Avertissement : Les personnages, tels qu'ils sont ne m'appartiennent pas, sniff … Ah si ! Les personnages d'arrière-plan ^^ (dont on ne connaît pas l'identité TT^TT).
Résumé:
« L'enfer parait bien moins effrayant lorsqu'il est vécu avant la mort. Edward s'est jeté corps et âme dans ses cauchemars mais combien de temps cela pourra-t-il durer ? Combien de temps regardera-t-il ses rêves se briser ? »
BlaBla : Mmh... 6 mois plus tard enfin un nouveau chapitre, c'est presque une vitesse de croisière à ce stade ( 1 tout les six mois). Mais je n'oublie pas! Quand j'ai des vacances (et un peu de temps pour souffler) j'écris! Bon j'entame ma 3eme année de thèse donc autant ne pas vous cacher que ce sera toujours aussi difficile de trouver du temps pour écrire par plaisir! (ToT) Mais je ne perd pas espoir! On n'approche de la fin (l'unique!) donc je suis hyper motivée même si ça se voit pas avec mes délais de publication!
Bref, je vous remercie à vous qui êtes encore là aujourd'hui pour commencer ce nouveau chapitre :cœur cœur: MERCI et bonne lecture :)
Chapitre 28
Tout doucement la vie des frères Elric se remettait en marche. Pour montrer son sérieux et sa détermination, Edward s'était mis à lire tous les livres qu'il avait toujours refusé de lire depuis tant de temps. Alphonse était heureux de le voir ainsi, de retrouver son frère bourreau de travail, mais quelque chose le gênait pour en profiter pleinement. Il était troublé par ces quelques jours avec Envy, par ce qu'il avait entendu et vu... Pour lui, voir Edward aussi terrorisé face à Envy, au point qu'il n'avait même plus la force de se battre, l'avait profondément choqué. Il se rappelait sans cesse l'homonculus au-dessus de son frère, son impuissance à ce moment-là… Il n'avait pas pu tout distinguer ni bien comprendre mais il avait clairement entendu parler d'un marché entre eux. Ainsi, même si de nombreux passages dans le discours d'Envy paraissaient farfelus, d'autres semblaient bien plus proche de la réalité qu'il aurait bien voulu le croire. Il n'était peut-être pas détective mais il n'était pas con non plus. Mais quand tout cela avait-il bien pu commencer ? Edward se serait-il jeté dans la gueule du loup? Avait-il vraiment fait toutes ses choses que lui avait racontées Envy ? Tant de question qu'il ne pourrait jamais poser. Il avait l'impression qu'il allait briser ce nouvel équilibre à peine installé entre eux et pour rien au monde il ne le souhaitait.
De son côté Edward se plongeait dans le travail à corps perdu. L'idée de se sentir libre lui donnait des ailes. Il n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait bien réfléchir Alphonse mais c'était surement lié à la pierre. Les livres qu'Envy lui avait passés étaient des mines d'or d'informations que jamais il n'aurait pu avoir seul. Que ce soit les différents cercles qu'il découvrait, les différents récits de transmutation humaine testée en cachette par une organisation obscure. Serait-ce les homonculus qui, à travers les âges, ont mis en place ces expériences ? Pourtant, ils les savaient incapable d'utiliser l'alchimie. Forceraient-ils des alchimistes à travailler pour eux ? Peut-être que le laboratoire qu'ils avaient trouvé était l'un des leurs. Pourtant Envy n'avait pas l'air au courant… Mais, savait-il au moins lire ou écrire ? Ou peut-être que l'armée était liée de façon louche à ce genre de chose ? Une chose était sûre, le cercle qui était en train de se créer sous leur pays était clairement pour créer la pierre, et personne ne savait quand il serait activé ni par qui. En retraçant le cercle on pouvait voir que le centre de ce cercle était à Central. Donc la clef de ce mystère devait y être aussi… Puis il se rappela les alchimistes arrêtés lors de sa dernière mission. Normalement, ils devaient être transférés à Central pour être interrogés. Une petite visite s'imposait.
Ainsi, les deux frère Elric se déplacèrent de la bibliothèque, où ils passaient le plus clair de leur temps, vers le bâtiment carcéral de l'armée. Mais, à peine arrivés, on les refoula pour cause que ces personnes n'étaient jamais arrivées à Central et qu'il fallait appeler le centre concerné directement pour plus d'information. Trouvant cette histoire louche, Edward appela directement Mustang pour en savoir plus.
« Je suis désolé Edward, ils ne sont jamais arrivé à Central. Même s'ils étaient otages, ils ont été enfermés en prison là-bas pour suspicion de terrorisme mais ils ont été retrouvés mort dans leur cellule respective quelque jour plus tard. La cause de leur mort serait le suicide, tout comme les prisonniers qu'on avait récupéré… »
« Quoi ?! Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenu ? »
« Parce que ce n'est plus de ton ressort, nous avons fait notre boulot là-bas, le reste de l'affaire est suivi par une cellule interne. Même moi, je ne peux rien exiger d'eux… »
« Mais pensez-vous que l'armée… »
Edward s'arrêta net. Et si l'armée était liée à leur mort ? Ou qu'au moins quelqu'un de puissant dans l'armée était lié à cette histoire ? Il ne pouvait pas se permettre d'en parler ni au téléphone ni à Mustang. Voyant que le blond ne continuait pas, Roy demanda :
« L'armée quoi ? »
« Non rien, une idée stupide. Merci pour ces informations colonel, au revoir. »
Sans lui laisser le temps de répondre, Edward raccrocha. Durant toute cette conversion, Alphonse était à ses côtés. Le blond regarda autour de lui avant de lui dire :
« Al, il faut qu'on parle en lieu sûr. »
Arrivé dans leur nouvelle habitation prêtée par l'armé - les dortoirs, le temps que leur appartement soit de nouveau en état-, Edward lâcha comme une bombe :
« Al, je réfléchis à quitter l'armée. »
Alphonse était bouche-bée, répondant seulement par des mots uniques :
« HEIN ?! QUOI ? QUE ? POURQUOI ? »
Edward reprenant tout de suite :
« Chuut ! Calme toi, je ne veux pas qu'on nous entende. C'est juste que j'ai l'impression que l'armée est mouillée dans de sales affaires concernant la pierre. Comme pour ma dernière mission… Je suis persuadé depuis un moment déjà que Mustang était le pire choix pour cette mission sauf si le but était de faire disparaitre toutes les preuves… Peut-être même que le groupe qu'on a arrêté a été dénoncé simplement parce que leur travail était fini et qu'il fallait se débarrasser d'eux et rien de mieux que l'alchimiste de flamme pour ça... Il faut absolument qu'on arrive à déchiffrer lelivre que les chercheurs m'ont donné avant qu'il ne soit trop tard. »
Voyant son frère bien plus sérieux que d'habitude, Alphonse ne sut rien répondre d'autre que :
« Très bien, retournons à la bibliothèque dans ce cas. »
Les journées et les nuits se succédèrent et se ressemblèrent. Le jour, ils étaient à la bibliothèque, la nuit ils continuaient le travail chez eux. Edward se nourrissait et dormait à peine, inquiétant de plus en plus Alphonse mais il savait que les jours étaient comptés et qu'il fallait se dépêcher. Profitant de quelques congés accordés à la suite de sa mission, ils purent ainsi se focaliser exclusivement sur la pierre. Jamais ils n'avaient eu l'impression d'en être aussi proche. Avec toutes ses informations récoltées, les centaines de livres lus, ils pouvaient déjà s'imaginer les cercles qu'ils devraient utiliser mais le problème restait la contrepartie. Nombre de personnes, d'animaux, d'objets avaient été utilisés pour essayer de créer la pierre philosophale et l'échec semblait être l'unique réponse…
XXX
« Père attends depuis bien trop longtemps, Envy… Peut-on encore te faire confiance ? »
Lust le toisait avec mépris. Qu'est-ce qu'elle pouvait l'énerver quand elle s'y mettait.
« Oui, c'est bon ! Lâchez-moi merde ! C'est pas en étant sur mon dos que ça va avancer plus vite. Déjà que j'ai trouvé le couple d'alchimiste idéal pour faire une magnifique pierre. Ils viendront à nous quand il le faudra. Et Père est déjà au courant du plan… »
« Et comment ils vont nous trouver ? tu y as pensé au moins ? »
« RAH ! De toute façon, au pire, on a le plan B donc y'a pas mort d'homme. »
« Tu sais bien qu'on ne peut pas l'appliquer pour l'instant, il y a trop d'incertitude, les conséquences pourraient être désastreuses si ça ne marche pas. »
« C'est bon ! Tu me saoules ! je vais aller aux nouvelles dans ce cas. Mais il ne devrait pas tarder à me chercher de toute façon. C'est une perte de temps d'y aller avant, m'enfin, si ça me permet de m'éloigner de vous, tout me va... »
Lust souffla, repartant déjà sur ses pas. Vivement que cela finisse. Elle ne comprenait pas pourquoi c'était Envy qui s'occupait de cette mission alors que malgré son âge, il faisait partie des plus insouciants sur sa condition. Enfin, pour une fois qu'il participait… Peut-être qu'il en ressortirait quelque chose de bien pour eux.
XXX
Cela faisait maintenant quelques semaines qu'Edward et Alphonse travaillaient sur la traduction du livre « HOMONCULUS ». Son congé finit, Edward refusait toutes les missions que Roy lui proposait pour ne se concentrer que sur cet objectif. Ils n'avaient pas trouvé de livre sur cette langue alors peut-être était-ce un code ? Parti de cette hypothèse, petit à petit, ils réussissaient à comprendre certains mots, créant un alphabet de signe à partir de ce que le livre contenait. Mais plus ils en comprenaient et plus ils se rendaient compte que livre n'était pas un livre normal. Plutôt comme une sorte de journal écrit il y avait très longtemps. Jusqu'au moment où ils comprirent… Ce livre relatait la naissance du premier homonculus. De l'alchimiste qui l'avait créé. Du but qu'Il voulait accomplir. Avide de pouvoir, il semblait avoir perdu la tête après une catastrophe et recherchait à créer quelque chose qu'il pourrait échanger contre la vie éternelle. Il y racontait tous ses tests sur des corps morts, vivants quand il en trouvait, et même des villes entières. Apparemment, cette catastrophe avait éteinte une partie du monde dans lequel il vivait. Mais à quelle époque avait été créé ce livre ? Etait-ce une catastrophe naturelle ou bien une guerre ? L'alchimie était-elle déjà maîtrisée à ce moment-là ? D'après l'histoire, les premières traces d'alchimie remontait vers 1500 peu après la formation du pays. Pourtant l'auteur semblait beaucoup plus vieux… Il y avait peu de document datant d'avant la création du pays, cela ne rendait pas la tâche facile. Et plus ils avançaient dans sa lecture et plus ils comprenaient que ce livre avait traversé les âges. L'écriture y semblait évoluer mais le style ne changeait pas. Appartenait-il toujours à la même personne malgré les siècles qui s'étaient écoulés ? Cette personne était-elle toujours vivante aujourd'hui ? Des questions qui ne suscitaient que plus d'engouement à la compréhension complète de cette langue. Peut-être que l'étude de l'histoire des autres pays pourrait les aider… Alphonse proposa de se pencher cette question pendant qu'Edward continuerait d'approfondir le livre. Il en avait à peine étudié le tiers depuis tout ce temps mais sa compréhension augmentant, cela devenait moins ardu au fil des semaines.
Enfin rentrés au dortoir après une énième longue journée à la bibliothèque, Edward se dirigea vers leur placard et se rendit compte qu'il n'y avait strictement plus rien à manger chez eux. Alphonse étant occupé, le blond lança, ouvrant déjà la porte de leur chambre :
« Al, je vais chercher des trucs à bouffer avant que ça ferme ! Je te laisse continuer tranquillement, je vais en profiter pour prendre un peu l'air. »
Sans un regard, il entendu seulement son frère répondre :
« Ok, fais attention. »
Entendant la porte claquer, Alphonse se replongea dans l'histoire des pays avoisinant mais aussi plus éloignés. Si c'était la même personne qui avait traversé les siècles alors ça augmentait le nombre de kilomètre qu'elle aurait pu parcourir, même à pied… Perdu dans ses lectures, Alphonse sursauta un instant en entendant des petits bruits de griffe à sa fenêtre. Il avait oublié d'aller nourrir les chats errants qui trainaient autour de la caserne. Ni une ni deux, il sauta de son siège pour récupérer un sachet de croquette qu'il cachait méticuleusement en cas de fouille de leur quartier. Il avait toujours peur de se faire réprimander par les gérants du dortoir et cela faisait toujours rire son frère qui n'y voyait aucun mal tant que l'animal n'était pas dans la chambre. Attrapant le paquet, il se rendit compte qu'il était presque vide. Il regarda l'heure, cela ne faisait pas très longtemps qu'Edward était partis, peut être pouvait-il encore le rejoindre avant qu'il ne passe à la caisse ? Il se dépêcha de sortir, prenant quand même le temps de donner le fond de croquettes aux chats affamés puis partit à la rencontre de son frère.
XXX
La nuit était un peu fraiche mais se réchauffait nettement par rapport à ces dernières semaines. Edward pouvait se permettre de ne porter qu'une simple veste noire en guise manteau. Respirant l'air frais, il sentait l'énergie lui revenir petit à petit. Ces semaines à ne rien faire d'autre que lire et réfléchir ramollissaient ses muscles qui réclamaient un peu plus de sport. Profitant du silence ambiant de la nuit, il leva la tête, essayant de repérer quelques étoiles malgré la pollution lumineuse. Qu'est ce qu'il se sentait bien. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti cette plénitude malgré l'urgence de la situation. Baissant les yeux, il aperçut le petit parc sur sa route - raccourci pour aller à l'épicerie qu'il empruntait toujours sans un regard. Il sourit. Il se sentait d'humeur joyeuse, alors pourquoi ne pas se laisser tenter par un petit tour de balançoire avant ses quelques courses ? Le parc n'était pas éclairé la nuit, ainsi ce ne fut qu'en se rapprochant de l'objet voulu qu'il s'aperçu qu'il y avait déjà quelqu'un adosser au toboggan à côté de la balançoire. Edward fut déçu, voyant déjà ses plans tomber à l'eau mais il hésita un instant : avait-il trop de fierté pour faire de la balançoire malgré la présence d'une autre personne ? Quoi qu'avec sa taille, dans le noir il pouvait toujours se faire passer pour un enf… Non… il ne finirait pas cette phrase. C'est à ce moment qu'il entendit :
« Tiens, quelle coïncidence ! j'pensais pas que tu serais en manque si vite, crevette… »
« Oh non… » pensa Edward, « pitié pas lui ! ». Alors que la « mystérieuse » personne s'avançait vers lui, il ne put que reconnaitre un peu plus Envy. Pourquoi ? Il était de si bonne humeur pourtant… Ainsi, Edward dit à haute voix plus pour lui que l'homonculus :
« Non mais sérieusement ? P#t##n, fais ch##r… »
« Personnellement je me réjouis de te voir en si grande forme, on va bien s'amuser ! »
Alors qu'Envy s'approchait de lui, Edward recula aussitôt. Ces semaines de liberté lui avait rendu ce qu'il avait de plus précieux : sa combativité. Il n'avait plus peur d'Envy. C'était comme si tout ce qui s'était passé entre eux n'avait été qu'un cauchemar. Il n'avait qu'à ne pas y penser et ces évènements n'avaient jamais existé. Ainsi, il répliqua provocateur :
« Laisse tomber Envy, ne m'approche pas. Tu m'as collé un mouchard ou quoi ? T'es aussi désespéré de me voir ? »
Tomber par hasard sur Edward avait nettement amélioré la journée de merde qu'Envy avait passé. Certes il le cherchait mais il ne pensait pas tomber sur lui aussi vite depuis qu'il avait détruit le dernier domicile fixe des frères Elric. Mais ce qui le surprenait le plus c'était de le voir avec cet état d'esprit. Tout ce temps à le dresser pour que tout soit perdu en si peu de temps... Quelle tristesse… ou pas. Edward était clairement unique en tant qu'être humain, le surprenant toujours autant. Quel délice ! Etant d'humeur chafouine, Envy entra avec plaisir dans ce petit jeu :
« Quel sans cœur, tu m'utilises puis te me jettes et tu oses me traiter ainsi après ne m'avoir jamais rappelé ? Aurais-tu oublié tous ces moments qu'on a passé ensemble ?»
Edward avait envie de vomir. La dernière chose qu'il avait envie c'était bien de penser à ça. Non en fait, la dernière qu'il avait envie c'était de discuter avec l'homonculus qui avait fait de sa vie un enfer pendant plusieurs mois. C'était fini. Il n'était plus ni l'esclave, ni le babysitter d'Envy. Ainsi, il répondu :
« Je crois qu'on n'a plus rien à se dire, Adieu. »
Tournant déjà les talons, son geste fut arrêter net par Envy qui lui attrapa le bras et le tira vers lui.
« Attends une minute crevette. Tu vas pas me dire que depuis ces quelques semaines, seul, tu n'as pas eu envie ? »
Edward rougit instantanément. Une des pires choses que lui avait fait découvrir Envy, c'étaitsa libido… Même s'il s'était investi à 200% dans son objectif, il ne pouvait pas nier que le soir avant de se coucher, il aurait bien aimé se soulager un peu. Mais il n'avait qu'une chambre pour deux et les douches ainsi que les toilettes étaient communes donc aucune intimité possible. De toute façon, il avait beaucoup trop honte pour céder à ce genre de pulsion de bas étages. Envy profita de cette réaction et du silence du blond pour le provoquer un peu :
« A moins que tu te sois masturbé tout seul en pensant à moi ou ton frangin ? »
« NON ! »
Cette réponse immédiate ne manqua de faire rire Envy qui l'entraina un plus dans la pénombre avant de le plaquer contre le toboggan. Edward eut à peine le temps de riposter mais commença déjà à pousser Envy :
« Laisse tomber tête de palmier ! C'est fini tout ça. Je ne suis plus ton jouet ! Va trouver quelqu'un d'autre. »
Alors qu'Envy attrapa les mains du blond qui le repoussaient pour les embrasser, il lui répondit :
« Tu ne comprends pas crevette. Aujourd'hui, tu n'es pas mon jouet, aujourd'hui nous somme juste deux personnes qui vont partager un moment de leur temps. Il n'y a pas de marché, pas d'armée, juste toi et moi et je ne te ferai rien tant que tu n'auras pas fait le premier pas. »
Edward resta figé, qu'est-ce que c'était que ce charabia ? Envy était tombé sur la tête ? Comment pouvait-il croire un instant qu'il aurait envie de partager un moment avec lui ?Tout ce qu'ils avaient vécu était déjà beaucoup trop. Alors qu'il allait le rembarrer ouvertement, Envy continua :
« Ne me dis pas que notre baiserde la dernière fois t'a suffi, Ed-ward ? »
Rougissant en y repensant, Envy s'était rapproché mais ne le touchait pas. La proximité engendrait une sorte de bulle de chaleur qui n'enveloppait qu'eux. Il sentit le souffle chaud d'Envy sur son cou quand ce dernier lui murmura à l'oreille :
« Edward, aujourd'hui c'est toi qui décide. Oui ou non... l'apparence que tu veux, la position, dominant ou dominé, de l'endroit… Tu ne peux pas rester frustré à vie alors pour une fois, sers-toi de moi, Ed-ward… »
Le blond se maudissait. Pourquoi est-ce qu'il avait une érection ? Pourquoi pour Envy ?! Syndrome de Stockholm ? Frustration plus présente qu'il ne le pensait ? Il était perdu. Il avait envie de céder. Il ne pouvait, de toute façon, pas aller faire les courses dans cet état. Ça pourrait être rapide. NON ! C'était Envy ! Pourquoi il le regardait avec ces yeux de chiens battus brûlants de désirs pour lui ? D'ailleurs, quand avait été la dernière fois qu'il avait cou- Oh… De douloureux souvenir lui revenaient… La dernière fois qu'il avait couché avec quelqu'un, c'était avec Mustang… Non, il ne pouvait pas laisser Mustang être l'ultime personne qui l'avait touché… Certainement pas. Et une fois de plus ou de moins avec Envy, ça ne comptait plus, non ? De plus, une fois l'armée quittée, il ne serait même plus officiellement ennemi avec lui.
Laissant sa dernière barrière de lucidité tomber, il attrapa brusquement le cou d'Envy pour l'embrasser avec un désir non dissimulé. Souriant derrière ce baiser, Envy était très fier de lui. Le blond venait pour la première fois de l'embrasser passionnément de son propre chef et il comptait bien en profiter… Mettant fin au baiser, Edward entreprit de préciser :
« Je te préviens, c'est juste du sexe, juste une dernière fois. Pas de sentiment, pas de nostalgie, pas de blabla et après on oublie tout. Compris ? »
« Tu parles déjà trop à mon goût, Edward. »
Ce dernier se sentit bruler d'impatience à l'entente de son prénom, reprenant leur étreinte là où il l'avait laissé. Collant enfin leur corps qui ne réclamait que ça. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train de faire mais tout devenait de plus en plus flou. Il ne pouvait plus penser à rien d'autre qu'au corps sexy et chaud qui se frottait contre lui. A leurs érections qui se frôlaient, à leurs soupirs qui s'échappaient. « Que du sexe, pas de sentiment » pensa-t-il. Envy était doué et il le connaissait par cœur. Sa peau dorée, ses endroits sensibles, la façon dont il le touchait lui faisait perdre tout contrôle de lui-même. Etait-ce vraiment comme ça entre eux avant ? Pourtant si la passion était brulante, les gestes de l'homonculus étaient doux et précis, lui rappelant leur dernier baiser. Edward rosit instantanément, sentant la situation lui échapper, il devait reprendre l'initiative. « Que du sexe, pas de sentiment ». Glissant sa main dans la tunique d'Envy, il entreprit de le caresser. Il pouvait sentir Envy frissonner sous ses doigts. Des gouttes de transpiration perlaient sur sa peau blanche qui semblait éclatante face au reflet de la lune. Délaissant sa bouche pour descendre dans le cou, marquant légèrement la peau avec une morsure délicate, il entendit Envy pousser un râle de plaisir. C'était surement la première fois qu'ils étaient aussi doux l'un envers l'autre, mais malgré tout, le plaisir ne semblait qu'être décuplé. « Que du sexe, pas de sentiment » se força-t-il à penser. Comblé par la tournure des évènements, Envy entreprit de récompenser son blond, attrapant doucement son menton pour le faire remonter afin de l'embrasser avec douceur, prenant le temps de le gouter, de jouer et de se répondre. Il en profita pour remonter son t-shirt et descendre doucement le long de son cou en y laissant une pluie de baiser. Parallèlement, il défit la ceinture du pantalon du blond afin de l'ouvrir. Continuant sa descente, il sortit le désir tendu d'Edward avant de le prendre en bouche. Sur le coup du plaisir, ce dernier pencha sa tête en arrière, poussant un râle de plaisir avant d'attraper les cheveux de l'homonculus. Le plaisir semblait se décupler au centuple. Surement parce que cela faisait longtemps qu'il n'avait rien fait… Il n'allait pas tenir longtemps. Ayant du mal à se contenir, le blond essaya de murmurer :
« Attends… Envy, Ah ! »
« Edward ? »
Il se figea sur le coup. Ce n'était pas Envy qui venait de parler. Rouvrant les yeux instantanément, il vu la dernière personne qu'il aurait aimé voir. Alphonse venait de partir en courant…
Hein ? Comment ça je suis sadique ? Je ne vois pas de quelle situation vous pouvez parler : celle de publier qu'un chapitre tous les six mois, celle de m'acharner sur ce pauvre Edward ou celle de vous laisser avec cette fin ? 😃
MOUHAHAHAHHAHA !
Petite mention spécial pour ce chapitre car je l'avais déjà imaginé le jour où j'ai décidé de faire de cette histoire une série ! Je rêvais de faire une scène de sexe consentie entre Ed et Vyvy dans un parc contre un toboggan (oui c'était aussi malsain que précis). ENFIN ! Je suis tellement heureuse d'avoir pu enfin l'écrire ! Il me tenait vraiment à cœur ❤
J'espère que vous avez pris du plaisir à lire ce chapitre et que vous serez au rendez-vous pour le prochain ! Je ne vais pas essayer de vous donner de date de toute façon je serai en retard…
Et je laisse le mot de la fin à ma beta d'amour :3
Ta beta d'amour a peut-être pris un peu son temps, mais elle a finalement corrigé ce chapitre, et elle aurait du le faire bien plus tôt ! C'est horriblement frustrant d'arrêter de corriger à ce moment-là, j'avais envie d'en savoir bien plus. Une chose est sûre, Edward est bien dans la merde, mais bon, on l'aime bien quand même, il trouvera une solution pour se sortir de ce pétrin ! Donc moi je dis : vivement la suite, et au moins, je pourrais lire la suite en avant-première :rire :
