Bonjour bonjour ... voilà on arrive à un chapitre absolument capital ... je vous laisse lire sans faire d'autres commentaires si ce n'est ... pitié ne me lancez pas un sort à la fin du chapitre ... puis si vous me tuez, ben je pourrais pas poster la suite :p ... Bonne Lecture ...

Le week-end se termina sans anicroche et les cours reprirent. Ron et Ginny étaient témoins des étranges crises que subissaient parfois Harry et Hermione. Ils essayaient tant bien que mal de les dissimuler de peur que d'autres élèves, ou pire un professeur ne s'en rendent compte.

Ron avait conseillé à Harry de ne pas parler à Hermione de ces malaises afin de ne pas l'inquiéter. Ginny avait fait de même avec Hermione. Ils savaient en effet que le sortilège de partage était à l'origine de tout ça. Ils ne savaient pas comment en détails et ne voulaient surtout pas que les principaux intéressés fassent des recherches là-dessus. Ils ne pouvaient expliquer pourquoi mais le frère et la sœur étaient intimement persuadés que les sentiments de la jeune Gryffondor étaient au cœur du problème. Ils imaginaient mal Harry découvrant qu'Hermione l'aimait alors qu'il n'avait que le prénom de Cho dans la bouche.

Harry et Cho s'entendaient d'ailleurs à merveille et seraient devenu inséparables si Cho n'avait pas eu autant de travail.

Hermione pour sa part continuait à affronter les journées, en restant celle que Harry et Ron connaissaient depuis le début de l'année, même Ron trouvait qu'elle gardait sa bonne humeur communicative, comme si aucun changement n'était intervenu dans ses sentiments. Elle était dans ce que Ginny appelait la phase de guérison. Malheureusement, Ginny se trompait. Hermione faisait de son mieux pour rester souriante et gaie mais chaque nuit, elle se rendait au quatrième étage pour aller voir le miroir.

C'est dans cette atmosphère qu'arrivèrent les premiers jours de décembre. Les tours du château passèrent du gris au blanc ce qui donnait l'impression qu'elle étaient saupoudrées de sucre glace. Un froid glacial envahit les salles de classe et bientôt, le cours privilégié de beaucoup d'élèves devint les Potions ; les chaudrons procurant un soupçon de chaleur. Lors de la dernière semaine de cours, la liste sur laquelle les élèves désirant rester à Poudlard devaient s'inscrire circula. Harry et Hermione furent parmi les premiers à mettre leur nom.

- Tu ne pars pas au ski cette année ? avait demandé Harry.

- Non, je n'ai pas très envie. Je préfère rester avec toi.

- Ah bon ?

- Ben oui, tu vas rester seul sinon et je ne pourrai pas le supporter. Ça suffit déjà avec l'été !

- Mais Ron, tu pars ? dit Harry en se retournant vers son ami.

- Oui, toute la famille rentre à la maison. On reçoit des étrangers pour noël. Ce sont des gens que nous avons rencontré à La Réunion.

- Vous allez bien vous amuser !

Mais Ron ne partait pas uniquement pour cette raison. Ce repas familial fournissait à Ginny et lui une excellente occasion de laisser Harry et Hermione tous seuls pendant les vacances. Ces derniers furent les seuls parmi les Gryffondor à rester à Poudlard. La guerre imminente rapprochait les familles et la plupart des élèves voulaient profiter de leur proches. Le vendredi avant les vacances, Cho interpella Harry dans un couloir.

- Eh Harry !

- Salut Cho !

- Je pars dimanche. Je vais me reposer un peu. Si je reste ici pour réviser je crois que je vais péter un plomb !

- Oui tu as raison, change toi un peu les idées. Tu vas me manquer, ajouta t-il un peu penaud.

- Toi aussi tu sais. Que dirais-tu de passer la journée avec moi demain ?

- Avec plaisir ! répondit Harry rayonnant.

- Bon ben à demain alors !

- C'est ça, à demain.

Le lendemain, Harry descendit dans le Hall pour attendre Cho mais elle ne vint pas. Il alla voir à la bibliothèque et la trouva derrière une grosse pile de livres. Il ne put s'empêcher de penser à Hermione.

- Hello toi ! dit Harry avec un sourire.

- Salut, Harry ! Je suis désolée de pas t'avoir prévenu que je serai ici mais je me doutais bien que tu me trouverais.

- C'est rien ! Mais dis moi, je croyais qu'on passait la journée ensemble.

- Bien sûr ! Mais je voulais profiter encore un peu des livres de la bibliothèque pour mon devoir de Défense Contre les Forces du Mal. J'ai bientôt fini. Ah mais attends ...

Elle disparut dans les rayonnages et revint avec un gros pavé.

- Tiens ! Tu trouveras tout sur le miroir du Risèd au chapitre sept. Tu m'avais dit que tu voulais le lire.

- Ah oui c'est vrai. J'avais complètement oublié.

Il prit le livre et commença à lire.

Il tournait les pages et n'en croyait pas ses yeux. Tout ce qu'on voulait savoir sur le miroir était dans ce livre. Quand il pensait aux heures qu'il avait passé à chercher avant de trouver le sortilège, il en était même un peu dégoûté. Il y avait tellement de détails, le picotement, le flash.... tout quoi. Il remarqua un petit texte en bas de la page.

In aliens corde legere

Ne nullum periculum offers

Sed, si in uno duis cordibus amorem nascior

Tunc in perpetuum cohaererunt

Un texte en latin ? Qu'est-ce que tout cela pouvait bien vouloir dire ? Harry reconnaissait le mot "corde" qui signifiait "cœur", ainsi que "amorem" qui voulait dire "amour" ; quant au reste, c'était incompréhensible...

- Cho ? Tu connais le latin ?

- Quelques mots, ceux dont on se sert dans les formules, pourquoi ?

- Tu n'as jamais essayé de traduire le petit texte en bas de la page ?

- Non, j'avoue que ça ne m'a pas semblé important. Tu crois que ça l'est ?

- Aucune idée.

- Tu crois que ça pourrait avoir un rapport avec tes crises ?

- Ben j'aimerai bien ! Ça expliquerait enfin toute cette histoire. J'aimerais bien les faire cesser parce que j'en ai une toutes les nuits, c'est très pénible.

- Quoi toutes les nuits ? Et tu n'en as toujours pas parlé à Dumbledore ? Tu sais que ça pourrait être Tu-Sais-qui ! Tu es inconscient ma parole ! s'exclama Cho l'air furibond.

- Je ne lui en parle pas parce que premièrement il n'est pas souvent à Poudlard et ensuite, je n'ai pas envie de passer pour le petit chouchou qui s'alarme au moindre problème !

- Là franchement tu es ridicule !

- Bon n'en parlons plus ! Je n'ai pas envie de gâcher cette magnifique journée en me disputant avec toi.

Les joues de Cho rosirent mais Harry ne remarqua rien.

- Bon, reprit-il. Qu'est-ce que tu proposes ?

- Huummm.... un petit match de Quidditch un contre un ? On va mesurer nos talents d'Attrapeur !

- Excellente idée ! fit Harry ravi.

- Si tu veux on pourra revenir ce soir pour essayer de déchiffrer ton texte.

- D'accord !

Ils quittèrent la bibliothèque et passèrent toute l'après midi sur leur balai. Ils ne se résignèrent à rentrer que lorsque le jour commença à décliner. Harry avait laissé gagner Cho à la dernière manche, en parfait gentleman, ce qui la mit de très bonne humeur. Ils retournèrent ensuite à la bibliothèque pour s'atteler à ce texte latin.

- Bon apparemment ça concernerait les sentiments amoureux qui unissent deux cœurs, dit Cho au bout d'un moment.

- Mais quel peut être le rapport avec le sortilège ?

- Alors là, je sèche !

Harry regarda Cho avec une moue boudeuse. Cho soutint son regard. Ils s'observaient, chacun se demandant si l'autre pensait à la même chose. Ce fut Cho qui brisa ce silence. Elle combla l'espace qui séparait leurs lèvres et ils s'embrassèrent tendrement.

Hermione, qui entrait juste dans la bibliothèque, laissa tomber ses livres sur le sol et s'enfuit avant qu'ils ne puissent s'apercevoir de sa présence. Elle traversa le couloir à toute vitesse pour entrer dans les toilettes de Mimi Geignarde. Elle se regarda dans le miroir, incapable de contenir ses larmes. Elle avait mal, tellement mal ... Jamais elle n'avait ressenti une douleur pareille. Le souvenir du sortilège de Dolohov étant une douce caresse comparé à la détresse qui envahissait son corps en cet instant.

Elle savait que ce moment finirait par arriver, elle avait tout fait pour, mais tomber sur eux, au dépourvu, c'était trop difficile, elle n'était pas encore prête à affronter ça.

L'image repassait devant elle sans cesse. L'ambiance feutrée de la bibliothèque, la lumière des bougies flottant sur les cheveux noirs de la Serdaigle, les rendant si magnifiques à regarder. Harry appuyé avec sa main droite sur la table, la gauche agrippée au dossier de la chaise, droit comme un i, Cho penchée vers lui, une main sur chaque genou de Harry, les joues rougies par l'émotion, leurs lèvres unies si chastement. C'était visiblement elle qui avait pris l'initiative de ce baiser, avalisant ainsi ce qu'Hermione savait depuis longtemps. Cho était amoureuse de Harry, et elle ne faisait pas le poids.

C'était trop dur, la bibliothèque était son sanctuaire à elle, le seul lieu où elle pouvait communier avec tout ce savoir, être elle même sans se soucier de quoi que ce soit d'autre. Elle s'était clairement fourvoyée, elle aurait du se douter qu'elle ne serait jamais assez forte pour supporter de les revoir ensemble. Où étaient donc passées toutes ses bonnes résolutions ? Tout semblait si logique quand elle était arrivée à la conclusion que pour rendre Harry heureux, il fallait qu'il retrouve Cho.

- Non ... , sanglota t-elle.

Elle était secouée de soubresauts qu'elle avait du mal à contrôler. Elle tremblait comme une feuille, et se sentit tout à coup envahie par une douce torpeur. Elle avait déjà ressenti ça, c'était la même sensation qui s'emparait d'un être lorsqu'on lui infligeait le sortilège de l'Imperium. Elle avait appris à lutter contre ses effets, mais là, l'idée même de repousser cette langueur bienvenue lui semblait déplacée. Sa vue se brouillait légèrement, elle ne voyait qu'à peine son regard voilé dans la glace en face d'elle. Ses yeux étaient éteints, son esprit n'était plus vraiment opérationnel, comme anesthésié par quelque vapeur entêtante. C'est dans une sorte de transe, comme si elle se regardait de l'extérieur de son corps, qu'elle se vit sortir sa baguette de sa poche, tendre son bras devant elle et retrousser sa manche. Elle respira un grand coup, ferma les yeux et pointa sa baguette sur son poignet.

- Seco !

Elle ne fut plus capable de percevoir quoique ce soit à partir de cet instant. Elle flottait dans une blancheur cotonneuse et réparatrice. Et tandis qu'elle s'effondrait sur le sol, Harry tombait inanimé dans la bibliothèque ...