Je ne sais pas quand j'ai repris ma forme humaine. Lorsque je n'ai plus ressentit ces vagues d'énergie néfastes, j'étais au sol, dans les bras d'Ikuto. Tremblante. Honteuse. Haineuse.
L'espoir.
C'était pourquoi elle était toujours là, avec moi.
Son œuf à carreau jaune était couvert d'un filtre sombre et barré d'une croix blanche. Elle y était retourné dès que le Chara Nari s'était désactivé.
Yaya se jette enfin sur moi, en larme et je me retiens de la repousser.
- Yaya est désolééée Amuuuu, Yaya ne savait paaaas !
Je ne répond rien, je n'ose pas relever les yeux vers mes amis. Je me relève et Ikuto suit mon geste, me gardant toujours contre lui.
- Bien, marmonne Kukai bras croisés et appuyé contre un arbre.
Il pose son regard glacial sur moi et ajoute :
- Et si on s'expliquait enfin?Kukai, intervient Nagihiko, ferme, en s'interporsant entre lui et moi.
- Quoi ?! Aboie Kukai. Elle nous as tous mentis ! On a été tout une semaine sans aucune nouvelle, inquiets et elle apparaît soudain comme ça !
Il me désigne d'un geste vague de la main, dégouté et ma gorge se serre.
- Je suis certain qu'il y a une explication, intervient Tadase serein et je sent que je vais exploser.
Bientôt, Tadase, Nagihiko et Yaya sont là à prendre ma défense contre un Kukai en colère. Ikuto me tient contre lui tandis que Rima reste près de nous, hors de tous conflis.
Elle tourne son visage vers moi, sereine, et son Shugos m'adresse une grimace. Je détourne les yeux vers le sol et murmure, certaine qu'Ikuto m'entend :
- Je veux être loin d'ici.
Sans rien demander de plus il effectue un Chara Change et me tire loin de tout ça. Quelques minutes plus tard il me dépose sur mon balcon et je retourne dans ma chambre. Il me suit, tranquillement et s'arrête près de mon bureau où est déposé la boite avec mes œufs brisés. Il les observe tranquillement tandis que Yoru s'agitent en hurlant quasiment au meurtre.
Je n'ose pas le regarder et lui dis que je vais faire signe à mes parents.
Je me fais disputé quelques temps puis me fond en excuse, m'inclinant face à eux. Finalement, ils me disent être heureux que je réagisse enfin, que c'était un pas de plus en dehors de la dépression. Une "phase adolescente passagère".
- En tout cas, préviens nous la prochaine fois, s'exclame maman. Calin colectif !
Mon père ma mère et ma sœur se jettent sur moi dans une etreinte. Je ne sais pas comment réagir et ma sœur finit par se plaindre que le câlin est trop long. Dix minutes plus tard je remonte enfin dans ma chambre.
Ikuto est étendu sur mon lit et joue avec sa Dumpty Key tandis que Yoru tourne toujours autour de mes trois œufs avec effarement.
- Comment est-ce possible ?! ~ nya
- Yoru, du calme, marmonne Ikuto à moitié endormi.
Le Shugo, vexé, croise des pattes, me jette un regard haineux et disparaît dans son œuf sans un mot de plus.
Je me souviens alors qu'il avait été assez proche de Miki...
- Enfin un peu de calme, marmonne le jeune homme en s'étirant de manière féline. Je l'adore mais un peu trop agité.
Je ne répond rien, me contentant de l'observer et il ouvre un œil pour me détailler.
- Tu ne mentais pas tellement en disant qu'ils « dorment ». Je te pardonne cette fois-ci.
Je fronce des sourcils, poings serrés et lui répond sèchement « Trop d'honneur ».
Il se retourne, se mettant dos à moi et j'en profites pour me changer en lui jetant quelque coups d'oeil. Je sursaute quand il me dit vaguement de ne pas m'en faire et je sent mes joues rosirent de gêne par elles même.
Enfin vêtu de mon pyjama je m'installe près de lui sous la couette et baille. Il se retourne vers moi et se presse contre moi, un bras m'entourant et son visage plongé dans mon coup.
- Ça me rappel quelques souvenirs, murmure-t-il et sa langue glisse sur ma clavicule, sa main parcoure mon buste, passe sur le haut de ma potrine et se glisse sous mon col.
Je sursaute quand il ses doigts attrapent mon Humpty Lock enchainé autour de mon coup.
- On devrait le faire, il murmure enfin tout contre mon coup, ses lèvres posées sur ma peau brulante.
