Hey ! Chose promise, chose due, voici donc l'OS de ce samedi neuf décembre (je veux aller dormir …), qui est un peu, euh … particulier ? Enfin, vous verrez bien.
Merci à Ninareli, Hylliy et Loir pour leurs commentaires !
Bonne lecture !
Couple : Zexas
Thème : Neige
Genre : Angst (?)
Univers : Indéterminé
9 décembre : Neige
« Zexion. J'ai cru que j'allais dormir tout seul. Mais en fait, tu es là.
— Je suis là.
— Tu ne meurs pas de froid ?
— Si. Enfin, littéralement …
— Je sais. Figurativement.
— Oui.
— Viens près de moi.
— Je suis près de toi.
— Plus près. Viens dans mes bras.
— Tu es tout chaud.
— Plus près encore.
— Je suis dans tes bras.
— Plus près. Viens à l'intérieur de moi, ou avale moi. Tu es si petit, tu es immense. J'ai froid.
— Tu es malade.
— Peut-être. Serre-moi plus fort.
— Tu as peur ?
— Il neige dehors.
— Et ça te fait peur ?
— Je ne sais pas. Est-ce que tu crois que je devrais avoir peur ?
— Je suis là.
— Mais tu partiras.
— Et je reviendrai.
— Et si la neige te recouvrait et qu'alors on ne te voyait plus jamais ? Mon minuscule géant, avale-moi avant que le monde ne t'avale.
— Le monde ne me mangera pas.
— Zexion, tu as raison, j'ai peur. Je regarde par la fenêtre et je vois le blanc qui recouvre tout et alors je ne vois plus rien et j'ai l'impression que le monde a disparu, qu'il ne reste plus que cette maison de tout l'univers, et alors je fixe la porte comme si elle n'allait plus jamais s'ouvrir, et je peux voir par les fissures l'air froid qui entre, fait passer là un peu de neige, et mes pieds se gèlent d'effroi et j'allume du feu mais j'ai toujours froid et toi tu n'es toujours pas là. Le monde a disparu et toi, tu étais dans le monde, et un moment tu as disparu comme tout le reste. Alors j'ouvre la fenêtre et c'est toujours tout blanc, et comme je meurs de froid, figurativement, et que j'ai peu de mourir de froid, littéralement, je fais brûler plus de bois et me peau me brûle et se gèle en même temps. Alors, je me dis que c'est la fin. Ça arrive aux environs de midi, quand la neige est si lumineuse et si éblouissante, aveuglante, je deviens aveugle et alors quelque chose m'apaise, un genre de sagesse, comme si ça n'était plus si grave, cela. La fin. Une tempête de neige et la fin du monde, comme les flocons viennent envahir ici aussi, par les fissures et par la fenêtre, et si je suis le dernier Homme, alors tout ferait mieux de s'arrêter et j'attends avec impatience que la neige envahisse tout et me prenne et me recouvre et m'avale et m'emporte comme elle t'a pris et recouvert et avalé et emporté, mais je vais quand même près du feu, où les flocons fondent et je reste des heures à regarder le feu et la neige, à vivre au milieu de ces opposés, à me demander quand la neige gagnera – quand il n'y aura plus de bois ou avant, grâce au vent et à l'humidité. Au bout du compte, la porte s'ouvre et je ne sais pas si je dois croire ou non mes oreilles. Je regarde mais je ne vois plus rien, mes yeux ont trop avalé la lumière de feu, la lumière blanche de la neige qui a mangé le monde sauf moi, et la fenêtre se ferme et le combat ralentit et tout à coup tu es là et je sens tes doigts glacés dans mes cheveux et je me demande si ça n'est pas ton cadavre qui est venu m'emporter et me prendre et m'avaler et ça serait beau, ou si ça n'est pas une illusion. Tout est si blanc.
— Je suis là.
— J'ai froid.
— Je suis là.
— Je crois que c'est bientôt la fin du monde.
— Je suis là.
— Tu es sûr ? »
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?
