Coucou tous le monde, me revoilà !

J'espère ne pas avoir été trop longue !

Merci à tous pour vos reviews qui me vont droit au cœur ! Je suis désolés de ne pas vous avoir répondu à vos reviews mais je n'arrivais pas à aller sur fanfiction. Et Maintenant que j'y arrive, je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps.

Alors à votre avis vais-je suivre le cap de Dri de faire passer Bella à la casserole par son gentil mari ?

Merci à ma Mumu pour tes corrections et à ma So qui me conseille !

Je ne vous fais pas patienter plus longtemps.

Bonne lecture !

Sabi

Chapitre 9 – Alerte !

Sa bouche retrouva la mienne et ravagea ensuite chaque centimètre de mon visage de ses baisers poisseux à l'haleine nauséabonde.

« Seigneur, aidez-moi ». Priai-je en fermant les yeux et en respirant le moins possible.

Alors que tout espoir semblait vain, quelqu'un tambourina à la porte de la chambre. Dieu existait-il finalement ? Avait-il entendu mes suppliques et mes prières ?

- Fichez le camp ! Grommela Mike poursuivant son intrusion en glissant ses lèvres dans mon cou.

- Monsieur, c'est important, vous devez venir immédiatement. Insista la voix de Démétri à travers la porte.

- Je suis occupé pour le moment et cela ne peut pas attendre. Je vous rejoindrais dans une heure. Partez et ne me dérangez plus. Ordonna Mike à son sous-fifre.

J'espérai que Démétri n'écouterait pas son patron et qu'il réitérerait sa requête qui était l'ultime chance pour moi d'échapper aux assauts de ma brute de mari. S'il savait que son maître était dans ma chambre, il devait sûrement savoir dans quel but et je suppose que, pour que Démétri se permette une telle intrusion dans la vie privée de son patron, cela devait être très important et ne pouvait pas attendre.

Un long silence pesant s'installa, interrompu par le bruit des lèvres de Mike qui longeait mes épaules, et toujours aucune intervention de Démétri. Je craignais qu'il ne fût reparti et me laisse à mon triste sort.

- Je suis désolé d'insister, Monsieur, mais c'est très grave. Retenta enfin Démétri.

- Grrr, on ne peut même pas avoir la paix une heure dans cette maison. Ronchonna Mike en s'écartant de moi, retirant par la même occasion le poids de son corps et son espèce de limace d'entre mes jambes. Il mit pied à terre, enfila son caleçon à la hâte et se dirigea vers la porte.

J'en profitai pour remonter les couvertures sur moi afin de couvrir ma nudité et je les serrai très fort autour de moi, érigeant une barricade entre moi et tout élément externe à ce lit.

La porte grinça et Mike passa sa tête pour s'entretenir avec Démétri qui attendait toujours dans le couloir.

- Bon maintenant, que tu m'as obligé à me lever, j'espère que tu as une raison valable, sinon il t'en cuira d'oser me déranger ainsi. Le menaça-t-il.

- Monsieur, c'est la grange, elle est en feu. Entendis-je l'homme de main murmurer.

- Comment ? En feu ?

- Oui Monsieur, et avec toute la paille qui se trouve à l'intérieur le feu se propage très rapidement et il menace de s'étendre aux autres bâtiments si nous n'agissons pas très vite.

- Ce n'est pas vrai ! Gronda Mike. Bon, réveillez toute la maisonnée, il nous faut un maximum de bras pour acheminer les seaux d'eau du puits jusqu'à la grange et allez chercher tous mes hommes qui montent la garde vous savez où. Nous avons besoin de tout le monde.

Sur ces recommandations, Démétri fit demi-tour et s'éloigna. Mike referma la porte et revint vers le lit. Mon cœur s'affola de nouveau. Il n'allait tout de même pas retourner se coucher alors qu'il y avait le feu sur la propriété, le maître des lieux devait être présent et mettre la main à la pâte.

Il n'allait tout de même pas poursuivre ses assauts, « non pitié, pas ce soir…ni aucun autre soir ». Je fermai les yeux dans ma prière ne préférant pas le voir approcher.

Sa main chaude se posa sur mon épaule et commença à me secouer.

J'ouvris alors les yeux. Il était debout contre le bord du lit et semblait attendre quelque chose de moi.

- Allez, debout femme, j'ai besoin de tout le monde pour éteindre ce fichu incendie. Pour notre petite entrevue privée, ce n'est que partie remise mais je te promets que tu n'auras pas à attendre très longtemps. Sourit-il machiavélique. Il est quand-même plus que temps que notre mariage soit consommé depuis le temps qu'il a été prononcé. Tu ne crois pas ?

Je baissai les yeux pour éviter de répondre et de lui cracher à la figure tout le dégoût qu'il m'inspirait.

Il s'éloigna et enfila le reste de ses vêtements puis se dirigea d'un pas décidé vers la porte. Il se retourna au moment d'atteindre la poignée.

- Habille-toi et rejoins-nous aux abords de la grange. M'ordonna-t-il juste avant de passer la porte.

Je poussai un long soupir de soulagement une fois qu'il fût parti. Pour une fois le destin et la chance avait été de mon côté, je lui avais échappé. Enfin, juste pour cette fois-ci mais il n'en sera pas toujours ainsi. Ce n'était que reculer pour mieux sauter mais le destin m'avait accordé un répit alors autant en profiter.

Je me levai pour remettre ma chemise et passer ma robe. La corvée qui m'attendait en bas ne me faisait pas peur. Porter des sauts d'eau, je le faisais tous les jours chez mes parents. Je préférai de loin accomplir cette tâche pénible tous les soirs s'il le fallait plutôt que de devoir me soumettre aux assauts de Mike.

Je pris un châle en laine bien épais que je posai sur mes épaules car la nuit n'était pas chaude puis je sortis de la chambre rejoindre tout le monde dehors.

Lorsque je passai le seuil de la porte qui menait à l'extérieur, je pus sentir la fumée qui s'était mêlée à l'air de la campagne. Je levai alors les yeux et je vis ces immenses flammes qui dépassaient le toit de la grange. La lueur du feu éclairait une bonne partie de la propriété, on y voyait comme en plein jour. Je remarquai alors cette chaine humaine qui traversait la cour allant du puits jusqu'au brasier.

Mike se trouvait tout près de la grange donnant des ordres à qui croisait son chemin en faisant de grands gestes, il avait l'air très furieux. Mieux valait ne pas l'approcher. Je préférai donc me glisser dans la chaine humaine à côté de Constance, ma femme de chambre. Je fis passer les seaux d'eau bien remplis et très lourds qu'on me passait à ma voisine.

J'entendis alors un hennissement de cheval et soudain, je m'inquiétai.

- A-t-on pu évacuer les animaux qui se trouvaient dans la grange ? Demandai-je à Constance.

- Oui, et non Madame. Me répondit-elle.

- Expliquez-moi.

- Lorsque nous somme arrivés sur les lieux les chevaux étaient déjà sortis du bâtiment alors que nous étions les premiers à constater l'incendie. Me révéla-t-elle.

- Cela signifie donc que cet incendie n'est pas accidentel ? M'enquis-je.

- En Effet, M. Newton, soupçonne que quelqu'un a mis le feu délibérément à la grange.

- Oh, c'est donc pour cela qu'il a l'air si furieux.

- Oui, d'autant plus qu'il a interrogé tout le personnel et que personne n'a rien vu. Il se peut que ce soit quelqu'un qui assistait au bal. De ce fait, il y a beaucoup trop de personnes qui sont passés dans la propriété pour pouvoir espérer trouver le coupable.

- En effet, cela risque d'être difficile à trouver. En convaincs-je.

Cependant j'avais une petite idée sur l'identité de l'incendiaire, j'en étais même quasiment sûre. Cela ne pouvait être qu'Edward mais dans quel but ? Etais-ce dans le but d'éloigner Mike de moi ? Cela me paraissait peu probable. Il n'allait pas mettre le feu à la propriété tous les soirs. Etait-ce une mise en garde envers Mike pour lui conseiller de surveiller ses arrières ?

En tout cas son geste m'avait été d'un grand secours ce soir et je lui en étais infiniment reconnaissante. Il avait promis aussi qu'il trouverait un moyen pour me sortir de cet enfer mais je ne voyais pas d'issue possible. Je voulais tellement être à ses côtés à cet instant alors que cela faisait à peine quelques heures que nous nous étions séparés. Il me manquait déjà terriblement et Dieu seul savait quand nous nous reverrions.

- Allez ! Allez ! Plus vite les seaux d'eau vous ne voyez pas que l'incendie progresse et prend de l'ampleur. Dépêchez-vous ! Cria Mike à nous tous.

Il criait mais ne portait pas même un seau d'eau. Cependant en regardant du côté du brasier, je remarquai qu'il avait raison, le feu s'étendait. L'eau qui était jetée sur les flammes n'avait aucun effet sur elles.

Les hommes de main de Mike arrivèrent enfin pour prêter main forte et pendant toutes les heures de la nuit nous bataillâmes à l'unisson contre les flammes pour enfin en venir à bout au petit matin.

Après de nombreux efforts, nous avions réussi à sauvegarder les bâtiments avoisinants mais il ne restait plus rien de la grange. Cette fameuse grange où j'avais connu le bonheur puis l'horreur. Elle n'existait plus à présent que dans mon cœur et dans ma mémoire. Elle représentait mes moments merveilleux passés avec Edward. Nous nous étions vus seulement deux fois et j'avais l'impression de le connaître parfaitement. J'étais certaine qu'il était l'homme de ma vie. Ce qu'il se passait entre nous à chacune de nos rencontres était tellement intense que c'était une évidence, il était mon évidence, ma vie et je l'aimais. Même si nous ne devions plus jamais nous revoir, cela ne changerait rien à mes sentiments. Il était gravé dans mon cœur et je lui serais fidèle même si mon corps appartenait à un autre, jamais il ne pourra voler mon âme.

Je sortis de mes songes lorsqu'une main se plaqua sur ma hanche.

- Isabella, l'aube pointe tout juste. Vas te reposer, quelques heures avant que le pasteur Weber ne célèbre l'office du dimanche à la chapelle. Après ce qu'il vient de se passer nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas être présents. J'ai beaucoup à faire avant l'office, tu peux donc rentrer. Allez file. M'ordonna-t-il.

Je ne demandai pas mon reste et courrai vers la porte de service pour ensuite escalader les escaliers. Je fis une toilette rapide et enfilai ma chemise avant de me glisser sous les couvertures. Je m'endormis rapidement dans les bras de Morphée, rêvant à cet être exceptionnel qui m'avait fait découvrir l'amour et qui avait failli mourir pour moi. Dans mes songes, je pouvais me laisser aller et me blottir contre lui, je pouvais encore sentir son odeur si envoutante et admirer la perfection de ses traits.

Le réveil fut difficile. Constance avait beau me secouer de plus en plus fort pour me réveiller, j'avais beaucoup de difficultés à revenir à la réalité et surtout je n'avais pas envie d'abandonner mon ange pour retrouver le démon.

- Madame, Madame. Insista Constance. Monsieur s'impatiente en bas, l'office commence dans une demi-heure et…

- Une demi-heure ! Répétai-je en me redressant soudainement, ce qui me valut un vertige. Je suis en retard ! M'exclamai-je. J'allais encore subir les réprimandes de mon cher époux si j'arrivai en retard. Je devais me dépêcher.

- Oui, Madame et cela fait presque autant de temps que j'essaie de vous réveiller mais vous étiez profondément endormie et poussiez des soupirs. Termina-t-elle en rougissant.

Pas étonnant qu'elle réagisse ainsi puisque j'avais revécu mes ébats avec Edward dans la chapelle et d'après ce que je remarquai, je n'avais pas fait que rêver. Je me mis à rougir à mon tour et baissai les yeux pour ne pas croiser ceux de ma servante. Qu'allait-elle penser de moi ? Je priai pour ne pas avoir parlé dans mon sommeil et évoqué le nom de mon amant.

- Hum, voici votre robe. Me dit-elle en me présentant le vêtement.

Je lui étais gré d'avoir éludé ce petit instant de gêne.

Elle m'aida à passer ma tenue puis à me coiffer. J'enfilai à la hâte quelques toasts posés sur un plateau et avalai une gorgée de thé.

J'étais enfin prête. Je regardai rapidement mon reflet dans le miroir et remarquai les traits tendus de mon visage, marques indélébiles du manque de sommeil de la nuit dernière ainsi que de mes ébats passionnés de la veille.

Je soupirai et tournai le dos au miroir, tant pis Mike n'aura que le fantôme de moi-même et cela sera déjà bien suffisant. Je le rejoignis dans le salon où il faisait les cents pas les bras derrière le dos. Il stoppa net lorsqu'il me vit arriver.

- Ah te voilà enfin, je me demandai s'il ne fallait pas que je monte moi-même te chercher. Me reprocha-t-il.

Je ne répondis rien pour ne pas envenimer sa mauvaise humeur mais je dus faire un effort surhumain pour garder la maîtrise de mes gestes et de ma langue. Je me contentai finalement de baisser la tête telle une femme soumise à son époux.

Il parut satisfait.

- Très bien. Ne perdons plus de temps. Allons-y. Décréta-t-il en me tendant son bras.

Je glissai donc ma main dans l'antre de son avant-bras et il nous conduisit en direction de la chapelle. La simple évocation de cette chapelle me renvoya de torrides images de mes ébats de la soirée dernière avec Edward et je sentis tout mon corps frissonner et mon bas ventre se réveiller malgré la présence de Mike à mes côtés.

Le pasteur Weber nous attendait juste devant la grande porte et nous salua avant de nous inviter à pénétrer dans l'édifice religieux. Je me souvenais très bien de cet homme puisque c'était lui qui avait béni l'union qui m'enchainait à vie à Mike. Je le détestai, il avait scellé mon enfer personnel.

Nous prîmes les premières places, aux côtés des parents de Mike, juste devant l'autel. De nouveau, des images de la soirée de la veille me revinrent aussitôt par flash avec un Edward à genoux à mes pieds pour me dévêtir puis m'allonger sur le marbre froid pour me couvrir de baisers brûlants. Je sentis la chaleur m'envahir et je baissai la tête pour que l'on ne remarque pas mon trouble. J'essayai de faire fuir ses images de ma tête en tentant de penser à autre chose mais je n'avais rien d'autre en tête.

Le silence se fit alors et le pasteur commença son sermon.

- Bienvenue à vous tous, fidèles chrétiens. Commença-t-il. Avant de célébrer l'office, je tenais à remercier toutes les personnes qui sont venus en aide à la famille Newton afin de combattre l'incendie qui a fait rage toute la nuit dernière. Grâce à elles et à Dieu, le feu n'a fait aucune victime, ni aucune perte animale. Je sais combien cela a dû être éprouvant et exténuant pour ces personnes et je les remercie d'autant plus d'être présentes ce matin. C'est pour cela que j'ai décidé de commencer la messe par une prière remerciant Dieu pour nous avoir permis d'arriver à stopper l'incendie et d'en être venu à bout. Nous allons aussi lui demander de nous aider à châtier l'auteur de cet incendie.

Il était hors de question que je participe à cette prière pour punir l'incendiaire, surtout si mes soupçons étaient fondés. De plus, cet incendie a été éteint par l'entraide de tous les gens de la propriété sans aucune intervention divine pour nous aider. Le Pasteur Weber n'aura donc pas ma coopération, d'autant plus après ma douloureuse expérience auprès des hommes et des femmes voués à Dieu, après avoir été enfermée pendant des mois dans ce couvent tortionnaire. Il en était hors de question. Je relevai la tête et le fixai avec haine et dégoût.

- Veuillez prendre votre livre de prières à la page 204. Poursuivit-il alors qu'il ouvrait de son côté sa bible.

Il en tourna les pages et s'arrêta subitement en fronçant les sourcils. Il se pencha vers l'épaisse relique avant d'avancer sa main. Il semblait surpris, voir même gêné. Lorsqu'il releva la main, un ruban blanc fit son apparition entre ses doigts. Mon cœur fit un énorme bon dans ma poitrine, et je sentis mes joues s'empourprer à une vitesse folle. Je reconnaissais très bien cette pièce de tissu dissimulée entre les pages de cette bible puisque qu'elle m'appartenait. C'était le ruban de ma culotte que je n'avais pas retrouvé en me rhabillant la veille, mais que faisait-il dans la bible ? Etait-ce Dieu qui se vengeait pour l'avoir offensé ?

Le Pasteur leva les yeux vers l'assistance et scruta les visages probablement à la recherche du propriétaire. Je tournai alors les yeux et croisai ceux de mon voisin. Je remarquai alors que Mike me dévisageait comme s'il se doutait de quelque chose. Ses doutes étaient fondés puisqu'il m'avait retrouvée dans cette chapelle juste après ma « rencontre » avec Edward.

Il allait ouvrir la bouche lorsque le Pasteur Weber émit un raclement de gorge.

Nous dirigeâmes notre regard vers lui pour le voir enfouir rapidement le ruban dans l'une des poches de sa soutane avant de poursuivre en entamant la lecture de la prière.

Le reste de la messe passa très lentement, le temps était même pesant car je sentais le regard scrutateur de Mike sur moi et j'appréhendai énormément la sortie.

L'office toucha cependant à sa fin. Mike accrocha ma main en la pressant sur son bras et m'entraina rapidement vers les grandes portes. En regardant son visage, je remarquai qu'il avait l'air furieux, avait-il deviné ce qu'il s'était réellement passé dans cette chapelle hier soir ?

Nous passâmes la sortie de l'édifice et il nous dirigea droit vers la maison sur un pas très pressé. Je craignais le pire mais je ne pouvais rien faire d'autre que de le suivre contre mon gré.

- Monsieur ! Héla Félix accompagné de James et Laurent courant au-devant de nous pour vite nous rejoindre.

- Que veux-tu Félix et que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas être en train de monter la garde avec eux. Lui répondit froidement Mike qui semblait furieux d'être encore dérangé par un de ses hommes.

- Justement, nous en revenons tout juste, et il se trouve qu'il ne reste plus rien à garder.

- Que veux-tu dire ? S'impatienta Mike. Ce n'est quand-même pas compliqué de surveiller un homme et une femme quand vous êtes au nombre de trois.

Faisait-il allusion à la surveillance de mes parents en parlant de ce couple puisque je savais pertinemment qu'il les faisait surveiller pour avoir un contrôle sur moi.

- Là n'est pas le problème, Monsieur. Répliqua Félix, en baissant la tête, légèrement intimidé par le ton bourru de son patron.

- Et bien parle ! Lui cracha mon délicat époux.

Félix releva les yeux et son regard erra entre le mien et celui de Mike.

- Je n'ai pas tout mon temps, alors dépêche-toi ! S'énerva Mike en me libérant pour empoigner le pull de son homme.

- La maison des Swan a complètement brûlé cette nuit aussi. Finit-il par annoncer sous la menace.

Il me fallu un moment pour que mon cerveau assimile le sens de ses mots et soudain j'avais l'impression que tout le paysage tournait autour de moi et que j'allais m'enfoncer dans un gouffre jusqu'à ce que je comprenne et assimile enfin le message.

- Comment ? La maison de mes parents a brûlé ? Non ! Hurlai-je en m'approchant à mon tour de Félix. Dites-moi qu'ils n'étaient pas à l'intérieur ? Le suppliai-je presque.

Il baissa de nouveau le regard avant de me répondre.

- Je suis désolé Madame, mais votre père et votre mère ont une vie plutôt routinière et vraisemblablement le feu a dû se déclencher en pleine nuit, au moment où ils étaient sensés dormir profondément. C'est sans espoir, je le crains.

Mes jambes alors devinrent coton et ne supportèrent plus le poids de mon corps. Doucement, je sentis mes genoux fléchir et mon corps glissa lentement vers le sol. Je me retrouvai à genou, le visage enfoui dans mes mains et les larmes s'échappant à grosses gouttes de mes yeux. Je venais de perdre deux des êtres les plus chers à mon cœur.

- En êtes-vous certains ? Demanda Mike sur un ton moins abrupt.

- Quasiment sûrs, Monsieur, il ne reste presque plus rien à part un tas de cendres, tout est en ruine. Confirma Laurent.

- Je dois en être sûr. Retournez-y et ramenez les corps...hum…afin de leur offrir des obsèques décentes. Se sentit-il obligé de rajouter. Je vais raccompagner mon épouse dans sa chambre. Après cette nouvelle elle a besoin de se reposer. Poursuivit-il en se penchant vers moi pour agripper mes bras afin de m'inciter à me relever.

Je me redressai alors soudainement et m'échappai de son emprise.

- Non ! Décrétai-je. Je vais avec eux, j'ai besoin d'en avoir le cœur net. Il faut que j'y aille. Décidai-je déterminée en fixant Mike droit dans les yeux.

Il me toisa longtemps avant de soupirer.

- Très bien. Céda-t-il. Je t'accompagne. Puis à l'attention d'un de ses hommes. James va chercher la voiture.

J'eus un léger soupir de satisfaction mais la peur m'envahit car je ne voulais en aucun cas admettre que mes parents aient pu périr dans un incendie.

Mais qui aurait bien pu mettre le feu à leur maison ? Cela ne pouvait pas être Edward, il n'aurait pas fait cela à mes parents, ce n'était pas un meurtrier. Jamais il n'aurait tué mes parents pour me libérer du chantage de Mike, il savait à quel point je tenais à eux. Mais alors qui avait fait cela ? Etait-ce le même incendiaire que chez les Newtons. Etait-ce Mike qui avait organisé tout cela en mettant le feu en même temps chez lui et chez mes parents pour que personne ne soupçonne les Newtons qui paraitraient être aussi les victimes d'un incendiaire. Pourtant cela ne collait pas, mes parents étaient le seul élément qui m'empêchait de fuir cette propriété. Je ne savais pas, je ne savais plus que penser et que croire.

Tout ce que je souhaitai en cet instant c'était que Félix se trompe et que mes parents pour quelques raisons que se fût n'étaient pas à la maison comme on pouvait le supposer. Je me mettais à nouveau prier un Dieu qui apparemment ne me vouait que haine mais qui avait tout pouvoir sur mon destin et sur celui de mon entourage.

- Monsieur. Intervint Démétri qui venait d'arriver derrière nous. Un messager vient d'arriver avec une lettre de votre père. Tenez.

Mike s'en saisit de suite et l'ouvrit. Il la lut et fronça les sourcils.

- Je suis désolé, Isabella, je ne peux pas t'accompagner, je dois rejoindre mon père sur le champ. Mes hommes vont te conduire à la maison de tes parents, et prendre soin de toi. Surtout ne t'attarde pas et rentre vite. Démétri, tu m'accompagnes.

Il déposa un baiser sur ma tempe alors que la voiture approchait. James descendit pour laisser place à Démétri, Mike monta à l'arrière et ils s'en furent.

- Quand souhaitez-vous partir, Madame ? S'enquit Félix.

- Maintenant. Répondis-je.

Laurent fit sceller un cheval pour moi pendant que Constance m'apportait un châle en laine. Si tôt que mon cheval fût prêt, nous prîmes la route, moi au devant de tous, trop pressée et torturée à la fois par ce que je risquais de découvrir.

Au bout de vingt minutes de cavalcade sur les routes chaotiques du village, nous approchâmes de la petite propriété de mes parents. L'odeur du brûlé envahissait déjà mes narines et la fumée se dessinait au loin telle une cheminée qui fumait.

Je donnais des coups de talons à mon cheval pour qu'il parcoure rapidement les derniers cent mètres.

Je ne savais pas à quoi je m'attendais mais lorsque je découvris les ruines encore fumantes de la maison de mon enfance, mon cœur se mit à saigner. Je descendis rapidement de ma monture pour me précipiter dans le tas de cendres qu'était devenue ma maison natale.

Il ne restait plus que les murs de pierres, le toit avait complètement brûlé et tout ce qui s'y trouvait abrité aussi. Je remarquai que la cheminé était encore debout et je savais de mémoire que le lit de mes parents était sensé se trouver juste à côté.

Je déambulai entre les débris pour atteindre cet endroit où était sensé dormir mes parents. Il ne restait évidement plus rien, le bois du lit, les couvertures, les tapis de sols, tout avait brûlé. Mon attention fut soudain attirée par quelque chose de brillant. Je me penchai alors sur l'objet en question pour m'en saisir. Je soufflai dessus pour chasser la cendre. Je reconnu de suite cette objet c'était le médaillon de ma mère qu'elle portait nuit et jour autour du cou. Elle ne s'en séparait jamais car c'était un cadeau de mon père.

Une larme se mit alors à perler le long de ma joue. Ce médaillon était la preuve qu'ils étaient bien là et qu'il fallait que j'accepte l'inacceptable. J'essuyai cette larme solitaire alors que mon regard erra vers le sol lorsqu'il accrocha une forme.

Je me reculai soudain et poussai un cri assourdissant en réalisant que je venais de découvrir un crâne. Je plaquai mes mains sur mes yeux, j'en avais assez vu et ne pouvais tolérer en voir plus. C'était terminé, je ne pouvais plus fonder aucun espoir, mes parents étaient bien mort. Je me retrouvai orpheline. Je n'avais plus personne. Je touchai le fond, le gouffre m'avait engloutie, le destin avait gagné, Dieu aussi.

J'entendis quelque chose bourdonner à mes côtés mais je ne réagissais pas, j'étais comme figée, abasourdie par ce que la vie m'avait offert et puis repris, abasourdie par l'injustice. Il n'était pas permis de mourir aussi tragiquement dans un incendie qui ne pouvait pas être accidentel.

Une main se posa sur mon épaule et me sortit de la léthargie dans laquelle je m'étais réfugiée.

- Madame, Madame ! Me secoua Félix pour tenter de me ramener à la réalité. Réalité que moi, je voulais fuir.

Mon regard vague se dirigea vers celui de l'homme charpenté qui insistait pour me faire revenir. Il avait presque l'air inquiet pour moi.

- Qu'y-a-t-il Madame ? Pourquoi avoir crié ? Me demanda-t-il.

Je ne pus articuler un mot, trop choquée pour pouvoir ouvrir la bouche, alors de mon doigt, j'indiquai l'endroit où j'avais discerné ce crâne.

- James, Laurent. Cherchez de ce côté, il doit y avoir quelque chose. Leur ordonna-t-il.

- Vous devriez vous asseoir vous êtes pâle comme un linge. Me conseilla Félix soudain très prévenant.

- M'asseoir ? Euh, oui…je crois…Répondis-je confuse.

- Tenez asseyez vous sur cette souche. M'indiqua-t-il en m'aidant à m'asseoir.

- Félix ! Le héla James.

- Oui ?

- Nous les avons trouvés. Il y a deux corps.

- Oh mon Dieu... Murmurai-je en fondant en sanglots et en perdant le sens de la réalité.

- Bon, ramassez ce qui peut l'être puis on rentre aussitôt.

Ils ne mirent que quelques minutes à faire ce qu'ils devaient faire, enfin il me semblait. Je n'avais même pas remarqué que j'étais remontée sur ma selle tellement j'étais perdue dans mon chagrin. Je ne réalisai pas à quel endroit nous nous trouvions ni même à quelle moment de la journée nous étions. Mon corps était présent mais mon âme était ailleurs à la recherche de mes parents.

Je revins à la réalité lorsque je sentis ma monture s'agiter. Je ne savais pas pourquoi mais je devais sans arrêt la remettre sur le droit chemin et tenir les rênes fermement. Celle de Félix qui était devant moi semblait s'agiter aussi. Soudain un grondement se fit entendre comme des sabots de chevaux au galop qui foulaient la terre.

Je discernai alors deux cavaliers qui arrivaient vers nous à vive allure sur le petit chemin boueux. On les distinguait à peine sous la pénombre des arbres avec leurs tenues sombres et leurs chapeaux. Nous nous décalâmes vers la droite de façon à faciliter leur passage sans les gêner.

C'est alors que je remarquai que le premier cavalier était debout sur ses étriers et qu'il tenait dans sa main une longue branche. Cette branche percuta de plein fouet la tête de Félix qui chuta au sol complètement assommé.

Je descendis très rapidement de ma monture pour me plaquer contre un arbre, ne souhaitant pas subir le même sort. Je le regardai alors passer devant moi et poursuivre son chemin. J'étais stupéfaite car qu'il réitéra sa frappe sur Laurent qui se retrouva lui aussi au sol, et inconscient.

James dégaina alors son pistolet pour le pointer sur l'homme qui était de dos à présent et qui venait de mettre à sacs deux des terribles mercenaires de Mike mais le second cavalier arriva et s'élança de son cheval pour atterrir sur James et le faire démonter. Les deux hommes se retrouvèrent à terre. L'homme se redressa pour assener une série de coups de poings sur le visage de James qui n'eut pas le temps de riposter et qui perdit très vite connaissance.

Le premier cavalier qui avait une carrure presque aussi imposante que Félix mais dont le bas du visage était camouflé par un foulard, revint vers nous et chassa par de grands mouvements tous nos chevaux, ne gardant que le sien et celui de son coéquipier. Ce dernier remonta très vite en selle pour se diriger droit vers moi, lui aussi avait son visage semi-couvert et l'ombre de son chapeau dissimulait le haut de son visage. Il tendit le bras vers moi, je ne pouvais l'esquiver puisque j'étais déjà plaquée contre le tronc d'arbre et il m'attrapa par la taille pour me placer juste devant lui sur son cheval.

Je fermai alors les poings et commençai à le marteler mais il bloqua mes mains à l'aide de son bras en les collant le long de mon corps. J'allais alors crier mais avant que je ne puisse faire quelque chose, il plaqua sa main contre ma bouche et murmura à mon oreille.

- Pas maintenant. Me dit-il dans un souffle quasi inaudible.

Il élança sa monture d'un grand coup de talons. Son bras enlaçait toujours ma taille et son autre main se détacha de ma bouche pour tenir fermement les rênes.

- Dépêchons-nous. Ordonna l'autre homme. Nous avons très peu de temps avant qu'ils ne donnent l'alerte.

Sa voix me disait quelque chose, j'avais l'impression de l'avoir déjà entendu quelque part, mais où ? Je n'en avais aucune idée.

Je jetai un rapide coup d'œil en arrière et je vis que Félix relevai la tête pour nous voir nous éloigner. Le temps qu'il retourne sans cheval jusqu'à la propriété des Newtons pour les prévenir, je serai déjà loin à ce moment-là. Mais voulais-je vraiment qu'ils me retrouvent ? A présent que mes parents avaient disparus, je n'avais plus rien à perdre. Et qui étaient ces hommes qui venaient de m'enlever ? Devais-je avoir peur d'eux ? Trouverai-je un moment pour tromper leur vigilance afin de m'enfouir et être enfin libre.

C'est ainsi que je m'éloignai, n'ayant pas d'autre choix que de suivre mes ravisseurs.

Alors d'après vous qui sont les deux ravisseurs de Bella ?

Qui a pu mettre le feu chez les Newtons et les Swans ?

Les Swans sont-ils vraiment mort ?

Et Edward où est-il ?

Vous avez la réponse ou des suppositions ?

Vous avez aimé ou détesté ce chapitre ?

Cliquez sur la petite bulle bleue pour tout me dire et rendez-vous au prochain chapitre !

PS : Nessie, Ninie, ai-je réussi mon cap du fameux ruban dans le livre de messe ?

Gros bisous

Sabi