Disclaimer : Allez, on le dit vite pour que çà passe mieux : HP est à la- madame-qui-est-enceinte-une-troisième fois-ce-qui-va-peut-être-retardé-la- sortie-du-prochain-tome (pour ceux qui l'ont pas reconnu c'est JK Rowling !). SW est à Georges Lucas et le poème est un extrait d'Ulysse de Lord Alfred Tennyson. Voilà, le reste est à moi. Quoi quel reste ?
Note : Désolé du retard ! je sais que ce chapitre a près de 10 jours de retard mais, deux raisons à cela : déménagement Belgique-France (donc repas famille, sortie amis et tout le tralala) et panne de modem pendant 5 jours (en fait, c'est le PC de ma sœur qui déconne donc j'ai récupéré le modem (OUAIS !)
Réponses au review :
Onarluca : Bon, après une fin sadique, ben une autre fin sadique ! Désolé du retard, mais j'espère que ce chapitre comblera tes attentes. Merci !
Diony : Une torture de devoir s'arrêter ? faut pas écrire çà, on va croire que je suis un auteur cruel qui fait du mal à se pauvres petits lecteurs. Heu...attendez...mais çà me plait çà ! J'espère que le mélange sera toujours à la hauteur et encore merci ! J'adore en plus les compliments donc merci pour ta review. Combien de temps pour les ressemblances ? Hum soit je dis que j'y passe un temps fou, soit je dis que çà vient au fur et à mesure de l'écriture...hum je vous laisse choisir ! Han Solo est toujours vivant fera-t-il une apparition ? Peut-être bien ! Voilà la suite !
Mileslerenard : Oui enfin ! lol ! Et enfin le nouveau chapitre ! Espérons que cela soit d'aussi bonne qualité que les précédents !
Jessica Angel : Que va-t-il se passer ? Hummm ben en fait l'héritier de Voldemort va être embaucher à Disneyland où harry viendra faire un tour après avoir étouffé Voldy avec une patate trop chaude qu'il lui a servi dans le resto où il est serveur parce qu'il s'est fait virer de Poudlard pour avoir...heu...ben c'est plus simple si je vous dis d'attendre la suite, mais je suis ouvert à suggestion ! merci pour ta review jess !
GabrielleTrompeLaMort : 50 ! Tu as fais la 50ème review pour cette fic toi qui étais là depuis le début ! C'est un symbole des plus plaisants ! C'est vrai que tu connais un peu la suite, mais bon, comme Yoda dit, toujours en mouvement est l'avenir ! Cà y est, plus de banque, plus de pâtes (à mon désespoir, j'en ai marre des salades !) et ma chambre (surtout ma bibliothèque) Jumelle Sadique voici ce chapitre ! Bon, comme t'es en vacances, t'as le temps pour lire ce chapitre ! Signé : le maître des mouchoirs, jumeau sadique !
Lunenoire : Des gardes du corps ? Arggg, va falloir un budget pour çà, oh zut. Mais bon, c'est pas çà qui m'empêchera d'être sadique de nouveau. L'ai-je été cette fois aussi ? Hum A vous de voir ! Comment Harry a revécu les souvenirs ? No comment ! C'est pas drôle sinon !Comment James et Lilly sont encore en vie ? Ben en fait, c'était leur doublure à Halloween, ils sont jamais mort ! Non, sérieusement, la réponse ne saurait tarder !
Mangafana : Bienvenue parmi nous ! Une nouvelle revieweuse j'en suis heureux ! Je suis heureux que l'idée te plaise vraiment et j'espère que tu auras pu lire la suite. Perso je préfère aussi la suite de RdJ donc c'est pour çà que l'histoire se situe à cette époque. Luke et Mara sont mes préférés c'est pour çà qu'ils apparaissent plus que les autres. Pour le couple Harry-Ginny, je dirais qu'il y a failli ne pas exister et je ne peux même pas garantir qu'il survivra aux prochains chapitres, çà dépend de mon humeur. J'ai lu jusqu'au vestige de l'empire (sorti en juin) donc je connais les yuzaha vongs, ceux-ci sont évoqués parfois mais vu que tout le monde ne connaît pas parfaitement SW, j'ai réduit les passages avec eux pour ne pas perdre mes lecteurs dans tout le cheminement historique et ne garder que les grands éléments, en plus, même si je sais à peu près comment se finit le conflit, n'ayant pas les détails, j'ai zappé les YV pour ne pas entrer en conflit avec le NOJ. Bon, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira !
Andromède : Schtroumphette Kangourou, comment va ton esprit de contradiction ? il a un nom lui aussi ? Comme ton esprit créatif qui devrait prendre un somnifère si tu ne veux pas devenir folle à force ! j'admire tes efforts pour te contenir alors voilà la suite ! Signé : Central des musiques, maîtres des mouchoirs, soutien moral !
Beru ou Blob : Bienvenu ! Me torturer ? faut y penser, c'est pas bête, mais j'ai engagé des gardes du corps !
Mayreendalmrin,The Dark Queen : Merci pour ta review!
Boneless : Heureux que ce chapitre t'ai plu ! Il est possible que des mots ou des lettres sautent de temps à autre, je n'ai pas de betareaders et côté relecture, je n'aime guère çà et comme je veux vous donner les chapitres aussitôt après les avoirs écris, il m'arrive de laisser des fautes. Désolé ! C'est vrai qu'il y a une référence à Fol Œil, tout comme il y aura une référence à l'empire contre attaque dans celui-ci. Méchants ? Gentils ? Toute la question est là, mais la réponse...Encore Merci pour ta review !
Chapitre 8 : Rencontres du troisième type
Le matin était levé depuis plusieurs heures et Rubeus Hagrid, garde chasse, maître des clefs et des lieux de Poudlard et Professeur de Soins aux créatures magiques était déjà au travail depuis le lever du jour quand cela se produisit.
Le professeur Dumbledore lui avait demandé de trouver de nouveaux gardiens pour l'entrée de l'école et les sphinx qu'il avait commandés étaient arrivés quelques instants plus tôt quand Hagrid eut la surprise de sa vie. La surprise lui fit lâcher violemment la cage qu'il transportait avec précaution. Ses yeux menaçaient de sortir de ses orbites, son pouls s'était accéléré, sa mâchoire était sur le point de se décrocher. Bref, la surprise avait paralysé Hagrid et il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir reprendre ses esprits.
"Oh par Merlin ! C'est impossible !"
Devant lui se tenait en piteux état Lilly et James Potter accompagnés de Sirius Black.
-Flash-back-
Le puits des âmes n'avait plus servi depuis une éternité. Rare étaient ceux qui connaissaient l'existence de ce lieu de magie pure, et encore plus rares étaient ceux qui pouvaient prétendre y accéder et en revenir vivant. Pour tout dire, aux connaissances de Lord Voldemort, ils étaient trois à pouvoir prétendre utiliser la magie de cet endroit : Albus Dumbledore, Harry Potter et lui-même. Et il savait que Potter n'était pas au courant de l'existence du puits contrairement à ce vieux fou amoureux des Moldus.
Ce puits avait dans l'histoire servi deux fois : la première fois il y a bien longtemps pour ressusciter un soi-disant Dieu de l'Egypte antique, la deuxième fois voici presque 2000 ans pour ressusciter ce prophète qu'une partie des moldus vénérait. Le prix à payer était cher pour faire revenir les morts mais en l'occurrence c'était un bon investissement que Voldemort était prêt à consentir.
La légende voulait que le puits soit l'entrée des limbes, appelé parfois l'Enfer dans certaines religions, et que celle-ci soit gardée par un antique démon, toutefois si la première affirmation était vraie, le démon lui était aux abonnés absents.
Devant lui, des files d'âmes errantes avançaient à travers un porche gravé dans la roche. Un autre portail de ce genre existait, mais son accès était limité depuis plusieurs années par le ministère de la magie. Les portes du monde des morts ne devaient devenir une attraction touristique, trop de choses étaient en jeu. Combien de personnes auraient succombé à l'envie de se servir de ces portails pour retrouver des personnes chères trop tôt disparues ?
Le sombre seigneur avait failli lui aussi passer ses portes quinze ans auparavant, il n'y avait échappé que grâce à l'intervention d'un allié des plus inattendus : Potter. Derrière cette arche, s'étendait le cinquième cercle de l'enfer, le plus clément d'entre eux : le royaume des morts. La légende voulait que les trois cercles extérieurs étaient réservés aux créatures démoniaques tandis que le cercle interne était le sanctuaire du Roi-démon que nul mortel n'avait vu, même Voldemort ignorait à quoi ils ressemblaient alors qu'il se préparait à les invoquer.
Le plan étant magnifique, réellement brillant et il fallait un cerveau supérieur pour avoir pu imaginer un tel chef d'œuvre de cruauté. Mais Voldemort ne pouvait prétendre en être l'auteur. Une fois de plus, il avait trouvé son inspiration auprès de son maître : le grand Salazar Serpentard. Celui-ci avait jadis ambitionné mettre ce plan à exécution mais il n'avait eu le temps, ou la volonté, de mener son projet à son terme.
Rendu au pied de l'arche, il concentra toute son énergie magique et lança son incantation :
« Seigneurs des limbes, entendez mon appel, que les courants de l'espace portent en cette poussière d'étoiles mon message. Seigneur Flâam tu n'es pas de notre galaxie mais du fond de la nuit d'aussi loin que l'infini descends jusqu'ici, réponds à mon invitation. Moi Lord Voldemort, je t'invoque toi le Roi-démon »
Ce faisant le sombre seigneur souffla sur une poignée de poussière d'étoiles qu'il tenait dans le creux de sa main. Celle-ci s'envola en direction de l'arche et à peine l'avait-elle franchi qu'un doux bourdonnement s'éleva de la porte et s'intensifia. Les runes inscrites sur les montants de l'arche se mirent à luire faiblement dans l'obscurité des galeries. Le bourdonnement s'accentua pour devenir une douce musique qui s'accompagna de vibrations grandissantes. Quelques minutes plus tard, une surface rouge lisse et opaque emplit le vide de l'arche. Une voix inhumaine se fit entendre provoquant des remous sur l'étrange surface.
« Qui es-tu mortel pour déranger ainsi le seigneur des cinq cercles ? »
Voldemort, bien qu'être malfaisant et puissant, ne put s'empêcher de trembler devant la puissance qui émanait de cette voix. Il savait que le seigneur Flâam, comme ceux qui avaient été bannis dans les limbes, ne pouvait prendre consistance dans cette dimension mais il ne doutait pas que sil celui-ci avait pu prendre corps, il aurait été des plus imposants.
« Seigneur Flâam, Voldemort est mon nom, descendant de Salazar Serpentard et c'est moi qui ai invoqué ta présence en ce monde. »
La surface vira au bleu et les remous suggéraient que son interlocuteur devait rire de l'autre côté.
« Lord Voldemort, oui, de toi, j'ai entendu parler. Tes victimes, quelques un de mes invités sont. Ta réputation à moi est parvenue. Curieux je suis de savoir les raisons qui te motive. Rares sont les vivants qui osent venir en ces lieux, plus rares encore sont ceux qui auraient osé m'invoquer. Parle mortel, divertis moi et la vie sauve, peut-être tu auras. »
Un frisson parcourut l'échine de Voldemort, il savait qu'il n'avait pas le droit à l'erreur mais le jeu en valait la chandelle.
« Seigneur Flâam, vous qui parcourûtes la Terre voici plus de mille ans et dont l'accès à ce monde vous fut interdit par l'Emrys, votre aide j'implore pour accomplir une vengeance. Votre vengeance contre les descendants de l'Emrys, ma vengeance contre un terrible ennemi. Un millénaire à passer, mais cette atteinte qui fut jadis faite à votre grandeur, aujourd'hui peut être effacée. »
Le silence se fit pendant quelques secondes. Cela suffit à Voldemort pour comprendre qu'il avait su captiver l'attention de Flâam. La voix revint à la charge, puissante, pleine de haine et de colère.
« Une insulte cela fut. Nul ne peut s'en prendre au maître des cercles sans en payer le prix. L'Emrys avait de grands pouvoirs et son charme toujours efficace est. Arpenter ton monde je ne puis plus désormais, mais cet affront ne restera pas impuni. Les descendants de l'Emrys et sa lignée doivent disparaître. Demande ce que tu as à demander, mon aide tu auras. »
Le seigneur des ténèbres retint un soupir de soulagement qui menaçait de trahir son trouble. Il était encore en vie et son interlocuteur était prêt à envisager son idée. C'était déjà bien.
« Parmi vous, marche trois individus dont la vie me serait utile à l'heure qu'il est. Accordez leur le droit de franchir à nouveau l'arche et de revenir marcher parmi les vivants. Ils seront le vaisseau de notre vengeance. J'invoque l'Axentuar. Nul ne nous permettra mieux qu'eux d'anéantir nos ennemis.»
« Bien, je vois de qui tu veux parler. A ta requête je veux bien accéder. Que ceux qui ont franchi l'arche, la franchisse à nouveau. »
L'arche devint lumineuse, véritablement aveuglante, pendant quelques instants avant de reprendre sa forme originelle. Quand la luminosité redevint acceptable, trois corps nus gisaient au sol, bien vivants.
Et le rire lugubre de Lord Voldemort résonna contre les parois des galeries, se propageant jusque dans le tréfonds de la Terre. Les fléaux étaient de retour…
-Fin du flash-back-
Il ne rêvait pas, il fallait bien qu'il l'admette. Ce n'était pas une hallucination, à moins que…une vision…oui, peut-être était-ce une vision…non. Il n'était pas endormi, cela ne pouvait être une vision…à moins que…oui à moins qu'il soit endormi et qu'il rêve qu'il est éveillé…cela pouvait bien être un rêve finalement…
« Hagrid ! »
La voix de Sirius vint sortir Hagrid de la torpeur dans laquelle il s'était enfoncé en voyant devant lui trois personnes qu'il croyait morte.
« Hagrid » reprit Sirius, visiblement épuisé « aidez nous. Nous devons aller voir le professeur Dumbledore, vite ! »
« Si…Sirius ? C'est bien vous ? » Hagrid secoua la tête « Non, ce n'est pas possible. Vous êtes mort. Et Lily et James aussi. Je suis mort ? C'est ça ? Je suis mort et je vous ai rejoint ? »
Sirius lui adressa un petit sourire empli de fatigue.
« Non Hagrid, vous n'êtes pas mort, et nous non plus. Enfin, plus maintenant. C'est pour çà que nous devons voir le professeur Dumbledore. Il faut lui expliquer. »
Lilly, qui n'avait prononcé un mot tout comme James, s'avança vers le demi-géant.
« Hagrid, c'est bien moi, c'est bien votre petite fleur de Lys. Nous sommes revenus. » lui dit-elle avec un léger sourire.
« Incroyable, c'est incroyable » répéta Hagrid.
« Hagrid » reprit James « Il faut que nous allions voir le professeur Dumbledore rapidement. Voldemort prépare quelque chose et il faut le prévenir sinon nous courons à la catastrophe »
Hagrid semblait perdu toutefois il murmura un « bien entendu » qui n'échappa à aucun des revenants. Finalement il secoua la tête et sembla reprendre pied.
«Vous pourriez être des mangemorts ayant pris du polynectar. Je suis désolé je ne peux pas vous laisser voir le professeur Dumbledore. » dit-il en secouant la tête.
« Mais voyons Hagrid, comment les mangemorts auraient pu trouver un morceau de chacun d'entre nous ? » répondit un peu agacé Sirius
« heu… je n'avais pas pensé à çà»
« Hagrid » intervint calmement James « Dites simplement au professeur Dumbledore que lorsque le phénix pleure, le lion rugit. Il comprendra. »
Résigné Hagrid hocha la tête.
« Je peux faire çà. Attendez moi dans ma cabane, je reviendrais vous chercher si le professeur Dumbledore veut vous voir. »
James hocha la tête avec un sourire.
« Allez-y. Nous sommes morts pendant près de quinze ans, attendre quelques minutes ne nous tuera pas…à nouveau » ce qui lui valut une petite claque sur la tête de la part de sa douce épouse.
« Tu ne peux pas t'en empêcher pas vrai ? »
« Non mon ange, et c'est pour çà que tu m'aimes » lui rétorqua-t-il en lui souriant alors qu'elle lui tirait la langue.
Hagrid parcourut les couloirs de Poudlard dans un drôle d'état. Il n'en revenait toujours pas. Lilly et James Potter attendaient devant les grilles de Poudlard comme deux décennies auparavant ils attendaient la rentrée des classes, enfin façon de parler.
Arrivé devant la gargouille qui gardait le bureau du directeur, il lui fallut plusieurs minutes pour se souvenir du mot de passe tant son esprit était embrouillé.
« Queue de castor » lança-t-il finalement à la gargouille qui voulut bien le laisser passer.
Gravissant quatre à quatre les marches de l'escalier, Hagrid se retrouva bien vite dans le bureau du professeur Dumbledore. Toutefois celui-ci n'était pas seul. Le ministre de la magie lui tenait compagnie ainsi que la directrice adjointe de l'école et le professeur de Potion.
« Ah Hagrid ! Nos sphinx sont-ils bien arrivés ? » s'enquit le directeur de la plus grande école de sorcellerie d'Europe.
Rubeus hocha la tête encore ébranlé par ce qu'il devait annoncer.
« Professeur Dumbledore, je…enfin j'ai….non…plutôt…ils… »
Rogue grimaça de mépris. Passe encore que Dumbledore ai engagé Hagrid comme garde-chasse, mais lui confier un poste d'enseignant, c'était tellement ridicule.
« Des problèmes de mémoire Hagrid ? » demanda narquoisement Sévérus.
Hagrid fronça les sourcils et se retourna vers Rogue qu'il fixa pendant quelques secondes.
« Je sais que vous me croyez idiot professeur Rogue, seulement si j'ai du mal à m'exprimer c'est que la nouvelle que j'apporte est incroyable. »
Rogue resta coi quelques secondes. Jamais le demi-géant n'avait osé lui parler ainsi depuis qu'il était à Poudlard, comment beaucoup d'autres, il avait bien trop peur de lui.
Hagrid se retourna alors vers le directeur.
« Monsieur le directeur, Lilly et James Potter ainsi que Sirius Black demandent à vous voir. Ils attendent dans ma cabane. »
Le regard amusé du professeur Dumbledore se changea soudain en curiosité pure et il se pencha légèrement vers Hagrid pour sonder les tréfonds de son âme. La réaction de Rogue fut plus véhémente.
« Quoi ? » hurla-t-il « Mais vous avez oublié qu'ils sont morts triple buse ! La boisson ne vous réussit pas ! »
Minerva lâcha un hoquet de surprise tandis que sa tasse de thé se brisait au sol. Et le ministre de la magie fronçait les sourcils, réfléchissant à ce que cela pouvait réellement être car lui croyait Hagrid sans aucun doute.
« Un piège, cela peut-il être un piège ? » demanda-t-il au directeur.
« Hagrid ? » interrogea ce dernier
« James m'a aussi dit de vous dire que lorsque le phénix pleure, le lion rugit, professeur. Il a dit que vous comprendriez. »
La lueur de malice revint bien vite briller dans la prunelle des yeux du professeur et son sourire énigmatique vint bouleverser les convictions de Rogue. La tension qui s'était emparée du vieil homme avait disparu aux paroles d'Hagrid.
« Hé bien, pour une surprise s'en est une » répondit Albus en se levant « Et si nous allions voir d'anciens élèves qui reviennent nous rendre visite Minerva ? »
Minerva hocha la tête intriguée et se leva aussi. La confiance qu'elle vouait à cet homme n'avait de limites, et si il disait que c'était bien James, Sirius et Lilly qui attendaient dehors, alors c'était la vérité. Toutefois tout le monde n'était pas aussi facile à convaincre.
« Professeur Dumbledore, ils sont morts, tués par un avada Kedavra, ils ne peuvent nous attendre gaiement dehors. Cà pourrait être un piège grossier et vous pauvre fou, vous vous précipitez dedans ! Et vous, vous le suivez comme des moutons qui iraient à l'abattoir ! » cria excédé Rogue.
Albus se retourna vers son professeur de potions et le regarda droit dans les yeux. Tout amusement avait disparu du regard du directeur qui le regardait avec un regard dur et impérieux qui aurait fait baissé les yeux à Voldemort en personne.
« Sévérus, je tolère beaucoup de chose, et j'en pardonne davantage encore mais là vous frisez avec des limites qui ne vaudrait mieux pas franchir. Me suis-je bien fait comprendre Sévérus ? »
Le professeur de potion hocha la tête et détourna le regard. Il venait de comprendre pourquoi Dumbledore était le seul sorcier dont Voldemort avait peur, il venait d'entrevoir l'homme qui avait défait jadis Grindelwald, un homme qu'il ne valait mieux pas défier et mettre en colère.
« Bien » repris Dumbledore en souriant comme si de rien n'était « ne faisons pas attendre plus nos invités »
~oOo~
L'univers autour de lui se colora d'un blanc laiteux et imperméable à toute vision puis, le décor apparut. Autour de lui s'étendait un marécage à perte de vue, l'obscurité semblait hanter les lieux, le soleil ne semblai jamais avoir éclairé l'endroit. L'environnement offrait un aspect sinistre. Peut-être était-ce çà l'enfer ? Tout ne semblait que bourbier et monstres invisibles. Un cri lointain, inhumain presque surnaturel dans ce paysage embrumé vint chatouiller les oreilles d'Harry. Un frisson de terreur s'empara de lui.
Pourtant, pourtant cet endroit lui semblait familier, comme si il était déjà venu en cet endroit, comme si il avait déjà arpenté ces terres.
Un bip sonore le fit se retourner. Devant lui, une scène des plus étrange se déroulait. Un cylindre blanc sur pattes, non, pardon sur roulette semblait se bagarrer avec un elfe de maison. A bien y regarder, non, la créature, bien que ressemblant aux elfes de maisons, était quelques peu différente. Soudain, il la reconnut. Il l'avait déjà vu dans d'autres rêves, ceux de maître Skywalker. Rêves ? Alors il était en train de rêver ? Mais pourtant il se souvenait parfaitement être éveillé, s'être réveillé dans les bras de Ginny dans la salle commune, mais alors que se passait-il ? La créature le regardait maintenant.
« Je me demande pourquoi tu es ici ? » lui demanda-t-elle
« Je…je suis à la recherche de quelqu'un » s'entendit-il répondre
« A la recherche ? » un large sourire s'élargit sur le visage de l'elfe froissant encore plus la peau ridée « Mais il me semble que tu as trouvé quelqu'un, non ? »
Harry se força à sourire.
« Evidemment…mais »
« T'aider je puis…oui…oui… »
Inexplicablement, Harry voulait faire confiance à l'étrange créature, mais comment un individu aussi minuscule pouvait-il l'aider dans sa quête ?
« je ne le crois malheureusement pas » répondit-il « je suis à la recherche de mes origines »
« Oui…Oui » répondit la créature « tes parents tu cherches »
« Non » répondit-il à regret « Mes parents sont morts depuis longtemps »
La créature évalua Harry de bas en haut et s'assit sur un tronc d'arbre qui trônait là. Il se pencha vers lui, ses deux oreilles s'aplatissant quelque peu vers lui.
« T'aider je puis »
« Je ne veux pas de ton aide, tout ce que je veux c'est sortir de ce trou boueux, visqueux »
« Boueux ? Visqueux ? Ici je vis ! »
« Ca suffit ! Laisse moi tranquille maintenant, j'ai à faire »
« Combien de disparus qui n'ont pas disparus qui sont allés ailleurs ? Combien s'en sont allés où vont les évadés, chercher un guérisseur ? Combien de parents qui reviennent parce que l'enfant qu'ils aiment est toujours le leur ? La vie, la mort, on entre, on sort, c'est tout. On veille, on dort, on aime un corps, on y prends goût, on aime encore, encore plus fort, encore plus fou, et puis après la guerre, la paix, c'est tout. Combien j'en ai compté qui se sont égarés parce qu'ils étaient perdus dans les recoins des villes ? Combien qui s'en foutent qui ont laissé leur doute derrière un carré de fleurs ? On ne choisis pas çà vient comme çà, on est choisis c'est tout. On fait ce qu'on doit avec ce qu'on a, on est en vie c'est tout. Combien de disparus qui reviennent parce qu'ils aiment encore ? »
Harry regardait la créature, comme hypnotisé par ses paroles.
« Peuvent-ils revenir ? » demanda-t-il simplement
La créature lui adressa un sourire emplie d'une sagesse infinie et d'une tendresse débordante.
« Le contraire de la vie, la mort n'est point. Car l'opposé de la mort, la naissance cela est. »
La créature se leva et se dirigea vers les tréfonds des marécages. A la lisière des arbres qui peuplaient l'endroit, la créature se retourna vers une dernière fois.
« Il n'y a pas d'émotions , il y a la paix ;
Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance ;
Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité ;
Il n'y a pas de mort, il y a la force »
Yoda secoua la tête.
« Etait-ce la bonne voie, je ne le sais. Pendant des millénaires, elle nous a conduit. Des gardiens, nous avons été. Toujours entre le danger et le peuple nous nous sommes dressés. Des soldats nous n'étions pas. Bien des conflits nous avons ignorés enfermés dans nos principes que nous étions. Aux nouvelles générations, la voie nouvelle s'ouvre. Réalisée va être la prophétie. L'équilibre la force va retrouver. Temps il est que comme les sorcières de Dathomir, se lève les Cymbrogis de la Terre. Votre place dans l'ordre, reprendre vous devez. A Albus, transmets mes paroles jeune Padawan. »
Et tandis que maître Yoda s'enfonçait dans l'obscurité des marais de Dagobah, le décor s'estompait.
« Harry ! » l'appela une voix qu'il reconnut facilement, « nous allons être en retard en cours » lui glissa Ginny en serrant sa main.
« J'arrive » répondit-il en lui souriant faiblement.
Et lorsque il essaya de se lever, il sentit clairement ses jambes tremblaient. Ginny et Hermione aussi l'avaient remarqué.
« Harry ? Ca va ? » demanda Mione
Il lui adressa un regard un peu perdu. Il ne savait pas.
« Je ne sais pas. » répondit-il sincèrement « J'ai eu une vision étrange »
Hermione se leva brusquement.
« Une vision ? Il faut prévenir Dumbledore. Tu as vu ce que préparais Voldemort ? »
Harry secoua la tête.
« Non, non, ce n'était pas ce genre de vision là. C'était différent. Je crois que c'était un souvenir du professeur Skywalker, mais pour moi. »
« Comment çà ? » demanda Ginny, inquiète.
« Hé bien, c'était clairement un évènement de la vie du professeur mais qui m'était destiné. Les paroles m'étaient adressées »
« Et de quoi çà parlais ? » demanda Hermione, pour sa part plus curieuse qu'inquiète.
« De mes parents. Je partais à la recherche de mes parents et le maître du professeur Skywalker m'a dit quelque chose à ce sujet. Quand je lui ai demandé si ils pouvaient revenir, il m'a répondu : Le contraire de la vie, la mort n'est point. Car l'opposé de la mort, la naissance cela est. »
« Viens, nous devons aller voir Dumbledore, il faut le prévenir. » conclu Hermione.
Harry hocha la tête pour acquiescer.
« Oui, nous devons aller voir Dumbledore, j'ai un message pour lui. »
Le groupe de Gryffondors quitta la salle commune mais au lieu de prendre la direction du cours de DCFM, ils prirent la direction du bureau de Dumbledore. Cependant Rusard, ne les manqua pas. Le regard torve, la morve au nez, la bave aux lèvres, il les toisa un par un.
« Où courez-vous comme çà jeunes gens ? Je vous y prends, à sécher un cours à préparer un sale coup, vous allez voir, il n'y aura personne pour vous sauver cette fois »
« Ha, vous voilà ! » le coupa une voie de jeune femme qu'ils ne connaissaient pas très bien « Luke m'envoyait vous prévenir, il avait peur que vous ne l'attendiez trop longtemps, il apprends à Ben à voler et sera un peu en retard. »
« Mais qui êtes-vous ? » le coupa Argus.
La rousse dame se retourna vivement vers le vil concierge et le regarda droit dans les yeux. Cette femme était une véritable flamme : chaleureuse, réconfortante et éblouissante mais tout aussi dangereuse quand il le fallait. Sans oublier qu'elle était intelligente et drôle. Les demoiselles de Poudlard ne pouvaient rivaliser avec une telle créature, le cœur du professeur Skywalker était incontestablement entre de bonnes mains.
« Moi ? Mara Jade Skywalker. L'épouse du professeur Skywalker et un maître jedi à qui il ne vaudrait mieux pas chercher querelles. Sinon, même au fond de l'estomac du Sarlaac vous ne seriez à l'abri, et toute la progéniture des Siths ne sauraient m'empêcher de vous débusquer. Sur ce, passez une bonne journée. » lui répondit-elle en poussant devant elle les quatre Gryffondors laissant Rusard planté là, seul au milieu du couloir.
« Merci madame » répondit timidement Ron
« Oh appelez-moi Mara, madame ça me vieillis trop et j'aime vraiment pas ça » leur dit-elle avec un sourire sincère.
« En tout cas, vous nous avez tiré d'un mauvais pas » répliqua Hermione
« Avec plaisir ! Mais qu'est ce que vous faisiez dans les couloirs, puisque nous avons cours ensemble, enfin sauf vous miss Weasley, vous devriez être en classe »
« Cours avec vous ? Mais le professeur Skywalker… »
« …s'amuse comme un petit fou avec son fils et ses neveux. Donnez à Luke et Jaina quelque chose qui vole et vous ferez d'eux des gens heureux. Ce sont des vrais gamins quand il s'agit de voler. Alors je vais faire cours à sa place. »
Cela parut rassurer les quatre jeunes gens tout autant que de les exciter au plus haut point, mais ils avaient quelque chose à faire et ne pourraient assister à ce cours.
« Nous devons aller voir le professeur Dumbledore, Harry a eu des visions. » l'informa Ron qui eut le droit à un regard assassin de la part d'Harry.
« Des visions ? » interrogea Mara
« Oui » répondit Harry « d'ailleurs vous pourrez peut-être m'aider. »
« Dis toujours »
« J'étais dans des marais et il y avait une drôle de créature verte avec de grandes oreilles qui m'attendait. Elle m'a parlé de mes parents, elle a parlé de la Force, de Dathomir, vous y comprenez quelque chose professeur ? »
Le visage de Mara s'était assombri quelque peu avant de s'éclairer de nouveau quand elle se rendit compte que les jeunes gens attendaient sa réponse.
« Maître Yoda, tu as vu maître Yoda. Il était le mentor de mon époux, c'est lui qui lui as transmis une partie de son savoir. Il faudra que tu nous racontes ta vision avec précision. »
« Vous croyez que j'ai vu l'avenir ? » demanda Harry
Mara eut un triste sourire.
« Toujours en mouvement est l'avenir. C'est ce qu'a un jour dit Maître Yoda à Luke. Non, ce n'est pas l'avenir, Maître Yoda est mort il y a plus de vingt ans maintenant. »
Elle s'arrêta un moment repensant à une conversation avec son mari. « Luke, viens, c'est Harry, ça commence » pensa-t-elle en direction de son mari. La réponse ne se fit pas attendre «J'arrive, laisse le y aller »
« Le professeur Dumbledore est dans la cabane de Hagrid, vous viendrez nous voir après. Luke voudrais vous parler…après… »
Elle leur sourit tandis qu'ils disparaissaient dans les couloirs. Ce qui allait suivre promettait d'être très intéressant.
« Elle est cool ! » commenta Ron une fois sorti du château
« Je suis d'accord » intervint Hermione « le professeur Skywalker a de la chance »
« Oui ! » fit rêveusement Ron, s'attirant ainsi un regard noir de la part d'Hermione.
Arrivés devant la porte de la cabane d'Hagrid, ils hésitèrent à frapper car des voies inconnues en sortaient. Finalement Harry cogna à la porte. Quelques secondes passèrent avant qu'on vint leur ouvrir.
Une fois la porte ouverte, le spectacle n'était guère celui auquel s'était attendu la joyeuse petite bande. Sirius, James et Lilly étaient assis dans des fauteuils faisant face à la porte.
L'étonnement, la joie, la peur, la surprise, le bonheur, le doute, l'appréhension. Toutes ces émotions passèrent en même temps sur les visages des anciens Maraudeurs et d'Harry. Le jeune Gryffondor avait les yeux écarquillés de voir ce spectacle et tous avaient les yeux rivés sur lui maintenant.
Le silence qui s'était installé fut brisé par la voie d'une jeune femme qui s'approchait du jeune garçon.
« Harry. Mon enfant, comment tu nous as manqué… » lui dit-elle en sanglotant, l'enlaçant dans ses bras.
Harry mis du temps à comprendre que ses parents et son parrain étaient bel et bien là, dans la même salle que lui en chair et en os. Pleurant depuis plusieurs minutes sans en avoir conscience, Harry prononça le seul mot qui lui vint à l'esprit en ce moment de trouble intense.
« Maman ! »
