Incardu91 – Tkt t'es pardonné x)

SuriKath – Dégoutante est un mot faible quand on parle de Jénova x)

Tenebreyami – fdfdfdf

Chl007 – Lol Jénova ne risque plus d'embêter son monde^^ et non ce n'est pas Genesis, désolée^^

neko-chan L - Lol, tu fais peur quand t'es déchainée x)

Ps de l'auteur: Certaines parties peuvent présenter un langage vulgaire et /ou contenant des scènes de violence.

Disclaimer : Les personnages, lieux et noms respectifs de cette fanfict sont une propriété de Square Enix LTD. Aucun rémunération ou profit n'est tiré de ces textes. Ils sont une continuité fictive fais par les fans, pour le plaisir des fans de Final Fantasy VII.


One Winged Angel Reborn

Beloved and Hatred

Etendu sur le lit, torse nu, Séphiroth repassait dans sa tête son combat avec la Calamité. Il vint même à passer sa main à l'emplacement où la lame avait transpercé sa chair et rien, pas l'ombre d'une blessure ou même cicatrice. ''Vraiment étrange…'', il conclut en sentant la fatigue prendre le dessus. Il se mit sur le flanc et s'endormit, inconscient d'une présence qui veillait sur lui…


Un léger frappement à la porte fit lever la tête à Zack. Il serra Aerith un peu plus dans son étreinte en invitant la personne derrière la porte à entrer.

- Oui, entrez.

La porte s'ouvrit.

- Ah Yazoo, un souci ?

L'argenté posa son regard émeraude sur Aerith puis Zack, le rassurant en secouant doucement la tête.

- Tout va bien, Zack, je t'assure.

Zack le regarde un peu suspicieux, puis lui adresse un sourire peinard.

- Si tu le dis, en tout cas content que tu ailles mieux.

Yazoo savait que le brun faisait allusion à l'incident avec Séphiroth et acquiesça d'un geste concis de la tête.

- Merci… mais ce n'est pas pour ça que je suis venu. Comment va Aerith ?

L'expression joviale du protégé d'Angeal s'assombrit et il regarde son aimée blottie dans ses bras.

- Ça va. Elle se repose.

- Zack… ?

L'interpelle Yazoo. Ce dernier le regarde, interrogateur.

- Est-ce que ça risque d'arriver à nouveau ?

Zack regarde Aerith, semble y réfléchir puis secoua la tête.

- Non, Yazoo. Il n'y a rien à craindre. Pourquoi cette question ?

Lui demande le chiot en tournant sa tête vers l'argenté.

- A cause de ce qui est arrivé à Séphiroth au moment où nous sommes sortis de la maison.

Il fait une brève pause pour étudier la réaction de Zack. Devant le silence de ce dernier, il poursuit.

- L'espace de quelques instants, je ne sentais plus sa… présence…

Zack posa son regard bleu profond sur son aimée, il avait une théorie pourquoi Séphiroth avait perdu connaissance à ce moment-là et le pourquoi Yazoo n'avait plus senti sa présence. A la fin, il se demande si le recueil de l'âme de Séphiroth dans le flux des âmes n'avait pas été trop prématuré…

- Je sais…

Il regarde Yazoo.

- Contrairement à toi et à tes frères, le réveil de Séphiroth est très récent, normal que l'anomalie dans cet aspect de la Rivière de la Vie l'aie plus atteint que tout le monde.

Yazoo s'appuya contre la paroi de la chambre et croisa les bras, pensif.

- Je comprends…

L'argenté pose son regard sur Aerith et sentit son cœur se serrer en la voyant si vulnérable. Elle qui est si forte et si gentille.

C'est avec le cœur serré que des souvenirs refirent surface en la voyant ainsi…

~Début Flashback~

Il venait de se réveiller et la première personne qu'il vit était elle, souriante. Un peu plus à l'écart se trouvait un jeune homme à la longue chevelure noire et aux mèches rebelles. Il l'observait tout aussi souriant. Il n'était pas loin de lui rappeler 'grand-frère' de part son physique et son uniforme militaire.

- Bonjour Yazoo, comment te sens-tu ?

La voix douce de son interlocutrice fit revenir son attention sur elle, une parfaite inconnue.

-...Où sont mes frères ? Qui êtes-vous ? Comment savez-vous mon nom ?

Il fit mine de se lever mais hélas, il n'en était pas capable.

La jeune femme ne perdit pas de son sourire, mais le jeune homme qui était avec elle s'approcha du lit duquel il se trouvait allongé. Il avait les sourcils froncés et semblait être légèrement sur ses gardes.

-Holà, relax. Chaque chose en son temps, ok ?

La jeune femme eut un petit rire.

- C'est normal qu'il réagisse comme ça, Zack.

Elle posa sur lui son regard bienveillant et répondit de sa voix douce.

- Tes frères se reposent dans leurs chambres, ils ne se sont pas encore réveillés.

-…

Elle ajouta un traversin derrière sa tête et poursuivit toujours aussi souriante.

- Mon nom est Aerith et voici Zack.

L'interpellé lui adressa un signe concis de la tête ajoutant un sourire chaleureux.

- Et je connais ton nom parce qu'on me l'a dit, simplement.

Yazoo l'observa, méfiant. Il n'était pas forcé à la croire pourtant, quelque chose le poussait à lui faire confiance. Il ne connaissait pas l'endroit où il se trouvait et son esprit était trop embrumé pour se souvenir de quoique soit. Il se souvenait de quelques bribes, des images les unes plus confuses que les autres. La seule chose qui était clair dans son esprit fut de voir Cloud se retourner et foncer vers lui et Loz, puis il s'en suivi d'une violente explosion. Jamais il n'aurait survécu à ça, c'était impossible. Il devait être mort au même titre que Loz et son jeune frère. Pourtant il était là, dans une chambre avec deux personnes qui avaient veillé sur lui jusqu'à son réveil. A-t-il survécu ou était-il mort ? Quelle l'importance au fond de chercher à savoir ? Il se sentait libre de l'emprise de l'autre, mais n'en restait pas moins inquiet pour ses frères…

Il regarde Aerith et Zack et eux le regardaient en retour, sans doute s'attendant à une réaction de sa part.

- Je suis mort… n'est-ce pas ?

Il était lui-même surpris du calme donc il avait posé la question.

Le regard de la jeune femme s'attrista un peu.

- Oui, Yazoo. Malheureusement, l'explosion a été trop puissante pour que toi ou Loz y surviviez…

Il se laissa aller sur les traversins et posa son regard vers la fenêtre, le soir tombait dehors.

- Je pensais que le paradis n'existait pas, et même si cela existait, moi comme mes frères n'aurions pas le droit d'y être…

- Et vous seriez où, selon toi ?

Lui demanae Zack, croisant les bras derrière sa tête. L'attitude décontractée du brun avait le don de le déconcerter.

- En enfer, et encore si cet endroit accepte les monstres que nous sommes…

- Vous n'avez rien de monstres toi et frères.

Le contredit Aerith.

Yazoo la regarda, surpris par sa réponse. Elle lui caressa la joue et chassa une mèche de cheveux qui avait tendance à cacher ses yeux. Il y avait quelque chose de maternel dans ce geste.

- Vous ne savez rien de nous…

Rétorque-t-il de façon amère. Peut-être un peu trop à son goût. Mais cela ne semblait nullement affecter la jeune femme devant lui.

- Sans doute bien plus que tu ne le penses Yazoo.

Il la regarde sans comprendre, les sourcils froncés.

(Flash)

Aerith était revenue avec un plateau de nourriture quelques instants plus tard. Yazoo avait toujours son regard rivé vers la fenêtre, muré dans son silence.

- J'espère que ce repas te plaira. Zack a tendance à exagérer quant à mes talents de cuisinière. Tu me diras ce qu'il en est, d'accord ?

Avec un soupir, il daigna poser un regard au plateau et la regarda, légèrement agacé.

- Pourquoi vous donner tant de mal pour un parfait inconnu ?

Malgré la méfiance à peine voilée dans ces mots, Aerith ne perdit pas son éternel sourire.

- Parce que j'aime bien venir en aide aux autres et aussi, comme ça, tu me diras si mes plats sont aussi bons que le prétend Zack.

- Il n'y a personne d'autre à qui demander avis, à par moi ?

Risqua de demander Yazoo.

La jeune Cetra eut un sourire amusé.

- Si Angeal. Mais lui, il ne compte pas. Il n'a jamais été difficile avec les repas.

- Angeal ?

Acquiesça Aerith.

- Oui. Tu le verras bientôt, promis. Il veille sur tes frères.

Elle prend l'assiette et la tend à Yazoo avec grand sourire.

Yazoo soupira en défaite et prit l'assiette.

- … Merci.

Il plongea la fourchette dans ce qu'il pouvait définir étant des pâtes avec une sauce à base de tomates et fines herbes. Il mena la fourchette à sa bouche et la mâcha lentement. Quand il finit de l'avaler, il regarde la jeune femme qui attendait le verdict.

- Il ne vous a pas menti. C'est très bon.

Elle frappa des mains, le regard pétillant de joie.

- Merci, ça me fait plaisir que ça te plaise !

Elle prit la serviette et lui nettoya le coin de la bouche. Yazoo recula instinctivement puis compris ce qu'elle cherchait à faire et la laissa agir, sans pour autant s'empêcher de se sentir embarrassé.

- Tu avais un peu de sauce sur le coin de la bouche.

- Mer… merci.

La remercia l'argenté d'une voix timide.

Il termina son repas dans le plus grand des silences, sentant le regard de la jeune femme sur lui, veillant sur lui comme une mère veille sur son enfant. Ce qui vint à lui faire se poser des questions quant à cette femme.

A la fin, quand il eut terminé de manger, il osa poser finalement la question qui lui brulait les lèvres.

- Aerith… ?

La jeune femme le regarda, souriante avec un semblant de curiosité dans le regard.

- Mmhh ?

- Etes-vous… êtes-vous notre mère?

Contre toute attente, le regard de la jeune femme sembla s'imprégner d'une profonde tristesse et elle en perdit même de son sourire.

Elle posa ses mains sur les siennes et les serra doucement, son regard doux sur le sien.

- Non, Yazoo. Je ne le suis pas.

A ces mots, il sentit son cœur être tranché à vif et sentit quelque chose de chaud couler de ses yeux. Il mit quelques secondes pour comprendre qu'il pleurait.

La jeune femme caressa sa joue, chassant les larmes de tristesse et de désarroi que son cœur évacuait.

- Mais je sais que tu as besoin d'une présence chaleureuse et réconfortante, tout comme tes frères.

Un sanglot s'échappa de ses lèvres malgré lui et il senti les bras de la jeune femme le serrer contre elle. Au début, il essayait de la repousser, car il se sentait trahi, perdu, confus. Puis la chaleur qui l'envahissait peu à peu eut raison de ses tentatives futiles de fuite et se laissa noyer dans cette douce chaleur, y trouvant réconfort et refuge.

Elle lui frottait doucement le dos, tandis que l'autre main lissait ses longs cheveux en un geste doux et relaxant.

- Même si je ne suis pas votre mère, rien ne m'empêche de vous donner tout l'amour et la tendresse qui vous a été privé depuis votre naissance.

Lui murmura-t-elle à l'oreille.

Lentement, presque de façon hésitante, elle sentit Yazoo lui rendre l'étreinte et souri.

- Repose-toi Yazoo. Demain, j'ai beaucoup de choses à te montrer…

~Fin Flashback~

Yazoo soupira à ces souvenirs qui lui réchauffaient le cœur et se décolla du mur auquel il s'était appuyé pour quitter la chambre.

- Tu vas voir tes frères ?

- Oui.

Sur ces mots, Yazoo quitta la chambre sous le regard surpris du chiot.

Zack secoua la tête et laisse échapper un long soupir.

- Ça promet…


Elle s'approcha du lit où l'ancien Général dormait à poings fermés et pris place sur le bord du lit. La main tremblante, elle passe sa paume sur son visage et sa longue chevelure argentée. Son cœur se serrait d'émotion en le faisant. Depuis le temps qu'elle rêvait de pouvoir le toucher, d'être près de lui. ''Elle avait raison… il me ressemble tellement…''. Elle ne put contenir une larme qui coula sur sa joue.

- Tu es si beau…

Fit Lucrécia dans un murmure.

Elle a eut si peur de le perdre, il était si faible à ce moment-là. Son cœur se serra encore, plus en proie au regret, à la honte et à la culpabilité. Elle l'a mis au monde mais n'a jamais put s'en occuper étant bébé. N'a jamais put voir son enfant grandir, pleurer, rire, devenir fort…

(Flash)

Des cris d'un enfant qui venait de venir au monde se fit entendre dans tout le manoir. Hojo s'approcha du lit où Lucrécia essayait de reprendre son souffle, à bout de forces, car elle venait de mettre son bébé au monde. Le professeur pris le bébé qu'une sage femme tenait dans ses bras enveloppé dans une couverture chaude, d'où une fine touffe de cheveux argentées en dépassait. Un sourire malsain courbait déjà ses lèvres alors qu'il inspectait le bébé d'un œil critique, cherchant le moindre défaut sur l'enfant. Défauts, qu'à première vue, n'existaient pas.

Le bébé le regardait en retour avec une curiosité non dissimulée dans son regard vert émeraude à la pupille fendue et à l'expression légèrement boudeuse. Il avait les traits fins du visage de Lucrécia dont la ressemblance avec sa mère était frappante.

- Parfait… Il est parfait !

Il part d'un rire hystérique réveillant le nourrisson qui était à demi-endormi.

Les pleurs du bébé tirèrent Lucrécia de son état léthargique. Elle ouvrit à demi les yeux et chercha son enfant des yeux.

- Mon bébé… où est mon bébé… ?

Elle fit mine de se redresser pour en retomber tout aussi mollement, les mèches de ses cheveux lui collant à son visage en sueur, à bout de forces.

- Silence ! Cet enfant appartient à la science !

Lui cria Hojo arrachant un sanglot à Lucrécia qui ne retenait pas ses larmes, appelant pour son enfant et lui suppliant de le lui laisser.

Avec une expression remplie de dégout, il se tourna vers la sage femme qui semblait choquée d'assister à une telle situation.

- Emmenez le spécimen dans mes appartements et fermez la porte à double tours !

- L'enfant aura besoin du lait de sa mère pour être nourrit.

Lui fit remarquer la sage femme, espérant que cet homme aie un élan d'humanité de laisser la mère nourrir son bébé.

- Occupez-vous de faire ce que j'ai dit !

Il lui passa l'enfant sans ménagement ainsi que les clés de ses appartements.

La sage femme lança à Lucrécia un regard navré et s'en alla avec le bébé qui pleurait de plus belle dans ses bras.

Hojo se frotta les mains.

- Un magnifique spécimen, oui… Le plus parfait…

N'en pouvant plus, Lucrécia se mit sur le flanc et étouffa ses pleurs sur le traversin. ''Séphiroth… oh mon fils, pardonne-moi… Vincent tu avais raison… qu'est-ce que j'ai fait… Minerva, qu'est-ce que j'ai fait… ? Je suis si désolée…''.

(Flash)

- Si tu savais… combien je regrette… mon fils…

Sa main lissait sa longue chevelure, alors qu'elle pleurait en silence. Au bout d'un long moment elle resta ainsi puis lui déposa un doux baiser sur sa tempe et se leva.

- On se reverra mon fils, je te le promets…

Le cœur lourd et à grand regret, elle disparut. Dans son sommeil, Séphiroth l'appela inconsciemment, sans doute son esprit ayant pris en compte sa présence avant qu'elle ne le laisse à nouveau seul.


Yazoo était perdu dans ses pensées en marchant dans le couloir quand quelque chose mit ses sens en alerte. Une présence inconnue, mais pas hostile. Il se concentra et la repéra dans la chambre du fond, celle de Séphiroth.

Il alla se rendre en direction vers celle-ci au moment où Kadaj sorti de sa chambre et l'interpella.

- Yazoo, quelque chose ne va pas ?

Ce dernier se tourna vers lui, légèrement crispé.

- Je ne sais pas. Tu n'as pas senti quelque chose ?

Kadaj regarda en direction de la chambre de leur aîné.

- Pas vraiment. T'es allé voir comment va Aerith ?

Yazoo acquiesça, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir cette étrange impression venant de la chambre de Séphiroth.

- Oui, Zack m'a rassuré pour elle ne t'en fait pas.

Kadaj senti le trouble chez Yazoo et fronça les sourcils.

- Yazoo, qu'est-ce qui se passe ? Encore un souci ?

Yazoo secoua doucement la tête.

- Non, Kadaj. Tout va bien je te rassure.

Kadaj croisa les bras, pas du tout convaincu.

- Mouais. Après tout c'est peut-être qu'une impression, tu sais ? On est un peu tous déboussolés moi et Loz après que ces saletés d'ombres ont débarqué depuis les failles.

Yazoo regarda son jeune frère.

- Oui, sans doute. C'est pour ça que j'allais voir comment allait grand-frère.

Kadaj regarda en direction de la chambre de Séphiroth et son expression se durcit un peu.

- Kadaj, arrête. Le conflit a été réglé. Laisse du temps à Séphiroth.

Le coupa de court Yazoo.

Le benjamin le regarda avec un semblant de reproche dans le regard.

- Oui, ben non. Je suis désolé. Il t'a quand même mis dans un sale état. Il t'a fait quoi d'ailleurs ?

Son ainé le regarda de façon ferme.

- Comme je te l'ai dit : cette histoire a été réglé. Séphiroth a fait un faux pas et s'est excusé. C'est tout ce qui importe.

Son jeune frère rouspéta entre les dents, mais lâcha l'affaire, surtout au vu de la subtile mise en garde de son aîné. Il savait que Yazoo pouvait se montrer encore plus borné que lui et qu'il ne lâchait pas prise quand il campait sur ses positions.

- Ça va, ça va. C'est bon. Mais encore un coup de c'genre et c'est moi qui lui demanderait des explications.

Le regard de son ainé s'adoucit.

- Ça ne risque pas, Kadaj. Il tient beaucoup à nous. C'est la peur qui l'a fait flancher. Rappelle-toi comment c'était à notre arrivé, on n'était pas mieux que lui.

Kadaj rouspéta encore et rougit à la façon d'un petit garçon pris en faute.

- Merci de me rappeler ça. Surtout la raclée qu'Angeal m'a flanquée.

Yazoo eut un petit rire. Son jeune frère était si mignon quand il cachait son visage derrière ses cheveux, surtout lorsqu'il rougissait ainsi.

-Il fallait bien que quelqu'un t'empêche de faire régner ta loi, Kadaj.

Le taquina encore Yazoo avec un sourire malicieux.

Kadaj sembla rougir d'avantage. Il détestait qu'on le titille comme ça.

Voyant qu'il commençait à trop taquiner son jeune frère, Yazoo devint sérieux.

- Je vais voir, grand-frère, d'accord ?

-Ouais vas-y. Moi je descends en bas. Loz doit être en train de se goinfrer comme à son habitude.

Fit Kadaj d'un ton morose avant de se diriger vers les escaliers.

Yazoo le regarda partir avec un frêle sourire aux lèvres et se diriga vers la chambre du fond, soudain sérieux et crispé.


- Je suis si désolée…

Séphiroth leva son regard et se trouva à nouveau face à cette femme de tout de blanc vêtue. Elle était à genoux, mains jointes devant son visage, yeux fermés.

- Si désolée…

Quelque chose dans sa voix le faisait souffrir. Il senti son cœur ce lacéré de par le désespoir et la détresse qui s'en émanait. Pourquoi s'excusait-elle ? Pourquoi semblait-elle désespérait ?

Il voulu parler, mais il s'en trouvait incapable. Comme s'il avait été frappé d'un sort de Mutisme.

Lentement elle leva son visage vers lui et fut choqué par les larmes qui coulaient de ce visage si empreint de tristesse.

- Pardon, Séphiroth…

Elle connaissait son nom. Il fit un pas en avant vers elle et fut brutalement aveuglé. Il mena une main à ses yeux afin de se les couvrir, mais la lumière se faisait de plus en plus intense.

- Pardonne-moi…

(Flash)

Il se réveilla en sursaut et se retourna. Yazoo venait de fermer la porte discrètement derrière lui et le regarda un peu surpris.

- Pardon, je ne voulais pas te réveiller.

S'excusa Yazoo, un peu gêné.

Séphiroth se mit en position assise et fronça les sourcils, encore secoué par son rêve.

- Ce n'est pas toi, Yazoo, je t'assure. J'ai fait un rêve assez troublant…

Yazoo observa son aîné l'espace de quelques instants, sans vraiment chercher à sonder son esprit, puis brisa le silence qui s'était installé.

- Zack dit que c'est normal. Ton réveil est plus récent que les nôtres… ce qui fait que tu es plus influençable par les murmures de la Rivière de la Vie.

Séphiroth l'observa en retour puis secoua doucement la tête.

- Non, Yazoo je ne crois pas qu'il s'agisse des âmes de la Rivière de la Vie. La personne qui me parle est… particulière.

Il sentit Yazoo devenir soudainement tendu, ses sens en alerte d'un danger imminent.

- Tu as aussi eut quelque chose de ce genre ?

Yazoo croisa les bras et son regard devenu soudainement glacial et distant.

- Oui et j'aurais préféré ne jamais être tombé sur elle.

Au ton glacial de son jeune frère, Séphiroth comprit qu'il parlait de Jénova.

- Tu n'as pas à t'en vouloir pour ce qui s'est passé, Yazoo.

Le jeune homme lui adressa un regard blessé.

- Facile de dire ça…

Séphiroth se leva et s'approcha de Yazoo.

- Yazoo… pourquoi cela semble te toucher à ce point ?

Yazoo le regarda droit dans les yeux.

- On n'était rien pour elle, juste de la chair à canon. Je ne suis même pas sûr que c'était vraiment 'nous' au moment où ont s'est réveillé au fond du Cratère Nord.

La colère et la rancœur se sentait dans le moindres de ses mots, il en était conscient. Il savait que ce n'était pas à mal que Séphiroth lui avait posé cette question.

L'ancien Général observa longuement son jeune frère. Il pouvait comprendre que parler de ce genre de sujet sensible ne ferait que raviver de mauvais souvenirs, mais il voulait l'aider à surpasser cela. Il ne voulait pas que Yazoo se croit forcé de porté un tel poids de responsabilité, qui n'était nullement le sien.

- Je ne pourrais pas te répondre non plus, Yazoo.

Le regard de son jeune frère sembla s'adoucir.

- Mais, quelque chose m'intrigue… tu m'as dit que Kadaj était 'redevenu lui-même à la fin'… Kadaj a pris conscience de ce qui se passait ?

Cette révélation sembla perturber Yazoo, comme si sa propre divulgation se retournait contre lui.

- Je ne fais que dire ce que Kadaj a ressenti et vu, à la fin de son combat contre Cloud.

Répondit Yazoo sur la défensive.

Séphiroth soupira.

- Ce que je veux dire, Yazoo, c'est qu'elle vous a manipulé, votre conscience a été mise dans une sorte de léthargie. Vous n'étiez que des coquilles vides obéissant aveuglément à ses ordres.

Il remarqua la soudaine pâleur sur le visage de Yazoo et poursuivit d'un ton prudent.

- Je ne te juge pas, j'essaye de comprendre et de te faire comprendre que ni toi ni tes frères êtes responsables de vos actes.

Se sentant las, il prit place sur le lit et invita à Yazoo à faire de même. Ce dernier sembla hésiter, l'expression dure, puis se décida à le rejoindre.

Son jeune frère était assis bien droit, poings fermés sur ses cuisses, fixant devant lui et semblait réfléchir. Séphiroth lui laissa le temps d'assimiler ce qui venait d'être dit.

- J'essaie aussi de comprendre, de me souvenir. Quand j'essaie d'en parler à Kadaj, il refuse d'y faire allusion. Je sais que tout est aussi confus chez lui comme chez Loz, alors je ne cherche pas à les importuner avec ça. L'un comme l'autre préfèrent oublier et se complaisent de la vie qu'ils ont ici.

Séphiroth eut un sourire. Yazoo avait beau être plus jeune que lui, il avait bien la tête sur les épaules et semblait être le plus posé des trois frères. Il était à peu près certain que de part son attitude il évitait à ses deux frères bien des ennuis.

- Je peux les comprendre en un sens. Kadaj est jeune et impulsif, comme un jeune loup incapable de rester sur place. Et pour ce que j'ai perçu de Loz, eh bien…

Il secoua la tête avec un petit rire.

- C'est Loz, je suppose…

Yazoo l'accompagna sur son rire qui était si semblable au sien. Il devait avouer que son aîné avait raison, Kadaj agissait comme un jeune loup prêt à en découdre à la moindre provocation et Loz avait plus l'aspect d'un nounours qu'à proprement dit d'un monstre sanguinaire.

Cet instant de détente eut pour effet d'alléger la tension qui s'était installé, mais l'un comme l'autre savaient que c'était un court moment de répit.

- Séphiroth… que c'est-il passé quand tu as perdu connaissance ?

Osa enfin demander Yazoo après un court silence.

Séphiroth regarda son jeune frère et réfléchi à une réponse qui ne l'effaroucherai pas à nouveau.

- J'ai été… envoyé ailleurs… je crois.

Il n'était pas certain lui-même de la véracité de sa propre expérience.

Yazoo le regarda étrangement, mais le laissa poursuivre.

- Le lieu où je me suis trouvé était l'opposé d'où nous trouvons.

Il fixa ses mains, elles tremblaient légèrement.

- Je crois que… je crois que c'était l'aspect négatif de la Rivière de la Vie.

Déglutit-il difficilement.

- Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

Demanda Yazoo, intrigué.

- Parce que j'y aie confronté tous ceux que j'ai tués, que cela ait été en légitime défense, prémédité ou sous le contrôle de Jénova.

Yazoo pâlit d'un coup et sembla mal à l'aise.

Séphiroth le senti et le regarda.

- Es-tu passé par quelque chose de similaire avant de te réveiller ici ?

Son jeune frère secoua doucement la tête, mais son regard trahissait un profond trouble.

- Non… Selon Aerith, on est venus directement ici suite à notre… mort.

L'ancien général acquiesça brièvement.

- Sans doute parce que vous n'aviez pas causé tant de tord que ça, à l'instar de moi.

Yazoo l'observa en silence pendants quelques instants puis répondit presque sous un murmure.

- Peut-être…

Il ramena son regard sur ses mains.

Séphiroth l'observa à son tour et fixa devant lui avant de poursuivre.

- Je l'ai aussi confronté, elle.

Il sentit Yazoo se crispé, sa respiration commença à se faire courte et saccadée.

-Vraiment… ?

Réussit à dire Yazoo sur un ton qu'il s'efforçait d'être détaché, malgré la rancœur et la peur qu'il portait envers la concernée.

Séphiroth acquiesça brièvement une nouvelle fois.

- Elle… elle m'a dit certaines choses me concernant… ainsi que de toi et tes frères.

La friction des doigts de son jeune frère serrant son trench-coat montra que son frère craignait d'entendre la suite. Mais la question lui brûlait trop les lèvres. Il pouvait passer outre, oublier ce détail, mais sa curiosité avait déjà pris le dessus. Cela dit, il était tout de même indécis. Jénova avait put tout simplement lui avoir menti, avoir inventé cette grotesque révélation au sujet de ses frères, mais il était trop tard. Cette vipère lui avait déjà lancé le venin sur son plus grand défaut : la curiosité. Ses mots ne cessaient de résonnaient dans son esprit à l'instant même ''«-Dis-moi Séphiroth sais-tu que j'ai goûté à leur innocence ?»''.

- Quoi comme choses ?

Demanda Yazoo, visiblement à cran. Son visage était figé en pure haine.

Voir ainsi son jeune frère fit mal à Séphiroth. Il s'en voulu de mettre sur le tapis un sujet aussi délicat. Mais il était trop tard pour reculer.

- Qu'elle avait pris votre… innocence.

Annonça-t-il sur un ton prudent.

Face au silence de son frère, il se tourna vers lui.

- Yazoo… qu'a voulu dire Jénova par là ?

Yazoo évita son regard.

- Je l'ignore.

Il ne se sentait pas bien, il avait des lancées au niveau des tempes et son esprit était assailli de flash qui lui montrait des images confuses. Il se tint la tête d'une main et ferma les yeux, tentant de calmer son esprit et sa propre respiration qui était devenue saccadée.

Un flash fut plus violent que les autres et le fit perdre brièvement les sens.

(Flash)

Il sentait un poids au niveau de sa taille et ouvrit à demi ses yeux. La seule chose qu'il perçut en premier fut une bouche se léchait les lèvres et se pencha vers son visage. Il sentit quelque chose percer lsa peau au niveau de son cou, comme si on l'avait mordu avec des crochets de serpents. Il poussa un gémissement de douleur et cela ne fit que faire rire la personne qui était penchée au-dessus de lui, assise en califourchon alors qu'elle se délectait de son sang.

Quelques instants après, où il se sentait faiblir de plus en plus et ses paupières devenir lourdes. La personne se redressa légèrement et il vit sa bouche maculée de son sang et elle se lécha les lèvres, toujours souriante.

- Délicieux… je ne cesserai d'aimer ce goût pour le sang…

Son sang se glaça quand son regard croisa celui de la femme qui était assise sur lui et ce fut le noir complet…

(Flash)

Séphiroth : Yazoo !

Yazoo ouvrit difficilement ses yeux et regarda son aîné, légèrement déboussolé.

- Mmhh ? Qu'est-ce que… ?

Sa voix était pâteuse, comme s'il avait dormi pendant des heures. Il se rendit compte que Séphiroth le tenait serré contre lui, l'expression inquiète. Il sentit ses joues rougir due à cette proximité avec son aîné, ce qui sembla amuser Séphiroth.

- Tu as eut un malaise… pardon si c'est à cause de moi.

Il lâcha doucement Yazoo qui reprenait ses esprits.

- Non… c'est juste que… par moments, j'ai des flashs…

Séphiroth l'interrogea du regard.

- C'est presque toujours la même chose, des images trop confuses, trop floues pour…

Il inspira profondément avant de poursuivre.

- Pour saisir quoique ce soit de concis.

Yazoo regarda Séphiroth, espérant une explication de sa part.

- Je crois qu'il vaut mieux en parler à Aerith, elle saura sans doute mieux t'aider que moi.

Répondit Séphiroth sur un ton pensif.

Yazoo acquiesça, un semblant déçu et vexé. Mais il ne pouvait pas vraiment en vouloir à Séphiroth de ne pas lui fournir d'explication pour ce phénomène. Il était lui-même quelque part fautif, il était trop orgueilleux pour en parler à Aerith. De ses frères, il était le plus indépendant et on le voyait rarement demander de l'aide pour quoique soit. Loz lui en a fait souvent le reproche mais cela lui valait aussi l'admiration de ses frères.

- Je lui demanderais alors…

Séphiroth acquiesça, approuvant l'attitude de son jeune frère.

- Je sais ce qu'il t'en coûte Yazoo, mais il faut savoir quand mettre notre orgueil de côté et chercher de l'aide. Je ne sais pas ce qu'il en est pour Jénova, mais il est impératif de ne pas donner à cette garce la moindre occasion de resurgir de là où elle est.

Il jugea Yazoo quelques instants et ajouta d'une voix catégorique.

- Et je ne plaisante pas, Yazoo.

Yazoo baissa son regard, pris sur le fait.

- Je sais… Même si j'affectionne beaucoup Aerith, j'ai du mal à lâcher prise sur certaines habitudes…

Il regarda Séphiroth qui lui souriait.

- Mais tu as raison. Je ne devrais pas jouer avec ça, surtout si cela risque de faire revenir l'autre...

Séphiroth fronça les sourcils.

- J'aurais préféré que cela ne soit le fruit d'un grotesque cauchemar, Yazoo, sincèrement. Mais si Jénova disait effectivement la vérité, je-

Un frappement à la porte le coupa sur la lancée et fit sursauter Yazoo qui sentait mieux que quiconque la colère noire qui émanait de son ainé et qui en ressentait les effets.

- Séphiroth, calme ta colère s'il te plaît, je me sens étouffer…

Séphiroth le regarda sans comprendre alors qu'il invita la personne qui avait frappé à la porte, d'entrer.

- Entrez.

Angeal entra et les observa tour à tour avant de rompre le silence qui s'était installé.

- Aerith s'est réveillé. Elle veut voir tout le monde.

à suivre…


Merci à neko-chan L , Chl007, Tenebreyami, Incardu91, SuriKath pour leurs reviews et leur soutient, ça me fait chaud au cœur de voir que vous appréciez tant cette fiction et de la suivre avec tant de fidélité 3

Merci aussi à ma Béta Louve Noire pour sa patience et ses merveilleux conseils, aussi un gros poutou à Incardu91 qui est une sadique de première dans ses fics mais que j'adore x)