9. Iron Waterproof

Le lendemain, la mâtiné s'écoula avec une rapidité rare, permettant à Tony de se concentrer sur autre chose que WEPLASH, Stane, « Mission ARK » et tout ce qui allait avec. Surveillant l'horloge qui indiquerait bientôt l'heure de la libération, il tentait d'imaginer- pitoyablement mais tout de même- la réaction que son tuteur avait eu en découvrant sa surprise.

En effet, la veille, il avait demandé à JARVIS de l'aider à cuisiner. Au bout d'un heure de travail, il avait obtenus une plâtrée de patte tout à fait convenable, bien qu'un peu brulé sur le font. Il avait mis sur la casserole un mot indiquant « Navré pour l'indigestion » avant d'aller se coucher. Lorsqu'il était partit le matin, la casserole était au lave vaisselle et il n'avait trouvé de patte nul part.

Il espérait que Fury les ai mangé, quitte à être malade. Cela aurait prouvé qu'il était possible d'établir un contact entre eux, ce qui lui aurait plus. La cloche sonna finalement, permettant à Pepper de se lever d'un bond et, se tournant vers Rhodey et lui qui devaient ressembler à deux épouvantails étant arrivé en ville par erreur, demanda :

-Alors les garçons ? Prêt ?

-Prêt à quoi ? S'enquit le génie.

-Et bien après les cours, on va à la mer ! Vous n'avez pas oublié, si ?

Devant le manque de réaction totale de Rhodey, le lycéen dut s'avouer vaincu. Il avait totalement oublier cette histoire de baignade. Se levant d'un bond, il s'exclama :

-Je ne peux pas venir !

-Comment ça ? S'enquit la rousse.

-Et bien…

-… je ne veux pas le savoir ! J'ai dis qu'on irait à la mer, on ira !

-Mais… je ne suis pas Waterproof !

-Menteur.

Tony ne put relever, n'en étant pas certain lui même. Il savait que son cœur était suffisamment étanche pour qu'il prenne une douche, mais il n'avait pas pris le risque de prendre de bain depuis son retour. Entre ses cicatrices à peine scellées et le réacteur, ce n'était pas conseillé. Même le docteur Hubble le lui avait dit.

Devant son silence, la lycéenne en conclut qu'il était d'accord et, avec un sourire, posa un baiser sur la joue de Rhodey qui en fit autant. S'avançant vers lui, elle l'embrassa lui aussi. Il dut déposer un baiser sur sa joue, ce qui la fit frissonner. Lorsqu'elle s'en fut, ses pommettes étaient légèrement rouges, et un étrange sourire éclairait ses lèvres. Un sourire de connaissance :

-Je suis sure qu'elle sait, murmura le génie.

-Que tu as le béguin pour elle ? Demanda Rhodey se levant.

-Mais non, que je suis… Attend, qu'est ce que tu viens de dire ?

Le garçon éclata de rire en quittant la salle de mathématique où ils avaient dormi pendant une heure. Dés qu'ils furent dans le couloir, Rhodey déclara, un sourire aux lèvres :

-Ça se voit comme le nez au milieu de la figure !

-Je te demande pardon ?

-Quand tu l'as embrassé l'autre soir, déjà, tu étais rouge comme une tomate ! Et même maintenant ! Tiens, Lundi par exemple, je suis certain que tu ne pensais pas à des rayons de soleil !

Le lycéen se concentra un long moment, tentant de se souvenir ce qu'il avait pus raconter Lundi à propos d'un rayon de soleil. Renonçant, il finit par oublier son meilleur ami et son délire, et déclara :

-Bref, je parle d'autre chose ! Que je suis tu-sais-qui !

-Ah, Voldemort est venu te voir toi aussi.

-Pff… je te hais.

Avec un sourire, Rhodey prit son meilleur ami par les épaules et, en un sourire entendu, ils quittèrent le lycée. Durant le trajet en car, ils tentèrent de se rassurer l'un l'autre, évitant de parler de l'ordinateur de Stane. Tony en avait parlé à Rhodey la veille au soir, sans pour autant lui confier l'existence du dossier « Mission ARK ». Il ne se sentait pas près à en parler à quelqu'un.

Arrivé chez lui, le génie brancha l'ordinateur en question. Aussitôt l'écran s'alluma, laissant apparaître « Dossier WEPLASH » qu'il se hâta d'ouvrir. Dedans se trouvait un paragraphe rédigé en taille douze, ce qui le surprit d'abord. Se penchant en avant, il put déchiffrer :

« La mission est presque abolie. J'aurai bientôt finit mon travail. Tout serait même aller très bien sans Iron man. Cet énergumène ne mérite que le châtiment que je lui prépare. Il souffrira, qu'il soit homme ou machine. Avec mon plus profond respect. »

Ecarquillant les yeux, le garçon se pinça plusieurs fois afin de s'assurer qu'il était dans la vraie vie, et non dans un rêve farfelue. La surprise passée, il tenta de découvrir quand ce message avait été tapé, par qui et pourquoi. Ses recherches l'amenèrent à vérifier à nouveau la boite mail de Stane, et de trouver un message reçus portant exactement le même contenu. Il venait d'une adresse mail composé de chiffre et de lettre.

Il arriva tant bien que mal à remonter la piste de cette boite mail, elle le mena chez un informaticien de haut niveau nommé Alfred Banks. Vérifiant sur internet, il découvrit que cet Alfred était Suisse, d'une intelligence peu commune et mort. Là commencèrent ses réels interrogations : Pourquoi un mort enverrait il un mail à Stane ? Il en vint à conclure que soit cet homme était en vie, soit on lui avait piraté sa boite mail.

Il allait approfondir cette deuxième option lorsqu'il entendit sonner à la porte. Se levant, il ferma « Dossier WEPLASH » et ouvrit « Mission ARK », ne voulant pas que quiconque devine ses activités extra scolaire. Une fois le battant ouvert, il trouva Rhodey et Pepper, un sourire aux lèvres et un sac de voyage sur l'épaule, qui s'exclamèrent en chœur :

-Prêt ?

-C'est déjà l'heure ? S'étonna le génie.

-On peut savoir ce que tu faisais pour ne pas voir le temps passer ? S'enquit la rousse.

-Je… je… Je rangeais ma chambre.

-Mouais, bien sure. Bon allez, où est ton sac ? On a pas la journée !

Tony poussa un soupir, désemparé face à la joie de vivre de Pepper. Saisissant ses clefs et son téléphone qu'il avait posé non loin, il sortit, ferma la porte à double tour, et déclara :

-Je n'ai pas de sac par ce que je ne me baignerai pas !

-Tant pis, fit la rousse haussant les épaules, on te poussera ! Allez, le bus est dans cinq minutes.

Ils l'attrapèrent de justesse, rapport à Rhodey qui perdit son sac au milieu du chemin. Une fois installé dans le fond, tous les trois les uns à côté des autres, un étrange silence s'installa. Ce fut Tony qui le rompit :

-Je ne vous ai jamais demandé : quand je n'étais pas là, vous faisiez quoi ?

-A par bosser tu veux dire ? S'enquit son meilleur ami. J'ai souvenir qu'on s'est ennuyé à mourir…

-Et que j'essayais de le convaincre que tu étais mort, avoua Pepper. Oh c'était drôle ! Tu n'imagines même pas !

-M'imaginer mort ? C'était drôle ?

-Oui. Par exemple, les jumelles Nerd pensaient à plusieurs options. La première était que Max t'avait tabassé pour avoir embrasser l'une d'elle. La seconde était que la nourriture de la cantine avait eu raison de toi, et la dernière que madame Armington t'avait obligé à avaler le livre sur le théâtre que vous étiez en train d'étudier.

-Max pensait que tu avais fait le saut de l'ange, reprit Rhodey, « Pour le fun ». Quant aux rares fois où j'ai croisé Hammer, il pensait que tu t'étais suicidé.

-C'est gai, ironisa il.

-Tu as eu le temps de déjeuner ? S'enquit Pepper.

-Non, je m'achèterai un sandwich une fois arrivé. Le voyage dure quoi… Trente minutes ?

La réponse la plus correcte aurait été vingt sept. Lorsque le trio descendit du bus, mettant pieds dans la rue qui longeait la digue, une brusque odeur de sel les surprit. Avec un sourire, ils se dirigèrent vers l'immense étendue de sable blanc qui s'étendait jusqu'à la surface mouvante et verte de l'onde, qui semblait rire avec les oiseaux. De légères vagues venaient s'écraser sur la berge.

Ils longèrent les commerces qui fleurissaient ça et là sur la grève, aux devantures fluo ornées de palmier, ballon, pare à sol, et autre article de plage. Le génie s'acheta de quoi déjeuner avant qu'ils ne partent sur la plage, retirant leurs chaussures. Durant les quelques minutes qui lui avait fallu pour rentrer chez lui, après les cours, il avait imaginé que peut être le contact avec le sable lui rappellerait celui de l'Afghanistan.

Et ce fut le cas, brièvement. L'espace d'un instant, il revint dans la grotte glauque et poussiéreuse où il avait passé les deux pires mois de sa vie. Il s'arrêta un instant, laissant ses amis le devancer. Il sentit le vent caresser ses joues, et perçut els dernières paroles d'un homme qu'il aurait préféré savoir en vie. C'était la première fois, depuis son retour, qu'il entendait cette voix murmurer « Ne gâchez pas ça… Ne gâchez pas votre vie… ».

-Tony ! L'appela Pepper posant son sac sur le sable.

Sortant de ses souvenirs, un étrange sentiment de sécurité le saisit. Il n'était pas en Afghanistan, mais à New York, pas dans sa grotte, mais à la plage, non avec ce médecin mort, mais avec ses amis. Un garçon aux certitudes inébranlables, et une fille qui aimait les cerises confites.

Un malheureux sourire se dessina sur ses lèvres. Rejoignant Rhodey qui avait posé son sac sur le sol et retirait son tee-shirt, il murmura, fixant la mer :

-A mon avis, elle est froide.

-Tant pis ! S'exclama il retirant son tee-shirt, On va bien rire, c'est le principale !

-Tu es toujours sure de ne pas vouloir venir ? Demanda Pepper baissant son jean.

Il se força à regarder ailleurs, pour ne pas détailler ses jambes. Ça n'aurait pas été correcte, ni convenable. Il se concentra donc sur une mouette qui semblait être fort occupé par le gobage d'un poisson :

-Oui, toujours.

-Dommage, murmura elle retirant son tee shirt- elle ne pouvait pas se dépêcher un peu non ?!-, Même si ce n'est que pour aller mettre les pieds dans l'eau ?

Rhodey, portant un maillot de bain bleu rayé de blanc, eu un brusque éclat de rire auquel il ne prêta pas la moindre attention. Sa mouette, s'étouffant plus ou moins avec son poisson, finit par abandonner et étira ses ailes. Elle s'envola, laissant le génie sans aucun point à fixer :

-Allez, reprit la rousse, Rien que les pieds… Tony… Tony, tu peux me regarder quad je te parle ?

Tournant la tête, il ne put renoncer à l'envie de la détailler. Après tout, c'était elle qui lui avait demandé de la regarder. Elle se tenait droite, les pieds enfoncés dans le sable jusqu'aux chevilles. Elle portait un maillot de bain deux pièce rose pâle, qui moulait sa poitrine dessiné et son ventre plat. Ses jambes, qui semblaient ne jamais finir, avaient la finesse de celles des mannequins :

-Waho… murmura il.

-Je préfère penser que ce sont mes yeux qui te mettent dans un état pareil, ironisa la lycéenne. Est ce que mes yeux te tireront jusqu'à la mer ?

-Euh… peut être pas.

-Tant pis pour toi ! On y va Rhodey ?

Pour seule réponse, le jeune homme fit « oui » de la tête. Il avança jusqu'à Pepper et, une fois à la même hauteur, ils partirent en une course effrénée qui termina dans l'eau. Tony les regarda émerger la tête, grelotant, leurs cheveux trempés leur collant aux visages. Pepper, un sourire faussement enthousiaste aux lèvres, s'exclama :

-Allez viens ! Elle est bonne !

-Tes yeux ne m'ont pas trainé jusqu'à l'eau, ce n'est surtout pas pour que je plonge dedans !

-Si tu ne viens pas, le menaça Rhodey grelotant, On vient te chercher !

-Essayez, ironisa il.

Le duo sembla ne pas comprendre la nuance d'humour car, se lançant un regard, ils sortirent de l'eau en courant et se jetèrent sur lui. Rhodey le saisit sous les bras et Pepper par les jambes alors qu'il hurlait de grands « Non ! Non ! ». Sans attendre, il fut transporter jusqu'à a mer et jeté dans l'eau glacée sans plus d'état d'âme.

Il ne sentit que trop bien la morsure du froid. Emergeant, trempé des pieds à la tête, le génie regarda ses amis qui riaient aux éclats. Leur lançant un regard noir il ne put s'empêcher de s'exclamer, amusé :

-Vous allez voir !

Il sortit de l'eau en courant alors que Rhodey comme sa compagne, s'enfuyaient lâchement. S'élançant à leur poursuite, il eut tôt fait de la rattraper. Il la jeta sur son épaule alors que, se débâtant, elle donnait des coups dans son dos en hurlant de grands « Pose moi ! ». Il lui répondit qu'elle l'avait bien cherché en la balançant dans l'eau.

Elle en sortit quelques secondes plus tard, gelée, ravie, un immense sourire aux lèvres. Sans attendre, le génie se jeta sur Rhodey qui passait par là, désirant prêter main forte à sa compagne. Seulement, une information avait échappé à Tony qui, depuis son retour, n'avait pas eu l'occasion de se mesurer à son meilleur ami : il était beaucoup plus fort que lui.

Rhodey eut tôt fait de retourner la situation à son avantage. Jetant son meilleur ami au sol, il le traina sur le sable jusqu'à la mer. L'y balançant, le lycéen s'exclama :

-Et un cyborg à la mer ! Un !

A demi noyé sous l'eau salée, Tony ressortit la tête, sentant un frisson parcourir son échine. Jetant un coup d'œil à Pepper qui grelottait, il se décida à sortir de l'eau et à se ruer sur Rhodey. Ils roulèrent sur le sable, s'affrontant comme deux pugilistes romains. Emergeant de l'eau Pepper les sépara, une fois qu'ils furent couvert de sable et riant comme jamais.

-Non mais, est ce que vous êtes dingue ? Demanda elle.

-Un peu, avoua Rhodey.

Tony, frottant ses vêtements, eu un sourire attendrie. Il n'avait pas autant rie depuis un moment. La rousse alla chercher sa serviette dans laquelle elle s'enroula, alors que Rhodey allait se rincer à l'eau de mer. Remontant, il se sécha avant de jeter un regard à son meilleur ami qui tremblait. Avec un sourire moqueur, la rousse s'exclama :

-Ça t'apprendra à partir sans sac !

-Je sais… Murmura il frictionnant ses bras.

Elle se leva, vint s'asseoir à côté de lui, et passa un pan de la serviette sur son épaule. Ramenant son bras sur le réacteur, elle posa sa tête contre lui :

-Voilà. Tu ne seras pas malade au moins.

-C'est trop mignon, souffla Rhodey.

-Oh toi, la ferme ! Il n'y a rien entre nous, se défendit le génie.

-Juste des cerises confites, confirma Pepper.

Le réacteur frissonna à ces mots. Avec un sourire, Rhodey descendit jusqu'à eux et posa sa tête sur l'épaule de la jeune fille. Ainsi côtes à côtes, ils se sentaient invincibles, d'une force sans égal. Ou peut être égale à celle d'un certain homme de fer.

Quelques heures plus tard, justement, Iron man sillonnait New York. Dans la pénombre, uniquement éclairé par les étoiles, Tony avait oublié tous les problèmes de Stane et WEPLASH pour ne plus penser qu'à son après midi. Il était encore couvert d'eau et de sable. Rhodey, depuis l'atelier, déclara :

-Je suis sure que ce n'est pas Hammer qui a envoyé ce mail !

-Rhodey ! Pesta le génie, J'avais complétement oublier cette histoire !

-Pour te concentrer sur Pepper, je paris !

-Tu n'arrêteras donc jamais de m'asticoter ?

-Pourquoi ? Je devrais ?

-Je ne suis pas amoureux d'elle, merde !

-Ça se voit, ironisa le jeune homme.

-Oh, et puis… Pense ce que tu veux !

Il entendit son meilleur ami rire, ce qui ne l'amusa pas le moins du monde. Virant vers la Toure Stark, Rhodey changea complétement de sujet :

-Sinon, tu as une idée de qui a écrit ce mail ?

-Celui de l'informaticien ?

-Oui. Il est sensé être mort, tu te rappels ? En fait, il ne l'est pas. Je fais des recherches en ce moment, et il y a écrit que « A la suite d'un accident de parachute, l'informaticien Alfred Banks a été plongé dans le coma afin de mourir sans douleur. C'est une lourde perte pour le monde entier qui le considérait comme le précurseur des nano-virus contrôlables ».

-Je ne vois pas en quoi ça nous aide, avoua le garçon.

-Imagine une minute que ce mec ait conçu le virus, et soit sortit miraculeusement de son coma… pourquoi il l'aurait envoyer à l'ordinateur de Stane ?

-J'en sais rien… Je ne comprends même pas pourquoi est ce que certain dossier sont apparus.

-Quels dossiers ?

-Euh… rien. Enfin rien de grave, des articles de presse, des vidéos…

-L'accident de tes parents ?

-Ouais. En partie.

Au moins, songea il longeant la Toure jusqu'au bureau de Rowena, c'était dit. Rhodey se racla la gorge, comme hésitant à laisser un silence planer. Il finit par demander :

-Ton… accident ?

-Aussi. Bref, pour en revenir au virus, je ne vois pas pourquoi ce serait Banks qui l'aurait envoyé ! Il vient de la boite mail d'Hammer, je te rappel !

-Alors pourquoi Justin Hammer aurait il envoyé une ligne de code qu'il ne comprendrait pas à une adresse mail qu'il ne connaît pas ?

-Par ce qu'on lui a demandé de le faire.

-Une autre idée ?

-On l'a peut être forcé.

-Aussi… En tout cas pour Hammer, on ne peut pas aller loin. Il faudrait qu'on entre en contact avec quelqu'un de suffisamment proche de lui pour accéder à sa boite mail.

-Et si c'était un hacker qui l'avait pirater ?

-L'ordinateur d'Hammer est un des plus sophistiqué au monde : c'est son père qui lui a construit. Je pense qu'il n'existe qu'une dizaine de personne sur Terre capable de le craquer. Et je m'inclus dedans.

-Dans ce cas on cherche un hacker surdoué, qui crée des virus indestructibles et qui a suffisamment d'argent pour payer WEPLASH.

-Ce type là… Comment tu l'appels déjà ?

-Banks.

-Voilà. Il correspond à la description.

-Elémentaire, mon cher Watson ! La seule chose que je ne comprends pas, c'est pourquoi Banks avait besoin de l'ordinateur de Stane…

-J'ai réfléchis à ça, avoua le génie faisant le tour de la Toure, Comme certains dossiers sont apparus sur l'ordinateur, je pense que quelqu'un a insérer une clef USB a chargement automatique. Je n'ai pas encore eu le temps de le démonter, mais je pense que le disque dur a été renforcé par un logiciel extrêmement poussé, ce qui a permit à l'ordinateur de ne pas être affecté par le virus.

-Mais pourquoi celui de Stane ?

-Par ce qu'il est très puissant, lui aussi.

-Donc, on a notre coupable ! S'exclama Rhodey enthousiaste, C'est Banks !

-Oui, sauf que Banks est mort !

Rhodey poussa un soupir, signe qu'il en avait vraiment assez. Cette histoire était trop tordue pour qu'il puisse y comprendre quoi que ce soit. Tony, poussant un soupir lui aussi, décréta :

-Je rentre, je ne tiens pas à être dans le même état que Lundi.

-Ok… Attend, il y a quelqu'un dans la rue.

-Besoin de mes services ?

-Je ne crois pas, c'est bon, rentre.

Soudain, depuis le sol, une voix s'éleva. Elle l'appelait, bien qu'il n'y eu qu'un mot dans la phrase, un mot qu'il connaissait trop bien.

-Tony !

Baissant la tête, il trouva Pepper sur le trottoir, un sourire aux lèvres. Elle tenait dans la main son téléphone. Quelques secondes plus tard, JARVIS déclarait, alors qu'il fixait encore Pepper qui, au sol, tenait toujours son portable à la main :

-Monsieur, vous avez un reçu un MMS de mademoiselle Potts. Dois-je l'afficher ?

-Oui JARVIS.

Quelques secondes plus tard, le garçon trouva une photo d'Iron man prés de la Toure Stark, fixant le photographe. En dessous du cliché se trouvait un simple mot, mais qui ne correspondait que trop bien à Pepper. « Grillé ».

Sans rien dire à Rhodey, le jeune homme ordonna à JARVIS d'appeler la jeune fille, ce qu'il fit. Il la vit décrocher et amener l'appareil à son oreille :

-Allo Pepper ?

-Oui, Iron man ?

-Euh…

-Alors c'était toi ? Depuis le début ?

-Ben… Oui. Comment t'as deviné ?

-Quand on entend Iron man dire « Mademoiselle Potts » une fois, on ne l'oublie jamais ! Et puis t'es un génie, fils de concepteur d'arme, milliardaire, qui a passé du temps dans une grotte où il a dut se protéger… T'étais grillé !

-Et merde.

Depuis le sol, il la vit et l'entendit éclater de rire. Elle semblait amuser, ce qui le soulagea beaucoup. Au début, il avait crut qu'elle allait lui demander de rendre son armure à Iron man.

-Pourquoi merde ?

-Par ce que maintenant tu vas pouvoir me dénoncer.

-Je ne le ferai pas, à une condition.

-Je t'écoute…

-Tu te rappels du groupe que je voulais qu'on forme ?

-Hum… non, mais poursuit.

-Et bien je viens de réaliser que vous vous étiez bien fichue de moi, toi et Rhodey. Alors je veux juste entrer dans l'Iron club. Ça marche ?

Un franc sourire se dessina sur les lèvres du génie alors que JARVIS et Rhodey hurlait un « Non ! » désespéré. Il resta silencieux un instant avant de murmurer, amusé :

-D'accord mademoiselle Potts. Rendez vous demain soir devant chez moi.

-D'accord. J'amène quoi ?

-Et bien… rien.

-Ce sera tout, monsieur Stark ? S'enquit elle ironique.

-Ce sera tout, mademoiselle Potts.

Tony raccrocha, un grand sourire resplendissant aux lèvres. Il rentra à l'Atelier en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Une fois que JARVIS lui eu retirer l'armure, Rhodey se jeta sur lui, tous les sens en alerte. Il hurla :

-Tu as fais quoi ?!

-Je…

-Tony, il s'agit de Pepper ! De Pepper ! Si il lui arrive quoi que ce soit…

-Rhodey, soit c'était ça, soit elle allait tout dire…

-Mais ce n'est pas une raison !

-Si, s'en est une. Rhodey, ça va aller. Tu connais Pepper comme moi, si je ne lui avais pas dis oui, elle aurait trouvé un moyen de venir quand même !

Son meilleur ami grimaça, réalisant qu'il avait raison. Quoi qu'il arrive, la rousse aurait réussi à les espionner, ou à les suivre, mais elle aurait fini par les surprendre. S'avançant vers son bureau, Tony demanda à JARVIS de tracer le mail qu'Hammer avait envoyé à Stane, et de trouver de quel ordinateur il avait été envoyé.

Après cela, le duo quitta l'Atelier. Au dehors, un froid piquant les saisit. Rhodey s'en fut d'un bon pas, courant à demi pour attraper le dernier bus. Tony, un sourire constant aux lèvres, traversa la rue et allait ouvrir la porte lorsqu'il réalisa qu'elle était ouverte. Entrant, il trouva le salon-cuisine allumé, et Nick Fury assit sur un canapé, pianotant sur l'ordinateur de Stane. Dans la pièce résonnait les mots Afghans de ses ravisseurs.

Il laissa tomber ses clefs sur le sol, ébahi. Se levant, son œil unique brillant d'un mélange de fureur et d'inquiétude, le général demanda :

-Monsieur Stark, pourquoi avez vous allumé l'ordinateur d'Obadiah Stane ?

-Je…

-Qu'est ce que c'est que ce dossier « Mission ARK » ? Pourquoi y-at-il des articles, des vidéos et des notes qui ont tous un lien avec ce qui vous ait arrivé, à vous et vos parents ?

-Ce n'est pas moi qui les ai…

-Je veux une réponse !

-Mais je…

-Pourquoi avez vous amené l'ordinateur d'Obadiah Stane, ici ?

-Monsieur Fury, je vous assure que je n'ai rien fais ! J'ai trouvé cet ordinateur dans le bureau de Rowena Cups…

-Qu'est ce que vous faisiez dans son bureau ?

-Elle m'avait demandé d'aller chercher son ordinateur.

-Et vous avez trouvé l'ordinateur de Stane là bas ? Dans le bureau d'une femme enceinte ? Vous vous moquez de moi ?

-Non ! Il y était. Je ne sais ni comment, ni pourquoi, mais il y était.

-Je suis navré monsieur Stark, mais je ne peux pas croire à de pareil sornette !

-Ce ne sont pas des sornettes ! Hurla il. Je ne vous mens pas !

-Je ne vous crois pas !

-Mais…

Tony avait les larmes aux yeux. Il repensait à comment Fury l'avait coucher, le soir où il s'était endormis sur son ordinateur. Il revoyait le petit déjeune qu'il lui avait cuisiné, et les pattes qu'il avait faites cuire. Comment avait il put penser, même un instant, qu'il était possible qu'ils se parlent ? Simplement.

Claquant la porte, il courut jusqu'à sa chambre et s'enferma à double tour, incapable d'écouter son tuteur plus longtemps. Sentir ses espoirs être brisés étaient quelque chose qu'il avait beaucoup ressentit, mais à présent, cette sensation lui était insupportable. Il ne voulait plus entendre les hurlements de douleur de ses rêves.