Je sais, je sais... Vous allez vous dire, "pas de publication pendant 2 semaines, et là, 3 en une semaine ?! What?!" lol ^^
Étant officiellement en vacances, je peux enfin, (enfin!), publier plus rapidement! Les idées sont nombreuses, et vos suggestions, très intéressantes! Un mix des deux pourrait donner quelque chose d'agréable à lire :) J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce chapitre que j'en ai eu à l'écrire!
Et encore une fois, merci pour vos reviews, qui représente une grande motivation :) J'en serai pas là sans vous :D
Bonne lecture :D
CHAPITRE IX
- « Oh mon dieu… », gémit Arizona.
- « Oui, je sais… Chaque femme qui s'y est frottée a eu la même réaction …», rit Callie en retour.
- « Très classe, Calliope. Vraiment. » répondit Arizona, une moue désapprobatrice sur les lèvres.
Callie leva la tête pour apercevoir Arizona. La vue qui s'offrait à elle ne cessait de lui faire tourner la tête.
Arizona était quasiment nue, elle n'avait pour vêtement qu'une serviette sur la poitrine et un string en papier que les masseurs lui avait donné avant de commencer la séance de soin. Depuis trois quarts d'heure maintenant, les deux chirurgiennes profitaient de leur journée de congé dans le meilleur spa de la ville. D'où les réactions d'Arizona. Callie lui avait intimé à plusieurs reprises de les contrôler, non sans étouffer un ou deux rires, mais c'était mission impossible pour Arizona. Les mains professionnelles du masseur qui s'occupait d'elle détendait chaque parcelle de son corps engourdi et tendu. Cela lui procurait un bien fou. Callie avait raison, elle se sentait totalement légère.
Quant à Callie, elle était heureuse de voir que le massage avait l'effet escompté sur Arizona. Elle voulait avant tout qu'elle se détende, c'était chose faite apparemment. Si Arizona avait été bisexuelle, Callie aurait pu penser qu'Arizona faisait des avances au masseur en gémissant de la sorte. Mais ne l'étant pas, la brune attribua ces gémissements au massage, point à la ligne. Elle ne ressentait pas de jalousie, au contraire. Elle ne pouvait tout simplement pas s'empêcher de sourire lorsque sa blonde gratifiait le masseur d'un gémissement. Signe qu'il faisait très bien son travail.
Lorsque le massage prit fin, les masseurs sortirent de la salle et laissèrent les deux jeunes femmes se rhabiller.
- « Tu as de belles joues rouges dis dont ! » remarqua Callie avec un regard entendu pour la blonde.
Cette dernière se cacha le visage avec les mains, morte de honte.
- « Je crois que j'ai un peu trop apprécié le massage… D'habitude, je garde toujours le contrôle… Mais là, je devais vraiment être tendue pour que ça me fasse autant d'effet… » admit-elle.
Callie la regarda, faussement choquée.
- « Il t'a fait de l'effet ?! »
Arizona enleva les mains de son visage, un sourire malicieux sur les lèvres.
- « J'adore t'embêter. » répondit-elle.
Callie sourit, attrapa Arizona par la taille, la colla contre elle, et l'embrassa fougueusement. A la fin du baiser, toutes les deux étaient à bout de souffle.
- « CA, ça devrait te faire plus d'effet que le massage normalement… » dit Callie entre deux respirations.
Arizona se contenta de sourire.
- « Quoi ? » demanda Callie, craignant d'avoir été trop loin.
Arizona entoura la nuque de Callie de ses bras et lui murmura dans l'oreille.
- « Je crois que tu viens de réveiller ma libido. Dommage qu'on ne soit pas chez moi… ou chez toi… »
Callie eut soudainement la bouche sèche. Arizona rit en voyant la réaction de la brune.
- « Callie, remets-toi. Et rhabilles-toi avant que ma raison ne réponde plus de rien. » dit Arizona en se rhabillant.
Callie se plaça devant Arizona, un regard sérieux sur le visage. Elle mit ses mains sur les épaules de la blonde.
- « Y'a 3 semaines, tu m'as dit que tu avais besoin de temps. Et là tu me dis tout le contraire… Éclaires-moi, j'arrive plus à te suivre. » dit Callie en riant légèrement.
- « Tu me l'as donné, ce temps. Et avec ce qu'il s'est passé hier, j'ai encore une fois appris que la vie est trop courte pour passer son temps à réfléchir. Et quand je te vois comme ça… Arizona regarda Callie de haut en bas d'un air suggestif. Crois-moi, j'ai dû mal à me retenir. »
Callie embrassa doucement Arizona et se rhabilla. Elles sortirent du spa et se baladèrent, main dans la main. Les rues de Seattle étaient particulièrement chaudes, le soleil brillait de toutes ses forces, mais une brise légère rendait l'air respirable.
Arizona entendit soudain un gargouillis. Elle se retourna vers Callie avec un regard amusé. La brune, quant à elle, avait du mal à réprimer son sourire. Elle finit par rire.
- « Ben quoi ? Il est 12h30, je commence à avoir faim ! » se défendit Callie.
Arizona rit à son tour.
- « Et si on retournait manger au resto italien ? Celui où on a mangé à notre premier rencard ? » dit la blonde, surexcitée.
Callie eut du mal à résister face à la réaction enfantine d'Arizona.
- « Ca marche. Mais là, tu choisis le vin ! »
- « Et c'est moi qui paye. Je commence à me sentir mal à l'aise à force de te voir tout le temps payer pour moi. » renchérit la blonde, déjà en route pour le restaurant.
Callie la suivit, levant les yeux au ciel, mais un sourire aux lèvres.
- « Buon giorno Giuseppe ! Avez-vous de la place pour nous ? » demanda Callie en rentrant dans le restaurant, Arizona sur ses talons.
Le serveur se retourna immédiatement et vint à la rencontre des deux femmes.
- « Buon giorno signoras ! J'ai toujours de la place pour notre plus fidèle cliente !, répondit-il en les guidant vers une table au fond de la salle, offrant ainsi un peu d'intimité. Je vous laisse choisir quelques instants ? Je vais prévenir le patron que vous êtes là, il sera ravi de vous voir ! ».
- « J'adore son accent !, dit Arizona en ouvrant la carte des vins. Il a quelque chose d'exotique qui ressort quand il parle. »
Callie lui lança un regard en biais.
- « Je sais. Tu adores m'embêter. » dit-elle, amusée.
Arizona lui renvoya son plus beau sourire.
- « Tu commences à bien me connaitre. »
- « Pero si quieres que habla más a menudo español, solo tienes que preguntarlo. Lo haré. » [Mais si tu veux que je parle plus souvent espagnol, tu n'as qu'à le demander. Je le ferai.]dit Callie en regardant Arizona de façon suggestive.
- « Claro que quisiera que hablas más español, me gusta oírte hablar tu idioma materna. Tienes un acento delicioso… » [Bien sûr que je voudrais que tu parles plus espagnol, j'aime bien t'entendre parler ta langue maternelle. Tu as un accent délicieux…], répondit Arizona en retournant le même regard.
Callie sourit. Le flirt était vraiment au rendez-vous aujourd'hui. Mais elle s'interdisait d'espérer quoi que ce soit. Elle tenait à respecter les limites d'Arizona, même si ces dernières venaient d'être sérieusement remises en question durant l'heure précédente. Seul le temps conterait la suite des événements.
Elles furent interrompues par Giuseppe qui revenait avec le patron, Paolo. Ce dernier était vraisemblablement ravi de revoir la brune. Il s'exprima avec un fort accent italien.
- « Buon giorno Callie ! Comment vas-tu ? Cela fait des siècles que tu n'es pas venue ici ! Où étais-tu donc passée ? ». Paolo, en bon italien, avec ponctué ses questions de grands gestes avec les mains. Une « manie » nationale que Callie adorait.
- « Buon giorno Paolo. Je vais très bien, merci. Et ça ne fait pas des siècles que je ne suis pas venue. C'était i mois ! », rit la brune en se levant pour embrasser Paolo.
- « Ma, mais c'est ce que je dis ! Des siècles ! Tu devais sacrément être occupée pour ne pas venir rendre visite à ton vieux Paolo ! », répliqua le restaurateur italien, faisant mine de bouder.
Callie regarda Arizona, et un sourire apparut les lèvres de Paolo.
- « Oh si ! Occupée à roucouler, no ?, dit Paolo. Il s'avança vers Arizona et lui tendit la main. Paolo, enchanté de faire votre connaissance. ». Il serra vigoureusement la main de la blonde, signe d'affection chez lui.
- « Arizona Robbins, enchantée de même. » dit Arizona, surprise mais ravie de la familiarité de l'italien.
Paolo tiqua sur le prénom de la blonde.
- « Arizona ? Comme l'état d'Arizona ? », demanda-t-il avec intérêt.
Arizona étant habitué à ce genre de remarque, elle répondit le plus simplement du monde, toujours un sourire sincère aux lèvres.
- « Pas vraiment. Plutôt comme le bateau. L'USS Arizona. », ajouta-t-elle en voyant le regard interrogateur de l'italien. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. C'était une partie de l'histoire américaine peu racontée. Peu de chance que les gens fassent le rapprochement.
- « Ca vous va très bien. Mais vous savez, je ne trouve pas ça choquant comme prénom. Un cousin à moi, Antonio, a nommé sa fille « Sicilia » en hommage à sa terre natale. Vous pouvez vous vanter d'avoir un prénom unique. », dit l'italien. Ceci fit sourire Arizona. Paolo avait sa façon à lui de voir les choses du bon côté.
Callie regarda l'échange avec amusement. Paolo semblait apprécier Arizona, et vice versa. Elle fut interrompue dans ses pensées par Paolo qui demanda si elles avaient choisi leur plat.
Arizona lui répondit.
- « Oui ! Alors nous allons prendre une bouteille de… Elle se pencha pour relire le nom. Allegrini Palazzo della Torre. Et des cannellonis. Mettez-les toutes. », elle devança le restaurateur qui allait lui demander quelles saveurs.
- « Je vous prépare ça de suite, mes beautés ! », dit l'italien en partant vers les cuisines.
Arizona le regarda s'éloigner, Guiseppe le suivant.
- « Il est très… », commença-t-elle.
- « Bavard, adorable, moustachu ? » devança Callie.
- « J'allais le dire, Calliope. » sourit Arizona. Elle prit la main de Callie dans la sienne et l'embrassa.
- « Je commence à bien te connaitre. », dit Callie avec un clin d'œil.
Callie et Arizona passèrent leur après-midi à flâner en ville, à se promener dans les parcs, à profiter du monde réel durant ces 24 heures hors de l'hôpital. Selon Callie, la meilleure partie fut lorsqu'Arizona, lisant un livre, avait sa tête posée sur les cuisses de la brune, en perpendiculaire au corps de cette dernière. La brune était adossée à un arbre, savourant la fraicheur de l'ombre, et respirant l'odeur de la verdure qui les entourait.
Vers 18h30, Arizona proposa à Callie de venir boire un dernier verre chez elle. Elles prirent leur temps pour rentrer, ce qui les fit arriver à 19h30 chez la chirurgienne pédiatrique.
- « Je crois que c'est grâce à des journées comme ça qu'on se rappelle qu'il y a un monde en dehors de l'hôpital ! », dit Arizona en ouvrant la porte de son appartement, Callie la suivant.
- « Dieu merci qu'elles existent ! Sinon je ne sais pas comment on pourrait tenir le coup. », dit la brune en s'affalant sur le sofa.
Arizona enleva sa veste, et se dirigea vers la cuisine où elle servit deux verres de vin. Elle s'avança ensuite vers le sofa et en tendit un à Callie.
- « Merci beauté », dit cette dernière. Arizona lui sourit en retour, dévoilant à nouveau ses fossettes.
- « Quoi ? », demanda Callie après avoir avalé une gorgée de vin.
- « Rien, répondit Arizona, toujours un sourire aux lèvres. C'est juste que j'ai beaucoup apprécié cette journée avec toi. Tu sais vraiment comment me remonter le moral. », termina-t-elle en se levant pour embrasser Callie sur la joue.
- « C'était avec plaisir. Ça m'a remonté le moral à moi aussi. » rit la brune.
Arizona, se rasseyant, questionna Callie du regard. Mais cette dernière fit un geste désinvolte de la main, comme pour lui dire de ne pas s'inquiéter. La blonde décida alors de changer de sujet de conversation.
- « Tu veux rester manger ? J'ai été faire les courses vite fait ce matin avant que tu arrives, mon frigo est plein à ras bord ! », proposa-t-elle, toute excitée.
- « Ok. Mais JE fais à manger. Vu que tu m'invites, c'est le moins que je puisse faire. Le chef Torres entre en piste ! » répondit l'autre en se levant.
Arizona la laissa faire, sachant que quand la brune était déterminée à faire quelque chose, rien n'y personne ne pouvait l'en empêcher. Elle s'écarta de la cuisine en souriant, laissant place au « chef Torres ».
- « Alors là, je dois avouer que ton omelette m'a tué ! Comment on peut aussi bien cuisiner avec aussi peu de trucs ? », dit Arizona en s'appuyant sur le dossier de sa chaise.
Callie sourit, elle avait un coude posé sur la table, la tête sur la main.
- « Je crois que j'y suis allée au talent. Ça marche assez souvent d'ailleurs. », répondit-elle ironiquement. Arizona rit.
- « J'en suis sûre, Callie. », dit la blonde en se redressant.
Callie sourit à nouveau. Arizona avait un rire communicatif. Plus elle regardait la blonde, plus elle repensait à la conversation de la matinée. « Je crois que tu viens de réveiller ma libido… », lui avait-elle dit.
- « Ca va, Callie ? » demanda Arizona, mi-amusée, mi-inquiète.
Callie sortit de son rêve éveillé.
- « Oui, oui. Je réfléchissais. », assura-t-elle avec un grand sourire.
Arizona crut comprendre.
- « C'est ce que je t'ai dit ce matin qui te travailles ? », demanda-t-elle en se levant lentement.
- « Je suis désolée, dit Callie avec un rire. Je n'arrive pas à me le sortir de l'esprit. »
- « Tant mieux, lança Arizona de but en blanc. Callie la regarda d'un air étonné. La blonde la regardait avec un sourire charmeur. Elle se rapprochait dangereusement de son invitée, qui sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine. L'hôtesse repoussa tranquillement l'assiette et les couverts de Callie, et s'assit à l'endroit où ils se trouvaient quelques secondes auparavant. Callie, elle, n'avait pas bougé d'un poil. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais plutôt la capacité. Elle était littéralement scotchée sur sa chaise. Arizona reprit la parole. C'était pas des paroles en l'air ce matin, tu sais. Je le pensais vraiment. Je pense qu'on a suffisamment attendu, toi et moi. Elle se pencha, embrassa Callie, puis se redressa. Callie, ayant retrouvé la fonction de ses membres, se leva doucement, et vint se positionner entre les jambes d'Arizona.
« C'est parti. », pensèrent les deux femmes.
Callie regarda Arizona dans le blanc des yeux, savourant le contact du corps de la blonde.
- « Dis-moi que tu es prête, et là, c'est moi qui ne pourrais pas me retenir. », murmura Callie dans l'oreille d'Arizona. Ce qui fit frissonner cette dernière. Elle regarda intensément son invitée, lui renvoyant l'adoration dans ses yeux.
Arizona afficha un grand sourire, comme Callie les aimait.
- « Je suis prête, Calliope. », dit-elle simplement.
A SUIVRE…
