DISCLAMERS : Les personnages ne m'appartiennent pas. Dans ma version Sirius n'est pas mort. Dumbledore non plus. Je ne tiens pas compte des tomes 5, 6,7.
RESUME : La guerre est de plus en plus proche. Harry retourne dans le passé, pour acquérir plus de pouvoir. Il doit les sauver, LE sauver.
RATING : M. Ceci est un Slash. Donc homophobe vous pouvez partir.
PARING: HP/SS, SB/RL …
ETAT : 9/25.
BETA : Jelyel
RAR :
Farah : Merci beaucoup pour ta review, Ils se sont enfin avoué leurs sentiments. Il était grand temps. Et non, le pendentif reste toujours un mystère. Mais tu auras bientôt ta réponse. A tout vite ! Et merci de me lire.
De Araujo : Tout d'abord, merci pour ta review. Je suis contente que ce rapprochement t'es plus^^ donc je te laisserais la surprise de mes prochaines fictions, Os. Merci encore, a tout vite !
Aurore : Hey, Ca va bien et toi ? Je suis contente que ce chapitre t'es plus même s'il ma donné du fil à retordre. Ah le pendentif, toute une histoire ^^ . Tu devras attendre vers le chapitre 13 mais tu sauras vraiment tout à la toute fin. Je sais je suis méchante =) . Pour l'instant les trois prochaines Drarry (A toi à jamais) Snarry (Sans toi mon cœur se meurt) HP/SB (Mon étoile) Mais elles ne sont pas encore posté. A tout bientôt, et encore merci de me suivre et de me donner ton avis ! Bisous
Amber Pride : Merci pour ta review ! Et je suis contente que ces deux chapitres t'aient plus. Et merci pour mon anniversaire =). Le pendentif toute une histoire. Tu vas avoir quelques réponses dans ce chapitre. En tout cas merci de me suivre et de me donner ton avis. A tout bientôt !
Adenoide : Severus est comme tu dis un homme secret. Mais c'est ce qu'il fait son charme. Merci pour ta review et j'espère que l'histoire de plait toujours. A bientôt !
Je suis désolée pour le retard, pour me faire pardonner, je vous donne le chapitre 9 qui devait normalement être en deux parties. Donc je vous mets les deux parties. Merci a tous de me suivre et de me donner vos réactions et vos avis. Ca compte beaucoup pour moi.
Allez, je vous laisse lire tout ça !
A tout vite !
Dans les chapitres précédents : Harry débarque à l'époque de ses parents afin de gagner du temps pour s'entraîner en vue de la guerre qui se prépare. En moins d'une journée, il affronte les maraudeurs, Lucius et Bellatrix qui ne voient pas d'un très bon œil que le nouvel élève prenne la défense de Severus. Alexandre se rapproche comme il peut du jeune homme taciturne de Serpentard mais celui-ci met un terme à leur début d'amitié par crainte de ce que Voldemort ferait à Alexandre s'il l'apprenait. Alexandre se rapproche alors de Remus et Lily. Remus accepte de l'aider à s'entraîner et lui fait découvrir comment accéder à ses formes animagus. Mais un soir, Remus subit une transformation plus violente que les autres et son loup prend le dessus. Alexandre se voit alors obligé de l'empêcher d'approcher du château sous une de ses formes animales : un lion. Lily parvient à calmer Alexandre qui, pour survivre, a laissé ses instincts sauvages prendre le dessus. Mais en voyant sa mère Harry plonge trop profondément dans ses remords et ses souvenirs douloureux. Il plonge ainsi près de deux semaines dans le coma. Le passé demande de l'aide au futur pour sortir le jeune homme de son étrange sommeil. Ils envoient leur meilleur élément en Légilimancie : Severus. Il parvient à percer les défenses mentales d'Alexandre et le ramène dans la réalité. Une discussion avec les Maraudeurs a été faite, Alexandre à promis vengeance contre son père. Un début d'explication entre Severus et Harry à commencé. Severus lui a posé un pseudo ultimatum. Après s'être ignorés pendant plusieurs jours, la discussion eu lieu. Les sentiments ont été avoués et acceptés. En larme, Harry dû laisser Severus rentrer à leur époque.
Chapitre 9 : Qu'importe où tu te trouves, tu ne seras jamais tranquille !
Simon Rogue était reparti chez lui. Voilà ce qu'Albus Dumbledore avait annoncé au repas qui précédait le départ de Severus. Harry n'avait pas assisté à ce repas, préférant rester seul dans sa chambre loin de la joie de vivre des élèves, loin des discussions qui ne tourneraient que sur le départ de Rogue. Il ne voulait pas voir le regard de pitié que le directeur de Poudlard risquait de lui lancer. Il avait besoin d'être seul, être, pour l'espace de quelques heures, Harry Potter et non Alexandre Prince. Pour la première fois depuis son arrivé, Harry regrettait de devoir jouer un rôle et ne pas pouvoir laisser libre cours à ses émotions et sentiments.
Quand Harry était retourné pour la première fois dans leur appartement, un sentiment d'abandon s'était emparé de son cœur. Il ne put retenir ses larmes de couler, le libérant par la même occasion de sa tristesse. Les deux premières semaines sans Severus furent les plus dures qu'Harry n'aie jamais vécues depuis son arrivé ici. Malgré le fait que personne dans l'école ne parlait du départ du professeur Rogue et que tout le monde vaquait à ses occupations, le jeune serpent sentait le poids des questions que les élèves se posaient.
L'ancien lion avait repris ses entraînements avec les maraudeurs et même si Harry était constamment accompagné, le jeune homme n'arrivait pas à aller mieux, se sentant plus seul que jamais. Le seul point vraiment positif, c'était son rapprochement avec le jeune Severus. Mais même pendant ces moments là, ne pouvait pas se laisser aller. Alexandre redoutait le trente et un Octobre de cette année, il ne pouvait pas l'expliquer mais tout son être anticipait cette date. La Date maudite, celle qui lui avait enlevé ses parents. Cette date qu'il redoutait d'années en années. Harry avait pris l'habitude de recevoir des visions du Seigneur des Ténèbres, mais il appréhendait cet Halloween, car en aucun cas Voldemort ne devait se douter de ce qu'il se passait ici. Harry se souvint des paroles de Dumbledore avant qu'il ne parte. « Mon garçon, fais très attention. Voldemort est très puissant, voire plus puissant, à l'époque de tes parents qu'à celle-ci. » Le jeune homme de dix-sept ans n'avait pas fait attention au départ aux paroles de vieil homme, mais maintenant, ses mots tournaient en boucle dans sa tête, ce qui l'avait amené à la conclusion suivante : ce trente et un Octobre allait être une véritable catastrophe.
Harry quitta les draps chauds de son lit, bien décidé à aller voir le directeur pour lui parler de ce problème. Une fois arrivé devant le bureau du directeur, Alexandre attendit une vingtaine de secondes que la porte ne s'ouvre. Quand la porte se décida enfin à s'ouvrir et Harry se faufila à travers. Il trouva Albus Dumbledore tranquillement installé à son bureau.
« Professeur, j'ai a vous parler de toute urgence ! » Attaqua Harry.
« Eh bien, parle mon garçon. » Autorisa le vieil homme.
« Je n'ai pas le temps pour les longs discours, j'aurais besoin de la cabane hurlante pour la nuit d'Halloween et aussi de très grosses protections pour ne pas que j'en sorte. Et pour cela j'ai besoin de vous. » Finit par dire Harry à bout de souffle.
« Je veux bien t'aider mais je ne comprends pas... Pourquoi devrais-tu être enfermé ? » Répondit Albus.
« Chaque Halloween c'est la même chose, Voldemort essaye de rentrer dans mon esprit et bien sûr il y arrive. Et c'est également ce qui risque de se passer cette année et Voldemort est bien plus fort dans votre époque que dans la mienne. Et j'ai peur de ne pas pouvoir me maîtriser, tant mes cris que ma magie. Ce qui s'est passé le jour où j'ai trouvé Severus ne serait rien comparé à ce qui risque de se passer dans deux jours. Je ne suis pas assez bon en Occlumancie pour réussir à contrer Voldemort sur ce plan là. Et je suis encore trop novice en magie noir pour me défendre contre lui. La blanche n'a presque plus de secret pour moi au contraire de sa jumelle. C'est pour ça que j'ai besoin de vous et des barrières de protection. » Termina le jeune homme qui ne voulait, à la base, pas faire de long discours.
« Très bien jeune homme, tu pourras compter sur Minerva et sur moi. Nous t'aiderons tous les deux comme nous le pourrons. Mais n'aurais-tu pas besoin de Monsieur Black ou Monsieur Potter ? » Demanda Dumbledore qui était lui aussi au courant du statut d'animagus des maraudeurs.
« Seule la puissance du loup de Remus aurait pu m'aider. Sirius ou mon père sont trop faible en force brute. J'arriverai à me débrouiller comme il le faut. Je trouverai bien un moyen pour m'attacher. » Déclara le jeune serpent.
« Il existe des liens magiques, on les utilise essentiellement quand on capture une personne capable de se transformer en animagus. Si tu en as besoin, je les mettrais dans la cabane hurlante. » Dit le directeur.
« Merci, monsieur, je savais que je pouvais compter sur vous. » Confessa Alexandre.
« Je ferais tout pour t'aider Harry. » Révéla Dumbledore.
Sur ces paroles, le jeune animagus quitta le directeur pour rejoindre la grande salle.
Nous étions le trente-et-un Octobre et un jeune homme âgé d'exactement dix-sept ans et trois mois, avait senti ses frissons s'accroître tout au long de sa journée. Il passa les grandes portes de la salle où se déroulerait la soirée spécial Halloween. Dumbledore avait insisté auprès d'Harry pour qu'il vienne au moins quelques minutes, pour que les élèves ne trouvent pas bizarre que le nouveau venu soit encore absent. Ainsi, comme le voulait la coutume, Alexandre pénétra dans la grande salle déguisé.
« Tu nous fais le remake de Dracula, Alexandre ? » Demanda calmement Severus qui lui aussi était déguisé en vampire.
« Je vois qu'on a eu la même idée, Severus. » Répondit en souriant l'ancien lion.
« Tu sais que c'est la première fois depuis ce matin que je te vois sourire. » Déclara le serpent.
« Tu devrais être fier de toi. Je n'aime pas spécialement Halloween. » Dit Harry.
« Puis-je te demander pourquoi ? » Interrogea Snape avide de connaître un peu mieux Alexandre.
« Mes parents sont morts un trente-et-un octobre, j'avais un peu plus d'un an. » Révéla tristement Prince.
« Je suis désolé, je n'aurai pas dû. » Dit-il d'une petite voix.
« Tu ne pouvais pas savoir, je suis désolé Severus, mais je ne me sens pas bien. Je crois que je vais allez prendre l'air. » Prévint Potter, ne remarquant pas le regard blessé de Severus.
Le jeune homme fit un signe à Dumbledore pour le prévenir qu'il quittait la fête et qu'il se rendait à la cabane hurlante.
Sur le chemin vers la maison la plus hanté de Grande Bretagne, Harry ne se rendit même pas compte que Severus le suivait, trop absorbé par les visions de lord Voldemort. Car ce soir, il n'y avait pas un Voldemort mais bien deux. Celui de son époque commençait tout doucement à lui faire voir le souvenir du soir où il avait tué ses parents. Et l'autre sans s'en rendre compte lui montrait des meurtres qu'il était en train de commettre.
Une fois arrivé dans la pièce spécialement préparée pour lui, Harry enleva son t-shirt, prit la corde magique et la mit autour de son cou, chose qu'il n'avait pas dite à Dumbledore. Il avait tellement peur de ne pas réussir à se contrôler qu'il ne voulait pas juste s'attacher les mains, il voulait quelque chose de plus radical. Severus assista aux préparatifs dans l'ombre, Alexandre étant tellement occupé qu'il ne sentit même pas la présence du jeune sorcier. Une fois qu'il fut accroché correctement et installé sur le matelas de Lunard, Harry invoqua un poignard et il lança sa baguette à travers la chambre, fin prêt pour cette nuit d'atroce torture. Severus écarquilla les yeux devant la lame blanche que son ami venait de faire apparaître, il ne savait pas du tout ce que venait faire cette arme ici.
Quand tout à coup tout débuta, simultanément. Alexandre venait de prendre sa tête entre ses mains et hurlait à n'en plus finir. Au même moment, un dôme de protection se mit en place autour de la cabane hurlante, afin d'éviter que la magie pure ne se dirige vers le château. Cela aurait créé de nouveaux problèmes à Remus et aux autres élèves et cela empêchait également le jeune lion de pénétrer dans le château si son plan ne marchait pas.
Le jeune serpentard ne savait plus quoi faire, devait-il retourner au château comme si de rien n'était ou devait-il rester auprès du jeune homme aux yeux hétérochromes ? Son esprit serpentard lui disait de retourner dans son dortoir et attendre demain mais son cœur lui hurlait de rester. Par Salazar... Le jeune Snape décida d'écouter son cœur et se dirigea vers Alexandre. Au moment où il voulut mettre sa main sur son épaule pour le calmer, Severus l'entendit parler en fourchelang. Il aurait dû ressentir du dégoût comme à l'accoutumée quand il entendait son maître le parler, mais ce soir et dans cette ambiance, tout était différent. Des frissons lui parcoururent le corps d'une agréable façon. Jamais, au grand jamais, il n'avait ressenti ça. Il était comme figé sur place devant Alexandre qui ne le voyait toujours pas, trop occupé à parler la langue des serpents. Se focalisant sur la douleur et les visions, Harry ne faisait pas attention à ce qui l'entourait. L'ancien Gryffondor devait impérativement trouver une solution, même minime, pour réussir à sortir de cet état. Il sentait déjà sa magie lui demander de la libérer. Pendant un moment de lucidité, le jeune animagus trouva la solution il devait se transformer pour commencer à réfléchir et pouvoir contrer le lord noir de son époque sans que celui de ce temps ne s'en aperçoive.
Severus, qui était prisonnier des magnifiques sifflements, ne réagit pas sur le moment et ce fut seulement quand il vit une lumière intense qu'il comprit qu'il se passait quelque chose d'anormal. Quand son regard se dirigea de nouveau sur Alexandre, il comprit pourquoi il avait arrêté de siffler. Le jeune Snape fut subjugué par ce qu'il voyait. Le Lion du tatouage du blond bougeait vers la marque des quatre griffes qui était apposée sur le torse du jeune homme, juste à l'endroit où se situait son cœur. Le serpent était admiratif de la beauté que dégageait à cet instant précis son ami. Les griffes et le lion scintillèrent un instant avant que, devant ses yeux, Alexandre Prince ne se transforme en magnifique lion aux yeux émeraude. Severus se tenait là, se demandant comment il était possible que son camarade de classe se transforme ainsi en lion, alors qu'il avait déjà vu sa forme d'animagus une Harfang des neiges. Il vit le lion commencer à se débattre avec le lien qu'il avait autour du cou.
« Calme-toi, Alexandre. Tu n'es pas tout seul ! Je resterai avec toi le temps qu'il faut. »Souffla Severus en se rapprochant de plus en plus du lion.
« Ne t'approche pas plus ! Je ne me contrôle pas. Tu devrais partir ! » Grimaça Harry sous le poids des visions des doloris qu'infligeaient le Lord noir.
« Je ne peux pas te laisser comme ça. » Répliqua le serpentard en s'approchant davantage, ayant écouté les recommandations du filleul de son pire ennemi.
« Tu devrais ! Je n'ai pas les moyens de me contrôler et de m'assurer de ta protection. » Finit par dire le lion noir qui s'écroulait à terre, tremblant de tous ses membres.
« Je t'aiderai ! » Affirma l'homme aux cheveux noir corbeau.
« Reste loin de moi, Severus, je t'en prie. Ça va recommencer ! Je vais bientôt … »
Harry ne put finir sa phrase qu'il hurla de nouveau et le lion, ne pouvant pas réussir à contenir toutes ces douleurs, dû à regret redonner sa place à l'humain. Une fois de nouveau lui-même, Harry fit venir à lui l'arme blanche que le directeur lui avait confié avant qu'il ne parte. Sans prévenir Severus, le jeune homme s'entailla la main là où se situait la cicatrice qui prouvait la résurrection de son ennemi , pour se focaliser sur la douleur physique pour empêcher ce qu'il sentait être sur le point d'arriver. Il commençait à sentir Voldemort essayer de prendre contrôle de lui.
« Mais Alex que fais-tu ? Tu es fou ! » S'exclama Severus.
« C'est le seul moyen pour garder mes esprits. Je ne suis pas assez doué en Occlumancie. Je n'ai que ce moyen. » Expliqua Harry pendant un petit moment de répit.
A peine sa phrase fut prononcée, qu'Harry ressentit de nouveau une attaque mentale de Voldemort. Cette fois ci, le jeune homme fit appel à son animagus volant. Severus put voir, dans le dos d'Alexandre, des ailes s'illuminer d'un blanc pur. En une trentaine de secondes, le serpentard laissa place à un magnifique Harfang des neiges. Animagus que le jeune Snape avait déjà vu et eu le loisir de toucher. Comme la première fois, au bout d'une demi-heure, l'oiseau laissa de nouveau place à l'humain, ne pouvant pas résister plus longtemps à la douleur et craignant de laisser l'esprit de l'oiseau prendre le dessus.
« Alex, ça va ? » Demanda Severus impuissant et frustré de voir son ami souffrir comme ça.
« Encore un petit moment de répit, ne t'en fais pas. Je vais survivre, comme à chaque fois. » Ricana Harry.
« Que se passe-t-il ici ? Pourquoi subis-tu des attaques mentales et physiques ? » Demanda Snape, sans comprendre ce qui se passait.
« Je suis désolé, Severus. Mais je ne peux rien te dire. » Répondit le jeune Potter.
« Mais je pourrais peut-être t'aider ! »
Plus les minutes passaient et plus Severus s'inquiétait. Pourtant ce n'était pas dans ses habitudes. Mais le jeune homme devant lui avait chamboulé sa vie et ses certitudes.
« Je me bats contre un mal, c'est bien tout ce que je peux te dire. Ne t'inquiète pas, demain tout ira mieux, tout ceci sera fini pour quelques temps. »
Le serpent avait écouté le lion, jamais il ne s'était approché tant qu'il n'avait pas le feu vert du blessé. Mais comme précédemment, quand il eut récupéré sa forme humaine, Alexandre s'entailla une nouvelle fois la main. Severus était hypnotisé par ce sang si écarlate qui sortait de la main de son jeune ami. Jamais, au grand jamais, il n'avait vu quelqu'un d'aussi courageux et capable d'endurer la douleur comme ça. Il avait l'impression de se trouver devant une séance de torture que le seigneur des ténèbres donnait... Et tout commença à se mettre en place dans son esprit. Seul son « maître » pouvait être aussi sadique et infliger d'aussi forts Doloris à distance.
« Le lord noir ! » Déclara Severus pour vérifier son hypothèse.
« Quoi Voldemort ?! » Cria Harry, épuisé et à bout de nerfs de subir assaut sur assaut, avant de comprendre qu'il venait de se trahir tout seul.
Il n'y avait que lui qui utilisait ce nom. Même ses parents n'utilisaient pas ce nom, cela leur arrivait mais il essayait de l'utiliser le moins possible.
« Pourquoi le seigneur des ténèbres te torture ? » S'empressa de demander Snape.
« Je ne peux pas te le dire. » Gémit Potter sous la douleur.
« Pourquoi ? » Insista l'héritier des Snape.
« Parce que ! Point ! Je ne peux pas ! » Fulmina le lion.
Avant que le serpentard puisse dire autre chose, une nouvelle lumière sortit d'Harry. Combien avait-t-il donc d'animagus ? Ne put s'empêcher de se demander Severus. Comme les autres fois, il vit cette fois-ci, un serpent bouger et se diriger vers le cou d'Alexandre. Sans s'en rendre compte, l'ancien Gryffondor donna accès à sa carotide. Mais ce qui le différencia des autres fois, fut que le serpent ne se contenta pas de se placer sur la marque de dents mais il mordit également l'endroit où la cicatrice se trouvait. Une lumière engloba Harry pour aider sa transformation et quand elle s'estompa, l'humain avait laissé place au serpent. Le serpent blanc s'enroula sur lui-même pour essayer de contrôler la douleur. Harry savait que tant qu'il serait sous ses formes d'animagus, Voldemort ne pourrait pas atteindre son esprit.
De son côté, Severus put voir les maisons Gryffondor et Serpentard réunies en une seule et unique personne. Le lion avait pris les couleurs des ténèbres et le serpent celles de la lumière. Alexandre était resté une heure sous sa forme de serpent avant de revenir humain. Instinctivement, le jeune serpentard, sut que son ami ne se changerait plus pour ce soir. Avant qu'il ne le repousse, Severus entoura Harry de ses bras.
« Chut, je suis là, je te protégerai. Tu peux te laisser aller. » Murmura le futur maître des potions.
A ces mots, Harry se détendit et se laissa aller à sa vision, tout en sachant qu'importe l'époque, Severus serait toujours là pour lui et pour l'aider.
Trente Octobre mille neuf cent quatre vingt un.
« Celui qui a le pouvoir de vaincre le seigneur des Ténèbres approche … Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore … »
« Quand j'ai entendu ceci maître, j'ai pensé que vous deviez être au courant. » Déclara Severus Snape, Mangemort de son état.
« Très bien, Severus, tu as fait du très bon travail. J'ai l'honneur de t'annoncer la mort prochaine de quelques Gryffondors. » Siffla son maître.
Le seigneur des ténèbres retourna s'asseoir sur son trône.
« Pettigrow ! » Appela le lord noir.
« Oui, maître ? » Demanda le rat en s'agenouillant devant son chef.
« Tu m'as bien dit que tu étais le nouveau gardien des secrets des Potter, n'est ce pas ? » Susurra le serpent.
« Oui, maître, c'est exact. » dit en tremblant ce lâche de Gryffondor.
« Très bien, nous irons les affronter demain soir et tu m'y conduiras. » Conclut le mage noir.
Peter ne demanda pas son reste et parti se terrer dans un coin. Severus qui voulait être certain des plans de son maître était resté.
« Maître ? Puis-je vous demander comment vous savez que les personnes à éliminer sont la famille Potter ? » Interrogea le jeune serpent.
« Bien sûr mon cher petit serpent. Il n'y a que les Potter qui m'ont défié par trois fois. Et je compte bien en finir avec cette famille. Ce cher James Potter, traître à son sang, préférant se marier avec une saleté de sang de bourbe alors qu'il y aurait du vivre avec quelqu'un de son rang, au sang pur. Ce cher petit Harry Potter, sang mêlé, ne connaîtra jamais le monde magique, car je te le dis ce garçon mourra demain. »
~Flash Back ~
Le combat entre les Mangemorts et le couple Potter était à son paroxysme, les sorts fusaient dans tous les sens. Un sort rouge arriva près de Lily et James dû faire appel à toute sa magie pour protéger sa moitié d'un doloris. Le sort qui fut dévié à ce moment-là, frappa les côtés de Bellatrix. C'est à cet instant que Lord Voldemort fit son entrée. Tom Elvis Jedusor était à peine âgé de trente cinq ans et il était d'une beauté de glace. Ses longs cheveux bruns lui descendaient dans le dos et ses yeux noirs étincelaient d'une lueur folle. Si on s'arrêtait juste à son physique, Tom Jedusor était un bel homme élancé, grand, fort mais surtout mystérieux. D'un mouvement de la main, le seigneur des ténèbres fit apparaître Nagini, son précieux familier. Les Potter attendaient avec impatience les renforts de l'Ordre du Phénix et quand ils virent arriver Remus et Sirius, James et Lily purent souffler un bon coup. Mais ils ne purent se reposer bien longtemps car déjà le combat reprenait de plus belle, faisant de plus en plus de dégâts dans cette petite ville qui bordait Londres.
Sans que personne ne le remarque, le serpent de du lord noir avançait tranquillement vers Sirius. Ce jour-là, le maraudeur ne dû sa vie qu'à la rapidité et la présence d'esprit de la née moldue qui invoqua un bouclier et qui, dans la foulée, lança un doloris au chef des Mangemorts. L'Ordre du Phénix en profita pour transplaner au même moment, rompant ainsi la bataille.
Le seigneur des ténèbres, furieux, lança à l'assemblé de ses fidèles, le sortilège du doloris.
~ Fin du Flash Back ~
« Vois-tu Severus, ils n'ont pas arrêté de me défier. A chaque grosse attaque ils étaient là et à chaque fois, que ce soit Potter ou la sang de bourbe, ils arrivaient à me lancer un sort et surtout à m'atteindre. C'est pour cette raison que je sais que c'est de leur fils que je dois me méfier. De ce petit sang mêlé » Expliqua Tom Jedusor, sans ce douter qu'une fois qu'il libérerait son Mangemort, celui-ci irait tout raconter au directeur de Poudlard.
« Alexandre, Alex, tu m'entends? Répond-moi ! » Cria Severus, ne sentant plus le pouls de son jeune ami.
« Sev'. Je suis désolé. » S'excusa Harry.
« Ce n'est rien, essaye juste de rester conscient. » Demanda le serpent.
« Je vais essayer Severus. Je t'en pris, reste avec moi, ne m'abandonne pas … »
Mais il ne put finir sa phrase que déjà une nouvelle vision l'assaillait. Il sentit son cœur se serrer. Son professeur de potion n'allait pas bien. Il ne put empêcher une plainte de sortir de sa bouche et ce gémissement ressemblait au prénom de son amour.
« Sev… Sev ! » Cria Harry avant de repartir une nouvelle fois dans une vision.
… Sa résurrection …
~ Année mille-neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. ~
Severus avait repris ses vieilles habitudes depuis son retour de l'époque des maraudeurs. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser à Harry. Il restait encore trois semaines avant que son lionceau ne revienne vers lui et il comptait les jours. Trois semaines c'était court mais aussi très long. Il s'en voulait d'être si impatient alors qu'Harry, lui, devait encore rester huit mois. Mais est-ce qu'après huit mois, Harry éprouverait toujours des sentiments à son égard ? Son cœur se serra à cette question. Oui Harry l'aimerait toujours, il lui avait promis. Toujours plongé dans ses pensées, Severus ne remarqua pas que quelque chose était en train de se produire.
« Professeur ? » Appela une élève de septième année.
« Oui, Mademoiselle Granger ? » Demanda le professeur de potions.
« Je crois que quelque chose glissée dans le col de votre robe est en train de briller.» Expliqua Hermione.
Severus prit un moment avant de comprendre ce qui se passait jusqu'à ce qu'il sente enfin, enfin la chaleur émise par son pendentif. Les élèves de sa classe le regardaient, intrigués.
« Le cours est terminé, sortez toute suite. » S'exclama l'ex-mangemort.
Les élèves ne demandèrent pas leur reste et sortirent sans un regard en arrière. Seul restait Draco Malfoy, inquiet pour son parrain, ainsi que Ron et Hermione.
« Qu'est-ce que vous faite encore là ? » S'égosilla l'ancien serpentard.
« Professeur, nous sommes inquiets. » Commença à expliquer la lionne.
« Il n'y a pas de raison ! Et ma vie privée ne vous regarde en aucun cas ! » Rétorqua Snape.
« Justement parrain, cela nous regarde quand ça un rapport avec le voyage qu'Harry a entrepris dans le temps. » Révéla Draco.
« De quoi parles-tu, Draco ? » Interrogea Severus.
« Du pendentif ! De quoi d'autre ? » Répliqua le jeune serpentard.
Si Severus était abasourdi il ne le montra pas. Son pendentif brillait de plus en plus fort. Instinctivement, il le sortit de sous sa robe et le regarda. Il n'entendit pas les amis d'Harry hoqueter ou tout du moins n'en avait cure. La seule chose qui l'intéressait était la lueur du pendentif et la chaleur qui s'en dégageait.
« Severus, je pense que tu devrais sans doute aller voir Dumbledore pour en savoir plus, ce n'est pas normal que ton pendentif fasse autant de la lumière. » Proposa le serpent.
« Je n'ai pas besoin de vous pour savoir ce que j'ai à faire. Veuillez m'excuser mais j'ai un directeur à aller voir. » Déclara le potionniste de Poudlard.
Severus ne laissa pas le temps à ses élèves de répliquer que, déjà, il était dans les couloirs prenant la direction du bureau du directeur. Il ne faisait pas attention à ce qui se passait autour de lui et il ne vit ainsi pas son filleul le suivre. Une fois arrivé devant la gargouille, Severus cracha le mot de passe et entra en trombe dans les appartements de Dumbledore. Le directeur était, à cet instant, assis derrière son bureau semblant l'attendre. Quand il vit le pendentif de Severus briller à travers ses vêtements, il sut que ses hypothèses se confirmaient à sa grande tristesse.
« Albus ! Je sais que vous savez ce qui se passe et j'exige que vous me le disiez toute suite ! » Cria Severus, sentant son inquiétude devenir de plus en plus présente.
Draco, de son côté, resta dans un coin, attendant le moment où le directeur et son professeur auraient besoin d'explications qui nécessiteraient son intervention.
« Calmez-vous, Severus. Cela ne sert à rien de vous énerver. Vous ne faites qu'aggraver la situation. » lui révéla le vainqueur du premier mage noir.
« Comment voulez-vous que je me calme quand, du jour au lendemain, ce pendentif à briller ? Dois-je vous rappeler que je ne sais rien sur cet artefact ?! » S'indigna Severus.
« Savez-vous à quelle date nous sommes aujourd'hui ? » Demanda subitement Albus.
« Bien sûr, nous sommes le cinq Septembre. Pourquoi cette question, Albus ? » Questionna le potionniste.
« Très bien. Et maintenant à quelle date sont-ils à l'époque de votre septième année ? » Interrogea le vieil homme.
« Qu'est-ce que j'en sais ! » Hurla une nouvelle fois le serpent.
« ils sont au trente-et-un Octobre, parrain. Harry est, en ce moment-même, en train de vivre votre soirée d'Halloween. Cherche dans ta mémoire, que s'est-il passé ce soir là ? Plus les minutes passent et plus tu dois réussir à te souvenir. Le sortilège qu'Harry vous a apposé il y a dix sept ans, commence à disparaître. Alors à toi de forcer dessus pour en savoir plus. » Expliqua tranquillement Malfoy qui était resté adossé au mur derrière son parrain.
Severus se retourna, étonné par les paroles de son filleul. Comment le jeune homme pouvait-il savoir des choses que lui-même ne savait pas ? Et à l'air étonné qu'arborait le directeur, il se posait la même question. Draco fut content de son petit effet. Harry ne lui avait pas menti. Il n'y avait vraiment que lui qui était au courant. Le directeur savait certaines choses mais pas la totalité.
« Peux-tu t'expliquer Draco ? » Demanda gentiment le directeur.
« Je ne sais pas tout, mais je suis au courant du sort qu'a utilisé Harry... Ou Alexandre, comme vous préférez. Et j'ai aussi en ma possession un calendrier qui m'indique le jour et l'heure qu'il est dans l'époque d'Harry. » Révéla l'héritier Malfoy en sortant de sa poche un parchemin qui leur prouva ses dires.
« Pourquoi toi, Draco ? Pourquoi pas ses amis Gryffondor ? » Interrogea l'ancien serpentard.
« Car je ne suis pas un lion mais un serpent. Harry ne voulait pas les inquiéter au sujet de son voyage ni à propos de ce qui risquait de se passer à cette date. Harry s'est préparé toutes les vacances pour faire face à ça. Il n'a rien laissé au hasard. Même s'il était certain que Granger était capable de l'aider, il ne pouvait se résigner à l'embarquer dans cette aventure. Comme j'ai surpris un de ses entraînements dans la Salle sur Demande l'année dernière, nous avons mis tout ça au point. Étant donné que je suis plus doué en potions que Miss-Je-Sais-Tout et que j'habite dans un manoir rempli de livre en tout genre, j'étais à même de l'aider. Nous avons d'abord décidé ensemble de sa nouvelle apparence et ensuite nous nous sommes renseignés sur les risques qu'il encourait avec deux Seigneurs des Ténèbres vivants dont un qui ne le connaissait pas encore mais qui pouvait l'atteindre quand même. Mais c'était un risque à prendre et même s'il était non négligeable, il devait le prendre. Comme vous le savez, il avait besoin de temps et de personnes qui n'auraient pas peur pour sa vie. Il savait qu'en allant dans cette époque-là, il réussirait (enfin il l'espérait) à s'entendre avec les Maraudeurs et que, par la suite, il pourrait s'entraîner avec eux. Il savait que seul son père qui pourrait l'entraîner au combat mi-animagus mi-sorcier, que Black l'entraînerais sur des informulés malgré le fait qu'Harry ne l'utilise presque plus, il pourrait lui montrer d'autres sorts. Il comptait sur Lupin pour l'entraîner au corps à corps et à l'esquive. Et il ne resterait que sa mère pour l'aider en défense et en sorts anciens. Mais le problème restait la magie noire. Il devait trouver quelqu'un pour l'aider. Au début je lui ai proposé mon père mais Harry a tout de suite refusé. Il ne restait plus que toi, Severus. Mais la partie était délicate, sachant les sentiments qu'Harry éprouve pour toi. Du coup, il a laissé tomber le côté magie noire, voulant juste profiter de ta présence. Voilà... Vous savez à peu près tout. » Raconta Draco.
Les deux hommes restèrent bouche-bées, ne s'attendant pas une seconde à ce que les Princes des maisons rivales s'entraident.
« Au fait, je voulais savoir, où est-ce qu'Harry a été réparti ? » Demanda Malfoy avide de savoir.
« Ce foutu Gryffondor est devenu un Serpentard. » Déclara dépiter Severus.
Les deux professeurs purent voir apparaître un sourire en coin sur le visage du blond. Le jeune Malfoy en profita pour sortir du bureau, ne voulant pas révéler des choses importantes sur le pendentif, des choses que Severus ne devrait pas savoir tout de suite. Chaque chose en son temps.
Ce fut la lumière du pendentif qui fit revenir les deux hommes sur terre.
« Albus, savez-vous quelque chose à ce propos ? » Demanda Severus en montrant le pendentif.
« J'ai une petite idée, je crois que cet artefact est relié à Harry, et que, par conséquent, en ce moment-même, Harry doit affronter une vision. Et comme c'est lui qui l'a créé je ne sais pas encore comment inutile de me demander plus. Il doit y avoir un tout petit peu de sa magie qui d'ordinaire est là pour vous montrer son affection. Aujourd'hui elle vous montre son mal-être. » Expliqua Albus.
« Donnez-moi, un Retourneur de temps, je dois aller l'aider ! » S'écria Snape.
« Mon jeune ami, souvenez-vous de cette date. Est-ce qu'Harry était tout seul pour affronter ça ? » Le stoppa le vieil homme à la grande barbe blanche.
Severus s'arrêta un instant et ferma les yeux. Il repensa à cette soirée et, comme par miracle, les images commencèrent à défiler. Il se revit, jeune, pourchassant Alexandre. Il revit les transformations de son compagnon, les cris, les pleurs, le sang mais surtout, il se revit le prendre dans ses bras et lui chuchoter des paroles rassurantes.
« Non, j'étais avec lui. Je l'ai vu souffrir pendant des heures. J'ai même cru qu'il était mort à un moment. Mais il était là, tremblant, blotti contre moi, n'arrêtant pas de murmurer mon prénom, le hurlant même parfois. Je lui ai murmuré des paroles réconfortantes. » Raconta Severus.
« C'est à ce moment-là que vous vous êtes rendu compte des sentiments que vous éprouviez pour lui, n'est ce pas Severus ? » Demanda le directeur de Poudlard.
« Je crois oui, mais... En fait, je n'en sais rien ! Cet abruti nous a jeté un sort ! Il m'empêche de me souvenir de notre septième année ! Il m'a volé mon passé, mes souvenirs ! »Hurla le maître des potions.
« Calmez-vous, Severus. Vous énerver ne vous servira à rien. » Essaya de le raisonner le vieil homme.
« Non, vous ne comprenez pas ! Harry m'a volé une année. L'année qui m'a changé. Ça fait plus de dix-sept ans que j'essaie de savoir ce qu'il s'est passé cette année-là. J'ai des flashs back de cette période mais je ne vois jamais son visage, je ne me rappelais même plus de son nom. Et j'ai commencé à me souvenir correctement au moment où je l'ai vu dans votre bureau. Harry m'a trahi de la pire des façons ! Pourquoi avoir accepté ça ? Pourquoi avez-vous bien voulu qu'il le fasse ? Il nous a tout volé ! » Cria Snape, hors de lui.
« Maintenant écoutez-moi ! Oui, j'ai autorisé ce sort. Oui, j'étais favorable. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison, Severus, qu'Alexandre repartait à une époque sensible, il ne voulait pas changer le futur. Vous ne deviez plus vous souvenir de son visage pour la bonne raison que Voldemort ne devait pas être mis au courant. Personne ne devait se souvenir des capacités extraordinaires de ce septième année. Surtout pas Tom. Je me souviens qu'au moment où il a jeté ce sort, il pleurait Severus. Il vous demandait pardon pour ce qu'il était en train de faire. Mais il était obligé, il avait tout prévu. Comment auriez-vous réagi en sachant que votre premier amour venait de vous abandonner ? Comment aurait réagi les Potter en perdant leur premier ami à cause de la guerre ? Il vous a préservé. Je me souviens du moment où il est parti, il savait que vous seriez en colère. Mais surtout, à la base, vous n'auriez pas dû vous souvenir de vos allers et retour dans cette époque. Harry a sacrifié son amour pour vous, pour vous sauver. J'ai seulement jeté un sort après son départ afin qu'au moment où tout cela se passerait dans votre futur, vous puissiez récupérer vos souvenirs. Alors non, Severus, vous n'avez pas à vous sentir trahi. Alexandre et Harry ont fait ça pour vous, pour vos vies d'adulte. Il ne voulait pas que vous trahissiez Voldemort avant que le moment ne soit venu. Mais surtout pas pour les mauvaises raisons. » Expliqua Albus, voulant faire comprendre à Severus les raisons d'Harry.
« Je comprends, je n'avais pas vu ça sous cet angle... Mais si vous avez contribué à ce sort, vous pouvez le lever ! Vous pouvez me rendre mes souvenirs. S'il vous plaît, Albus. J'ai besoin de mes souvenirs. » Déclara le serpentard.
« Je suis désolé mon ami, mais je ne peux pas. » Dit le mage blanc.
« Comment ça vous ne pouvez pas ? Mais vous venez de me dire que vous aviez fait en sorte qu'on s'en souvienne au moment venu. » Demanda Severus.
« J'ai fait ce que j'ai pu mais Harry avait tout prévu. Sa magie propre dépasse la mienne. Je ne peux rien faire. Avant que vous ne me le demandiez, même mes souvenirs dans ma Pensine seront faux pour toute personne extérieure. » Révéla Dumbledore.
« Alors pourquoi vous vous avez pu les garder ? » Interrogea l'ancien Mangemort qui commençait a perdre de nouveau patience.
« Car il fallait qu'au moins une personne garde ses souvenirs intactes. Je suis désolé Severus, je ne peux rien faire de plus. Et je ne peux rien vous révéler non plus. J'ai fait un serment inviolable avec Harry. Serment que je ne peux rompre seulement s'il vous arrive quelque chose de grave. » Affirma le directeur.
« Très bien. Je réglerai tout ça quand Harry reviendra parmi mous. » Dit Severus, partant sans un regard pour son patron.
Dans les couloirs, Severus repensa à son futur amant. Et comme toujours dans ces moments-là, il prit son pendentif entre ses mains.
Que me caches-tu, Harry ?
Retour à l'époque des Maraudeurs.
Harry était encore en pleine vision, le pire moment de sa vie après la mort de ses parents.
… La résurrection …
Que les ossements du père, donnés en toute ignorance, fasse renaître son fils.
…
Que la chair – du serviteur – donnée vo-volontairement – fasse – revivre – son maître.
…
Que le sang de l'ennemi… pris par la force… ressuscite celui qui le combat.
L'homme squelettique sortit alors du chaudron. Il fixa ses yeux sur Harry… Et Harry regarda en face le visage qui avait hanté ses cauchemars pendant trois ans. Plus livide qu'une tête de mort, les yeux écarlates et grands ouverts, le nez plat, avec deux fentes en guise de narines, à la manière des serpents …
Lord Voldemort venait de renaître devant lui.
Quand enfin la vision d'Harry s'arrêta, le jeune homme plongea dans un profond sommeil entouré des bras de Severus qui était devenu le gardien de son sommeil. Les heures passèrent et les premiers rayons de soleil apparurent, éclairant ainsi les deux endormis. Harry se réveilla le premier, ses yeux s'attardèrent sur le corps chaud qui l'entourait. Une minute après Alexandre, Severus se réveilla, sentant un corps sur lui. Quand son regard onyx tomba sur le jeune serpentard, il ne put retenir son sourire.
« Tu es enfin réveillé. Bon retour parmi les vivants Alexandre. » Sourit le jeune Snape, heureux de revoir son ami sain et sauf.
« Merci pour tout, Severus. Merci d'avoir été là pour moi hier soir. » le remercia l'ancien Gryffondor.
« C'est tout à fait normal. Je serai toujours là. » Affirma le futur maître des potions.
« J'espère. J'espère vraiment. » Murmura le lion.
« Tes pouvoirs sont vraiment impressionnants. Trois animagus rien que ça ? » Raconta le serpent pour essayer de détendre l'atmosphère.
« Je ne fais rien à moitié. » Rigola Harry.
« Tu veux m'en parler ? » Demanda Severus.
« Parler de quoi ? » Interrogea Potter à son tour.
« De ce qu'il s'est passé hier soir ? Pourquoi tout ceci ? » Questionna Snape.
« Je ne peux pas, je suis désolé. Je ne peux en parler à personne, c'était une des conditions à ma venue ici. Personne ne doit être courant. Je suis navré. Mais je te le promets, un jour tu le sauras, mais pas maintenant. » Expliqua le survivant.
« Je comprends, je serai patient si je suis certain qu'un jour je saurais ce qu'il s'est véritablement passé ce soir. » Répondit le Mangemort.
« Je t'en fais la promesse. » Promit Harry.
« Très bien, parlons de quelque chose de tout aussi important. J'ai vu ce qu'il s'est passé cette nuit. Je peux t'aider, si tu veux. Je peux t'aider à bloquer ton esprit et t'apprendre la magie noire. Enfin si tu es d'accord. » Proposa Severus.
« Je t'en serai éternellement reconnaissant, Sev'. » Confessa le lion, euphorique.
« De ton côté, pourras-tu m'apprendre à devenir animagus ? » Demanda timidement la future terreur des cachots.
« Marché conclu ! » Répondit l'animagus en tendant sa main à son ami qui la prit directement.
Harry se releva et d'un geste de la main il récupéra sa baguette. Mécaniquement, l'ancien Gryffondor, enleva la corde qu'il avait autour de son cou, prit sa chemise dont il déchira un morceau pour entourer sa main meurtrie, avant de la remettre, couvrant les marques des doloris et des transformations qu'il avait subies dans la nuit. Mais ce à quoi Harry ne s'attendait pas fut le cri étouffé de Severus quand ce dernier vit son dos.
« Ce n'est rien, ça va disparaître dans quelques jours. J'ai connu pire. » Déclara Harry d'un ton morne.
« Mais comment... ? Je ne les ai pas vues hier soir... ? » S'interrogea le serpentard.
« Peut-être parce que la plupart ont été faites hier justement. Mais d'autres datent de plusieurs mois et années. Ce n'est rien, Severus, je ne les sens même pas. » Mentit Harry en serrant les dents.
Toutes ses cicatrices s'étaient réveillées et le lançaient douloureusement. Aucun des deux hommes ne parla jusqu'au moment où ils virent tous les deux le dôme de protection disparaître.
« C'est magnifique. » Laissa échapper Severus en voyant le dôme dorée se retirer.
« Je suis d'accord avec toi... Nous pouvons rentrer maintenant. Et encore merci pour tout Severus. » Prononça Harry, finissant la phrase en prononçant le prénom de son aimé en fourchelang.
Il put voir son futur amant frissonner. Harry lui souffla un « merci » et déposa un baiser au coin des lèvres de Severus, le laissant là, sous le choc.
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plus. ^^
Comme d'habitude j'ai plusieurs questions à vous posez.
1°) Avec quel Severus vous voyez la première fois d'Harry?
2°) Avec qui verrez vous bien, Draco?
3°)Aimez vous les OS ?
Voilà, merci beaucoup^. Je ne vous remercierais jamais assez vous êtes Géniaux ! Et grâce à vous j'ai atteint plus de cent reviews ! J'ai l'impression de rêver.
Et encore désolé du retard.
