Hi Everybody !

Me revoilà ! En retard certes... Mais bon, mieux vaut tard que jamais !

Bon, je vous épargne les raisons pour lesquels je suis en retard. Pour ma défense, je dirais juste que c'est à cause de mon emploi du temps ... écrasant... et surtout la prise de tête monumentale que j'ai subit pour pondre ce neuvième volet !

Oui à la sortie du chap 8, j'avais dit qu'il était finit... Ce qui était vrai, attention ! Mais c'est juste que j'ai d'û énormément le travailler ! Oui parce que si le chap 8 vous a parut complexe... Bien là mes amis, j'ai envie de dire, attachez vos ceintures et assurez-vous d'être à 100% de vos facultés d'attention ! Moi même je me suis perdu quelques fois !

La bonne nouvelle, c'est que dans un soucis de compréhension, je vous ai préparé un petit schéma pour tout résumer (dispo en fin de chap ou pour ceux qui me suive sur ffictionnet c'est sur mon blog, lien dans mon profil !) . ATTENTION ! A NE REGARDER QU'UNE FOIS LE CHAPITRE LU !

Si malgré tout, persiste encore vos yeux ronds, je suis à votre dispo pour vous éclairer. Je suis tout à fait d'accord avec vous pour dire que mon cerveau a tendance à partir vers l'infini et au delà, je vous prie d'ailleurs de l'en excuser. Je penses que grâce à ce chap, vous allez saisir le titre de cette fic ^^ En espérant vous garder près de moi, malgré les aléas de mon imagination, peut être un peut trop fertile... Mais j'irais jusqu'au bout quoi qu'il arrive ! Je salue déjà celles et ceux qui auront la force de me suivre :) Je suis désolé, cette fois je n'ai pas le courage d'écrire un résumé du chap 8. Je le rajouterai sûrement un peu plus tard ! Dans tout les cas merci de votre fidélité jusqu'a présent ! J'attends vos review avec impatience et en même temps en tremblant ^^' !

Bon courage !

Enjoy FreedomPen


Seule les battements de la pluie tonnait aux oreilles de Renji. Bloqué dans son mouvement, il perçut cet étrange petit corps marqué par le temps, retenir d'un bras l'immense poignet de l'Horus qui semblait pétrifié.

- Mais qu'est ce que… balbutia le shinigami rouge.

- Oh… Quelle vilaine bête ! S'en prendre ainsi à tout ce qui attrait à de l'apétissante énergie. Tu n'as aucune manière « tête d'aigle », désigna rudement la vielle femme.

- Many-sama ! s'écria la beauté nordique.

- Oh Tiaranne, tu as perdu en vitesse. Je suis triste de te voir si faible face à de simples chimères libres, sourit Many.

- Grr ! Vielle taupe ! C'est maintenant que tu ramènes ta face de pruneau défraîchi!

- Ce n'est pas la politesse qui t'étouffe, fille de mauvaise famille, soupira le pruneau en question.

Dans un élan d'exaspération, Tiaranne brisa les chaînes que formaient les bras de la seconde chimère. Dans un geste vif, elle planta son coude dans le buste de la bête, qui se crispa sous l'impact. L'onde de choc fit virevoleter les cheveux de son assistance. Projeté avec vitesse, le semi homme attérit sur le sol, à quelques mètres d'Ichigo et Rukia, tout en fêlant la terre qui le receptionnait. Le shinigami supléant redressa le regard pour examiner la beauté nordique exaspérée des réprimandes de son ainée. C'est avec agilité qu'elle sauta pour achever la créature. Sans même avoir le temps de le réaliser, l'Horus poussa un crissement strident qui fit frémir le sol. Tiaranne enfonçait généreusement son bras entre ses pectaureaux et en sortit une gemme ensanglantée. Se tournant vers la grand-mère, elle sourit de façon bélliqueuse en arborant son trophée.

- Et ça ! C'est de la faiblesse d'après toi ! Vielle peau ! s'écria-t-elle en brisant la pierre.

- Hum… Cela manque de style, jeune égocentrique.

A ces mots, Many-sama disparu. Ichigo aurait juré reconnaître l'équivalent d'un shunpo ou d'un sonido. A peine eut-il le temps de noter l'absence de la vielle dame, qu'il l'aperçut dans le dos de la créature qui menaçait son ami. Plongeant sa fine main dans le creux de son dos, la bête poussa un cri déchirant le ciel. Many tourna délicatement son poignet pour extraire ses fines phalanges. Ses doigts ressérés et rougis par le sang de sa proie, elle adressa un regard vainqueur à la blonde qui avait croisé les bras pour cacher son agacement.

- Il t'a fallu au moins dix mouvements… Pitoyable alors que seulement deux me sont nécéssaires pour renvoyer ce stupide oiseau dans les abysses.

- Grrrr ! Tu te la raconte un peut trop Mamie !

Sans réplique, Many rafermit sa prise pour briser en éclat la gemme qui habitait encore sa main.

- Je ne te permettrais d'être insolente que le jour où tu seras du niveau de ta sœur maître Tiaranne, sourit la vielle femme. Franchement, avoir recoure aux sources de Guembu pour te battre contre une chimère libre… Tu me déçois..

- Ce n'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre de ton opinion, sale pruneaux ! pesta la visée.

C'est alors qu'elle quitta ce regard flambant de sévérité de la matriarche. Many s'approcha de Renji sans relever et lui tandit une main. Le shinigami rouge, encore bleuffé par la vue préféra se redresser à la seule aide de ses genoux repliés.

- Vous êtes un fière gaillard, vous laissez allez n'est pas une bonne chose non plus, le réprimanda-t-elle.

- Oh euh… Oui… merci Oba-san…

- Many ! Appelez-moi Many jeune homme, lança-t-elle le sourire en coin.

- OYE RENJI !

Ichigo en compagnie de Rukia, encore sous le choc de l'impact, apparurent. Soulager de les voir en forme, il laissa un sourire se redessiner sous ses pommettes.

- Ca va t'as rien ? quémenda Ichigo.

- Bien sûre que non Baka !

Soudainement, le shinigami rouge plaqua ses avants bras sur son estomac en observant la petite Kuchiki qui jusque là n'avait fait que l'observer. Fermant brièvement les yeux, il attendit son châtiment. Tout le monde savait comment Rukia exposait son soulagement avec ses camarades, lui le premier. Pourtant rien ne se passa. C'est avec un sourcil d'étonnement qu'il rouvrit un œil pour surveiller ses gestes. Mais son amie d'enfance resta de marbre.

- Qu'est ce que tu fais ? demanda Ichigo les yeux ronds.

- Rukia ? l'ignora Renji. Tu ne me frappes pas en me pointant du doigt ?

La petite shinigami faiblit en s'agrippant les coudes tout en fixant le sol. Elle ne pouvait plus bouger tant ses membres étaient encore tremblotants. La tête pleine, elle tentait de digérer la perte qu'elle avait manqué de subir cinq minutes plus tôt. Entendant les appelles du sujet de ses pensées, elle redressa un regard embué.

- Renji… Je…

- RENJI !

L'appelé eut le souffle coupé par une poigne lui labourant la gorge. Emporté dans une toupie, il eut à peine quelques secondes pour réaliser qu'on lui avait indignement agrippé le cou. C'est au bou d'un dernier tour sur lui même qu'il put constater que l'auteur de cette agression n'était autre que Tiaranne qui avait enfouie son visage contre sa nuque. A cette vue, Rukia pâlit et pivota le regard sur le côté en se mordant la lèvre.

- Oye Tiaranne ! Tu va m'éttouffer ! LÂCHE MOI !

- Abruti, chuchota-t-elle.

Renji se coupa dans ses raillements.

- Ne sois pas aussi têtu quand tu te bas… Tu vas finir par te faire tuer à trop jouer les têtes brulés… soupira-t-elle d'une voix déformée.

- Tiaranne…

Ichigo sourit sous la démonstration d'affection de la beauté nordique. Cette grande gueule était décidément pleine surprises et même capable de compassion. Bien qu'il nota la gêne de Rukia à qui il offrit une main réconfortante sur l'épaule, il reposa son attention sur la vielle femme.

C'était donc elle, Many-sama. La fameuse grand-mère des trois françaises dont il avait entendu parlé par Inoue. Telle qu'elle l'avait décrite, il contempla cette femme marqué par le temps et dont même la bataille n'avait ébranlé son chignon grisonant. Elle exposait un sourire bien veillant, ses mains solidement jointes dans son dos.

- Many-sama c'est ça ? quémanda-t-il.

- Hum…

- Aligato, sans votre aide, je crois que notre tête brulé y serait passée. Il a trop de fierté pour le faire lui même donc je vous remercie pour lui, s'inclina légèrement Ichigo.

- Hein ! COMMENT ÇA TROP FIÈRE ! TU ME FAIS PASSER POUR UN RUSTRE SALETÉ ! s'exaspéra Renji, Tiaranne toujours dans son cou.

- Voyez, il ne sait pas s'exprimer autrement qu'en hurlant comme un gorille…

- QUOI ! Ichigo ! Teme !

Many ne répondit que d'un sourire affectueux à l'égard de la jeunesse qui s'adressait à elle. C'est en ouvrant ses orbes maronné qu'elle entrouvit ses lèvres fines.

- Oh tu es Kurosaki Ichigo n'est ce pas ?

- Oh, ha…

- Le fameux ! Inoue m'a parlé de toi lorsqu'elle est venue quelques fois à la maison. De même pour mes trois petite filles. Tu es un humain shinigami, le seul exemplaire.

- Exemplaire ?

- Ne te méprends pas Ichigo, reprit Tiaranne en relachant le babouin de son étreinte. Cette harpie paraît gentille comme ça, mais c'est un vrai serpent.

- Oh Tiaranne, il ne serait pas utile que je montre certains clichés de ta jeunesse à tes amis.

- Tu vois ? Une vielle bique, chuchota Tiarane, le dos de sa main couvrant ses injures.

- Mes enfants, reprit Many-sama d'une voix plus grave. Je me suis déplacé uniquement pour vous prévenir.

- De quoi ? Le voisin a fait pisser son chien sur le pallier et ça te mets les nerfs ? pesta la blonde.

- Cesses tes paroles disgracieuses Tiaranne, sourit la vielle dame en lui claquant fortement la tête. Non je suis à la recherche d'Orihime. Il faut la dissimuler rapidement.

- Hein ? Pourquoi Many-sama, questionna la gueularde en se frottant l'arrière du crâne.

- Baransu Suna est ici.

Tiaranne se raidit sous les regards interogatteur de ses amis.

- Qui ça ? C'est quelqu'un qui en veut à sa vie ? s'alarma Ichigo prêt à décoler.

- Du calme Ichigo-chan.

- « Chan » elle a dit ?

- Si autant de chimères apparaissent c'est que Clarel et Kara se préparent à mettre en marche leurs plans. Elles sont la source des pouvoirs de Clarel après tout. Il les rassemble.

- Merde ! ce mec est plus qu'irritable ! s'agaça la blonde en serrant le poing.

- Que voulez-vous dire Many-sama ? questionna Rukia ?

- Je vous l'expliquerai en temps voulu. Mais si Baransu est là, c'est qu'on l'a appelé.

- Oye Ichigo ! Où tu vas ? s'écria Renji en voyant le shinigami prendre de l'élan.

- Ça se voit pas non ! Je vais chercher Inoue !

- Tu ne sais même pas où elle est abrutie ! !

- Non mais mon téléphone est dans la poche de mon pantalon, tête d'hérisson ! Je vais récupérer mon corps pour…

Soudainement Ichigo se laissa prendre par le silence. Les yeux écarquillés, il sonda son environnement pour être sûre de ne pas réver. Dans un geste vif il ferma les yeux pour concentrer davantage ses sens sur le point qu'il venait de ressentir jusqu'au plus profond de son âme. Non, c'était impossible. Cela faisait un mois que cette énergie avait disparut de son champ de captation, pourtant…

- Inoue… C'est le reiatsu d'Inoue ! s'écria-t-il l'œil hagard.

- QUOI ! firent Renji et Rukia en cœur.

La foudre tomba violament sur le sol, faisant vaciller le groupe sous son grondement. Renji rattrapa de justesse Rukia qui était sur le point de se retrouver à terre alors qu'Ichigo, Many et Tiaranne peinaient à rester debout. Un hurelment fendit l'air en deux, attirant l'attention de tous vers la rivière dont la berge avait réceptionné la luminosité du ciel.

- Non ce n'est pas possible ! Encore ! se crispa Renji.

- Une chimère libre… balbutia Rukia.

- MERDE ! Mais il y en a encore combien qui vont apparaître comme ça ?! hurla Ichigo.

- Tiaranne !

- Oui Many-sama !

Cette fois-ci, Ichigo eut la réelle impression de se retrouver dans un film de science fiction. Se tenait devant eux un immense canidé à la fourure crépitante d'éclairs. Ses babines retroussées laissaient entrevoir nombres de crocs d'un blanc étincelant. La bête devait largement deux fois faire sa taille, et son corps massif exposait une tête arborant ses cornes dignes d'un cerf adulte. Ses fines pattes trançandaient la tonicité de ses muscles, le tout souligné de griffes déchirant le sol.

Tiaranne serra les dents plus fortement.

- Merde ! Ce n'est pas une chimère libre…

- Hein ? et à quoi tu vois ça ? s'écria Renji qui maintenait Rukia contre lui.

- Fenrir… souffla Many-sama…

- Super vous connaissez son nom et après ! hurla Ichigo qui vint rejoindre le shinigami rouge.

- Ce n'est pas n'importe quel chimère Ichigo ! Ne fais pas le con ! commenta Tiaranne.

- Rien à battre de vos conneries ! Il faut juste leur enlever cette espèce de gemme du corps ! Je m'en charge !

- NON ATTENDS ICHIGO ! hurla la blonde.

Mais l'interpelé ignora les avertissements de Tiaranne. Fendant l'air, Zangestu contre lui, il prit de la vitesse.

- Je vais la buter d'un seul coup !

Le jeune homme ressera ses doigts sur la garde de son sabre. La machoire serré au point de lui insuffler plusieurs piques aigues entre ses dents, il déssina Orihime dans son esprit.

« Je ne la laisserais pas ! »

« Ichigo… Tu connais mon nom à présent… »

- Ouais et je ne suis pas prêt de l'oublier…

« Oye Kingy, t'es longs à la détente… »

- Urusai… JE LA PROTÉGERAI !

Le jeune homme gagna en puissance, rassemblant son immense reiatsu au sel creux de ses paumes pour le transmettre à son arme. Il n'avait pas de botte secrète ou quelques stratégies que se soit. Seul son cœur guidait ses gestes saccadés pour atteindre sa cible.

Le loup grogna de plus belle, apercevant son asaillant. L'atmosphère prit du plomb alors que la bête courbait l'échine, le poil irrisé. Ses mugissements prirent en intensité alors que le tonnerre assourdissait l'espace le séparant de sa proie qui fonçait tête baissée entre ses crocs. L'amas de pression spirituelle ne fit qu'éxciter ses râles de bêtes affamé. Ouvrant la gueule pour l'accueillir, ses rangées de dents tranchantes attendirent que le la peau du shinigami vienne se déchirer entre elles.

- GETSUGA TENSHO !

L'attaque ultime d'Ichigo pourfendit l'air pour venir s'écraser en plein dans la gueule béante du loup qui s'en saisit avec facilité.

- Quoi !

Le Fenrir, comme Tiaranne l'avait nommé, enfonça plus durement ses crocs en plein dans le croissant de lune, tel un chiot avec une balle en plastique. L'agitant et faisant perdre de son éclat, la forme de reiatsu éclata sous les mouvements brusques du canidé. Ichigo en profita pour user du shunpo. Aparaissant derrière le loup, il abattit son arme en plein sur son encollure. Sûr de son geste, Ichigo fit naître un sourire entre ses traits. Mais alors qu'il achevait son attaque, la bête disparut. Fronçant les sourcils, il perçut à peine une ombre s'ébaucher sur son côté droit. La stupeur le bloqua alors qu'une intense douleur lui comprima les côtes. Descendant le regard, il surprit la machoire bavante lui lacérer la peau. L'affliction grimpa jusqu'à sa gorge, alors qu'il enfonçait sa lame en plein sur le front du loup qui le secouait avec argne. La créature décontracta la pression de ses dents et prit de la distance, le laissant enfin respirer. Prenant appui sur Zangestu, qu'il venait de planter dans le sol, il aposa une main sur son flanc.

- Merde, cette saleté de clebard ne m'a pas loupé.

La plaie était profonde et sanguignolente. Plusieurs courants electrique le fit arquer le dos alors que ses bras venaient recouvrir la blessure suintante.

- ICHIGO !

L'appel de Rukia le ramena à la réalité. Rétablissant son regard sur le canidé excité, il vit juste une ouverture pleine de canines foncer sur lui à quelques centimètres. Toutefois, le temps fut suffisant pourqu'il dégaine son fidèle zanpakuto pour le planter dans le palais de cette odieuse bestiole. Ses pieds s'enfoncèrent dans la boue alors que le loup marquait son impulsion sur sa lame. Une goutte de sueur froide perla sur la tempe du shinigami en mauvaise posture. Merde ! Il était mal ! Son arme était planté profondément dans la gueule de ce monstre et donc impossible de l'en extraire sans risquer de se faire une nouvelle fois croquer. La sensation que sa contusion se faisait presser comme un agrume le fit davantage perdre confiance. Sa tête tournait, si cette danse macabre s'éternisait, c'est par un évanouissement qu'il se ferait descendre. La pluie tembourinait sa tête pleine… Que faire bordel !

C'est sans appel qu'on lui imposa la réponse. Ichigo ouvrit les yeux lorsqu'une trombe d'eau l'avala lui et le chien furibond. Sans notion, il se laissa porter par un courant qui freina les palpitations de sa plaie. Il ne pouvait plus respirer. La tête immergée dans une cascade puissante, il ne put que laisser son corps se faire emporter par le courant qui le maintenait. L'apnée fut courte, puisqu'il put reprendre son souffle par le biais d'une énorme bouffée. La tête sortie, il prit conscience que son saignement avait cessée.

- Quel sang chaud ! Il est plus facile de s'occuper d'Uryû !

- SARA !

- Je t'avais dis que ce mec était un gentil crétin ! ajouta Tiaranne aux côtés de la brune.

Ichigo perçut les deux française qui lui tournaient le dos. L'une faisait danser nombre d'écumes autour d'elle alors que l'autre faisait trembler boue et roches. La rivière se déchainait alors que la terre tremblait. Le shinigami suppléant eut l'impression que les éléments se déchainaient sous les seules ordonnances de ces deux furies. Leur aura le faisait quasiment trembler.

- Kurosaki-kun !

- Kurosaki !

Cette voix.. Ce reiatsu…

- Inoue !

Le jeune homme sentit une pression autour de son cou. C'est avec chaleur qu'il y répondit dans un reflex trahissant sa raison. Reprenant conscience de la réalité, ses yeux scrutaient Ishida au travers d'un torrent de cheveux auburn.

- Qu'est ce que vous faites ici, et surtout ensemble ? put-il constater en resserant la taille d'Hime. T'es vachement pâle Ishida, qu'est ce t'as ?

- Kurosaki-kun ! J'ai cru que cette bête t'avait achevé, tremblota Orihime dans ses bras.

- Du calme Inoue… Ça va, la consola-t-il en caressant sa tête d'une main. Qu'est ce que vous faites là ?

- Nous avons demandé à Sara-san de nous conduire auprès de Neri-san, expliqua Uryû en s'approchant.

- Loanne ? Mais elle n'est pas là… ATTENTION !

Ichigo agrippa les jambes de sa belle pour la porter plus simplement dans son bond pour éviter une nouvelle cascade tourbillonante de Sara. La brune venait de porter un coup projetant le loup géant sur plusieurs mètres. Malgré tout, c'est sans peine que le canidé se redressa pour foncer de nouveau sur ses proies. Le jeune shinigami ressera sa prise sur les fines cuisses de sa douce lorsqu'il se reposa. Délicatement, il la fit descendre alors qu'elle s'agrippait encore à ses épaules. Eh merde ! Que faisait-elle là ? Pourquoi l'enmener si proche du danger ? Imaginer un seul instant ce sanguinaire toutou la planter de ses crocs lui crispa les membres. Le cœur tempourinant violement ses côtes, il en oublia les piquûres incessantes de sa blessures. Ce n'est pas pour autant qu'il relachait la douce prisonière de son étreinte sous les éclaires du regard glacé du quincy.

- Kurosaki-kun tu es pâle, le sortit la belle de ses pensées.

- J'ai perdu pas mal de sang, mais ça va aller, se renbrunit-il en écartant la belle de lui.

- Arrête de te battre ! s'écria Hime en retour en agrippant son bras. Tu vas…

- Ne me demande pas ça Inoue ! s'exclama Ichigo sur un ton fourdoyant. Et puis d'abord quelle idée de venir ici ! Tu veux te faire tuer ?! Comme le jour où cet abrutit t'as transpercé d'une flèche ! Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas si tu n'es jamais loin des combats !

- Mais..

- Pas de mais ! Va te mettre immédiatement à l'abri ! trancha le shinigami.

- Oye Kurosaki ! Ne prends pas ce ton ! intervint Uryû.

- Jt'ai pas sonné toi ! Et tu en mérites autant ! Qu'est ce qui t'as traversé l'esprit putain !

- Ce n'est pas ma faute si Inoue-san est assez naïve pour croire en tes capacités limitées ! hurla le brun. Et de toute façon, tu n'es pas la personne que l'on espérait trouver ! C'est Neri-san que nous cherchions ! Pas ta tête de dégénéré en plein combat !

- ÇA SUFFIT VOUS DEUX !

Deux mains vinrent apparaître sur la nuque du quincy et du shinigami, faisant ainsi entrechoquer leurs fronts.

- Tiaranne ! Putain !

- Ferme-là j'ai dit ! Vous arracherez la gueule plus tard ! Restez sur vos gardes ! Ce chien électrique n'est pas une chimère libre non de..! C'est…

Ichigo ne la laissa pas finir la beauté nordique qui avait temporairement attérit à leur côté. Un claquement sortit Orihime de ses songes alors qu'elle se trouvait toujours accrochée au bras d'Ichigo. Ecarquillant ses orbes gris, elle le reconnu alors que le fils d'Isshin fit résonner son nom de paroles froides.

- Clarel…

Le soldat blond surplombait le shinigami de sa lame démeusuré. Le temps semblait ralentir alors que l'acier se frottait dans un crissement.

- Ça faisait longtemps, shinigami, observa le blond.

Ichigo ressera sa prise sur Orihime en l'acollant contre lui. Ramenant également son sabre vers sa machoire, le visage de Clarel lui apparu à quelques centimètres seulement. Sans un mot pour répondre à ce sourire sadique, il écarta son asaillant d'un geste large, le propulsant à plus loin.

- Oh quel regard et quels gestes précis, souffla Clarel. Tu as changé on dirait.

Toujours enmuré de silence, Ichigo repoussa Orihime, l'élançant à quelques pas. La belle en trembla, tant ce mouvement avait été sec et sans compassion. Tiaranne saisit ses épaules.

- Tiaranne, dégage de là avec Orihime, déclara le shinigami.

- Hein ? Tu ne veux pas de pom pom girls ?

- URUSAI ! tonna Ichigo. Déguerpissez toute les deux.

Orihime trembla, son shinigami parut si glaçant…

- Kurosaki-kun…

- DEGAGEZ DE LÀ !

- Ok ! T'énerves pas ! se crispa Tiaranne sans laisser Orihime en rajouter.

- Kurosaki-kun…

- Inoue… Comment veux-tu que je te protège si tu ne suis pas mes directives. Reste avec Tiaranne et garde tes distances. Tu ne ferais que me gêner…

- …

Orhime se figea. Depuis quand son Kurosaki-kun était si froid…Faiblement, elle s'abandonna à la poigne de la blonde qui commençait à l'emporter du combat imminent. Observant son amour de toujours de dos, ses dernières paroles blessantes lui lacéraient le cœur.

Clarel, laissa son sourire s'accentuer sur son visage au traits fin. Un bref moment pourtant, il perçut une luminosité lui chatouiller une joue.

- Tu es le quincy c'est ça ? demanda le soldat de façon réthorique.

Ishida se contenta d'aquieser alors que sa flèche caressait la pommette de son ennemi.

Sans autres articulations, Tiaranne agrippa plus fortement Orihime de ce spetacle. Le tout était de la mettre à l'abri auprès de Many-sama qui se trouvait aux côté de Renji et Rukia. Pour la suite, elle se devait de porter main forte à Sara. D'un geste vif, elle jeta un dernier regard aux garçons en même temps que Hime et disparut dans une brise.

- Tu penses vraiment que si j'avais voulu l'enmener je t'aurais laissé autant de temps ? remarqua Clarel à l'adresse d'Ichigo.

- Je me fous de tes commentaires, s'exaspéra le visé en braquant sa lame sombre.

- Tu as changé en effet, souffla le blond. Je ne regrette pas de t'avoir sauvé, ça en vallait la peine.

- C'est toi qui fait apparaître toute ces crétaures ? demanda Uryû resserant sa prise sur son arme.

- Fenrir est un compagnon de route. L'une de mes chimère favorite, pourquoi ?

- Et les autres qui tentent de nous dévorer depuis tout à l'heure ? s'enquit Ichigo bouillonant.

- Qui sait…

Un nouveau crissement rententit. Zangestsu vomissait plusieurs étincelles en se frictionnant avec l'épaisse lame du soldat. Les iris brun d'Ichigo troublèrent alors Clarel qui l'observait de plus près.

- Je vais te faire ravaler tes paroles salopard. Tu as osé prétendre que je ne pouvais plus sauver Inoue… Je vais te faire regretter d'avoir porté un tel jugement, railla Ichigo d'une voix ombreuse.

- Oh… On est rancunier ?

Clarel dévit subitement un éclat lumineux lui tranchant une pommette.

- Tu oublies que nous sommes deux… Deux a protéger Inoue-san corps et âmes.

- La quantité importe peu, tant que la qualité est là. Mais de ce que je vois… Vous êtes sufisament imprégnés d'elle pour donner votre vie. C'est touchant ! fit le blond en essuyant sa joue coupée.

Le blond prit de la distance, tout en observant le quincy et le shinigami. Ichigo ressera la prise sur Zangetsu. Non il était hors de question de laisser ce sale type décamper.

Orihime observait la scène, ses épaules sérrés par les doigts fin de Tiaranne. Plissant les paupières, la belle laissa l'inquiétude habiter ses traits. Non pour la situation qui se dessinait sous ses yeux mais pour la froideur qui émanait de son shinigami. Le regard baigné d'incertitude, ses craintes prirent plus d'ampleur en constatant la plaie béante qui coagulait légèrement des côtes d'Ichigo.

- Respire Orihime.

L'interpelée fixa ses iris grisonnant sur la beauté nordique qui lui agrippait ses frêles épaules.

- Tiaranne-chan ?

- Sara à cotérisé sa plaie quand elle a enveloppé Ichigo par ses eaux. Il n'en souffre pas.

La belle se contenta d'approuver lorsqu'un crissement aigu la ramena sous le spectacle qui prenait place. Ichigo de par ses gestes vifs, martelait l'arme du soldat blond nullement gêné. C'est sans conscience qu'Hime joignit ses mains sous son menton en forme de prière.

« Kurosaki-kun… »

Soudainement, la pression qu'elle ressentait disparut. Quittant la scène de combat, elle vit Tiaranne s'éloigner.

- Tiaranne-chan !

- Je dois aider Sara ! s'écria la blonde. Many-sama !

- Oui ! Ne t'inquiète pas ! Je veille sur elle ! Répondit la vielle femme qui venait d'apparaîte.

La belle posa ses orbes cendrés sur la vielle femme. Celle-ci lui répondit d'un sourire chaleureux.

- Ne sois pas si inquiète Orihime-chan. Ton Kurosaki est un vaillant gaillard. Il peut vaincre Clarel, c'est même le seul ici qui en soit capable en dehors de Loanne.

- Loanne-chan… Réalisa Hime.

L'incompréhension imbiba l'esprit flou de la princesse. A peine une heure plus tôt, elle avait éxigé de Sara d'être conduite auprès de son sosie pour lui quémander des explications. Mais c'était ici que l'avait mené la beauté brune. L'avait-elle fait exprès ? Où se trouvait son double ?

- Many-sama..

- Oui Orihime.

- Où se trouve Loanne-chan ? implora la belle.

- Eh bien, je dois bien avouer que je n'en ai aucune idée ma chérie, répondit la vielle femme étonnée. Pourquoi me demandes-tu cela ?

Orihime écarquilla les yeux. Qu'est ce que c'était encore que ce manège dans lequel on tentait de l'entrainer ? Pourtant, Sara avait semblé des plus surprises lorsqu'avec Uryû, ils s'étaient retrouvés en plein combat entre Ichigo et cette chimère aux traits canins. Non Sara n'avait pas mentie, elle en était sûre… Mais alors pourquoi n'avait-elle pas répondu à sa requête ? Aucune des compagnes de sa jumelle ne semblaient en mesure de lui indiquer la bonne route pour la rejoindre. Etrange… Malgré ce questionnement, une interrogation brûlait les lèvres d'Orihime. La poser à Many-sama ne paraissait pas être des plus approprié, mais qu'avait-elle à perdre ? Au pire des cas, un refus auquel elle s'était acoutumée. C'est cette conviction brûlant ses pupilles qu'elle agrippa les poignets de la bien veillante femme.

- Many-sama, je dois vous demander quelque chose.

- Quoi donc mon enfant ? Tu es bien curieuse aujourd'hui…

- Je dois savoir, répondez-moi je vous en pris.

- …

- Est-ce bien Loanne-chan qui a scéllé mes pouvoirs ?

Les iris sombre de la vielle dame brillèrent d'une étrange lueur, encourageant Hime à juger son raisonnement juste.

- Many-sama…

L'appelée redressa ses mains ridées vers les joues de la douce suspicieuse. Calant ainsi ses doigts fins, elle put plonger son regard intense dans ceux de la belle.

- Tu es bien plus fûtée que je ne l'aurais cru ma petite Orihime. Tu as vu juste, c'est bien Loanne qui a rendu ton rikka inutilisable. Et ceux, malgré mes recommandations de ne pas le faire.

Orihime se mordit la lèvre inférieure. Oui, elle le savait, mais entendre la confirmation de ses craintes ne rendit cette véracité que plus amer. Mais un détail la troubla.

- Vos recomandations ?

- J'étais contre ma chérie. Contre l'idée de te priver de cette part de toi. Mais Loanne n'en a fait qu'à sa tête. Cette jeune fille est une vraie bourrique, mais je ne t'apprends rien.

- Vous connaissiez mes capacités ?

- Bien évidemment ma chérie. Nous conaissions chacun d'entre-vous, ainsi que vos aptitudes. Nous sommes également bien renseignés sur la Soul Society et nous savons bien d'autres choses. Même bien trop, finit par se rembrunir la vielle dame. Même si cette question te turlupine encore, tu en connaîs la réponse n'est ce pas ? La raison pour laquelle Loanne t'as privé de tes dons ?

- Pour me protéger de Kara… souffla Hime, se remémorant ses échanges avec la belle tatouée.

- En effet. Kara veut t'utiliser Orihime, car tu possèdes la capacité d'user du…

- Ishi…

- Tu le sais donc ?

- Sara m'en a touché deux mots.

- Hum, je vois.

- Que veut-elle faire Many-sama ?

- Bouleverser l'ordre de ce monde. Ebranler le Tentai shisutemu qui est sous le l'obédiance du roi des esprits… Tu es la clé de cette opération Orihime. Raison pour laquelle nous devons te mettre à l'abri. Mais pour moi, Loanne n'a pas usé des bonnes méthodes. Il y a un autre moyen de te protéger de tout cela.

- Qu'est ce que vous dites ?! résonna une voix.

Many riva ses orbes sur l'origine de cette sonorité qui venait de la couper dans son élan. Renji, maintenant Rukia dans ses bras les observait. Les yeux écarquillés, les deux shinigamis auscultaient la vielle dame qui prit un air plus dur à leur approche.

- Un Tentai shisutemu ? articula Rukia.

- Oba-san… Tu nous dois des explications, trancha Renji agacé.

- Oh ! s'écria Many en relachant Orihime de sa prise. On dirait que la ma langue est bien trop pendue aujourd'hui…

- En effet, reprit Rukia. Il me paraît maintenant logique que vous continuiez sur votre lancée…

Many offrit un air des plus troublant. Un sourire s'étira sous ses pommettes marquées par le temps. Joignant ses mains dans son dos, elle ferma brièvement ses loudres paupières pour marquer davantage ce rictus surprenant son auditoire.

- Vous n'êtes pas assez attentifs à votre environnement, jeunes shinigamis… déclara-t-elle sans relacher son air détendue.

Sans autre réplique, la vielle femme tira le bras d'Orihime pour la ramener contre elle. Dans ce même geste, elle frappa le sol de son pied en contre poids, faisant trembler la terre environnante. L'élément terreux répondit à son appel en formant une barrière rocheuse, la protégeant elle et la belle d'un impact violent qui projeta les deux shinigamis d'une bourasque assourdissante.

Reprenant ses esprits, Rukia redressa un bras en visière pour se protéger les yeux des résidus de poussières lui brûlant le visage. Malgré sa gêne, elle put entrevoir le loup électrique s'éxciter sur les roches qui protégeaient les deux femmes.

- Merde la chimère ! s'écria la petite Kuchiki !

- Zabimau ! enchaîna Renji dans un cri.

Mais eut-il à peine le temps de dégainer son zanpakutô que Renji entrevit une cascade d'eau brûlante ensevelir la bête enragée. La chimère en grogna de mécontantement tout en redressant son museau meurtie vers Sara qui manipulait le liquide fumant. Les griffes grattant avidement le sol, le loup mysthique se mit à crépiter de plusieurs éclairs argentés. Du haut de ses cornes, il projeta son énergie exacerbée à l'encontre de la brune par le biais de son eau bouillonante. Même les reflex affutés de la jeune fille ne lui permirent de l'éviter. L'attaque fut vive et lancinante, forçant la guerrière à plier un genou. La créature, fière de sa domination soudaine, ouvrit plus grandement sa gueule couronnée de dents aiguisées, prêtes à mordre sans pitié le corps affaibit. Mais ce fut les crocs du cobra géant qui le stoppèrent dans son élan. Planté jusqu'au sang dans son encolure, la chimère ne put éviter les glaces de shirayuki qui lui glaçait les pattes jusqu'à l'articulation.

- On le tient ! s'écria Renji.

- Haï ! répondit Rukia.

Plusieurs projections de stalactites terreuses enfermèrent le loup géant sous l'apparition de Tiaranne. De ses poings sérrés, elle anchaîna plusieurs mouvements secs qui ordonnèrent à ses rocs de faire céder la bête hurlante.

Les clameurs de Fenrir montèrent jusqu'au ciel, alarmant son maître qui pendant l'une de ses esquives, entraperçut sa chimère prisonnière.

- FENRIR ! s'écria Clarel.

Mais un claquement soudain le ramena à son combat présent. Les étincelles de Zangestu lui lechaient les joues, alors qu'il replongeait son regard azuré dans les iris ardents de son opposant.

- Qu'est ce que t'as Clarel ? demanda Ichigo sûr de lui. T'es inquiet pour ton toutou ?

- Ne sois pas si présomputeux, gamin ! s'agaça le soldat en décolant sauvagement sa lame.

Ichigo ne releva pas et poursuivit son assault. Martelant son ennemi de plusieurs coups localisés sur ses flancs, il l'aurait à l'usure. Visiblement, le blond était affaiblit par l'inquiétude ornant ses orbes glacés. Se promettant de féliciter ses camarades pour lui permettre de prôner sur un tel avantage, il doubla ses coups. Usant du shunpo, il donna l'illusion de démultiplier son corps à l'infini, tout affublant son adversaire de frappes plus tranchantes les unes que les autres. Mais le shinigami n'était pas la seule gêne de l'étrange jeune homme. En plus d'éviter ses amas de fers noircis, nombre de flêches luminescentes entraient dans l'espace, réduisant son champ d'action. Putain que ce quincy était irritant ! Se cachant derrière son arc à plusieurs mètres de distance. Il fallait se débarasser de ce parasite. D'un plissement de paupière et en une seconde qui parut s'éterniser, Clarel frappa.

Uryû, mulpliait ses vagues rayonnantes, sans se préoccuper de son compagnon. Si jamais Ichigo se prenait l'une de ses lignes incandescentes, il n'aurait qu'à s'en prendre à son manque d'entrainement. Après tout, il ne se battait pas pour lui mais pour une toute autre personne enivrant ses pensées. Ses forces dédoublées par cette inspiration, il cribla sa cible d'une nouvelle portée de ses filles assassines. Mais alors qu'il tendait l'articulation de son coude jusqu'au craquement pour achever son geste, une douleur froide lui cloua le bras. C'est le menton tremblant qu'il dévia le regard du blond, qu'il crut entrevoir conforté d'un sourire malsaint.

Une lance d'un blanc pure transperçait ses deux avant bras. À la source de cette lame givrée, il vit une femme sans expression maintenir la pression de son affliction. Un râle métallique grimpa le long de son eusophage alors que l'acrimonie glacée lui engourdissait les membres principaux de sa défense. Eirlys, la chimère des glaces de Clarel, extirpa brutalement son arme des bras du jeune homme. Engourdit par un étrange poison parcourant ses veines, il put constater que ses nerfs ne répondaient plus à ses ordres. Les bras ballants et sans aucune mobilité, il resta figé. Le froid habitant ses mains l'empechait de bouger. Paralysé, il était sans la moindre défense.

- Ishida !

- Oh ! On dirait que ton pote est en mauvaise posture, s'amusa Clarel.

- Teme ! s'acharna Ichigo sur le soldat.

La femme grisâtre se mit à glisser sur le ciel comme s'il sagissait du plus plat des sols. Réduisant sa proximité avec le quincy, celui-ci serra les dents. Comment se sortir de cette impasse dans ces conditions ? Réfléchir à une stratégie n'était pas des plus aisé avec son corps en si piteux état. Mais son assaillante ne le lui laissa pas le luxe de s'adonner à la reflexion plus longtemps. Son patinnage prit de la vitesse pour laisser voir sa silhouette se diluer entre les nuages. Uryû commencait à la perdre de vue tout en devinant l'impact qui lui était réservé dans les prochaines secondes. Persuadé de ne pouvoir l'éviter, il se concentra dans le but d'au moins deviner sa localité finale pour encaisser en amont. Un bruit sourd frappa ses tympans. Etonné de ne percevoir aucune douleur, il redressa le regard sur son flanc. Une jambes velouté couvrait son angle mort, le protégant ainsi de la violence du coup porté par la chimère neigeuse.

- Sara-san ?!

- Idiot ! Tu n'écoutes vraiment rien ! s'écria la brune sur un ton qui ne lui était pas coutume.

Les perles émeraude visèrent sèchement le quincy ahuri. L'air qui semblait peser dans ses poumons finit néanmoins par se dégager de sa bouche entrouverte par le choc.

- Ne baisse pas ta garde Uryû ! hurla la beauté sombre en projetant Eirlys d'un coup de tibia.

Un nouvel impact attira l'œil du brun qui aperçut Ichigo blocant à son tour son autre ouverture. Clarel grinça bruyament des dents alors que le shinigami le maintenait à distance. Visiblement, le soldat avait tenté une attaque de front pour achever l'archer blanc.

- Ishida ! Réagis bordel ! Ce n'est pas le moment de rêvasser ! Inoue n'est pas encore hors de danger !

L'échine du fils de Ryuuken se contracta sa peau sous les remontrances de son camarade.

- Je le sais bien ! répondit-il agacé.

- Uryû ! reprit Sara en lui agrippant le bras. Tu ne dois surtout pas te faire blesser !

- Fine remarque alors que j'ai les bras en lambeaux !

- Crétin ! Si tu meurs, Orihime n'y survivra pas !

Bien qu'Ichigo maintenait Clarel en pression, il laissa son attention se fixer sur la brune.

- Que veux-tu dire ? ne comprit-il pas.

- Vous êtes liés maintenant ! Tu as manipulé bien plus que son reishi. Uryû c'est l'âme de son Ishi que tu as maintenu, en faisant cela vous avez connecté vos âmes ! Ton reiatsu se mélange au sien. Si tu meurs…. Orihime mourra avec toi !

- …

Le shinigami se raidit à cette annonce inattendue. Uryû quant à lui jeta un bref regard en direction d'Hime qui se trouvait auprès de Many. Un spasme le fit trembler alors qu'il réalisait les dires de Sara. Merde…

Les dents sérrés, Ichigo qui forçait sur sa lame pour tenir le soldat blond à distance. C'est avec force qu'il déploya son bras pour l'obliger à s'éloigner. L'acier carbonisé de flux ténébreux incita le soldat à prendre quelques pas de retrait, alors qu'il couvrait son regard bleuté de son bras en visière.

Enfin dégagé, le shinigami profita de ces quelques secondes de répits et empoigna le col du quincy.

- Kurosaki ?

- Urusai…

Sans le laisser répliquer, l'adoslescent orangé crispa ses doigts sur la chemise de sa proie et prit de l'élan. Sans la moindre pitié, il l'élança en un coup vers la terre ferme. Les yeux éxhorbités, le projectile parcourut la distance à une vitesse supersonic pour s'écraser lamentablement sur le sol. La chevelure encore fumante, Uryû redressa le dos, ses yeux brûlants de colère.

- KUROSAKI ! TU VEUX SIGNER MON ARRET DE MORT !

- C'était dans mes projets, mais visiblement ce n'est plus possible ! Lui répondit son tortionnaire.

- Eh ?!

- Je n'ai pas tout compris au charabia de Sara, mais une chose est sûre… Si tu y passe, Orihime y passera avec toi et ça je ne peux pas l'accepter.

- …Orihime.. ?

- Ishida ! Protège la de toute ton âme. Mais si jamais il lui arrive quoi que se soit, je te ne le pardonnerai jamais. Je te poursuivrai jusqu'en enfer pour te le faire payer … Est-ce que c'est claire ? lança Ichigo, ses yeux crépitant d'éclat or.

L 'interpelé ne put qu'acquiescer alors que son rival lui offrait son dos. Le silence de son camarade poussa Ichigo à ne plus emmettre le moindre son. Avec agilité, il fléchit les genoux pour prendre encore plus de hauteur et foncer de nouveau sur Clarel.

Ishida l'observait alors qu'il s'éloignait.

- Orihime… Tu l'as appelé par son prénom… tch… C'est elle qui ne le se pardonnera jamais s'il t'arrive malheur alors que tu tentes de la protéger… Kurosaki… Reviens entier espèce de demeuré… se murmura-t-il entre ses dents.

- Uryû ! le rappela Sara qui venait d'apparaître à ses côtés.

Le quincy peina à lui adresser ses iris bleuté. Le froid gagnait en intensité alors que la brune le rattrapait vers sa chutte précipité vers le sol.

- Idiot, tu en fais trop ! s'exclama la jeune fille.

- Quoi… tu t'inquiètes pour moi Sara-san ? s'amusa le quincy qui prit appui sur son épaule.

- Eh ?! Ne dis pas n'importe quoi ! s'écria la beauté rougissante. Je m'inquiète surtout pour Orihime !

- Je me disais aussi… soupira le quincy fatigué.

- Pff… Viens là idiot, je vais soigner tes bras, lança l'irrité dont les joues chauffaient.

Plus haut, Ichigo faisait danser nombre d'éclairs sur le soldat. Leur chorégraphie macabre faisait gicler plusieurs serpantins pourpres dans le ciel. Le bankai du shinigami subit plusieurs déchirures, laissant deviner sa peau meurtrie par les coups de son opposant. Clarel quant à lui fatiguait également. Mes dieux, ce morveux avait bouffé du lion ! Malgré le nombre de blessures qu'il lui infligeait, malgré les coups qu'il lui prodiguait… Aucune de ses attaques ne semblaient entâcher sa volonté. Mais le soldat enchaîna malgré tous ses râles de rages. Devenu plus expressif en corps à coprs, Clarel laissait exploser ses sentiments jusqu'au bout de l'acier de son épée démeusurée. Le shinigami le ressentait. Ce mec… Chacun de ses violents assauts exprimait une colère… Une exaspération tout aussi épaisse que l'acier de son arme. C'était la première fois que tant d'animosité lui pourfendait le cœur avec autant de animosité. Un sentiment portait les attaques de son assaillant, un sentiment qui étrangement lui parut familier. Plissant les paupières, Ichigo porta Zangetsu en direction du cou du soldat. Sans surprise, celui-ci la bloqua. La feinte prenant comme il le souhaitait, le shinigami visa l'estomac du blond à l'aide de ses talons. L'effet de l'impact fit cracher son ennemi plusieurs jets de salive ensanglanté. Souriant, le dieu de la mort projeta son ennemi sur plusieurs mètres sous la pression de ses pieds. Dans la hauteur de son envolé, Clarel courba le dos pour stopper la projection. Enfin freiné, il prit appui sur sa puissante lame pour se redresser, le souffle discontinu. Il rétablit son équilibre pour apercevoir un Ichigo s'éssuyant sa lèvre fendue et rougie.

- Je dois bien l'admettre… Tu es un autre homme, constata le soldat.

- Disons que j'ai réalisé certaines choses…

- Est-ce notre dernière rencontre qui en est à l'origine ?

- Peut être… Pourquoi tu n'utilises pas tes chimères contre moi ?

- Un caprice visiblement, pouffa le blond.

- Ou c'est peut être parce que tu es trop faible ? Tu n'as pas rappelé ton putain de clebard. J'en déduis donc que tu n'en ai pas capable pour le moment.

- Fenrir est un grand garçon. Une chimère n'est pas un animal domestique, ça ne se contrôle pas comme ça.

- Bah tiens… Juste du blah blah pour dire que t'es crevé…

- Soit, si ça peut te faire plaisir…C'est vrai, je ne suis pas au meilleure de ma forme en ce moment. Appeler Eirlys et Fenrir me prend pas mal d'energie. La preuve, je ne peux en rappeler aucun des deux. Ils sont tout aussi épuisés que moi.

- C'est parfait ça, sourit Ichigo.

- Comment ça ?

- Je pourrais donc te corriger sans m'inquieter de voir une de tes bestioles me sauter sur le poils ou attaquer mes amis. C'est du un contre un, lança Ichigo en braquant Zangestsu droit devant lui.

- Dis-moi, t'es sacrément énergique pour un mec qui s'est fait a moitié dévoré par une chimère. Tu m'impressiones.

- Tu m'as tellement gavé la dernière fois que j'ai bien l'intention de te le faire payer. Je suis un putain de rancunier, sourit victorieusement le shinigami.

- Je vois… Ça ne te plaît vraiment pas, hein ? s'amusa le soldat.

- Quoi donc ? questionna Ichigo suspicieux.

- De savoir que quoi que tu fasses, tu ne pourras pas la protéger. Ça te rend dingue…

- Je t'ai déjà dis de la fermer sur ce sujet ! Inoue ne risque rien temps que je serai à ses côtés.

- Tu crois ça ? Réveilles-toi Ichigo ! Tu as peut être réalisé la nature de tes sentiments, ce qui renforce tes convictions, mais ce n'est pas suffisant. On ne sauve pas ceux qu'on aime avec juste de beaux rêves et de belles paroles…

- J'en ai rien à carrer de ton avis !

En un éclair, le shinigami apparu à quelques centimètres du visage du soldat. Celui-ci avait braqué son arme en protection du zanpakutô transpirant d'étincelles ténébreuses.

- Je ne perdai jamais Inoue, c'est compris ? lâcha Ichigo venimeux.

- T'es bien sûr de toi.

- Ce n'est pas parce que toi tu as perdu ceux qui te sont chers que ce sera forcément mon cas…

Clarel écarquilla ses iris azurés sous la stuppeur.

- Quoi ?! fit Clarel tremblant.

- Tu es fort… Peut être même bien plus que moi sur certains points. Tu es agile, tu maîtrises tes techniques à la pefection. Un sacré adversaire en corps à corps doublé d'un ingénieux lieutenant de chimères que tu contrôles parfaitement à distance. Je ne suis pas comme toi. Je suis sanguin et réagis au quart de tour. Je n'ai pas de grandes parades pour flamber. Toi t'es plutôt du genre à réfléchir, un peu comme Ishida. Mais ça n'a pas suffit à sauver ceux que tu aime, pas vrai ? Et c'est ça qui te rend si sûr de tes propos… Je ne suis pas comme toi… Clarel, je vaincrai parce que je le dois !

- Tch !

Le visé deploya son épée avec force, dégageant Ichigo de leur proximité soudaine. Le shinigami, nullement gêné par ce mouvement, surprit un Clarel tremblant au souffle saccadé.

- J'ai visé juste on dirait.

- FERME TA GRANDE GUEULE ICHIGO !

Le soldat écarta son assaillant d'un large geste tranchant. La lâme démeusurée priva le jeune homme de quelques mèches orangées alors qu'il se dégageait.

- Tu crois pouvoir lire en moi juste en échangeant quelques coups d'épées ? Laisse moi rire !

- …

- Oui tu as raison je parles en conaissance de cause ! J'étais comme toi, poussé par mes sentiments dans le combat ! Croyant protéger ceux qui me sont proches ! Mais ce n'est pas comme ça que l'on gagne sur tous les fronts Ichigo et tu le comprendras bien assez tôt ! Toutes les victoires ne s'acquièrent pas à la seule force de nos lames ! s'éxaspéra le guerrier.

- Qui est-ce ?

- Pardon ?

- La personne que tu as perdue ? demanda Ichigo d'un ton grave.

- Qu'est ce que ça peut te faire, shinigami ? se rembrunit le soldat en braquant son arme vers lui.

- Si tu es si doué pour lire en tes adversaires… Tu n'as qu'à essayer de deviner…

A ces mots, Clarel disparut laissant un Ichigo hagard. En l'espace d'une seconde, le jeune homme arrondit le dos sous l'impact d'une rotule idéalement placée sur son estomac. Expectorant ses tripes, la vue du shinigami se mit à onduler alors qu'il discernait les traits de Clarel. Sans le temps de rengainer son arme, un deuxième coup arriva à sa nuque, le faisant cracher plus abondament son flux rougeoyant. Pour achever son geste, le soldat visa le centre de sa colonne vertebrale qu'il cogna sans pitié pour le propulser vers le sol.

Avec cette vitesse, la proie malmenée atterrit sur ses articulations qui craquèrent sous le choc. Malgré tout, il chercha à se redresser. L'ombre de son assaillaint se déssina sur le sol. Par refléx, il se tourna pour faire face, mais le soldat le surplombait déjà, assénant son épée vers ses points vitaux. Le coup allait être douloureux et iniévitable. Le floue gagna les orbes bruns du jeune homme qui attendait la collision rageante. Le bruit familier du fer tranchant avidement une chaire résonna aux tympans d'Ichigo, mais l'affliction ne vint pas. Ahuri, il redressa le regard pour comprendre l'origine d'un tel phénomène.

- LOANNE-CHANNNN !

Les mains d'Ichigo se crispèrent sur la garde de Zangetsu. Une chevelure rouge entachée d'un fluide de même couleur, lui chatouillait le visage. Les cris d'Orihime fendirent l'air alors qu'il vit son sosie armé d'un sabre fin, bloquer de justesse l'imposante lame de Clarel. Pourtant, cet acte de Loanne ne fut pas sufisant pour les sauver tout les deux. L'épée massive du soldat était figée sur l'arme de la belle écarlate, mais si proche de son buste qu'elle ne put l'empecher de la pourfendre. L'acier avait entamé son flanc dans sa course à la mort. Les bras de la jeune fille tremblaient sous le poids de la froideur du métal lui lacérant les côtes.

La bouche entrouverte, Ichigo dicernat Clarel tout aussi éberlué que lui. Mais quand était-elle apparue ?

- Ta..ya… laissa échapper le soldat blond.

- Tch… Tu n'as pas changé… Tu es toujours aussi sanguin Clarel… souffla Loanne…

Sans appels, le blond dégagea son imposante épée qu'il expulsa comme si elle lui avait brûlé les doigts. Relachant ainsi sa proie, la pression qui maintenait la rougeoyante debout s'estompa. Loanne perdit l'équilibre et laissa le poids de son propre corps chuter vers l'avant. Clarel bondit pour la rattraper avant qu'elle n'atteigne le sol.

- Loanne… lança Ichigo encore perdu.

- Taya ! se lamenta Clarel qui la serrait à présent entre ses bras.

Soudainement, Ichigo entendit un bruit sourd à sa gauche. Perdant de vue quelques secondes Loanne, il aperçut Orihime à quatre pattes, les larmes luisant sur ses joues.

- LOANNE-CHAN ! KUROSAKI-KUN !

- Inoue ! s'écria-t-il en la rejoignant.

- San…

- NON ! hurla une autre voix.

Avant même que le shinigami ne puisse accrocher les mains tremblantes de sa belle, il entrevit Tiaranne et Many la stopper dans son geste.

- Ne fais pas ça Orihime ! Ce n'est pas parce que ton reiatsu est réapparu que tu dois utiliser tes pouvoirs ! l'implora la blonde.

- Demo ! Kurosaki-kun… Loanne-chan…

- Ton corps ne le suportera pas ma chérie, ajouta Many.

- Inoue.

La douce qui s'agitait encore dans l 'étreinte de Tiaranne se raidit. Ichigo s'était approché, l'air plus serein. La profondeur de ses pupilles plongea momentanément la douce dans une torpeur indéfinissable. Constatant les dégâts, son cœur se serra. Son bankai était en miettes, ses plaies suintantes. Ses sourciles froncés était coloré de dégradés rougeatres, ses traits marqués par la fatigue. Kami-sama soit loué, il était vivant…

Bien que le froid habitant encore son cœur, suite à leur dernière échange, s'était atténué, la douce ne put empécher sa gorge de se comprimer. C'est enmuré de silence qu'elle se redressa, priant Tiaranne de la relâcher. Celle-ci s'éxécuta sans commentaires.

Loanne qui se trouvait immobile dans les bras de Clarel observa la scène en silence. La douleur de son flanc ne lui permettait pas de repousser son soutient. Toutefois, ses inquiétudes se portaient sur sa jumelle dont les iris grisonnant arboraient un étrange sentiment.

Le soulagement imbiba Ichigo qui s'appretait à ouvrir ses bras à sa princesse. Bien qu'Orihime s'approchait comme il l'espérait, elle se contenta de frapper mollement son torse meurtri.

- Baka ! … Tu es un … un .. idiot Kurosaki-kun ! lâcha Hime dans une étrange plainte.

- Eh ? Inoue…

Hime plaqua ses deux mains sur les pectoraux d'Ichigo qui frémit à son toucher.

- Regarde dans quel état tu es… Je ne peux même pas te soigner…

- Ce n'est rien In…

- SI ÇA L'EST ! hurla la douce en étonnant son entourage.

- Inoue ?

Le jeune shinigami courbaturé laissa ses orbes brun s'arrondirent. Sa protégée était tremblante, les yeux larmoyants. Chaque touche de ses doigts le plongeait dans une étrange culpabilité. Bien que les mots d'Hime étaient de faible volume, cette sonorité plaintive le perturbait. Quelque chose n'allait pas et ce cri qu'elle venait de pousser n'en était qu'une preuve plus évidente. Mais l'heure n'était pas aux explications, il se devait de la rassurer, bien que les mots aient du mal à se frayer un chemin jusqu'à ses lèvres.

Orihime examina ses paumes qu'elle venait de retirer du buste de son shinigami. Constatant ses doigts souillés de sang coagulé, une colère naissante la glaça et lui fit serrer les dents.

- Baka, répétat-elle..

- C'est juste des égratignures Inoue, c'est peut de chose pour te p…

- TAIS TOI ! expulsa la belle, ses mains sur la tête.

- …

- Arrête d'utiliser ma protection comme justification pour te faire blesser.

Une fissure prit forme. Sans réellement pouvoir l'expliquer, Ichigo se sentit comme tranché par les mots qui venaient de le percuter. Mais que disait-elle enfin ? Sa protection ? Une excuse ? Mais non ! C'est une promesse ! Leur promesse ! Leur lien !

- Quoi ?!

Sans lui laisser le temps de répliquer, Orihime se dégagea et avança vers le soldat qui maintenait Loanne contre lui.

- Clarel, lâche-moi… ordonna Loanne.

- Tu plaisantes… Tu as vu dans quel état tu es ?!

- Tu veux dire dans quel état tu m'as mise ? répliqua la beauté rouge sur un ton froid.

- Tch… Quel sale caracthère…

- Lâche-moi, je ne veux pas de ta pitié.

- De quelle pitié tu parles ? Je ne suis pas du genre à ressentir ce genre de sentiments, surtout à ton égard… ajouta-t-il, ses iris glacé penetrant ceux de sa prise.

- Loanne-chan… s'ajouta Hime timidement.

La belle écarlate repoussa le soldat de ses dernières forces en apercevant son reflet approcher. Sous la pression de ses doigts, Clarel fronça ses sourcils dorés en apercevant Orihime les surplomber. Voulant resserer sa saisie, une légère brise le fit écarquiller les yeux tout en lui paralysant la gorge.

- Relâche ma petite fille.. Vermine…

- Many-sama ! glapit Loanne.

La vielle femme était apparue à une vitesse démeusurée, agrippant le soldat à la jugulaire. Loanne grinça des dents, ne pouvant réagir à cette altercation soudaine. Orihime quant à elle recula de quelque pas tant la violence du changement d'aura de Many la frappa de stuppeur.

- Vous êtes… en vie… articula faiblement Clarel.

- Tu ne t'attendais pas à un tel miracle n'est ce pas ? Saleté de shenra… Voilà que je te reprends à tourner autour de ma descendance. Ton peuple est d'une répugnance qui m'irrite, cracha la vielle femme avec mépris.

« Shenra ? » songea Hime.

- Many-sama ! s'écria Loanne en enlaçant le bras qui maintenait le soldat. Arrête ça !

- Tu n'es pas en condition pour emmettre un jugement objectif et rationnel Loanne. Entre Orihime et Clarel tu faiblis… C'est décevant encore une fois. Ne seras-tu jamais en mesure de faire convenablement les choses. J'en ai de la peine pour ta pauvre mère, tu désonhores ton clan. A croire que c'est une habitude chez toi, déclara posément Many qui ne quittait pas Clarel des yeux.

- Many-sama… faiblit l'injuriée.

Sans autres mots, la belle écarlate relâcha la pression, ses orbes noisette voilés de culpabilité. Orihime, paralysée par l'aura glaciale de la matriarche, recouvrit ses esprits en apercevant son reflet mutilé par ces paroles acérées. Alors qu'elle commençait à chutter, la beauté auburn se jeta pour la soutenir. En apparence Loanne ne paraissait pas lourde, mais le poids de ses sentiments affubla Hime qui cala sa joue sur la tempe de sa jumelle, maintenant logée dans ses bras.

- Loanne-chan…

- …

- Tu n'as pas changé vielle femme, pesta Clarel. Toujours a déchirer tes proches par ta langue de serpent.

- Je n'ai pas de remontrances à recevoir d'un dresseur de chimères. Tu ne sais pas ce que c'est… Tu es trop jeune Clarel…

Many serra ses doigts anguleux sur la trachée du soldat qui se figea, laissant seulement ses grognements résonner. Loanne rétablit faiblement le regard au bruit de ses grondements plaintifs. Elle discerna la silhouette de sa grand-mère, préssant sa main ridée sur sa capture. Nombre de tremblements agitèrent le corps de la jeune fille sous l'œil grisé de son soutient.

- Loanne-chan, commença Hime posant ses doigts délicats dans la chevelure flamboyante.

- Orihime, je suis désolé. Tu n'es pas bléssé ? fit Loanne pour détourner son attention.

- Non… Mais…

Le mutisme frappa Orihime, son regard fixé sur son miroir vivant. Elle dicerna un regard familier. Les frémissements de Loanne lui intimèrent le silence. Sans aucune parole elle le vit… Ce sentiment ornant les irsi noisette de la française, un sentiment qu'elle même éprouvait à l'égard de son shinigami. C'était la première fois qu'elle le distinguait si clairement les émotions de Loanne…

- Tu l'aimes… pensa-t-elle à voix haute.

- …

Orihime ne put recevoir la réponse de Loanne qui agrippa soudainement ses bras. Un hurlement attira l'attention de la beauté auburn alors que sa jumelle la calait derrière elle. Les pupilles de la douce se dilatèrent à la sensation d'une pression l'assomant presque ! Cette pression lui parut pourtant familière alors qu'elle perçut son entourage s'éxciter. Elle axa alors le regard sur l'origine de cette panique soudaine et son cœur tembourina violement ses côtes.

S'offrait à sa vue, Many-sama dont le visage était déformé par une belle main blanche et tatouée.

- Kara !

L'étrange femme à la chevelure d'un blond blanc maintenait la force de son bras en extention. Cette saisie avait fait décoler les pieds du sol de la vielle femme dans plusieurs spasmes. Clarel à genoux derrière elle massa mollement sa gorge.

- Vous avez été longue… Kara-sama, déclara le soldat.

- Désolé Clarel. Les préparations me prennent un temps fou, répondit la beauté blanche.

Scanant son environnement, Kara sourit. Mais ce rictus amusé s'estompa à la vue de celle dont elle écrasait le visage.

- Many… lâcha-t-elle glaciale.

La vielle femme déglutit sous la pression des ongles qui s'enfonçaient dans ses pommettes. D'un geste large, Kara projeta la vielle dame sans compassion. Le corps de la grand-mère roula sur le sol.

- Many-sama ! s'écrièrent Tiaranne et Loanne en cœur.

L'appelée cracha sur le sol. Les traits déformés par la colère, sa grace et le recpect qu'elle inspirait naturellement, s'évanouie.

- Tch.. . Je trouvais étrange que tu ne te sois pas encore magnifestée traitresse, vociféra la vielle femme.

- J'ai bien fait de venir, les retrouvailles n'en sont que plus attractives, répliqua l'injuriée avec une pointe d'ironie.

Many lâcha un rire sonore qui surprit même les françaises.

- N'est ce pas ? sourit la femme âgée. Je vois que tes pactes t'ont permis de conserver ta jeunesse. Amusant lorsque l'on sait que je ne suis pas beaucoup plus âgé que toi.

- Cesse tes railleries vielle folle, je ne suis pas venu ici pour me battre.

- Non bien évidemment, tu préfères te cacher derrières les chimères de ce shenra. Tes actions me donne la nausée.

- Ta langue est toujours aussi perfide, constata la belle insultée.

- Tu es responsable de toute cette anarchie n'est ce pas ? intervint Tiaranne.

Kara dévia son regard azuré sur la jeune fille. Tiaranne se tenait droite, les dents sérrés et ses orbes dévoilant nombre d'émotions contradictoires.

- Tiaranne… Est-ce ainsi que l'on salue son maître de clan ?

L'assistance se paralysa, excepté les françaises. Ichigo crut se mordre la langue. Maître de clan ? Qu'est ce que cela signifiait encore ? L'impression que nombre d'informations circulaient dans l'air lui donna l'horrible sentiment de flotter dans la confusion. Cette femme avait donc bien un lien avec les trois françaises ? Avec Tiaranne en particulier ? L'irritation le gagnait. Ces secrets prenaient de l'ampleur alors que quelques fuites semblaient apparaître.

- Maître de clan ?! questionna Ichigo. Tiaranne, c'est quoi ce…

- Tu n'occupes plus cette place depuis longtemps ! s'éxcita la beauté nordique tout en ignorant Ichigo.

- Non, c'est vrai tu as raison, lui sourit chaudement Kara.

- Si tu répondais plutôt à sa question, cracha Loanne qui maintenait Orihime derrière elle.

- Oh, ma petite Mataya et ma douce Orihime. Vous voir si proche est une bien jolie vision, constata Kara sur un ton enjoué.

- Elle n'est pas ta douce Orihime ! se durcit Loanne. Répond seulement, toute ces chimères ?! Clarel ne peut pas les avoir toute invoquées, surtout autant de libres. C'est toi n'est ce pas ?

Kara disparu en un souffle. Loanne et Orihime écartèrent les paupières lorsqu'un souffle sucré leur caressa leur cou respectif.

- En partie, sussurra Kara, le visage entre les deux têtes des jeunes filles. Ilhar va tout dévaster si on ne lui rend pas sa moitié. Tu en es consciente n'est-ce pas Mataya ? Ce monde, est son premier terrain de jeu.

- Que…AHHH !

- Loanne-chan !

Kara, toujours coincée entre les sosies, venait de plonger ses doigts dans la plaie béante de la beauté écarlate. Hime voulu réagir mais sans succès. Une pression spirituelle d'une telle intensité ! Même lors de son enlèvement au Hueco Mundo, elle n'avait ressentit pareil écrasement. Aizen lui même parut superficiel face à cette femme étrange qui offrait une affliction lancinante à son reflet. Aucun membre d'Orihime ne répondit à ses appels. Elle était paralysée…

- Mataya, reprit Kara de paroles froides. L'équilibre a été rompu… Elle est ici… Baransu Suna est apparue. Tu sais ce que ça signifie. La Soul Society va intervenir, c'est inéluctable, mais il est déjà trop tard. Le roi des esprits ne pourra contenir cela.

- Espèce de…

- Le même dilème se déssine, tu le vois, tu le ressens. Cette fois encore tu te trompes de chemin, déclara Kara d'un ton assuré. Vivre dans cette torture quotidienne t 'a rendu aveugle. Le décompte a commencé.

- KARA ! ARRÊTEZ ! hurla Hime en observant son reflet pâlir à vue d'œil.

- Orihime… Pauvre petite chose… souffla la belle tatouée. L'inévitable félicité aura bientôt lieu… Fais ce que tu as à faire.

- Eh ?

Orihime sentit la main valide de son agresseur lui caresser la joue. Cette douceur soudaine fit frémir la jeune fille.

- Ta compassion et ton aura est intacte.. Je suis soulagé, constatat Kara.

- Nani ?...Attendez !

Mais la femme tatoué avait déjà disparu, emportant Clarel et ses chimères dans sa bourasque. Le soldat jeta un dernier regard à la beauté rouge qui le lui rendit de façon venimeuse tout en haletant.

La rafale glacée engourdit chaque membre du groupe jusqu'à la disparition totale de leurs ennemis.

Une fois le paysage revenu à la normal, Orihime sentit une pression sur son bras. Les doigts de son sosie pressaient fortement sa peau. Ses perles sombres se fixèrent sur la jumelle. Elle était tendue, le sang de sa plaie béante avait recouvert ses jambes et la pâleur de son épideme lui donnait l'apparence d'un cadavre.

- Loanne-chan.

- Orihime tu dois…

- Rends moi mes pouvoirs, que je puisse soigner tes blessures ! la coupa Hime.

- Eh ?

Ichigo, qui avait assisté à toute la scène sans broncher, se raidit sour l'annonce de sa protégée. Décidément ses neuronnes devaint avoir loupé plusieurs connexions aujourd'hui… Pourquoi sa belle quémendait une telle choses à Loanne ? Le temps que les pièces du puzzle se mettent en place, un râle attira son attention. Suivant l'origine de cette sonorité, Ishida apparut. Cette vison lui fit serrer les dents alors que les paroles de Sara résonnaient encore dans son esprits.

« Tu es lié à Orihime, si tu meurs… Elle mourra avec toi ! »

Avait-il loupé un épisode ? Voir une saison entière vu les iris glacés du quincy accompagné de la brune. Ishida n'avait pas recouvert la totalité de ses sensations et visiblement, les soins que lui prodiguait la belle française étaient loin d'être indolore. Avec attention, il observa son entourage. La bataille était finit… Mais cette atmosphère était pesante. S'armant de bonne volonté, le shinigami préféra se concentrer de nouveau sur Orihime, se promettant d'avoir une petite conversation avec le quincy pour éclaircir ces zones d'ombres.

Loanne de son côté se glaça également sous cette déclaration si directe. Un frisson parcourrut sa peau alors que son reflet auburn la tournait vers elle. Les orbes imbibés de ressentiment, c'est dans une position de faiblesse que la française se sentit ligotée. Depuis quand la douce Orihime aborait tant de froideur ?

- Orihime ?

- C'est toi qui a scéllé mes facultés n'est ce pas ? reprit-elle.

- Je… oui se rembrunit la beauté écarlate, sans la force de répliquer.

- Pour me protéger de Kara… ajouta-t-elle en déviant le regard sur le côté.

Le sosie resta muet.

- Loanne ! s'écria Tiaranne.

Orihime, perturbée par l'appel de la beauté nordique, fixa de nouveau son regard sur l'interpelée. Un frissonnement lui traversa le dos. Loanne devenait de plus en plus blanche, ses globes auculaires semblaient se retourner alors que ses tremblements faisaient flageoler ses jambes. Ses mouvements désarticulés, poussa Orihime à la saisir par les épaules pour la stabiliser.

- Loanne-chan ! Il faut te soigner !

- Je suis désolé ! s'écria la belle rouge dans sa perte de contrôle. La marche a commencé et je ne peux rien faire ! Pardon Orihime ! Pardon !

- Te pardonner quoi ?!

- Ilhar s'est réveillé, c'est pour cette raison que les chi…s'étrangla Loanne dans ses étouffements.

- Calme-toi Loanne-chan ! paniqua Hime.

La vue du sosie d'Orihime se floutta. La détresse ornait ses pupilles dilatées alors que ses dents mordaient jusqu'au sang sa lèvre inférieur.

- Pardonnez moi ! TOUT CE QUE JE VOULAIS C'ÉTAIT TE SAUVER ! TOYA, PARDONNE-MOI ! hurla Loanne en perdant le contrôle de ses membres.

- Toya ?...répéta Hime incrédule.

- Merde elle perd les pédales ! LOANNE ! s'écria Tiaranne.

Tous se réunirent autour de la beauté rouge qui s'exitait dans les bras de son reflet. Ichigo bondit au côté de sa protégée qui perdait la force de maintenir l'excité.

- Kurosaki-kun !

A l'appel d'Hime, le jeune homme arriva en soutient en acolant son buste au dos d'une hime vacillante.

La belle sentit l'aide de son shinigami qui lui maintenait l'échine. Grâce à se soutient elle força sa prise sur son reflet qui perdait la notion de la réalité. Les joues rougies par la folie, la beauté écarlate se débattait violement, forçant le jeune homme à agripper plus fortement sa prise. Orihime serrait si fort Loanne qu'elle eu peur de lui couper le souffle. Ichigo quant à lui immobilisait les deux jeunes filles dans ses bras pour les maintenir immobile.

- Loanne-chan ! je t'en pris clame-toi ! sanglota Hime.

- Putain Loanne ressais-toi ! ajouta le shinigami suppléant.

Tiaranne intima à Orihime de supporter la jeune fille hurlante. Pendant ce temps Ichigo soutenait sa la pression pour la stabiliser. Dégageant lentement leurs bras c'est sans pitié que la belle nordique cogna l'estomac de la délirante qui faiblit après quelque secondes de l'impact. Loanne perdit conaissance dans les bras de sa jumelle qui se mordait la lèvre. Un silence pesant frappa la scène, alors que tous inclinaient leur nuque vers le sol.

Ichigo relâcha son étreinte sous un soupir de soulagement. Non d'un Kami, cette journée était fatigante pour ses nerfs à vifs. Instinctivement, il posa une main sur l'épaule de sa protégée tremblante. A ce contact Orihime grimaça et se libéra dans la seconde sous l'air dubitatif du shinigami. Mais quelle mouche l'avait piqué bordel ! Une journée de séparation et ce fut comme un mur qui se formait.

- Inoue ?

- Je vais ramener Loanne, intervint Tiaranne. Orihime, viens avec moi.

- On vous accompagne, reprit Ichigo.

- Non, trancha la blonde.

- Pardon !

- T'as vu ton état tête de fraise ?! Va plutôt te faire soigner avec le binoclard. Sara a presque fini, elle pourra s'occuper de toi.

- Je n'ai que …

- Magne toi ! ordonna Tiaranne. Bordel mais quelle pot de col ! Elle risque rien abruti ! Tu ne crois pas que si Kara et Clarel l'avaient voulu, Orihime ne serait plus avec nous déjà ! Tu piges ! Va t'occuper de ta tronche défigurée. T'as une mine à faire peur ! Regarde dans quel état est Orihime ! tu ne penses pas que te voir en miette a un rapport ?

- Kurosaki-kun, vas-y, l'implora la douce sans le regarder.

- Inoue ?

- S'il te plaît…

Ichigo faiblit devant le profil que lui offrait sa protégée. La belle ne laissait aucune émotion habiter son visage et cette vue fit frémir le shinigami. Non décidément un truc clochait ! Mais qu'est ce qu'elle avait ? Etait-ce à cause du ton froid qu'il avait employé plus tôt ? Non, Inoue n'était pas du genre rancunier ! Mais bordel que cette distance le faisait chier ! Un mur était entrain de s'installer alors que le danger n'avait jamais parut plus mystérieux et inquiétant. Ce n'était pas le moment de perdre vu Orihime.

Pourtant sous les remontrances de Tiaranne, le shinigami abandonna et s'executa. Il trouverait le temps de parler à son amie. Il se redressa et offrit son dos à la jeune fille. Celle-ci lui jeta un dernier regard auquel il répondit par un sentiment de tristesse émanant de ses orbes assombrit.

« Inoue… ne téloigne pas de moi… » songea-t-il.

C'est avec cette étrange atmosphère que le shinigami disparut en un shunpo pour rejoindre Sara et Ishida. Orihime sentit son cœur compresser sa poitrine.

Tiaranne agrippa le corps endormi de son leader pour l'arnacher à ses épaules. Une fois chose faite, elle jeta un regard à la beauté auburn qui n'avait pas décollé du sol.

- Orihime ?

- Arigato… peina la douce.

- Pas de quoi, j'avais bien senti le malaise.

- Hum, acquiesa Hime. Merci d'avoir comprit mes sentiments Tiaranne-chan.

- T'inquiète, souffla la blonde le regard en coin. Allons-y Hime. Il faut aussi que je m'occupe de cette vielle bique de Many-sama ! Ah moins que je ne la laisse crever dans un coin ce serait pas une mauvaise idée.

A l'évocation de la vielle femme, Hime revit le regard de Loanne au moment où le soldat blond étouffait entre ses doigts. Ce regard…

- La plaie de Loanne-chan est inquiétante, reprit Hime. Clarel l'a…

- Il ne l'a pas fait volontairement, t'as bien vu comment il a paniqué ? Comme quoi, les liens subsitent.

- Quels liens ?

- Hum ? Oh arrête ! Fais pas comme si tu étais idiote Orihime.

La belle blonde redressa ses genoux pour entamer sa route, Hime sur ses talons. Bien que le silence avait maintenant pris place, la princesse le coupa net.

- Tiaranne-chan !

L'appelée se stoppa, comme si l'altercation avait été d'une logique sans précédant.

- Hum…

- Qui est Toya ?

Et merde… Tiaranne n'aimait pas que ce genre de question soit pour sa pomme… Loanne allait définitivement péter un cable… Temps pis… Après tout elle adorait la mettre en rogne, on ne change pas les bonnes habitudes.

- Toya ?

- Hum !

- C'est une enmerdeuse, répondit Tiaranne le sourire en coin.

- Eh ?! tomba à la renverse Orihime.

La reaction de la princesse amusa la belle blonde. Mais son sourire s'obscurcit.

- Latoya de son vrai nom, était la personne la plus importante aux yeux de Loanne.

- La personne la plus importante ? était ?

- Ouais… Elle est morte, il y a bien longtemps déjà, souffla l'énergique blonde.

- …

- Et son histoire est un fardeau que porte Loanne depuis longtemps.

- Loanne-chan a imploré le pardon de cette personne dans son délire, pourquoi ? osa Hime qui n'était plus trop sûre de vouloir connaître la réponse.

Tiaranne inspira une longue bouffée d'oxygêne comme pour apaiser le tourment interne qui prenait place dans son abdomen. Elle scruta le ciel, puis plongea ses iris azur dans les prunelles imprégnés d'inquiétudes de la beauté auburn.

- Latoya était la petite sœur de Loanne. Toutes les nuits de son existence, elle implore son pardon parcequ'elle l'a assassinée de ses propres mains…


Isshin fixait Baransu Suna les yeux exorbités, paralysé par la stupeur. A cet instant, l'entité lui semblait bien plus impériale. Aucun reiatsu n'émanait de cette personalisation de pouvoir. Juste une envie d'asservissement lui compressait les membres. Avait-il bien entendu ? Cette brune aux yeux d'or était réellement une entité supérieure ? Une création de l'absolue défiant toute logique humaine et shinigami… « Ce qui était, est et sera ? »

« Cette femme serait, plus puissante que le roi des esprits ? » songea-t-il.

Le regard perçant, Suna continua dans sa lancée en allégeant le ton.

- Votre Terre et les mondes qui l'anime ne sont pas les seul Tentai Shisutemu dont je sois en charge.

- Vous êtes une personification du pouvoir qu'Aizen convoitait… Par le biais du Hongyoku…

- Pitié ne me compare pas à ce jouet pour bébé… soupira l'étrange femme en agitant une main agacée. Mais si cela peut aider à comprendre, disons que celle qui a donnée les clés à la création de l'Hongyoku… C'est moi…

Isshin jeta un bref regard à l'adresse de l'homme au gueta qui dissimulait son regard sous son bob.

- Pardonnez-moi, mais j'ai du mal à croire que vous soyez.. enfin que… se perdit le père d'Ichigo…

- L'univers est bien plus vaste que tu le penses soupira Ryuken… Seulement, jusqu'à présent tout cela n'étaient que de simples théories. Il est difficile de croire que vous soyez matérialisé devant nous sous forme humaine, reprit le quincy à l'adresse de Suna.

- Je peux me déplacer. La fluctuation des âmes est une tâche bégnine pour moi, de plus ce n'est pas mon seul rôle. Je canalyse les actions et le pouvoir de tout mes Shokubai. Disons que je suis manager ! lança-t-elle légère en levant l'index. Mon petit Shokubai qui est votre souverain est une de mes ouvriers !

- Pourquoi n'apparaitre que maintenant ? osa l'ancien capitaine brun. Avec tout les troubles qu'il y a eu dernièrement, vous vous montrez comme par magie pour faire votre inspecteur des travaux finies ?

- Vous prenez les choses trop à cœur Kurosaki. Le rôle d'un Tenkyû shokubai n'est pas d'intervenir durant vos stupides querelles.

- Parce qu' Aizen tentant de tuer le roi des esprits et Juha Bach souhaitant réduire la soul society à néant, pour vous ce ne sont que de simples querelles ? s'énerva celui-ci maintenant debout.

- Quel sang chaud celui-là, s'amusa Suna.

Elle se dressa à son niveau pour lui faire face de toute sa hauteur. Isshin put contempler la minceur de cette dame aux aparences surnaturelles.

- Tu ne peux pas demander à un lion de gérer des problèmes de fourmis. Votre roi lui même n'est jamais internevu sauf en temps de crise. Tu devrais en comprendre les raisons, toi qui étais capitaine.

- Pardon ? !

- Kurosaki, je ne penses pas que tu prennes bien conscience de l'être qui se tient devant toi sourit la brune.

Sur ces mots, Isshin sentit un poids sur ses épaules le forçant à poser un genou à terre. Le reiatsu, non… ce n'était pas du reiatsu… C'était quelque chose de plus fort que ça. L'énergie de la jeune femme, qui était indétectable jusque là, l'engloba et commença à lui serrer la gorge. Il rétablit difficilement ses yeux pour constater que les autres n'étaient pas touchés. La respiration saccadée, il tenta de se redresser sans succès. Mais la pression s'évanouie subitement. Se retrouvant sur le dos, il put relancer ses poumons. La belle brune aux iris dorés qui le surplombait, afficha un air de compassion.

- Ne sois pas si surpris, déclara-t-elle. Je ne voulais pas t'effrayer.

- Pourquoi êtes vous là ? susurra Isshin, encore sous le choc.

- Une vielle affaire à régler.

- Qu'est ce que c'est que cette histoire ? reprit la femme chat.

- Oh oui ! Il est vrai que peu de personnes le savent ! s'exclama Suna un doigt sur le menton. Comme je l'expliquais tout à l'heure, mon rôle de Tenkyû shobukai n'est pas mon seul fardeau… En plus de canalyser le «Ishi » des différents Shokubai, je me dois de veiller à l'équilibre universel, comme mon nom l'indique. Un petit boulot que je me dois d'éffectuer avec le sourire ! Ça rapporte pas mal !

« Mon dieu et en plus elle est vénale » se surprit Isshin à cogiter une veine sur la tempe.

- Le « Ishi » ? questionna Ryuken avec les images d'Uryû se déssinant dans ses souvenirs.

- C'est vrai que je n'ai jamais parlé de cette capacité, sourit Kisuke. En même temps je ne trouvais pas cela utile…

- Ou plutôt considères-tu que le savoir est un trésor à préserver, commenta Suna.

- Le « Ishi » est l'énergie dont jouisse les divinités comme le roi des esprits. Une capacité dont était doté le Hongyoku d'où le danger de le laisser entre les mains du premier venu, soupira Yoruichi.

- C'est tout à fait ça Yoruichi chou ! Un pouvoir de création et de destruction. Je vois qu'il y a certains shinigamis qui ont retenu leur leçon, sussura la beauté pâle. C'est également le pouvoir dont je dispose. Car le « Ishi » est la manifestation de la volonté, la création à l'état pure. Créer, renier, dissoudre sans limites… Tels sont mes facultés.

- Je vois, souffla Ryuuken. Une capacité au delà du reiatsu.

- Suna-dono, tu ne te déplaces jamais sans but précis… relança Kisuke.

- C'est vrai, sourit-elle. Je suis ici pour terminer une tâche vielle de 100 000 ans.

- AH ? Une tâche?! fit la femme chat surprise.

- L'équilibre universel de mes shokubai demande beaucoup de temps. Je me dois d'apparaître lorsqu'un événement risque de compromettre mon travail de catalyseur. Mais chacune de mes actions doivent se matérialiser sous forme de pacte. Chaque transaction a son prix pour maintenir l'équilibre des choses. L'air même que vous respirez pourrait se transformer en poison si je levais le petit doigt sans précaution.

- Vous venez de me certifier que vous n'interneveniez jamais! s'emballa Isshin maintenant redressé.

- J'ai dis, quand cela risque de compromettre « mon travail de catalyseur ». Vos histoires n'auraient rien changés à ma situation.

- Et ce n'est plus le cas ? demanda l'ancienne capitaine de la 2ème division.

- En effet, mon pacte actuel risque de tout chambouler chez vous et malheureusement, j'en suis la seule responsable, soupira-t-elle, le regard floue.

- Que veux tu dire ? Suna-dono renchérit Kisuke quelque peut alarmé.

- C'est une histoire qui remonte à très longtemps et qui en premier lieu n'avait strictement rien à voire avec votre monde…

- Qu'as tu osé faire ? S'agaça Yoruichi. Ton rôle est de maintenir l'équilibre ! Tu es une gardienne rien de plus !

Les iris dorés de Baransu s'assombrirent…

- Chaque monde possède son histoire et ses méthodes pour gérer ses connexions. Un monde ne peut vivre seule car comme l'expliquait justement le quincy et Kisuke, chaque création doit avoir son utilité, mais a des degrés d'importances différents. Lorsque que les flux sont perturbés voir coupés, le monde privé de ses liens avec les autres meurt car devenu inutile. Il y a une espèce de rapports dominant/dominé entre eux. En ce qui vous concerne, je dirais que la Soul society est le monde maître qui dirige les autres. Je me dois de veiller à ce que ces échanges se passe sans tourments car chacun de mes gestes influence les entités de la création et de la destruction.

- Parles-tu de Galaad et de Ilhar ? reprit le propriétaire des lieux, sous l'œil hagard de ses compagnons.

- Oh tu en as entendu parlé Kisuke ? s'amusa Suna en clapant ses doigts fins.

- C'est une vielle légende chez les shinigamis, reprit l'homme au bob. Plusieurs versions existent. On raconte que Galaad et Ilhar sont les terres de naissance des dieux.

- Naissance des dieux hein… susurra Suna…

- La légende des Niphelïmes ? soupira Yoruichi, ce n'est qu'un comte pour enfant !

- Neko-chan ! Tu devrais savoir que chaque légende à son fond de vérité ! s'exclama l'entité.

- Foutaises ! répondit l'agacée, et ne m'appelle pas Neko-chan ! Quel rapport ça a avec ton pacte ?

- Kisuke vient de te le dire, Galaad et Ilhar.

- Galaad? Niphelïmes ? Questionna Ryuken surprit.

- C'est normal que tu ne connaisses pas cette légende. Tu es humain après tout, sourit Isshin, ravit d'en savoir plus que son compère.

- Soit plus claire, grogna le quincy.

- Chez la division 0 et dans tout le Sereitei, circulait un comte. Une vielle légende concernant le roi des esprits et ses pouvoirs. Il paraitrait que les dieux eux même naissent et meurent et ce grace à Galaad et Ilhar. Deux entités qui créent les dieux qui eux mêmes engendrent leur monde à gouverner. Le roi des esprits proviendrait de là.

- Deux entités ?

- Personne ne sait réellement d'où vient le roi des esprits, on raconte qu'il serait né d'une aura, une concentration d'énergie titanesque du nom de Galaad et Ilhar. Ce que l'on appel la création et la destruction. Ces deux entités brutes auraient également engendrées leurs peuples gardiens qui veilleraient à les protéger. Les Niphelïmes et les Shenra, c'est à l'image du Yin et du Yang. L'équilibre céleste. Enfin un truc dans le genre… C'est lointain pour moi tout ça. L'académie des shinigamis etait assez vague sur le sujet car aucun élément n'est à la disposition des shinigamis pour déterminer la naissance du roi des esprits.

Le quincy ossa un sourcils, sous l'œil des shinigamis présents.

- Tu es dans le vrai Kurosaki Isshin. Pour être plus exacte, Galaad est la création et Ilhar la destruction de toute chose, sourit le Tenkyû shobukai. Ces noms signifient lumière et ténèbres, tout fonctionne sous leur équilibre. L'un ne va pas sans l'autre. Là où il y à de la lumière, il y a les ténèbres. Je suis moi même née de ces deux entités. Ce sont mes parents en d'autres termes, pouffa l'entité.

- Née de deux masses d'énergies… Ça explique ta mauvaise éducation, sourit la femme chat.

- On ne choisit pas sa famille ! ricana plus fortement la Tenkyu Shokubai. Quoi qu'il en soit, je suis née de ces deux formes pour maintenir l'équilibre entre eux et donc la voute universel. Mais cette tâche est ardue même pour moi. Alors sont née les Niphelïmes qui sont les enfants de la création Galaad et les Shenra de la destruction Ilhar. Ce sont des peuples gardiens de leurs concepteurs respectifs.

- Qu'est ce que c'est ces conneries encore ? soupira Yoruichi, visiblement irritée.

- Leurs rôles étaient très importants par le passé. Ces peuples veillaient à la création et la destruction des Tentai shisutemu sous mes directives. Etant les enfants directs de leurs entités, ces êtres possédaient des facultés surpassant celles des shokubai. Leurs missions étaient de maintenir les naissances et les disparitions des mondes. Ils sont les maîtres des Dieux. Il me semble que parmi les légendes humaines, les grecs étaient les plus proches de cette réalité avec leurs légendes.

- Ces peuples antiques, expliquaient que les dieux étaient nés des Titans qui eux même avaient été engendrés par Gaïa et Ouranos, commenta Ryuuken. Est-ce que vous essayez de nous dire que ces êtres primitifs ont été en mesure de presques traduire la véracité de leurs origines. Ouranos et Gaïa corespondent à Ilhar et Galaad qui eux même ont engendré leur Titan, les Niphelïmes et les Shenra ?

- Et les Titans donnent naissance aux dieux ! Ici les Shokubai comme notre roi, sourit Kisuke.

- C'est à peut près ça. Les traductions humaines sont vraiment amusantes ! Mais toute création vient de Galaad et toute mort vient d'Ilhar. Les Niphelïmes et Shenra ne sont que les protecteurs de ces entités. Comme je le disais chaque légende à son origine…

- Hein ? Vous êtes entrain de me dire que ces vieux rabougrits du sereitei disaient la vérité ? Kisuke tu le savais ?

- C'est l'évidence même, s'égaya le vendeur en agitant son éventail.

- Et ça t'amuse en plus…

- Vous en parlez au passé ? questionna Ryuuken.

- Ces deux peuples ont bien existés et vivaient dans leur propre dimension avec leurs règles, se rembrunit l'étrange femme. Les Niphelïmes, représentant la création Galaad veillaient à la naissance des Dieux et de leurs Tentai Shisutemu. Quand le cycle de la vie d'un système touchait à sa fin, c'etait au Shenra d'intervenir pour les mener à leur destruction sous l'obédiance d'Ilhar. Cette tâche ressemblait à la course du temps. Un lever de soleil jusqu'à son coucher. Voilà ce à quoi ressemblait le devoir des maîtres des dieux, veiller au bon ordre de la vie, de sa naissance jusqu'à son terme. Mais leur existence a finit par imploser par le biais d'une guerre.

- Une guerre ? interrogea Isshin.

- L'éxistence même de ces gardiens était un paradoxe à la puissance sans limite. Mais l'équilibre est fragile, peut importe la force dont on dispose. Une rivalité est née entre la naissance et la mort. Même les entités Galaad et Ilhar ont leurs points faibles. Créer des gardiens aux ressources illimités, dotés d'émotions et de reflexion fut une erreure. Leurs savoirs grandissaient de jour en jour, leurs pouvoirs devenaient impossibles à contenir. Le flux des âmes en fut altéré, tout cela devait cesser. Leurs folies de grandeurs les ont mené à leur perte car l'impardonnable fut commis. La destruction de ces gardiens est apparu comme naturel pour réinstaurer le flux des âmes et sauvegarder les shokubai.

- Quelle faute méritait l'éradication totale ? questionna le medecin, l'œil perçant.

- Les Niphelïmes ou les Shenra, sont des peuples gardiens. Ceux qui sont née pour maintenir Galaad et Ilhar, donner naissance et la mort aux dieux sous ma juridiction. Mais avec les siècles s'écoulant, leurs différences les ont conduit à une guerre sans fin. Oubliant même mon existence et leur mission initiale que de veiller à mes côtés sur le flux des shokubai, ils sont allés chercher le pouvoir dans le sein de leurs parents.

- Ils ont voulu maitriser Galaad et Ilhar pour en faire leur force de frappe, soupira Kisuke. La marche du pouvoir existe même à ce niveau.

- Oui, ils se sont retrouné contre moi et donc contre les sources d'énergie créatrice. S'ils étaient arrivés à leur fin, aujourd'hui les autres mondes seraient sous leur dominance. Mais intervenir pour stopper la marche d'un peuple en pleine évolution est une tâche très ardue même pour les plus grandes sources d'énergies créatrices qui en étaient devenu dépendante.

- Pourquoi aucune des deux entités n'est intervenue dans ce conflit si c'était si grave ? intervint Isshin.

- Elles ne servent qu'à créer et détruire… Bien quelles possèdes leurs volontés propre, elles ne peuvent interagir comme nous. Ces énergies sont primaires sans notions réelles de valeurs ou de l'entendement. Juste la création, l'équilibre et la destruction prônent. Mais toutefois leurs puissances les frênes également. Kisuke !

- Oh Hai, Suna-dono ?

- Cette chose que tu as créée il y a plusieurs années, le Hongyoku.

Le visé doubla son attention alors que Yoruichi serrait le poing.

- Il s'agit d'une sorte de réplique de Galaad et de Ilhar, mais à une échelle bien plus modeste. Toutefois tu as suivis mes instructions à la perfection.

Celui-ci écarquilla les yeux tout comme le reste de l'assistance.

- Qu'essayes tu de dire sorcière ! renchérit Yoruichi qui avait l'impression de tourner en rond avec toutes ces infos. Arrête de tourner autour du pot et va à l'essentiel ! Quel rapport entre Niphelïmes, les Shenra et nous ?

- Leurs existences ont été anéanties. En ce jour plus aucun représentant de leurs espèces n'existe entant que tel. Tout éffacer pour tout recommencer… Tel a été ma tâche. Mais en faisant cela, j'ai attisé les puissances de Galaad et Ilhar. Ces deux sources ont été taries, amoindrit et la plus part des shokubai en on été affaiblit entrainant nombre de distortions.

- Des distortions ?

- Je l'ai spécifié plus tôt. Chacun de mes actes agis sur tous les mondes. Comme une tempête au large, vous recevez les éclaboussures de mes agissements. Comme permettre la naissance d'humain ou autre créature issue de couple formés par deux êtres provenant de deux mondes différents. Vous en êtes un bel exemple Isshin, sourit Suna.

- Que voulez-vous dire ?

- La destruction des Niphelïmes et Shenra a altéré l'équilibre créant des fusions. Des répercutions jusqu'à votre niveau.

- La hollowfication est un exemple n'est-ce pas ? demanda Kisuke.

- Oui, ou la naissance de Kurosaki Ichigo.

Le père du concerné serra les dents.

- Vous voulez dire que votre action pour détruire ces deux peuples a permit à mon fils de naître ? Qu'est ce que ça veut dire ?!

- Tout simplement que si je n'avais pas attisé le pouvoir des énergies de l'équilibre, Masaki et toi n'auriez jamais put fonder de famille. As-tu déjà vu des animaux d'espèces différentes réussirent à procrérer ? C'est la même chose. C'est grâce ou à cause de mes actions que de tels événements ont put se produire. Un echos de distortion de l'équilibre de ce tragique évènement.

- Mais cela remonte à tellement longtemps Suna-dono, releva Kisuke.

- La course du temps est éphémère, tant que les faits sont là. Les étoiles de votre ciel sont tout simplement les reflets de lumière de différents soleils à plusieurs années lumières. Pourtant aujourd'hui vous les comtemplez encore alors que grand nombre sont mort. Il en est de même pour les conséquences de mes actes sur cette Terre. Mais la naissance de ce jeune homme n'est qu'un exemple parmis tant d'autre. L'infini était à nos portes, mais j'ai put le contrôler et vous même avez put réagir aux distortions. Par ailleurs, ton fils a été grandiose Kusosaki Isshin.

Isshin offrit ses plus gros yeux ronds à l'adresse de Baransu.

- Hein ? Qu'a-t-il fait de si incroyable pour mériter votre attention ?

- Si Aizen était arrivé à ses fins, il aurait put se débarasser du roi des esprit d'un claquement de doigts. En maitrisant le Hongyoku, il était sur le point de devenir l'équivalent d'un Shenra ou d'un Niphelïme. Ce qui aurait été dramatique. Plus aucune entité de cette classification n'est autorisée à exister. Enfin mis à part moi ahahahahah !

Isshin leva un sourcil indiquant son trouble.

- Qu'est ce que vous êtes exactement ? osa Ryuuken. Vous êtes une déesse ?

- Non, je suis au dessus de cela. Les dieux naissent de Galaad et meurt par Ilhar sous ma surveillance. Je suis la jonction de ces deux énergies, je suis l'équilibre…

Les deux médecins échangèrent un regard inquiet. Si cette femme disait vrai, cela impliquait de dire qu'une personalisation de l'infini, dépassant l'entendement même de l'humanité se présentait fière et droite devant eux. Isshin serra d'autant plus le poing en revisualisant le visage lumineux de Masaki serrant son premier né dans ses bras. Un foutu accident… Son fils n'aurait jamais vu le jour si cette créature n'avait pas mit fin au règne de deux civilisations gardiennes de l'ordre des choses… Cette pensée le fit culpabiliser sans réelle raison logique. De la mort d'êtres défiant l'infini, Ichigo avait vu le jour à son plus grand bonheur. Le coure du temps parait dérisoire lorsque l'absolue vous ouvres les portes de son savoir.

- Vous dites avoir utilisé les pouvoirs de vos parents pour éradiquer ces deux peuples gardiens…Qu'est-il advevenue de Galaad et Ilhar dans ce cas ? questionna-t-il.

- J'ai usé de leur puissance pour permettre la fin de leurs enfants. J'ai orchestré la destruction des Niphelïmes et des Shenra. Cette opération m'a forcé à endormir ces deux entités pendant plus de temps qu'il en a fallut à la naissance de ce monde. La création et la destruction des Tentai shisutemu se sont stoppées pendant cette période. Laissant ainsi l'évolution prospérer. Mais cela n'est rien en terme de durée, juste un battement de cils, le temps que le flux qui a été perturbé se reconstruise. Cependant pour arriver à ce résultat, il a été nécessaire de conclure un pacte pour que l'équilibre perdure.

- Explique-toi, je ne vois toujours pas le rapport avec ta présence chez-nous ! Ces histoires de création, d'infini ne nous concernent pas. Nous sommes les résidents d'un de tes mondes alors quel lien avec les puissances originels ! Répond ! ordonna Yoruichi.

- Tout est une question d'équilibre neko-chan ! répliqua l'entité en levant l'index. Pour se débarrasser de ces traîtres, il fallait frapper fort et cette action a eu plusieurs conséquences. La naissance de Kurosaki Ichigo ou la hollowfication ne sont que des résidus. Mon plan qui s'est mis en place il y à des millénaires n'est pas encore arrivé à son terme. Tu imagines bien que démanteler ces titans sans heurter les mondes nécéssite de l'aide. J'ai donc dû pactiser avec certains volontaires shenra et niphelïmes pour que tout se déroule selon mes espérances.

- Ils ont participé à leur propre perte ? s'étonna Ryuuken.

- Juste une poignée de quelques représentants. Le reste était ignorant de nos agissements.

- Comment peut on désirer la fin de sa propre espèce ?!

- Tout le monde a un souhait, même les plus grands ont leurs désirs cachés.

- Que leur as-tu promis en échange ?

- Une chance, répondit Suna sans détour.

Tous se figèrent.

- Tu as organisé un génocide en échange d'une…. chance ? Qu'est ce que ça signfie ?! s'excita Yoruichi.

Suna sourit légèrement en guise de réponse.

- C'est bien ce que je pensais… souffla Kisuke sous les airs ahuris de son assistance. Voici enfin la réponse à une question qui me chiffonne depuis deux ans….Tessai-sannnnnn

- Haï patron ? fit celui-ci en coulissant la porte.

- Rapporte nous encore du thé s'il te plaît, la nuit va être longue…


Orihime marchait en direction de son appartement après une bonne journée de travail à la boulangerie. En temps normal elle aurait été joyeuse, mais les évènements récents occupaient tout son esprit. Une quinzaine de jours s'était écoulé depuis sa dernière rencontre avec Kara. Dès lors la douce avait soigneusement évité son shinigami et l'ensemble de ses amis. Refusant jusqu'à même se rendre en cours, la belle avait ignoré les appels de ses protecteurs, ou même leurs visites jusqu'à son appartement. Son sosie quant à elle n'avait plus donné signe de vie, à son plus grand désaroie. Le mystère entourant Loanne s'était un peu aminci… Cependant la princesse ne se sentait pas plus soulagée. Tiaranne l'avait mené jusqu'à leur appartement en compagnie de Many-sama. La belle blonde avait soulevé un point qui pertubait la douce. Loanne-chan avait eu une sœur… Une petite sœur… Qu'elle avait tué de ses mains ? Cette vision fit trembler Hime. Comment imaginer son sosie faire une chose pareille ? Cela lui semblait proche de l'invraisemblable. Tout ce temps écoulé à ses côtés, Hime avait découvert certains traits de l'éclat rouge. Ses regards, ses gestes indiquant une douceur palpable. Non elle ne pouvait être une meurtrière. A ce jour, Orihime l'aurait presque assimilé à Kurosaki-kun. Protectrice et attentionée, maladroite mais également touchante…

- Orihime-chan ?

- Eh ?

La belle se stoppa net et glissa son regard en contre plongé.

- Yuzu-chan ?!

La jeune sœur de l'élu de son cœur lui sourit dans son joli uniforme d'écolière.

- Que fais tu là ? questionna Hime.

- Je rentre à la clinique, Karin-chan avait oublié de prendre un sandwich pour son diner.

- Tiens, elle ne mange pas avec vous ?

- Non, elle est en plein entrainement pour les compétitions inter-collège. Du coup, elle passe beaucoup de temps au stade.

- So ka…

- Bon je te laisse, tu as l'air occupé.

- Hein ! Non non attends Yuzu-chan ! Se précipita la beauté auburn sur son épaule.

- Quoi donc ?

- Tu es pressé ?

- Euh non pas vraiment.

- Si on allait boire un soda, sourit Orihime.

- Ah ?!

Quelques minutes plus tard les deux jeunes filles se trouvaient à la terrasse d'un salon de thé. Orihime avait commandé son thé avec un cheese-cake spéculos, parsemé de gingembre et de pâte de haricot rouge, alors que Yuzu s'était contenté d'une glace bombé de crème chantilly.

- Wooooo Merci Orihime-chan ! Si je m'attendais à ça, glapit la plus jeune éblouie par le succulent met se présentant sur la table.

- Je t'en prie ça me fait plaisir c'est pour te remercier de l'excellent diner que tu nous a servi la dernières fois.

- Oh tu parles du diner où Oni-chan a eu un malaise ?

- Oui et également de la fois où Kurosaki-kun m'a ramené à la clinique. J'étais inconsciente, mais il m'a expliqué comment votre famille s'est occupée de moi… Hé hé merci encore fit la jeune fille une main derrière la tête.

La peite sœur arrondi ses grand yeux brun à l'adresse de la beauté auburn. Mais un sourire vint vite éclairer cette mine interloquée qui accetait la réponse. Yuzu saliva devant la glace et finit par l'attaquer délicatement avec l'extrémité de sa longue cuillère.

- De quoi voulais tu me parler Orihime-chan ? demanda-t-elle.

- Hein ? Mais de rien en particulier, je voulais juste te remercier…

- Orihime-chan… s'agaça Yuzu d'un air qui semblait bien familier à la lycéenne.

- Oh ! Qu'est-ce que tu ressemble à ton frère avec tes sourcils ! se surprit Orihime la bouche en cœur.

- Nani ?! D'habitude les gens disent que c'est Karin qui lui ressemble le plus ! Mais ne change pas de sujet, tu sembles préoccupée.

- Haï.. finit par céder Inoue.

- Je peux t'aider ? Je sais qu'on ne se connaît pas beaucoup, mais tu es une amie de mon frère et je sais que s'il te savait triste, il en serait très malheureux.

Hime sentit le rouge lui monter aux joues.

- Alors si jamais me parler peut t'aider à te sentir mieux n'hésite pas, reprit la petite collégienne souriante.

- Je ne sais pas vraiment…

- Dis toujours.

- He bien…

La belle prit une grande inspiration, se confier à Yuzu ? Pourquoi pas après tout. Elle n'avait même pas eu le courage d'en parler à sa meilleure amie… Mais peut être que la collégienne pourrait la conseiller. De plus Yuzu avait une particularité par rapport à la karatéka… Elle avait une sœur… Comprendre le comportement de son reflet devint alors évident.

- Ne Yuzu-chan, se risqua enfin Orihime… Comment sont tes rapports avec Karin-chan ?

- Eh ?

Yuzu resta sans voix devant cette question à laquelle elle ne s'attendait absolument pas.

- Eto… ne fais pas cette tête… balbutia Hime sous la gêne.

- Ah non c'est juste que… Je m'attendais à ce que tu me parles de mon frère…

La jeune fille rosit légèrement à l'énonciation du shinigami.

- Mais bon, pourquoi pas. Que veux tu savoir exactement ?

- Eh bien comment vous comportez-vous ensemble ? Enfin je ne sais pas trop comment expliquer, disons qu'est ce que tu ressens pour elle ?

- Humm, Karin-chan et moi somme très proche répondit la petite sœur d'Ichigo, un doigt sur le menton. Nous avons beaucoup d'activités ensemble, mais nous avons également besoin de prendre nos distances parfois. Mais jamais trop longtemps sinon on se manque. J'aime énormément Karin-chan, elle est un peut comme une autre partie de moi. Je ne supporterais pas qu'il lui arrive quelques choses.

- C'est un peu la même chose que tu ressens pour ton grand frère, non ?

- Pas exactement. J'adore Oni-chan, je l'aime de tout mon cœur. C'est mon grand frère, il nous a toujours protégé Karin-chan et moi. Mais ce que je ressens pour ma sœur est différent. Elle est un peu comme mon reflet. Nous n'avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Un simple geste ou regard suffit, même si elle est loin de moi je sais instinctivement si elle va bien ou non. C'est une sorte de lien que seule nous deux pouvons percevoir. Ah ah c'est un peut compliqué à expliquer, fit Yuzu en se grattant la tête. Je ne sais pas si c'est très clair.

Orihime était bouche-bée. Elle comprenait.. Oh oui elle saisissait chaque mots que venait de prononcer son adorable interlocutrice et ce à son plus grand étonnement.

- Ne Yuzu-chan… Ma question va te paraître étrange, mais…

- Dis-moi, lui sourit l'adorable collégienne.

- Serais-tu capable d'être en colère contre Karin-chan au point de lui vouloir du mal ?

- HEIN ! ? Bien sûr que non ! s'empourpra Yuzu. Jamais je ne pourrais souhaiter une telle chose ! C'est impossible ! S'il arrivait quelque chose à Karin-chan se serait comme si on me faisait du mal également !

Le cœur battant ses côtes, l'image de Loanne revint en tête de la beauté auburn. Tant de souffrance habitait les orbes noisette de son reflet. Depuis le premier jour, elle avait sentit ce sentiment étrange, cette sensation de confiance l'avait habité. Non Loanne-chan n'était pas mauvaise. S'il était réellement arrivé malheur à sa sœur, elle était persuadée que celle-ci en souffrait horriblement. Une affliction palpable qui l'atteignait elle même. Une aura se dégageait de son sosie, quelque chose d'apaisant et rassurant. En réalité Inoue comprit enfin que dès les premières minutes où leur regard s'était croisé, elle avait su que Neri et elle était bien plus liée que par leur simple ressemblance physique. La perte d'un être chère… La mort et la culpabilité de sa fraternité. C'était comme…

- C'était comme si nos cœur ne faisait qu'un…

- Ah oui ! C'est ça ! s'écria Yuzu.

Orihime sourit à son tour et entama son étrange pâtisserie.

- Merci Yuzu-chan, je me sens mieux en effet.

- Ah ? Bon si tu le dis.

Elle avala une autre part de sa glace puis posa ses iris sur la coupe maintenant à moitié pleine.

- Né Orihime-chan… Je peux te poser une question à mon tour ?

- Bien sûr.

- Est-ce que tu aime Oni-chan ? demanda Yuzu en jouant avec ses doigts.

Inoue s'étouffa en avalant un morceau de son cheese cake. Mon dieu ! Est ce que ses sentiments pour Ichigo étaient voyants à ce point ?

- Eto…

- Je te demandes ça parce qu'à chaque fois que l'on parle de lui, tu rougis…

La belle s'embrasa de plus belle.

- Ah tu vois ! Tu le refais !

- Eh bien Yuzu-chan… Je…Comment dire… Kurosaki-kun est un très bon ami. Beaucoup de choses se sont passés et je…

- Je penses qu'il tient beaucoup à toi aussi, sourit la petite Yuzu, le regard un peu triste. Depuis plusieurs jours il est différent…

- Que veux-tu dire ? osa Orihime.

- Il est triste. Il le cache derrière ses sourires. Je le vois, je connais bien Oni-chan… Quelque chose le préoccupe et je me demandais si ça n'avait pas de rapport avec toi. Il ne se lève plus aussi tôt pour venir te chercher, vous ne rentrez plus ensemble…Vous aviez l'air si proche pendant ce dernier mois… Mais là… dès que ton nom est prononcé à la maison, il y a cette espèce d'aura de tristesse qui entoure mon frère… Quelque chose s'est passée entre vous ?

- Yuzu-chan… Je…

La culpabilité frappa la douce dont le morceau qu'elle venait d'avaler semblait se coincer dans sa gorge. Son regard grisonant parut s'assombrir alors que ses paupières se plissaient. Kurosaki-kun… Elle l'avait rejeté et celui-ci l'avait bien ressentit. La belle eut l'impression qu'on lui pressait le cœur avec une poigne de fer. Cette espèce de calme qui était née depuis leur dernier combat avait abattut l'ensemble du groupe. Comment en était-elle arrivée là ? Etait-ce parce qu'il avait élevé la voix contre elle pour la première fois ? Où la faute à sa propre faiblesse ? Le shinigami était ressorti affreusement meurtri de cette bataille. Sa peau en lambeau et ses traits de sang coagulé qui ornait les souvenirs d'Hime la fit frémir. Plus le temps s'écoulait plus les blessures de son shinigami lui était insuportable. Son reiatsu était de retour, la sensation de reconnaître les différentes émanations de son entourage faisait de nouveau partie de son quotidien. Pourtant, malgré ses tentatives chez elle, ses barettes ne répondaient plus. Le rikka était toujours éteint. La prochaine fois, est ce que son shinigami s'en sortirait ? Aucune assurance que la douce ne puisse lui venir en aide.

« Je n'ai pas le droit de garder Kurosaki-kun près de moi… Il veut me protéger mais je ne suis qu'un fardeau et il risque de se faire tuer… et je ne pourrais pas le soigner… Kurosaki-kun… »

- Je ne sais pas ce qui préoccupe Kurosaki-kun, mais je suis sûre qu'il va s'en remettre… reprit la douce d'une voix tremblante.

- C'est donc bien en relation avec toi ?

- Je…

- Mon frère s'inquiète beaucoup pour toi Orihime-chan !

- Je le pense aussi. Kurosaki-kun est du genre à vouloir protéger ses amis envers et contre tout. Je suis touché qu'il me considère comme une amie proche, souffla Inoue.

- Ce que je voulais dire c'est que…

- Il aime également beaucoup ses sœurs et son père, même s'il ne l'avouera jamais ouvertement. Kurosaki-kun est quelqu'un d'important pour moi aussi.

- Orihime-chan, pourquoi tu ne lui avoue pas tes vrais sentiments ? s'alarma Yuzu en frappant les mains sur la table.

La belle bascula ses iris grisonnant sur le côté, la mine marquée de chagrin.

- Nous ne partageons pas les mêmes sentiments. Je ne veux pas qu'il se sente mal à l'aise par une déclaration à laquelle il ne s'attendrait pas… Je ne veux pas qu'il me regarde avec tristesse parce qu'il ne pourrait pas répondre à mes sentiments Yuzu-chan. Il serait capable de s'en vouloir pour ça, finit par sourire Inoue.

- Demo…

- Tu as fini ?

- Ah ! euh oui…

- Allons-y, je te raccompagne chez toi, il commence à se faire tard.

- Demo…

Sans même laisser le temps à la petite Yuzu de répondre, Orihime se dressa sur ses jambes en direction de la sortie. La petite sœur d'Ichigo la suivie sans relancer le sujet. Toutefois, elle observa l'amie de son grand frère durant le trajet. Elle était vraiment belle, ses grands yeux gris encadrés par sa longue chevelure auburn, sa peau blanche comme la neige, ses longues jambes interminable, ses formes de femmes naissante. Son sourire rayonnant laissait une aura tellement apaisante et douce émaner d'elle… A ses côtés, la jeune collégienne se sentait bien et se surpris même à rougir devant tant d'éclat… Elle lui rappelait…

- Maman…

- Tu as dis quelque chose Yuzu-chan ?

- Hein ? Ah ah ah non non allons-y, répondit-elle en agitant ses petites mains dans le vide.

Yuzu prit la tête devant une Inoue souriante. La petite sœur d'Ichigo l'avait bien plus aidé à se sentir mieux qu'elle ne l'aurait cru. La jeune fille eut même l'impession de jalouser son shinigami d'avoir une famille si unie au souvenir de Karin et d'Isshin. Elle aurait aimé en faire partie…


Loanne soupira… Sa blessure sur le flanc gauche ne semblait pas vouloir s'arrêter de saigner… Agacée, elle jeta les bandages souillés pour en mettre des neufs. Le pansement changé après sa douche du soir, elle enfila une chemise à manche longue jusqu'au bas de son bassin. Elle était seule en ce début de soirée dans le grand appartement où elle logeait avec Tiaranne, Sara et Many-sama. Les deux jeunes femmes étaient parties de leurs côtés pour enquêter. Quant à Many-sama, seule les cinq savaient où cette vielle bic avait disparu. Peut être qu'en unissant leur force, il serait plus facile de mettre un sens sur les énigmes laissées par Kara et Clarel…

« Clarel… »

La belle se surprise à rougir en énonçant le nom du jeune homme. Elle plaqua ses mains sur ses tempes. Mes dieux ! Leur dernière rencontre avait marqué au fer blanc la beauté écarlate. De vieux souvenirs immergés d'un lointain passé innonda ses pupilles. La vision de Many-sama sur le point d'étrangler le soldat lui causa des claquements craniens.

«

- Tu l'aimes… »

La découverte d'Orihime et le son de cette constation résonnèrent dans l'esprit de la belle rouge. Merde, Many-sama avait raison… Elle n'était que pure déshoneur pour son clan…

« rraaaahh ça suffit ! Clarel est de l'histoire ancienne ! Il est mon ennemi quand est ce que je vais me rentrer ça dans le crâne !»

Enervée, elle finit par se rendre sur la terrasse pour prendre l'air. Accoudé sur le rebord, elle plongea son regard sur les bâtiments illuminés de Karakura. La nuit était douce malgré un ciel chargé de nuages et une légère brise lui détendit ses muscles crispés.

L'esprit encore brumeux, elle se remémora le visage d'Orihime lors de leur dernière rencontre… Ces aveux incontrôlés lui pesaient encore sur l'estomac. Parler si ouvertement de Toya… ce n'était pas prévu dans ses plans. Tant de douleurs avaient habité cet ancien vestige… Hime avait caresser une part de ses démons et en son fort interne, elle priait pour que son sosie ne cherche pas à pousser davantage cette porte. Son passé était douloureux, elle ne le savait que trop bien. Revivre cet antécédent était une plaie. La requête d'Inoue pour retrouver ses pouvoirs lui était donc inacceptable. Se grondant intérieurement d'être aussi égoiste, le sosie laissa son esprit vagabonder.

« Rends-moi mes pouvoirs pour que je puisse te soigner ! »

- Tu ne veux retrouver tes pouvoirs que pour protéger cet abruti de shinigami aveugle…

- Tu sembles soucieuse Taya…

Le sang de Loanne se glaça… Elle bascula son regard en coin…

- Clarel…

- Bonsoir princesse.

Enfin arrivé devant la clinique Kurosaki, Yuzu se courba pour remercier Inoue de l'avoir raccompagné jusque là. Elle tenta de l'inciter à diner avec sa famille, mais après y avoir réfléchi Orihime préférait éviter encore son shinigami quelques temps. Malgré son envie de l'apercevoir, elle ne se sentait pas la force de l'affronter tout de suite. Elle déclina poliment et reprit le chemin de son appartement laissant une Yuzu déçu. La petite blonde se ressaisit soudain et se jeta sur la porte d'entrée en s'écriant « Tadaima! ».

Inoue passa le dernier angle de rue la séparant de son immeuble. La mine dépitée, elle s'engagea enfin chez elle pour se défaire de son uniforme et se mettre à l'aise. Elle ouvrit distraitement le frigo puis après réflexion le referma aussi sec. Elle n'était pas vraiment en appétit ce soir… Elle allongea ses bras le long de sa table basse avec la télé en fond… Ca n'allait pas… Ressassant sa conversation avec Yuzu deux personnes habitaient sa tête de façon écrasante…

« Kurosaki-kun… Loanne-chan… »

Ces deux noms la chagrinaient… Elle s'était disputée avec les deux, perdue dans ses sentiments confus, elle ne savait même plus si elle les voulait près d'eux ou à des milliers de kilomètres. Sa colère contre Loanne était justifié après tout.. Elle l'avait privé de ses pouvoirs. Cette beauté rougeoyante était intervenu dans sa vie alors qu'elle n'avait rien demandé et avait tout compliqué. Sa vie n'était déjà pas simple, mais Loanne n'avait rien arrangé alors même si quelque part au fond d'elle, Inoue connaissait les raisons profondes de cet acte, sa colère persistait. Une rage folle qui ne lui était pas pour habitude s'emparait de son cœur en revoyant les iris de sa jumelle qui avait brisés le pouvoir de ses barrettes. Si ce reflet souhaitait la protéger autant qu'elle le prétendait, pourquoi ? Pourquoi s'acharner sur son seule moyen d'être utile à… Kurosaki-kun… Orihime plongea son visage dans ses mains… Elle avait été injuste envers lui. Sa présence, ses regards, sa bienveillance… Tout lui manquait. Seulement quelques jours qu'ils ne s'étaient pas parlés.. Cela lui paraissait être une éternité.

Des coups frappèrent de façons prononcées à la porte. Orihime se reprit en séchant les quelques larmes qui s'étaient écoulés sur son doux visage. Peinée, elle s'approcha de la poignet et se crispa. Ce reiatsu… Sa main faiblit sur la porte…

- Inoue ?

- …

- Inoue, ouvre moi, je sais que tu es là.

Orihime laissa sa main tremblante sur la poignée sans la moindre réaction.

- Ecoute je ne suis pas venu pour rediscuter de ce qui s'est passé avec Loanne… C'est Yuzu qui m'envoie, alors s'il te plaît, ouvre cette foutue porte ! Ça fait une quinzaine de jours qu'on ne s'est pas vu.

Hime écarquilla les yeux… Il n'était pas venu de son propre chef, c'était sa petite sœur inquiète qui lui avait imploré de se déplacer. Une lueur de déception habitait les iris cendrés de la jeune fille. Toutefois, elle se décida à ouvir la porte.

- Bonsoir Kurosaki-kun qu'est ce qui t'amène ?


- Clarel ? qu'est ce que tu…

Avant même que Loanne aie le temps de finir sa phrase, le jeune homme se présentait à quelques centimètres d'elle. Par reflex elle se mit en garde, prête à encaisser la moindre attaque.

- Calme toi, je ne suis pas venu pour me battre.

- Qu'est ce que tu veux ?

- Quel ton froid, j'ai l'impression de revivre notre première rencontre…

La belle se crispa sous la main de Clarel qui caressait du bout des doigts son tour de cou qui ne l'avait jamais quitté.

- Tu t'en souviens ?

- Ne me touche pas, s'écria-t-elle en se dégageant violemment.

- Je ne te veux aucun mal alors arrête ! Tu vas aggraver ta blessure.

- Au lieu de faire semblant de t'inquiéter pour moi, explique moi plutôt ce qui t'amène et comment tu as trouvé où je me cachais.

Le blond soupira d'agacement. Sa belle rouge était décidement trop farouche.

- Je ne fais pas semblant ! Et ce ne sont pas les sorts de protection de Many qui peuvent m'éloigner. Taya je suis venu pour toi, déclara-t-il une main tendue vers elle.

- Reste où tu es… n'essayes pas de me faire gober que tu es de mon côté.

- Taya.

- STOP ! Dégages de mon balcon ! Suzaku !

Les mains en avant, les orbes de la belle se teintèrent d'une couleur rouge ardente. Des flammes jaillirent des mains de la princesse aux cheveux brûlants. En position de combat, elle accomplit une danse avec ses mains étincelantes, invoquant une barrière tout aussi flamboyante.

- Suzaku hein… Tu retrouves vite tes capacités. Où est-ce parce que tu as volé celle de ta sœur le jour de sa mort ?

- Gardes tes sarcasmes !

Ses mains crépitant se serrèrent en attisant les flammes de ses barrières, forçant Clarel à reculer de quelques pas.

- Taya arrête ça, tu n'es pas en état de manipuler les flammes de Suzaku, fit-il un bras en visère.

- Déguerpis en vitesse et j'arrêterai de jouer avec mes flammèches !

- Tss… toujours aussi têtue. Un point sur lequel tu n'as pas changé princesse.

S'en était trop ! Loanne tourna sur ses talons effectuant son invocation à la perfection. Les flammes se mirent à grignoter la cape de Clarel puis finirent par l'envelopper totalement. Mais le jeune homme resta stoïque, les sourcils froncés. La belle immergée dans son propre feu se jeta sur son adversaire pour lui assener un coup de poing embrasé sur le torse. Mais elle se figea et les lueurs incandescentes disparurent de son sillage. Alarmée, elle sentit un liquide chaud le long de son flanc.

Merde ! Sa plaie s'était rouverte de plus belle. La douleur lui infligea des nausées tellement intenses qu'elle en perdit l'équilibre. Projetée en avant son corps lui semblait affreusement lourd. Alors que le sol s'approchait dangereusement, une pression sous ses bras la freina. Ses orbes, revenuent à leur couleur d'origine et chargés de colères, glissèrent vers Clarel qui la soulevait. Elle tenta de mettre ses coudes en avant.

- Lâche-moi…

- Certainement pas, répliqua froidement le soldat.

- Laisse-moi tu n'es qu'un traitre ! Alors lâche moi !

- Pas dans ton état. Tu ne tiens même pas debout !

Clarel enferma Loanne dans ses bras ce qui la paralysa aussitôt. La belle reconnu la douceur de cette peau lisse qu'elle n'avait pas touché depuis tant de siècles, cette odeur réconfortante, cette chaleur apaisante qu'elle avait tant aimé autrefois. Perturbée par cette proximité qui la rendait malgré elle nostalgique, elle tenta de se dégager, mais sans succès. Le jeune homme était décidé à ne pas desserrer sa prise. Au bout de quelques minutes sa tête retomba lourdement dans le cou du blond.

- Pourquoi ? lâcha-t-elle faiblement.

- Es-ce que c'est une question rhétorique ? sourit Clarel.

- Tu es un traitre, tu m'as menti. Tu suis Kara… Pourquoi est ce que tu m'aides ?

- Dois-je vraiment répondre à cette question Taya ?

Clarel saisit les jambes tremblante de la belle pour la porter jusqu'au canapé. Une fois installé, elle ne se délogea pas son visage dissimulé par la machoire du jeune homme. Elle ne pouvait pas lui faire face… Il la verrait. La verrait si … si faible, si vulnérable. Les larmes brûlant ses perles noisettes, elle s'agrippa au col du soldat avec fermeté pour le maintenir dans cette position. Au delà de la volonté de camoufler son visage, la saveur de l'homme qu'elle avait aimé lui avait terriblement manqué. Sa présence, son aura, son toucher, tout chez lui la rendait si fragile, s'en était risible. Clarel lui saisit le menton alors qu'elle tentait de résister.

- Calme toi Taya… Laisse moi te regarder…

- Non.

- Taya…

- Si c'est un mensonge… Alors laisse moi encore en profiter…

Elle perçut le corps de Clarel se raidir à son tour. La musculature de son torse se durcit au point qu'elle put discerner son rythme cardiaque s'accélérer. Toutefois, il glissa ses doigts jusqu'à sa mâchoire serrée et la força à reprendre leur connexion visuelle. Ses Iris marron vert étaient braqués sur le côté pour le fuir jusqu'au bout. Il soupira devant une telle tête de mule. Avec décilatesse, il ajusta une mèche rouge derrière son oreille, puis glissa de nouveau ses doigts fin sur le tour de cou qui ne la quittait jamais.

- Il n'y a pas de mensonges entre nous Taya… Il n'y en a jamais eu… Mes sentiments pour toi ont toujours été sincères.

Loanne fronça les sourcils, le regard toujours en plongé.

- Mais je ne suis pas venu pour parler de nous.

Il laissa sa main voyager du cou de la belle jusqu'à son flanc… La belle rouge ressentit une douce tiédeur émaner de la main de son guerrier à la chevelure doré. Ses nausées se dissipèrent, et la douleur disparu totalement.

- Clarel c'est …

Elle saisi la main de son guérisseur et écarquilla les yeux. Dans la peaume du jeune homme logeait une plume incandescante. Brillante de milles feux, la belle écarlate put constater que l'affliction de son flanc s'était estompée. C'est l'esprit confus qu'elle lui adressa un regard plein de questions tembourinant son cœur.

- Une plume de Suzaku ?

- Oui. C'est moi qui t'ai blessé, je me devais de te soigner pour me faire pardonner, sourit-il face à cette mine éffarée.

- Mais comment peux tu utiliser ce genre de technique ?

- C'est bien plus complexe princesse… Mais avant toute choses, c'est d'Orihime dont je suis venu te parler.

Loanne se dégagea subitement de son étreinte en lui jetant un regard mauvais.

- J'en étais sûr. Cette attitude était louche…

- Non, ce n'est pas ce que tu crois, tu dois m'écouter avant de te braquer, la supplia-t-il en caressant sa joue.

Loanne se détendit légèrement…

- Bon je t'écoute et en fonction de ce que tu me diras, je verrai si je dois te tuer ou non…

- Un vrai chat sauvage, soupira Clarel amusé.

- Que veux-tu me dire ?

- Tu dois briser le sceau que tu as implanté à Orihime.


- Je te l'ai dit c'est Yuzu qui m'envoi… Elle m'a demandée de t'apporter ça.

Ichigo se tenait droit, une main tendue vers une Orihime qui se voulait souriante. Le shinigami fronça les sourcils.

- Inoue, il y en a qui sont mort dans cette position…

- Ah ! Oui désolé…

Orihime s'était tellement concentré sur son sourire décontracté, qu'elle en avait oublié le plat que lui tendait le jeune homme.

- Qu'est ce que c'est ? demanda la belle étourdie.

- Yuzu l'a fait pour toi, c'est une partie du repas qu'elle nous a préparé pour ce soir. Elle était tellement déçue que tu ne viennes pas diner à la maison qu'elle m'a supplié de t'emmener une part.

- Oh So ka… sourit sincèrement Hime touchée de l'attention. C'est vraiment gentil de sa part je vais le mettre au frais et le manger plus tard.

Elle le saisit et partit le ranger dans la cuisine sans laisser le temps à Ichigo de répliquer. Il tiqua devant la réaction. Elle qui avait sans cesse évitée tout contact avec lui depuis quelques jours, elle qui lui avait hurlé dessus alors qu'il tentait de la protéger. La tension était toujours présente, mais ces faux semblants le perturbait…Un peut gêner, il resta devant la porte sans oser rentrer. Le jeune homme ne voulait pas se risquer à pénétrer dans l'appartement de son amie. Il avait tellement réagit bizarrement ces derniers temps vis à vis d'elle qu'il préférait éviter tout contact trop prolongé. De plus leurs dernières disputes étaient encore fraîches. Même si l'envie de résoudre ce froid lui martelait les tempes, il ne savait pas comment s'y prendre.

- Tu veux rentrer Kurosaki-kun ?

- Hein ?

Le ton était… distant…

- Je… Non désolé, ma famille m'attend pour diner alors, je pense que je vais plutôt rentrer…ch…

Le roux laissa sa voix mourir devant la vision qui s'offrait à lui. Inoue était dans l'embrassure de la porte, le regard voilé vers le sol… Sa petite moue triste remua quelque chose d'inexpliqué dans le fin fond de son abdomen. Bon sang, ça recommençait cette fameuse sensation de tremblement en sa présence…

- Je vois… Dans ce cas, il vaut mieux que tu rentres, en effet… souffla-t-elle

- Oui… bon je. J'y vais dans ce cas… À plus Inoue…

- Au revoir.

La porte se referma sur une Inoue dont l'aura de tristesse transperça le poitrail d'Ichigo. De profil il laissa une main tremblante sur la porte. Désorienté, il ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit… Que dire ?… Comment en étaient-ils arrivés là tout les deux ? Inoue était son amie alors pourquoi ça bloquait ! Il n'avait jamais eu de soucis de ce style avec Chad. Pourquoi dès qu'il s'agissait d'Orihime il perdait ses aptitudes verbales… Il était quelqu'un de franc et d'impatient voir impulsif alors pourquoi diable ça ne sortait pas ! Le reiatsu encore présent d'Inoue lui confirma qu'elle aussi était toujours face à la porte… He merde ! C'était sa chance.

- Inoue ?...

- …

- Je sais que tu es encore derrière la porte. Ecoute, la communication est difficile entre nous en ce moment, mais si tu pouvais au moins me répondre en toquant, je me sentirais moins con à parler tout seul devant une porte fermée.

Inoue pouffa légèrement sur une note amusée. D'abord d'une main hésitante, elle assena une légère percussion sur le bois, provoquant un sourire timide au shinigami.

- Cool, alors je vais pouvoir te dire ce que je pense…

Elle se figea…

- C'est n'est pas mon genre de me cacher pour dire ce que j'ai sur le cœur, mais… Mais je ne sais pas pourquoi, face à toi je me sens désarmé… C'est peut être cette situation étrange qui me fait ça ? Je dois avouer que je ne sais pas trop comment réagir à tout ça… Est-ce que c'est la même chose pour toi ?

Un coup retentit de nouveau.

- Hé hé, un coup pour oui, deux coups pour non, c'est ça ?

Un coup

- Ok, répondit Ichigo fixé sur la porte, un sourire plus assuré. Bon, premièrement sache que je ne t'en veux pas de t'être emporté contre moi. Est-ce que tu es toujours fâché de ton côté ?

Deux coups, le fils Kurosaki soupira de soulagement. Il reprit.

- Tu étais bouleversée et je ne sais pas comment j'aurai réagi à ta place enchaina-t-il. J'ai déjà perdu mes pouvoirs de shinigami et je comprends très bien ta situation face à ce vide qui envahit ton cœur. C'est comme perdre une partie de nous même. Ne pas pouvoir réagir quand les êtres qui nous sont chers sont en danger est une véritable torture… Alors sache que je … je comprends… et je te suis reconnaissant. T'être énervé à ce point contre moi alors que tu ne pouvais pas me soigner prouve que tu tiens à moi, pas vrai ?

Un coup

- C'est bien ce que je me disais… Tu as eu peur pour moi n'est ce pas ?…

Un coup

- Je suis désolé, je ne voulais pas t'inquiéter, soupira-t-il. Je suis très touché, merci.

Orihime s'était accroupie une main contre la porte, l'autre couvrant sa bouche. Ses yeux brûlaient et les larmes qui gravissaient ses joues accentuaient les picotements. Elle tenta toutefois d'étouffer son gémissement plaintif.

- Inoue, tu m'as souvent demandé de ne pas me blesser. J'ai toujours fait en sorte de revenir vivant pour tenir cette promesse, mais au final j'étais souvent sacrément esquinté.

Le cœur d'Ichigo se serra.

- Cependant je revenais continuellement en si piteuse état car… je savais que quoi qu'il arrive, tu me soignerai peut importe les dangers. Tu m'as sauvé si souvent que je ne compte plus le nombre de fois où j'aurais put mourir si tu n'avais pas été là…

Il colla son front contre la porte.

- Je sais à quel point tes pouvoirs sont chers à ton cœur. Tu es si heureuses quand tu nous retrouve sain et sauf. Tes capacités sont le reflet de ta personnalité, alors j'imagine à quel point tu dois te sentir démunie face à tout ça. Quand Ishida, Chad et toi aviez été attaqués par Tsukishima et Ginjo, je me sentais si inutile que j'avais l'impression de suffoquer. C'est une frustration et une sensation d'angoisse permanente… Inoue ne porte pas ce fardeau seul. Je suis prêt à partager cette douleur avec toi si… si tu l'acceptes… si tu m'acceptes… Nous sommes amis, je veux être présent pour toi… Je veux être avec toi dans cette épreuve comme tu l'as été pour moi. Tu m'as dit un jour vouloir être à mes côtés sans faillir … Il en est de même pour moi….Laisse moi être à tes côtés… Je t'en prie finit-il le poing serré.

Après une longue inspiration il reprit.

- Je veux juste t'aider, te protéger, laisse moi tenir la promesse que je t'ai faite… onegai… Ne me laisse pas dans le flou en sachant que tu souffres en silence.

Les palpitations du jeune homme montèrent en pression. Ce n'était plus sa tête qui parlait, mais son cœur…

Orihime la tempe contre ce mur les séparant, fut prises de spasmes et étouffa ses sanglots dans ses bras. Chaque mot de son ami était sincère et elle le savait. Ichigo ne prononcerait pas de telles paroles sans les penser franchement, mais il lui avait également lacéré le cœur. Elle qui tentait de cacher son désarroi, il l'avait complètement démasqué… Il l'a connaissait mieux qu'elle ne l'aurait cru…

Ichigo sentait le reiatsu de la belle vaciller. Bien qu'il était agréable de ressentir son aura à nouveau, l'envie de défoncer cette stupide porte pour la prendre dans ses bras et la réconforter le démangea. Mais il n'en fit rien. N'entendant aucun coup de réponse, il supposa qu'elle ne souhaitait pas de son aide ni de son soutient. Cette pensée lui écorcha les entrailles. Avec la nette impression d'avoir avalé une enclume, il se dégagea de la porte.

- Tu ne réponds plus ?

Silence…

- So ka… Je ne suis peut être pas celui qu'il te faut pour t'aider à surmonter cette épreuve, souffla-t-il tristement… Comme quoi, on ne peut pas gagner tous les combats… Je n'aurais peut être pas dû aborder le sujet…Je … je vais te laisser… Bonne nuit Inoue...

Sur ces mots Ichigo détala vers la rue, sans même prendre conscience des pleures de la belle qui se trouvait derrière, la porte agrippée à la poignée …


- Briser le sceau !? Tu es fou !

- Taya.

Loanne s'était enfoui plus loin dans les coussins du canapé, choquée par la requête de son ancien amant.

- C'est hors de question !

- Tu n'as pas le choix ! s'enquit Clarel la surplombant.

- Je refuse ! Tu es aussi bien placé que moi pour savoir l'effet que ça fait. J'ai déjà brisé ses pouvoirs avec le sceau ! Que se passera-t-il si je réveille la puissance de son éclat ? Elle ne maitrise pas son Ishi… Ce serait destructeur…

- Les pouvoirs du Rikka proviennent de son ishi vivant en elle Taya. Ses capacités sont nées ainsi.

Loanne se crispa…

- Non je ne veux pas… Elle ne le supportera pas … Ishida peut la canalyser, c'est pour cette raison que nous l'avons ramené.

- Les capacités du quincy ne seront pas suffisantes et tu le sais. Tu as juste gagné du temps.

Clarel approcha de sa belle à la chevelure écarlate en lui caressant la joue.

- Tu ne peux réprimer ce qu'elle est Taya… sussurra-t-il le regard brillant d'une étrange lueur.

- Son corps ne le tolérera pas, gémissait Loanne ses iris embués de larmes naissantes. J'ai déjà commis cette éreure pour Toya… Je ne recommencerai pas avec Orihime.

- Ne gâche pas la chance qui t'a été donné.

- Cette chance a déjà été gâchée… Baransu n'a pas respecté son contrat.

- Nous savions tous que cela allait engendrer.

Je ne pensais pas revoir Kara… Sa traitrise n'a pas de mots. De plus je te trouve à ses côtés ! Que dois-je penser !

Le jeune homme prit une Loanne tremblante dans ses bras. Etonnamment elle se laissa faire et alla même jusqu'à se blottir contre son torse à la recherche de réconfort.

- Contrairement à toi, je n'ai pas pactisé. Kara est celle qui m'a sauvé.

- Tu n'es rien d'autre qu'un renégat…

- Ne dis pas des choses que tu ne penses pas.

- Alors pourquoi s'en prend-t-elle à Orihime ?! s'exclama Neri perdue. Toi qui est son sbire, tu devrais le savoir. Many-sama prétend que c'est parce qu'elle souhaite détruire la Soul Society et récupérer la puissance des âmes… Mais je n'y croit pas.. Lorsque l'on a touché l'infini comme Kara, on ne se contente pas de si peu…

Clarel se raidit.

- La marche d'Ilhar a commencé. Ce monde sera bientôt anéanti.


Orihime reprit ses esprits en sentant le reiatsu de son shinigami de dissiper… Elle se redressa péniblement sur ses jambes branlantes. Encore sous le coup des paroles du jeune homme, elle ouvrit avec hâte la porte … Il n'était plus là…

« Non… »

Le discours d'Ichigo résonna dans sa tête, lui martelant la poitrine… Où était-il ? Dans une demie conscience, elle s'engagea dans les escaliers tentant de localiser son énergie spirituelle. Les yeux clos, elle s'immobilisa pour se concentrer.

« Kurosaki-kun » …

Les larmes montèrent de plus belle ! Prenant ses jambes à son cou, elle détala en direction du shinigami remplaçant qui se trouvait quelques rues plus loin.

Ichigo courait depuis quelques minutes. Essoufflé, il s'accouda sur un mur du chemin. Il n'en revenait toujours pas… Il avait tenu un discours dépassant ses pensées à une porte fermé !

- Merde quel con ! j'ai empiré la situation ….

Il plaqua ses mains sur son front se maudissant d'avoir eu la langue si pendue… Il avait l'impression d'avoir essuyer un refus si violent que même les coups de Grimjow et Ulquiorra réunient semblaient être de douces caresses en comparaison. Il était complètement paumé ! Il voulait arranger la situation, au final il l'avait envenimé et rien n'était clarifié ! Quelle mouise ! Il ne savait plus où donner de la tête. Inoue comptait pour lui, mais… mais.. à la vue de la belle… ses réactions et ses sentiments entrainaient trop d'émotions pour son cerveau. Le mal d'Inoue le touchait tant qu'il en vint à se demander…

« Qu'est ce que tu ressens réellement pour elle Ichigo-chan ? » La phrase prononcée par cette femme à la peau grisée… Diza… Le jeune homme soupira.

- Qu'est ce que je ressens réellement pour elle ? … Pourquoi je perds mes moyens ? Pourquoi je perds le contrôle de mes réactions quand elle se fait blesser ? Pourquoi cette panique quand elle ne se trouve pas près de moi ? Pourquoi devant elle je perds mes mots jusqu'à avoir besoin de me confier derrière une porte ? Putain ! Ca ne me ressemble pas !? C'est comme ça que l'on se sent quand on est…

« Tu es un idiot Ichigo-chan… »

- Tch…

- Kurosaki-kun !

Le cœur d'Ichigo fit un looping…

- Inoue ? …

La pluie commençait à tomber…


- Je ne peux pas t'en dire plus que ce que je ne sais déjà.

Le doute, la peur… La confiance ébranlé jusqu'à la rendre folle. Bien que ses émotions étaient sous contrôle depuis tant d'année, cette fois Loanne éffritait sa muraille. Son ancien amant la surplombait bien qu'ils étaient toujours assis sur le sofa. Ce visage qu'elle n'avait retrouvé que depuis quelques mois la plongeait un peut plus dans l'incertitude. Ces lèvres qui autrefois lui sussuraiten des mots doux… Cette chaleur qui l'avait enivrer, la poussant à braver les interdits. Clarel était le seul à la mettre face à ses émotions de façon si aisé. Son regard azuré d'apparence froide reflétait nombre d'émotions qui l'ateignaient comme une flèche habilement manié par son archer.

Les palpitations de la guérrière écarlate prenaient en vitesse au fure et à mesure que ce regard supliant plongeait en elle. Leur proximité se diminuait et le toucher de cette divine tentation masculine la mettait un peut plus en émois. Ce fut la morsure de sa lèvre inférieure qui lui intima de rester insensible à cette aproche.

- Tu ignores les plans de Kara ? Vous ne faites que me répeter que la marche d'Ilhar a commencé et tu me dis que tu ne sais rien d'autre ? Tu l'as suivie les yeux fermés sans te poser de question ? Clarel serai-tu devenu Idiot ? reprit-elle, la plus tranchante possible.

- Crois-tu vraiment que je l'aurais suivis si cela impliquait de te mettre en danger Taya !

La belle écarlate en perdit ses mots…elle était pétrifié. Que venait de dire Clarel ? Qu'est ce qu'il sous entendait ? Ce nœud de sentiment lui comprimait la gorge. Un labyrinthe pervers se déssinait autour d'elle. Mais comment trouver la sortie ? Clarel la poussait à bout avec les sentiments qui calcinaient son cœur meurti.

- Est-ce que tu pourrais être plus claire ? ordonna-t-elle

- Taya tu connais mes sentiments pour toi ! Me crois-tu sincèrement capable de te vouloir le moindre mal ? J'ai pris la décision de suivre Kara car elle m'offrait l'opportunité de te retrouver.

Non ce n'était pas possible… Depuis le début celui qu'elle aimait n'avait pas changé. Un piège ? Non impossible pas avec un tel regard…

- Clarel… Depuis le début. tu …

- J'ai remué un bon nombre de mondes avant de te retrouver… La malédiction de Baransu pour punir les Shenra et les Niphelïmes n'est pas le seul obstacle auquel nous avons dû faire face !

- Que veux tu dire ?

Le regard du jeune homme s'abaissa vers le sol.

- Peut importe ! Ce qui compte c'est que je sois à tes côtés, comme je te l'ai promis jadis ! Ce bijou entant que gage de mon serment, déclara t-il une main sur le collier de Loanne. Tu as toujours cru en notre promesse, n'est ce pas ? Sinon tu ne l'aurais pas gardé à ton cou ?

- Je ..

- Quoi qu'il en soit, les raisons qui me poussent à te convaincre de rendre ses pouvoirs à Orihime te concernent également.

- Comment ça ?

- Many ne t'as rien dis à ce sujet en t'enseignant le sceau de scellement ?

- Viens en au fait !

- Si tu persévères à contenir les pouvoirs d'Orihime, c'est ton corps qui finira par imploser. Cette blessure qui ne cicatrisait pas n'est qu'un avertissement des conséquences du sceau !

- Tu veux dire que si je ne libère pas l'éclat du corps d'Orihime…

- Tu mourras entant que canaliseur de son pouvoir… Et cela je ne peux l'accepter !

- Pourquoi.. tu…

- Cela va te sembler stupide.. Mais cet imbécile de shinigami, Kurosaki Ichigo. Il m'a rappelé les raisons pour lesquelles j'ai accepté jadis de suivre Kara. Après tout ce temps à ses côtés, j'étais noyé sous les objectifs concernant la marche de ce monde. Alors que la véritable raison de mon asservissement avait un tout autre but… toi.

Le cœur de la guerrière se mit à trembler avec force entre ses côtes. Les joues rougis par cette déclaration, elle osa lever le regard vers celui qui était son ennemi. Ses orbes azurés étincelaient d'un sentiment qui lui était familier et le souvenir de sa grand-mère sur le point d'étrangler son ancien amant causa le trouble dans son fort interieur. Cette tempête de sentiments brisa les dernières barrières qui protégeaient son cœur mutilé.

Sans reflexion, elle saisit le visage parfait du soldat entre ses mains. Caressant ses joues, une vague de larmes deferlat de ses iris noisette. Cette image devait être pathéthique, mais en cet instant, Loanne ne s'en formalisait pas. Du revers de la main, elle traça les traits du jeune homme qui saisit sa main au passage et y déposa un léger baiser sur le bout de ses doigts.

- Nous avons toujours été ennemis aussi loin que mes souvenirs peuvent aller. Mais je n'aie jamais réussi à te chasser de mon esprit, Taya. Tu es celle pour qui je suis là aujourd'hui. Ne doute pas de la sincérité de mes paroles, souffla Clarel en plongeant son regard dans le sien.

Divisé par ses sentiments, l'instint de la belle écarlate prit le contrôle de son être. Sur le point d'ettouffer par le tiraillement que lui causait ce regard intense, elle se mordit la lèvre inférieure une fois encore. Clarel le remarquant, glissa ses doigts jusqu'à sa bouche et extirpa le bout de chaire de son pouce. Les iris de la belle rouge étincelèrent de plus belle face à ce geste. C'est avec douceur qu'elle s'avança, sans relacher la pression que ses mains exercaient sur le visage de l'homme qu'elle avait toujours aimé. Agenouillée sur les coussins du sofa, elle le maîtrisait et laissa couler ses émotions par le biais de ses pupilles où le soldat commençait à se noyer. Son pouce suivit la machoir du jeune homme qui restait immobile. Glissant aisément sur ses lignes qu'elle connaissait par cœur, son doigté s'arrêta sur les lèvres fines de Clarel. Elle plissa plus fortement les paupières alors qu'elle s'avançait sans concsience vers cette tentation. Son souffle doux caressa le portrait de son prisonnier qui ne la quittait pas du regard, comme hyptnotisé. Il espérait que ses gestes traduisaient également une envie qui le tiraillait depuis longtemps. Docilement, il ferma les yeux pour profiter de ce frôlement d'affection qu'il attendait avec impatience. Sa persévérance fut enfin récompensé lorsque la beauté écarlate aposa ses lèvres tremblantes sur les siennes.

Cette sensation… Depuis combien de siècle l'avait-il recherché ? Une ligne de temps bien trop longue pour l'humanité tout entière, pourtant il ne l'avait jamais oublié. C'est avec délicatesse qu'il répondit au mouvement de Loanne qui entamait sa marche vers la fin de sa lente agonie. Peu importe les questionnements de l'infini, du passé, du présent et du futur… Il était là, contre elle à lui répondre après tant de silence. Clarel laissa ses mains voyager sur le corps de sa douce pour arriver jusqua ses joues qu'il emprisonna avec fermeté. Cet échange charnel qui avait mis bien trop de temps à se magniferter se formait enfin entre eux. Un lien coupé qui se nouait de nouveau par des émotions surpassant la pensée. C'est avec délicatesse que le jeune soldat prit possession de ce baiser ardament désiré. Jouant de plusieurs mouvements, leurs langues dansèrent ensemble dans une symbiose parfaite. Une agitation naissante commença à se déssiner alors que la passion s'installait dans un simple échange timide. Clarel l'agrippait avec assurance, laissant ses intincs prendre le dessus. Elle était si belle ainsi, si douce, si différente de l'image qu'elle refletait au quotidien. Elle lui offrait cette vulnérabilité, cette faiblesse. La fierté d'être le seul à pouvoir dominer la guerrière farouche que représentait cette jeune femme, dominait le blond qui invita sa tendre à le chevaucher. Le toucher du soldat rendit la française plus expressive, plus affirmée alors qu'ils approfondissaient leur baiser. Ses mains fines le caressait autant que possible, le contact de cette peau lisse lui avait tant manqué, enfin elle le reconaissait. Profitant de chaque frisson que lui prodiguait cet échange, Loanne s'acolla d'avantage comme pour ne former plus qu'un avec cet homme qui serrait la prise autour de sa taille.

Vint enfin le manque d'air qui les rapelèrent à la réalité. Malgré l'éxcitation de leur position, c'est la douceur qui s'installa de nouveau entre eux alors qu'ils décollaient leur machoires. Leurs visages étaient seulement à quelques centimètres et Loanne acolla leur front comme pour éviter d'avoir trop à s'éloigner. Après une longue bouffée d'oxygène elle finit par s'éloigner un peut plus alors qu'elle encadrait de nouveau le visage de son amour. Ses orbes noisette luisaient de milles émotions intraduisibles. Les larmes coulaient à flot le long de ses joues et c'est avec empressements qu'elle recola leurs lèvres. Mais cette fois le soldat la sentit plus tremblante que jamais et bien moins sûre d'elle.

- Taya ? souffla-t-il entre deux baisers craintifs.

La douce enchaina nombre de pressions sur la bouche de son tendre soupirant. Les spasmes la gagnèrent et doucement elle sussura contre ses lèvres.

- Va t'en…

- …?

- Chaque pacte avec Baransu a son prix… Tu es l'un des miens Clarel, ainsi que mon passé, sanglota la belle. Alors je t'en pris… Va t'en…

- …

- Loanne ?! Je suis rentré !

La voix de Many résonna clairement dans l'appartement, faisant écarquiller les yeux du soldat. C'est avec une peine palpable que la beauté rouge se redressa et l'agrippa pour le jeter avec force sur la terrase. Sans laisser le temps au jeune homme de réagir, elle ferma avec rapidité la porte fenêtre. Une vitre… Une simple vitre les séparait à présent. Pourtant, Clarel y vit un véritable fossé. Les orbes baignés de confusion, il aposa sa main sur ce mur transparent. Loanne esquisa un simple geste dans le but d'y répondre. Mais alors que ses doigts glissaient vers ceux de son bienaimé, injustement repoussé…

- Loanne ? Qu'est ce que tu fais ?

La belle écarlate se tourna avec rapidité vers la grand-mère.

- Many-sama ?!

- Que fais-tu à contempler les immeubles ? Ta blessure va se rouvrire si tu fais de trop gestes brusques, jeune idiote ! fulmina la vielle femme.

- Hum… désolé…

- Je vais préparer le diner. Et demain fais-moi le plaisir de retourner en classe. Avec Kara et Clarel dans les parages, nous devons restés prudentes.

- Oui, Many-sama…acquiesa docilement Loanne.

Sans autres formes de procès, la vielle dame s'habilla d'un tablier dans le but d'accomplir sa tâche, laissant sa petite fille seule. Dans un mouvement lent, Loanne se tourna vers la porte fenêtre qu'elle ouvrit avec délicatesse. Une fois sur le balcon, une brise froide la fit frissoner. Plus rien… Clarel avait disparu aussi vite que le vent. Elle se frictionna les bras alors qu'elle observait le ciel. Son choix avait été prononcé… Son contrat… scéllé. La pluie commençait à tomber, dissimulant les larmes qui s'écoulaient de nouveau le long de ses pomettes rougie par le chagrin.


La pluie martelait le bitume avec force. Orihime et Ichigo se tenaient face à face sous l'eau glacée en se fixant dans le blanc des yeux. Figé, le shinigami ne savait comment réagir.. Que faisait-elle là ? Pourquoi l'avait-elle suivit ? Ne lui avait-elle pas fait comprendre qu'elle ne souhaitait pas de sa protection par son silence ?

- Inoue ?... Qu'est …

Avant même qu'il ait eu le temps de finir sa phrase, Ichigo réalisa. Elle pleurait… Malgré la pluie qui avait complètement trempé son amie, il discerna ses trainés d'eau salé marquant ses joues. En l'espace d'une seconde, il ne vit plus qu'un torrent de cheveux auburn et sentit une pression sur son torse. En basculant son regard, il remarqua qu'Orihime venait de se jeter dans ses bras en pleurant de tout son soul. Merde, il l'avait déjà vu en larmes, mais jamais dans un tel état. Il répondit maladroitement à l'étreinte alors que son cœur palpitait à la fois de soulagement et d'anxiété.

- Gomen ! Pardonne moi Kurosaki-kun ! gémissait Orihime la tête abandonnée sur ses pectoraux.

- Te pardonner ? Mais de quoi ? se voulut-il rassurant…

- Je… j'ai caché ce que je ressentais réellement et je … je me suis défoulé sur toi alors que.. Alors que tu es sûrement la personne la plus apte à comprendre ce que je traverse… Tu es venu pour réparer les choses et je suis resté muette… je ne mérite pas ton amitié… et me voilà encore égoïste en te quémandant ton affection… Mais je ne peux rien y faire, je ne peux pas m'éloigner de toi… sanglota Orihime…

- Inoue…

- Je t'accepte Kurosaki-kun ! Je veux partager ma douleur avec toi si tu es prêt à le faire…

Tel un courant electrique foudroyant, la déclaration d'Hime traversa le cœur du jeune shinigami tout en lui écarquillant les yeux. Ses épaules se décontractèrent dans l'élant du soulagement qui commençait à chauffer ses muscles. Ces quelques mots brisaient enfin la distance imposée par les événements et ce constat empli le jeune homme de quiétude.

- Bien sûr, répondit-il en lui caressant le dos maintenant plus confiant. Tant que tu auras besoin de moi je serais là.

Les mots manquaient pour traduire les émotions qui traversaient aussi bien Orihime qu'Ichigo. Ces sensations chaudes contrastant avec la pluie battante, les mêlaient dans un étourdissement dénué de raison. Ni l'un ni l'autre ne pouvait décrire le tourbillon qui les enivrait. Un mélange de peurs de doutes mais emporté par le soulagement et la joie de retrouver la chaleur de l'autre.

Hime n'en doutait plus, son Kurosaki-kun lui avait manqué… Plus que tout… Comment envisager son départ à la Soul Society maintenant ? Si la gravité de la situation ne la rappelait pas à l'ordre, elle se serait surprise à supplier son shinigami de l'emporter aussi loin que possible. Juste trouver son réconfort et sa tiédeur. Aucune émotion ne pouvait expliquer l'addiction dont elle était victime face au jeune homme qui avait harponné son petit cœur gonflé d'amour.

Ichigo quant à lui eut l'impression d'être le dernier des égoistes car… Il adorait ça ! Bordel qu'il était chiant d'admettre à quel point le reiatsu de sa protégée lui avait manqué également. En plus de répondre à sa demande de le laisser partager ses peines, voilà qu'elle avait braver la pluie pour lui crier son manque. Ce type d'échange entre eux lui était devenu aussi vital que de respirer. Resserant sa prise autour de sa taille, la fierté gonfla son orgueuil… ll refusait de la partager, il ne la voulait que pour lui seul. L'image du quincy vint souiller le tableau de son idylle. Hors de question de laisser Ishida profiter de son « avantage ». Peut être qu'elle avait besoin de lui pour des raisons obscure, mais pour le reste… Non pas question !

La belle s'agrippa davantage comme si elle voulait fondre en lui. Elle leva ses yeux embués sous son regard chaud…

- J'ai désespérément besoin de toi Kurosaki-kun, se lamenta Hime bouleversée.

Ichigo mit quelques secondes avant de laisser l'informations pénétrer son cerveau … elle .. quoi ! Orihime enfouie davantage son visage dans les bras réconfortant de son shinigami. Cette chaleur, c'est tout ce qu'elle espérait depuis des jours, que dire… des années. Ses larmes débordantes ne se contenaient plus, un trop pleins d'emotions la submergeait totalement. Si Kurosaki ne la tenait pas fermement, elle serait probalement au sol. Le jeune homme quant a lui, l'emprisona complètement. Elle paraissait si vulnerable que cette vision lui fendait le cœur. Son instinct protecteur prit le dessus sur la gêne et il en profita pour caler la tête de la belle contre son cœur. Inoue ne se pria pas et se laissa reposer dans cette douce etreinte. La pluie les inondait toujours, mais cela ne les dérangeait plus.

- Je suis là Inoue alors je t'en prie calme toi.

- Kurosaiki-kun sanglota-t-elle… Gomen…

- Tu n'as pas à t'excuser, je t'ais fais une promesse je la tiendrai.

- Haï.

Hime se laissa bercer par le bruit de la pluie. Elle était si bien, si appaisée, le monde semblait même s'arrêter de tourner. Les yeux clos, elle continua de s'impregner de l'aura d'Ichigo en priant pour que le temps se stoppe définitivement dans sa course. La main de l'objet de ses pensées caressa doucement sa joue la sortant de sa rêverie.

- Inoue ?

- Hum…

- Si on reste là tu risque d'attraper froid.

- Haï, je … je vais rentrer… fit-elle la moue déçue.

- Je t'accompagne.

La belle voulu se dégager à contre cœur de son cocon mais quelque chose la retint. Les doigts crispés du shinigami retenaient ses coudes.

- Kurosaki-kun ?

- Je …

Il n'y arrivait pas… La laisser partir ? Non, impossible, c'était trop pour lui. Délicatement, il saisit le visage de la belle entre ses mains hésitantes. Son regard brûlant scanna chaque centimètre de la peau laiteuse de ce si jolie minois. Les joues en feu, Hime fut comme paralysée. Que faisait-il ?

Ichigo fixa ses orbes sur une partie prononcée de ce petit visage attendrissant. Ses lèvres… rose et pulpeuses, elles semblaient si douce et apétissante. Il se surprit d'avoir envie d'y gouter, les croquer, les savourer. Dans un geste dénué de réflexion, il inclina légèrement sa machoire alors qu'il rapprochait dangereusement ce délice alléchant de son propre visage. Inoue quant à elle était perdue. Que faisait-il, pourquoi ce regard prédateur ?

Les yeux étincelant, elle implorat, Kami seul sait qui, pour que l'utopie se déssinant sous ses yeux ne soit pas un songe. Son shinigami lui portait l'attention qu'elle recherchait tant, mais était-ce bien le sentiment qu'elle souhaitait ? Ichigo la regardait d'un air affamé ce qui la poussa à se mordre la lèvre de gêne. La bête en question positionna son pouce pour dégager cette peau de ses dents.

- Tu vas te blesser avec ce tic.

- Kurosaki-kun ? Qu'est-ce que tu fais ?

- Je… Je ne le sais pas moi même…