Coucou ! Merci beaucoup pour vos commentaires ! Ca motive :)

PS. J'ai presque fini d'écrire la suite ^^


Une fois arrivés au repaire, Oliver dit à Felicity de le suivre et passa devant pour indiquer le chemin à travers la boite de nuit. Une fois arrivés devant la porte blindée, il composa son code à 4 chiffres et fit signe à Felicity de passer devant lui mais celle-ci n'avançait pas.

- Sérieusement ? Un code à 4 chiffres ? Tu ne préfères pas laisser les clés sur la porte tant que tu y es ?

Oliver la regardait comme une extraterrestre. De quoi parlait-elle ?

- Je veux dire qu'un code de 4 chiffres, c'est trop basique, même un enfant pourrait craquer le code, ajouta Felicity remarquant l'incompréhension d'Oliver.

- Ah oui ?

Oliver n'avait aucune compétence informatique ni mathématique mais il était sûr qu'il y avait des milliers de possibilités de combinaison et que personne ne pourrait prendre le temps de tout tester sans être finalement repéré. Mais l'air si sûr de soi de sa nouvelle amie ébranlait ses convictions à présent. Une idée surgit dans sa tête et il referma la porte qu'il venait d'ouvrir.

- Je ne crois que ce que je vois, expliqua Oliver avec un sourire taquin en lui faisant un geste d'elle au boitier.

Felicity comprit qu'il voulait qu'elle craque le code, espérant sans doute qu'elle n'y arrive pas. Il pourrait alors reconnaitre la suprématie de son code à 4 chiffres. Désolé Oliver, pensa-t-elle intérieurement en sortant de son sac à main une tablette et un petit gadget qu'elle connecta au boitier numérique. Elle avait à peine effleuré la tablette que le boitier affichait une lumière verte et que la porte s'entrouvrait. Elle osa un regard vers Oliver qui avait les yeux écarquillés.

- Ok, admit-il en bon joueur, je vais vraiment avoir besoin de toi... Je t'en prie, je te suis, ajouta-t-il en montrant l'escalier.

Felicity s'engagea timidement, se demandant dans quoi elle avait mis les pieds. Elle ne fut pas au bout de ses surprises lorsqu'elle fut accueillie en bas par un pistolet pointé sur elle.

- Oh oh oh Dig, qu'est-ce que tu fais ? intervint Oliver dès qu'il fut descendu lui-même.

Diggle baissa son arme puisqu'Oliver n'avait pas l'air surpris de la jeune femme dans leur repaire secret ; il semblait même être celui qui l'y avait amené.

- C'est toi qui va me dire qu'est-ce que tu fais ! Je ne veux pas paraitre grossier mais c'est qui elle ? dit-il en montrant la jeune femme qui n'avait pas bougé d'un millimètre et se tenait toujours sur la dernière marche.

- Je te présente Felicity Smoak, elle…

- Attends, LA Felicity Smoak du MIT ? interrompit Diggle en se tournant vers la jeune femme qui acquiesçait nerveusement.

- Tu la connais ? demanda Oliver, surpris.

- Pas personnellement mais elle était sur les listes de recrutement pour l'ARGUS. C'est un génie ! Avec elle, ils auraient été… je sais pas moi… genre invincibles ! s'excitait John comme un adolescent devant sa star préférée.

- Bon, tu vas te décider à lui demander un autographe ou la laisser -et moi par la même occasion- enfin descendre les escaliers, grogna Oliver.

- Oh oui, je suis désolé Melle Smoak. Je vous en prie, venez.

- Euh, merci, mais appelez-moi Felicity, et tutoyez moi s'il vous plait, j'ai l'impression d'avoir un demi-siècle sinon. Non pas qu'avoir 50 ans est mal, hein, je voue un grand respect aux personnes de cinquante ans ! Et aux personnes de plus de 50 ans aussi bien sûr. Tenez, ma grand-mère a bientôt 80 ans et je l'adore, vraiment. Et, oh non je vais me taire plutôt, conclut-elle d'une voix basse.

- Euh… Très bien, fit Diggle avec un ton hésitant. Je suis John Diggle au fait, je ne me suis pas encore présenté. Mais tout le monde m'appelle Dig. Et tu peux me tutoyer aussi, je n'ai pas encore atteint le demi-siècle non plus, ajouta-t-il tout souriant.

- Dig, interpella Oliver mettant fin au supplice de la blonde, si elle est si brillante, pourquoi l'ARGUS ne l'a pas prise finalement ?

- Je peux répondre à ça, intervint Felicity, j'ai dit non, simplement. Je me suis renseignée sur eux et je n'aimais pas trop leurs méthodes.

- Tout à fait d'accord, répondirent en chœur les deux hommes avant qu'elle n'eut pu placer un autre mot.

- Je te fais visiter ? demanda Oliver avec un sourire charmeur.

Ce sourire et cet entrain ne passèrent pas inaperçus pour Diggle, qui n'avait pas vu son ami ainsi depuis longtemps. A vrai dire, il ne l'avait jamais vu ainsi se fit-il la réflexion. Diggle décida de les laisser seuls, il demanderait des explications à Oliver plus tard. Il voulait savoir où il l'avait rencontrée et comment il en était venu à lui dévoiler son identité secrète ainsi mais il décida que cela pouvait attendre car il ne voulait pas jouer le rabat-joie. Et puis, il l'aimait bien cette Felicity Smoak et il avait comme un pressentiment : ils passeraient de bons moments ensemble.

- A demain 18h ? Tous les deux ? demanda Diggle pour annoncer son départ.

- Ca te tente de voir l'envers du décor du justicier ? demanda Oliver en se tournant vers Felicity qui acquiesçait déjà. Tu rencontreras aussi le reste de l'équipe, ils avaient pris un "jour de congé" aujourd'hui.

- Je dirais plus qu'ils ont été chassés par la mauvaise humeur de quelqu'un, n'est-ce pas Oliver ? Et d'ailleurs, nous reprendrons notre discussion, rajouta Diggle avec son ton moralisateur, faisant référence à la raison pour laquelle il était parti du repaire en premier lieu. Tu y as échappé pour ce soir en ramenant la meilleure informaticienne du pays mais tu ne t'en tireras pas toujours à si bon compte, conclut-il tout en montant les escaliers. Diggle avait l'art de faire des sorties !

- Qu'est-ce qu'il voulait dire ? demanda prudemment Felicity, ne voulant pas s'attirer la mauvaise humeur du "quelqu'un" en question.

- Oh, je suis tombé dans un piège ce soir et j'y ai échappé de peu, je l'avoue. Diggle voudrait qu'on soit plus organisés, qu'on ait des plans et tout ça mais on n'a pas vraiment le temps, alors je préfère foncer.

- Ce serait dans mes cordes si tu voulais… Avec un bon ordinateur, dit-elle en insistant sur ces mots tout en regardant le tas de ferraille qui se situait sur la table qui servait de bureau, j'aurais accès à toutes les caméras de la ville, aux informations de la police, aux téléphones des gens, enfin tout ça quoi.

- C'est Diggle qui va être content ! répondit Oliver d'un ton enjoué après avoir réfléchi quelques secondes. Elle avait raison, si elle parvenait à avoir accès aux caméras, elle pourrait voir combien d'hommes étaient présents, quelles armes ils avaient, qu'est-ce qu'ils préparaient, etc. Cela permettrait de réduire les risques et ils ne perdraient pas de temps si c'était Felicity qui s'en chargeait.

Ils discutèrent ainsi de tout et de rien jusqu'à ce qu'Oliver voie Felicity bailler discrètement. Il regarda l'heure et comprit pourquoi ! Il avait tendance à oublier que tout le monde n'était pas insomniaque comme lui.

Ayant accepté qu'Oliver la raccompagne chez elle, celui-ci la quitta devant sa porte comme un gentleman, sans oublier de fixer un deuxième "rendez-vous" : il passerait la prendre le lendemain à 17h pour l'emmener au repaire, prétextant (car dans sa tête, il en avait juste envie) qu'elle n'y avait pas encore été de jour et qu'il ne voulait pas qu'elle se perde.