Hola, hola! Je publie ce chapitre neuf relativement vite parce que je suis très inspirée en ce moment. J'avais dit que le prochain chapitre serait plus long mais finalement je préfère poster des chapitre un peu court mais plus souvent, j'arrive mieux à écrire comme ça, j'espère que ça ne vous dérangera pas... Voilà, j'espère qu'il vous plaira, que les rebondissement ne vous perturberont pas, en tout cas n'hésitez pas à donner votre avis!
BONNE LECTURE!
PS: dans le chapitre précédent, j'ai fais une erreur d'étourderie dans le début du chapitre lorsque je parle de Harry (quand il reçois la lettre), "Les événements dont il avait discuté avec LUNA" et non pas Ginny. Pardonnez moi cette erreur. Merci d'avaaaance!
Trois jours s'étaient écoulés. C'était le temps que Remus avait laissé aux apprentis justiciers pour faire leurs valises et venir s'installer chez lui. Trois jours durant les quels, chacun avait régler tout ce qu'il avait à régler avant de commencer la formation du Cercle…
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Confortablement installé dans son immense et éternel fauteuil, Dumbledore souriait en songeant à la tournure que prenaient les choses. Tout se passait comme prévu, tout se passait selon le Plan. Il était satisfait d'avoir lancé le projet du retour dans le temps, il savait qu'à terme, ce projet profiterait à tout le monde. Il fut sorti de ses pensées lorsque l'on frappa à la lourde porte de son bureau. Il sourit et jeta un regard furtif sur l'immense horloge devant lui : dix heure trente pétante, il n'était pas en retard.
- Entre Ronald. Déclara le barbu sur un ton convivial.
La grosse porte s'ouvrit sur le rouquin. Le bureau du directeur de Poudlard était exactement comme dans ses souvenirs, rien n'avait changé. Il fut impressionné une fois en face du mentor. Il le fixa un instant après avoir parcouru la pièce du regard.
- Je t'attendais, jeune Weasley, assieds-toi, on va faire le point.
Le rouquin s'exécuta alors sans dire un mot, mais le regard dur et inquiet. Il semblait perturbé par quelque chose.
- Je constate que tout se déroule comme prévu, tu t'en sors très bien Ron. Dit Albus.
- Je vais pas tenir comme ça longtemps, professeur Dumbledore. Vous m'aviez dit que si j'acceptais de remplir cette mission, je pourrais revoir Fred ! vous m'aviez dit que vous feriez tout pour qu'il revienne d'entre les morts ! j'ai accepté, j'ai fait tout ce qu'il fallait, j'ai donné toutes les informations que vous m'aviez demandé à Lupin, qu'est-ce que vous attendez de plus !? Lâcha le roux, sentant la pression sur ses épaules lui peser de plus en plus.
- Ronald, je comprends que ce soit difficile…
- Difficile ?! Je dois faire comme si je ne reconnaissais pas mon meilleur ami, la fille que j'aime ne se souviens même plus de qui je suis, et ma propre sœur a oublié l'existence de Fred, vous avez supprimé leurs souvenir, je suis seul, et je ne tiendrais pas longtemps ! S'ils apprenaient que c'est moi qui les ai espionnés, ils me haïraient, c'est sûr !
- Ron, calmes-toi. Je comprends ton angoisse, mais maintenant, tu fais partie du cercle. Fais-moi confiance, tu peux le faire. Dès que la mission sera terminée, tu le sauras. Je suis là, je te soutiens et j'essaye de te faciliter la tâche. J'ai quelqu'un qui voulait te voir, il vas arriver d'une minute à l'autre.
- Qui ça ? demanda Ron, intrigué.
- Tu verras.
Soudain, la porte s'ouvrit sur ladite personne. Ron sentit le sol se dérober sous ses pieds. Dans un réflexe émotionnel, il recouvrit sa bouche avec sa main et ses yeux se mirent à briller. Il ne put retenir longtemps un torrent de larme et vint cacher son visage entre ses mains.
- Allez pleurs pas petit frère, je suis là. Déclara Fred, les larmes dévalant ses joues.
Il saisit son petit frère par les épaules et le serra fort contre lui. Ron laissa ses larmes inonder le pull de Fred. Albus sourit, et détourna les yeux, ému de la scène. Il lui arrivait de culpabiliser de jouer avec les émotions des autres, surtout de ses anciens élèves, mais il savait que c'était pour le bien des peuples.
- J'veux pas qu'tu repartes ! Lâcha Ron dans un sanglot qui parut déchirer le cœur de Fred
- Mais je repartirais plus, Ron. Mais il faut que tu mènes la mission à bien. D'accord ? La famille ne pourra retrouver sa vrai mémoire que si tu mènes la mission jusqu'au bout. D'accord ?
Ron hocha la tête, essuya ses larmes, se tourna vers Dumbledore, le fixa d'un regard déterminer et lança :
- Le Cercle m'attends.
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A la fin de ses trois jours, Remus fut soulagé de voir qu'ils étaient tous revenu, comme si leur vie en dépendait. Comme s'ils n'avaient pas le choix. Il avait mis à leur disposition, trois chambres de deux places. L'une était occupée par les Weasley, l'autre par Hermione et Harry et la dernière par Malfoy et Luna qui avaient été contraints de cohabiter, au grand désarroi de chacun. La maison était pourvue également, dans le sous-sol, d'une immense salle d'entrainement. La salle contenait des cibles, des armes en tout genre, du matériel de combat, un bureau de recherche de document très performant, des costumes en tout genre, en bref, tout était mis à leur disposition. Ce qui les avait poussés à accepter, outre les engagements personnels de chacun, était la peur de la lobotomie. Ils avaient tous cette sensation de ne pas avoir le choix, comme s'il s'agissait d'un devoir. Malfoy se plaignait souvent de cette condition mais au fond, il n'avait pas d'autre choix.
Ce 26 avril 1981, Remus et Sirius les avaient convoqués dans le salon pour leur parler de quelques détails. Ils étaient arrivés dans la grande salle en trainant des pieds, épuisés après avoir défait leurs valises. Ils s'assirent tous autour de la table ronde, puis il attendirent patiemment que Remus prenne la parole.
- Bien, je vous ai réunis pour vous parler du planning. Tous les jours, vous aurez un entrainement intensif dans plusieurs disciplines, de huit heure le matin, jusqu'à dix-huit heures le soir. Plusieurs de mes anciens collègues de l'IRA vous entraineront. C'est maintenant que j'ai choisis de vous les présenter.
Effectivement, deux adultes entrèrent dans la salle et vinrent se placer à côté de Sirius et Remus. Harry crut que ses jambes le lâchèrent. Il écarquilla les yeux et s'écria :
- Papa ? Maman ?
- Lily et James Potter, meilleurs combattants du cercle depuis quelques temps maintenant.
- Mais… Mais pourquoi vous m'avez jamais dit que…
- On savait que ton tour viendrait Harry. Déclara son père, quand Remus nous a proposé de rejoindre le cercle il y a trois ans, nous savions qu'il fallait rétablir l'ordre et la justice en Angleterre et défendre les terres irlandaise. C'est pourquoi nous avons accepté. Nous avons tout fait pour que tu ne te rendes compte de rien, et ça a marché, jusqu'au jour où tu as été choisis parmi ceux qui devront prendre la relève.
- Vous êtes tous ce qu'on appelle la « nouvelle génération » vous allez être entrainé du matin au soir pour atteindre le niveau nécessaire pour nous remplacer. A ce moment-là, nous prendrons congés pour vous laisser le Cercle entre les mains. Ajouta sa mère en lui tendant un sourire tendre.
- Ok, bon, c'est bien mignon mais je comprends plus rien a vos histoires moi ! qu'est-ce que c'est que ce bordel ? lança Malfoy.
- Draco, ne sois pas si effrayé, ce sont des choses qui arrivent. Tu sais ta propre mère est passé par le cercle, ainsi que Molly, la maman des Weasley... Mais ta mère, Draco, a cessé sa collaboration avec le Cercle pour avoir le temps de chercher du travail après son licenciement.
Le blond écarquilla les yeux.
- Quoi ?! mais depuis quand vous connaissez ma…
- Narcissa est une femme extraordinaire. Nous même avons été pris d'une colère atroce lorsque l'on a appris son licenciement…
- Taisez-vous ! S'écria Draco en se levant.
Puis dans un élan d'émotion où de rage, il s'enfui en direction des dortoirs. Il ne voulait pas raviver ces souvenirs, il ne voulait pas reparler de la misère encore et encore… Il ne comprenait plus rien, tout s'effondrait, il avait l'impression d'avoir toujours connu les gens qui l'entouraient et découvrait à présent qu'une vulgaire mascarade planait autour de lui, des autres, il ne savait plus en qui il devait avoir confiance ni même qui il devait haïr. Il entendit la porte de son dortoir s'ouvrir. Il entendit des petites pas discret s'approcher jusqu'à lui puis il se retourna vivement pour faire face à… Ginny ?
- Qu'est-ce que tu veux, la fouine ? T'adores aller foutre ton nez dans les affaires des autres hein ?
Ginny le fixa intensément de ses grands yeux bleus… Magnifique yeux bleus, songea Malfoy.
- T'es perdu hein ? Toi non plus tu sais pas ce qu'on fiche ici ? déclara-t-elle doucement.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre de toute façon ? Hein ? t'adores ça toi, la justice, aider les pauvres petites ouvriers en détresse, ça te fais frissonner.
- Toi aussi. Tu supportes pas l'injustice Malfoy, ça se voit, ça te rend malade, et si t'as signé ce contrat, c'est aussi parce que tu veux que les choses bouges, et que tu sais que Thatcher aura notre peau un jour ou l'autre, sauf si on décide de contre-attaquer.
Soudain, il fut pris de colère et avança d'un pas en sa direction.
- Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ! On est six ! On n'a rien de plus que les autres ! On sait même pas ce que c'est que d'être activiste, et tu crois sincèrement que nous, on va changer quelque chose ?! Mais ouvres les yeux, Ginny ! On n'est rien, rien d'autre que des fourmis dans la fourmilière, des putains de grains de sable au milieu du désert ! sois réaliste !
- Et toi t'acceptes ça ?! Si toi t'es prêt à vivre à genoux, comme tes parents, très bien, mais moi je refuse de continuer de baisser la tête devant l'armée britannique ! Tu piges ça !?
Il saisit brusquement les poignets de la jeune femme et les plaqua contre le mur de chaque côté de sa tête. Il pouvait sentir sa respiration saccadé, son souffle doux et presque inexistant, son odeur enivrante et exotique, il pouvait voir ses prunelles bleus scintiller d'un éclat de feu, ses lèvre s'entre-ouvrir, il fut absorber par le spectacle qui s'offrait à lui, puis il déclara d'une voix rauque et incontrôlée :
- Ne parles pas de mes parents, Weasley, tu ne sais rien.
- Si, je sais que Thatcher les a eus ! Comme elle a eu ma famille à Belfast, je sais que ni ta famille, ni la mienne, ne mérite qu'on baisse les bras ! ils méritent une vengeance et on va leur donner.
Dans les yeux de Ginny se mit à brûler la flamme de la vendetta, la soif de vengeance et de justice qui parcourait ses veines faisait battre son cœur à une allure folle. Plus elle parlait, plus elle attirait Malfoy comme un aimant, comme s'il avait besoin que le corps de la jeune fille réponde au sien. Il planta son regard gris glacé dans celui de Ginny, puis sans trop savoir pourquoi, s'empara de ses lèvres dans une fougue brute et incontrôlé. Il n'avait pas pu s'empêcher de le faire, comme si c'était la seul solution pour que son moment de faiblesse s'apaise. Elle répondit, étonnement avec tout autant de fougue que lui, glissa ses mains fines dans la nuque de l'ancien skinhead et sentit sa peau frissonner de toute part au contact de sa peau.
D'un coup, Malfoy recula sa tête, la fixa un instant baissa la tête, puis parti en furie, comme furieux contre lui-même. Il ne se reconnaissait pas, ne comprenait pas ce qui lui prenait, et décida de retourner voir les autres, feignant de ne pas avoir croisé la rousse. Quand il arriva, Lily Potter discutait avec Hermione, qu'elle semblait connaitre depuis longtemps. Luna, elle n'avait pas dit un mot depuis le début. Et si c'était elle l'espionne ? Songea Draco. Il savait que connaitre l'identité de celui ou celle qui les avait tous espionné n'était pas si important au final puisqu'ils étaient tous là maintenant, mais cela l'intriguait. Il n'en parla pas et décida de le garder dans un coin de sa tête. Il finirait bien par découvrir qui était la taupe.
Ginny fit son retour parmi les autres cinq minutes après Draco. Elle avait eu du mal à comprendre ce qu'ils s'était passé dans les dortoirs. Elle ne comprenait pas pourquoi Draco avait semblé angoissé à l'idée de l'avoir embrassé, comme s'il avait honte, comme si c'était une erreur. Elle décida d'occulter ça, et de faire comme si leur entrevue n'avait jamais eu lieu. Elle n'était pas là pour ça, de toute manière, elle était là pour être formée à devenir une parfaite activiste.
- Bien ! Maintenant j'espère que chacun s'est remis de ses émotions ! de toute manière, vous aurez tout le temps que vous voudrez pour poser des questions mais en attendant, je vous conseille de manger rapidement et d'aller dormir puisque demain commence la formation en compagnie de Sirius, Lily et James. Bon appétit à tous !
Le repas se passa dans le calme, chacun se posait des questions. Luna n'avait toujours rien dis, elle observait tous les autres parler de leur famille, et se demandait si quelqu'un pensait à elle. Quand elle avait vu Ginny partir en direction du dortoir pour aller rejoindre Draco, elle s'était demandé si quelqu'un aurait accepté de faire la même chose pour elle. Si, instinctivement, quelqu'un serait partie la voir, s'assurer qu'elle aille bien… Elle fut coupée dans ses pensées quand Harry se pencha vers elle.
- Tu manges pas, Luna ?
- Non, j'ai pas faim, Harry.
- Tu devrais. Demain on s'entraîne, j'imagine qu'on doit être en forme.
- C'est vrai, tu as raison. Déclara-t-elle en souriant.
Puis elle piqua dans ses petits poids, histoire de faire plaisir à son ami. Tous finirent le repas calmement. La journée qui les attendait le lendemain promettait d'être longue.
