Les bougies
« Les bougies diffusent une très belle lumière et l'énergie qu'elles transmettent peut symboliser la compagnie. »

Chapitre 9/ Ninth Chapter :

Le temps avait filé comme l'eau entre les doigts de Naruto. La matinée était là, il n'avait pas dormi. Dans un sac autre que celui pour les cours il y avait réuni quelques habits de rechange, des objets auxquels il tenait. Dans sa trousse il avait glissé sa clef USB de 2 GO emplie à bloc. Des photographies, conversations, documents, musique… Puis une peluche que ses parents avaient achetée pour lui avant sa naissance. Seul cadeau véritable d'eux hormis le sang coulant en ses veines.

Kakashi avait raison. Peu de chose en vérité le retenait. Toute sa vie se résumait en des liens et un sac.

Ses livres de cours étaient mis un peu partout. Ce matin Naruto avait dans l'idée de passer par l'église et y déposer le superflu pour la journée.

Pour ajouter à la tristesse du tableau pour Naruto, Tsunade était partie plus tôt ce matin. Quelle idée ! Si seulement elle avait eu connaissance de la gravité de ce jour…

Kakashi était dehors de bon matin et vit se pointer Naruto. Il sourit faiblement. Après tout, il pouvait comprendre à quel point cette décision était difficile à prendre, surtout à seize ans. Lui à dix-huit ans en passant dans l'autre monde avait perdu sa complicité avec celui qu'il aimait, avait aimé maintenant. Il avait du s'y résoudre. Comment faire autrement quand la personne que vous pensiez connaître dans les moindres détails avait oublié jusque votre prénom ? Vous étiez brisé.

-Mes affaires…

Kakashi tendit une main et se saisit des sacs de Naruto.

-Tu iras en cours aujourd'hui tranquillement. Un dernier délai. Pèse bien le pour et le contre. Ce soir tu me diras ta décision définitive…c'est un cadeau que je te fais.

-Et si je refuse, là, maintenant ?

-On ne peut pas te forcer à traverser le miroir. Mais passé ce soir je ne te donnerai plus d'autre occasion.

Naruto repartit, ses affaires laissées entre les mains de Kaksahi.

Pour sa dernière journée Naruto était totalement déconnecté de toute réalité. Interrogations écrites, orales, rien n'avait pu perturber Naruto qui restait dans sa bulle psychique. Et si Shikamaru ne gardait aucun souvenir de lui ? Et s'il se passait quelque chose d'inhabituel à son passage entre les deux mondes ? Et si… ?

Gaara espérait pouvoir accompagner Naruto ce soir pour l'épauler. Mais c'était sans compter sur Temari.

-Non. CE soir tu REVISES ! Et pas d'ordinateur non plus. Tu seras SOUS mes yeux, DANS la salle à manger. Et attention à toi si tu essaies d'y échapper !

-Oui Tema.

Temari appliquait l'ordre de Jiraya pour rebutait les tentatives de Gaara.

Neji et Sasuke se retrouvèrent collés pour un simple retard de cinq minutes, ce qui était vraiment peu comparé à leur habitude. Mais Kurenaï avait été mise en colère par Jiraya et sa perversité innée.

Derrière tout cela se dissimulait la volonté d'éloigner tout soutien de Naruto. Kakashi voulait que Naruto passa seul dans le Royaume des Âmes. Personne ne pouvait décider à sa place d'un tel choix, tournant dans sa destinée.

La journée s'était écoulée, Kakashi l'attendait déjà. Naruto tardait à venir. Kakshi se prenait à espérer que le blond avait changé d'avis, qu'il n'accepterait pas. Mais dans ce moment d'égarement, une tignasse jaune arriva en courant.

-Navré, je…suis passé une dernière fois voir ma tante.

Qu'il était triste que l'être humain se fit du mal à se lier autant par les sentiments !

La salle des Miroirs, lieu qui devenait progressivement familier à Naruto mais qui en cet instant l'intimidait comme un enfant dans un musée où les œuvres risquaient de tomber au moindre touché.

Naruto avait vu Neji, Sasuke et Gaara traverser les surfaces lisses, il avait vu les ondes de choc apparaître sur ces surfaces, c'était tentant de passer au travers, en connaître la sensation, découvrir ce qu'il y avait de l'autre côté de ces miroirs. Mais si cela se passait mal ? Et avait-il vraiment envie de défendre ce Royaume inconnu et pour le rendre à une personne inconnue elle aussi ?

-Que peut-il se passer d'autre ?

-Comment ?

Kakashi ne voyait pas où Naruto voulait en venir.

-Arriverai-je sans encombre de l'autre côté ?

Kakashi réfléchit un instant.

-Suis-moi.

Il guida Naruto jusqu'une porte. Il l'ouvrit. Derrière elle il faisait sombre au point où il était impossible de distinguer quelque chose à deux mètres de distance.

-Vas-y.

Interrogeant Kakashi du regard Naruto s'avança vers cette porte, passa et se retrouva enfoncé dans la pénombre. Rien d'autre.

-T'est-il arrivé quelque chose ?

-Euh, non…

-Pourtant tu viens de changer d'endroit. Tu as passé une barrière aussi infime soit-elle pour ta perception. Tu te trouve dans un corridor menant directement à l'extérieur et moi je me trouve encore dans la salle des Miroirs, liée au Royaume. La seule différence entre ces deux mondes est qu'il faut passer la surface réflective d'un des miroirs.

Naruto se sentait un peu bête mais Kakashi avait su par cet exemple simpliste effacer tout reste de suspicion en Naruto.

-C'est bon, j'accepte.

-Très bien, après toi…

Kakashi indiquait un miroir mural à sa gauche. Naruto revint sur ses pas dans la Salle des Miroirs. Devant le grand miroir mural il marqua un temps de pose, inspira… le monde sembla s'arrêter de tourner. Tout lui parut en cet instant lent.

Il se trouvait en un lieu désert, au sol terreux, rouge et sec. Le ciel d'un noir de jais rendait le lieu étouffant. Mais malgré cette noirceur, Naruto voyait suffisamment.

-Tes impressions ?

-C'est…désertique mais pas apocalyptique. Calme plutôt.

-Les âmes sont silencieuses, d'où ce calme. Mais ce n'est pas comme cela partout.

-Vous parlez de votre guerre, n'est-ce pas ?

-Oui. Sur les fronts c'est bien trop souvent très bruyant. Des cris stridents, des bruits métalliques. Mais notre but est de maintenir et étendre la sérénité qu'il est possible de ressentir ici.

Au passage vers le monde terrestre Naruto sentit ses forces le quitter. Kakashi qui avait anticipé cet effet le rattrapa et l'aida à s'asseoir dans l'un des fauteuils.

-Tu t'habitueras vite à cela lors de tes prochains retours. On le ressent moins lorsque nous sommes exténués dans le Royaumes des Âmes. C'est comme en apnée, on a l'impression la première fois de ne plus pouvoir respirer plus alors qu'avec un peu d'expérience on repousse ses premières limites.

-Maintenant je n'ai plus de foyer…plus personne se souvient de moi…

C'était vrai. La mélancolie s'installait en plus de la fatigue chez Naruto et attristait Kakashi par la même occasion.

-Jiraya s'est proposé pour te prendre sous sa tutelle. Tu auras un toit, un nom. Ta vie va reprendre petit à petit.

-Je n'arrive pas à croire possible que ma tante…

-Pourtant tu pourras le remarquer à l'école. Tu seras un inconnu aux yeux de tous sauf aux autres combattants scolarisés.

Une larme roula le long de la joue gauche de Naruto. Kakashi ne savait que faire. Il passa un bas autour des épaules de Naruto qui vint poser sa tête sur l'épaule de Kakashi pour cacher cette larme honteuse.

-Tu regrettes Naruto ?

-Non. Ca ne sert à rien, l'être humain ne progresse pas avec le regret et les remords.

-C'est une vision vraie des choses.

Il releva la tête et se détacha de Kakashi.

-Demain je retourne en cours ?

-Pas question. Personne ne peut encaisser si rapidement. Tu devras t'habituer à croiser des gens et te dire que tu ne connais RIEN d'eux. Ce n'est pas facile ni bon pour le moral. Tu ne retourneras en cours que lundi au mieux.

Il regarda sa montre.

-Jiraya va bientôt arriver, veux-tu quelque chose à manger ?

-Euh, non je n'ai pas très faim…

L'estomac de Naruto prit le parti adverse de la chose, faisant au passage sourire Kakashi.

-Je prends donc ton non pour un oui…

Kakashi abandonna Naruto seul dans la Salle des Miroirs et se retira dans ses quartiers.

Naruto malgré la fatigue restait fasciné par ce qui l'entourait. Tous ces miroirs étaient inertes d'apparence mais renfermaient un si grand secret.

A son retour de cuisine, Kakashi retrouva Naruto endormi et préféra le laisser dormir. Après tout, il avait bien le droit à ce moment particulier dans cette salle. Car rien ne pouvait se passer sans raison en ce lieu.

Naruto sortait de l'église. Il pleuvait mais quelques flocons descendaient du ciel en même temps. Tout était silencieux, lent, calme. Pourtant il devait faire froid. Mais une chaleur l'entourait, le protégeait. Le ciel était noir, cela évoquait un vague quelque chose dans ses souvenirs mais il n'avait aucune envie de chercher plus loin et de se rappeler d'où ce ciel venait le troubler. Juste admirer ces flocons descendre sur cette terre tels de fragiles petits êtres célestes.

Quelqu'un lui pressa le bras, sans brutalité. Le monde tourna, des scintillements vinrent taper la rétine de Naruto.

-Bien dormi ?

Naruto fit un léger écart vers l'arrière, autant que lui permettait le fauteuil dans lequel il se trouvait en fait, à la vue d'une tête avec deux larmes rouges, dessinées le long des joues et ce visage encadré d'une tignasse de cheveux blanc, en bataille.

-Jiraya ?

-Lui-même. Oh ! Ne te préoccupe pas trop de mon aspect... comment dire…étrange. A chacun sa manière de se rendre dans le Royaume des Âmes après tout…

-Je…

Naruto se rappela.

-Quelle heure est-il ?

-Trois heures du matin.

-Déjà ?

-Kakashi et moi avons choisi de te laisser dormir. Je suis allé faire un tour dans le Royaume mais là je vais rentrer. Tu rassemble tes affaires ?

-Merci.

-Je ne fais pas ça pour un merci. C'est naturel et je te dois bien ça. Je le dois pour ta tante.

-Dites, vous l'aimez ?

Jiraya fut étonné de cette question non édulcorée de Naruto. Il lui sourit tel un père avant de raconter une histoire assez compliquée à son enfant.

-Le prends-tu mal ?

-Non, ma tante st toujours restée seule un peu à cause de moi. Vous lui apportez ce qu'elle n'a jamais pu avoir, le bonheur d'être aimé.

-Mais toi aussi tu l'aimes Naruto.

-Oui, mais je ne peux plus lui faire savoir moi.

Jiraya lui tapota l'épaule.

En silence il quittèrent l'église. La ville endormie les ignorait, ignorait le changement qui s'était opéré cette nuit.

Ils se dirigeaient vers le Nord Est du centre ville, Jiraya avait donné son adresse pour que Naruto puisse un peu situer. Il habitait « Tom Collins House », Dunn Terrace, Byker (c'est le nom d'une barre HLM pour nous)

Arrivé Naruto fut surpris que cet homme logea là, pour quelle raison il ne l'aurait expliqué. Peut-être pas assez classe pour le personnage ou peut-être trop de population autour…

-Voilà mon petit chez moi !

-Un appartement ?

-Je n'ai rien besoin d'autre… A gauche il n'y a pas de voisin. A droite c'est une vieille dame sourde comme un pot. Tandis qu'au-dessus c'est un éleveur de serpents et en dessous d'araignées.

-Vous ne dépareillez pas dans le décor avec vos amphibiens…

-Et ! Un peu de respect ! Je continue. La grand-mère tu peux lui faire confiance, c'est un véritable ange gardien malgré sa surdité elle a une vue d'aigle et sait se défendre… Quant à l'éleveur d'araignée.. un type bizarre qui est toujours fourré chez le locataire du dessus. Celui-là fais-y attention. Tu le reconnaîtras rapidement. Tout naturellement tu ne t'approcheras pas de lui et ne le laisseras pas entrer dans l'appartement en mon absence.

-Vous dites que je le connais…ce ne serait pas plus simple de me dire directement qui est-ce ?

-Ton professeur d'SVT.

-Orochimaru ?

-Professeur. Vraiment aucun respect les jeunes !

-Vous deviez être pareil à mon âge. Mais c'est juste un prof bizarre.

-Ne te fies pas aux apparences … ou plutôt si (face de serpent ! haha ! ) Il fait partie de l'ombre. Il a participé à cette guerre avec nous, il nous a ensuite délaissé pour rejoindre nos ennemis puis les a trahis également et il joue maintenant dans son propre coin.

°°ellipse temporelle, je saute le vendredi, le samedi et…nous nous retrouvons le dimanche ! Magique ! C'est comme les maths, c'est que de la magie ! (…) °°

Naruto avait ouvert la fenêtre de ce qui était sa nouvelle chambre. Il était encore tôt pour un dimanche et seul le bruit des voitures passant sur l'autoroute venait s'ajouter au chant d'un oiseau plus que sûrement égaré dans cette fort urbaine. Peut-être un nid de résistant se trouvait dans le chéneau de l'immeuble.

Jiraya n'était pas levé et Naruto ne voulait pas faire de bruit. Assis sur son lit il regardait les nuages et écoutait la ville s'éveiller. Shikamaru regarderait passer peut-être ces même nuages dans la journée…mais Naruto n'était pas fort dans l'étude des courants de l'air dans l'atmosphère.

Dans cette même ville Tsunade partait déjà pour son service, 8h 16, elle était même un peu en retard. Arrivée sur son lieu de travail.

-Fichue porte ! Allez ! Tu t'ouvres oui ou non !

Rien n'y faisait. Les dimanches matins tout déraillait pour Tsunade. La porte des vestiaires restait verrouillée. Itachi qui passait dans le couloir reconnu Tsunade.

-Bondjour Doctor. (ai-je besoin de vous transcrire cela ?)

-Ah ! Vous tombez bien Monsieur Uchiwa…cette porte refuse de s'ouvrir. Pourtant j'ai entré le bon code !

-Ils ont tchangè le caude iyèr en raison d'oune effrakchion. (Ils ont changé le code hier en raison d'une effraction.)

-Ah…tout s'explique !

Itachi donna à Tsunade le nouveau code et celle-ci s'étonna alors.

-Mais, vous ne travaillez pas le dimanche… sauf cas exceptionnel.

-J'ay oublyé des coures et je voulays apportè quelks (sans le « e » chez Itachi) livrs à oune de mès élèves.(J'ai oublié des cours et je voulais apporter quelques livres à une de mes élèves)

-Des livres en latin ?

-No. Tradukchions. L' « Eneide » de Virgil et l' « Illiade » et « l'Odyssey » d'Homèr. De plous Homère c'étayt en grec. (Vous avez pu comprendre les 3 œuvres ? l'Enéide, l'Illiade et l'Odyssé tout le monde connais ces œuvres que tout bon latiniste à eu et a, aura encore chaque anéne à bosser..)

-Ah oui. Navrée mais le latin ne m'a jamais passionnée alors latin et grec il n'y a pas de différence pour moi !

-A chaquin ses goùts. (je ne voudrais pas corriger la copie d'Itachi en français… mdr)

-Comment va votre petit frère ?

-Bièn, il est euphorik en cie momente.

-Ohoh ! L'amour ?

-No, djust un nouvel ami, un très forte ami.

-Ce ne doit pas être facile tous les jours pour lui à son âge d'avoir des parents constamment absents pour cause de déplacement.

-C'est bièn pour ça que je choucoute mon petyt frêre. Ce n'iest pas tout…mais…

Itachi brandit ses livres comme excuse.

-Bon week-end !

-De même.

Les fils du destin et de la mémoire pouvaient vraiment se tisser et se couper sans grande difficulté. Naruto était maintenant bien intronisé. Sasuke en saurait peut-être un peu plus, pensa Itachi.

En France, tous les élèves décomptaient déjà les semaines avant les vacances de la Toussaint. Soit un peu moins d'un mois maintenant.

Shikamaru aurait put faire partie bien sûr de cette masse de jeunes râlant sur la longue durée des périodes scolaires. Mais pourquoi râler alors que Kiba le faisait très bien pour deux ?

Une seule chose le chagrinait véritablement : le fait que Naruto en Angleterre puisse admirer bien plus de nuages que lui. Ah, ce qu'il était désespéré de ce magnifique ciel bleu en cette fin septembre, début de l'automne ! Ce n'était même pas un temps à rester au lit.

Soyons un peu sérieux, Nara Shikamaru n'était pas attristé par des choses aussi futiles que celles citées précédemment. Il était en vérité attristé par le fait que Naruto était entré dans le Royaume des Âmes. C'était à s'en douter avec la soudaine mutation de sa tante puis cette lettre deux jours auparavant. Naruto avait été effrayé par l'idée de perdre « mémoirement » parlant Shikamaru.

Mais cela ne risquait pas. Shikamaru avait parlé un peu avec Gaara et par des mots symboliques, malgré la barrière de la langue, s'étaient reconnus. Ils combattaient pour la même cause en deux endroits différents des deux mondes.

Shikamaru n'avait pas été intronisé. Son entrée dans le Royaume des Âmes pouvait s'apparenter à une erreur, un hasard même si son père lui parlait plus d'une volonté de la Providence régissant tous les mondes.

Shikamaru n'avait que cinq ans à cette époque-là. Comme chaque soir après l'école son père l'emmenait à l'une des Eglises de la ville. Là, Shikamaru jouait dans les alentours, s'allongeait dans une allée et regardait les nuages. C'était là qu'il avait appris à profiter d'un moment vaquant pour s'échapper dans ces nuées célestes.

Mais une de ces fins d'après-midi d'automne, son père ne revint pas.

-Papa ? Paapaaa !

Shikamaru appelait son père et le cherchait autour du bâtiment. Puis il finit par y entrer. Le lieu interdisait tout haussement de voix alors Shikamaru ratissa la nef, les parloirs et autour e l'autel. Derrière cet autel une pierre du dallage avait été déplacée. En apparence les pierres du dallage semblaient lourdes. Mais celle-ci, fine devait plutôt être peu pesante. Elle recouvrait à l'origine une trappe de bois ouverte en cet instant. Shikamaru se pencha, passa sa tête dans l'ouverture et appela doucement son père. Aucune réponse. Petit garçon, il décida de descendre. Cette trappe donnait sur un tunnel où Shikamaru se tenait sans peine debout. Un adulte pourtant devait quasiment y aller à quatre-pattes. Apeuré par le noir et le fait d'être seul Shikamaru tremblait et se dépêchait d'avancer en ce lieu lugubre. Commencèrent alors à apparaître des cierges sur le sol près des parois, allumés. Certains étaient récents, d'autres approchaient de leu fin, en témoignait toute la cire ayant coulé au sol. Cela rappelait à Shikamaru des histoires de fantômes que certains garçons s'amusaient à raconter à la récréation. Quelle idée de les écouter !

Maintenant Shikamaru sentait le reste de courage enfantin s'évanouir en lui.

Il finit tout de même par déboucher dans une crypte baignée d'une lueur sombre orangée. Il était maintenant au stade où le corps et l'esprit ne coordonnent plus pensées et mouvements. Des squelettes reposaient pour un sommeil éternel jusqu'à une dizaine de mètres de hauteur. Le sol était couvert quant à lui de bougies d'où émanait la couleur orangée. Certaines flammes oscillaient par la venue imprévue de Shikamaru. On aurait dit que ces flammes témoignaient du mécontentement d'être dérangées. L'imagination de Shikamaru fonctionnait à une vitesse comme jamais auparavant.

Shikamaru marchait précautionneusement entre les bougies. Comment réagirait sa maman s'il brûlait son pantalon ? Même si sa maman était douce elle avait un sale caractère et ne loupait personne à la maison pour les gronder !

C'est ainsi qu'il découvrit que des miroirs étaient disséminés un peu partout entre les bougies. Certains étaient même scellés dans la cire qui avait coulé sur leur cadre. Mais jamais la surface du miroir était atteinte, chose qui n'échappa pas à l'œil du petit Shikamaru Nara.

Arrivé au milieu de la pièce sans jamais heurter une bougie ou marcher sur un miroir Shikamaru se retrouva bloqué au centre d'un cercle formé de miroirs. Il n'avait que deux solutions : faire demi-tour ou marcher sur un miroir.

Il n'avait toujours pas trouvé son père et hésitait à remonter même si ce lieu étrange par son atmosphère l'attirait fortement.

-Shikamaru ! Que fais-tu ici !

Sur sa droite, à quelques mètres, se trouvait son père au milieu de bougies, les habits un peu déchirés. Sans réfléchir Shikamaru passa par-dessus les quelques bougies, mis un pied sur l'un des miroirs à sa droite pour aller vers son père. A cet instant il vit sur le visage de son père la peur et se sentit basculer comme si sous son pied se trouvait de l'eau.

Shikamaru avait disparu de la Crypte des Miroirs de Lumière.

Shikamaru se rappelait parfaitement de tout ça maintenant. Son père l'avait rejoint et avait expliqué à son petit garçon en larmes que cet endroit était un secret entre eux. Pourtant le lendemain Shikamaru changeait d'école et sa mère ne parla plus à son père. Personne ne se souvenait de lui hormis ses parents.

C'était aussi de cette époque que datait toutes les tensions et les cris entre ses parents. Mais dans sa nouvelle classe de CP Shikamaru avait rencontré Kiba et il avait continué sa petite vie d'enfant en tentant d'oublier cette expérience désagréable.

Mais cette expérience marquait votre âme à jamais au fer rouge, la différenciait de toutes les autres âmes. Et Naruto venait aussi d'être marqué par ce fer rouge qui leur permettait de se reconnaître.

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Il était prévu d'arrêter là (donc je vous coupe dans votre lecture XD). Mais j'ai bien écrit « était ». Donc un petit bout en plus arrive… mais ce n'est pas sans arrière pensée…en fait le prochain chapitre risque d'être dans… un peu plus de quinze jours…dissertation, rédaction en anglais ( ce n'est que le haut de l'Iceberg) puis les vacances : miracle ! Donc disons que pour la première semaine des vacances la suite sera là…

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Naruto appréhendait cette matinée. Il changeait d'identité, devenait le fils de Jiraya aux yeux de tous. Cette matinée était une nouvelle rentrée en moins d'un mois. Il prit le bus, arriva dans cet établissement scolaire devenu familier pour lui en si peu de temps. A l'entrée de l'établissement Gaara l'attendait.

-Salut. Pas trop stressé ?

-J'ai peur de gaffer… et je ne me sens pas bien. C'est un énorme mensonge !

-Tu ne mens pas pour toi mais pour le Royaume (pas d'Angleterre vous l'aurez compris !). Ce n'est donc pas une mauvaise chose (seule l'opinion qu'on en a est mauvaise ! … la philo est en train de me ravager…) Et puis tu ne mens pas à toi-même. T'es pas schizophrène, tu ne te dédoubles pas ! C'est une couverture et rien d'autre.

-Tas raison.

Pourtant Naruto n'était pas du tout convaincu. Il souffla un bon coup.

-Si ça ne va pas à l'intercours on se voit.

-Ok.

-Bon courage.

Naruto put se représenter à sa propre classe. Il avait pris le nom de famille de Jiraya, sa mère était française, Jiraya avait depuis peu sa garde. Bref, tous les élèves ni virent que du feu. Dans le dossier scolaire de Naruto seul le nom de famille avait été modifié.

Le plus difficile survint au début de l'intercours. Hinata passa à côté de lui et le salua poliment.

-Bonjour Hinata !

La demoiselle se mit à rougir, fort étonnée que ce nouvel élève sache déjà comment elle se prénommait.

-Tu sais où se trouve ton cousin ?

-Mais…mais comment sais-tu que j'ai un cousin ici ?

Naruto s'était laissé aller, heureux de revoir Hinata et n'avait plus réfléchi à ce qu'il disait et sur le fait qu'Hinata n'avait aucun souvenir de lui. Chance pour Naruto, Neji passa sa tête dans l'encadrement de la porte de classe et l'héla. Hinata sourit et s'excusa de ne pas avoir pensé qu'ils se connaissaient d'en dehors de l'établissement vu que sin cousin était très populaire.

-Ce n'est pas grave Hinata !

Naruto lui sourit mais dans son fond intérieur sa tristesse résonnait à en faire monter quelques larmes, larmes qui furent vite refoulées.

Neji quant à lui dévisagea Naruto. Lorsque Hinata se fut éloignée, il lança.

-Je t'ai sauvé la mise on dirait.

-J'ai gaffé.

-Ca s'est vu à ta tête. Ce n'est jamais facile pour nous de tout reprendre avec les gens qu'on appréciait avant.

Il avait un air mélancolique.

-Hinata est ma petite sœur. Mais notre père lors de mon passage a dévoilé à mes sœurs l'existence d'un oncle dont j'étais le fils. Cet oncle imaginaire est toujours en voyage d'affaire. Voilà la raison pour laquelle j'habite seul dans une maison non loin d'Hinata, Hanibi et mon père.

-Et les finances ?

-Mes sœurs et moi pouvons être rentiers si nous le souhaitons.

-Ha… Ton père connaît donc le Royaume aussi ?

-Oui, quand il était jeune. C'était pareil pour le père et la mère de Sasuke.

-Et Itachi ?

-Il est toujours combattant quand c'est nécessaire.

-Vous êtes donc nombreux.

-Nous le sommes de moins en moins. Nous comblons les rangs avec les filles de plus en plus.

-Mais elles restent souvent en retrait…

-Va expliquer à Temari cela.

La sonnerie mit fin à ce débat semi-sexiste mais d'homme résolu. En retournant en classe, Hinata sourit à Naruto puis baissa les yeux. Une vague de témérité survint.

-Naruto, je peux me mettre à côté de toi ?


Voilà ! Chapitre 9 terminé, posté et un petit rab (j'en arrive à 7 pages Word en taille police 9 type Verdana (oui, chacun sa police et taille favorite XD!)

Merci pour votre patience !

Et cc tu vois, j'ai bien posté le 9 aujourd'hui ! (Un peu tard certes mais il est là, tout chaud !)

Ah et j'oubliais, j'ai pas mal de proverbes ou autre(définition, symbolisme) avec un rapport entre les âmes, les miroirs ou ici les bougies pour un petit clin d'œil à Shikamaru dans étroit son corridor !

Mais si vous en avez, n'hésitez pas ! Ce n'est pas facile de trouver un lien entre l'histoire et les proverbes en stock nn'