Salut à tous !Voici enfin la suite. Je m'excuse pour le retard que j'ai mis à poster un chapitre ! Pour me faire pardonner, j'en poste un beaucoup plus grand que les autres.
Bon, en revanche, je ne suis pas fan, je le trouve beaucoup moins bien écrit et peut être pas assez réaliste sur certaines choses mais je me suis dis qu'il fallait vraiment que je poste rapidement alors voilà.
Bref, finis mes blablatages, je vous laisse lire.
Bonne lecture !
Les rayons du soleil finissent par me réveiller, et doucement je me lève engourdie par une nuit trop courte et trop longue à la fois. Je mets beaucoup plus de temps que d'habitude pour me coiffer, et m'habiller et je décide que pour une fois de ne pas me maquiller. Je descends les escaliers qui mènent au salon-salle à manger et découvre Rogue assit sur le canapé avec des notes sur les genou. Il lève les yeux, et m'examine étrangement. Quoi ?
Alors premièrement, bonjour, ensuite rien.Bonjour. Arrêtez de dire rien quand il y a quelque chose, ça m'énerve !
Oh j'énerve Miss Simon. Je pensai seulement que je ne vous avez jamais vu sans maquillage.
Et alors ?
Bah rien, c'est tout. Je dois dire que ça vous va plutôt bien.
Merci. Que faites-vous ? J
e prends des notes par rapport à tout ce que nous cherchons plus les événements d'hier soir, je fais des recherches aussi. Vous avez déjeuné ?
Non pas encore. Je peux regarder ?
Oui, venez.
Il m'indique la place à côté de lui et je m'y assois sans rien dire. Je regarde ses notes ,examine des livres, des documents, et effectue des recherches. Au bout de plusieurs heures, nous nous rendons compte qu'il est déjà midi passé et que je n'ai pas encore préparé à manger. Heureusement, j'ai seulement à faire réchauffé les plats du frigo. Je les amènent à table mais au moment de m'assoir un puissant vertige me prends et je tombe. Heureusement Rogue pressent la chute ou plutôt le vertige et me rattrape avant que je ne tombe à terre. Il me regarde fixement et me demande.
" Miss, depuis combien de temps n'avez-vous rien avaler ?
- Euh... A peu près deux jours pourquoi ?
- A peut près deux jours pourquoi ? m'imite-t-il. Parce qu'il faut manger, voyons. Votre vertige est du à ça et aussi au fait que vous ne vous êtes pas reposé hier et que votre nuit a été mouvementée. Vous allez donc me faire le plaisir d'engloutir votre assiette, immédiatement ! Et c'est un ordre.
- Oui chef, dis-je en mimant un soldat.
- Vous me prenez vraiment pour un demeuré, hein ?
- Non, seulement pour... Non rien " , dis-je en voyant sa tête.
Je m'empresse d'engloutir mon assiette sans vraiment avoir faim. Je ne me suis même pas rendu compte que je n'avais pas mangé... C'est grave.
Oui, très.
Vous m'énervez à être dans mes pensées tout le temps.
Je ferme aussitôt mon esprit pour ne pas être déranger par ses commentaires et pour pouvoir penser ce que je veux en paix. Le repas se termine en silence et Rogue m'annonce qu'il doit s'absenter cette après-midi. Il s'en va donc quelques temps après et le m'attèle à la cuisine. Ce soir nous sommes le 24 décembre, donc la veille de noël et je vais nous préparer un festin. Je passe l'après-midi entière dans la cuisine plus un bout de la soirée. Je dresse ensuite la table avec une jolie nappe de couleur verte et argent et tout ce qui va avec. Je monte ensuite me changer. J'enfile une robe argent, avec un leggings en dessous pour ne pas trop faire habillé, mais un peu quand même. J'ai décidé que ce soir nous mangerons ici, et qu'après j'arriverai à trainer Rogue jusqu'au village pour qu'on regarde un peu les décorations, et la joie des autres. Puis nous rentrons et passerons un noël normal. Ensuite, aussi normal que ce qu'il ne peut l'être. Je descends de nouveau en cuisine et porte tous les plats sur la table, qui n'a plus un seul espace de libre. Je me rends de nouveau en cuisine et Rogue choisit ce moment pour entrer et se diriger dans sa chambre sans un mot. Il revient aussitôt et contemple enfin la table avec de grands yeux étonnés.
" C'est vous qui avez cuisiné ça ? demande-t-il.
- Oui, pourquoi ?
- Parce que un, je vous en remercie, deux j'espère que ce sera aussi bon que beau, et trois à table.
- Waah, c'est moi où le professeur Rogue vient de me remercier et de me complimenter en même temps ?!
- Rooh c'est bon.
- Bon avant de passer à table, je dois vous demander quelque chose.
- Oui.
- J'aimerai que vous alliez mettre une autre tenue, pas la même que d'habitude. Et qu'après avoir mangé vous me suiviez, et tout ça sans poser de question.
- Mais...
- S'il vous plaît. Considérez ça comme mon cadeau de noël, dis-je avec un grand sourire.
- Bon d'accord. "
Il monte vite se changer et revient avec une tenue soft. C'est une sorte de costume en un peu moins élégant. Il est noir avec un mouchoir vert qui déborde de la poche. Je le regarde les yeux grands écartés. La dernière fois et la seule fois que je vous ai vu comme ça c'était pour le bal d'hiver ! Waah !
Comment dois-je prendre cette remarque ?
Je vais la reformuler : Vous êtes très élégant professeur. A vous de voir comment vous la prenez. Soit vous me dites de ne pas vous cirer les pompes comme à la soirée d'Halloween ou bien vous le prenez comme un simple compliment.
Pour moi les compliments ne sont jamais simples, ils sont très rares, voir inexistants. Que ce soit des autres vers moi, ou le contraire. J
e sais, je sais. Bon vous venez manger ?
Rogue s'installe alors à table et nous mangeons en ayant une vraie conversation durant tout le repas. Nous mangeons de tout avec un appétit féroce, et surtout une grande gourmandise.
" C'est exquis. Je dois avouer que c'est meilleur lorsque c'est fait sois même que par les elfes de maison.
- Merci.
- En revanche...
- J'en étais sûre !
- ... Vous en avez fait pour tout l'école ou quoi ? Je vous rappelle que nous ne sommes que deux.
- Bah, au moins je n'aurai pas à cuisiner durant quelques jours et en plus nous mangerons bien. Vous n'allez pas vous plaindre tout de même ? " dis-je faussement indignée.
Nous continuons à manger en parlant et en nous charriant chacun notre tour. Le repas ressemble presque à quelque chose de normal lorsque l'on oublie qui il est, qui je suis, nos histoires, enfin nos vies respectives et les raisons de notre présence ici. A la fin du repas, je lui demande donc de me suivre et comme il l'a promis, il ne me pose pas de questions. Nous arrivons au village et à mon plus grand étonnement, Rogue ne ronchonne pas.
" Je ne ronchonne pas tout le temps tout de même ! " s'exclame-t-il indigné.
Nous visitons la ville, et découvrons ses beautés. Dumbledore a choisit un bel endroit tout de même. Au bout de quelques heures, sur un accord commun, nous décidons de rentrer. Arrivé à la maison, nous jouons à des jeux. Je lui apprends des jeux de mon monde, surtout des jeux de cartes, et il m'en apprend de son monde. Nous rigolons bien, enfin surtout moi puisque Rogue se contente d'afficher de léger rictus, mais c'est déjà mieux que rien. Nous partons nous coucher à deux heures du matin, et après m'être assuré qu'il était dans sa chambre, je pose des cadeaux sous les sapins. J'ai déjà envoyé les cadeaux de mes amis depuis quelques jours, pour qu'ils puissent arriver demain, sauf pour Drago. Je lui donnerai en main propre pour éviter que son père ou surtout Voldemort ne tombent dessus. Je m'endors vite épuisée par cette longue journée.
Je me réveille comme tous les noëls à l'aube, et m'habille vite. Je sais que je ne trouverai rien au pied du sapin car je ne suis pas en famille mais le jour de noël à toujours eu quelque chose d'excitant. Je me rends alors compte qu'il neige, et que le sol dehors et recouvert d'un lourde couche blanche et moelleuse. J'ai tout d'un coup envie de sauter dedans et de mis rouler. Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas eu un noël enneigé ! Je comprends que je n'arriverai pas à attendre plus longtemps et qu'il faut que je réveille Rogue. J'arrive devant sa porte, lève la main et au moment de toquer, elle s'ouvre sur un Rogue fier de son coup.
" Joyeux noël ! dis-je heureuse. A peine levé vous lisez déjà dans mes pensées.
- Merci, joyeux noël à vous aussi. Et ça n'est pas de ma faute si vous ne les cachez pas. Bon, on descend, j'ai cru comprendre qu'il neigeait. "
Sur ce je le suis au rez-de-chaussée sans rien dire tellement ma joie est immense seulement grâce à des flacons de neiges. Arrivé en bas, il me lance :
" Je me doutais que vous auriez reçu des cadeaux, mais tout ça...
- Qu'est-ce que vous racontez... Oh ! Mais il y en a pleins. Seulement, ils ne sont pas tous pour moi, dis-je d'un ton malicieux.
- Qu'est-ce que vous dites ? demande-t-il étonné.
- Les cadeaux avec du papier vert et argent sont pour vous, professeur.
- Comment le savez... ?
- L'intuition ! Allez, ouvrons-les ! " dis-je déballe mes premiers cadeaux et Rogue aussi. Je pousse quelques exclamations de joie. J'ai reçu un balai de qualité de la part d'Harry, Ginny et de Ron ainsi que leur famille. Des boucles d'oreilles de la part d'Hermione et un collier en argent de la part de Thomas, ainsi bracelet capteur de dissimulation par Drago. Le bracelet capteur dissimulation est un bracelet qui se met à vibrer lorsque quelqu'un de mal intentionné se cache de nous. J'ai aussi une bague d'invisibilité, de la part de Dumbledore . Je continue à ouvrir mes cadeaux et découvre un joli hibou blanc neige, ainsi qu'un chaton qui ressemble goute pour goute à mon chat de mon monde. Il nous reste chacun un dernier cadeau que nous décidons d'ouvrir ensemble. C'est avec une énorme surprise que nous découvrons chacun, le même chien d'un pelage noir ardent. Je me tourne vers Rogue qui sourit.
" Nous avons apparemment pensé à la même chose, miss.
- Effectivement. Il vous plaît ? Je sais que c'était risqué puisque vous n'aimez pas les loups, mais ça valez le coup d'essayer.
- Oui, il me plaît vraiment, et vous ?
- Pareil ! J'ai l'impression que chacun d'eux nous correspondent.
- Oui. Miss... Puis-je savoir pourquoi ? se contente-t-il de demander au bout d'un petit temps.
- Pour me faire pardonner tout ce que je vous ai fait vivre depuis le début de l'année. Et puis vous savez, je dois avouer que je vous apprécie tout de même, malgré nos chamailleries quotidiennes.
- Merci. Merci pour tout. Vous n'avez rien à vous faire pardonner Marie. C'est plutôt moi qui dois vous remercier. Vous m'avez offert le plus merveilleux des noëls, le seul noël de ma vie en faite.
- Ça n'est rien. Et... Vous m'avez appelé Marie ? C'est une première !
- Vous retenez toujours les choses les moins importantes ou c'est moi ?
- C'est vous. Je retiens tout mais je répète ce que me choque le plus.
- Eh bien, oui je vous ai appelé Marie. Je ne vous considère pas vraiment comme une élève en faite. Vous n'êtes pas comme cette bande d'idiot, vous réfléchissez, et vous apprenez de vos erreurs, de vos lectures, des paroles,... Vous êtes attentive aux autres. Mais surtout, vous êtes la seule personne avec qui : je partage les pensées, les images, les cauchemars,... mon premier vrai noël et ma première vraie danse.
- Waah, je ne sais pas quoi dire. Pour une fois vous m'avez cloué le bec.
- C'est vrai, j'y suis enfin arrivé ? dit-il ironique.
- Gnagnagna ! Merci.
- C'est moi qui te remercie. Et ferme la bouche, tu vas gober une mouche, dit-il en voyant ma tête encore plus sidéré.
- Vous...
- Je te propose une sorte de marché.
- Je vous écoute.
- En public, je serai ton professeur Rogue, dur, froid et distant, qui te vouvoie et t'appelle miss. Et quand nous serons seuls, je te tutoie et t'appelle Marie en te permettant de m'appeler Severus et de me tutoyer à ton tour.
- C'est bon je vais vraiment m'évanouir, dis-je en ne croyant pas ce que je viens d'entendre. Waah ! Je me suis attendu à beaucoup de choses de votre part, mais tout ce qui se passe depuis qu'on est réveillé, je n'y aurai jamais pensé ! dis-je les yeux ronds.
- Moi non plus je n'aurai jamais pensé ça. Si j'avais imaginé ça quand vous êtes arrivée, enfin quand tu es arrivée, j'aurai pris peur.
- Pareil ! Bon en tout cas, c'est plutôt à moi de vous, de te remercier.
- Je ne vois pas pourquoi.
- Vous avez toujours été là pour moi, bon d'accord, tu as toujours étais là pour moi, ça fais bizarre, dis-je pour moi-même. Regarde, au début de l'année tu m'as donné des cours particuliers, m'as sauvé d'un vampire...
- Pour les cours je n'avais pas vraiment le choix, et pour le vampire c'était en grande partie de ma faute s'il t'a attaqué... Et puis je suis arrivé trop tard en plus.
- Peu n'importe. En plus après vous m'avez soigné malgré mon caractère de chien. Et puis pour le bal d'Halloween vous êtes venu me parler quand ça n'allait pas, vous vous êtes disputé avec Thomas pour prendre ma défense, vous m'avez soutenu par rapport à mes cauchemars,...
-Hum... Je ne pense pas que tu me sois redevable ou même que tu ai besoin de me remercier.
- Bien sur que si. Tu m'as tout appris.
- Il ne faut pas exagérer. Tu savais déjà beaucoup de choses.
- Non. Deux ou trois trucs seulement.
- Marie, tu es la première élève qui dès le premier cours arrive à faire voler une personne, surtout moi, et à pratiquer des sortilèges à la perfection.
- C'est parce que j'ai un bon prof' ! dis-je en souriant. Et puis stop, je n'ai pas l'habitude à tous ces compliments !
- Oui, tu as raison. On mange ?
- Oui, d'accord. "
Je prends mon nouveau petit chaton et le regarde attendrie. Il est tellement mignon ! Il ressemble vraiment à mon chat dans mon monde quand il était chaton.
Je sais, c'est fait exprès. Je l'ai vu dans vos pensées, alors j'ai cherché un peu plus dans celle-ci pour le reproduire avec le même caractère, les mêmes souvenirs, enfin le même quoi.
Vous voulez dire que c'est mon chat ? Qu'il se souvient de tout de moi ?
Oui c'est ça.
Oh génial ! Regardez, enfin regarde comme il est mignon. En plus il ronronne.
" Oh ! Salut toi, dis-je en voyant que le chien que Rogue m'a offert s'est un peu approché, et qu'il nous regarde. J'ai déjà une idée pour son nom ! Et vous ?
- Non, pas encore.
- Je vais l'appeler Prince, dis-je heureuse.
- Pourquoi ? demande-t-il curieux.
- A cause de vous, enfin de toi, monsieur le Prince de sang mêlé, dis-je avec un large sourire aux lèvres.
- Comment ?... Ah oui, le film. Et tu veux appeler ton chien comme moi ? N'as-tu pas peur qu'il finisse comme moi ?
- Non, ça serai un honneur pour lui d'être comme vous, toi. De plus c'est toi qui me l'a offert alors...
- Hum... Comment se fait-il que ceci soit dans le film ?
- Je ne peux pas encore le dire, mais tu le sauras d'ici quelques temps. Mais s'il te plaît, ne cherche pas à savoir, ça risquerai de tout changer.
- C'est ça !
- Quoi ?
- Je pense savoir pourquoi tu es là.
- Je t'écoutes.
- Il est possible que tu sois arrivé dans ce film pour y changer des choses, des choses qui ne t'ont pas plus, ou que tu désires vraiment changer.
- Hum... Possible. Il y avait effectivement des choses que je voulais changer. Ca donne à réfléchir. "
Je plonge un peu dans mes pensées et ne me rends pas compte que Rogue écoute et cherche quelque chose dans ma mémoire. C'est seulement au bout de quelques minutes que je m'en rends compte et je lève la tête pour le regarder fixement. Il ne baisse pas les yeux et continu à me regarder.
" Que faites-vous ? Ne me dites pas que vous cherchez, que tu cherches le truc du prince de sang mêlé ?
- Non non, je cherche autre chose.
- Et c'est ?...
- Hum... Quelque chose qui me fasse penser à toi, je veux aussi donner un nom à mon chien en rapport avec toi.
- Oh... Je ne sais pas si, enfin tu n'es pas obligé.
- Je ne suis pas obligé, ça me fait plaisir, j'en ai envie alors... Je crois que j'ai trouvé, mais je ne sais pas si ça va te plaire...
- Dis toujours, j'ai bien pris un truc sans te demander, et sans être sûre que ça te plaît.
- Hum d'accord. Bon je me lance alors. Je pense, enfin j'aimerai l'appeler Black."
Un blanc de quelques minutes tombe entre nous, et je vois enfin les images qu'il a vu défiler devant mes yeux. Il y a mon ancien chien au moment où je l'ai adopté, nous enfants, en train de courir, de jouer, au vétérinaire,... Je vois enfin l'image de sa mort, le moment de son enterrement, et je réentends les paroles du vétérinaire : " C'était un très beaux chien, je ne pensais pas qu'il aurait réussit à vivre si longtemps dans de si bonnes condition. Il s'est accroché jusqu'au bout, et c'est surtout grâce à son cœur, il avait en avait un d'athlète..." Mes yeux s'embuent de larmes. Ces souvenirs plus magnifiques les uns que les autres me provoquent un sentiment de nostalgie. Il me manque. C'était pour moi comme un frère, une sorte d'ami d'enfance, et surtout mon ange gardien. Souvent je lui parlais en me demandant s'il pouvait comprendre, s'il m'écoutait, et ça me faisais du bien.
" Marie, ça va ? demande Severus doucement.
- Euh oui, désolé... ça me ferai vraiment plaisir que tu nomme ton chien comme ça », dis-je avec de petites secousse dans le voix, que j'essaye de cacher, en s'approche de moi, et pose sa main sur mon avant-bras, ce qui me surprends beaucoup et qui me calme.
Nous finissons de manger doucement puis nous nous levons et Severus fait disparaître tout ce qui se trouve sur la table. Je le tire alors jusqu'au jardin. Nous sortons dans la neige et je plonge dedans en rigolant, je cours, ris, retombe en enfance sous les yeux amusés de Severus. Je me baisse et disparais derrière un buisson, et d'un seul coup surgis en lançant une boule de neige à Severus qui le touche. Je re disparais et guette la réaction de Severus. Au début, il ne bouge pas, étonné, puis il se met à me courir après avec une boule de neige dans la main. Tout ça se termine en bataille de boules de neige qui est interrompu par l'arrivée de Dumbledore. Il est tout d'abord surpris, puis ravit de trouver Severus si joyeux, si on peut dire. Je m'avance vers Dumbledore en évitant une boule de neige qui m'arrive droit dessus et tourne la tête en tirant la langue à Severus.
" Bonjour professeur. Venez, entrez ! dis-je en l'emmenant dans la maison.
- Merci. Waah, vous avez tout nettoyé et décoré à la perfection. Je ne m'attendais pas à autant de vie dans cette maison, dit-il en parlant de la décoration, de Rogue et moi, et des animaux qui viennent de suite l'accueillir. Qui est-ce ?
- Alors lui c'est Berlioz, et lui c'est Prince, dis-je en montrant mon chat et mon chien.
- Et lui c'est Black, dit Severus en montrant son chien resté en retrait.
- Et lui ? demande Dumbledore en désignant le hibou.
- Euh, je ne sais pas encore, répondai-je.
- Et d'où viennent-ils ?
- Euh ce sont nos cadeaux de noël. J'ai offert le chien à Sev... euh au professeur Rogue, ainsi que d'autres cadeaux, et il m'a offert le chien, le chat et le hibou.
- Je vois que vous avez été gâté tous les deux. Je tiens à vous remercier pour votre lettre et votre cadeau, vous avez vu juste pour les chaussettes, les gens m'offrent habituellement...
- Des livres, je sais.
- Effectivement. En tout cas c'était une très bonne idée, je n'en avais plus. Et puis elles sont originales au moins, dit-il en rigolant.
- Professeur, venez-en au fait, je sais bien que vous n'êtes pas venu sans raison, dit Rogue en ayant repris son sérieux.
- J'étais venu voir comment ça se passe. Et vous souhaiter un joyeux noël, naturellement. Et je vous reconnais bien dans cette attitude moins joyeuse, Severus.
- Je vous remercie professeur, lance Rogue agacé.
- Au fait, depuis quand êtes vous devenu amis tous les deux ? " demande Dumbledore.
Je tourne mon regard vers Severus qui me regarde aussi, et lui souris. Puis je regarde de nouveau le directeur de Poudlard et lui dit :
" En faite, depuis ce matin. Mais ce n'est pas comme si on se détestait avant, on se chamaillait juste souvent.
- Même le mot souvent est faible pour décrire vos chamailleries.
- Comment le savez-vous ?
- Je sais beaucoup plus de choses que ce que vous pensez, j'en devine beaucoup. Mais je n'aurai jamais deviné ce que je viens de voir, et même si on me l'avait dit, je ne l'aurai pas cru.
- Ne vous inquiétez pas, je crois que là dessus, on est trois à qui ça fait la même chose. Et encore il ne sait pas tout, dis-je pour moi-même.
Oui, c'est sur. Il ne peut même pas imaginer ça, c'est tellement inimaginable. Le professeur Rogue qui tutoie une élève, et vice versa...
Severus, arrête de dire des bêtises dans ce genre.
- Je ne vois pas ce qui est si bizarre. Hein, Sev... Professeur.
- Euh oui ! Marie, tu as euh... mince. Miss, vous avez raison.
- Je sens qu'on ne m'as pas tout dit.
- Oups... dis-je en voyant notre bêtise.
- Oui, oups, répète Severus.
- je pense qu'une explication s'impose, s'exclame Dumbledore amusé.
- Hum... Bon d'accord, dis-je. Ce matin nous avons conclut un accord qui fait que lorsque nous sommes seuls nous nous tutoyons et nous appelons par nos prénoms, même si j'avoue que j'ai du mal à m'y faire...
- Vous rigolez ?
- Je te l'avais dit, Marie.
- Je ne vois pas ce qui est bizarre, dis-je. Bon, si j'avoue, je vois ce qui est bizarre. Mais bon, n'est-ce pas bien ?
- Si si bien sur, mais je n'y aurais jamais cru.
- Ne vous inquiétez pas, ça nous fait aussi bizarre à nous qu'à vous. Mais c'est un grand pas, alors si vous pouviez éviter de nous décourager. On s'entend mieux qu'avant, et je préfère ça.
- Hum, je comprends. "
Nous continuons de parler, nous mangeons un bout de gâteau. Puis au bout d'un moment, je m'absente et décide de leur jouer un tour. Je prends la bague d'invisibilité et la passe à mon doigt. Puis je reviens doucement dans la pièce. J'écoute Severus et Dumbledore parler un long moment. Ils parlent de Voldemort, de ses plans, et ils arrivent à parler de moi.
" Que comptez-vous faire si elle est encore là durant la bataille finale ? demande Dumbledore.
- J'avoue que je n'en ai aucune idée. Je ne pourrais pas la protéger alors...
- Il n'y a qu'une solution, Severus, et vous la connaissez.
- Je ne peux pas. Professeur, j'ai déjà fait ça à Lily, je ne peux pas recommencer, la seule différence c'est que j'aimais Lily d'amour.
- Je suis désolé Severus, mais il va le falloir, sinon elle risque le même sort que Lily.
- Mais lorsque j'ai fait ça, Lily est quand même morte.
- Que pouvez-vous faire d'autre ?
- Je ne sais pas encore... "
Un lourd silence tombe et Severus semble partit dans ses pensées. Je repars de la où je suis venu sans faire ma blague. Je reste dans ma chambre pour réfléchir à ce que je viens d'entendre et décide de faire comme si de rien n'était. Arrivé en bas, je découvre Dumbledore sur le pas de la porte et Rogue affichant un air glacial.
" Vous partez déjà professeur ? demandai-je.
- Oui, désolé mais je dois y aller. Encore merci pour tout, à bientôt.
- A bientôt. "
Severus se retourne et part s'assoir sur le canapé sans un bruit. Je le regarde faire puis regarde son chien. Je m'approche et m'assois en tailleur à quelques pas de lui. Nous restons comme ça durant 30 minutes mais au bout d'un moment nous nous approchons l'un de l'autre et je tends la main vers sa truffe. Il la sent doucement et s'approche encore de moi. Je passe donc ma main sur sa tête et me mets à le caresser. Puis je l'amène vers Severus et le fais aller vers lui. Severus me regarde un air questionneur sur le visage.
" Que faites-vous ?
- Je vous présente à votre chien. A quoi ça sert d'avoir un chien s'il ne peut pas vous aider ? J'ai lu qu'on pouvait le dresser en créant un lien fort, grâce à ça on peut entendre les choses et les voir grâce à lui. Vous pourriez surveiller les élèves en étant à plusieurs endroits en même temps.
- Hum... C'est vrai que ça a l'air intéressant. On peut essayer chacun avec le notre, mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre.
- Il faut créer un lien d'amitié, tenter de vous entendre avec lui.
- Et qu'est-ce que je dois faire.
- Devenir son ami. Jouer avec lui, être gentil avec, le mettre en confiance,...
- D'accord. Je vais essayer.
- Mais il faut d'abord qu'il soit votre ami, et que vous lui fassiez confiance vous aussi.
- D'accord. Bon ben allons-y. "
Il fixe à son tour son chien tandis que je m'approche du mien. Je mets beaucoup moins de temps à l'approcher. Je le caresse, joue avec et décide de tous nous faire sortir dehors. Nous courons, jouons et rigolons dans la neige, et je sens déjà un lien entre mon chien et moi. Je décide alors de jouer un tour à Severus. Je m'approche de Prince et lui dit :
" On va jouer un tour à Severus et Black, ça te dit ? Bon on va se cacher et à trois on leur saute dessus et on les met à terre, d'accord ? "
Nous nous cachons derrière un nouveau buisson, et je cris " trois " au bout d'un moment. Nous sautons tous deux par dessus le buisson et arrivons droit sur Severus et Black qui tombent à terre. Seulement je ne suis plus sous ma forme humaine. Je suis un grand chien-loup, noir, gris et blanc, plein de poils, avec des yeux d'un vert puissant. Je suis au dessus de Severus. Lui me regarde avec des yeux ronds comme des balles de tennis. Je lui ris intérieurement et m'enlève de sur lui.
" Que fais-tu ?
- Je m'amuse, je profite, appelez ça comme vous voulez. Vous avez vu, on arrive bien à se comprendre avec mon chien. Surtout maintenant que je peux me métamorphoser.
- Et tu peux quand même parler alors que tu es métamorphosé ?
- Euh… Apparemment, oui. Pourquoi, on n'est pas censé pouvoir parler ?
- Non, pas vraiment.- Oh… Encore un de ces trucs louches avec moi alors…
- Hum… En tout cas, tu fais un très bon chien fou-fou.
- Gnagnagna. Au moins moi je m'amuse.
- Mais moi aussi, sauf que je n'ai pas besoin de faire grand-chose puisque j'ai emmené une attraction en vacances.
- Pfff ! C'est bon, j'ai compris. L'attraction s'en va, dis-je faisant semblant de bouder. Tu viens Prince ? »
Je m'en vais avec mon chien et nous jouons comme des enfants sous les regards de Severus et Black. Ils ne bougent pas, se contente de nous regarder, sans faire le moindre geste l'un vers l'autre. Je me décide alors à aller voir Black, et lui parles un peu dans sa langue. Il est très renfermé, mais je sens qu'au fil du temps, j'arriverai à le faire craquer, comme son maitre. Je l'emmène jouer avec Prince et moi, et nous nous amusons beaucoup. Je ne me rends même pas compte que Severus n'est plus là. Au bout d'une heure, je vois enfin qu'il a disparu et le cherche un peu. Je sens l'endroit avec discrétion et découvre qu'il s'est caché derrière un grand buisson. Je décide de le prendre à son propre jeu et tourne aussi discrètement qu'un chien-loup ne peut le faire. Je me rapproche le plus possible de lui, et lui saute dessus. Il lâche un léger cri surpris et fini la tête dans la neige. Il se relève en grognant et je lui dis :
« Tu grognes aussi bien qu'un chien, dis donc.
- Pff ! Tu n'es pas drôle.
- Bah, je t'ai juste pris à ton propre jeu. Tu m'as cherché, tu m'as trouvé ! Bon allez, souris, c'est noël ! Oh d'ailleurs, il faut que j'envoie les lettres que j'ai écrites. Heureusement que tu m'as offert un hibou, sinon j'aurai du leur donner en main propre. Bon j'y vais. »
Je m'en vais en direction de la maison, et me re métamorphose en moi-même, enfin en humain. Je m'installe confortablement dans le fauteuil, un chocolat chaud entre les mains et mon hibou à côté de moi. Je commence à lui énoncer les adresses de chacune des personnes à qui je veux qu'il poste les lettres, et les lui donne en les rangeant par ordre. Je le regarde s'envoler par la fenêtre que je viens de lui ouvrir. Il faut que je lui trouve un nom, un bon nom. Puis je m'installe de nouveau sur le fauteuil et jouant avec mon petit chaton. D'un coup, la porte s'ouvre et Severus, Black et Prince entre mine de rien. Je les regarde un instant puis retourne à mon jeu. Je fais passer une ficelle devant mon chaton et il tente de l'attraper, en vain. De temps en temps, je le laisse la prendre dans sa bouche et il affiche une petite mine victorieuse qui me fait vraiment rire. Je regarde dans la pièce et ne vois personne. Ni Severus, ni Prince, ni Black. Bizarre, je me demande ce qu'ils font. Mieux vaut me méfier, avant eux, tout peu arriver. Je monte dans ma chambre avec Berlioz dans les bras et au moment où j'ouvre la porte, un sceau d'eau froide me tombe dessus. Mon chaton se jette à terre et part vite de là. Je vois à l'autre bout du couloir la mine heureuse et conquérante de mon professeur et je décide que je me vengerai. Vous ne perdez rien pour attendre. Je fais mine de rentrer dans ma chambre, mais au bout de quelques minutes j'en ressors et me dirige vers celle de Rogue. Je trouve la porte grande ouverte, et Rogue assis sur un tabouret devant son bureau. Je m'approche et d'un seul coup, l'enserre de mes bras encore dégoulinant d'eau. Mon professeur surprit ne comprend pas tout de suite, mais au bout d'un moment, il sent enfin l'eau tremper ses vêtements, et je pars en courant dehors. Il me suit lui aussi en courant. Arrivée dehors je me métamorphose en tigresse et dès qu'il sort, lui saute dessus en le mettant une nouvelle fois à terre. Je me change ensuite en un beau cheval blanc, une licorne à vrai dire, et le dépose sur mon dos, en partant en courant. Je galope la crinière au vent et il s'accroche à moi avec force. Je reviens doucement vers la maison, le pose à terre et redeviens moi-même, humaine. Je rentre vite, la balade ma complètement séché, et je n'ai plus une seule goutte d'eau sur moi. Je cherche mon chaton dans la maison et le trouve essayant de descendre les marches des escaliers. Il est encore dégoulinant d'eau, le pauvre. Je l'emmène dans la salle de bain et le frictionne avec une serviette.
" Mon pauvre bébé !... T'inquiètes pas je te vengerai, enfin encore plus que maintenant. "
Je continue à le frotter durant quelques minutes puis descends dans le salon en le prenant dans mes bras. Severus est assit dans le canapé avec un échiquier devant lui.
" Une partie ?
- Ça te ferais plaisir de me battre, hein ?
- Oui, vraiment ! dit-il avec un de ses rares demi-sourires.
- Est-ce que je rêve ou mon professeur viendrait de sourire ? dis-je en me moquant.
- Pfff ! Moques-toi bien vas-y !
- J'en profite avant que tu me ridiculises.
- Oh, tu acceptes donc de faire une partie avec moi ?
- Oui, autant se faire ridiculiser maintenant, mais des échecs normaux, pas de sorciers ! Je n'ai pas envie d'être sur une pièce et de me faire éjecter.
- D'accord, de toute façon je n'ai que des normaux alors... "
Nous jouons durant une bonne heure, et je crois que je lui pose deux ou trois petits soucis mais c'est avec évidence que Severus gagne la partie. Je vois son sourire conquérant et même si j'ai perdu, je suis quand même heureuse. Je n'ai jamais vu Rogue aussi heureux en faite, même si je ne le connais pas bien, je vois qu'il est heureux et je me demande s'il a déjà était aussi heureux autant de temps quand ce moment...
Effectivement, je suis très heureux, et je suis content de voir que ça te fais plaisir mais je ne veux pas la pitié des gens.
Je n'ai pas pitié ! Je suis heureuse pour toi c'est tout. Quand vas-tu arrêter de confondre les choses et les gens ? Et quand vas-tu enfin voir qui je suis et ce que je veux ?
Je ne voulais pas te blesser, mais je n'ai jamais eu l'habitude de faire confiance aux gens et... enfin ne nous étalons pas.
Bah, je vais t'apprendre à me faire un peu plus confiance. Enfin d'abord va falloir que je me fasse à l'idée de te tutoyer et de t'appeler Severus, et ça, c'est vraiment dur.
Je vois ça. A chaque fois que tu parles en devant dire mon nom ou utiliser un " tu ", ton esprit devient très emmêlé, un peu comme des nœuds.
Hum, je sais, j'ai du mal. Au fait, est-ce que tu me permets d'essayer quelque chose ?
Ça dépend, de quoi s'agit-il ?
Je vais t'apprendre à me faire confiance ! Donne-moi ton bras. Aller, s'il te plaît.
Bon d'accord, mais fais attention à ce que tu fais.
Je prends son bras dans ma main, et doucement relève sa manche. Il ne comprend pas tout de suite ce que j'ai l'intention de faire. Je pose alors doucement et légèrement sur son avant-bras, et sens une violente pique m'arriver dessus, mais je ne fléchis pas au contraire, je reste de marbre, plus décidée que jamais. Le visage de Severus reprend doucement des couleurs, je ne l'ai jamais vu sans cette petite pointe de souffrance sur le visage. Au bout d'un court moment, Severus retire ma main de son avant-bras en la prenant dans la sienne. J'ai des violents vertiges et manque de tomber, mais heureusement il me retient avant que je tombe. Il plonge ses yeux dans les miens, et nous restons tout deux assit sur le sol sans un mot. Il me tient avec force dans ses bras, pas comme un câlins, non il me tient face à lui pour que je ne tombe pas. Au bout de quelques minutes, je reprends mes esprits et nous allons nous assoir sur le canapé.
" Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ? Je t'avais interdit.
- Considère ça comme un autre cadeau de noël. Et puis je voulais essayer, il faudrait que je tente avec quelqu'un d'autre pour voir si je peux le faire juste avec toi ou aussi avec les autres.
- Non mais ça ne va pas ? Je ne te laisserai pas faire. Tu es folle, il pourrait t'arriver quelque chose, tu ne dois pas le faire.
- Ne me dis pas que ça ne t'as pas soulagé ?
- Si bien sur que si. Je ne sens aucune douleur, même pas la plus infime, mais je ne peux pas te laisser faire ça, te faire mal pour soulager ma souffrance.
- Mais ça me fais du bien de savoir que je peux le faire. Et puis ne crois pas que tu le dois parce que je suis ton élève, fais comme si je n'étais rien.
- Non, tu n'es pas seulement mon élève, tu es maintenant comme une sorte d'amie pour moi, enfin je le prends comme ça, je ne sais pas si tu le vois aussi dans ce sens... "
Un silence s'installe. Il a réussit à me clouer le bec, sans insultes, sans paroles blessantes, au contraire. Je suis émue par ce qu'il vient de dire, et je sais que ce ne sont pas des paroles en l'air car il ne les auraient pas dites, Severus dit toujours ce qu'il pense, ou presque. Je plante mes yeux dans les siens et les trouve tout d'un coup un peu moins sombre qu'avant, un peu plus chaleureux.
" Je ne pourrais pas vous laisser faire ça, miss.
- Non, vous ne pourrez pas vous le professeur Rogue laissez faire ça à votre élève Miss Simon, mais Severus peux le laisser faire à Marie.
- Ne joues pas sur les mots. Justement, je peux encore moins te laisser le faire.
- J'arriverai à te persuader, ou je le ferai sans ton accord.
- Non, s'il te plaît..."
Il y a un nouveau silence. Mais il est plus long plus lourd. Je ne peux pas lui dire que je ne ferai pas, ce serai un mensonge mais je ne peux pas non plus lui dire que je ne vais le faire quoi qu'il dise, pensai-je en veillant à ce que mon esprit soit bien fermé. Je décide de ne pas répondre, et détourne lentement la tête. J'entends alors quelque chose toquer à la fenêtre. C'est mon nouveau hibou. Je lui ouvre et l'amène vers le feu.
" Mon pauvre, il fait tellement froid dehors...
- Je crois que j'ai bien vu, quand j'ai choisi les animaux comme cadeau de noël.
- Oh oui très bien.
- On voit tout de suite que tu les aimes. Je l'ai tout de suite deviné, sans même avoir besoin de regarder tes pensées, même si j'ai vérifié. Au fait, tu ne m'avais pas dit que tu savais déjà te métamorphoser.
- Oh non, c'était une surprise. C'est génial non ?
- Oui, je dois avouer que tes Patronus te vont à merveille. Je te vois très bien en chien tout fou et loup traqueur, ainsi qu'en félin ronronnant, ou en cheval galopant et volant.
- Ahah. Mais le mieux c'est ça " , dis-je en me changeant en biche.
Je recroqueville mes pattes et reste couché sur le canapé sous les yeux de Severus qui m'examine sans que je puisse deviner se qu'il pense. Maintenant je pourrais t'envoyer mes Patronus, je suis sûre que tu les reconnaitras.
Effectivement. Tu as quelque chose de différent en tant que biche... Mais je ne saurai dire quoi.
Il continue à m'examiner puis d'un seul coup je me change de nouveau en humaine, ce qui surprend Severus. Je rigole à ma petite blague et Severus en rigole aussi un peu, enfin il sourit légèrement mais c'est déjà ça. Puis il prend des livres que je lui ai offerts et se met à le feuilleter avec grand intérêt.
Les jours passent rapidement et nous apprenons de plus en plus à nous connaitre. Nous rigolons et profitons de tout, de la maison, de la nature proche pour les balades et nous allons même dans le monde moldu. J'arrive à l'y trainer sans qu'il ne râle trop et je suis plutôt fière de moi. Nous faisons de nouvelles parties d'échecs, des jeux, toutes sortes de choses amusantes ou intellectuelles, ou les deux. J'arrive aussi à le trainer dans la cuisine même s'il ne met pas vraiment la main à la pâte. Nous rigolons bien durant tout le temps de la préparation et encore plus durant la cuisson. Severus manque de peu de se prendre une crêpe sur la figure et en colle une au plafond, ce qui lui vaut beaucoup de moqueries gentilles de ma part. Nous apprivoisons aussi nos chiens et nous rapprochons beaucoup d'eux. Nous les emmenons d'ailleurs en promenades avec nous. J'essaye d'apprendre à Severus à se métamorphoser quand à lui, il m'apprend un peu mieux l'occlumancie et la legilimancie. Il m'apprend aussi deux-trois tours qui peuvent servir et m'avance sur le programme. Il m'aide beaucoup dans mes révisions de cours de potion et me donne des techniques plus ou moins différentes de celles des livres.
" Ah, je suis crevée, dis-je en finissant un dernier exercice de potions.
- Ne me dis pas que tu es contre une balade avec les chiens ? Regarde comme ils en ont envie !
- Bon ok, allons-y, dis-je en me métamorphosant en biche. Le premier qui arrive à m'attraper gagne une ration de plus ce soir ! "
Je pars en courant, ou en bondissant dans la neige. Je suis suivie de près par les deux chien et une autre biche qui n'est rien d'autre que Severus. Je me demande qui s'amuse le plus, les chiens ou toi ?
Ahah très drôle ! Tu peux parler, toi aussi tu t'amuse bien !
Hum... J'avoue que oui ! Allez mets-y un peu plus de rythme, je vais croire que je suis plus en forme que toi !
Faut pas rêver quand même.
Attention, j'arrive !
Nous courons durant deux bonnes heures sans nous arrêter, et sur un commun accord nous arrêtons en nous déclarant tous gagnant. Nous commençons à repartir, quand je sens quelque chose me tomber dessus avec force. Severus vient de m'atterrir dessus et nous sommes tout deux étalé à terre. Nous nous sommes re métamorphosé en humain durant la chute, ce qui rend la chose déjà plus commode. Je regarde Severus surprise puis lui lance :
" Gamin !
- Gamine ! Toute façon, tu as commencé.
- Ah oui ? Quand ?
- Le jour de noël.
- Mais pas aujourd'hui, fallait se venger avant.
- Tant pis ! La prochaine fois je ferais les deux, vengeance le jour même et un autre jour, tant pis pour toi.
- Ouh, j'ai tellement peur, dis-je en lui tirant la langue.
- Tu devrais. Allez, rentrons.
- Oui, tu as raison.
- Ben oui ! Mais... Est-ce que tu sais par où est la maison ? demande Rogue.
-Oh la la, c'est pas possible. Suivez-moi. "
Je me dirige vers la gauche plus par instinct que par bonne orientation. Nous finissons par arriver à la maison une heure plus tard. Nous rentrons et nous posons durant une bonne demi-heure dans le salon.
" J'avoue que je ne savais pas vraiment la direction qu'il fallait prendre, mais bon... Je nous ai ramené !
- Heureusement pour toi sinon je t'aurai...
- T'aurais rien fait, oui !
- C'est ce que tu penses ?
- Oui.
- Tu penses mal ! dit-il moqueur.
- Tu m'énerves !
- Bah ça ne change pas de d'habitude. Je t'énerve, tu m'énerves, on s'énerve mutuellement."
Nous mangeons quelques temps après un bon petit repas qui nous redonne quelques forces. Puis nous passons la soirée à lire, ou à dormir pour les animaux. Je reçois quelques lettres qui me donnent des nouvelles de mes amis et je suis contente d'en avoir. Je n'ai pas envoyé de lettres à Drago pour qu'il ne se fasse pas repérer, et puis Severus m'en a empêché, il a donc pris des nouvelles à ma place, et ça a paru plus vrai. D'ailleurs le lendemain soir, c'est avec une grande surprise que j'ouvre la porte et découvre Drago juste derrière. Je lui saute au cou, et manques de l'étrangler. Nous dînons tout les trois et Drago reste jusqu'à tard le soir, puis il repart, et je sens qu'il me manque déjà.
Les jours passent, me rapproche rapidement de la rentrée et m'éloignent aussi de ces magnifiques vacances. Vacances qui ont surement été les meilleures de ma vie ou dans les premières meilleures de ma vie. Vacances étonnantes, surprenantes, mais géniales. Et encore, même le mot surprenant est faible pour les décrire. En tout cas, je suis partagée entre l'envie de retourner au château et l'envie de rester ici. J'aimerai pouvoir rester alterner entre les deux.
Arrivé là-bas, tu peux oublier tout ce qui c'est passé ici, dit une voix sèche qui résonne dans ma tête.
Je me retourne et découvre Severus derrière moi qui me regarde de façon sévère, sèche et surtout glaciale. Ses yeux se sont vidés de la chaleur qui les avaient envahit ces derniers temps. Cette expression c'était effacé de son visage depuis quelques temps, et je l'avais presque oublié.
" Qu'est-ce qu'il te prends ?
- Vous devriez vous réhabituer à me vouvoyer et à me traiter comme votre professeur dorénavant. Je ne vous laisserez pas me parler de façon amical ou me traiter comme votre ami, dit-il d'un ton à glacer le sang.
- Je ne comprends pas. On peut savoir ce qu'il se passe dans cette tête ? dis-je en le désignant. Tu as pris un coup ?
- Oh, vous avez vraiment cru que je vous appréciez, miss. Je suis le professeur Rogue, pas le premier des abrutis.
- Mais...
- Il n'y a pas de mais. Oubliez ce qu'il s'est passé, ça n'était qu'une grande comédie. Je ne comprends même pas comment vous avez pu y croire, moi qui croyais qu'il y avait une légère mais très légère pointe d'intelligence en vous.
- Ahah, très drôle. Si c'est par rapport à ce que tu as dit à Dumbledore, laissez tomber, j'ai tout entendu et je ne compte pas abandonner comme ça.
- Vous nous avez écouté ? Comment ?
- La bague d'invisibilité.
- Oh. Eh bien je vois qu'en effet vous ne comprenez pas très vite. Ca aussi c'était de la comédie. Il y a une seule personne que j'ai apprécié dans ma vie, les autres ne sont que soit des gens qui ne me sont pas insupportables, soit des pantins, des larbins, appelez ça comme vous voulez. Et vous avez fait partit des larbins, crache-t-il.
- Mais bien sur, je te crois vraiment.
- Miss, vous avez intérêt à vous remettre vouvoyer et à m'appeler professeur très vite...
- Tu peux rêver, Severus ! Tu n'aurais pas supporté tout ça, les batailles et jeux dans la neige, la métamorphose, les devoirs, les jeux, les discussions pour rien. Tu ne m'aurais pas non plus offert de cadeaux de noël...
- Vous n'avez rien compris. Tout ça c'était parce que ça me donne des avantages, pas pour autre chose. Et pour les cadeaux, disons que c'était ma façon de vous mettre dans ma poche et de " me faire pardonner " ça et les choses que j'ai faites avant.
- Je ne te crois pas.
- Tant pis pour vous.
- Severus...
- APPELEZ-MOI PROFESSEUR ! cri-il en me prenant par le col.
- Tu...peux...rêver, tentai-je de dire à moitié étouffé par son emprise.
- Espèce de...
- De quoi ?! Tu n'arriveras pas à me faire croire ça, Severus !
- Mais vous êtes réellement bête ! Naïve, idiote, stupide, maladroite, pénible, ennuyeuse, faible, vous n'attirez que des ennuis, et vous n'êtes même pas si douée que ça. Vous n'avez rien à faire dans ce monde, vous ne servez à rien, ça n'est pas votre place, personne ne vous veut ici. "
Un long et très lourd silence s'installe. Je ne crois pas ce que je viens d'entendre, et me demande si c'est vraiment ce qu'il pense. Dans un effort, je m'avance vers lui, et lui saisit la main en lui faisant repasser les bons moments. Je lui montre le moment où il m'a réconforté après le bal d'Halloween, celui où il m'a défendu de Thomas, notre danse du bal d'hiver, noël,... Mais il me prend violement la main et la serre. D'autres images défilent, d'autres moments, nos disputes, des insultes à mon égard, des pensées,... Je n'y crois qu'à moitié, mais une larme coule sur ma joue. Il relâche violement ma main, mais retient la sienne, je tente une dernière chose. Je lui montre alors le moment où j'ai pris son avant-bras et l'ai soulagé de ses souffrances.
" Vous avez vraiment cru que je m'inquiétais pour vous ? Je m'en foutais ! Je voulais seulement que vous les soulagiez, c'était un de mes nombreux buts.
- Je-ne-vous-crois-pas, dis-je avec beaucoup de peine.
-Ça m'importe peu que vous me croyez ou non, c'est maintenant la même chose pour moi.
- Mais tu m'as tout de même confié des choses...
- Je t'ai confié ce que tu savais déjà, rien de plus. Mais tu as été assez naïve pour croire que je te confiais vraiment ça.
- Severus...- Je m'en vais maintenant, tu n'auras qu'à te débrouiller pour retourner à Poudlard.
- Non, s'il te plaît... " l'implorai-je en lui courant après.
C'est trop tard, il part en direction de l'extérieur et sa cape noir ondule derrière lui. A peine le portillon passé, il transplane avec son chien et me laisse là avec mes animaux. Je reste dehors dans le froid durant quelques longues minutes avant de rentrer et de fermer tous les volets et la porte à clé. Je m'assois ensuite sur le canapé et revois la conversation, les images, les souvenirs, et sans vraiment le vouloir, une larme coule sur ma joue. Je me rends compte que tout ça n'était qu'un pure montage, que j'ai été naïve de croire que le professeur Rogue pouvait m'apprécier, qu'il puisse envisager une amitié. Je reste comme ça de longues heures, vidé de mon énergie, de ma joie, de ma niaque. D'un coup, un bruit me tire de ma rêverie, un bruit sourd et sec. Puis j'entends des sortes de grands coups de griffes sur la porte. J'ai peur et commence à paniquer. Je mets mon chaton en sécurité dans sa cage et réfléchis à se que je peux faire, mais il n'y a rien de précis à faire temps que je ne sais pas ce qui est derrière la porte. D'un coup, la porte valse dans la pièce et se brise, faisant place à un énorme loup-garou à l'allure enragé. On dirait qu'il n'a pas mangé depuis quelques temps et qu'il a bien l'intention de faire de moi son repas. Par instinct, je me métamorphose en tigresse, puisque je ne peux utiliser la magie. Il se jette droit sur moi, mais je me décale et réussis à l'éviter. Je l'attaque en lui bondissant sur le dos, et m'accroche à son échine. Les meubles se cassent dans la bagarre et bientôt l'intérieur de la maison est ravagé et méconnaissable. Le loup-garou arrive à m'envoyer m'écraser contre un mur et est attiré par le miaulement de Berlioz dans sa cage. Je ne me rends pas tout de suite compte de ce qu'il se passe car le choc m'a assommé. La créature s'empare de la cage et détruit la grille. Mais avant qu'il n'ai eu le temps de prendre Berlioz, Prince se jette sur lui avec une force et une vigueur folle. Il est alors rejoint par mon hibou qui tente de crever les yeux de la créature. Ils se battent un peu mais Prince n'est pas de taille a lutté contre lui. Sa diversion me laisse le temps de reprendre mes esprits, de me métamorphoser en chien-loup et d'attaquer le loup-garou en tentant de lui mordre le cou. C'est au bout d'une longue lutte acharné que je réussis à le mordre à la gorge mais j'ai été griffé et mordu et je perds déjà beaucoup de sang. Le loup-garou s'écroule inerte sur moi et m'assomme. Je me réveille au bout d'environ dix heures, grâce aux coups de langues de Prince et j'arrive à m'extirper de sous le loup-garou. Je sens alors une vive douleur au ventre et remarque que j'ai été touché au même endroit que là où le vampire m'avait griffé. Je sens alors mes forces me quitter doucement et ordonne à Prince et a mon hibou d'aller chercher de l'aide. Je puisse dans mes dernières force et dans mes derniers souvenirs en envoyant à leurs tour mes Patronus aller vers qui les reconnaitra et qui les aidera, enfin m'aidera. Puis je retombe dans le néant, dans le noir total.
Poudlard : Grande Salle.
Cela fait deux jours que Rogue a quitté la maison et m'a laissé seule dans celle-ci. Les cours eux ont repris hier, et je n'ai pas encore réapparu. Mes amis et mes professeurs commencent donc à se poser des questions et Dumbledore demande à ses collègues s'ils m'ont revu. Mais bien sur, personne ne m'a revu depuis longtemps à part Rogue qui était avec moi. Il se contente de se taire et de réfléchir en silence. Les murmures montent de plus en plus dans la Grande Salle, et certains inventent de fausses histoires. Certains disent m'avoir vu aller dans la forêt interdire, d'autres enlevé par je ne sais quel créature,... Le brouhaha est alors couvert par le bruit des portes qui s'ouvre et le silence se fait. Entre alors un grand hibou blanc comme neige suivit d'un chien d'un noir intense. Presque aussitôt Rogue se lève et rejoint Dumbledore qui est sur le devant de l'estrade. Il s'apprête à confier à Dumbledore qu'il s'agit de mon chien et de mon hibou quand quatre sortes de force lumineuses entre à leurs tours dans la salle. Leurs lumière et faible mais on les distingue quand même. Ce sont mes Patronus. Il s'approche tous d'une personne particulière dont ils sont sur de se faire reconnaitre. La biche s'approche bien sur en première vers Rogue, suivit de la licorne qui s'approche de Dumbledore, de la tigresse qui vient vers McGonagall et du chien-loup qui va vers Drago. La biche est sûre de se faire reconnaitre par Rogue car il a déjà dit qu'il saurait la reconnaitre, la licorne va vers Dumbledore car elle peut voler comme le Patronus de celui-ci qui est un phénix. La tigresse s'approche de McGonagall car c'est un félin comme celle-ci qui a pour Patronus un chat, et le chien-loup est le dernier qui reste est le seul que Drago a vu. Les quatre sorciers concernés se rendent tous sur l'estrade et se réunissent pour parler.
" Que ce passe-t-il ? demande Drago. Ce sont bien les Patronus de Marie ? Elle doit être en danger !
- Effectivement, répond Dumbledore. Severus, quand tu as laissé Marie, c'est il passé quelque chose de spécial, ou pourrait il s'être passé quelque chose ?
- Je ne sais rien, rétorque froidement Rogue.
- Il faut aller voir ! s'exclame Drago.
- Oui. Minerva et Drago restez ici au cas où elle revienne et pour veiller sur l'école, Severus et moi allons allez voir, ordonne Dumbledore.
- Mais je dois venir ! réclame Drago inquiet.
- Non, tu restes ici, c'est un ordre, lui rétorque Rogue. Allons-y. "
Rogue demande aussi à Drago d'emmener mon chien se faire soigner. Dumbledore et Rogue sortent de la Grande Salle et le directeur les transplanent en direction de la maison qu'il nous a prêté, en direction de la maison où je suis.
Maison prêtée par Dumbledore :
Les deux sorciers arrivent dans un léger bruit de déchirure et en constatant la porte retiré de ses gongs, entrent en courant. Rogue est le premier à me voir, et il se précipite en commençant à m'examiner. Il court ensuite vers ma chambre et en sort mon chaudron, et quelques ingrédients. Il prépare vite une sorte de mixture, une potion et tente de me la faire avaler. Il prononce plusieurs " Vulnera Sanentur ", le sort qui referme les plaies et les cicatrisent en un rien de temps. C'est alors qu'il constate qu'un de mes plaies ne se referme pas. C'est celle de mon ventre. Elle est profonde, et a une étrange couleur violette à l'intérieur. Les griffures sont exactement au même endroit que celles que le vampire m'avait faites.
" Alors ? demande Dumbledore.
- Elle devrait sans sortir, mais il va lui falloir beaucoup de repos et de soin.
- Bien. Je vous laisserez donc vous en occuper.
- Hors de question, s'exclame Rogue d'un ton sec et cassant.
- Pourquoi ?
- Je ne veux, ni ne peux le faire, c'est tout.
- Mais il va le falloir car je n'ai personne d'autre de qualifié et en qui je puisse compter à qui demander.
- Professeur...
- Quoi qu'il se soit passé, quoi que vous lui ayez dit, il va falloir la soigner, et c'est vous qui le ferez. Ramenez-la au château dès que possible. "
Sur ces paroles Dumbledore disparait dans un bruit sec de déchirure. Rogue me fais léviter avec sa baguette et m'emmène dans ma chambre où il me pose sur le lit. Je dors sans me réveiller durant trois jours. Mon sommeil est agité de sortes de crise où je crie de douleur et me plie en deux durant de longues minutes. Je ne mange pas, je ne bois pas, je fais que dormir sans même ouvrir les yeux et ont pourrait croire si on ne savait pas, que je suis morte. Je me réveille le quatrième jour mais ma journée se résume à manger un tout petit peu et surtout dormir. Je suis de nouveau agité de cauchemars contre lesquels je n'arrive pas à lutter par manque d'énergie. Lorsque je ne dors pas, ma vision est trouble et je suis plongé dans une sorte de rêverie. J'ai souvent des sorte d'hallucinations mais je n'en parle pas, en faite, je n'ai pas prononcé un mot depuis que je suis réveillé semaine passe, et puis deux, et je remarche à nouveau. Je n'ai pas reparlé, je mange à peine et me contente de boire le minimum. J'ai maigrir d'au moins dix kilos et ça se voit énormément. Etant déjà fine à la base, mes os pointent d'autant plus et la pâleur de mon visage n'arrange rien. Rogue lui non plus ne m'adresse pas la parole, il se contente de me soigner, de me donner toute sorte de potions.
Un jour, j'entends des paroles et des bruits de pas dans le salon. Dumbledore vient me rendre visite, me parle, tente de me convaincre de manger, mais je ne lui réponds pas, je ne parle pas. Ils commencent alors à se demander si je n'ai pas perdu la parole. Deux jours plus tard c'est avec surprise que je vois Drago entrer dans ma chambre et se jeter près de moi. Il me serre dans ses bras et me dit combien il a eut peur. Il me parle, me demande de manger, me supplie de lui parler. C'est seulement quand il attrape la poignet que je me décide à dire :
" Toi aussi tu m'as manqué, d'une voix chevrotante.
- Oh Marie ! J'ai eu si peur !... "
Il me serre contre lui et des larmes coulent sur mon visage. Il me regarde et passe son pouce sur ma joue en essuyant mes larmes. Il a les yeux brillant mais il se contrôle. Je remarque son visage terne et sa mine qui montre un manque de sommeil. Il m'explique qu'il c'est fait beaucoup de soucis et qu'il transmettait chacune des nouveautés à mes amis et à Thomas.
" Tu sais, il faut que tu manges, Marie. Est-ce que tu veux que je reste ici ?
- Non, tu dois faire d'autres choses. Ne t'inquiètes pas, je vais me remettre sur pied, te voir m'as fait du bien. Envoie-moi des lettres. "
Je le raccompagne et sors dehors pour la première fois depuis deux semaines. La clarté de la lumière m'aveugle, mais ça me fait un bien fou. Je rentre dans la maison après lui avoir dit au revoir et arrive face à Rogue. Il est à quelques centimètres de moi et me toise d'un regard froid. Je sens sa déception et je ne sais pas quoi faire. Je le contourne et me rends dans la cuisine où j'avale un bon gros repas. Je vais à la salle de bain, me lave et par me coucher. Le lendemain matin, je me lève à neuf heure du matin, déjeune, me lave, puis sors dehors. Je m'assois sur une chaise et reste là à penser durant un bout de temps. Puis je rentre, prépare à manger, manges seule et laisse une assiette pour le moment où Rogue viendra manger. Je m'assois sur les canapés, prends un livre de cours et étudie toute l'après-midi. La même scène se répète de jour en jour durant une semaine. Seulement, le moment où je reste dehors, je le passe de plus en plus à bouger et bientôt je reprends ma condition musculaire normale. Je reprends aussi du poids et de la couleur. Je vois mes amis défiler dans la maison et ça me donne de la force. Dumbledore vient aussi me voir, et prend régulièrement de mes nouvelles. Je rattrape vite mon retard en cours et essaye même de prendre de l'avance. Une semaine plus tard, je suis sur pied et je décide de retourner à Poudlard. En deux jours tout est prévu, mon retour est programmé, et mes affaires sont rangés dans ma valise. Je nettoie la maison de façon à la remettre en ordre, et elle est encore plus propre que lorsque nous sommes arrivés. Nous transplanons jusqu'aux grilles de Poudlard, rentrons tranquillement. Je pars dans ma chambre, défais mes bagages, les range et tout ça avec la magie. Je jette plusieurs sorts pour tout ranger, nettoyer,...Ça fait du bien de retrouver la magie, ça faisait tellement longtemps. En faite, ça fait plus d'un mois. J'enfile ensuite des vêtements qui sont devenus un peu trop grands pour moi, je me maquille, me coiffe et retrouve enfin un visage à peu près normal. Je sors ensuite de ma chambre et me dirige vers la Grande Salle pour prendre mon repas. En arrivant dans la salle, je ne sais pas trop où me rendre. Les Gryffondor me font un signe de la main et je les rejoins aussitôt. Je leurs demande si je peux manger avec eux et m'absente le temps d'aller voir Drago. Je me dirige en direction de la table des Serpentard et interpelle Drago.
" Marie ! Ca fait plaisir de te voir de nouveau ici. Je vois que tu as repris un peu de poids et de couleurs, mais tu sais qu'il faut continuer, hein ?
- Oui oui, je sais. Mais j'y vais doucement.
- Hum... Bon en tout cas ça me fais tellement plaisir de te voir, tu m'as vraiment manqué.
- Toi aussi tu m'as manqué. "
Nous nous faisons un câlin, puis je retourne à la table des Gryffondor avec qui je parle durant tout le repas. Ils me questionnent sur mes vacances, et sur la raison de mon retour tardif et je leur dit :
" Mes vacances se sont bien passées, ça a était bizarre, mais ça c'est globalement bien passé, dis-je sans m'étendre. Mais la veille de revenir, je me suis fais attaquer par un loup-garou, c'est pour ça que je n'ai pas pu revenir aussitôt mais maintenant ça va mieux.
- Par un loup-garou ? dit Ron stupéfait. Malefoy nous l'avait dit, mais j'avoue que j'ai eu du mal à le croire.
- Waah, un loup-garou, ce n'est pas commun ça, dit Harry.
- Au fait, il faudra qu'on remercie Drago, d'ailleurs, intervient Hermione.
- T'as de la fièvre ou quoi ? demande Harry.
- Non, je trouve juste ça normal. Il a mit son poing dans sa poche en nous donnant des nouvelles alors qu'il nous aime pas, on pourrait aussi mettre notre poing dans notre poche, juste pour le remercier.
- Hum... Elle a raison, approuve Ginny. Ca ne va pas nous tuer quand même. En tout cas, je suis heureuse de te revoir, mais qu'est ce que tu as maigris !
- Je sais, c'est le choc, enfin les douleurs et tout ça...
- Ma pauvre. Tu as encore mal ?
- Non, ça va mieux " , mentais-je.
Le repas continue, et je remarque que Thomas n'a pas parlé de tout le repas. A la fin de celui-ci, je lui demande de venir se promener avec moi. Nous nous rendons dans le parc, et nous asseyons sur un banc. Nous restons quelques instants assit l'un à côté de l'autre sans parler.
" Tu n'as pas ouverts la bouche de tout le repas... Tu n'es pas content de me voir ?
- Si.
- Bon, explique-moi ce qui ne va pas ! On ne s'est pas vu depuis plus d'un mois, je me suis fait attaquer par un loup-garou et on dirait que tu n'en a rien à faire ! dis-je un peu énervé.
- Moi, je n'en ai rien à faire ?
- C'est l'impression que tu donnes...
- Je me suis inquiété chaque jour pour toi, je n'ai pas cessé de penser à toi depuis qu'on s'est quitté.
- Alors pourquoi es-tu si distant ?
- Tu me demandes ça comme si c'était anormal, alors que c'est toi qui a fait quelque chose d'anormal !
- Qu'ai-je fais ?
- Tu envoie ton Patronus chercher de l'aide, et au lieu de l'envoyer à moi tu l'envoie à Drago ! De plus, le seul que tu as demandé à ton chevet c'est lui et pas moi.
- Qu-quoi ? Non, mais je rêve ?! Je n'ai pas réclamé Drago, c'est lui qui est venu de lui même. Je n'avais pas prononcé un seul mot depuis quinze jours quand il est venu, alors je ne risque pas de l'avoir demandé. Et pour le Patronus, c'est eux qui se sont débrouillé, moi j'étais inconsciente, et je n'aurai même pas était sûre que tu le reconnaisses. Sérieusement, tu n'avais aucune idée de ce qu'il se passait quand ils sont entrés dans la salle ! Si je te l'avais envoyé, tu n'aurais pas compris...
- J'aurai peut être mis plus de temps, mais j'aurai fini par le savoir !
- Mais le temps, je n'en avais pas ! Tu aurais donc préféré que je meure ? " demandai-je dans un cri étouffé.
Je n'obtiens aucune réponse. Mes yeux s'ouvrent en grand tellement je suis étonnée, et je m'en vais en courant. J'arrive dans mes appartements et m'effondre sur le canapé. Mes larmes coulent toutes seules sans que je ne puisse les arrêter. Je ne peux pas croire ce qu'il vient de se passer et j'ai envie de crier, mais ma gorge est barré par une boule qui m'empêche de m'exprimer. Il aurait préféré que je meure ! Je ne compte donc pas pour lui. Rogue a raison, je n'ai rien à faire dans ce monde. Je n'y ai pas de personnes qui tiennent vraiment à moi, à part Drago, mais peut être que lui aussi ne m'aime pas vraiment, qu'il joue juste un rôle, et qu'un jour il va me dire les mêmes choses que Rogue. Ici, je n'ai pas vraiment ma place... Mais l'ai-je réellement quelque part ? J'essuie mes larmes, et me lève en direction de la porte. J'ai besoin de bouger, d'aller ailleurs, partout sauf dans cette pièce qui me rappelle que je n'ai surement rien à faire ici. J'ai une subite envie d'aller voir mon chien. Ça fait bientôt un mois que je ne l'ai pas vu, et je dois dire qu'il me manque. Il est resté à l'infirmerie durant tout le temps où je n'ai pas pu être là. Je me dirige lentement vers l'infirmerie et y reste durant deux ou trois heures. Puis je redescends les marches en direction de ma chambre. Mais à mi-chemin, quelqu'un me retient le bras. Je me retourne en un sursaut et découvre Victor avec un sourire sur les lèvres.
" Je te surprends toujours autant à ce que je vois.
- Effectivement...
- Tu as pleuré ? dit-il en m'attirant vers lui. Viens dans mes bras, je vais te réconforter.
- Victor, je...
- Chuut. Tout va bien maintenant, je vais rester avec toi. Viens, allons dans le parc, nous y serrons mieux.
- Je... - Viens.
- Victor, je suis fatiguée et vidée de mes forces, je n'ai qu'une envie c'est d'aller me coucher.
- Tu veux que je te redonne des forces peut être ? "
En disant ça, il me rapproche dangereusement de lui, et avant que je n'ai eu le temps de faire le moindre geste, colle sa bouche sur la mienne. J'essaye de me débattre et de sortir de cette étreinte, mais rien n'y fait. Il est plus fort que ce que je ne l'aurai pensé. Il glisse ses lèvres dans mon cou et je le supplie d'arrêter, mais il ne m'écoute pas. Je le menace de crier, et il relève la tête en plantant ses yeux dans les miens.
" Si tu cries, tu peux être sûre que Drago et Thomas en subirons tout deux les conséquences.
- Non ,s'il te plaît !
- Alors il va falloir faire ce que je te dis. En commençant par devenir ma copine.
- S'il te plaît Victor, non...
- Si tu ne le respecte pas... "
Il me lâche et s'en va, me laissant seule dans les couloirs froids et sombres du château. Je redescends dans ma chambre et peine à trouver le sommeil. Ma nuit est agitée de cauchemars que je tente de combattre et d'expédier, mais le manque de forces rend mes tentatives veine. Je me réveille le lendemain vers les 9 heures, m'habille, me coiffe et me maquille puis déjeune quelque chose dans ma chambre. Je me rends ensuite en cours de potion avec le professeur Slughorn qui est étonné par mes progrès. Je vais ensuite en métamorphose avec les Poufsouffle et les Serdaigle. McGonagall me demande de me métamorphoser devant mes camarades et ils sont tous impressionnés par ma maitrise. Je leurs montre aussi que je peux me changer en plusieurs animaux et ils sont encore plus étonnés. Mais je garde soigneusement le fait que je peux parler pour moi. Je vais ensuite en cours de défense contre les forces du mal avec les Serpentard et les Gryffondor. Je tente de me mettre dans mon coin durant tout le cours en essayant d'éviter Thomas, Victor et Rogue comme je peux mais ce dernier me pose une question dont je n'ai pas la réponse.
" Eh bien, on dirait que miss-je-me-sens-trop-forte-pour-participer ne connais pas la réponse. A moins que vous pensiez être plus forte que moi et que vous ne voulez pas prendre la peine de me répondre.
Laissez-moi tranquille !
- Eh bien miss, j'attends ! Qu'il y a-t-il ? Votre esprit soit disant supérieur se serait-t-il ratatiné durant vos vacances, miss ?
- Laissez-moi tranquille, murmurai-je.
- Oh, mais vous me donnais des ordres ? Sachez que vous n'avez aucunement à le faire. La prochaine fois, vous écoperez d'une retenue. Maintenant, répondez à ma question", insiste-t-il d'une voix cassante et sèche.
Je commence à perdre mon sang froid et mon chien le ressent. Il se lève et se dirige doucement vers Rogue qui le regarde avec un air glacial.
" Oh, vous me menacez ?
- Non, je vous demande de me laissez tranquille, c'est tout. "
Rogue sort sa baguette et la pointe sur Prince. Il lui jette un sort qui l'envoie contre le mur de la pièce. Mon sang ne fait qu'un tour. Je me lève et avec une vitesse fulgurante, je vais me placer juste devant Rogue.
" Vous vous pensez supérieur maintenant c'est bon ? Vous comptez me laisser tranquille ? Si je suis stupide comme vous me l'avez dit, vous n'êtes guère mieux !
- Je ne vous permets pas !
- Je n'en ai absolument rien à faire ! Vous pouvez dire ce que vous voulez, je n'en ai plus rien à faire. Vous n'êtes qu'un être froid, sans cœur près à tout pour lui mais à rien pour les autres. Lily doit s'en retourner dans sa tombe " , lui murmurai-je en m'en allant en direction de mon chien.
Avant que je n'ai eu le temps d'atteindre ma destination, Rogue sort sa baguette et la pointe vers moi. Je sens le danger, et me retourne baguette en main. La bataille commence, mais je ne fais qu'esquiver les sortilèges. D'un seul coup je me métamorphose en biche en plein milieu de la salle, et Rogue cesse ses attaques. Il me fixe les yeux grands ouverts. Je me re métamorphose en humaine et lui dit :
" Vous m'avez demandé de vous traiter comme mon professeur, alors traitez moi comme votre élève. "
Je pars vers le fond de la pièce, prends mon chien et l'emmène dans mes appartements. Je le soigne à grands coups de " Vulnera Sanentur ". Je m'assois par terre rejoins par Berlioz et Prince qui viennent se rouler en boule contre moi. Le ronronnement de Berlioz m'apaise et m'aide à oublier les événements des derniers temps. D'un coup, la porte s'ouvre violemment et Rogue entre. Il me prend par le cou et me lève au-dessus du sol.
" Vous m'avez ridiculisé devant tous mes élèves !
- Vous avez blessé mon chien. Vous pouvez vous en prendre à moi autant que vous voulez mais pas à mes animaux. Je ne m'attaquerai jamais à Black, alors faites de même. Toute façon, je ne m'attaquerai jamais à vous non plus, du moins pas temps que vous ne toucherez pas mes animaux.
- Donc je peux vous blesser vous, mais pas eux ?
- Allez-y, ne vous gênez pas, défoulez-vous. "
D'un coup, l'emprise de Rogue se desserre et je tombe dos contre le sol en étouffant un cri de douleur. Il me dévisage de ses yeux noirs, sans rien dire. Quelqu'un toque à la porte et je me lève pour aller ouvrir. Victor entre sans y être invité, et me demande de me voir seul à seul. Je l'emmène dans ma chambre et aussitôt il me colle contre le mur en m'embrassant. Je tente de nouveau à lui résister, en vain. Alors je m'abandonne et laisse tomber la moindre chance de m'en sortir. Ses baisers me répugnent, bien qu'ils soient plutôt plaisants, le fait que je n'éprouve rien pour Victor les rends horrible. Au bout d'un long moment il s'en va et je m'écroule à genou sur le sol. Mes larmes coulent à nouveau. Si je lui résiste, Thomas et Drago en souffriront, je n'ai pas le choix...
Le lendemain, il vient me chercher avant le repas et m'oblige à manger avec lui. Durant le repas, il raconte aux Serpentard que nous sommes ensemble. Pour leur prouver, il m'embrasse devant tout le monde et je croise les regards répugnés de Drago, Rogue et Thomas. Je pars le plus vite possible de la salle et m'enferme dans ma chambre pour pleurer à chaudes larmes. Une semaine passe, et rien ne va mieux. Drago tente de me faire entendre qu'il ne faut pas que je sois avec Victor, qu'il préfère même que je sois avec Thomas mais il ne sais pas que je n'ai pas le choix. Je cache mes crises de larmes à tout le monde et me referme de plus en plus sur moi-même. Je n'ai pas repris le poids que j'ai perdu, au contraire, je recommence à en perdre. Mon teint est de plus en plus blafard et mes joues se creusent. J'ai des douleurs de plus en plus intense au ventre et ma blessure ne cesse de me provoquer des cauchemars. Je tente d'éviter le plus possible les cours de défense contre les forces du mal, mais ne peux pas totalement le faire. Aujourd'hui d'ailleurs, je suis contrainte d'y retourner. Rogue me laisse tranquille durant tout le cours, mais à la fin de celui-ci, il me demande de rester quelques instants.
" Miss, votre participation et votre motivation en cette matière sont insuffisantes ces derniers temps, il va falloir remédier ça. Vous pouvez y aller. "
Je commence à partir vers la porte mais d'un seul coup, une douleur plus importante que d'habitude me lacère le ventre et je tombe à genou en poussant un cri à glacer le sang. Rogue accoure vers moi et tente de ma calmer, en vain. Il lève la manche de mon manteau et place sa main glacé sur ma peau en ébullition. La douleur se retire doucement de ma chair, et je sens Rogue se crisper. Dès que la douleur devient plus supportable, je retire sa main de mon avant-bras. Je plonge mes yeux dans les siens, et retrouve la lueur de chaleur que je lui ai connu.
" Est-ce que Severus serai de retour ou bien c'est juste le professeur Rogue qui aide une simple élève ? "
Comme réponse Rogue se contente de plonger encore plus son regard dans le mien. Puis il m'aide à me relever.
" Il faut manger plus. Sinon voilà ce qui arrive...
- Je n'en ai plus l'envie...
- Comment ça ? Tu refuses de te battre ? Tu abandonnes ?
- Oui.
- Alors tu n'es pas la Marie que je connais, tu n'es donc plus qu'une simple élève sans courage ?
- Et si je l'avais toujours étais ?
- Impossible. Marie, il faut que tu te reprenne !
- J'ai d'abord une question. Fais-tu encore ça pour mieux pouvoir me rabaisser ou ?...
- Je ne voulais pas... Enfin, j'ai fait ça pour ne pas risquer de te faire plus de mal plus tard...
- Mais ça n'a pas marché, au contraire, regarde où j'en suis maintenant.
- Je suis désolé, je n'ai jamais voulu que ça en arrive là... Je n'aurais pas pensé que...
- Que j'avais déjà confiance en toi ? Que ça me tenais déjà à cœur ? Tu penses mal, et tu devrais arrêter de penser avec moi, ça a toujours était mauvais.
- Je n'aurai même pas du te reparler.
- Je sais. Ne me laisse pas tomber une nouvelle fois, je t'en supplie... l'implorai-je.
- Tu n'es pas dans cette état juste pour ça ?
- Euh... je...
- Que c'est-il passé ? Et pourquoi sors-tu avec Victor ? "
Je m'effondre en larmes au milieu de la pièce. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas si je dois tout lui dire, ou mentir.
Il faut me le dire.
Je...je ne sais pas. Tu vas vraiment penser que je ne suis qu'une faible...
Marie !
Je tends la main vers lui et fais défiler les souvenirs. Je lui montre les paroles de Thomas, et tout ce qu'à fait Victor, ses menaces, ses paroles,... Je retire enfin ma main et baisse la tête pour ne pas croiser le regard de Rogue.
" Je ne te trouve pas faible. Au contraire, tu as fait preuve de courage pour eux, et ils ne savent pas t'en remercier comme il le faut.
- Mais ils ne savent pas...
- Il va falloir trouver un moyen de piéger Victor. Mais d'abord, il va falloir reprendre des forces. Je vais surveiller le moindre de tes repas alors fais gaffe. Va manger, et continue à jouer ton rôle, je m'occupe du reste. Mais laisse ton esprit ouvert, en ce moment je ne voyais que du noir quand j'essayais de voir.
- Je ne l'ai pourtant pas fermé...
- Alors, il va vraiment falloir reprendre des forces physiquement, mais aussi psychologiquement. Allez file ! "
Je m'en vais sans savoir vraiment ce que je dois penser de ce qu'il vient d'arriver mais je décide de faire ce qu'il m'a dit. Je me rends dans la Grande Salle et m'approche de Victor.
" Mon chéri, j'aimerai aller manger avec les autres aujourd'hui, ça ne te dérange pas, dis-je en prenant soin que les autres l'entende.
- Euh... Non pas du tout " , vas-y, dit-il résigné.
Je m'en vais heureuse d'avoir réussis, et me dirige vers la table des Gryffondor qui m'accueille tout aussi heureux de me voir. Nous parlons durant tout le repas de tout et de rien mais Thomas n'ouvre pas la bouche. Je vois le regard de Rogue qui me surveille tout le long du repas. Tu pourrais être plus discret quand même.
Pff tout le monde s'en fou et personne me voit alors...
Bah on sait jamais. Tu sais Victor est un fin observateur alors si tu me regarde, fais le en me dévisageant.
Je reprends le file de la conversation et participe beaucoup. Je mange comme je n'ai pas mangé depuis des semaines et ça me fais un bien fou. A la fin du repas, nous quittons la table en même temps, et ils me raccompagnent dans ma chambre.
" Ça nous a fait plaisir de pouvoir te reparler, ça faisait longtemps ! Allez bonne nuit ! me disent-ils. "
Je rentre dans les appartements et je suis vite rejoins par Severus qui veille à ce que je ne sois pas seule. Mais quelques minutes plus tard quelqu'un frappe à la porte. Rogue me demande de me cacher dans sa chambre.
" Bonjour, Victor, que me vaut ce plaisir, dit Rogue d'un ton sec.
- En fait, je viens voir Marie, répond celui-ci sans plus de chaleur.
- Elle n'est pas là.
- J'aurai juré la voir rentrer pourtant.
- Eh bien, entrez. Nous allons allez voir au cas où. "
Rogue le laisse entrer, puis le fait entrer dans ma chambre pour lui prouver qu'il n'y a personne. Mais Victor ne parait pas convaincu.
" Et là-bas, dit-il en désignant la chambre de Rogue.
- Il n'y a aucun risque qu'elle y soit, c'est ma chambre.
- Oh, je vois. Pourrez-vous lui dire que je suis venu?
- Bien sur. Au revoir. "
Il met Victor doucement et courtoisement à la porte, et au bout de quelques minutes me dit que je peux sortir de ma cachette. Il m'ordonne ensuite d'aller me coucher en me disant que j'ai des heures de sommeil à rattraper et je m'exécute sans demander mon reste. Les jours passent et je reprends de plus en plus de forces en réussissant à me tenir loin de Victor. Je reprends doucement du poids et des couleurs. Mon visage reprends sa forme et sa teinte habituel, et je me sens moins vulnérable. Je commence à tourner des idées pour piéger Victor dans ma tête, mais je ne vois rien de très concluant. Peut être faudrait-il que les autres voient ce qu'il a fait et qu'il se fasses renvoyer de Poudlard...Peut être que c'est une solution.
Je ne sais pas trop.
Et si je lui faisait croire que je m'intéresse vraiment à lui peut être que...
Ça vaut la peine de tenter.
Je réfléchis mais n'arrives pas à me concentrer. Mes pensées sont fixées sur autre chose, quelque chose qui me gène et m'interpelle, quelque chose de dérangeant. Ça me trotte dans la tête depuis que nous sommes re devenu " amis " avec Rogue.
Qu'il y a-t-il a la fin ? Votre esprit est plus emmêlé qu'un nœud et ça me donne mal à la tête.
Non rien...
Arrêtes, on dirai moi pour les vacances d'hiver !
Effectivement. C'est juste que j'ai repensé à ce que tu m'as dit avant de me laisser seule là-bas.
Qu'est ce que j'ai dis ?
Que tu ne m'appréciais pas, que tout ce que tu avais fait était une comédie pour me mettre dans ta poche et que tu ne m'avais jamais confié de chose réel. Mais surtout, que je n'avais rien à faire ici, et que personne ne souhaité ma présence.
Et tu m'as cru... Marie, je t'ai dit ça pour que tu me laisses partir et que tu oublies cette amitié, pour ne pas risquer ta vie. Mais à chaque fois que je fais une chose avec une personne que j'aime il lui arrive quelque chose de mal.
Peut être que c'est parce qu'il faut que tu restes vers ces personnes au lieu de t'en éloigner...
Peut être... En tout cas je ne pensais pas ça. Tu as largement ta place ici, tu es aimé par tout le monde et en plus tu es une bonne élève. Je t'apprécie, et je n'ai pas besoin de te confier les choses, tu sais déjà tout. J'ai essayé de me tenir loin de toi en pensant que ce serai mieux pour toi, mais je n'y suis pas arrivée.
Et j'en suis heureuse.
Ah vrai dire, moi aussi... Au fait, maintenant j'arrive à communiquer avec mon chien et a surveiller mes classes sans avoir besoin d'être dans la même pièce.
Génial ! Moi aussi j'ai réussis à faire ça avec le mien. Bon je dois y aller, je vais tenter de me débarrasser de Victor.
Bien. Garde tes pensées ouvertes, au cas où...
Je sais. De tout façon je dois seulement y penser quand je les ferme, sinon elles sont ouverte alors c'est bon.
Je sors de nos appartements et descends en direction de la salle commune des Serpentard. Je découvre Victor assit sur l'un des canapés avec plusieurs deuxièmes années qui essaye de faire en sorte qu'il les apprécie. Je m'approche et lui couvre les yeux de mes mains ce qui lui vaut un sursaut.
" Qui est-ce ?
- Devine, dis-je avec un ton faussement joyeux.
- Marie... Que fais-tu ici ?
- Je suis venu voir mon petit copain voyons, que veux tu que je fasses d'autre ?
- Oh, ben c'est bon tu m'as vu...
- Ahah tu es tellement drôle. Tu viens, j'ai envie d'aller me balader avec toi et de montrer le meilleur des couples aux autres.
- Maintenant ?
- Oui, aller s'il te plaît !
- Bon ok, allons-y. "
Je sens déjà naitre en lui une pointe d'agacement. Nous marchons jusqu'au parc du château et arrivé là nous nous asseyons sur un banc. Je me mets à parler de choses futiles et inintéressantes en posant ma tête sur son épaule.
" Bon a quoi tu joues là ? demande-t-il avec soupçons.
- A rien. Je me suis juste rendu compte que je devais profiter de toi, en faite, je crois que je suis réellement tombé amoureuse de toi et que tu as bien fais de me forcer à être ta petite-copine.
- Oh, temps mieux alors. "
Nous restons là à parler durant encore une heure et je joues mon rôle tel une vrai comédienne. Nous nous quittons ensuite après que je lui ai réclamé plusieurs câlins d'au revoir. Je retourne dans mes appartements et trouve Rogue assit sur le canapé.
" Waah, je lui donnes une semaine avant de craquer ! Je n'aurai jamais pu supporter ça moi.
- Pareil ! J'avais l'impression d'être Lavande Brown. Mais je pense qu'il ne faut pas le sous-estimer, il n'est pas du genre à lâcher d'un coup.
- Oui, il va falloir continuer. "
Nous parlons durant une demi heure et élaborons une sorte de plan pour le pousser à bout sans que je sois à bout avant. Nous décidons que je vais devenir une petite copine nunuche, un peu collante mais qu'il va me falloir le soutien de mes amis de Gryffondor et de Drago. Rogue me dit qu'il serai bien que je redevienne ami avec Thomas mais je ne sais pas trop comment faire car il préfère me voir morte que comme ça alors... Un jeudi, je descends de la bibliothèque et percute accidentellement quelqu'un. Je manque de tomber, mais il me rattrape de justesse. Je relève les yeux et découvre Thomas juste au dessus de moi. Ses yeux sont d'un magnifique bleu et je manque de me noyer dedans.
" Merci.
- De rien, dit-il en commençant à s'éloigner.
-Attends, j'aimerai te parler. Tu me manques Thomas...
- Ça se voit tellement.
- Ça n'est pas ce que tu crois ! Je n'aimes pas Victor mais je n'ai pas réellement eu le choix... S'il te plaît Thomas, j'ai besoin de toi. Je t'en supplies " , dis-je en le voyant partir.
Il s'arrête et se retourne en revenant vers moi. Il prends mon menton dans sa main et le lève en me forçant à le regarder. Une larme perle sur ma joue mais elle est tout de suite essuyé par le pouce de Thomas. Je pose ma main sur la sienne et plonge mes yeux dans les siens.
" Tu crois peut être avoir besoin de moi, mais ça n'est pas le cas, me dit-il d'une voix douce.
- Thomas ! Ne pars pas s'il te plaît. Tu n'as pas vu dans quel état j'ai fini c'est dernier temps ?
- Mais depuis que tu es avec Victor ton état c'est amélioré.
- Tu n'as pas bien regardé. Depuis que je suis avec lui, il s'est empiré, mais deux semaines après que je sois sortie avec lui, j'ai commencé espérer redevenir quelque chose pour toi, et c'est à ce moment là que j'ai réussis à me reprendre, à aller mieux, pas avant.
- Tu ne vas pas me dire que tu es forcé a être avec Victor, c'est ton choix, alors assume-le.
- Non, ça n'est pas un choix, j'y ai été obligé !
- Comment ça ? dit-il en se retournant surpris.
- Je... Je ne peux pas te le dire...
- Marie ?!
- Je... J'ai voulu te protéger, toi et Drago. Il m'a menacé de vous faire du mal, alors je n'ai pas eu le choix...
- Pourquoi ?...
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi ne l'as-tu pas laissé me faire du mal alors que j'ai étais abominable avec toi ?
- Parce que je t'aime..."
Il me regarde, et je vois ses yeux bleu turquoise s'embrumer d'émotions. Il retient ses larmes et s'approche lentement de moi, puis il me prends dans ces bras. Nous restons l'un dans les bras de l'autre durant un long moment.
" Tu m'as tellement manqué... dis-je en un murmure.
- Toi aussi tu m'as manqué, beaucoup plus que ce que tu ne le penses... Que comptes-tu faire pour Victor ?
- Déjà, je te demandes de ne rien dire à Drago, ensuite j'ai un plan et il va falloir que tu prennes sur toi pour ne pas l'étrangler. Ne t'inquiètes pas, je ne suis plus en danger.
- Qu'est-ce qui te fais dire ça ? Tu sors avec Victor je te rappelle !
- J'ai du soutien, et il est plutôt puissant, mais de ce côté je ne peux pas t'en dire plus. Bon je dois te laisser, au revoir ! " dis-je en lui faisant un léger baiser sur la joue.
Ensuite, je retourne dans mes appartements où je découvre Drago et Severus assit sur le canapé. Je salue Drago et regarde Severus d'un air interrogateur auquel il ne répond pas. Qu'est-ce que tu fais ?
Je parles avec mon neveu, j'ai le droit quand même.
Oui oui, j'ai crut que tu lui disais pour Victor.
Non, mais j'en ai eu une folle envie vu ce que je viens de voir.
Tu as vu pour ?...
Oui, et ça m'a donné une folle envie de vomir.
Oh c'est bon, hein. Si je ne le dis pas à Drago, c'est que je suis sûre que lui ira voir Victor, et puis Thomas n'aurai pas cessé de me faire la tête sinon alors...
Je sais, pas besoin de tout le temps te justifier.
Excuse-moi mais avec toi j'ai toujours l'impression d'être fautive avec toi...
" He oh ! C'est bon vous avez fini tout les deux, demande Drago.
- Oh, euh oui désolé...
- Vous m'énervez avec vos discussions par la pensée. J'ai toujours l'impression d'avoir mal fait quelque chose.
- Non, ne t'inquiètes pas, nous ne disions rien de mal sur toi. Et puis tu nous imagine vraiment, nous deux, te tailler par la pensée.
- Non, mais c'est stressant.
- Hum... Désolé.
- Pas grave. Tu viens te joindre à nous ? demande Drago sans consulter son parrain.
- Euh, je ne sais pas si... dis-je en regardant Severus.
- Rooh, c'est bon, tu peux venir pas besoin de me regarder comme ça.
- La prochaine fois je ne m'inquièterai même pas de voir si ça te gène que je vienne.
-Tu m'é...
- ...nerves, terminai-je en lui coupant pour lui. Tu radotes !
- Je vais l'étrangler... !
- Moi aussi je vais...
- Oh ! Vous avez fini ? On dirait deux gamins ! Et depuis quand vous vous tutoyez ?
- Lui aussi il retient que les choses les moins importantes ou c'est moi ?
- C'est pas les moins importantes, c'est les plus marquante. Et oui, depuis noël, puis on a eu une période de conflit disons...
- Oui j'ai remarqué.
- Et finalement, suite à une petit incident, on s'est reparlé.
- Quel incident ? demande Drago.
- Euh... De l'aide serai la bien venue, dis-je à Severus.
- Tu t'es emmêlée toute seule, démêle toi seule aussi.
- Merci, je vois que je peux compter sur toi !
- Marie ?! intervient Drago.
- Ok ok. Le loup-garou qui m'a attaqué à la fin des vacances de noël m'a griffé au même endroit que le vampire et depuis j'ai eu quelques problèmes comme des étourdissements, des brûlures, ou des cauchemars. De plus, la fatigue, le manque d'énergie et de nourriture ont fait que j'ai eu une douleur en quittant son cours, et que j'ai failli tomber à terre mais heureusement, il m'a rattrapé.
- Tu ne m'avais pas dit...
- Je ne voulais pas t'inquiéter.
- Je comprends. Et ça va mieux ?
- Oui, mentais-je.
Tu fais une piètre menteuse.
Parce que je n'y ai pas mis ton mon cœur sinon je m'en sors en tant que comédienne. Je n'aime pas mentir aux gens que j'aime.
Hum... Bah tu n'as qu'à lui dire la vérité.
Pour qu'il s'inquiète, bonne idée.
La conversation reprends son cours et nous arrivons à la passer sans trop nous chamailler. C'est fou cette manie de toujours nous chamailler. Drago a raison, on dirai des gamins.
Pour une fois je suis d'accord.
En même temps, je suis sûre que ça l'amuse bien. Et ça c'était censé être mes pensées personnel, en gros tu n'étais as censé les écouter.
Désolé si je les entends, c'est pas de ma faute si ça me résonne dans la tête, combien de fois faudra-t-il te le dire ?
Hum... Oh moins une fois de plus !
Ahah très drôle.
Tu es ronchon aujourd'hui c'est fou ça !
A peine pensai-je ça, que je me transforme en chien-loup et sautes sur Severus qui est assit sur le canapé.
" Attention, le chien fou-fou arrive ! criai-je en sautant.
- Ça ne va vraiment pas bien la dedans, dit-il en ne cognant doucement sur la tête.
- Non effectivement, y'a eu deux-trois soucis ! Au fait, ça fait longtemps que nous ne sommes pas sortit avec nos chiens. Ca te dit ?
- Quoi maintenant ? Mais on va bientôt manger.
- Oh, c'est bon, ça sera pas la première fois qu'on arrive en retard. On aura qu'à plaider le cours. Allez !
- Ok ok. Allons-y dans ce cas la. "
Nous partons tout les quatre à l'extérieur du château, là où personne ne pourra nous déranger. Je suis restée en chien-loup, Rogue lui s'est changé en biche et nous nous promenons tranquillement autour du lac. L'endroit mets totalement inconnu et je fais confiance à Rogue pour nous ramener. Mais je sais que quoi qu'il en soit, si nous nous perdons, il me suffira de me métamorphoser en licorne pour m'envoler et retrouver notre chemin.
Mouais... Je préfère encore faire confiance à mon sens de l'orientation.
Lequel ? Celui que tu a perdu pendant les vacances de noël ?!
Cours !
Je le vois partir en courant dans ma direction et ne me fais pas prier pour en faire autant. Je rigole tellement que j'en perds de la vitesse et sens que Severus me rattrape. Je me dit que si nous continuons comme ça, nous allons encore nous perdre mais je continu à courir. Doucement Rogue me rattrape et au bout d'un moment je sens une masse m'arriver dessus et se métamorphoser pour mieux me tenir. Je tombe sous le poids de Severus et me métamorphose à mon tour.
Alors, tu as encore un truc à dire sur mon orientation.
Hum... Non puisqu'elle est inexistante !
Tu l'auras voulu !
J'ai tellement peur, j'en tremble !
Tant pis pour toi, ma vengeance va s'accomplir !
Il pense ça avec une voix mielleuse qui me fais d'autant plus rire. Il se met alors à me chatouiller et je crie fort en tentant de me débattre. Je rie à en avoir mal aux abdos et en perds mes forces.
" Ah non pas ça ! A l'aide ! Non ! criai-je.
- Cherche pas, t'es seule ! répond Severus avec un petit sourire en coin.
- Ah oui ? Prince ! Viens m'aider !
- Black, retient-le ! "
Nos chiens entre dans une bataille fictive et je continue à essayer de me débattre. Rogue finit par me lâcher au bout d'un quart d'heure et je reste à terre tellement rire m'a fait mal aux abdos.
" Allez lève-toi fainéante va !
- Je n'en peux plus " , dis-je en essayant de reprendre mon souffle.
Il me regarde et un sourire s'étale sur son visage, il se fout littéralement de ma figure. Son sourire ne fait que rétablir mon rire qui se transforme en fou rire que je n'arrives pas à contrôler. D'un seul coup son visage redevient sérieux et je me stoppe aussi en le regardant d'un air interrogateur. Puis lui aussi se met à prendre un fou rire et je le tire à terre pour me venger.
" A l'attaque ! Prince, retient Black ! " dis-je en me jetant sur Rogue qui affiche un air surpris.
J'arrive droit sur lui et le maintient fermement au sol en lui faisant des chatouilles. Je découvre alors l'un des points faible de Severus : il craint énormément les chatouilles. Je le vois se tortiller au sol et ça me fais presque autant rire qu'il n'en rit. Je m'arrêtes au bout de quelques temps, et nous rigolons à nous en faire pleurer. Les larmes coulent sur mes joues tellement je ris et au bout d'un long moment nous arrivons à reprendre un semblant de sérieux. Nous nous dirigeons vers le château en plaisantant et en continuant à rire. Nous découvrons alors que nous avons du retard sur le repas et qu'il a déjà commencé. Nous nous rendons tout deux dans la Grande Salle et lorsque nous rentrons, les regards se tournent vers nous. Oups, je crois qu'on s'est fait repérer !
Effectivement ! Arrête de rire, ils vont se poser des questions.
Je ne ris pas, enfin j'essaye de me contrôler.
Tu parles ! Je vois ton sourire s'élargir de plus en plus sur ton visage.
Arrête de me parler, et j'arriverai peut être à reprendre mon sérieux.
Dis que c'est moi qui te fait rire !
Bah oui, c'est ce que je dis ! Allez, bon appétit.
Merci, toi aussi sale gamine !
C'est toi l'gamin !
Je me dirige vers la table des Gryffondor et m'assois avec mes amis sans me rendre compte que le regards sont braqués sur Rogue et moi. Thomas m'enlève des feuilles des cheveux et me demande :
" Mais qu'est-ce que tu faisais pour avoir des feuilles dans les cheveux et revenir avec Rogue ? Regarde même lui à des feuilles.
- On euh... il m'a montré deux-trois trucs par rapport aux duels, et comme on a fait ça dehors pour ne rien casser...
- Ah... " répond Thomas peu convaincu.
Mais je ne prête déjà plus attention à personne, je tourne la tête en direction de Severus et commence à rigoler en voyant qu'il a effectivement des feuilles sur la tête. Je décide de ne pas le laisser trop se ridiculiser, et de le prévenir.Severus... tu as des feuilles dans les cheveux.
Ahah très drôle, ris bien on verra si tu ris encore toute à l'heure. C'est de ta faute tout ça !
De ma faute ? C'est toi qui m'a attaqué !
Oui, mais tu m'avais cherché.Bah t'avais qu'à pas répondre.
" Marie ! dit Harry qui me sort de mes pensées. Arrête ces affrontements de regards avec Rogue, il va finir par te tuer.
- Oh tu exagère, c'est bon. Il a besoin qu'on barre un peu son autorité.
Un peu ? Avec toi c'est plutôt beaucoup !
Gnagnagna ! Ecoute en silence sinon je vais me faire prendre.
- Oui mais bon fais gaffe, c'est pas un enfant de cœur.
- Ca c'est sur ! " dis-je en rigolant.
Tu vas voir toute à l'heure, ma vengeance va être terrible !
J'ai vraiment trop peur !Allez, file de mon esprit maintenant.
Je ferme aussitôt mon esprit à toute interruption de Rogue pour ne pas risquer d'éveiller les soupçons. Je me rends alors compte qu'avec tout ça j'en ai oublié Victor et je vois qu'il fulmine dans son coin. Je demande alors à Prince d'aller discrètement écouter ce qu'il dit puis je me remet à écouter et à participer à la conversation animée des Gryffondor. Victor quitte la table avant moi et je fais signe à Prince de le suivre. Au bout de quelques minutes, il revient et me raconte tout ce qu'il s'est passé. Je décide donc d'aller moi-même voir Victor dans ses appartements pour ne pas risquer de le mettre en colère et je vois le regard de Rogue posé sur moi. Je comprends aussitôt qu'il faut que je rouvre mon esprit pour qu'il puisse vois se qu'il va se passer. Je descends dans les cachots et me rends devant la porte de Victor où j'attends qu'il daigne venir m'ouvrir.
" C'est moi que tu cherche, dit une vois rauque venant de derrière moi.
- Euh... Oui. J'étais venue te voir puisque nous avons pas mangé ensemble.
- Effectivement, tu es allé manger avec les Gryffondor et ce sans me demander mon avis.
- Oh oui, j'ai pensé que tu voudrais être tranquille avec tes amis et que je pourrais venir te voir après le repas.
- Hum... Bien tenté, mais la prochaine fois tu as intérêt de me demander. Allez entre " , dit-il en ouvrant sa porte.
J'entre sans vraiment en avoir envie dans la chambre de Victor et m'aperçois que je n'y suis jamais venue auparavant. La pièce est sombre et teinté d'une lumière rougeâtre. Au milieu se dresse un lit double avec des draps noir, et il y a de rares meubles disposé dans les coins de la pièce. Victor me tire avec lui sur le lit et me force à me coucher en dessous de lui. Il se place assit sur moi et me regarde une lueur dans les yeux. Je ne saurai dire ce que ce regard pressant mais j'ai la mauvaise impression que ça n'est rien de bon.
" Ecoute, je sais que tu ne m'aimes pas, et je me demande comment tu as cru que j'arriverais à gober ça. Tu es mon attraction, mon jouet, mon pantin, je te manipule comme bon me semble et tu as intérêt de faire tout se que je te dis.
- Victor, je...
- Tais-toi ! dit-il d'une voix forte et sans appel.
- Tu commences à me faire vraiment peur là...
- C'était avant qu'il fallait avoir peur, et qu'il fallait se méfier. D'habitude les autres femmes tombent dans mes griffes sans que je n'ai besoin de rien faire, mais ça en devenait lassant. Toi, tu n'as montré aucune envie envers moi, et ça m'a tout de suite attiré. Maintenant, j'ai ce que je veux et je ne suis pas prêt de te lâcher.
- Victor... S'il te plaît, laisse moi...
- Hors de question. Mais continu à me supplier, ça n'ajoute que plus de piment à la chose.
- Victor, lâche-moi ! Tu es fou ou quoi ! " dis-je en tentant de me dé se met à rire d'un rire à vous glacer le sang.
Ses yeux virent presque au rouge et on dirai une bête assoiffé de sang. Bien qu'attirant et beau, il me fais plus peur qu'autre chose. Son regard est farouche voir bestiale, je commence un peu à paniquer. Heureusement, grâce au jeu de toute à l'heure avec Rogue, j'ai compris la technique et parviens à me libérer. Je cours vers la porte mais il me retient, me jette contre le mur en se mettant devant moi et en plaquant mes mains contre celui-ci. Il colle alors sa bouche sur le mienne et tente de me voler un baiser mais je tourne la tête. Il me prends les mains à une main, les tiens bien haute et de sa main libre, m'attrape le menton en me forçant à rester droite. Severus ! Severus !
Qu'il y a-t-il ?
J'ai besoin d'aide, je ne sais pas comment mais il faut que tu m'aide sans vraiment intervenir. Je suis dans la chambre de Victor.
Oh non... J'arrive, tente de lui résister.
Tu crois que je fais quoi là ? Que je prends le thé ?
Ahah, on a pas le temps pour les blagues de mauvais gouts là, concentre toi.
Je m'exécutes aussitôt. Victor qui me tient encore les bras me traine jusqu'à son lit et m'oblige à me mettre dessus.
" Victor, arrête ! Victor !
- Tu es vraiment la meilleure de ce que j'appelle : mes proies. "
Mais à peine a-t-il dit ça, que la porte explose et vole dans toute la pièce. Il court pour voir se qu'il se passe mais ne trouve personne. Il se retourner et me questionne du regard :
" Qu'as-tu fait ?
- Rien, si j'avais pu faire ça, ne crois tu pas que je l'aurai fait plus tôt ?
- Hum... File ! Mais je n'en ai pas fini avec toi. "
Je ne me fais pas prier, et m'en vais le plus vite possible de cette horrible chambre sombre. Je cours jusqu'à mes appartements où m'attend Severus debout au milieu de la pièce. A peine ai-je franchis la porte, que je cours vers Rogue et me réfugie dans ses bras. Au début, il est surpris et reste pétrifié mais au bout d'un petit moment, il ressert ses bras autour de moi. Son étreinte me rassure d'une façon peu commune et ça me surprends beaucoup. Je tremble de tout mon corps et il ne me lâche pas temps que je n'ai pas cessé. Il m'emmène jusqu'au canapé et m'assoit sans me lâcher.
" Ca va ?me demande-t-il doucement.
- Hum... Merci. Je sais pas ce que j'aurai fait sans toi.
- Ca n'est rien ne t'inquiètes pas. Il va payer pour ça...
- Non, Severus, fais attention il est très dangereux. Plus que ce que l'on peut le penser...
- Je sais, mais là...
- Fais attention à toi. Il ne faut pas que tu risque quelque chose à cause de moi.
- C'est moi ou tu t'inquiètes pour moi ? commence-t-il ironique.
- Ca n'est pas toi, répondais-je sérieuse.
- C'est gentil, mais je saurai faire ça sans prendre de risque.
- Hum... Je n'y crois pas trop. Quand tu t'emportes... Souviens-toi avec Thomas déjà.
- Ne t'inquiètes pas. En attendant, il faut que toi tu fasses attention. Il est très dangereux pour toi, et il ne faut jamais, je dis bien jamais que tu sois seule !
- Je ferais attention, n'ai crainte. Au fait, comment as tu fais toute à l'heure ?
- J'ai pris ta bague d'invisibilité.
- Oh, intelligent.
- Merci. Je pensais que tu allais me disputer de t'avoir pris tes affaires.
- Si je te disputais alors que tu m'as aidé, je serai vraiment très bête. "
Nous restons assit l'un contre l'autre durant un petit bout de temps, puis nous rendons compte de la chose, nous nous éloignons un peu. Au bout de quelques temps, je décide de partir me coucher. Ma nuis est hantée de cauchemars et Rogue vient me vois une fois pour me lendemain, j'assiste au plus de cours que possible pour éviter Victor. Je reste même poser des questions dont j'ai déjà la réponse après pour passer plus de temps. Je me dirige ensuite doucement vers mes appartements mais je vois Victor. Je me dévie très vite et me change en chien-loup pour mieux disparaître. Prince me suis en couvrant mes arrières et je décide plutôt d'aller retrouver Drago dehors. Je sors dans le parc et le vois assit sur un banc avec des cahiers sur les genoux.
"Houla ! Ca bosse ! dis-je joyeuse.
- Marie ! Tu m'as fais peur. Je révise mon cours de métamorphose mais je ne comprends rien !
- Tu veux que je t'aide, proposai-je. Je m'en sors plutôt bien dans cette matière.
- Oh oui, je veux bien ! "
Nous nous mettons tout de suite à réviser et je l'aide dans ces devoirs. Je lui montre beaucoup de choses et nous rigolons bien mais nous sommes tout de même plutôt sérieux. Nous sommes interrompu par une voix venant de derrière nous, une voix que je reconnais tout de suite, une voix à vous glacer le sang.
" Tiens, Marie je te trouves enfin. Je t'ai cherché toute la journée.
- Ah, euh désolé, j'étais en cours...
- Hum... dit-il peu convaincu.
- Vous voulez que je vous laisse peut être ? demande gentiment Drago.
- Mais je n'ai pas fini de t'expliquer, dis-je du tac au tac en ayant peur de rester seule avec Victor.
- Ne t'inquiètes pas, j'ai compris. Tu es une excellente prof' ! me dit-il avec un clin d'oïl. Allez je vous laisse, au revoir ! "
Un lourd silence s'installe. Je tente d'éviter le plus possible le regard froid de Victor qui me glace tout la colonne vertébral. Je ne sais pas quoi faire, et me demande s'il faut que je partes en courant ou que je restes à attendre qu'il se décide à partir ou à parler. Il s'approche de moi et pose une main dans le bas de mon dos en approchant sa bouche de mon oreille..
" Si tu t'avises encore de m'éviter comme aujourd'hui, je fais imposer ma marque sur Drago ou sur Thomas... Tu m'as bien comprise ? me dit-il en chuchotant.
- Je ne t'ai pas...
- Et ne t'avise pas à essayer de me mentir, sinon c'est le même tarif. N'oublies pas ! "
Il s'en va et je reste seul dans le parc. Je m'effondre contre un arbre et tente de réfléchir mais ma tête est trop emmêlé. Je ne peux pas le laisser faire du mal à Drago ou à Thomas. Je n'ai pas le choix, je vais devoir faire ce qu'il me dis... La tristesse s'empare de moi, et les larmes perlent dans mes yeux. Je mets la tête dans mes bras et restes comme ça durant plusieurs longues minutes. Je sens ensuite une truffe humide bousculer doucement mon bras et je relève la tête pour découvrir Black qui me regarde tendrement. Je le remercie du regard et dépose un léger baiser sur son museau, puis je me lève doucement et me rends dans mes appartements en me concentrant sur des moments joyeux pour tenter de cacher l'incident qu'il vient de se passer à Severus. Je m'assois sur le fauteuil et m'attèle à mes devoirs, puis je me rends dans la Grande Salle où je suis obligée d'aller m'assoir à côté de Victor sous le regard insistant de Rogue. Je tente d'éviter de le regarder et ferme mon esprit pour ne pas entendre ses questions. Malheureusement, Victor n'a rien perdu du spectacle et commence à comprendre un peu plus la relation amicale installée entre Severus et moi. Il se penche vers moi et me chuchote :
" Alors, comme ça on est devenu la chouchoute de Rogue. Je te préviens, si tu tentes quoi que ce soit pour le prévenir ou autre, lui aussi goutera à mes colère. "
Je reste figée, comme frigorifié. Je n'ai plus aucun doute sur ce que je dois faire. Je pars dans mes pensées sans prêter attention à la conversation et tente de mettre en place un plan pour que Severus lâche l'affaire, mais je ne trouve rien de crédible. Le repas passe des plus lentement et à la fin de celui-ci, je pars directement dans mes appartements. Malheureusement, Rogue m'y rejoint aussitôt et me rattrape par le bras.
" A quoi tu joues ? me demande-t-il. On peut savoir pourquoi tu as mangé avec Victor ? Il t'a encore menacé ? "
Je n'ai maintenant plus aucun doutes, il faut que je lui mente, c'est la seul solution, la condition pour qu'il soit totalement protégé. La condition pour que Victor ne lui fasses aucun mal à lui, à Drago et à Thomas.
" Ecoute Severus, je crois que tu n'as pas compris. J'aime Victor, je suis tombée amoureuse de lui, de sa beauté, de sa passion, de son charme et de son naturel attractif. Je t'ai mentit car je n'y croyais pas au début mais maintenant j'en suis sûre.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu dis ? Je ne te crois pas.
- Tu devrais car c'est le cas...
- Marie, tu ne peux pas ! C'est Victor ! Il est dangereux, il risque de te faire du mal. Je ne peux pas croire que tu sois tombée amoureuse de lui.
- Severus, ouvre les yeux ! J'y ai beaucoup pensé aujourd'hui, et je sens au fond de moi, quelque chose qui m'attire profondément chez lui. Je l'aime, un point c'est tout. "
Je m'en vais directement dans ma chambre sans lui laisser le temps de me répondre et m'effondre sur mon lit. Je n'arrives pas à bien dormir cette nuit et j'ai du mal à rester dans mon lit alors je pars prendre l'air dans le parc. Puis je reviens tranquillement dans ma chambre où j'arrives enfin à trouver le sommeil. Le lendemain est une longue journée. Je me rends en cours de métamorphose, en cours de potion, en cours de soins aux créatures magiques, et en cours de défense contre les forces du mal. Je tente de ne pas croiser le regard de Rogue qui lui n'est pas très discret et me regarde durant pratiquement tout le cours, mais heureusement les autres ne voient rien. A la fin du cours, il me demande de rester et attend que tout le monde sois partit pour me dire :
" Marie, il faut que tu m'explique mieux là. Je ne peux pas y croire, et pourtant j'y ai réfléchis toute la nuit.
- Je n'ai rien de plus à dire, il va falloir t'y faire Severus, désolé, dis-je à contrecœur.
- Attends " , dit-il pour tenter de m'arrêter.
Mais je pars tout de même, vite et loin de cet horrible mensonge que je suis obligée de dire pour les préserver, pour le préserver. Il ne tente pas de m'arrêter plus que ça ou de me rattraper. Je suis tellement plongée dans mes pensées que je ne vois pas Victor qui arrive derrière moi et qui me saisit par la taille.
" Rendez-vous dans cinq minutes dans ma chambre. Tu as intérêt d'y être. "
Il s'en va, et je décide d'aller me changer avant de me rendre dans sa chambre. Chaque pas, chaque marche sui me rapproche de lui sont des plus dur à passer, des plus glacial et je me fais violence pour les parcourir. Je toque à sa porte et il me fait aussitôt rentrer puis va s'assoir sur son lit tandis que je restes planté au milieu de la pièce. Il me regarde, m'examine comme s'il cherchait quelque chose. Il me regarde comme une proie, comme s'il aller me sauter dessus.
" Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?
- Toi. Je t'ai déjà dit que je te trouve attirante, tu es la meilleure des femmes avec qui j'ai été. Tu m'attires plus que les autres ", dit-il en passant derrière moi et en posant sa bouche délicatement dans mon cou.
Il frôle doucement mon cou avec sa bouche et son souffle réchauffe doucement une partie de mon cou. Je dois avouer qu'il sait si prendre mais ça me fais toujours froid dans le dos. J'essaye de me convaincre qu'il m'intéresse, qu'il m'attire mais rien n'y fais, je ne l'aime pas et c'est comme ça. Alors je me contente de supporter tout ça, de me laisser faire sans rien dire, car je n'ai pas le choix.
" Tu es la seule qui m'amuse autant, jouer de toi, jouer avec toi est vraiment intéressant pour moi, les autres devenaient trop quotidiennes. "
Il m'attire et me colle contre lui en me tenant par les hanches avec fermeté. Il plonge son regard sombre dans le mien et m'embrasse avec force. On dirait une bête assoiffée de sang. Il m'entraine sur son lit et se place sur mon en continuant à m'embrasser toujours aussi fort. Il fait glisser ses lèvres sur mon cou et passe sa main sous mon tee-shirt. Mais au moment où sa main frôle ma cicatrise, la blessure se réveille et je hurle avec force.
" Qu'est-ce que tu fais ?
- Ma...cicatrice... soufflai-je avec difficulté en montrant mon ventre.
- Tu essaye de me faire repérer, c'est ça ? Tu ne veux pas m'écouter, tu préfère que je m'occupes de tes amis ?
- Victor...s'il te plaît... Aide-moi...Du froid... Ou... Eau... Ahh ! "
Je crie de nouveau encore plus fort et roule terre. Il restes debout et ne veux pas me croire alors avec mes dernières force, je lève mon tee-shirt et lui montre ma cicatrise qui s'est réveillée. Elle est d'une couleur violâtre et est comme en une sorte d'ébullition. En la voyant, il se décide à agir et me porte jusqu'à la salle de bain. Severus, vite, dans la chambre de Victor !...
Que ce passe-t-il ?
Ma... cicatrise...
En disant ça mes mots se meurent et je n'arrive plus à capter les pensées de Severus. Victor enlève mon tee-shirt et me pose sur le sol de sa cabine de douche et actionnant le jet d'eau froide. Je reprends doucement mes esprits, et entends Rogue arriver à grands pas. Il pousse Victor sur le côté, et se précipite sur moi.
" Ca va ? Que c'est-t-il passé ? "
Je ne lui réponds pas, et me contente de poser ma main sur la sienne pour lui montrer seulement les images importantes. Il me donne un peu de potion et Victor finit enfin pas intervenir.
" Comment avez-vous fait ?
- De quoi ? demande Severus sans vraiment lui prêter attention.
- Pour venir au moment où sa cicatrise lui fait mal ? Comment avez vous su ?
- En ce moment, elle a beaucoup de crises, alors je l'ai fais suivre par mon chien quand je ne suis pas vers elle, c'est une demande du professeur Dumbledore.
- Mais votre chien n'était pas dans la pièce.
- Réfléchissez Victor, le cri s'est entendu de très loin, de plus les animaux entendent mieux que les humains.
- Hum... Mais ma chambre est insonorisée magiquement.
- Me prenez-vous pour le dernier des abrutis, monsieur ? Je vous rappelle que je suis votre professeur, je vous apprends des choses, mais je sais tout de même trouver des solutions.
- D'accord.
- Bon décrivez-moi ce qu'il c'est passé " , demande Rogue pour lui faire croire qu'il ne sait rien de ce qu'il s'est passé.
Victor lui raconte l'épisode avec un sourire en coin. Il sait que Rogue ne veut pas entendre de détails sur notre couple, mais il en raconte quand même un peu sans trop s'étaler. Je sens le dégout de Severus me monter au nez, je ressens chacun de ses sentiments,...
" Pouvez- vous m'épargnez les détails que je n'ai pas envie d'entendre ", monsieur, dit Rogue d'un air agacé.
Au bout d'un moment, Rogue décide de me ramener dans nos appartements en me soutenant par le bras. Victor lui propose de l'aider, mais Rogue décline tout de suite son offre en lui demandant d'y aller doucement avec moi durant quelques temps et d'éviter les contacts physiques. Mais je sais qu'il lui dit ça plus pour l'éloigner que par précaution. Arrivé dans nos appartements, Severus me dit :
" Et là tu vas me dire que tu l'aimes toujours.
- Mais il ne m'a rien fait de mal...
- Marie ! Je sais que tu ne l'aimes pas, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu me mens. Je sais qu'il risque de faire du mal à Drago et Thomas mais je sens que tu me caches autre chose, quelque chose d'important... "
Je détourne le regard pour ne pas affronter le sien. Lui mentir est quelque chose de dur pour moi, mais je n'ai pas réellement le choix. Je sens quelque chose tenter d'infiltrer mon esprit, mes pensées et je comprends tout de suite qu'il s'agit de Rogue. Je le ferme de la meilleure façon dont je suis capable de le faire et regarde intensément Rogue, mais je vois qu'il n'a pas l'intension de lâcher.
" Je sais que ce que tu me caches est important, et je dois le découvrir. Dis le moi s'il te plaît, sinon je serai obligé de le trouver moi-même.
- Rappelle-toi que tu m'as appris à résister aux attaques des pensées des autres, et que j'ai vu et lu comment je dois m'y prendre.
- Je sais. "
Nous restons comme ça durant une demi-heure, et je commence à fatiguer. Je décide donc de contre-attaquer comme l'a fait Harry dans le film, c'est le seul moyen pour qu'il ne sache pas, même si ça va surement l'énerver. Je me concentre et accède à son esprit et à ses souvenirs sans peine, ce qui me surprend beaucoup.
" Ca ne me dérange pas que tu vois ça puisque tu sais déjà tout.
- Non pas tout.
- Presque. Laisse-moi voir Marie.
- Je ne peux pas, s'il te plaît, Severus... "
Je sens doucement Severus se retirer de mon esprit et baisse la garde mais d'un seul coup il revient en force et parvient à pénétrer à l'intérieur. Je suis surprise par ce coup en traitre et tente toujours de lui résister, en vain. Il découvre rapidement ce qu'il cherche et je vois son regard se crisper de rage. J'ai toujours su qu'il ne fallait pas qu'il le sache... Severus, reprend toi. Je ne voulais pas te le dire pour éviter que tu n'aie des envies de meurtres sur lui. Je suis désolée...
Tu n'as pas à être désolé, tu as essayé de me protéger, mais je n'en ai pas besoin. Et maintenant il va voir ce qu'il l'attend s'il ose soit faire du mal à Drago, à moi ou à toi !
Non Severus ! Reviens !
Trop tard, il est déjà partit, et je sens que si je n'arrive pas à le rattraper à temps, ça va mal se passer. Je me métamorphose en tigresse pour aller plus vite et lui cours après, mais il est déjà entré dans la Grande Salle et la parcourt avec de grandes enjambées. Je n'ai pas le choix... Je décide d'y aller coûte que coûte et me précipite à la poursuite de Rogue. Il est presque arrivé à la table des Serpentard lorsque je me glisse devant lui en plantant mon regard dans le sien. Je sais que tu as le sang chaud, je sais que tu as envie de le tuer, et je sais que j'ai eu raison de te le cacher pour éviter ça mais s'il te plaît, pense à ce qu'il va se passer si tu fais ça ! Thomas et Drago risquent de payer les frais. Je risque de prendre aussi et surtout tu risque aussi quelque chose. Je t'en supplie pense aux conséquences, ne sois pas comme un de ces stupides élèves comme tu le dis si bien...
Marie... Ce qu'il t'a fait je ne peux pas...
Et si tu fais ce que tu comptes faire, il risque d'aller plus loin, d'autant plus qu'il connait mon point faible maintenant. Mais tu sais que ça n'est pas pour moi que je m'inquiète le plus. S'il te plaît... Nous trouverons le moyen de lui faire payer.
Bon d'accord. Maintenant faisons comme si on venait de se disputer et repartons à nos places.
Merci Severus.
Je redeviens moi-même et lance un regard amer à Rogue pour bluffer les autres ce qui marche très bien. Je fais signe à Victor que je vais manger avec les Gryffondor et m'en vais sans attendre son approbation. A peine arrivé, Harry me lance :
" Comme d'habitude, tu le provoques !
- Non, c'est lui qui m'a cherché.
- Qu'est-ce qu'il a fait ? demande Hermione curieuse.
- Oh, tu sais, une de ses habituelles remarques, dis-je en mentant.
Merci beaucoup de me faire passer pour encore plus méchants que ce qu'ils ne le pensent.
Rooh c'est bon. Et puis ce n'est pas toi qui m'as dit que tu t'en foutais de ce qu'ils pensent justement ?
Non, je ne vois pas de quoi tu parles !
Pfff n'importe quoi, sale gamin va ! Au fait, tu vois que je ne suis pas une si piètre comédienne, ils m'ont tous cru.
Bah en même temps c'est tellement plausible que si tu n'avais pas réussis à leur mentir...
Allez tais-toi ! Puisque c'est ça, je ferme mon esprit, ciao !
J'affiche un faux air boudeur que seul lui remarque et qui le fais esquisser un léger rictus qu'il tente de cacher. Tout le repas se passe à merveille, et je passe mon temps à parler avec Hermione et Ginny car les garçons sont occupés à parler de Quidditch. J'apprends plusieurs choses plus ou moins intéressantes, mais surtout, je ris bien. A la fin du repas, je regagne mes appartements mais quelques minutes après quelqu'un toque à la porte. Je vais ouvrir et découvre Thomas juste derrière. Je le fais entrer, en sachant que Severus ne va pas apprécier, et lui demande :
" Qu'est-ce que tu fais là, on vient à peine de se quitter.
- Je voulais te parler enfin plus tranquillement, prendre des nouvelles enfin être plus tranquille qu'à table où on est entourés de pleins de gens.
- C'est gentil. Viens allons dans ma chambre avant que Sev... enfin que le professeur Rogue ne revienne de son repas.
- Oui, tu as raison, dit-il en me suivant. Je me demandais aussi, enfin, je voulais que tu m'explique mieux pour Victor, je n'ai pas tout saisis, en plus on en a parlé rapidement la dernière fois... "
Je lui raconte toute l'histoire et y ajoute les derniers événements en évitant de mentionner les menaces sur Rogue. Je vois son visage de plus en plus outré rivé sur moi, et je sais qu'il a envie d'aller étriper Victor mais qu'il sait faire preuve de plus de sang-froid que Rogue et Drago. Je me souviens tout d'un coup que Drago n'est pas au courant et me dis qu'il ne vaut mieux pas qu'il le sache avant que je n'aie tout réglé. Nous parlons ensuite de choses et d'autres et ça me fais un bien fou de pouvoir parler librement avec lui. Il repart au bout d'une heure et demie poussé par le couvre-feu. En le raccompagnant à la porte, je découvre Severus en train de corriger ses tests. Après lui avoir dit au revoir, je me rends vers Severus pour regarder de façon très curieuse sa méthode de correction qui m'intrigue un peu. Je sais qu'il est plutôt sévère mais je l'aie trouvé assez indulgent durant toute cette année. Il lève les yeux de ses copies et me regarde d'un air interrogateur.
" Quoi ? Je n'ai pas le droit de te regarder corriger tes copies ?
- Si, mais ça m'étonne que ça puisse intéresser quelqu'un.
- Sauf que tu oublies une chose...
- Ah oui ? Quoi ?
- Je ne suis pas quelqu'un au hasard, je ne suis pas les autres, je suis Marie Simon ! " dis-je en souriant.
Je décide de le laisser travailler en paix et me retire dans ma chambre dans laquelle je m'endors directement assommée par la fatigue.
Le lendemain, je me réveille tranquillement et m'habille. Comme à mon habitude, je me rends dans la Grande Salle, déjeune, reviens dans ma chambre, me prépare et pars en direction de la salle de défense contre les forces du mal. Aujourd'hui exceptionnellement, Severus m'a permis d'assister au cours des élèves de septième année pour mieux progresser. Le matin, j'assiste au cours des Serdaigle et des Poufsouffle des septièmes années puis me rends dans mes cours normaux de métamorphose. L'après-midi, je me rends dans le cours de défense contre les forces du mal des septièmes années de Gryffondor et Serpentard. Rogue décide de mettre en pratique l'enseignement des duels avec ses élèves. Il demande aux élèves de se prêter au test mais personne ne se propose. Tout d'un coup, quelqu'un se lève, quelqu'un que je n'avais pas repéré avant. Il s'agit de Victor. Il dévisage avec dédain Rogue. Tout d'un coup, j'ai peur que Severus craque et qu'il lui lance un sortilège, mais il n'en fait rien.
" Victor, vous avez donc décidé d'être le seul élève courageux de cette pièce, ou bien vous voulez seulement faire croire que vous l'êtes, crache Rogue. Mais cela ce saurai si vous étiez courageux, après tout c'est les Gryffondor qui sont réputés pour l'être, pas les Serpentard. Bien, qui voulez-vous provoquer en duel, monsieur ? demande-t-il sans lui laisser le temps de répondre.
- Vous ! crache-t-il avec un plus grand dédain qu'auparavant.
- Moi ? Vous vous sentez si fort que vous pensez pouvoir me battre, Victor, crache-t-il plus fort en s'avançant si près de Victor que je suis sûre qu'il sent sa respiration.
- Professeur... tentai-je d'intervenir.
- Quel culot, jeune homme. Jamais aucun élèves n'a osé me provoqué en duel !
- Comme quoi, il faut un début à tout, professeur.
- Comment osez-vous me manquer de respect à ce point ?!
- Je me propose pour ce duel ! intervenais-je en craignant qu'une dispute explose entre eux deux.
- Vous ? s'exclame Rogue en me foudroyant du regard pour me faire comprendre que c'est une mauvaise idée.
- Oui.
- Enfin, miss, vous prétendez pouvoir battre un élève de dernière année alors que vous venez d'arriver à Poudlard et que vous avez un an de moins qu'eux ? dit-il pour me faire comprendre qu'il faut que je laisse tomber.
- Je ne viens pas d'arriver. Je peux essayer tout de même, à moins que Victor ai peur de m'affronter, dis-je en jetant un coup d'œil arrogant à celui-ci.
- J'accepte", grogne-t-il entre ses dents.
Nous nous mettons tout deux en place pour le duel et me fait un clin d'œil en me chuchotant : " Bonne chance " de façon arrogante. Pour toute réponse, je lève ma baguette en l'air et attends le signal de Rogue. Juste avant que celui-ci le donne, je lui jette un coup d'œil pour tenter de le rassurer, mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Je me concentre plus fort pour ne pas me faire désarmer, ou pas trop vite en tout cas. Rogue donne le coup de départ, et aussitôt Victor lance son premier sortilège. Au début, je le laisse faire en contentant de me défendre et il le remarque vite.
" Alors Marie, tu n'oses pas attaquer ? Notre cher professeur t'a-t-il seulement enseigné les méthodes de défenses et non pas d'attaques ? crache-t-il avec arrogance.
- Tu ne mérite pas que je te réponde Victor ! Tu veux voir ce que le professeur Rogue m'a enseigné ? Tu vas être servi ! " dis-je avec une lueur de défi dans les yeux.
Aussitôt, je jette un puissant sortilège, puis deux, puis trois. J'y vais d'abord doucement, puis j'enchaine de plus en plus. Je m'amuse à le fatiguer le plus possible, à lui laisser seulement le temps de se défendre, rien de plus. Je me rends compte que sans les cours particuliers de Rogue, j'aurai eu beaucoup plus de mal. Je regarde un moment Rogue, et je remarque qu'il tente de rester passif, comme un professeur qui regarde deux de ses élèves rien de plus. D'un coup, je le vois tourner la tête et me regarder avec intensité.
Concentre-toi ! Attention !
A peine a-t-il le temps de me prévenir, qu'un sortilège me percute. Je me retrouve aussitôt à terre. Un large sourire s'étale sur son visage, il croit avoir gagné. Mais malgré la douleur, je décide de me relever.
" Le duel n'est pas fini, dis-je d'une voix tonitruante.
- Si, il est fini, miss, dit Rogue.
- Un duel n'est fini que lorsque l'un des concurrents est K.O., ou ne veux plus concourir, or moi je veux continuer. Reprends ta baguette Victor.
- Marie, murmure Severus en faisant en sorte que je sois la seule à l'entendre.
- Comme tu voudras ma belle, prépare toi.
- Ne m'appelle pas de cette façon, crachai-je.
- C'est ça... ma belle. Fais gaffe à toi sinon... dit-il en désignant discrètement Severus.
- Oses le toucher, et tu le payeras.
- Oh, c'est qu'elle mordrait.
- En garde au lieu de jacasser !
- Et elle a du vocabulaire, la belle. Bon finissons-en. "
Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous lançons à tour de rôle plusieurs sortilèges, et je me rends compte qu'effectivement Victor est un bon sorcier. Je commence à être fatigué et je vois que Victor le remarque. D'un coup, je vois une lueur, comme une idée dans ses yeux et il lance un sortilège qui me percute en plein dans ma cicatrice. Je tombe à terre en me tenant le ventre et je vois Severus esquisser une grimace et venir dans ma direction. Mais je me relève vite pour éviter une scène. Je sens que si je ne fais rien, je n'aurai plus la force de continuer, car ma cicatrice absorbe mes forces. D'un coup, je puisse des forces et lance le sortilège du Patronus. Aussitôt mes quatre Patronus apparaissent devant moi. Personne à part Severus, Drago, Thomas, le professeur McGonagall et Dumbledore n'avait jamais vu mes Patronus, enfin pas en sachant que c'était les mien. Je vois les regards subjugués des autres élèves et un léger sourire s'étale sur mes lèvres. Je lance mes Patronus sur Victor et ils lui tournent autour pour le dérouter. Il n'y voit plus rien, je décide alors d'attaquer. Je lance plusieurs sortilèges et d'un seul coup je décide d'en finir et de lancer le dernier sortilège qui le met K.O. Les autres élèves sont d'autant plus étonnés par ce geste car ils ne s'attendaient pas à ce que je batte Victor. Severus me lance un regard que j'ai du mal à déchiffrer puis se dirige vers Victor. Je me rends enfin compte que celui-ci ne s'est pas relevé. Je vais aussi en direction de Victor, et je regarde Rogue. Je me mets à réfléchir à toute vitesse, j'aimerai tirer profit de cette événement et d'un seul coup, j'ai une idée. Severus ! J'ai une idée. Fais sortir les élèves de la classe et viens m'aider.
Mais pourquoi ?
Fais ce que je te dis s'il te plaît !
Pour une fois, mon professeur m'écoute sans demander son reste, et rapidement nous nous retrouvons seul dans la salle.
" Severus, j'ai trouvé un moyen de me débarrasser de Victor !
- Je t'écoute.
- Eh bien, puisqu'il est assommé, je pensais qu'on pourrait lui faire tout oublier et lui donner de faux souvenir. Lui faire croire que lui et moi sommes sortit ensemble mais qu'il a voulu casser et que maintenant nous ne nous parlons plus. On pourrait aussi lui mettre en tête de ne plus venir nous embêter, ni toi, ni Drago, ni Thomas et ni moi. Comme ça il ne vous ferait plus rien et je n'aurais rien à craindre de lui.
- C'est une... une très bonne idée ! Je me demande comment j'ai fais pour ne pas y penser plus tôt ! Allons-y. "
Il m'explique alors comment s'y prendre et en une demi-heure l'affaire est bouclée. Nous attendons qu'il reprenne ses esprits et vérifions que tout à bien fonctionner. Nous le laissons ensuite partir, en faisant comme s'y de rien n'était.
Plusieurs semaines passent et je sens doucement Drago tomber dans le gouffre de la solitude sans que je ne puisse rien faire. Je sais que je ne peux pas interférer dans le cours du film. Victor, lui, ne m'a plus adressé la parole depuis le cours de défense contre les forces du mal, et je suis bien heureuse qu'il m'ait oublié. Un soir lors du repas, je vois Drago partir et Harry le suivre et je sais ce qu'il va se passer. Rogue m'interroge du regard et au bout de 5 minutes, je lui adresse un regard et lui intime de me suivre.
Où va-t-on ?
Suis-moi et ne dis rien.
Nous arrivons dans les toilettes des garçons et les découvrons pleines d'eau et de sang. Drago est étalé à terre et Harry le regarde désemparé. Je saisis Harry tandis que Rogue se précipite vers Drago.
" Calme-toi. Va dans ton dortoir et ne restes pas seul. Tu dois être avec accompagner avec une personne.
- Euh... oui d'accord.
- Prince va avec lui. Je viendrais te voir toute à l'heure. "
Harry s'en va et je me précipite vers Drago. La scène pire que ce que j'ai vu dans le film ou lu dans le livre... Le sang de Drago ruisselle et j'ai du mal à regarder tellement je ne peux voir Drago dans cette état. Rogue le soigne et l'emmène à l'infirmerie. Nous rentrons tout deux dans nos appartements sans un mot. A peine arrivé à l'intérieur de la pièce, Rogue se retourne et je vois son visage se tordre de colère.
" Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu ?!
- Je ne pouvais pas ! En plus je ne m'en souvenais plus.
- Non mais tu as vu ce qu'il vient de se passer ? Comment as-tu pu oublier ça ? Tu l'as fais exprès, hein ?
- Mais non ! Pour qui me prends-tu ? Severus, je ne me souvenais pas de ça !
- Comment peux-tu prétendre être son ami ? dit-il sans m'écouter. Tu es pire que moi, et pourtant...
- Severus ! Comment faut-il te le dire ? Tu vas comprendre à la fin ? Tu veux vérifier dans mon esprit peut être ?
- Non, je ne veux pas. Tu m'as déçu Marie... Va-t'en. Tout de suite.
- Mais Severus...
- Non tu as raison. C'est moi qui m'en vais.
- Severus ! Tu ne peux pas partir, surtout pas pour une raison si futile.
- Comment oses-tu qualifié ça de futile ?
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, et tu le sais... Je voulais dire que tu ne peux pas t'en aller d'ici pour quelque temps sous prétexte que j'ai oublié un événement, certes de grande importance, mais j'ai oublié, je n'ai pas fait exprès ! Et puis, si je te l'avais dis tu aurais interféré et…
- Tu as raison... Je ne vais pas partir d'ici pour quelques temps, mais jusqu'à ce que tu t'en aille !
- Quoi ?! Tu veux que je m'en aille ou quoi ?
- C'est exactement ça.
- Tu rigoles j'espère ?
- Pas du tout, me dit-il.
- Je ne veux pas te croire. Tu m'as déjà fait ce coup là, je te rappelle.
- Mais là je le pense vraiment. Et la dernière fois je ne t'avais pas dit que je voulais que tu partes.
- Je n'y crois pas ! Severus ça ne va pas ou quoi ? Tu as de la fièvre ?! Tu ne peux pas tout oublier comme ça et me demander de partir !
- Oublier quoi ?
- Oublier nos moment de rire, de joies, noël, la danse, nos chamailleries, nos pensées communes, le partage des images,...
- Si je le peux. Tu m'as trop déçu Marie. On a essayé d'être amis, à plusieurs reprises, mais ça n'a pas marché, alors je renonce, j'en ai marre.
- Non ! Moi je ne veux pas renoncer ! Tu comptes pour moi !
- Oublies tout ça. "
Je décide de tenter une chose qui lui ouvrira peut être les yeux. Je lui montre plusieurs images de notre rencontre, de nos chamailleries, de nos rires, et de toutes sortes de choses. Puis d'un seul coup je saisis son avant bras à l'endroit de sa marque pour mieux lui faire comprendre. Sa douleur le quitte et devient mienne. Je ressens toute l'horreur qu'il garde en lui, et retiens un cri. La douleur est horrible mais je tente de me contrôler. Au bout d'un moment il retire ma main sèchement en la serrant fort.
" Oublis tout Simon, ça n'a plus de sens. Dans quelques temps je serai du côté de Voldemort pour mieux vous aider, Drago aussi, je vais devoir faire des choses horrible et je ne pourrais plus te parler ni rien du tout. Alors il faut mettre terme à notre amitié. Ce qu'il vient de se passer ne fait que confirmer ce que je pensais depuis quelques temps. C'est fini maintenant.
- Severus, dis-je avec une larme aux yeux.
- Sèche cette larme, je ne l'a mérite pas, et je ne l'a veux pas. Je ne veux plus de ton amitié, de ton avis, de tes pensées,...
- Mais ce que nous partageons est fort. Enfin ça n'est pas commun, tu ne peux pas l'oublier, tout de même ! Des pensées communes, des images, toutes ces choses qui nous relie !
- Il n'y a plus rien qui nous relie, maintenant. C'est fini. "
Il s'en va dans sa chambre et revient quelques minutes plus tard avec ses affaires à la main. Il part en me jetant un dernier regard qui me semble être comme un adieu, lourd, terrible, une tragédie. Je m'effondre à terre en pleurant à chaudes larmes. Pour moi, Severus est devenu un vrai ami, et je viens de le perdre en même pas une demi-heure. Il a même bien insisté sur le fait qu'il préfère que je parte. Je ne lui en veux pas vraiment, mais je ne veux pas abandonner ce lieu magique, ce lieu génial. La magie fait comme partit de moi, mais sans Rogue j'ai l'impression qu'il y a quelque chose en moi. Soudain la porte s'ouvre et je sursaute de peur. Je découvre Dumbledore qui s'approche de moi doucement en me regardant. Il vient s'assoir à côté de moi, et je tente de cacher les larmes qui ont coulé sur mes joues depuis le départ de Rogue.
" Marie, puis-je vous poser une question ?
- Pas la peine, je sais déjà ce que vous voulez me demander professeur. Severus est venu vous voir, hein ?
- Effectivement. Que c'est-il passé ? "
Je lui raconte tout avec le plus de précisions possible, que ce soit la discussion, les actions, Drago, enfin tout quoi. Et je lui demande enfin :
" Que vous a-t-il dit ?
- Il m'a dit qu'il ne voulait, ni ne pouvait vivre ici plus longtemps. Il va aller vivre dans sa maison et fera le trajet tous les matins et soirs. En outre, il ne mangera ici que le midi, fera ses cours et repartira. Il m'a dit qu'il ne voulait pas que vous l'approchiez ou lui parliez. Malheureusement, je crois qu'il était sérieux, et qu'il ne supportera pas le contraire.
- Que dois-je faire, professeur ?
- Pour une fois, je dois vous avouer que je ne sais pas du tout. Je regrette de vous dire que je crois qu'il n'y a plus rien à faire. "
Un poids lourd tombe sur mes épaules. Si même Dumbledore me dit ça... J'ai une folle envie de courir me réfugier dans les bras de Drago et de Thomas, mais malheureusement, je ne peux pas aller voir Drago. Je pose mon regard attristé sur Dumbledore, et pense d'un seul coup qu'il ne me reste plus beaucoup de temps pour le voir, ce qui m'attriste encore plus. Dumbledore remarque l'affaissement de mon regard et me demande :
" A quoi pensez-vous Marie, pour que votre regard devienne si triste ?
- Je pensais à plusieurs choses, enfin je... dis-je sans parvenir à finir ma phrase. Je pensais à ce que vous avez demandé à Severus.
- C'est-à-dire ?
- Vous savez très bien, professeur, et moi aussi je sais. Je vous rappelle que je viens dans endroit où il y a des films et des livres sur ce qu'il se passe ici. Je sais déjà comment tout va se passer, je connais le destin d'Harry, et son passé, de même pour Severus, pour vous aussi, et pour d'autres...
- Hum... Je vois. Mais vous savez aussi que vous pourrez continuer à me parler... après.
- Oui, je sais, il y a le tableau, mais Severus ne voulant plus me parler, il ne me laissera surement pas rentrer dans votre bureau, il risque même de me dénoncer à Voldemort.
- Marie, vous savez bien qu'il ne le fera pas.
- Je ne pense pas, mais j'avoue que je ne sais plus trop quoi passer à propos de tout ce qui entoure Severus. Je sais seulement qu'il n'est pas du côté de Voldemort, mais je sais aussi qu'il doit avoir l'entière confiance de celui-ci alors...
- Severus a fait beaucoup de sacrifice dans sa vie pour les choses qui lui tiennent à cœur et qui tiennent à cœur à ceux qu'il aime, mais il ne vous sacrifiera pas Marie, je peux vous l'affirmer.
- Je sais... Professeur, je suis désolée de ne rien pouvoir faire pour vous aider par rapport à... enfin vous savez quoi...
- Oui, je sais, mais vous ne pouvez rien faire de toute façon. Je dois mourir quoi qu'il en soit, et puis ma vie a été longue, j'ai eu le temps de me faire à l'idée que je finirais par mourir un jour où l'autre.
- Je sais, professeur. Vous êtes un homme sage, courage et vaillant, je vous admire beaucoup et je tenais à vous le dire.
- Merci Marie.
- Je voulais aussi vous remercier car c'est grâce à vous que j'ai tant appris, tant découvert, tant vu, si un jour j'avais pensé que je vous rencontrerai... qu'est-ce que je dis, je ne pouvais y penser, je n'aurais même pas pu en rêver.
- C'est moi qui vous remercie. Bon maintenant je dois y aller, à bientôt. "
Il s'en va et me laisse seule au milieu de la pièce. Bien que cette fin de conversation m'ait fait plaisir, ma tristesse est toujours énorme, et encore le mot est faible.
Le lendemain, je me réveille sur le canapé, toujours habillé, les cheveux en batailles et le dos en compote. Je me souviens alors de la soirée de la veille, la soirée horrible, je suis resté sur le canapé et j'ai pleuré jusqu'à m'endormir écrasé par la fatigue. D'un seul coup, je m'écroule à terre et hurle de douleur, ma cicatrice refait des siennes. Je me tords sur le sol, et ressens pour la première fois la douleur jusqu'à la fin. Habituellement Severus vient m'aider et la douleur part assez vite... Mais là, je sais que personne ne viendra m'aider, et que je dois faire face à ça seule. Je reste donc là, à crier, et à me rouler à terre. Puis je prends une douche, m'habille, me maquille légèrement. Je me rends ensuite dans la Grande Salle où je prends mon petit-déjeuner en compagnie des Gryffondor. Je retourne dans ma chambre pour prendre mes affaires de cours et m'apprête à sortir quand quelqu'un frappe à ma porte. J'ouvre la porte et découvre Thomas qui me pousse à l'intérieur en fermant la porte.
" Qu'est-ce que tu fais ? demandai-je surprise.
- Je venais te demander pourquoi tu es dans cet état ?
- Quel état ?
- Bah déjà, tu as des cernes, tu es pâle, tu as les traits tirés, tu as à peine mangé, à peine parlé, tes yeux sont brillants, et tu es perdue dans tes pensées.
- Je... Et tu étais obligé de venir me pousser dans ma chambre ?
- Oui, parce que sinon tu m'aurais dit qu'il n'y avait rien, que tu devais te préparer et aller en cours sans rien me dire, alors je ne te laisse pas le choix.
- J'ai juste eu une forte crise se matin. Ma cicatrise m'a fait mal cette nuit et du coup je n'ai pas bien dormi, dis-je en mentant.
- Ah d'accord. Et là ça va comment ?
- Mieux ne t'inquiètes pas.
- Tu es sûre ?
- Oui oui. Bon, on se voit plus tard d'accord ?
- Ok, prends soin de toi. "
Je le pousse doucement vers la sortie, sans avoir pu lui dire ce qui n'allait pas. La seule personne à qui je peux parler de Severus sereinement c'est Drago, hors en ce moment, je ne peux pas vraiment être proche de lui. Je me rends dans quelques cours mais en loupe beaucoup en préfèrent rester dans ma chambre.
Peu à peu, les cours auxquels je me rends se font de plus en plus rares. J'apprends, lis, teste, concocte, et tout le reste dans ma chambre ou dans mes appartements. Je quitte de moins en moins ma chambre sauf de temps en temps pour aller à la bibliothèque, dans le parc ou pour manger. Je ne mange même plus tous les jours dans la Grande Salle. Un soir quelqu'un toque à ma porte et je vais ouvrir étonnée. Je me trouve face au professeur Dumbledore et le fais entrer dans ma chambre.
" Marie, vous savez déjà pourquoi je suis ici non ?
- Je m'en doute...
- Vous ne pouvez pas rester ici tous les jours. Vous devez sortir, aller en cours, voir des amis, et manger un peu plus, vous êtes toute maigre regardez ! Combien avez-vous perdu du poids encore ?
- Je ne sais pas. Mais ne vous inquiétez pas, je continue à apprendre et à réviser ici.
- Je n'en doute pas. Mais Marie, que pour les derniers mois qu'il me reste, je préférerai voir une jeune femme combattante, et forte, qui en veux, qui travail et assiste aux cours.
- Je sais...
- De plus, lorsque que je ne serai plus là, Severus devra s'occuper du château mais chasser Harry, alors il me faut quelqu'un de confiance sur qui je peux compter pour veiller sur lui, quelqu'un qui sait ce qui l'attend mieux que personne et qui saura quoi faire au cas où.
- Je ne suis pas sûre que je sois vraiment...
- Harry aura besoin de vous.
- Il a déjà ses deux meilleurs amis, ainsi que Ginny.
- Mais même s'ils sont de bons sorciers, ils n'en savent pas autant que vous que ce soit en matière de magie, que sur l'histoire.
- Je comprends, et je les aiderai. Excusez-moi professeur, mais je vais devoir aller me coucher, bonne nuit. "
Peu après qu'il soit partit, je me rends dans ma chambre, enfile mon pyjama, et m'endors d'un lourd sommeil agité de cauchemars redevenus habituels.
Les jours qui suivent, je me rends dans tout mes cours, y compris en défense contre les forces du mal, ce qui est très dur pour moi. Mais en plein milieu du cours, je sens la douleur revenir en me lançant tout d'abord des piques, puis en étant ensuite constante. Je résiste, tente de ne pas crier, de ne pas me faire remarquer, mais je vois Rogue poser un regard sur moi, et devine qu'il a sentit mon malaise. Quelque chose semble se rompre en moi, et me crée une sensation horrible, insupportable. Je range mes affaires avec empressement et sors de la salle comme une furie en direction de mes appartements. Arrivée, je m'allonge sur mon lit encore toute habillée de mes vêtements de cours et m'enroule de couvertures. Je revois les visages surpris et questionneurs de mes camarades, et m'endors cette image à l'esprit.
Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Rewiew please ?! :)
Au fait, ceci est la fin de la partie I. :)
PS : Veuillez excuser le beug qu'il y a eut sur ce chapitre.
