Hello !
Je vous avais prévenu que la semaine dernière je ne pourrai pas poster, et en effet, j'ai eu des journées beaucoup trop chargées ...
Mais comme aujourd'hui c'est mon anniversaire, je poste un peu en avance ;)
J'espère que ce chapitre vous plaira toujours autant, bonne lecture ! :D
Chapitre 8
Alors que la lumière du jour commençait à percer à travers les rideaux de la chambre, le couple ne bougea cependant pas. Ils étaient allongés, Lavande dans les bras de George, et ne bougeaient pas. Leur respiration était tranquille, et même s'ils étaient éveillés, c'était comme s'ils dormaient. Il régnait dans la chambre une atmosphère paisible, et cette bulle semblait être leur havre de paix. Cependant, lorsque les chiffres défilèrent et que le réveil afficha neuf heures moins vingt, Lavande osa parler :
- Tu ne dois pas partir ?
- Non.
La réponse était sans appel, et la jeune femme soupira de soulagement. Aujourd'hui, on était le 2 mai 2000, et tout le monde sorcier fêtait les deux ans de la victoire. Afin de célébrer dignement l'évènement, comme ça avait déjà été le cas l'année précédente, le Ministère et Poudlard organisaient un grand rassemblement dans l'enceinte de l'école. Bien sûr, ils étaient invités. L'année précédente, l'invitation de Lavande s'était perdue, puisqu'elle n'était plus dans le monde sorcier et que personne ne savait comment la contacter. Quant à George, il avait pleuré dignement sur la tombe de son frère la perte de toutes ces vies si chères. Il n'était pas d'humeur à faire la fête, surtout quand cela ne faisait que tout juste un an qu'il avait été séparé de son âme sœur. Et aujourd'hui, il n'était pas plus disposé à faire la fête que les autres jours. Non, aujourd'hui, il avait beaucoup mieux à faire. Comme de rester avec Lavande, dans ce lit, juste l'un contre l'autre. Elle lui tournait le dos, mais il devinait qu'elle était bien, et peut-être même qu'elle souriait contre lui.
Ils restèrent longtemps élancés sur le lit, sans avoir besoin de se dire quoi que ce soit. La présence de l'autre leur suffisait, pas besoin de plus. Bien sûr, Lavande repensait à cette terrible bataille qui l'avait tué deux ans plus tôt, et Fred était omniprésent dans leur esprit. Il ne pouvait pas en être autrement de toute façon.
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Mais ils furent interrompus par un hibou qui cognait avec vivacité la fenêtre de la chambre. Ils l'ignorèrent un moment, mais finalement, George finit par se lever pour récupérer son courrier, alors que Lavande protestait en serrant son oreiller :
- Non, laisse ça dehors, s'il te plait …
Sans l'écouter, George parcouru la lettre en vitesse, et un sourire illumina son visage parsemé de taches de rousseur quand il annonça :
- C'est une lettre de Bill. Fleur a accouché tôt ce matin, ils sont à l'hôpital avec le bébé. Ils insistent très lourdement pour que tu m'accompagnes leur rendre visite.
Elle releva son regard sur lui – tout en prenant soin de toujours bien cacher sa cicatrice avec le coussin – surprise par l'invitation, et le fixa incertaine. George lâcha la lettre et retourna sur le lit pour la prendre dans ses bras et chuchoter dans ses boucles blondes :
- Bill a écrit que tout le monde était déjà venu voir le bébé. Il n'y aura pas trop de monde, ma famille est partie aux célébrations. On sera tranquille …
Elle frotta son nez contre le sien, et il devina qu'elle allait accepter. Elle faisait toujours ça quand elle n'osait pas l'embrasser, et il adorait. Comme il s'y attendait, elle finit par accepter sans difficulté et elle enfila son sweat de Quidditch avant qu'ils ne partent. Depuis qu'il lui avait prêté, elle ne semblait plus vouloir le quitter, comme s'il la protégeait du regard des gens.
Ils arrivèrent à St Mangouste qui était désert en ce jour de célébrations. Le 2 mai était un jour férié chez les sorciers, et tout le monde participait aux nombreuses fêtes données à travers le pays. George demanda le numéro de la chambre de sa belle-sœur, et ils montèrent voir les jeunes parents. Quand ils entrèrent, ils virent Bill assis à côté du lit de Fleur, avec le bébé contre son torse, alors que la jeune maman les regardait avec bienveillance. Lavande s'arrêta sur le pas de la porte, comme si ce spectacle l'effrayait, et avec douceur, George glissa sa main dans la sienne pour la tirer à l'intérieur. Elle resta contre son épaule, n'osant pas approcher le couple, et quand la française les vit, elle sourit :
- Je suis contente que vous soyez venus ! N'est-ce pas Bill ?
Le papa se releva en faisant attention à bien tenir sa fille, et sourit :
- Oui, nous sommes heureux de pouvoir vous présenter notre petite Victoire.
- Très bon choix de prénom.
Affirma George en souriant, tout en regardant un peu mieux le bébé. A son côté, Lavande semblait tétanisée, comme si ce petit être l'empêchait de bouger et même de respirer. George le remarqua et serra un peu plus fort sa main, avant de passer son bras autour de ses épaules :
- Regarde comme elle ressemble déjà à Fleur, elle a ses pommettes, non ?
Les jeunes parents portèrent un regard bienveillant sur la jeune femme, et elle se sentit tout de suite un peu plus à l'aise. Elle observa la petite fille dans les bras de son père, et à n'en pas douter, elle était déjà magnifique. Une vraie petite merveille, et ça serra le cœur de Lavande. Elle ne pourrait jamais avoir ça, et pourtant, elle en avait rêvé quand elle était encore à Poudlard. Quand elle sortait avec Ron, elle s'était imaginé une ribambelle de petits rouquins courant de partout, avec des tâches de rousseurs de partout. Maintenant, l'image de George lui effleurait l'esprit, mais elle la repoussait avec force parce qu'elle savait qu'elle n'y aurait pas le droit. Pas la peine d'espérer quelque chose qui ne se produirait jamais, ça ne faisait que la blesser un peu plus. Et puis, pour ça, il faudrait déjà qu'elle le laisse la toucher.
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Ils restèrent encore un peu, et finirent par laisser les jeunes parents se reposer. Cette journée avait dû être épuisante pour eux, et de toute façon, George sentait que Lavande ne voulait pas s'attarder à la maternité. Elle ne se sentait pas à sa place, et il comprenait tout à fait qu'elle veuille rentrer à présent. Déjà, elle avait accepté de venir ce qui était bien, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Ils quittèrent donc l'hôpital et rentrèrent directement à l'appartement de George. Comme une automate, Lavande se dirigea dans la chambre du jumeau solitaire et se recoucha toute habillée dans le lit. George retira ses chaussures et lança un sort sur sa cuisine pour préparer une omelette, avant d'aller la rejoindre. Depuis quelques temps, elle ne dormait que dans son lit, refusant presque de retourner dans la chambre qu'il lui avait donné. Mais ce n'était pas pour déplaire au jeune homme.
Il remarqua qu'elle n'était pas de son côté du lit. D'habitude, elle se mettait sur le côté gauche du lit, dos à lui, pour qu'il ne puisse pas voir sa cicatrice. Mais là, elle était à droite du lit, la cicatrice toujours cachée, mais de façon à pouvoir être face à lui. C'était rare, il savait qu'elle détestait qu'il la regarde, mais quelque fois elle cédait et lui laissait tout le loisir l'observer. Souriant, il se glissa de l'autre côté du lit et regarda la magnifique jeune femme qui était face à lui. Elle lui sourit timidement, et il posa sa main sur sa taille.
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Après un moment à juste se regarder, la jeune femme avança et recommença à frotter son nez contre le sien. Elle ressemblait à un lionceau quand elle faisait ça, et George ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était trop craquante ainsi. Doucement, il glissa sa main dans sa nuque pour l'attirer à lui pour un doux baiser. Elle ne refusa pas et joignit sa langue à la sienne avec passion. C'était sa façon à elle de lui montrer qu'elle tenait à lui, faute de mots qu'elle ne pouvait pas prononcer. Elle n'était pas très démonstrative, contrairement à l'époque où ils étaient encore à Poudlard, mais les rares fois où elle se laissait aller, le rouquin en avait des hippogriffes dans le ventre.
A sa plus grande surprise, elle le fit basculer sur le dos pour grimper sur lui, et il ne cacha pas sa surprise en la serrant un peu plus fort contre lui. Il aurait aimé ouvrir les yeux, mais il n'osait pas, de peur qu'elle le repousse. Elle tenait son visage entre ses mains, l'embrassant avec une ardeur rare, et il lui rendait chaque sentiment. Naturellement, leurs mains glissèrent sur leurs corps, se caressant timidement avant de passer sous les vêtements trop encombrants. Ils se calmèrent un instant, frottant leur nez l'un contre l'autre et soufflant de leur respiration saccadée par la passion des derniers instants.
Mais Lavande ne voulait pas s'arrêter là. Elle était bien décidée à offrir à son homme l'attention qu'il méritait, parce qu'elle tenait à lui et voulait lui montrer. Elle reprit ses lèvres et se colla un peu plus à lui, lui offrant tout le loisir de la toucher. Ce qu'il fit, retirant religieusement son pull avant de passer délicatement ses mains sur sa peau. Lavande soupira de bonheur, savourant les frissons qu'il lui procurait, et retira son pull à lui-aussi. Le rouquin lui avait toujours plu, mais il lui plaisait encore plus quand elle sentait à quel point il la désirait. Des fois, le matin, quand elle se réveillait, elle avait l'impression de ne plus être défigurée quand elle voyait comment George la regardait. Alors là, elle repoussait le plus loin possible d'elle ses pensées, se concentrant uniquement sur eux.
Attendant son approbation, le Weasley descendit embrasser sa poitrine. Elle gémit de plaisir, et colla son bassin contre le sien. Elle sentait sa virilité s'éveillait contre son aine, et ça avait quelque chose de satisfaisant qu'elle n'avait pas connu depuis bien longtemps. Comprenant qu'elle était d'accord, il déboutonna son jean et le fit glisser le long de ses jambes. Aussitôt, elle commença à trembler, et ne sachant si c'était d'appréhension ou de froid, le jeune homme la serra contre lui tout en rentrant sous la couette. Lavande était encore fragile, et il ne voulait pas la brusquer ou lui faire du mal. Elle se serra contre lui, mais très vite, elle recommença à frotter son nez contre le sien. Cette fois, le rouquin ne put s'empêcher de rire, et cela décrocha un sourire à la jeune femme. Bien sûr, il lui donna un long baiser, tout en reprenant son exploration du corps de la jeune fille. Elle ne resta pas en reste et fit de même, allant jusqu'à la braguette de son vis-à-vis. Il gémit un peu plus fort contre sa peau, et elle n'hésita pas longtemps avant d'entreprendre de lui retirer son pantalon.
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A présent en sous-vêtements tous les deux, leurs baisers se firent de plus en plus langoureux. La blonde caressa les abdos de son petit-ami, avant de glisser sa main jusqu'à son caleçon. Aussitôt, George lâcha sa clavicule pour gémir :
- Par Merlin, Lavande …
Elle allait commencer à le caresser encore plus fort, quand elle s'aperçu qu'il la regardait en souriant. Sans faire exprès, son autre main glissa dans ses mèches rousses, et elle arriva sur son oreille mutilée. Aussitôt, elle le repoussa et bascula sur le côté pour lui tourner le dos. C'était encore trop tôt pour elle, elle n'était pas prête. Les larmes lui montaient aux yeux, et elle ne voulait pas qu'il la voit. Elle était triste, et en colère contre elle-même, alors elle sanglota :
- Ne me regarde pas George … S'il te plait …
Elle se replia sur elle-même, tremblante, mais George ne la lâcha pas, la gardant fort contre lui. Il tenta de passer une main apaisante dans ses boucles blondes, mais la jeune femme se débattit, tentant d'échapper à sa prise. Il la tint encore plus fort, et après avoir crié plusieurs fois, elle arrêta de s'agiter. Sans qu'il ne s'y attende, elle se retourna et se blottit contre son cou tout en suppliant :
- Ne me regarde pas … Je veux pas que tu me vois, s'il te plait … Je suis tellement …
- Belle. Lavande, tu es magnifique. J'ai rarement vu une femme aussi belle que toi. Il n'y a rien d'horrible chez toi, au contraire, tu es merveilleuse, forte, courageuse, et incroyablement sublime. J'aime tout chez toi …
Il continua encore et encore de lui répéter à quel point il la trouvait merveilleuse, et même si elle refusait de l'écouter, elle finit par se calmer et s'endormir dans ses bras, épuisée par toutes ses émotions. C'était terriblement difficile et douloureux pour George d'affronter ce genre de situation. Parce qu'avant, il n'avait pas ce problème avec Fred, ils étaient jumeaux, miroir l'un de l'autre, et se croyaient sur parole. Mais Lavande, elle, elle refusait d'accepter de se voir avec son regard à lui. Cette fichue cicatrice indélébile monopolisait son attention et sa vie, au point que ça l'empêchait de vivre. Pourquoi ne pouvait-elle pas se voir comme lui la voyait ? Lavande était beaucoup plus forte que ce qu'elle ne le pensait, et si seulement elle pouvait se voir comme lui la voyait … C'était frustrant, et dur. Mais George n'abandonnerait pas. Elle méritait d'avoir quelqu'un pour prendre soin d'elle, et il était trop attaché à elle pour la laisser tomber.
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Le lendemain matin, le réveil fut chaotique. Lavande se réveilla en pleurant, après un cauchemar qui la ramenait deux ans plus tôt. Elle s'était dégagée des bras du Weasley et avait foncé aux toilettes pour se cacher. George n'avait pas très bien dormi lui aussi, surveillant la blonde toute la nuit et repensant sans cesse à tout ce qu'il avait perdu durant cette guerre. Quand sa Gryffondore avait claqué la porte de la salle de bain, il avait soupiré. Puis, il avait enfilé un pyjama – ils étaient restés en sous-vêtements -, avait pris un peignoir et était allé frapper à la porte :
- Lavande, ouvre-moi s'il te plait …
- Va t'en !
Il soupira de nouveau et se laissa glisser contre la porte, fatigué par cette courte nuit :
- Lavande, s'il te plait … tu dois avoir froid, laisse-moi au moins te donner quelque chose de chaud.
Elle ouvrit la porte et se saisit rapidement du vêtement avant de refermer derrière elle. Il n'avait vu que sa main, et nerveusement, il se passa une main dans les cheveux :
- Pourquoi tu ne veux pas m'ouvrir ?
- Parce que je suis un monstre ! Tu devrais te trouver une fille qui te mérite et qui pourra te donner ce que tu veux ! Laisse-moi tranquille !
A présent furieux comme jamais, George se releva et frappa violemment sur la porte :
- Lavande ! Ouvre cette porte tout de suite !
Il recula, et entendit le bruit du verrou à travers les sanglots de la jeune femme. Immédiatement, il ouvrit la porte et alla élancer la blonde :
- Écoute-moi bien Lavande : je ne te laisserai pas tomber. Jamais. Et je me fou que tu ne sois pas une fille comme les autres, et tout le bordel. Je suis amoureux de toi. Pas d'une autre. Tu es la seule dans mon cœur, et tu le seras toujours. Je ne veux que ton bonheur …
Elle s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait, et il lui rendit son étreinte, heureux qu'elle ne le repousse pas après cette crise. Elle n'arrêtait pas de pleurer, mais d'une toute petite voix, elle dit :
- Ce n'est pas juste que tu m'aimes … Je ne pourrais pas t'offrir tout ce que tu souhaites George. On n'aura pas d'enfants, pas de mariage, on ne partira pas en vacances …
- Lavande, tu dis ça parce que tu n'as pas encore compris. Tu n'as pas à te punir. Tu as le droit d'être heureuse, et je compte bien faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu le sois. S'il le faut, je vais vendre ma boutique, et me lancer dans des recherches de potions. Je vais trouver une potion qui fasse disparaître ta cicatrice, comme ça, tu seras enfin heureuse, si c'est ce qu'il faut que je fasse !
- Non ! S'il te plait, ne dis pas ça George …
Recommença à pleurer la jeune femme, sans pour autant le lâcher. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa pour la première fois d'elle-même, avant de le fixer :
- Ne vend pas ta boutique, c'est ton rêve, celui que tu avais avec Fred … Ne fais pas ça, ça te rendra malheureux …
Avec tendresse et douceur, il glissa sa main sur sa joue gauche et caressa pour la première fois sa joue. Contrairement à d'habitude, elle ne le repoussa pas, mais ferma cependant les yeux, comme pour essayer d'oublier qu'il touchait son hideuse balafre. Il déposa un baiser son front et la prit par la taille :
- Je veux te rendre heureuse Lavande. Et si pour ça, il faut que je trouve un remède miracle, je le ferai. Fred l'aurait fait pour moi, et je l'aurais fait aussi pour lui.
Elle respira lentement, tentant de calmer son cœur qui battait la chamade, et ferma les yeux. Si Bill y était arrivé, pourquoi elle aussi elle ne pourrait pas réussir à surmonter le drame de sa vie ? Même George avait survécu à la mort de son jumeau, alors elle devait en être capable elle aussi. Quand elle parvint enfin à se calmer, elle soupira et frotta son nez contre celui du rouquin :
- Je vais reprendre ma vie en main George, je te le promets. Je vais aller mieux, pour toi, et pour nous, et ça ira.
- Je veux juste que tu ailles bien.
Affirma le Weasley. Elle recula et hocha positivement la tête. C'en était assez de ne pas vivre à cause de cette foutue cicatrice. L'apparence ne faisait pas tout. Bien sûr, il y aurait des obstacles sur leur route, mais ils ne s'arrêteraient pas pour autant. Ce ne serait pas toujours facile, mais ils étaient prêts à lutter. C'était une promesse muette qu'ils se faisaient, et aussi le début de quelque chose de nouveau, qui promettait un avenir beaucoup plus lumineux au couple.
Et voilà pour ce chapitre !
Qu'en avez-vous pensé ? Les réactions de Lavande ? Le comportement de George ?
Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre ! ;)
