Enfin ! Oui enfin je sors ce chapitre ! Je suis désolée pour l'attente, franchement si j'avais pu écrire plus vite je l'aurai fait mais voilà, parfois la vie est bien cruelle. Si vous voulez tout savoir, allez jeter un coup d'oeil à mon profil, j'explique bien (normalement xD).
Et puis il y a eu le chap' 207, et là mon cerveau s'est figé pendant deux jours. Je spoil pas mais ceux qui l'ont lu savent de quoi je parle. Et j'ai découvert que j'avais des dons de voyance... et c'est pas drôle, vu la situation dans le chap' 207.
Disclaimer : Beelzebub m'appartient pas (d'ailleurs j'attends trop le chap' 208 !)
Pairing : Oga X Furuichi. Oui, ça y est, j'inverse !
Merci pour toutes vos reviews et vos encouragements. C'est vraiment gentil !
Bonne lecture !
Première fois
Tout parti d'un caprice d'Oga, alors qu'il tendait le bras vers Furuichi pour qu'il le morde. Il feinta et retira le sang convoité sous le nez de Furuichi qui fut assez surpris. Oga souriait, fier de lui. Fier de quoi, Furuichi se demandait bien tiens. Qu'est-ce qu'il avait à lui retirer sa source de vie ce crétin ?
- Qu'est-ce que tu fais ?, demanda enfin Furuichi.
Oga sourit davantage, si c'était possible, puis des soubresauts agitèrent tout son corps. Il était visiblement en train de se marrer. Il se foutait bien de sa gueule en plus.
- Mais quoi ?! Pourquoi tu te marres ?!, s'énerva Furuichi devant le rire d'Oga qui ne s'arrêtait pas.
Oga n'en pouvait plus, son idée était vraiment trop géniale ! Et ça lui permettait de voir Furuichi avec son air énervé. Trop craquant !
Furuichi allait gueuler contre le brun parce qu'après tout il n'allait pas se laissait faire sans rien dire mais Oga le devança en se calmant puis retendit son bras à porter de crocs de son meilleur ami. Méfiant et le surveillant du coin de l'œil, Furuichi approcha ses canines effilées près de la chair tendre qui disparut brusquement de son champ de vision. Encore ?!
- Mais tu joues à quoi ?!, enragea le vampire en manque.
- En fait…, commença le brun avant de se taire, mi-sérieux, mi-amusé.
- Quoi ?, aboya Furuichi en croisant les bras, fatigué d'attendre la réponse d'Oga.
- Eh bien je me disais… Pourquoi on n'échangerait pas ?
- De quoi ?
- Ben nos places, répondit naïvement Oga, comme-ci sa proposition était tout à fait naturelle.
- QUOI ?!, rougit fortement Furuichi. Pas question !, objecta-t-il immédiatement.
- Allez, ça peut pas faire de mal ! Et je te laisse me mordre autant que tu veux pendant qu'on le fait !, argumenta le brun.
- Mais non, on est très bien comme ça !
Le sourire d'Oga se fana tristement, tout amusement envolé. Il ne pensait pas que Furuichi serait contre à ce point-là. Il soupira bruyamment et Furuichi se mit sur ses gardes, comme-ci Oga allait l'attraper pour le faire sien. C'est qu'un Oga, c'était pas très patient et rarement délicat.
- Pourquoi tu veux pas ?, renchérit enfin le brun, inconscient des pensées de son meilleur ami. C'est pas un drame si on le fait juste une fois. Et j'ai envie d'essayé…
Oga plongea ses yeux dans ceux de Furuichi qui ne répondit rien mais se détendit légèrement. Il était vrai que jusqu'ici, Oga ne s'était jamais plaint, sauf quand il lui buvait trop de sang et qu'il perdait toute sa force. Mais ça, c'était encore autre chose. Là, il lui demandait quand même de mettre sa fierté d'homme de côté pour le satisfaire. Il ne voulait pas… Il ne pouvait pas !
- Je ne…, s'apprêta-t-il à dire avant d'être coupé par un baiser violent dont il était impossible d'échapper à cause des grandes mains qui emprisonnaient son visage.
La langue du brun s'immisça dans sa bouche et s'emmêla à sa propre langue, ignorant les petites griffures que les canines lui infligeaient. Le peu de sang que Furuichi put goûter lui révéla la passion et l'amour qui animaient ce geste brusque. Tout aussi abruptement qu'il l'avait amorcé, Oga coupa court au baiser mais garda le crâne de Furuichi entre ses mains. Son meilleur ami rougit encore plus et autant dire qu'il ressemblait carrément à une tomate. Il commençait à peine à accepter les sentiments d'Oga et à peut-être, hypothétiquement, remettre en cause ses principes pour éventuellement accepter d'aimer, au sens amoureux du terme, cet imbécile de meilleur ami alors il était encore loin de se sentir prêt pour laisser Oga faire de lui ce qu'il voulait.
Furuichi ne disait toujours rien mais ses yeux exprimaient tout son refus envers la proposition d'Oga. Le brun s'en aperçut, ne comprenant pas vraiment pourquoi il était tant opposé à cette idée. Ce n'était pas naturel dans un couple de laisser parfois les choses changer un peu ? Ils n'étaient quand même pas un vieux couple avec 20 ans de mariage à leur actif, avec leurs petites habitudes bien ancrées dans leur quotidien !
- Qu'est-ce qui te gêne tant que ça ?, le questionna-t-il finalement. Je te promets d'être le plus doux possible, continua-t-il, conscient de l'importance de rassurer le plus petit.
- C'est pas ça. C'est trop…
Furuichi réussit à arrêter le court de sa phrase avant de dire une bêtise. Pour lui, c'était trop humiliant. Il n'était pas une fille et ce n'était pas naturel. Il se mordit la langue, réalisant à quel point il aurait pu blesser Oga. Ce dernier restait silencieux, attendant la suite de sa phrase. Mais Furuichi ne pouvait vraiment pas lui dire. Lui dire que toutes les choses qu'Oga faisait étaient dégoûtantes et indignes d'un mec alors que le brun avait l'air d'adorer ça et qu'il n'en n'avait même pas honte.
Si Oga le faisait, pourquoi lui s'en sentait incapable ? Mais d'abord, pourquoi voulait-il échanger d'un coup ?
- Je peux te poser une question ?, fit-il à Oga.
Celui-ci acquiesça silencieusement.
- Tu… T-tu aimes qu-quand…, bafouilla-t-il, embarrassé.
Il souffla pour reprendre de l'assurance et lança :
- Tu aimes être en-dessous ?
Oga s'attendait un peu à cette question et sourit intérieurement. Si Furuichi s'y intéressait, ça voulait dire que tout n'était pas perdu !
- J'adore ça. Parce que c'est totalement différent de tout ce que j'ai connu jusque là et…
Il hésita une seconde, la bouche entrouverte mais les yeux rivés sur Furuichi. Il baissa les yeux et se gratta le menton, un petit sourire sur les lèvres et le cœur un peu plus rapide.
- Ben c'est bien avec toi.
Furuichi comprit ce qu'il voulait dire. Après tout, pour lui aussi, Oga était quelqu'un de spécial. C'était quand même le seul mec qui arrivait à lui faire douter sur sa propre orientation sexuelle ! Mais il n'arrivait pas à se décider. Coucher avec Oga d'accord, mais que s'il n'était pas en-dessous.
- Tu sais…, murmura Oga, toujours les yeux vers le sol. Tu sais, reprit-il plus fort en relevant la tête avec détermination, je veux vraiment le faire avec toi. D'habitude je m'en fiche dans quel sens on va être mais juste une fois, j'aimerai savoir ce que ça fait d'être au-dessus. Juste une seule fois.
Furuichi ne dit rien, assimilant toujours la demande d'Oga. Décidément, ça ne rentrait toujours pas dans son cerveau…
- M'oblige pas à te supplier, rajouta le brun d'un ton plus dur.
« Oui mais un Oga qui supplie, ça n'existe pas. », pensa Furuichi.
Ce n'était pas vraiment de l'intimidation. Ce qu'Oga voulait dire était qu'il ne laisserait pas ce dessein inassouvi. Même si aujourd'hui Furuichi disait non, il lui redemanderait, encore et encore, jusqu'à ce qu'il cède. Ou qu'il ne veuille plus le voir du tout. Mais c'était un risque qu'Oga prenait sans le savoir, n'ayant pas vraiment assez de jugeote pour réfléchir aussi loin aux conséquences de ses actes.
Furuichi réfléchissait. Il regardait Oga, sa mâchoire carrée et viril, ses cheveux courts et loin d'être soyeux, ses yeux de voyou, sa carrure et ses muscles qui commençaient à être saillants, ce torse plat sans promesse d'une future poitrine bien bombée, ses grandes mains rugueuses, capables de tenir sa tête en leur creux… un mec, de toute évidence. Tout ce qu'il y avait de plus normal, à part peut-être la musculature un peu plus développée. C'était bizarre de le détailler autant, après tant d'années passées côte à côte, alors qu'il l'avait même vu nu à de nombreuses reprises depuis quelques mois. Il avait besoin de confirmer qu'Oga n'était pas une fille, douce et jolie, dont il rêvait depuis sa tendre enfance.
- T'es vraiment un mec…, marmonna-t-il.
- Quoi ?, l'interrogea Oga, n'ayant pas entendu ce qu'il venait de dire.
- Ah non, rien.
Furuichi soupira. Pourquoi Oga n'était pas une fille, ça aurait bien plus facile !
Mais Oga n'était pas une fille. De toute façon une fille n'aurait jamais osé demander d'inverser leur position vu que c'était tout bonnement impossible. C'était Oga, son meilleur ami, celui qui possédait son sang parfait, celui qui l'aimait et peut-être qu'un jour, très loin pour Furuichi, celui qu'il aimerait. Mais ça, ce serait dans très longtemps !
- Je vais y réfléchir, annonça-t-il au brun. Ok ?
Oga écarquilla des yeux, tout heureux. Il tenta de reprendre son sérieux mais répondit en souriant bêtement :
- Ok !
Furuichi sourit à son tour.
- Allez, donne ton bras, j'ai faim, enchaîna-t-il.
Oga le lui tendit et regarda Furuichi se nourrir de son sang. L'anesthésiant s'insinua dans ses veines et bientôt, bizarrement, ils se retrouvèrent au sol pour satisfaire une autre faim, bien plus charnelle.
Une douce fin d'après-midi de week-end, Furuichi posa un sachet plastique sur la table de chevet du brun et jeta son sac par terre avant d'enlever son manteau.
- C'est quoi ça ?, jugea bon de demander Oga en pointant son doigt vers le sachet, lâchant deux secondes son manga.
- C'est du lubrifiant, répondit Furuichi. MAIS ÉCOUTE-MOI !, hurla-t-il en constatant que le brun s'était direct replongé dans sa lecture.
- Quoi ?, fit Oga, agacé d'être dérangé.
Furuichi soupira.
- Laisse tomber, on fera ça un autre jour.
Il remit son manteau mais Oga lui attrapa le bras.
- Mais tu vas où ? Et tu parles de quoi ?
- Rien je te dis, répondit un peu las son meilleur ami.
Dire qu'il s'était préparé à le faire aujourd'hui…
Il referma la fermeture éclair de son manteau d'une main et tenta de se dégager.
- Attends. T'arrives d'un coup, tu ramènes des trucs de je-sais-pas-quoi et tu repars aussi sec ? Qu'est-ce tu fous ?, protesta Oga.
Furuichi se mordilla la lèvre, rougissant. Il était stressé depuis qu'il s'était décidé à coucher avec Oga… en étant en-dessous. Il avait même acheté du lubrifiant histoire d'être rassuré. Il avait lu quelques articles sur le net et dans des magasines à propos de la sodomie et à part cette chose appelée lubrifiant, il n'y avait pas d'autres recommandations à avoir. À part le lavage, mais il ne savait même pas comment faire ni avec quoi, alors il avait laissé tomber.
Maintenant qu'il était là, chez Oga, l'attitude du brun l'avait complètement démotivé. Et pour ne rien arranger, il commençait sincèrement à avoir la trouille.
- Je… je sais pas, murmura-t-il.
Il jeta un œil sur le sachet plastique encore posé sur la petite table. Oga s'en empara et se saisit du lubrifiant, essayant de comprendre son utilité. Furuichi, quant à lui, restait silencieux.
- C'est quoi ?, ne put s'empêcher de demander Oga.
- Du lubrifiant, répondit-il d'une petite voix.
- Ah. Et ça sert à quoi ?
Furuichi craignait cette question. Oh qu'il la craignait. Si le brun ne savait même pas ce qu'était que du lubrifiant, il se demandait bien s'il était au courant de ce qu'il devait faire pour coucher avec un mec. Furuichi réalisa un peu tard qu'Oga était toujours puceau de ce côté-là. Son stress et sa peur s'amplifièrent et il voulut fuir cet endroit le plus vite possible. Malheureusement pour lui, Oga le tenait encore fermement. Et sa fuite fut avortée avant même de commencer.
Oga sentait la tension du plus petit sous ses doigts. Il se doutait bien que Furuichi n'était pas rassuré. Car Oga n'était pas trop stupide non plus – on y croit – et il savait que ce tube était quelque chose d'indispensable pour faire l'amour avec Furuichi. Son meilleur ami en sentait le besoin et il n'allait pas le lui refuser, bien qu'il ne comprenne pas son utilité.
Il prit Furuichi dans ses bras, lui-même un peu surpris par son propre geste. Son corps avait agi sans réfléchir, par instinct. Il sentit le corps du plus petit trembler puis deux mains se cramponnèrent à son T-shirt. Il caressa les cheveux argentés d'une main et ils restèrent ainsi quelques minutes, le temps que Furuichi se reprenne.
Oga prenait de plus en plus d'initiatives depuis quelques temps. Il l'embrassait entre deux couloirs ou le serrait dans ses bras comme maintenant. Quelque part, Furuichi savait que ces gestes n'étaient que le reflet des sentiments du brun envers lui et que s'il les acceptait, c'était qu'il n'était pas tant que ça contre le fait d'aimer un mec. Et c'était pour cette raison qu'il s'était décidé à franchir le pas. Il inspira à fond puis expira bruyamment.
- C'est bon Oga, ça va mieux.
Mais le brun ne le lâcha pas tout de suite, appréciant le contact de leurs deux corps chauds enlacés. Furuichi aussi d'ailleurs, et il enfouit son visage dans le creux de l'épaule offert par le brun. Serein après ce câlin, Furuichi se sépara d'Oga et tenta de lui expliquer l'utilité du lubrifiant.
- Mais c'est génial ce truc !, s'exclama le brun en tendant le lubrifiant devant lui, ayant enfin compris toute son utilité. Mais…
Il se tourna vers Furuichi, le regard mauvais.
- Pourquoi on n'en a pas utilisé avant ?
- Heu…, répondit intelligemment son meilleur ami.
Il n'osait pas avouer que…
- C'est parce que tu te jettes sur moi en me mordant partout avec ton super produit super excitant alors tu te dis que ça devrait aller, hein ?
Voilà, Oga avait tout dit. Furuichi acquiesça.
- T'es vraiment qu'un pervers…, s'amusa d'ajouter le brun, sourire aux lèvres.
Furuichi rougit violemment et répliqua :
- Et toi alors ? T'as dit que t'adorais ça, c'est mieux peut-être ?
Oga lui balança le lubrifiant à la tête pour détourner son attention. Comme ça, Furuichi ne vit pas les joues rouges du brun qui les cacha derrière une main.
Furuichi les devina mais n'ajouta rien. Il ramassa le tube et sourit.
- Tu l'utiliseras, ok ?
- Ouais ouais…
Oga révéla un sourire carnassier et se pencha vers les lèvres entrouvertes. À quelques millimètres, il s'arrêta.
- Bon alors, on commence ?
Il n'attendit pas de réponse et fondit sur les lèvres du plus petit qui passa ses bras autour du cou du brun. Les crocs du vampire poussèrent et égratignèrent la langue entreprenante qui glissait dans sa bouche. Oga sourit à travers le baiser et allongea Furuichi sur le lit, le surplombant de tout son corps. Il adorait diriger leurs ébats, son côté dominateur refaisant surface, ou plutôt, n'étant éclipsé qu'à cause de l'aphrodisiaque de Furuichi.
Ce dernier appréciait aussi lorsqu'Oga prenait des initiatives. Au moins il pouvait toujours se persuader qu'il ne faisait que suivre le mouvement bien que cette excuse perdait toute crédibilité au plus il se laissait aller dans les bras d'Oga. Furuichi le savait bien, embrasser et toucher Oga était devenu une drogue dont il ne pouvait plus se passer, tout autant que le sang coulant dans les veines du brun. Quelque part, il savait aussi que de toujours le laisser le dominer ainsi, aux débuts de leurs ébats, n'avait été que les prémices de cet après-midi. S'il se sentait capable de laisser Oga être au-dessus, c'était seulement parce qu'ils ne faisaient pas quelque chose de trop nouveau pour lui.
Oga restait doux et attentif aux moindres gestes, soupirs, frissons et gémissements de Furuichi. Il continuait à l'embrasser, excité mais pas vraiment à cause de l'aphrodisiaque vampirique, pas encore assez fort pour ça, plus par la situation en elle-même et ce qu'elle représentait pour lui. Furuichi gardait ses bras autour du cou du brun, collant leurs corps, et leur baiser devenait de plus en plus ardent. L'une des mains d'Oga glissa sous la chemise blanche et la remonta, frôlant la peau fraîche et douce. La peau arbora de la chair de poule, créant une nouvelle sensation plus rugueuse sous les doigts du brun.
Furuichi avait cruellement envie qu'Oga le touche plus franchement, comme il en avait l'habitude. Cette douceur ne lui correspondait pas. Cependant il n'avait pas non plus l'audace de lui dire. Alors il fit ce qu'il ne pouvait dire. Il les renversa brutalement et stoppa leur baiser. À califourchon sur le brun, encore surpris par ce brusque changement, il enleva son manteau et déboutonna un à un les boutons de sa chemise. Oga sourit, d'un sourire un peu féroce, ravi de cette approche plus pressée qu'avait amorcé Furuichi avant de se mettre à quatre pattes puis d'enlacer de ses grandes mains le torse à demi dévoilé. Il commença par faire de légers baisers papillons et descendit de plus en plus bas, ses mains suivant le mouvement et se positionnant au niveau des fesses fermes moulées dans le jean. Furuichi rougit mais n'arrêta pas les caresses du brun. Ils lui faisaient trop de bien.
Arrivé au bord du boxer et du jean, Oga ouvrit la braguette pour descendre à moitié les vêtements avant de reprendre ses petits baisers qui plaisaient tant à Furuichi. Devant le membre dressé, Oga donna d'abord un petit coup de langue puis en embrassa le bout.
- Qu- ! O-oga ?!
L'ignorant totalement, Oga continua les petites attentions qu'il apportait au membre de plus en plus gorgé de sang.
Furuichi n'en revenait pas. C'était… divin ! Il n'avait pas d'autres mots à la bouche, en fait il n'y avait que des gémissements qui réussissaient à traverser ses lèvres et à montrer tout son contentement. Il ne s'attendait vraiment pas à ce qu'Oga soit aussi entreprenant ! Il posa sa main sur le crâne du brun pour garder l'équilibre, l'esprit un peu brumeux de tant d'affections.
Oga arrêta de sucer le sexe chaud et humide pour pousser à nouveau Furuichi sur le lit. Il lui retira totalement ses vêtements et entreprit de faire de même avec les siens. Une fois tous les deux nus, Oga se jeta sauvagement sur les lèvres laissées à l'abandon, caressant le membre de Furuichi d'une main et ses cheveux argentés de l'autre. La main qui pompait le sexe descendit vers l'intimité encore inviolée et massa son entrée doucement. Furuichi repoussa légèrement Oga et murmura faiblement, à bout de souffle :
- Le lubrifiant…
Oga grogna, dérangé par ce petit détail qu'il avait failli oublier. Il attrapa le tube, versa son contenu dans sa main pour s'en badigeonner les doigts puis vint effleurer la chair tendre de l'entrée de l'intimité de Furuichi. Il le regarda en même temps de glisser un doigt en lui, surveillant ses réactions.
Furuichi s'était caché le visage avec son bras, gêné par sa position presque indécente, les jambes écartées. Les joues rouges chauffaient et sa respiration devenait irrégulière. Les doigts d'Oga s'introduisaient en lui, intrus d'un autre monde, s'infiltrant en lui avec assurance. Et loin d'en éprouver de la douleur ou du rejet, Furuichi pensait juste à Oga et seulement à lui. Ses doigts étaient en lui, remuant, appréciant l'étroitesse et la chaleur qui les enveloppaient. Il osa écarter son bras pour voir le visage du brun et se figea. Oga n'avait cessé de l'observer, concentré sur son visage, son corps, ses frissons, ses soupirs… Il était vraiment attentionné envers lui. Et il ne souhaitait qu'une seule chose : voir Furuichi se sentir bien.
Il resta immobile quelques instants, sans s'apercevoir que ses jambes s'écartaient plus lascivement et que la sensation des doigts en lui devenait, non pas réellement excitante, mais au moins agréable. Oga sentait qu'il se détendait de plus en plus. Il avait repris d'autres caresses, pour éviter que le sexe de Furuichi ne ramollisse. Il se pencha pour capturer les lèvres de Furuichi en un tendre baiser.
- Ça va ?
Furuichi acquiesça, conscient de ce qu'impliquait cette question anodine et de la suite qu'elle promettait. Il n'était pas très rassuré mais avait confiance en Oga. Celui-ci lui tendit ses doigts au niveau de sa bouche, l'enjoignant à le mordre, ce qu'il fit. Le sang explosa sur sa langue et lui révéla l'excitation et l'impatience du brun. Rasséréné par le sentiment de sécurité et d'amour qu'Oga lui apportait à travers ce liquide précieux, il lécha le pouce blessé jusqu'à ce que la blessure disparaisse. Par cette morsure, il avait en plus propagé une vague de plaisir dans tout le corps du brun qui ne pouvait vraiment plus attendre.
Furuichi le vit lui écarter encore plus les cuisses mais il avait l'air de galérer comme ça. Furuichi n'était pas un expert mais il savait que même très excité, il avait au moins besoin d'une main pour entrer dans l'intimité d'Oga. Or ce dernier n'avait plus de main libre puisqu'il lui tenait les jambes. Furuichi fit ce qu'il n'aurait jamais osé avant, même en pensée. Il s'échappa de la prise du brun et se retourna, à genoux sur le lit, les fesses tendues vers Oga. Il jeta un œil vers lui, le visage en feu de honte à cause de sa position et il vit Oga être aussi gêné et rouge que lui. Il sourit imperceptiblement de la situation, presque fier de lui d'avoir enfin réussi à casser un peu de ce semblant d'assurance qu'essayait d'arborer Oga depuis le début.
Le brun n'en revenait pas. Furuichi était dans une position extrêmement osée et tentatrice. Mais il comprit qu'il faisait ça pour l'aider. Bien qu'humiliant à avouer, il n'était pas très expérimenté et Furuichi l'avait remarqué. Il allait le faire crier de plaisir histoire de se venger. Ça lui apprendrait !
Il entra lentement dans l'intimité ostensiblement offerte et découvrit les délices de la pénétration. Son sexe était enserré de toutes parts par une chair chaude et accueillante. Il sentait toutes les contractions du corps de Furuichi qui se détendait progressivement. Il ne savait pas s'il avait mal et s'il ne s'inquiétait pas un minimum pour lui, il l'aurait déjà pilonné violemment tant la tentation était forte. Mais il se retint et couvrit de baisers le dos tremblant sous lui. Il eut l'idée de lui donner à nouveau sa main pour qu'il la morde et se détende et s'avança au-dessus de lui.
- B-bouge pas… !, l'arrêta Furuichi.
Ce dernier sentait toute la tension dans le corps d'Oga qui se propageait à travers le sexe en lui. Et ça faisait mal. Pour tout dire, il se sentait comme déchiré de l'intérieur. Il soufflait pour essayer de se détendre mais la douleur amenait quand même quelques perles humides au coin de ses yeux. Et la peur revint, plus forte que jamais. Il… il ne pouvait pas, il n'y arriverait pas, ça faisait trop mal !
Oga le serra dans ses bras, évitant de bouger le bassin au maximum. Il plaça enfin son poignet sur la bouche de Furuichi qui croqua avidement la peau tannée de ses crocs acérés, comme pour échapper à la douloureuse réalité.
Le sang gorgé d'amour, du plaisir envahissant qu'éprouvait Oga et de la sensation d'être en fusion totale avec l'être le plus cher à son cœur, le détendirent et le stimulèrent tellement qu'il se mit à bouger de lui-même. Il ressentait ce qu'Oga ressentait, les frictions sur le sexe du brun en lui, l'enserrement de sa propre intimité, avec l'excitation grimpante et impitoyable qu'ils apportaient balayaient toute douleur et toute peur. Il percevait leurs sensations cumulées à travers le sang d'Oga dont il s'abreuvait comme une fontaine. Il se mettait à gémir, des larmes de pur bonheur coulant joyeusement sur ses joues et dans son cou, les doigts crispés dans la couverture, son propre sexe s'y frottant périodiquement, augmentant son plaisir.
Oga referma sa main libre sur une des mains de Furuichi et s'enfonça une nouvelle fois dans cette étroitesse divine. Leurs deux corps se complétaient parfaitement, comme s'ils étaient faits pour s'harmoniser ensemble. Le brun était proche de la jouissance tout comme Furuichi qui prenait comme sien tout ce que pouvait ressentir Oga. Des gémissements de plus en plus forts s'échappaient de sa bouche au rythme du brun qui ne se retint plus et jouit en lui, provoquant par là même l'orgasme de Furuichi. Le sang d'Oga prit un goût sucré si particulier et Furuichi s'écroula sur le lit, Oga l'écrasant par la même occasion.
Ils restèrent quelques minutes immobiles, à bout de souffle. Puis Oga se poussa sur le côté et regarda Furuichi. Il ne pouvait voir que ses cheveux argentés étalés sur l'oreiller et son dos nu soulevé par sa respiration saccadée. La sueur perlait sur cette peau blanche et découverte qu'il savait douce sous ses doigts. Il voulut retourner Furuichi sur le dos pour voir son visage mais il n'avait vraiment plus de forces alors il resta immobile, les yeux rivés sur le corps nu du mec qui commençait à prendre de plus en plus de place dans son cœur.
Furuichi, quant à lui, prenait lentement conscience de la réalité, à savoir qu'il avait couché avec Oga, encore une fois, qu'il l'avait laissé être au-dessus, une première, et que ça n'avait pas été si horrible que ça, chose incroyable pour lui. Il savait que le sang d'Oga y était pour beaucoup, il en avait d'ailleurs beaucoup abusé et tentait de réparer les plaies en le soignant, mais tout de même, il avait passé ce cap et il avait bien aimé, voire plus.
Il avait ressenti, assez confusément pendant l'action, les sentiments d'Oga et ils l'avaient totalement submergé. Il avait encore une fois ressenti cet amour qu'il s'obstinait à repousser. Mais il ne pouvait plus se voiler la face plus longtemps. Quelque part, lui aussi, il éprouvait des sentiments biens plus forts que de la simple amitié ou de la fraternité. Il le savait. Il aimait Oga.
Il le savait depuis longtemps mais ce sentiment restait enfoui très profondément dans son subconscient. On disait souvent qu'Oga était si têtu qu'il passait pour un idiot, mais lui-même n'était finalement pas mieux. En s'avouant ses propres sentiments qu'il refoulait depuis longtemps, Furuichi se sentait terriblement embarrassé, à la fois par son imbécilité que par cet amour envers un mec qu'il ressentait. C'était principalement pour cette raison qu'il n'osait pas se tourner vers Oga. Il ne voulait pas lui montrer son visage sûrement encore plus rouge que d'habitude.
- Aaah… T'abuses quand même, j'ai plus de forces…, annonça Oga.
Furuichi fut prit d'un fou rire en entendant la plainte du brun. Toujours terre-à-terre celui-là. Pourquoi est-ce qu'il devait aimer un abruti pareil d'abord ?!
Oga fut contaminé par son fou rire et ils rirent jusqu'à ce qu'ils aient mal aux côtes. La fatigue dut les surprendre car ils se réveillèrent au petit matin. Oga en avait profité pour prendre Furuichi dans ses bras avec le peu de forces qu'il lui restait. Cette nuit-là, heureusement, Furuichi avait déjà prévu de dormir chez Oga et de verrouiller la porte de la chambre d'Oga. Ce qui contraignit Beel-Bo à dormir avec Hilda dans la chambre de Misaki. Et ça, Hilda se chargerait de les punir. Mais plus tard.
J'espérais beaucoup de ce chapitre, je voulais en faire un tout mignon tout plein, et au final Furuichi reste ce qu'il est, un gros pervers... Alors c'est redevenu sauvage. Mais heureusement, il réalise enfin ses sentiments !
Oga : C'est pas trop tôt ! Depuis le temps qu'il me fait mariner !
Moi : C'est clair. Mais tout est bien qui finit bien !
Oga : Ouais ! #sourire carnassier# À partir de maintenant, je vais enfin pouvoir le monter et retrouver mon honneur bafoué de mec terriblement viril, de démon sans pitié plus fort que tout, de maître incarné de la terreur qui ne se laisse pas marcher dessus !
Moi : Hum... #pas convaincue# Je penserai à refaire un OgaFuru, un jour, peut-être...
Oga #menaçant# : Heiiin ?
Moi #se fais toute petite# : Je suis désolée mais j'ai trop d'idées FuruOga !
Oga #dévasté par ma révélation# : Quoi ?! Mais pourquoi ?! Je suis bien plus viril et plus fort que lui ?! POURQUOI ?
Moi : Contente-toi de ce chap' tu veux ? En plus j'avais promis à Furuichi qu'on se marrerait bien de le voir en Uke...
Oga : Mouais... Mais j'ai beaucoup plus de chapitres où je suis Uke... #air menaçant# Vous vous fichez de moi beaucoup plus souvent, j'imagine ?!
Moi #tremble de peur# : Ben c'est assez drôle juste après l'orgasme, t'es tout joyeux et tu sautilles partout alors forcément, on rigole... hé hé.
Oga : Je vais t'exploser !
Moi : Nooooooooooon ! Furuichi aide-moooooi !
Furuichi #arrive tranquillement sans savoir ce qu'il se passe# : Quoi ?
Moi : Oga veut nous tuer !
Furuichi #panique# : QUOI ?!
Moi : Vite vite, balance lui la caméra, la pub ou des reviews, n'importe quoi mais FAIS QUELQUE CHOSE !
Oga : ZEBUL...
Furuichi & Moi : KYAAAAAAA !
Oga : BLAAAAAAAAAST !
Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip
Suite à une coupure d'origine inconnue, le programme que vous suivez est interrompu. Peut-être reprendra-t-il avec quelques reviews ?
