Yep là!

Caro 94 : Voilà, c'est comme ça que ça s'est passé en fait ! Merci beaucoup ! Tu trouves ça marrant pour le moment et pour la suite j'essaierai de rester dans ces tons-là !

HelenaJane : Non Jane n'y est pas allé de main morte, mais je veux commencer à faire avancer les choses, la fiction est du jisbon, pas l'histoire d'un tournage de film, donc je fonce ! ^^ Merci !

Nanou 46 : Bonjour ! Contente de découvrir de nouvelles lectrices, merci ! Je suis contente de t'avoir fait connaître le film et même si pour le coup j'ai préféré le livre, je ne me lasse pas de le voir et le voir encore ! Merci beaucoup pour ta review !

Flo : Merciii ! Ouais le début m'a amusé aussi, j'ai aimé écrire ça. Jane de pire en pire ^^ Niveau temporel… Lisbon a couru et a pris un taxi vaisseau spatial alors que Jane est rentré en marchant à reculons. Ca passe comme excuse ? :$ ^^ Merci beaucoup pour tous ces compliments quand même ! Ca me touche vraiment, merci.

Lovestorm : J'ai voulu mélanger le Jane de ma fiction à l'odieux personnage que peut devenir celui de la série quand il analyse les gens. Et oui il est jaloux ! Merci !

Fyrielle : Bonjour ! Merci beaucoup ! J'ai adoré écrire ce passage là aussi ! ^^

Merci à Ayahne, LouiseMentalist, Pepe64 et à Totorsg, vous êtes géniales !

Please, lisez la note à la fin du chapitre, ça explique quelques petites choses.

ENJOY !


Jane s'était levé et avait quitté la pièce. Adrian défia tout le monde de parler en un regard. Lisbon posa la main sur son bras, et se leva et pour courir après son ami, après avoir adressé à l'acteur un sourire désolé de ne pas le soutenir. Elle trouva le médium dans le couloir menant au hall des Silvercup Studios, alors qu'il marchait en direction de la sortie.

« Jane, attendez moi ! »

Il se retourna et la regarda en silence jusqu'à ce qu'elle arrive devant lui.

« Qu'est-ce que vous faîtes là ? »

« Qu'est-ce qui vous a pris ? »

« Il m'énervait depuis un moment déjà, mais comme je n'étais pas sûr pour les conquêtes, j'ai attendu avant de peindre son portrait. » sourit Jane.

« Ce n'était ni respectueux, ni poli, ni gentil… » remarqua Lisbon.

« C'est pour ça que vous m'avez suivi ? Me faire la morale ? Ç'aurait été plu logique de rester avec lui à le consoler. »

« Il n'a pas besoin d'être consolé. »

« Mais j'ai besoin d'être réprimandé ? »

Lisbon soupira et sourit faiblement.

« Qu'est-ce que vous faîtes là ? » répéta Jane.

« Je ne sais pas. L'habitude de vous soutenir, je suppose. »

Jane intensifia son regard comme pour lire en Lisbon, ce qui la fit rougir.

« Je voulais voir comment vous alliez. Il a vraiment dû vous pousser à bout pour que vous réagissiez comme ça… »

« Pas tellement. Comme je vous ai dit, je voulais le remettre en place depuis un moment. »

« Mais que vous a-t-il fait pour que vous le trouviez si antipathique ? Voyons Jane vous l'avez humilié en public ! »

« Il m'a provoqué. En quoi ça peut le déranger qu'on n'ait pas rétabli les faits ? Et il devait s'attendre à un retour de flamme quand il a continué de s'en prendre à moi. Non vraiment, il est insupportable ! Il n'y a que vous qui le supportez ! »

« Il n'y a que vous qui ne le supportez pas ! »

« Si vous m'avez couru après pour le défendre, il fallait rester avec lui. »

Lisbon hocha la tête de gauche à droite en soupirant.

« Amenez boire un café qu'on oublie ça. » proposa-t-elle pour changer de sujet.

Jane lui sourit chaleureusement et l'entraîna à sa suite.

[…]

Quand ils arrivèrent l'après midi, l'incident avait été oublié mais Jane s'excusa pour sa conduite.

« La manière dont Adrian et toi gérez votre relationnel ne nous regarde pas, Patrick. C'était cependant une très bonne démonstration de mentalisme ! » complimenta Anne avec un sourire charmeur.

Lisbon haussa un sourcil. Elle n'avait pas vu à quel point Jane semblait intéresser l'actrice. Son consultant ne semblait pas s'en rendre compte et il fit à la jeune femme un sourire éclatant en retour.

« Tess chérie, Adrian nous a laissé un message pour toi. Aucune scène ne sera tournée aujourd'hui et vu… les événements récents il a préféré rentrer chez lui. » annonça Stanley.

Tess chérie. Lisbon essaya d'imaginer Grace ou même Cho l'appeler comme ça et elle eu du mal à ne pas pouffer de rire.

« Qu'a-t-il dit ? »

« Jane ça ne vous regarde pas. Qu'a-t-il dit ? » demanda Lisbon avec un regard mi sévère, mi amusé pour son consultant.

« Que vous le rappeliez. Il dit que maintenant qu'il a votre numéro et pas celui de ce connard de Jane, il compte l'utiliser. Je cite. » rajouta Stan devant le regard mauvais de Jane.

« Vous voyez ? » dénonça Jane comme un enfant en regardant Lisbon. « Il passe son temps à me chercher ! Connard de Jane ! Ce n'est même pas recherché ! Non, vraiment je ne sais pas comment il peut vous attirer ! »

« Pardon ? Il m'attire ? »

« Roh, ne niez pas ! Il passe ses journées à vous proposer des balades romantiques et vous vous pâmez ! »

Le ton était monté et Stanley et Anne s'éclipsèrent en spéculant sur cet incroyable duo.

« Même si c'était vrai, je ne vois pas en quoi ça peut vous gêner et en quoi c'est une raison pour me parler comme vous le faîtes ! »

Ils se dévisagèrent un instant. Lisbon attendit que les traits de Jane se détendent mais il n'en fit rien. Elle l'avait souvent vu en colère du temps de l'enquête John LeRouge mais jamais contre elle. Cela la perturbait plus qu'elle ne le laissait paraître. Il avait dépeint un portrait d'elle si peu ressemblant qu'elle se demanda comment il pouvait prétendre la connaître.

« Ah ! » comprit-elle soudain. « C'est ça qui vous énerve chez Adrian ! Le fait qu'il me fasse des avances et que je ne le repousse pas ! C'est quoi votre problème à ce sujet ? Je sais que vous aimez bien tout contrôler et tout gérer, mais vous ne pouvez pas faire de moi ce que vous voulez. J'ai une vie, indépendamment de vous ! »

« Lisbon, calmez-vous. Vous vous méprenez. Je vous promets que vous vous méprenez. »

« Et vous, vous ne vous méprenez pas peut-être quand vous vous faîtes des films sur ma vie privée et mon attitude vis-à-vis d'Adrian ? » répondit-elle d'un ton plus calme. « Donnez-moi une autre bonne raison de le mépriser, ou avouez que c'est en rapport avec moi ! »

Jane resta silencieux. Plutôt crever que d'avouer qu'il était jaloux d'Adrian.

« Vous voyez… » constata tristement Lisbon. « Je ne vaux même pas la peine de recevoir une explication de votre part... Bon tournage cet après midi. On se voit ce soir… »

Elle s'éloigna et il la laissa partir. Il aurait dû lui courir après, mais il n'en fit rien. Dès que Lisbon ou lui essayait de connaître un peu mieux l'autre, ça foirait. Maintenant qu'il y pensait, depuis toujours leur relation dérapait quand ils prenaient leur vie privée en considération. Chacun gardait ses secrets loin de l'autre.

Sans imaginer une seconde que ces secrets puissent les rapprocher.

[…]

Elle se promenait sur Americas Avenue, et essayait de ne plus penser à Jane. Ca lui ressemblait si peu d'être méchant envers elle. Certes la mort de John LeRouge l'avait changée, mais il avait juré qu'il resterait quand même à ses côtés. Elle était en partie venue avec lui à New York pour ça. Parce quelle avait confiance en leur amitié. Il était resté au CBI alors qu'il aurait pu aller jouir de la vie ailleurs.

Depuis qu'ils étaient à New York, les choses échappaient à la brunette. Elle s'était soulée, avait ri avec Jane et avait été proche de lui, puis un garçon l'avait dragué, elle s'était rapproché de lui, ce qui lui avait valu des disputes avec son consultant… Elle vivait. Elle ne savait pas si elle aimait ça, avoir la tête vide d'enquête et occupée à vivre, mais elle n'avait pas le choix. C'était ça ou rentrer en Californie.

Elle allait envisager cette option mais un jeune homme noir, cliché du gros rappeur US, l'aborda pour lui vendre un CD -« Yeah, sista, gimme five ! » - et l'idée de quitter prématurément la côté Est disparut.

Elle sortit son portable et composa le numéro d'Adrian. Il décrocha à la première sonnerie, ce qui la fit sursauter.

« Allô ? Teresa, ça va ? »

« Je vais bien. Stanley m'a dit que je devais te rappeler. Que dis-tu de me faire visiter Madison's Square cet après-midi ? Je t'y attends à l'entrée. »

Le jeune homme approuva l'idée avec enthousiasme et raccrocha.

[…]

Il arriva et la serra brièvement dans ses bras et l'entraîna à sa suite, prenant sa main sans qu'elle ne soit forcément pour. Mais elle n'était pas contre, et se laissa donc faire. Ils ignorèrent l'épisode avec Jane, marchant autour du parc, regardant les vieilles dames nourrir les pigeons, ou encore le gardien réprimander un fumeur. L'après-midi fila sans qu'elle ne le voie.

Il était extrêmement romantique alors qu'elle ne savait pas comment prolonger une relation jusqu'au petit déjeuner. Cela l'effrayait, mais elle se laissa embrasser quand il posa ses lèvres sur les siennes avant de s'incliner légèrement et de la laisser rentrer dans le taxi.

Elle fit un grand sourire au chauffeur. Elle venait de se faire embrasser par Adrian Grenier !

[…]

Irascible, agressif, distant, lunatique, chiant, parfois méchant. Vivre avec Jane était devenu un vrai plaisir depuis presque une semaine. Ils décollaient pour Paris le surlendemain et Lisbon se demandait si elle pourrait balancer son collègue par un hublot au-dessus de l'Atlantique.

Elle savait à présent que son comportement était lié à son aventure avec Adrian. Le consultant ne trompait personne il était mordant avec Lisbon, insultant dès qu'Adrian était dans les parages et heureusement qu'il avait quelques scènes à tourner car il envoyer promener sans cesse Anne, à tel point qu'elle ne lui adressait plus la parole hors caméra.

Au milieu, comme toujours Stanley composait et essayait de rabibocher tout le monde.

Mais Lisbon s'en fichait. Si Tommy la voyait comme ça ! Elle rayonnait et ses souffrances semblaient apaisées.

Adrian prit son visage entre ses deux mains avant de déposer un baiser sur le bout de ses lèvres. Puis, tout sourire, elle monta dans le taxi à côté de Jane, qui regardait la rue d'en face.

« Vous avez remarquablement bien joué, aujourd'hui. » félicita-t-elle en ignorant la mauvaise humeur apparente de son ami.

« Merci. Je trouve que Meryl est assez gonflée de ne pas faire le déplacement en France. »

Pour le coup, il n'avait pas tort de râler. Meryl Streep avait annoncé qu'elle ne viendrait pas tourner en France. Il fallait donc tourner avant le départ les scènes où elle était censée être à Paris. Une des plus difficiles venait d'être tournée dans l'après-midi même. Tous étaient devant les photographes, discutant, répondant aux journalistes. Valentino était là et parlait, tout devait être parfait. Les acteurs avaient eu une grosse pression mais comme toujours, celle-ci n'avait pas atteint Jane qui avait joué avec une décontraction exemplaire.

« Il vous tarde de voir Paris ? » demanda Lisbon pour relancer la conversation.

Jane ne tourna pas la tête vers elle et continua de parler à la vitre.

« J'y suis allé, une fois. »

« Oh ! Est-ce si beau que ce que l'on raconte ? » s'enthousiasma Lisbon.

« C'est bien la ville la plus romantique du monde, ça a un charme fou. Tout est petit mais rien n'est laissé au hasard, on ressent l'histoire de France à peine les murs du centre-ville franchis ! »

« Quand y êtes-vous allé ? »

« Lune de miel. » maugréa-t-il.

Lisbon savait que la dureté de sa voix ne venait pas des souvenirs.

« Jane, qu'est-ce qui ne va pas … ? » demanda-t-elle doucement.

« Tout va bien, je ne vois pas où est le problème. »

« Donc votre comportement semble gêner tout le monde mais vous ne vous en rendez pas compte, c'est ça ? »

« Exactement. » répondit-il avec suffisance.

« Vous êtes sacrément con, quand vous voulez ! Venez on est arrivés ! » rigola-t-elle.

Jane la suivit en masquant un sourire. Quoi qu'il en dise, il adorait ce bout de femme et tout ce qu'elle lui faisait subir malgré elle.

Antsybal


Tadaam! Alors quelques petites explications sur ma façon d'écrire ; Je ne développe volontairement rien sur Adrian et Lisbon. Il l'embrasse rapidement, on n'a pas les émotions de la demoiselle, rien. C'est du jisbon, je ne veux pas développer sur un autre couple. C'est un peu pour accentuer le fait qu'il n'y a rien de solide entre l'acteur et notre Teresa adorée.

Quant aux pensées de Jane, on sait qu'il est jaloux car c'est sa Teresa, mais je ne développe pas plus car bon... Paris arrive ;)

Voilà, votre avis?