Désolée de mon habituel retard (qui est de maintenant...DEUX MOIS? WOW LE RECORD) mais là j'avais vraiment trop de choses à faire, les exams, une fanfic que j'ai créé (et qui sera sans doute publier lorsque celle-ci sera finit)... Mais j'ai enfin réussi à poster et je suis sûre que vous me pardonnez :3 (Ah au fait je ne vous demande jamais d'écouter des chansons mais là si vous le souhaitez, je vous conseille 18 and Life de Skid Row, je trouve que ça colle bien avec!)
Dean était rentré chez lui, marchant comme un automate (et devait d'ailleurs y ressembler), les yeux perdus dans le vague. Il avait ouvert sa porte, l'avait fermé, puis était passé devant son père qui l'avait regardé d'un œil étrange mais qu'il n'avait pas remarqué. Il était ensuite monté -sans toute fois s'en rendre compte- et c'était couché sur son lit tout habillé. Il avait gardé les yeux rivés sur le plafond, son esprit aussi creux qu'un ballon de baudruche. Il avait bien essayé de dormir et avait fermé les yeux. Mais en fait, il n'avait pas réussi à s'endormir. Trop de choses tournaient dans sa tête alors que ses paupières étaient fermées. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il avait pu penser quelques instants plus tôt. Ses mots se cognaient à l'intérieur de son crâne sans qu'il puisse rien y faire.
"J'étais amoureux de Castiel."
C'était étrange comme paroles, elles lui semblaient totalement inconnues dans sa bouche. Mais tout était clair maintenant, ses rêves, son envie lancinante de lui parler, de l'entendre dire qu'il comptait pour lui...Il se rendait compte à quel point il avait été stupide et aveugle, en essayant pendant des jours de se convaincre que ces choses qui lui arrivaient venaient seulement du fait que c'était son ami. Il ne savait pas trop quoi faire maintenant. Devait-il lui en parler? Faire comme si de rien n'était? Ou se taire? Après tout pour Castiel il n'était que son meilleur ami. Il ne pouvait plus retourner en arrière et se demandait ce qu'il allait faire.
Le lendemain, le réveil fut terrible pour Dean. N'ayant pas passé une très bonne nuit, il avait des cernes sous les yeux et tout son corps lui semblait lourd et encombrant. Mais surtout il se sentait horriblement mal à l'intérieur. Car maintenant qu'il savait qu'il était attiré par Castiel il se sentait un peu déprimé. Non pas à cause de lui mais surtout parce qu'il se rendait compte que tout ce qu'il avait pensé auparavant se révélait être un mensonge. Il s'était toujours considéré comme viril et évitait tout ce qui était homosexualité mais maintenant qu'il était dedans, son cerveau ne l'intégrait toujours pas. C'était toujours très déstabilisant de se rendre compte de quelque chose qu'on avait cru impossible pendant des années devenait finalement possible, et tout ça en l'apprenant d'un coup de fouet.
Mais également, il avait réfléchi sur son attitude d'hier et s'était rendu compte qu'il avait rejeté Castiel. Il devait sans doute croire qu'il lui en voulait. Il regarda le mur pendant quelques secondes. Ses sentiments pour lui étant une certitude, il ne savait pas vraiment comment il allait l'aborder.
"Mais comment je vais faire?" soupira-t-il en se passant une main dans les cheveux.
Il regarda une nouvelle fois le mur en pensant à Castiel, puis un bâillement à se décrocher la mâchoire l'interrompit.
"Bon je vais déjà prendre un café et une bonne douche pour me réveiller un peu." pensa-t-il.
Il se leva et se dirigea vers la salle de bain en baillant une nouvelle fois. Il remarqua qu'il avait encore les vêtements d'hier soir et grimaça en sentant l'odeur nauséabonde qui en dégageait. Il se lava donc avec précaution, l'eau chaude le réveillant un peu plus. Une fois finie, il attrapa de nouveaux habits qu'il revêtit. Puis il descendit jusqu'à la cuisine, les cheveux encore humide et se fit chauffer du café avant de se préparer un bol de céréales. Il s'assit en soupirant sur une chaise et tourna d'un air absent la cuillère dans son bol. Il repensa à la façon dont il devrait s'y prendre pour lui parler. Il n'avait jamais été bon pour les discours et craignait de dire tout le contraire de ce qu'il pensait.
"Non mais qu'est ce que je vais dire?" pensa-t-il en ruminant, "Hey salut Cas, désolé pour hier mais j'ai embrassé la fille que tu n'aimais pas juste après t'avoir ignoré et je me suis rendu compte que j'étais gay! Au revoir et bonne journée!"
Il poussa un soupir à fendre l'âme avant de prendre une bouchée de ses céréales ramollies. En plus de la confusion qui l'animait, il se sentait un peu triste. Qu'est ce qui se passerait si il n'arrivait toujours pas à lui avouer ses sentiments? Il se renfermerait sur lui-même, dans la peur de ne pas être accepté et irait dans des bars gays pour se changer les idées? Devait-il renier ses sentiments et se taire à jamais? Non, impossible. Il repoussa cette pensée désagréable d'un geste désinvolte de la main et prit une cuillérée de ses céréales. Cela ne faisait pas longtemps qu'il connaissait Castiel et ne l'avait vu en personne que deux fois mais il avait déjà bouleversé sa vie. Un sourire naquit sur le coin de ses lèvres tandis qu'il repensait au visage rayonnant de Castiel lorsqu'il l'avait vu. Une chose est sûre, il lui dirait un jour, peut-être demain, peut-être dans un an, mais il lui dirait. Il soupira et se gratta la nuque.
Ce que c'était compliqué d'aimer...
Il entendit soudainement une porte à l'étage claquer, puis des pas descendre les escaliers. Sam devait être réveillé. Effectivement, il arriva en pyjama, les yeux encore ensommeillés et sortant à peine du lit.
"Heya Sunshine!" S'exclama Dean en mangeant une nouvelle cuillérée de céréales.
"Gnalut..." grogna Sam en baillant.
Dean sourit. Sam avait toujours eu le réveil difficile et cela lui faisait toujours rire lorsqu'il arrivait le matin, ses cheveux mi-longs emmêlés d'une façon impossible. Il se leva et rempli un verre de lait froid avant de sortir un paquet de cookies.
"Tiens ton petit déjeuner."
Sam hocha la tête et s'assit à côté de lui avant de bailler une nouvelle fois. Il mangea mollement ses cookies qu'il avait trempé dans du lait en silence. Dean le regarda un instant. Il semblait inquiet.
"Ca va?" demanda-t-il finalement.
"Non pas trop..." grommela-t-il en mordant dans un cookie.
"Ah? Et pourquoi?"
Il prit une grande inspiration.
"Je m'inquiétais pour Papa."
Dean lui sourit.
"Ne t'en fais pas. Papa est bien traité à l'hôpital, et puis sa vie n'est pas en danger. Ce n'est...Ce n'est qu'une fracture du crâne."
Sam releva la tête et plongea son regard dans le sien.
"Dean...Ce n'est pas la peine de me mentir tu sais. Je sais très bien ce qui est arrivé à Papa. Je ne suis pas aveugle."
Dean baissa les yeux, un peu honteux. Il avait tendance à oublier que Sam, bien qu'étant jeune, était loin d'être bête et était même plus intelligent que lui. Mais il voulait le protéger et ne voulait pas qu'il ai une mauvaise image de son père même si il savait que c'était déjà trop tard.
"Oui tu as raison...Je suis désolé Sammy." soupira-t-il.
Sam hocha la tête.
"On pourra aller le voir? Je sais qu'il n'a jamais aimé les hôpitaux après...Maman."
Dean se sentit triste en entendant ce mot qu'il n'avait plus le loisir de prononcer mais ne laissa rien paraître.
"Bien sûr, je t'y emmènerai."
"Merci Dean." dit Sam en souriant.
Dean lui rendit son sourire. L'inquiétude qui se lisait quelques minutes avant cette discussion avait disparu pour faire place à un visage un peu plus rayonnant. Cela lui donna la pêche car si son petit frère était heureux, il l'était également. Il termina son petit déjeuner et les rangea dans le lave-vaisselle.
"Lorsque tu as fini, habille toi. On part dés que tu es prêt."
Comme prévu, Dean amena Sam avec l'Impala à l'hôpital. Sur le chemin il réfléchit pour la énième fois sur quand est-ce qu'il allait parler à Castiel. Il se dit finalement qu'il le ferait lorsqu'ils rentreraient, car après tout il n'y aurait pas John pour le surprendre. Lorsqu'ils entrèrent, ils constatèrent qu'il n'y avait pas beaucoup de monde, ce qui était surprenant pour un hôpital mais cela était tout de même bien pour Dean qui n'aimait trop la foule. Ils se dirigèrent vers la chambre de leur père. Dean se demandait si il dormait encore. Il ne voulait pas le réveiller, son père de mauvaise humeur n'était jamais quelque chose de beau à voir. Mais lorsqu'il entra dans le chambre il fut surpris de constater que son père était debout et était en train d'enfiler ses vêtements.
"Papa...?" s'étonna Dean.
"Bonjour papa!" fit Sam avec soulagement.
John releva la tête et ne sembla ni surpris ni particulièrement heureux de les voir.
"Ah Dean, Sammy! Super vous êtes là, je suppose que vous êtes venus avec l'Impala, tant mieux je n'aurais pas à marcher jusqu'à la maison finalement." dit-il en guise de bonjour.
"Mais pourquoi tu es levé? Tu as été interné hier!" s'exclama-t-il.
Le père Winchester haussa les épaules.
"J'allais quand même pas rester là en sachant qu'il y a deux crétins chez moi qui pourraient y mettre le feu! Et puis je vais très bien, je suis un Winchester oui ou non?."
"Mais tu n'es pas totalement guéri!"
"Et alors? J'ai très bien pu survivre sans eux jusque là. Et puis tu devrais t'estimer heureux que je ne t'en veuilles pas de m'avoir amener ici." grommela-t-il.
Dean savait que la seule raison pour laquelle il voulait partir était parce qu'il détestait les hôpitaux. Il voyait bien dans ses yeux qu'il était mal à l'aise car cela lui rappelait trop sa femme, où elle avait passé de longs mois à agoniser.
"Sam est vraiment très heureux de te voir lui aussi." marmonna Dean glacialement pour lui faire comprendre qu'ils étaient venus pour lui.
John souffla d'un air désintéressé tout en enfilant ses chaussures.
"En route."
Puis après avoir frotter distraitement la tête de Sam il passa devant eux sans plus un regard. Ce que Dean pouvait le haïr parfois, aussi bien pour son entêtement toujours aussi irraisonné mais aussi pour cet amour qu'il ne montrait jamais, pas même à Sam et qui leur faisait croire qu'il ne les aimait pas. Il savait bien qu'il les aimait mais il pensait que l'affection était parti en même temps que leur mère. Il le trouvait lâche de les délaisser. Mais ça il ne le dirait jamais à Sammy. Il lui ferait croire jusqu'au bout que son père était extraordinaire. Et puis qui sait...Peut-être qu'il finirait par y croire lui aussi?
Ils le suivirent à travers les couloirs, sous le regard mécontent des médecins qui désapprouvaient son choix de s'en aller. Au moment de sortit, Dean vit l'infirmière Dawn qui passait. Elle le remarqua et le voyant avec son père qui s'en allait, son visage s'attrista. Dean hocha la tête silencieusement pour la saluer puis la détourna bien vite. Il n'avait pas besoin de sa pitié.
Le chemin dans l'Impala se passa en silence, seul la musique d'AC/DC passant à la radio le brisant. Lorsqu'ils arrivèrent, Dean vit Gabriel qui attendait devant leur porte, toujours avec une sucette à la main. En entendant le bruit du moteur, il se retourna et constatant que c'était les Winchesters , il sourit.
"C'est qui ce zozo?" bougonna le père en tirant le frein à main.
"Un ami de Sam." répondit Dean.
John marmonna quelque chose du genre "un ami? N'importe quoi..." puis sortit de la voiture. Sam fit de même et courut jusqu'à Gabriel, un sourire sur les lèvres.
"Hello Sammy!" s'exclama Gabriel avec un clin d'œil, "Tu veux venir jouer?"
Sam agita frénétiquement la tête, surexcité, puis se tourna vers Dean et John.
"Je peux...?"
John hocha la tête, mais il n'en avait pas vraiment quelque chose à faire. Mais il ne savait pas que cette demande ne lui était pas dédiée car ses yeux étaient tournés vers Dean.
"Fais comme tu veux." répondit ce dernier avec un sourire.
Sam le remercia et alla se promener avec Gabriel. Dean ne faisait pas complètement confiance au Novak mais il savait qu'il ne ferait rien à Sam. Et puis il préférait qu'il soit loin de la maison quand il y avait John. Il rentra à la maison avec son père qui alla s'installer dans le fauteuil. Il se servit un verre de Whisky. Dean leva les yeux au ciel. Décidément il était irrécupérable.
"Dean." l'appela-t-il.
"Qui y a -t-il?" répondit-il alors qu'il allait monter les escaliers.
"J'aimerais du calme, il y avait toujours du bruit à l'hôpital. Donc je ne veux pas t'entendre, c'est clair?"
Dean soupira.
"Oui monsieur."
Puis il monta les escaliers et s'enferma dans sa chambre. Il se tourna directement vers le mur et le regarda longuement. Il avait tellement envie de lui parler...Et puis après tout qu'est ce qui le retenait de le faire? Son père était en bas et ne l'entendrait surement pas. Et puis...Quand à ses aveux, il aviserait en cours de route. Il s'approcha du mur et s'assit à côté du trou, comme à son habitude.
"Cas'?"
Il attendit quelques secondes mais il ne lui répondit pas. Il savait qu'il était là et qu'il l'écoutait. Il ne quittait jamais sa chambre, pourquoi ne serait-il pas là? Il prit une grande inspiration.
"Cas'...Je sais que tu es là et que tu m'entends. Bon, voilà je...Je suis désolé. Hier, c'était vrai. J'étais là quand tu as tenté de m'appeler, mais ça je pense que tu le sais déjà. En faites hier c'était vraiment une journée de dingue et pendant la nuit il m'est arrivé que...quelque chose dont j'éviterais de parler sinon tu vas me prendre pour un psychopathe mais ça m'a vraiment perturbé...Je sais que je suis la seule personne en dehors de ta famille à qui tu peux parler et ça a du vraiment t'attrister que je refuses de te parler comme ça. C'était la chose la plus cruelle que je pouvais faire. Je m'en veux tu sais. Je voulais pas te faire du mal...(il rit tristement) Tu mérites mieux comme ami c'est sûr..."
Le mot "ami" avait eu du mal à sortir. Il voulait tellement être plus qu'un "ami"...Mais il avait peur que si il lui disait, il allait briser cette amitié qui avait naquit entre eux.
"Enfin bref voilà c'était pour te dire ça et une nouvelle fois que j'étais désolé. Je comprendrais vraiment si tu souhaitais ne plus me parler et..."
"Jamais je ne voudrais cesser de te parler Dean." le coupa la voix de Castiel.
Dean fut soulagé de n'entendre aucune animosité dans sa voix. Il paraissait même heureux.
"Cas'! C'est...C'est génial d'entendre ta voix!"
Castiel rit doucement de l'autre côté.
"Pareil. Tu m'avais manqué."
Le cœur de Dean fit un bond dans sa poitrine.
"Tu m'en veux toujours?" s'enquit-il de demander.
"Bien sûr que non. J'ai été une nouvelle fois égoïste, tu as raison tu es le seul ami que j'ai dans ma vie et...Chaque fois que je me dis que tu pourrais t'en aller et me laisser seul...Ca me brise le cœur et j'agis puérilement." dit-il d'une voix plus basse pour les derniers mots.
"Oh Cas' ne pense pas ça. Jamais je ne te quitterais."
Castiel sourit. Ses mots lui faisaient extraordinairement plaisir. Dean était le seul qui lui disait des mots gentils. Et Dieu qu'il adorait ça, il buvait chacune de ses paroles comme le lus délicat des nectars en espérant que jamais la source ne se tarisse. Il savait bien que cela pouvait sembler égoïste mais avec une vie comme la sienne...Qu'y avait-il de mal à se faire plaisir?
"Par rapport à ce que tu disais...Je ne sais pas si je mérites un ami comme toi mais une chose est sûre...C'est que je ne voudrais en changer pour rien au monde."
Dean sourit.
"Merci Cas'."
Il y eut un silence où tous deux se délectaient des paroles qu'ils avaient prononcé. Ce fut Castiel qui brisa finalement ce silence.
"En fait...Je me demandais pourquoi tu avais décidé de me parler d'un seul coup. Ne crois pas que c'est un reproche mais je voudrais juste savoir ce qui t'a décidé."
Dean s'arrêta de respirer pendant quelques secondes. Devait-il lui dire? Ce n'était pas quelque chose que l'on disait à la légère et aurait préféré le dire face à face mais n'avait pas vraiment le choix. Il prit une grande inspiration.
"Bon voilà ça ne va pas te plaire mais hier...Hier je suis sorti avec Lisa."
Il entendit Castiel pousser un soupir mais ne dit cependant rien.
"Et un truc dingue m'est arrivé. Je me suis rendu compte que...que..."
Les mots n'arrivaient pas à sortir. Il avait l'impression qu'il jouait sa vie. Ce qui devait être sans doute le cas, car en cas de refus...Il ne pense pas qu'il s'en remettrait.
"Que quoi?" fit Castiel en le tirant de ses pensées.
"C'était à propos de toi Cas'. Je n'avais jamais cru ça possible. Je ne sais absolument pas ce qui va se passer ensuite mais je ne peux pas garder ça sur le cœur plus longtemps."
Castiel attendait avec impatience derrière le mur. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. Il allait lui demander qu'il était parfaitement à l'écoute...
Lorsque sa porte s'ouvrit.
Dean l'entendit également.
"C'est Gabriel?" demanda-t-il.
Peu importe qui c'était, il avait cassé sa déclaration. Il se sentit découragé. Mais bizarrement Castiel ne répondit pas. Dean entendit un son sifflant, assez fort et rapide. Il se demandait d'où pouvait provenir ce bruit. En l'écoutant plus attentivement, il comprit que c'était Castiel.
Il respirait tellement fort qu'il pouvait l'entendre d'ici.
"Cas'? Cas'! Qu'est ce qui se passe?" chuchota-t-il.
Il entendit des pas s'avancer doucement, d'un pas tranquille et lent. Il entendit Castiel gigoter sur son lit.
"S'il te plait...Je n'ai rien fait, je t'en prie..." se mit-il à sangloter d'une voix implorante.
Le cœur de Dean s'arrêta. Il était terrifié, sa voix le faisait clairement sentir. Ca ne pouvait...Ca ne pouvait pas être ce qu'il pensait?
Il entendit des raclements sur le mur. C'était Castiel qui ,essayant de reculer le plus possible, griffait le mur avec ses ongles. D'un seul coup il poussa un cri strident et Dean se leva d'un seul coup.
"Cas'!" s'exclama-t-il, apeuré.
Il entendit un bruit sourd et Castiel hurla de douleur. Son cri figea Dean. Il n'avait jamais rien entendu de plus horrible dans sa vie. D'autre bruits sourds suivirent et Castiel hurla de plus belle. Il entendait ses sanglots, ses supplications qui priait son agresseur d'arrêter.
On le frappait.
Dean commença à tambouriner sur le mur.
"Arrête ça, connard! Laisse-le tu m'entends! Laisse-le!"
Il hurlait de toutes ses forces mais il ne semblait ne pas l'entendre. Les cris de Castiel redoublaient, de plus en plus étranglés par les sanglots, et chacun était un coup de poignard dans le corps de Dean. L'attaquant ne parlait même pas. Mais Dean entendait son rire, sadique, mesquin. Il se délectait des cris de Castiel. C'était répugnant. Dean ne savait pas quoi faire, son cerveau était comme gelé. Il tambourina de plus en plus fort, les poings en sang et les larmes jaillissant de ses yeux. Il ne pouvait pas supporter ça, c'était trop abominable. Mais l'homme ne s'arrêta pas pour autant et continua, si bien que les cris de Castiel finirent par couvrir ceux de Dean qui implorait de tout son être que cela cesse.
Je suppose que vous allez me haïr d'avoir recommencé à poster...
