec le death note et Sebas-chan pour avoir Naruto et Sasuke, vous me croyez ? Non ? Pff, même pas drôle... Le retour à la réalité est dur. Je les empreinte juste, mais je ne suis pas sure qui reviennent en un seul morceau.

Résumé : "Nii-chan ! Je rentre au Japon !". Voilà le plus grand cauchemar pour lui. Que doit-il faire ? Ecouter son coeur ? Brider tous ses sentiments ? Ou tout simplement se laisser emporter par les évènements ? En sachant que pour lui il est plus qu'un frère adoptif.

Genre : Humor/Romance/AU/OOC

Raiting : M

Je préviens, la classe Uchiwa a décidée de se cacher car mon imagination lui faisait trop peur. -En même temps je la comprends- Elle a voulu s'exiler sur Mars ou Vénus, mais en cours de route, elle s'est perdue et a été enlevée 4 fois par des extraterrestres. Maintenant elle se situe de l'autre côté de la galaxie mais, pour mon simple corps d'être humain, c'est beaucoup trop loin. Donc Sasuke sans classe Uchiwa vaut à un Sasuke OOC.

Et après plusieurs mois d'absence, qui était assez long, voilà (enfin) le nouveau chapitre !

Au niveau de reviews, je ne sais plus si j'y ai répondu. Mais si ce n'est pas le cas, et bien je suis vraiment navré mais j'ai un problème pour les envoyer alors cette fois ci il n'y aura pas de réponse. Vraiment, vraiment désolé. (J'aurais du y répondre bien plus tôt.) Bref, des remerciements à la pelle et une bonne lecture.

! YAOI ! Ou relation homosexuelle si vous préférez. Donc c'est à vos risques et périls. Vous êtes prévenus.

Ne venez pas vous plaindre.


Un Nouveau Départ.

'Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.'

La nuit était tombée depuis quelques heures. Beaucoup de voyageurs dormaient tranquillement, allongés étrangement sur les sièges, d'autres étaient plongés sur leurs écrans d'ordinateurs. Quelques temps plus tôt, alors que l'avion venait de décoller, un jeune homme blond avait couru en direction des toilettes, faisant peu attention à ce qui pouvait l'entourer.

Il claqua la porte et se laissa glisser contre elle. C'était vrai qu'il avait eu envie de revoir son frère avant de partir, mais de là à ce qu'il vienne avec lui, il y avait tout un monde ! Non, toute une dimension parallèle plongée dans l'obscurité et semée d'embuches plus redoutables les unes que les autres. C'était encore vrai qu'il aimait son frère, d'un amour proche de la folie, mais il ne voulait pas que tout cela se réalise. C'était un rêve, une utopie ! Et chaque chimère était faite pour n'être qu'un songe. Un tendre songe qui finirait mal, une fois ramené dans la réalité. De grands coups sur la porte le firent sortir de ses rêveries. Les yeux encore rouges, il se releva avec l'aide du lavabo et ouvrit la porte, peu désireux d'avoir des problèmes avec la sécurité. Il eu juste le temps de se maintenir sur le mur qu'une tornade brune le prit dans ses bras. Elle le serra fortement comme si elle avait peur qu'il s'envole, qu'il disparaisse en la laissant seule.

« -Mais qu'est ce que tu fais ? Pourquoi es-tu parti comme ça ? »

Hinata le bouscula un peu. Elle avait été terrorisée quand il était partit comme ça, en courant comme une furie. Il avait forcément du se passer quelque chose, et cette chose l'avait profondément apeuré. Naruto n'avait pas l'air de réagir, aucune émotion ne passait sur son visage.

« -Mais bon dieu, dit moi ce qu'il y a ! Qu'est ce qui se passe ? » Cria Hinata de sa voix habituellement si calme et timide.

Il n'avait toujours aucune réaction et en dernier recourt, Hinata lui assena une claque. Il sembla reprendre ses esprits et se massa la joue, ne comprenant pas ce qui était arrivé. Elle se cala dans le creux de son cou, ses longs cheveux bruns glissants sur ses épaules. Il entoura la taille de la jeune fille de ses bras et se laissa aller. Elle lui caressa les cheveux, comme une mère le ferait pour son enfant.

« -Tu savais qu'il serait là, non ? Tu avais tout programmé n'est ce pas ? » Murmura Naruto, sa bouche collée à l'oreille d'Hinata.

Elle rougit légèrement et répondit :
« -Qui est là ?

-A ton avis ? Qui d'autre me mettrais dans cet état misérable ?

-Je ne pensais pas que Uchiwa-san bougerait aussi rapidement. » Se désola-t-elle en l'embrassant sur la joue.

Il se serra encore plus contre elle, cherchant la chaleur qu'elle seule pouvait lui apporter. Elle avait toujours eu cette force étrange qui apaisait ceux qui la côtoyaient. C'était son coin de paradis, son septième ciel à lui.

« -Si je n'avais pas été autant attiré par lui, tu sais Hinata, j'aurais pu t'aimer. »

Elle posa son index sur la bouche de Naruto et ferma les yeux.

« -Un jour, tu devras faire face à tes sentiments et laisser ton cœur parler. Et ce jour là, je serais près de toi. » Lui chuchota-t-elle.

Sa voix ressemblait étrangement à une douce mélodie aux sonorités lointaines, le faisant voyager dans de lointaines contrées.

« -Ne m'abandonne pas. Reste avec moi.

-A jamais. »

Elle se détacha de lui et lui embrassa le front puis lui prit la main et le tira enfin hors des toilettes. Elle ferait tout pour Naruto, absolument tout. Il lui dirait de sauter d'un pont, elle le ferait sans aucun regret. Cet homme qu'elle avait su apprécier, qu'elle avait pu aimer à une époque, était son point d'encrage. C'était sa façon de ne pas couler dans le désespoir pendant sa grossesse non désirée. Alors elle ferait de même, elle serait son soleil jusqu'à ce qu'il assume son amour pour son frère. Elle l'amena jusqu'au siège le plus proche d'elle et l'installa. Mais normalement Gaara était à coté d'elle. Ou pouvait-il bien être? Elle soupira de lassitude. Elle était entourée de boulets plus idiots les uns que les autres. A force, elle allait y laisser sa peau. Hinata caressa son ventre, un léger sourire sur les lèvres, bientôt elle n'aurait plus à s'occuper que de cet enfant. Bientôt…

Après le coup d'éclat d'Hinata, Gaara s'était difficilement levé, encore peu habitué à être plongé dans le noir. Il s'était aidé des accoudoirs, et aurait pu arriver sans encombres au toilettes s'il n'y avait pas eu ce grand badaud pour lui rentrer dedans. Il y a des claques qui se perdaient. Il tomba les fesses les premières sur le sol de l'avion. Il tâtonna maladroitement pour trouver un siège quand il sentit une main l'aider à se relever. A peine remis sur ses deux jambes, il repoussa sèchement la main qui lui avait été si gentiment proposée.

« -Je déteste la pitié. J'exècre les gens qui ressentent ce sentiment. Je vomis les gens comme toi, pauvre idiot. » Cracha-t-il d'une voix froide.

Gaara était un homme fort, qui n'avait besoin de personne pour le secourir. Il se suffisait à lui-même. Voilà ce qu'il était. Et ce n'était pas cet imbécile heureux qui allait lui faire changer ses convictions. Il se décala et marcha vers sa place. Tant pis pour Naruto, Hinata était avec lui et elle devait surement lui suffire. On lui attrapa l'épaule et il se retourna vers cet importun.

« -Je n'accorderais jamais ma pitié pour des gens comme toi. Tu n'auras jamais rien des gens extérieurs, tu seras seul et tu crèveras seul avec ton sale caractère. » Répondit une voix polaire.

Gaara se dégagea d'un coup d'épaule et lui fit un sourire moqueur en lançant ironiquement :

« -J'apprécie ta douce attention Mr…

-Sasuke. Uchiwa Sasuke. »

Le rouquin fronça les sourcils. Mais que faisait-il ici ? Que se passait il encore ici ? Naruto était parti pour le fuir et là, d'un coup, il était en face de lui. Alors c'était lui l'espèce d'imbécile qui faisait battre le cœur de son presque frère… Cet homme froid qui faisait la morale ? Gaara se rapprocha de lui, et attrapa sa chemise, enfin ce qu'il pensait être sa chemise. Il l'attira vers lui, jusqu'à sentir son souffle courir sur ses pommettes. Avec un regard qu'il espérait haineux, il lui murmura presque tendrement :

« -Approche Naruto encore une fois, fais ne serais-ce qu'un seul pas vers lui et je t'égorge pendant ton sommeil. Je ferais particulièrement attention à ce que tu souffres, et cela le plus longtemps possible. »

Un homme d'une trentaine d'années se leva, et essaya tant bien que mal de les séparer. La sécurité allait venir d'une seconde à l'autre et s'ils continuaient comme ça, tout allait mal se terminer. Gaara lâcha Sasuke lorsqu'une poigne furieuse lui attrapa la main. "Gaara." trancha sèchement la voix d'Hinata. Elle serra fortement son poignet et rompit la bataille en s'inclinant devant l'Uchiwa.

« -Excusez-le Uchiwa-san, il ne sait plus ce qu'il dit. »

Elle lui serra le poignet brièvement et le força à s'incliner. Cette maudite bonne femme venait de lui faire subir la honte suprême. Un reniflement hautain lui fit relever la tête. Gaara n'avait qu'une seule envie, lui coller une bonne droite. Oh que oui, cela lui ferait le plus grand bien. Alors qu'il avait esquissé un pas en sa direction, un pied arrêta sa progression.

« -Où est Naruto ? Demanda Sasuke, sans accorder un regard pour le roux.

-Dans ton c... »

Un coup de coude dans les côtes lui coupa momentanément la respiration. Au diable Neji, il allait la dépecer cette fille ! Comment osait-elle lui faire ça, à lui ? Mais qu'est ce qu'elle pouvait être chiante !

« -Il dort, Uchiwa-san. Laissez-le un peu tranquille. »

C'est sur ces mots qu'elle tourna les talons, emportant dans son sillage un Gaara qui pestait. On ne pu entendre que les « Je te hais » dit par un roux furibond. Et la nuit était tombée, emportant avec elle les querelles. C'est vrai, il avait eu quelques problèmes avec la sécurité mais rien de bien grave, de toute façon, que pouvaient-ils faire face à un Uchiwa ? Naruto s'était endormi du sommeil du juste, un masque posé sur les yeux. Comme tout le monde dans l'avion, Hinata somnolait sur son siège. Un homme se leva, et aidé par l'écran lumineux de son téléphone portable, se dirigea entre les longues rangées de siège. Encore heureux qu'il était du coté du couloir, sinon son expédition aurait été compromise. Pendant quelques minutes, il vagua entre des hommes d'affaires peu occupé par leur famille, des groupes d'enfants dormants, des familles chuchotant entre eux… Encore plus étrange, personne ne semblait le voir, bien trop occupés par leurs petits soucis. Tant mieux, cela lui faisait un problème en moins. Il trouva enfin ce qu'il cherchait, marcha vers lui et s'agenouilla devant lui. Il voulu caresser la joue de Naruto mais un coup l'arrêta dans son élan.

« Dégage. J'étais sûr que tu allais venir.» Murmura Gaara, soucieux de ne pas réveiller ses amis.

Sasuke lui fit face, le regard dur et affirmé, déterminer.

« Héberge-moi. A New York. Héberge-moi.

-Et à quoi cela me servirait ? Je ne te connais même pas. »

Cet homme le faisait rire. Il fit un vague geste de la main, accordant peu d'importance à la demande. Il ricana froidement. Il sentait Sasuke le fixer intensément.

« - Héberge-moi. »

Kankûro avait attendu que Sakura dorme à poing fermé pour sortir discrètement. Ce n'était pas qu'il voulait lui cacher des choses mais elle avait déjà assez de problèmes comme ça pour pas qu'il en rajoute. Alors, il avait quitté le lit conjugal et s'était habillé rapidement. Quand Sakura se réveillera, elle sera seule. Il souffla, heureusement qu'il lui avait laissé un mot, sinon il ne donnait pas cher de sa peau. Il sortait avec une folle… Mais qu'est ce qu'il pouvait l'aimer. Et même Sekai qui lui en faisait voir de toutes les couleurs. Il adorait ce petit bout de chou haut comme trois pommes. Pourtant, il s'inquiétait pour elle, Sekai était beaucoup trop mature pour son âge. Parfois, il avait l'impression de faire face à une adulte. Il ne savait plus quoi faire pour lui faire profiter de sa jeunesse. Alors, il se laissait tyranniser par cette petite, puisque c'était dans ces moments qu'elle ressemblait le plus à une enfant. Il s'emmitoufla dans son écharpe. On avait beau être fin mars, le temps était toujours frais. C'était vers cette époque de l'année qu'il avait quitté Sakura pour la première fois. Il ne supportait plus la pression paternelle, et voir son frère autant détruit l'avait encore plus abattu. Alors quand son père avait exigé qu'il rentre au États-Unis, il avait accepté sans rechigner, abandonnant Sakura alors qu'elle avait besoin de lui. Ce jour là était marqué par sa faiblesse, c'était une date qu'il ne pouvait supporter. La tête baissée, il marchait droit devant sans se soucier de ce qu'il se passait autour de lui. Arrivé devant un grand bâtiment blanc, il se laissa tomber sur un banc. Il leva sa manche et regarda sa montre.

7h30

Il avait encore le temps. Il était parti bien trop en avance ne voulant pas inquiéter son amante. Il sortit son Mp3, mit ses écouteurs et se laissa bercer par la musique.

Oh, il avait oublié sa marionnette…

Une main sur son épaule le sortit de son profond sommeil. Il cligna des yeux, ayant du mal à se réveiller. Une petite infirmière se tenait devant, le dominant de sa taille grâce à ses talons hauts. Elle était visiblement inquiète pour lui, ce qui le fit légèrement sourire.

« -Monsieur, est-ce que tout va bien ? » Demanda-t-elle.

Elle était brune avec des cheveux coupés en carré. Les traits de son visage étaient plutôt fins, la rendant un peu fragile. Sa blouse d'infirmière, bien qu'elle soit totalement informe lui allait relativement bien. Et épinglé sur sa poitrine, il y avait son badge.

Shizune.

Il planta son regard dans le sien et déclara :

« -Oui, j'ai besoin de retrouver quelqu'un. »

Etonné, elle opina de la tête et l'emmena vers l'accueil. Encore un peu anxieuse pour lui, elle lui demanda si tout allait bien. Il avait quand même dormit dehors alors qu'il faisait a peine 0°. Après avoir été se renseigner à l'accueil, il se dirigea vers les couloirs. Mais un bruit de talons derrière lui le fit s'arrêter.

« -Je vais vous accompagner.

-Merci Shizune-san. »

Il se courba légèrement et suivit la silhouette féminine. Après avoir marché pendant quelques minutes, il ouvrit une porte. Un jeune homme roux, qui visiblement dormait encore, était emmitouflé dans sa couverture, les bras autour de son coussin. Un léger filet de bave coulait sur son menton. Il se tourna vers l'infirmière, lui réclamant muettement des nouvelles.

« -Je suis profondément désolé mais…

-Je suis son cousin. » Lui rétorqua-t-il.

Elle baissa la tête légèrement confuse et déclara :

« -C'est presque un miracle, ce jeune homme n'a presque rien subit du choc. Il avait une légère commotion mais maintenant, il va beaucoup mieux. Il avait quelques cotes cassées mais nous les soignons. Nous avions eu peur qu'il perde la mémoire, mais d'après ses dires, il se souvient de tout. Mais nous voulons encore le garder un peu, quelque chose chiffonne le directeur de cet hôpital. »

Il la remercia et la pria de sortir, voulant être seul avec lui. Kankûro déplaça une chaise et s'assit en face de lui. Ne restait plus qu'il se réveille, et le connaissant, ce n'était pas gagné.

Sasori, confortablement allongé dans ce maudit lit d'hôpital, se redressa. A l'aide de ses deux mains, il s'allongea sur le dos, grimaçant de douleur à cause de l'effort. C'est bien installé qu'il remarqua son visiteur. Il était recroquevillé sur la chaise, maudissant ces hôpitaux et les rouquins un peu trop fatiguant. Intrigué, Sasori approcha sa main de lui. L'homme se redressa et lui fit un léger sourire. Il faisait plutôt peur avec ses vêtements complètement noirs et son maquillage étrange. Le rouquin se décala, peu désireux de rester en contact avec lui plus longtemps. Choqué par ce mouvement de recul, l'homme fronça les sourcils.

« -Pas de dommage, mon cul oui. Médecin incompétent. » Baragouina-t-il.

Il s'éclaircit la voix et demanda doucement, comme s'il avait peur de l'effrayer.

« -Tu ne te souviens pas de moi, n'est ce pas ? »

Sasori opina vivement de la tête.

« -Je m'appelle Kankûro Subaku, théoriquement je suis un de tes lointains cousins. Je suis venu pour t'aider. Tu dois retrouver ta mémoire, il a besoin de toi à ces côtés.

-Ma mémoire va très bien, c'est juste que je ne t'avais pas reconnu. Je n'ai pas besoin de ton aide, alors vas t'en. » Répondit Sasori d'une voix rauque.

Kankûro secoua la tête, fataliste. Franchement, Gaara n'aurait pas pu choisir un homme plus facile à vivre ? Il posa sa main sur son épaule. Un espoir furtif dans les yeux, il supplia :

« Alors, tu te souviens de Gaara ? »

Sasori, fronça les sourcils. Qui était ce 'Gaara' ? C'était un nom bien étrange pour une personne. Cela devait être un homme. Mais comment était-il ? Avait-il des cheveux longs ? Etait-il beau ? Tant de questions sans réponses. Et à force de l'imaginer, il commençait à avoir mal à la tête.

« -Es-tu devenu fou ? Qui est ce 'Gaara' ? »

Alors que Kankûro allait répondre, la porte s'ouvrit vivement. Un homme blond, de long cheveux blond cascadant sur ses épaules était entré le sourire aux lèvres. Il se jeta sur Sasori le serrant dans ses bras. Le rouquin lui fit un léger sourire et posa ses lèvres sur les siennes. Kankûro, qui avait assisté à la scène fit un regard stupéfait. Peut-être était-il temps pour lui de partir ? Alors qu'il avait esquissé un geste pour se relever, le blond dit :

« -Vous êtes qui vous ?

-Juste le cousin de Sasori et vous ?

-Deidara, l'homme que j'ai secouru sur le passage piéton. » Rétorqua Sasori.

Kankûro ne comprenait plus rien. Deidara le fusilla de ses yeux et le congédia sèchement. Ne voulant pas blesser son cousin, le brun sortit. Cet homme avait profité de la vulnérabilité du roux pour sortir avec lui. Il avait monté leur relation de toute pièce, sans que Sasori ne se doute de quelque chose. Et le pire, c'est qu'il avait l'air de l'aimer ce blondinet. Mais ce que Kankûro ne pouvait accepter, c'était qu'il profitait de son frère. Il se faisait passer pour lui, et cela, il ne pouvait l'accepter. Sortit de l'hôpital, une silhouette l'arrêta. Deidara fit se une queue de cheval assez lâche et s'approcha, furibond, de Kankûro.

« -Je ne te laisserai pas me l'enlever. Je me suis trop battu pour l'avoir. Je sais qui tu es et ce que tu représentes. Sasori est à moi et rien de ce que tu pourras dire ne fera changer cette réalité. »

Et sur ces mots, le blond le frappa au visage, mettant tout sa haine dans son poing. Kankûro se releva et cracha le sang qu'il avait dans la bouche.

« -Et toi, es-tu prêt à vivre dans un mensonge ? Es-tu prêt à endosser un rôle qui n'est pas le tien. »

Le brun lui envoya son poing dans son nez et cria :

« -C'EST PAS TA PLACE ! TU PROFITES QUE MON FRÈRE NE SOIT PAS LA POUR S'APPROPRIER SA VIE. MAIS QUI ES-TU POUR FAIRE ÇA ? DIEU ? »

Deidara le coupa dans sa tirade en lui donnant un coup dans l'estomac. Alerté par les bruits, des infirmières suivies par la sécurité couraient vers les deux combattants. Un homme d'une forte carrure retint Deidara, mettant toute sa force dans ses bras. Le blond le mordait, lui donnait des coups. Kankûro reprit sa respiration, lui lança un regard dédaigneux et partit. Il pouvait encore entendre les 'Bouge pas, on en a pas fini ! Je vais te tuer' hurler par le jeune homme.

Yahiko était contre le mur, avec un brun dans le cou. Il pouvait sentir ses douces lèvres lui mordiller la peau, laissant parfois des marques sur son épiderme. Le brun passa sa langue sur sa carotide, et Yahiko gémissait. Hypnotisé par ce bruit, il releva la tête. Il posa ses lèvres contres les siennes, passant langoureusement sa langue sur sa lèvre inférieure. Il la mordilla et s'introduit de force dans sa bouche. Sa langue, plutôt joueuse, s'enroulait autour de sa comparse dans un ballet étrange. Yahiko passa ses mains dans les cheveux de son amant, répondant avec joie à son baiser. Il se colla à son bassin, lui faisant comprendre son excitation et gémit dans sa bouche.

« -Itachi, plus vite… La… Chambre. » Chuchota-t-il contre les lèvres de son amant.

L'intéressé fit un léger sourire sadique, et posa sa main sur le torse de l'autre. Il le caressa lentement, presque sensuellement. Yahiko, plus que partant, passa ses mains sous le pantalon de son amant, déboutonna son bouton pour plus de confort et câlina ses fesses rondes. Itachi, reprit la direction de son cou et lui enleva sa chemise par la même occasion. Il descendit sa bouche le long de son cou, parcourant de tendres baisers la poitrine de Yahiko. Il s'amusa à passer sa langue sur son piercing au téton le faisant encore plus gémir. Alors qu'il allait déboutonner son pantalon, des tambourinements sur la porte les firent sursauter. Yahiko tourna son visage vers cette dernière et demanda, la voix rauque :

« -Tu as fermé la porte ? »

Mais la porte s'ouvrit et Itachi se détacha vivement de son amant. Une femme d'un âge certain se tenait devant lui, le regardant avec effarement. Elle secoua la tête et s'approcha du brun.

« -Ou es Sasuke ? Ou est ton frère ? Avec ton père on a plus de nouvelle et cette rousse qui nous harcèle. Alors où est-il ?

- Maman, calme-toi. Commence par le début. »

Mikoto Uchiwa se tenait devant eux, dans toute sa splendeur. Ses cheveux noirs formaient un chignon strict, avec quelques mèches folles qui tombaient sur son visage. Elle avait beau ne plus être toute jeune, elle était toujours aussi magnifique. Elle respira un grand coup.

« -Bonjour Itachi, bonjour Yahiko. Très beaux abdos en passant »

Le roux lui fit un léger signe de main, le rouge au joues. Pendant qu'Itachi refermait son pantalon, elle déclara :

« -Ou est Sasuke ? Avec ton père on a essayé de l'appeler mais il ne répondait pas, alors on est parti à son appartement. Sa propriétaire nous à dit qu'il était parti elle ne savait où. Ou est mon bébé ? En plus Karin nous harcèle pour ce soi-disant mariage et Fugaku la soutient. Lui et ses envies d'être grand-père, il en mériterait des claques. Et Naruto, j'ai entendu dire qu'il était revenu. Je ne l'ai même pas vu ! Fils indigne ! »

Mikoto avait toujours eu cette particularité, elle parlait beaucoup, faisait des phrases sans queue ni tête et pouvait sauter du coq à l'âne. Sa belle-mère avait tout son respect habituellement mais là, elle venait de lui faire louper une partie de jambes en l'air plus qu'intéressante. Et tout ça pour quoi ? Sasuke. Ils étaient maudits.

« -Au Etats-Unis, avec Naruto. » Désespéra Itachi. Mais quand pourrait-il enfin profiter de son homme ?

Surprise, elle entra dans le salon et lui exigea de tout expliquer. Yahiko posa sa main sur son front. Foutu journée.