Coucou Tout le monde !
Hé oui, vous ne rêvez pas ! Déjà un nouveau chapitre !
Mais hélas, c'est déjà l'avant dernier chapitre !
Comme toujours un grand merci à ceux qui nous suivent, nous laissent des reviews, qui ne font que passer ... MERCI ! :-)
On ne vous embête pas plus longtemps et on vous laisse savourer cet avant-dernier chapitre !
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DISCLAMER : The Hunger Games et ses personnages ne sont pas à nous, ils appartiennent à Suzanne Collins.
PAIRING : Katniss/Peeta
RATING : M
STATUT : In-Progress
La Fic est actuellement complètement écrite, le délai de publication devrait être un chapitre par semaine. :-)
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Bonne Lecture ! :-)
Enjoy.
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Tout ce que je peux dire c'est que ce fut trop long ! J'ai enduré trop de choses, sacrifié tout, j'ai perdu beaucoup. Mais cela en valait presque la peine. Oui, presque. Pourtant j'ai peur. J'ai tant changé. Cela importe peu désormais. Ce qui compte c'est Lui, c'est Nous. Car enfin le 13 me ramène Peeta !
Depuis cette nuit dans l'arène où je l'ai perdu, tellement de chose ont changé. Je suis devenu le Geai Moqueur, symbole de la rébellion qui peu à peu a enflammé tous les Districts de Panem. La lutte est rude. J'ai assisté à tant d'horreurs. J'ai été aussi suivi pas un psychiatre… Je n'ai nullement envie de m'étendre sur ce sujet. Le Douze n'existe plus. Gale a sauvé une partie des gens là-bas. Un héros, un guerrier qui se révèle enfin.
Ma relation avec Gale c'est amélioré. Je suis tellement heureuse d'avoir retrouvée mon meilleur ami.
D'ailleurs il a fait partie de l'escouade de volontaire qui est allés libérer Peeta, Johanna et Annie.
Et enfin Peeta me revient, des mois sans le voir, lui captif du Capitole. Enfin… Je ne suis plus qu'à quelques pas. Une porte nous sépare, rien d'autre. Mon cœur cogne si fort. J'ai tant attendu, espéré ces retrouvailles. Des mois de souffrance et finalement…
- Il est encore un peu sonné par les gazs, dit Gale, interrompent le fil de mes pensées.
- Attention, il ne ressemble plus à ce que tu te souviens de lui, m'avertit Haymitch.
Je pousse la porte, rien ne peut me détourner de lui. Il est faible, maigre couverts de bleu, de coupure, de traces de brûlures. Sa lèvre est fendue en deux. Son œil droit peu à peine s'ouvrir à cause du bleu qui a enflé. Il est assis hagard, les yeux dans le vide, le dos rond. Il ne comprend pas bien ce qui se passe autour de lui.
Mon cœur frappe en sourdine devant ce spectacle effrayant. Où est passé le beau jeune homme capable de soulever des poids incroyables, jamais avares en sourires et remplit de tendresse ? Snow a lâché toute sa haine pour me le détruire.
- Peeta… ma voix est un murmure.
Au son de ma voix, il relève le menton. Je m'approche vivement, j'ai besoin d'être proche de lui. De lui dire combien je l'aime. Lui bondit de sa table d'auscultation, comme touché par un regain d'énergie.
Je tends les bras pour le serrer contre moi, mais ce sont ses mains qui me trouvent en premières. Ses doigts d'une puissance insoupçonnée se referment sur ma gorge et son regard dément me dévore. Haymitch qui ne m'a pas lâché arrive et lui plante une seringue dans le cou. Il s'endort en relâchant ses doigts. J'étouffe, je sombre.
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- Reprogrammé, conclu Plutarch assit en face de mon lit.
- Est-ce que c'est réversible ? questionne Prim qui me tient la main.
- Le venin d'abeille tueuse est très…, commence Haymitch.
- C'est en bonne voies, interrompt Plutarch.
Je serre plus fort la main de Prim. Je ne peux pas parler pour l'instant. Peeta m'a condamné au silence pour quelques jours. Mais ce n'est rien. Min état m'importe peu. C'est Peeta qui compte. Je veux le retrouver.
- Tous les médecins sont penchés sur son cas. Nous sommes très optimistes.
- L'optimisme ne suffit plus, tranche Prim.
Elle m'impressionne. Elle a tant changé. De petit canard, elle est passée par tribut, vainqueur, empoisonnée, réfugié du 13, infirmière et là, sous mes yeux, elle se mue en femme.
- On va te laisser te reposer, suggère Plutarch en se levant. A plus tard Katniss.
Haymitch s'approche, pose une main sur mon épaule et sort à son tour. Prim me regarde.
- Tu veux le voir ?
- J'acquiesce.
- Alors on ira le voir ce soir. Katniss, pas un mot, ajoute-t-elle dans un clin d'œil malicieux. D'ici là, endors-toi. Je vais préparer notre expédition nocturne.
Elle embrasse mon front et saute du lit, ses tresses se balancent au rythme de ses pas. Prim a grandi si vite. Trop vite.
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Prim est venue me chercher peu après minuit. Elle connaît l'étage dédié à l'hôpital par cœur. On a longé quelques couloirs, suivit des salles, on s'est même caché dans un placard. C'est à la fois amusant et risqué. Je n'ai pas le droit de quitter ma chambre, encore moins de partir à l'aventure retrouver Peeta… qui a essayé de me tuer. Prim s'arrête devant une vitre, puis me fait signe d'approcher.
- Il dort, me dit-elle en regardant droit dans la glace.
En effet, il dort, attaché à son lit d'hôpital dans une grande salle vide. Il dort, mais ses rêves n'ont pas l'air agréable, il est tourmenté. Soudain il ouvre les yeux, apeuré, il cherche où il se trouve. Il halète, gémit.
- Ça fait trois jours qu'il est comme ça, m'annonce sans détour Prim.
- « Trois jours, mais personne ne s'occupe de lui quand il est ainsi ? » articulais-je sans prononcer un son.
- Si, mais pas la nuit, déplore-t-elle.
Les larmes me viennent. Je cherche l'entrée de la salle.
- Katniss, ce n'est pas une bonne idée. Tu ne peux même pas lui parler.
Elle a raison. Ce n'est définitivement pas une bonne idée. Il a été reprogrammé pour me tuer, me rendant responsable de tous ses malheurs. Si j'entre je ne pourrais rien dire, juste le laisser déverser toute sa haine contre moi. Etre spectatrice de la peur de celui qu'on aime le plus est douloureux. Je souffre, mais certainement pas autant que lui. Alors je reste là, devant lui, séparé par presque rien, et je le regarde. Prim ne dit rien, elle accepte. On reste une heure, puis elle me ramène. Je ne m'endors pas.
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Durant une semaine Prim et moi nous livrons à cette petite escapade. Peeta reprend des forces sous mes yeux. Prim va le voir tous les jours et lui parle de moi. Elle me raconte ses progrès. Elle ne me raconte que le positif. Il me tarde de lui parler. On me retire ma minerve, et je peux à nouveau utiliser ma voix, avec parcimonie. Mes premiers mots sont « Je veux lui parler. » Bien entendu cela m'est refusé. J'attends alors la nuit et Prim pour forcer le destin.
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- Bonsoir.
Il se raidit, ses yeux brillent de méfiance.
- Tu es venu pour me tuer ?
Même sa voix n'est plus la même.
- Non, Peeta, je ne suis pas venu pour te tuer.
- Alors pourquoi tu es là ?
- Pour te parler.
- De quoi ?
- Je ne sais pas.
- Ha ! Elle est bien bonne celle-là : Le geai moqueur ne sait pas quoi dire ! Ça change ! Elle qui a l'habitude de sifflet un vent de malheur sur tous ceux qui l'entoure, ne sait pas quoi dire ! Moi je vais te dire : tu es différente. Plus laide que dans mes souvenirs et bien moins mortelle.
Que répondre ? C'est sans doute vrai. Mais la remarque qu'il m'a décroché me fait mal.
- Ce ne sera pas si difficile finalement. Ajoute-t-il.
- De quoi ?
- De te tuer.
J'encaisse tant bien que mal cette nouvelle pique.
- Peeta, j'espère que tu vas vite te sentir mieux à nouveau.
- … Mieux ? Mais je suis déjà mieux ! Tu veux plutôt dire que je change d'avis sur toi !
- Tu vois bien que je ne te fais aucun mal.
- Parce que tu es intelligente ! Tu ne veux pas que d'autres te voient. Tu attendras que nous soyons seuls et éloignés.
- Peeta, non jamais …
- Si ! Je t'ai vu faire ! Tu tues des gens !
- J'en ai tué dans les Hunger Games ! Comme toi ! Comme tous les tributs ! Je sais, ce n'est pas une excuse et ça ne diminue en rien la gravité de mes actes, mais je le faisais pour survivre. Pour te protéger. Pour que Nous survivions !
- Tu mens !
- Non. Je ne te mentirais jamais Peeta.
- Pourquoi ça Geai Moqueur ?
Il me toise. Mon cœur se fissure devant son mur de glace. Les larmes commencent à venir malgré moi.
- Alors, pourquoi Geai moqueur ? reprend-t-il plus venimeux.
- Parce que je t'aime !
Je fais demi-tour et quitte la salle en retenant plus ou moins bien mes sanglots. Prim me laisse passer sans rien ajouter. Je suis mon propre chemin. Je ne me soucie pas d'où me mène mes pas et je me retranche abattue dans un placard de fournitures. Je m'adosse au mur de cartons remplis de crayons, pour mieux me laisser couler au sol. Peeta n'est plus Peeta ! Envolé le doux garçon rieur aux yeux bleu si tendres pour moi. Il ne me reste plus que le souvenir d'un amour. Faire le deuil du Peeta que j'ai toujours connu est trop douloureux mes sentiments pour lui sont exacerbés. Devoir apprendre à vivre sans lui tout en sachant qu'il me hait est l'épreuve la plus insurmontable de ma vie.
Je me réveille dans mon lit. Ils ont fini par me trouver. Ils ont dû croire que je faisais une rechute : j'ai une intraveineuse qui distille dans mon sang je-ne-sais quoi qui m'anesthésie.
- Bonjour la belle endormie.
C'est Haymitch. He ne l'avais pas vi. Il porte un bonnet et ça me fait encore tout drôle de ne pas le voir un verre à la main.
- Il est presque dix-sept heures. On peut dire que tu as un sacré sommeil ! Tu as été découverte vers trois heures du matin.
- Ah…
- Pas très loquace. Sans doute ta petite rencontre fortuite avec Peeta.
Je détourne le visage. La rage au cœur.
- Je veux le tuer.
- Qui ? Peeta ?!
- Non ! Snow. Je veux le tuer pour tout ce qu'il a fait.
- Tu reprends du poil de la bête ! C'est bien !
Gale passe la porte à ce moment. Depuis que l'on s'est retrouvé dans le 13, lui et moi, on va mieux. Nettement mieux : il accepte de me reparler. Il a fait même mine que notre dernière conversation dans le Douze n'a jamais eu lieu !
- Katniss, si tu te sens mieux Coin voudrait te voir.
- Pourquoi ? demande Haymitch la bouche en cœur.
- Elle a besoin du Geai Moqueur.
- Évidemment !
Haymitch se lève et sort d'un pas nonchalant. Je me redresse sur mon oreiller. La tête me tourne un peu, mais ça devrait aller. Je retire la perfusion de mon bras en grimaçant, ce n'est jamais très agréable, puis je demande quelques instants à Gale pour me changer.
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- Alors Katniss, tu penses pouvoir être utile dans le deux ?
- Je galvaniserai les foules et raisonnerai les plus têtues, dis-je d'un ton morne.
- Oui, la révolution a besoin de son Geai Moqueur ! Elle est la voix de la raison ! s'enthousiasme Plutarch face au scepticisme de Coin.
- On pourrait même filmer, assure Cressida. Ça nous fera de supers images : Katniss en action !
- C'est vrai que nous n'avons pas réalisé de nouveau propa-clip depuis longtemps, concède Coin. C'est entendu ! Vous partez dans le Deux ce soir.
- Bien Présidente, dit Boggs dans un mouvement de tête sec. On part dans trois heures. Tenez-vous prêt.
Je quitte la salle en compagnie de Gale.
- Une mission longue durée d'après toi ? je demande.
- Je ne pense pas. Il ne reste plus aux rebelles qu'à reprendre la noix.
- La noix ?
- C'est une montagne dans laquelle le Deux y cache son armement mais aussi ses minerais. On prend la noix, le Deux tombe. Et j'ai une idée pour nous en emparer. J'irai en toucher un mot à Boggs… Mais pourquoi cette question ? tu ne veux pas y rester trop longtemps ?
- Au contraire…
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Le plan de Gale était simple. Comme pour chasser les renards ou les loups de leurs tanières : boucher toutes les issues, n'en laisser qu'une. Ils finissent toujours par sort. Le plan était parfait aux yeux de Coin, elle l'a accepté sans songer aux mineurs sans défenses bloqués à l'intérieur. Quand je repense aux avalanches que l'on a créée pour ne laisser qu'une sorte, j'ai en froid dans le dos. Je suis debout face au train des rescapés qui arrivent et je pris pour qu'ils soient nombreux. Qu'il n'y ait pas de gâchis de vie humaine.
Des passagers descendent du train. Les rebelles pointent leurs armes sur eux et leur intiment sur un ton nerveux de jeter leurs armes et de se mettre à genoux. Un rebelle grippe même une femme, par le foulard qu'elle a nouée autour de son cour, pour la jeter aux bas des marches du train. Un mineur se porte à son secours, il est immédiatement molesté et menacé avec une arme braquée sur sa tempe. Je cours m'interposer sur un coup de tête. Cette injustice me rend folle. On a déjà détruit leur mine, sommes-nous obliger de les humilier et de les terroriser d'avantage ?
- Arrêtez ! Ça suffit ! m'exclamais-je en m'installant entre le canon du fusil et le mineur.
Boggs réagit au quart de tour et exige que tout le monde baisse les armes. Les rebelles un peu pris de court, abaissent lentement leurs fusils. Le mineur bouge dans mon dos, je me retourne pour l'aider à se relever. Il sort de sa poche trop usée un petit pistolet au nez court et m'enfonce le canon dans la gorge en m'attirant à lui par ma tresse de geai moqueur.
Boggs ne contrôle plus rien les rebelles pointent tous leurs fusils dans la direction du preneur d'otage : dans ma direction. Les points rouges lumineux dansent sur moi et sur lui. Je ne bouge pas. Je me laisse faire et je fais le constat angoissant que j'éprouve presque du soulagement à me trouver dans cette situation. Suspendue entre la vie et la mort.
- Tu crois que tu peux venir ici et nous chanter des belles paroles ! Emportez votre foutue révolte et ne revenez pas !
- La guerre est là depuis bien longtemps avant moi. Je n'ai rien construit. Elle gronde depuis des dizaines d'années. Je n'ai été, tout au plus, qu'un déclencheur. Si je me retrouve là, c'est un jeu du hasard. Un jeu enclenché par Snow, par ces Hunger Games. Nous sommes tous ses esclaves dans ce jeu. En nous rebellant, on peut inverser les choses et l'emporter.
- Nous sommes des loyalistes.
- Non. Snow se sert autant de vous que des autres Districts et quand il ne vous jugera plus nécessaire ou dangereux, il viendra raser le Deux, comme il l'a fait chez moi, au Douze. Nous les Districts, ne sommes pas ennemis. Non ! C'est ce que Snow veux que l'on croit. Il nous sépare pour mieux nous dominer, nous contrôler, nous asservir…
- Tu n'as pas peur que je tire ? Que je te tue ?
- Fais-le. Si c'est ce que tu crois juste. Si c'est la cause de Snow que tu veux défendre : l'esclavage.
Mon sang-froid m'impressionne presque. Je suis là, à genoux dans la terre, la mort au bord d'une gâchette et je la réclame presque. Que m'arrive-t-il ? Pourquoi je n'ai plus la volonté de me battre ? Je trouve la réponse trop facilement : Peeta…
Le mineur est effaré. Il baisse son arme et recule. Je respire mieux à nouveaux. Je n'éprouve rien. Je me redresse pour m'adresser à la foule. Pour l'arranger.
- Il faut nous unir, maintenant. Tous nos Districts sont frères ! Il ne faut plus nous entre-tuer, cela serait faire plaisir à Snow. Nous devons unir nos forces, unir notre volonté, montrer que nous sommes forts ! Que nous en avons assez ! Ce soir tournez vos armes vers le Capitol. Tournez vos armes vers Snow !
Une détonation, puis mon corps bascule dans le vide. Durant la fraction de seconde où je chute sans savoir pourquoi, je flotte. La douleur explose contre mes côtes gauches Ma tête heurte le sol. Je m'écroule entre les rails.
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- Tu n'as plus mal ? demande Gale alors que je termine de m'habiller, laissant à vue la marque jaune, brunâtre de l'impact de balle sur mon ventre.
- Ça peut aller… Johanna m'a sevré d'antidouleur depuis une bonne semaine déjà.
- Tu es prête ? Le mariage de Finnick n'attendra pas.
- De Finnick et de Annie !
Gale joue nonchalamment avec ma perle laissée sur ma table de chevet.
- Oui, ils font plaisir à voir tous les deux. Malgré les épreuves, ils ont compris qu'ils s'aimaient et profitent de chaque instant.
J'arrête d'arranger mes cheveux dans le miroir et dévisage Gale. Le fait qu'il joue négligemment avec ma perle m'agace.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que c'est vrai.
- Non, pourquoi tu dis ça, Toi ?
- Je n'ai pas le droit de trouver leur histoire attachante ?
- … Non, Gale, pas toi. Tu as une idée en tête.
- D'après toi, laquelle ?
- Tu ne nie pas.
- En effet. Tout ce que je dis c'est que leur histoire d'amour est belle. Qu'ils ont compris où étaient leur besoin et laissé de côté le reste.
- … Tu parles de Peeta ?
- Mais de qui d'autre enfin ! Bien sûr que je parle de lui ! Il ne t'aime plus ! Il est devenu fou ! Quelle espèce d'avenir tu attends avec lui ?
- Ne dis pas ça … Ce n'est pas de sa faute !
- Il ne t'aime plus, le résultat est le même !
- C'est Snow qui a fait ça !
- Arrêtes de courir après un souvenir ! Je suis là moi ! Je suis bien réel !
- Gale, non … arrête…
- Pourquoi tu refuses ? Pourquoi ?!
Gale claque violemment la perle sur la table de chevet. Sans doute espérait-il la briser. Il n'en est rien.
- Tu gardes espoir, pas vrai ? Tu penses qu'il aura un sursaut d'amour pour toi et qu'il te reviendra ? Mais tu rêves là Katniss ! Snow l'a détruit ! C'est de la folie ! Si tu penses ça, tu es aussi folle que lui alors !
- Et toi ? Hein ?! Amoureux d'une folle ! Tu es comme moi ! Tu refuses de perdre espoir ! J'aime Peeta ! Tu m'aimes et pourtant on sait très bien que ce n'est pas possible.
- Et pourquoi ? reprend plus doucement Gale. Et pourquoi tout simplement on ne se contenterait pas de ce que nous avons : Toi, tu m'auras auprès de toi pour toujours, et moi je me satisferais que tu en aimes un autre… Tu finiras peut-être même par m'aimer …
- C'est tellement hypocrite de penser comme ça ! Gale tu es mon ami. Mon meilleur ami ! Je t'aime, oui, mais pas de la façon dont tu le voudrais ! Ni maintenant, ni jamais !
- Katniss ! Pourquoi faut-il que tu sois toujours aussi bornée ?!
- C'est ce qui fait ma personne ! Tu voudrais que je change en plus !
- Peeta est mort ! Le Peeta dont tu te souviens est enterré au fond de son esprit de fou ! Tu sais comment il te voit ?
- Ne t'inquiètes pas, je ne le sais que trop bien…
- Tu es une mutation génétique pour lui ! Mais pour moi tu es tout !
Il m'empoigne par les épaules. Il attend un revirement de situation. Un baiser sans doute. Mes lèvres sont scellées. Il n'aura rien.
- Lâche-moi. On est en retard.
Je recule et quitte ma chambre tremblante de fureur. Les larmes inondent mon visage et je cours.
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Le mariage de Finnick, bien que sommaire fut touchant. Annie et Finnick n'avaient pas besoin de tenue de marié pour se sentir spécial. Au contraire. La sobriété du 13 et son cœur solennel s'oublièrent devant leur amour. J'ai regardé la cérémonie de loin. Encore trop touchée par la dispute avec Gale. Maintenant je danse. C'est une sorte de quadrille. Rien de transcendant, mais je me débrouille. Ca ressemble aux danses que nous faisions dans le Douze. Je souris même. Je suis filmé par Cressida et son équipe. Les images seront diffusées au Capitol. Ils veulent montrer qu'au 13, malgré la guerre, on profite de la vie. Je ne sais pas si cela va avoir un impact sur les gens du Capitol. Voir tous ces gens vêtu de la même manière monotone, danser en rythme et à l'identique…
Je me mets en retrait, je regarde les gens danser, rire, s'amuser…vivre. Mes pensées m'emmènent là où je ne veux pas, là où je ne veux plus. A Peeta. Je les repousses et penses à demain. Demain je commence mon entrainement. J'ai demandé, insisté, réclamé de partir pour le front, rejoindre l'armée qui va envahir le Capitol. Je n'en peux plus de rester recluse ici. Cloîtrée sous terre, ne sortant que pour des vidéos de propagande. Je veux VRAIMENT être utile. Johanna suivra le même entraînement. J'ai hâte. Je suis interrompu dans le flot de mes pensé par l'arrivé du gâteau.
Il est gigantesque et splendide. Une orgie de sucre avec abondance de crème colorée. Le Wedding cake d'au moins huit étages représente l'océan et chaque bord sont des vagues en pâte à sucre. Une véritable œuvre d'art. Je reconnais le style du pâtissier : Peeta. Il va donc mieux. Pour avoir conçu ça, il doit forcément allez mieux. Haymitch, une part de gâteau à la main la cuillère pleine déjà à la bouche, s'arrête près de moi.
- Il n'est pas que beau… Il est succulent aussi.
- J'en suis certaine.
- Il a demandé à te voir.
J'avale ma salive, lui sa troisième bouchée d'ogre. J'étais plus ou moins revenu à la normale, mais en entendant que Peeta souhait me parler… Je respire profondément. Notre dernier entretient ne s'est pas déroulé comme je l'espérais, aussi je redoute une nouvelle confrontation.
- Moi pas. Je n'en ai pas envie.
- C'est pour Peeta.
- Je sais.
- Ce qui compte c'est ce qui est bon pour lui. Pas tes états d'âme. Il peut aller mieux si on l'aide et qu'on le soutient ! L'ignorer ne le mènera nulle part !
Il a raison. C'est agaçant. Sobre il est beaucoup moins drôle, plus sombre.
- D'accord.
Je cède pour Peeta. L'ancien Peeta, celui qui m'a fait l'aimer, pas sa copie écœurante.
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Lorsque je rentre dans la salle, Peeta et assit sur son lit, les poignets attachés dans de solides liens de cuirs. Il m'observe, il est presque étonné de me voir venir à reculons.
- Tu n'as pas meilleure mine, constate-t-il non sans morgue.
- Toi non plus.
- L'amabilité est toujours ton point fort a ce que je vois.
- C'est toi qui as commencé.
- J'étais amoureux de toi alors ?
Il emploi le passé. Tout espoir est donc mort ?
- Nous étions amoureux, oui.
- Tu m'aimes encore ?
Je sais que de l'autre côté des glaces sans-teint une dizaine de personne nous espionnent, et je suis ne suis pas sûr d'avoir envie de déballer ma vie devant eux.
- Qui ne dis mot consent, répond avec un regard dur Peeta. Mais je crains que ce ne soit…
- Pourquoi tu voulais que je vienne ? dis-je pour couper court à ces horreurs.
- Tu n'es pas dangereuse en vérité. Tu es une gamine avec des armes voilà tout. Je n'arrive pas à comprendre comment j'ai pu avoir peur de toi. Après tout, qui est attaché en ce moment, hein ? Ce n'est pas toi le danger.
J'avale difficilement ma salive.
- Pourtant… pourtant, je ne sais pas encore ce qui fait que je pense sans arrêt à toi. Sans arrêt j'ai des souvenirs qui heurtent ma mémoire, qui me parasite. Des souvenirs de toi, de nous.
Il se tait, ses sourcils se froncent. A quoi pense-t-il ?
- J'ai beaucoup de questions pour toi, seulement… mais je ne sais pas encore si je peux me fier à ta parole.
- Essaie toujours, dis-je d'une voix neutre.
- Si l'on s'aimait comme tu le dis, avons-nous fait l'amour ?
Je rougis brutalement.
- Pourquoi tu veux savoir ça ?
- Mes souvenirs, sont-ils réels ou non ?
- Peeta… on…
- Dis-moi.
Il est implacable, presque cruel. Des larmes me viennent. Cet homme-là salit tous les précieux moments passés avec lui. Je relève la tête et affronte son regard creux. Ses yeux bleus d'ordinaire si tendre sont un puits pour moi.
- Oui.
- J'ai dit que tu étais enceinte. C'était vrai ?
- Qu'est-ce que ça peut changer ? m'exclamais-je tremblante.
- Réponds-moi juste. Personne n'a su me dire. Il semblerait que seul toi possède les réponses.
- Cependant tu ne sais pas si tu peux t'y fier c'est ça ?
- Je veux voir la vérité. Ta bouche peut dire des vérités aussi.
- Je n'étais pas enceinte. Tu avais inventé ça pour tenter de nous éviter les Jeux de l'Expiation. Pour me protéger.
- Ça n'a pas très bien fonctionné on dirait, s'amuse-t-il.
- En effet.
- Est-ce que j'étais doué ?
- Pardon ?
- Est-ce que j'étais un bon amant ?
Je recule. Mon dos se cogne à la porte. Je regarde anxieuse vers la salle cachée à notre vue. Je cherche un soutien. Je cherche Haymitch. C'est lui qui m'a mis ici, à lui de m'en sortir ! Mais rien ne vient et Peeta qui me regarde, nu sous sa chemise d'hôpital, un fin sourire posé sur ses lèvres. Il me provoque. Pourquoi ? Pourquoi cherche-t-il à me faire souffrir ?
- Je dois y aller. Rétablis-toi bien…
- Tu fuis. Encore. Quand tu juges que les réponses sont trop intimes tu choisi la fuite… Katniss Everdeen est en réalité une lâche. Non... Le Geai Moqueur est lâche !
- Si tu veux. Ouvrez-moi !
Je frappe à la porte.
- Si tu as tant de mal à voir celui que je suis devenu c'est que tu regrettes qui j'étais…
La porte s'ouvre.
- Peeta tu n'étais pas que mon amant, tu étais mon ami… Mais même ça, tu ne l'est plus.
Je sors. Haymitch est là, il m'ouvre ses bras je le toise passe devant lui sans m'arrêter. Décidément cette journée est celles des larmes pour moi. Je cours dans le 13, sans regarder où je vais et, une fois de plus, je me cache quelque part. Là, où j'espère, que personne ne me retrouvera jamais.
