Bonjour, bonjour, tout le monde ! Alors oui, j'ai un peu de retard, on est lundi matin, 10h mais pour ma défense j'avais un "petit" rapport de stage de 106 pages à rendre avant minuit ! ^^' Donc j'ai passé ma semaine à être débordée...Et j'ai encore l'oral à travailler pour jeudi ! :(
Voici donc les réponses aux reviews :
Fenrir83: Bonjour à toi, Fenrir, ça faisait longtemps depuis notre dernière discussion. Merci de lire mes histoires ! Je suis touchée par tes compliments et le fait que tu continues à lire mes histoires ! Cela fait déjà si longtemps pour Krokie...Ses reviews me manquent vraiment, j'étais toujours enthousiaste à l'idée de lui répondre, semaine en semaine. Ses reviews étaient toujours tellement gentilles et pleines de compliments...Tellement de compliments ! Tous plus beaux les uns que les autres. Il s'était d'ailleurs inscrit sur ce site afin d'échanger avec moi entre autre. Cela me paraît être hier mais bientôt cela fera 2 ans...Le temps passe si vite. J'espère que tu vas bien et que tu es heureux. Je ne peux cependant m'empêcher de me demander ce que Krokie penserait de mes nouvelles histoires. J'espère qu'elles lui aurait plu et je m'efforce d'être une Dragonne forte ! ;)
Vilandel : Coucou Vila-chan ! Comment vas-tu ? Je t'ai envoyé un mail ! (enfin) j'espère que tu l'as reçu ! :) D'accord, Patte de Lait fera son apparition dans la fic ! ;) Ecoute Mira a vraiment une mauvaise influence sur les personnages ! xD Surtout sur Cherrya avec laquelle elle s'entend bien. Ecoute, si tu veux prendre l'idée de fic', elle est à toi ! ;) Ahahaha, ça me donne vraiment envie de lire la fic' ! xD Oh tu n'en as pas fini avec les petites piques de jalousie de Lisanna envers Lucy ! ;) Oui les personnages secondaires c'est le must ! 3 Oui j'ai choisi les rôles avec soin pour chaque personnage ! ;) Oui, petites références à certaines couples ! ;) Frosch aura son importance dans la suite ! ;) Benvolio ? Qui ? En réalité j'ai pas trouvé de personnage adapté à son rôle ! ^^' Je te laisse lire ce chapitre, tu vas l'aimer, il y aura une grande avancée entre Happy et Charles ! J'espère que tu apprécieras ! :)
Wolfblut: Hello Wolfy, comment ça va ? Oui Cherrya et Charles voulaient vraiment protéger leur cher petite Wendy ! :) Oui, j'ai fait du théatre quand j'étais au collègue alors j'ai repris mes cours et vous ai donné quelques conseils véritables ! ;) Oh tu n'en as pas fini avec les petites piques de jalousie de Lisanna envers Lucy. Oui si Laxus est à c'est que c'est un des "pièges" de notre démon préférée, Mirajaine ! Ravie de t'avoir fait rigoler ! :) Oui, tu auras la conclusion de Wendy x Romeo à la fin de l'histoire mais je ne peux te dire si elle sera positif ou si cela vira totalement au drame. J'espère que ce chapitre va te plaîre, du CaPpy à la folie ! ;)
Rick10: Coucou Rick, je vais bien et toi ? :) Oui, oui, pose des questions... XD Olala, je te crois sur parole ! xD Tkt pas ! Alors tu soulèves la problématique de l'intrigue. Tu as totalement raison, quelqu'un finira blesser dans l'histoire...Et ce sera les deux. Ce n'est pas parce qu'on est la personne à l'origine de la rupture qu'on ne souffre pas. Crois-tu vraiment que Charles ne va pas souffrir quand elle séparera d'Happy ? Ou alors leur amour sera tué dans l'oeuf dans le chapitre 10 ? Ou seront-ils assez fort pour surmonter ça ? Qui Charles choisira-t-elle au final...Le voir et le mariage ou la vie avec Happy ? Que pourra-t-elle faire ? Ca va bientôt virer au drame cette fiction ! ;) Charles souffrira le plus, tu sais très bien que je ne la ménage pas. Elle a déjà failli se faire violer dans cette fic' la pauvre. Euh...Les filles ont aussi un coeur. C'est pas plus facile pour une fille de plaquer...C'est même plus durs car les filles ont plus de sentiments et s'attache beaucoup plus facilement que les garçons...Et t'as beaucoup de mec qui veulent juste coucher et qui après largue alors que t'as moins de filles qui font ça...Après y'a des pestes mais c'est pas qqch propre à un sexe ou à l'autre mais au comportement et à l'éducation ainsi qu'aux valeurs et aux principes de l'individu en question. Charles jouerait avec les sentiments d'Happy ? Tu aurais raison s'il l'aimait de tout son cœur elle aussi.
Voici donc le chapitre tant désiré !
Chapitre 9: L'anniversaire de Grey
PDV Charles, mois de mars, chambre de Juvia.
-« Mesdames, si Juvia vous a fait venir ici, c'est pour préparer un événement de la plus haute importance.» Déclara Juvia, dans une chemise de nuit blanche qui lui tombait jusqu'aux pieds.
-« Le festival de l'Université ?» Proposa Meldy, la meilleure amie de Juvia.
-« Ta prestation dans l'équipe national de natation ?» Murmura Lisanna.
-« Peut-être sa 399ème déclaration d'amour à Grey ?» S'exclama Mirajaine.
-« Ou alors pour un atelier couture ? » S'enthousiasma Lucy.
-« Non, non, non ! Nous sommes ici pour organiser l'anniversaire de Grey-sama ! » S'exclama Juvia.
-« Heiiin ? Il peut pas se débrouiller ? » Interrogea Kanna, une bouteille de bière à la main.
-« Pour Gray-sama, je ferai n'importe quoi ! Juvia veut offrir le plus bel anniversaire du monde à Grey-sama, comme ça Gray-sama tombera à la renverse dans les bras de Juvia ! » S'enthousiasma-t-elle.
-« Nous n'avons pas le choix et puis, de toute façon, les garçons se contenteraient d'une beuverie alors mettons-nous au travail.» Trancha Meldy.
-« Alors où voulez-vous donc le faire ? » Demandais-je, en commençant à prendre des notes.
-« Juvia veut organiser la fête dans une immense villa avec une piscine et faire un spectacle de natation synchronisé pour séduire Grey-sama et l'emmener dans une chambre pour conclure notre union et le demander en mariage par la même occasion. Il me faudrait donc une bague, une équipe de nageuses expérimentés, une pièce montée, des centaines de ballons blancs, et ...» Commença-t-elle.
-« Stop. Ce n'est pas possible. Que ce soit pour la réalisation ou pour le budget. D'autres idées ? » Tranchais-je.
-« Emmenons-le dans un circuit de Kart. J'ai entendu dire que les garçons aimaient ça.» Murmura timidement Wendy.
-« Juvia ne va pas pouvoir le séduire comme ça.» S'affola-t-elle.
-« Et pourquoi pas la patinoire ? Grey aimait ça quand il était petit, si je me souviens bien.» Proposa Meldy.
-« Mais non, vous prenez pas la tête, emmenons-le à la taverne du coin !» S'exclama Kana.
-« Et pourquoi ne pas faire un voyage en Normandie, dans sa région natale ?» Demanda Erza.
Mais c'est alors que Mirajaine se leva et posa ses mains sur la table en s'exclamant:
-« Non,non, non ! Vos idées manquent de glamour, de strass et de paillettes ! Il faut quelque chose d'exceptionnel ! Qui soit à la mode ! Tendance, sauvage, hype !»
-« Je veux bien, Mira, mais où ?» Demanda Lucy.
-« Dans la boîte la plus tendance d'Extalia, le Magnolia.» Nous dit-elle tout simplement.
-« Heiiiin ? Mais c'est pas LA boîte la sélec' de la capitale ?» S'exclama Lucy.
-« Il n'y a rien qu'une Strauss ne peut avoir, Lucy. Nous sommes de sang royal et héritières d'une fortune colossale. Le Magnolia nous ouvrira ses portes dès l'instant où moi, mon frère ou ma soeur claquera des doigts. N'oublie pas qui je suis.» Rapella Lisanna.
La tension entre les deux filles étaient encore très fortes, et il était difficile de les réunir dans la même pièce sans que Lisanna ne lance des piques à Lucy. Elle supportait mal le fait de voir Natsu et Lucy, fous amoureux l'un de l'autre, tous les jours alors qu'elle n'avait pas pu encore totalement faire le deuil de son amour. Mais en même temps, il était difficile d'en vouloir à Natsu et Lucy qui se découvraient chaque jour de plus en plus et s'épanouissaient. Ils formaient véritablement un couple parfait. Lucy équilibrait le tempérament volcanique de Natsu et Natsu donnait le grain de folie nécessaire à Lucy.
-« Et bien évidemment nous prendrons des places sur le balcon V.I.P. Nous demanderons à faire privatiser une salle rien que pour nous. Mira-nee, pour le buffet ?» Ajouta Lisanna.
-« Les plus grands crus, Kanna se chargera de les choisirs. Des petits-fours et des macarons avec pour gâteau d'anniversaire...La fameuse pièce montée de Juvia ! Tu t'occuperas du design ? Je te mettrais en relation avec le traiteur préféré de mon père.» Lui dit Mirajaine.
-« Merci beaucoup, Mirajaine.» Répondit Juvia folle de joie.
-« Pour la décoration, il nous faut un thème. Cherrya, Lisanna, Wendy, vous pourrez vous en occuper ? Pour les activités organisées pendant la fête, je vois bien Meldy et Lucy. Pour les costumes, Carla et moi nous en occuperons. Et pour la liste des invités, Erza, s'il te plaît, je compte sur toi. » Ordonna-t-elle.
Nous n'avions pas le choix. Quand Mirajaine partait comme ça, elle était impressionnante. Elle aurait dû faire wedding planneur plutôt que chanteuse, bien que je ne l'avais jamais entendu pousser la chansonnette. Un album top secret il paraît. Enfin, ce genre de chose était bien trop loin de mon univers pour que je comprenne quelque chose au marketing produit mais j'étais sûre d'une chose : Mirajaine savait vendre son image. Son nom était une marque à part entière.
-« Et enfin pour final, je propose une activité totalement innovante ! Nous danserons sur l'eau, mesdames» S'exclama-t-elle.
-« Pardon ? » M'exclamais-je, surprise.
-« Sur l'eau ? » S'exclama Wendy, dépassée.
-« Oui. Vous n'êtes pas sans savoir que le club dispose d'une piscine absolument magnifique ! Je pensais donc installer une plateforme pour que Juvia et Grey valsent dans une ambiance absolument romantique. » Proposa Mirajaine.
-« Ooooh ! Je suis absolument pour ! » S'exclama Juvia, avec des cœurs dans les yeux.
-« Il se peut que vous tombiez à l'eau mais pas de panique, cela te donnera l'opportunité parfaite pour un premier baiser, Juvia-chan. » Lui dit Mirajaine avec un clin d'œil.
-« Juvia veut faire ça ! » S'écria-t-elle en s'évanouissant.
-« Pour l'organisation des lumières, je mettrais mon frère sur le coup. Lui et le physique ça ne fait qu'un et je n'ai jamais connu meilleur photographe. L'ambiance sera parfaite ! Maintenant, dispersion, chacun à son poste ! Carla, viens avec moi. » Ordonna Mirajaine.
Je me retrouva à la suivre jusqu'à l'extérieur de l'Université. Juste avant de sortir, elle me tendit un chapeau et releva mes cheveux en chignon qu'elle camoufla avec le dit chapeau. Avec une paire de lunette noire, nous sortîmes et je pu apercevoir une foule déchaînée criant le nom de Mirajaine. Des hommes, des femmes, des jeunes filles…Tous venus admirer leur star préférée. Mirajaine signa quelques autographes et nous pûmes enfin monter dans sa limousine privée.
-« Wow ! » M'exclamais-je.
-« Tu ne t'attendais pas ça, n'est-ce pas, Carla ? » Me demanda-t-elle en riant.
-« Non, comme quoi la vie de star n'est pas que du repos. Je suis surtout étonnée par ta manière de gérer les choses. » Lui répondis-je.
-« Ca s'apprend avec le temps. Et toi, Carla, serais-tu prête à assumer ce genre de célébrité ? » Murmura-t-elle.
-« Que veux-tu dire ? » Lui demandais-je.
-« Tu es une princesse d'Extalia. Si ton père te reconnaissait alors tu devrais te faire une place dans ce milieu. » Me dit-elle.
-« Cela n'arrivera pas. » Répondis-je.
-« Je peux en parler à ma mère si tu veux. Tu sais, je trouve ta situation très injuste. Je peux faire bouger les choses pour toi. » Me dit-elle.
-« C'est très gentil de ta part, Mirajaine, et je suis touchée mais…Je ne veux pas affronter cette célébrité, je ne m'en sens pas capable. » Répondis-je.
Je me sentais un peu coupable de lui mentir comme ça…Mais pour préserver mon identité secrète je n'avais pas le choix.
Nous arrivâmes donc chez elle...Enfin, nous arrivâmes devant une...Villa. Oui, j'aurais dû m'en douter. Je ne sais même pas pourquoi je m'attendais à voir une maison normale. C'était un palace ! J'avais l'impression de retrouver le palais royal à peu de choses près.
Après avoir passé nombres de grilles de sécurité et de check-point à reconnaissance faciale, nous pûmes enfin rentrer dans la demeure.
Le sol était d'un marbre noir impeccable tandis que les murs blancs et les canapés crèmes donnaient au lieu une atmosphère très moderne et high-tech, tranchant avec l'aspect extérieur de la maison. Sur le mur, plusieurs peintures étaient accrochés et je ne fus pas surprise d'y retrouver quelques Monnet et Renoir. D'autres oeuvres d'art se mêlaient aux meubles, telle la table basse en forme de cygne ou encore l'horloge entièrement peinte à la main. Et pour couronner le tout, un immense piano à queue blanc trônait sur le côté éclairé par la lumière des vitraux.
-« Mirajaine ?» Interrogea une voix douce.
Je me retourna et aperçu une femme qui devait avoir la quarantaine. Grande, mince et élancée, elle était vêtue d'une longue robe blanche et bleu de la même couleur de ses yeux. Ses longs cheveux blancs, coiffés en une natte ramenée sur le côté, et un maquillage un peu fait à la va vite finissait l'ensemble.
-« Maman !» Répondit Mirajaine poliment.
-« Tu ne m'avais pas dit qu'on recevait une invitée, je me serai habillée sinon ! Je sors à peine de mon lit !» Râla-t-elle.
-« Il est 17 heures, maman.» Rappela Mirajaine.
-« J'ai passé la nuit sur une de ses robes ! Il faut que tu voies ça ! Et toi aussi, Carla ! » S'exclama-t-elle.
Alors cette personne était la petite cousine de ma mère, la princesse Lissa D'Extalia. Elle était si...Différente de la façon dont je l'imaginais. Une véritable artiste apparemment.
Je fus éblouie par son talent quand je découvris une véritable robe digne des plus grandes stars d'Hollywood.
Une robe dont la jupe était entièrement faite de plumes blanches. Le corset de cette dernière était un mélange de plumes blanches et de saphir, laissant apparaître la poitrine et le ventre du modèle.
-« J'ai passé plus d'un mois dessus. Le design, la couture...Obtenir des plumes de qualité n'a pas été facile, mais les coudre était un véritable challenge ! » S'exclama Lissa.
-« Vous êtes styliste ?» Demandais-je, surprise.
-« Oui, on peut dire ça. Je prend beaucoup de plaisir à confectionner des robes pour les sorties de ma fille ! » Me répondit-elle.
-« Vous avez appris à faire tout ça au palais ?» Demandais-je, avant de me mordre la langue.
Il ne fallait pas que je pose de questions étranges. La princesse Lissa était la plus à même de percer mon secret à jour, il fallait que je sois constamment sur mes gardes.
-« Oh non ! Je pense que tu idéalises beaucoup trop la vie de princesse, Carla ! Si tu veux, je vais te raconter mon histoire.» Me dit-elle avec un sourire.
Après les essayages de la robe par Mirajaine et les dernières reprises, Lissa nous servit du thé Darjeeling et commença à raconter son histoire :
-« Ma mère était la petite soeur du précédent roi. Elle avait, toute sa vie, était gâtée comme la 3ème et dernière soeur du roi. Princesse parfaite, elle s'était pliée à toute les règles sauf une. Elle souhaitait épouser un ami d'enfance qu'elle aimait tendrement. Étant à ce moment là la 8ème héritière du trône, elle n'avait pas de devoir envers ce dernier. Pourtant, un jour, son frère décida de la marier brusquement, sans lui demander son avis. Se résignant pour le bien du royaume et de l'alliance en jeu, elle se maria, délaissant bonheur et amour. Mon père, quant à lui, était un comte qui avait beaucoup de relations et qui savourait l'idée de devenir un prince et d'épouser une jolie princesse. En échange de ce mariage, il promit au royaume d'Extalia une somme faramineuse et des relations principalement politiques. Puis, je suis née. J'ai principalement été élevée par les gouvernantes du palais qui m'ont appris à coudre car ma mère délaissai mon éducation. Mon père, rassuré d'avoir une héritière pour son titre, jouait beaucoup avec moi et me gâtait à tout bout de champs de biens plus précieux les uns que les autres. Puis, je grandis et mes travaux de coutures étaient d'une telle qualitée que les professeurs de coutures me félicitaient chaleureusement. Shargotte était tellement jalouse ! Elle peinait à faire le moindre point correctement ! Elle et moi nous entendions bien. Nous avions, comme tous les enfants de sang royaux, école au sein du palais dans une classe commune avec des groupes répartis en fonction de notre niveau scolaire. Nous partagions un désir de liberté, et nous sommes mêmes descendus plusieurs fois incognito au marché de la cité royale. Mais quand il fut l'heure pour Shargotte de se consacrer à ses devoirs de princesse héritière, nous nous éloignâmes. Loin était le temps de l'enfance, et les premières intriguent des mariages se firent entendre. Ce fut à une soirée de rencontres organisée par une de mes tantes que je rencontrai mon mari : Ludwig Strauss. A 16 ans, ce fût le coup de foudre. Il était blond, le teint basané, le port de tête de altier, la carrure d'un athlète et l'âme d'un artiste. Lui avait déjà 25 ans et était déjà multi millionaire. Il avait fait fortune en tant que trader dans la finance. Il n'était pas là pour rencontrer des prétendantes mais pour parler affaires avec le mari de ma tante. J'eus le courage de me présenter et nous discutâmes pendant des heures avant que le temps ne nous rattrape. Nous nous vîmes en secret pendant des années jusqu'à ce que mon père aborde la question du mariage et de l'héritage. J'essaya de lutter et expliqua la situation à ma mère qui me dit d'assumer mon rôle de princesse et d'épouser l'homme choisi par ma famille. Pourtant, malgré tout ce que je pu faire, je ne pu me résoudre à l'épouser et appela Ludwig à l'aide. Il décida de m'enlever, et de nous mettre en sécurité dans les eaux internationales. Nous habitâmes pendant quelques années sur un bateau. Lorsque Ludwig travaillait et recevait des investisseurs, je devais me cacher dans une pièce au fond du bateau. Si quelqu'un venait à me voir et dénonçai Ludwig il risquait la peine de mort pour avoir enlevé une propriété privée de la couronne, un de ses joyaux. Ma disparition faisait les gorges chaudes de tous les journaux et nous décidâmes 2 ans plus tard que cette vie n'était plus possible. J'attendais Mirajaine et je ne voulais pas qu'elle soit considérée comme une enfant fantôme, illégitime de la couronne et devant se cacher toute sa vie sur un aurions pu nous installer autre part dans un pays qui n'avait pas d'accord d'extradition avec Extalia mais...La monarchie aurait négocié avec les autorités pour me voir rentrer à la maison. Quoi qu'il arrive. Nous aidant d'un photographe et d'un journaliste, le principal journal d'Extalia publia un article sur nous qui nous permit de gagner la faveur de l'opinion publique et obligea mon père à donner ma main à mon mari. Pendant quelques temps, nous nous installâmes au après la naissance de Lisanna, nous étouffions et une dispute avec ma mère qui me reprochait l'éducation donnée à mes filles me fit partir à jamais du palais. Aujourd'hui je me dis que j'ai de la chance d'être 8ème dans l'ordre de succession et non pas première, comme Shargotte. Car j'ai pu mener ma vie comme je l'entendais et je suis la maman de trois beaux enfants dont je suis très fière ! »
Après ce récit touchant et émouvant, je fus plus à même de comprendre les raisons du départ de la famille Strauss. C'est vrai que la politique de la famille royale était d'une autre époque. Moi même, condamnée au mariage arrangé, je ne le savais que trop bien.
OOooOO
PDV Charles, Le Magnolia, 21h30
L'ambiance était une telle folie ! La musique se déversait dans mes oreilles tandis que mes yeux ne savaient pas où se poser tellement il y avait de lumières et de paillettes.
Je portais une petite robe noire assez sexy tandis que les mèches avant de mes cheveux étaient relevées, un peu comme dans une coiffure style empire. A mes pieds se trouvaient des talons de 5 cm, assez confortable par rapport à ce que j'avais d'habitude au palais. Je me trouvais tout simplement éblouissante ! Tellement adulte.
Nous attendions l'invité du jour. Accoudée au mini-bar de la salle que Mirajaine avait louée, je vérifiais la robe d'Erza.
-« Merci beaucoup Carla. J'adore cette robe.» Me dit-elle.
-« Désolée pour les problèmes avec la fente sur le côté. Je te fais quelques points de couture, ça devrait tenir pour la soirée. Je ne suis pas Mirajaine ou Lissa avec leurs doigts de fées ! » Répondis-je avec un sourire.
Soudain, Wendy s'écria:
-« Grey arrive ! »
Nous nous préparâmes donc tous et, le moment venu, quand il ouvrit la porte, nous nous exclamèrent :
-« Joyeux anniversaire Grey !»
Surpris, heureux et bouleversé, voici les sentiments que je vis sur son visage avant que Natsu lui saute dessus et lui cherche amicalement la bagarre.
La musique dans les oreilles, un verre à la main, il se mit à danser avec le reste de la bande. Lisanna et Cherrya m'entrainent de force sur la piste et j'essaya tant bien que mal de bouger comme il fallait. Cherrya s'était vite habitué à cette manière de danser tandis que moi et Wendy avions beaucoup plus de mal. Autant dire que je dansais comme un balai dans un placard. Jetant un regard autour de moi, j'aperçu Happy me fixer au bar. Il me fit un clin d'oeil et, à ma grande surprise, je détourna la tête en rougissant. Pourquoi donc mon coeur battait-il si fort ? Pourquoi ne pouvais-je empêcher d'être heureuse ? Pourquoi donc me faisait-il tourner la tête ainsi ?
Soudain, quelqu'un me poussa violemment et je me retrouva prise entre 2 flots de personnes dansantes. Aie, aie, aie, j'avais l'impression de me sentir étouffer ! Essayant tant bien que mal de me dégager, je n'y réussi que parce qu'une main m'attrapa par le bras et je me retrouva le nez contre le torse d'Happy, étant plus petite que lui, malgré mes talons.
Ah mon Dieu, cette odeur. Je l'adorais. A tel point que je la respirais dès que je le pouvais. Happy sentait bon, naturellement, sans tout ces parfums que portaient les nobles de la cour.
Il me hissa jusqu'au bar, où nous nous asseyâmes côte à côte.
-« Que veux-tu boire ?» Me demanda-t-il avec un sourire éclatant.
-« Hum...Un cocktail ?» Proposais-je, hésitante.
-« Dans ce cas là, un Mojito pour moi et un Venus Beach pour la demoiselle.» S'exclama-t-il, en me donnant un regard amusé.
Venus Beach hein...Quelle comparaison ! Mon coeur rayonnait de plaisir !
Sirotant mon cocktail, je ne fus pas gênée quand Happy passa un bras autour de mes épaules quand je lui dis que j'avais un peu froid. Au contraire, cette proximité faisait naître en moi des émotions incontrôlées. Je me sentais un peu ivre avec ce cocktail. Oh, c'était bon, ça avait un goût sucré par excellence ! Ma tête tournait un peu et je me sentais pousser des ailes sans aucune raison. Je me sentais tellement bien ! J'avais juste envie de m'amuser et de danser, de me libérer !
Soudain, Lisanna nous invita à sortir sur le balcon. Ne pouvant voir grand chose dû à ma petite taille, Happy proposa donc de me prendre sur ces épaules. Me hissant, il posa ainsi ses mains sur mes cuisses pour me maintenir. Et...Ce fût comme la dernière fois, dans le jacuzzi, son simple toucher m'électrisait. Tout mon corps semblait vouloir répondre à son appel. Personne n'avait jamais touché mes cuisses que ma petite robe et ma position dévoilait outrageusement. Et ce fût pire, bien pire quand il commença à faire des petits cercles sur ma peau. Je dû, comme la dernière fois, restreindre les sons qui voulaient sortir de ma bouche. Et pour essayer d'oublier et de ne pas perdre le contrôle en plein milieu de la boîte de nuit, je me concentra sur le spectacle qui s'offrait à moi : Grey et Juvia valsaient en plein milieu de la piscine, sur des petites plateformes faite à la manière des nénuphars. Le spectacle était magique: Juvia, telle une ondine, portait une robe transparente en voiles bleus clairs dévoilant absolument tout, inspirées de celles des fées dans les contes. Elle semblait même voltiger, tant elle semblait à l'aise dans cet environnement. La magie dura quelques minutes avant que la musique ne s'arrête et que le temps ne se suspende pendant de longs instant avant que Juvia ne brise le sortilège en embrassant son prince charmant.
Une vague d'applaudissement retentit alors, et surpris, ils paniquèrent et...Tombèrent à l'eau. Mais cela ne dérangea pas Grey, qui rendit à Juvia son baiser passionné.
Puis, la foule se dispersa et tout le monde retourna à ses occupations. De mes souvenirs, plus personne ne revit Grey et Juvia de la soirée.
Happy me fit descendre de ces épaules et je lui demanda:
-« J'ai un peu chaud, on peut sortir dehors ?»
-« Aye sir !» Me répondit-il, en m'entrainant par la main.
Quand l'air froid de cette nuit de début mars traversa mon corps, je me mis à frissonner. Que c'était plaisant de pouvoir enfin respirer de l'air frais ! Nous entendions toujours la musique de la boîte de nuit bien que nous soyons dans une petite cour intérieure assez jolie.
-« Regarde Carla ! Les étoiles sont si belles ! » S'exclama-t-il avec un sourire radieux.
Levant la tête vers le ciel, je fus éblouie par la beauté des étoiles. A la cité royale, elles ne brillaient pas comme ça.
-« On dirait que le ciel est incrusté de diamants ! » M'écriais-je.
Il me fit un beau sourire et commença à me montrer les constellations : la grande ourse, le cancer, le verseau, … Quand je lui demanda d'où il tenait tout ce savoir là, il me répondit que lui et Lucy passaient beaucoup plus de temps ensemble maintenant qu'elle sortait avec Natsu et qu'une fois ils étaient allés camper tous les trois, non loin et qu'elle lui avait appris tout ça.
Soudain, il se leva et me tendit la main alors que les premières notes de musique d'un slow remplissait le lourd silence de la nuit :
-« M'accorderiez-vous cette danse, Mademoiselle Angel ?» Me demanda-t-il avec un sourire charmeur.
-« Bien sûr, Monsieur...Hum...» Répondis-je, gênée de ne pas savoir son nom de famille.
-« Happy, c'est très bien. Ne t'en préoccupe pas, je n'aime pas mon nom de famille, il est ridicule. Allez, viens contre moi.» Me dit-il, tout en m'attirant dans ses bras.
Il plaça ses mains autour de ma taille tandis que les miennes se placèrent autour de son cou. A un rythme très lent, nous commençâmes à bouger. Je profitais de la chaleur d'Happy et de la tendresse de ces bras. Jamais je ne m'étais senti comme ça. C'était comme si je voulais passer le restant de mes jours dans ses bras protecteurs. Je ferma les yeux et laissa la musique se déverser en moi. Puis, en sentant le souffle chaud d'Happy laisser des tas de petits bisous au niveau de ma clavicule, je releva les yeux et nos regards se croisèrent. Ses cheveux bleus clairs brillaient dans la nuit noire, ses yeux noirs semblaient heureux et rieurs et la blancheur de sa peau accentuait le rouge de ses lèvres. Je sentis alors une force irrésistible m'attirer vers lui. Fermant les yeux, nos visages se rapprochèrent et nos lèvres se touchèrent enfin. Le premier baiser fût tendre et délicat. Un peu comme la sensation de goûter un fruit défendu. Ces lèvres étaient douces et chaudes, j'en étais déjà accro. Nous nous séparâmes à cause du manque d'air et j'eus la surprise de voir le visage d'Happy rougir. Il prit alors une mèche de mes cheveux et souffla mon prénom avant de reprendre possession de mes lèvres. Cette fois-ci, c'était un baiser plus passionnel et je senti comme un brasier m'enflammer. Chaque fibre de mon corps désirait Happy. Je voulais le connaître et le découvrir. Depuis ce jour au jacuzzi, il hantait mes pensées.
Ses bras me serrèrent encore plus fort et il délaissa mes lèvres pour parsemer mon cou de petits baisers. Puis, il descendit jusqu'à la naissance de mes seins où mon décolleté lui offrait une vue sublime. Je fus néanmoins soulagée quand il délaissa ma poitrine pour reprendre mes lèvres. Mes mains se firent plus baladeuses et je découvris qu'il avait un dos large tandis que ses mains soulevèrent le tissus de ma robe pour remonter sur ma cuisse nue qu'il avait déjà caressé toute à l'heure. Mais cette fois, les caresses étaient beaucoup plus appliquées et je ne pu m'empêcher de pousser des petits gémissements d'...Excitation ? Moi ?
-« Carla...Tu vas me rendre fou...» Murmura-t-il, en mordant légèrement mon cou.
-« Happy...Moi aussi...Je...» Commençais-je, sans pouvoir finir ma phrase.
Soudain, une porte s'ouvrit à la volée et un cri retentit. Nous découvrîmes alors...Cherrya accompagnée d'un garçon que je ne connaissais pas. Beau bruns aux yeux verts, le type de Cherrya. Elle me fit un clin d'oeil, amusée, tout en me murmurant :
-« Je vois que tu as suivi mes conseils. Ça a l'air chaud avec Happy ! On va aller ailleurs ! »
Mais il était déjà trop tard, l'ambiance magique s'était dissipée. Nous étions tous deux gênés et nous n'osions pas nous regarder dans les yeux.
-« Je suis désolé, j'ai été trop loin. » Murmura-t-il, en baissant les yeux.
Me mettant sur la pointe des pieds, je lui mis mon doigt sur ses lèvres pour le faire taire et murmura sensuellement:
-« Au contraire, Happy, j'attends avec impatience la prochaine fois que nous ferons ce genre de choses.»
Et en m'éloignant pour lui pour sortir de la petite cour, je lui dis :
-« Allons rejoindre nos amis, mine de rien il est déjà deux heurex du matin.»
Main dans la main, nous rentrâmes dans la boîte de nuit, les yeux rêveurs et le cœur battant après notre rapprochement.
Voilà, voilà, c'est la fin de ce septième chapitre ! J'espère que vous avez apprécié ce nouveau chapitre ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à continuer d'écrire ! :)
A la semaine prochaine, avec le chapitre 10 : "Le fiancé"... Les choses sérieuses commencent !
