Tout est possible…

Genre: Slash

Paring: Un Drarry (mon couple préféré)

Rating: M

Beta: Atayla Malfoy (merci encore!!!!)

Disclaimer: Je doit, malheuresement, précisé qu'aucun de ces personnages de m'appartiennent. Même pas Dray! Bououh pleure à chaude larmes. Seul l'histoire m'appartient (ce n'est déjà pas si mal)!

Note de l'auteur: Je ne vais pas vous embêter avec une note qui prendra trois pages, mais je vous souhaite juste une bonne lecture (et des reviews, please!!!!)


Review pour les anonymes:

idon'tknowwhoiammerci pour ta review! la suite est juste là, t'as vu, j'ai pas tardé lol. J'espère qu'elle te plaira!

dingding: j'adore ton pseudo! la suite est juste en bas, merci beaucoup pour ta reviews et bonne lecture.


Problèmes

« Ton père vient de s'échapper d'Azkaban! »

Draco Malfoy ne dit rien, son masque d'indifférence toujours collé sur le visage. Harry le regarda, inquiet. Seul un oeil d'expert aurait vu que l'héritier des Malfoy était angoissé.

« Il... il paraît qu'il voudrait te tuer. »

Le masque de Draco commença lentement à se fissurer. Il avait toujours eu peur de son père, enfin, si on pouvait appeler ça un père. Il l'avait battu, enfermé dans un cercueil et Draco avait même reçut quelques Doloris. A ces pensées, le coeur de Draco se serra. Il se revoyait à 4 ans, enfermé dans son cercueil pendant 6 heures, parce qu'il avait osé ramener un chien abandonné dans le Manoir. Son père avait tué le chien, à mains nues, devant les yeux de son fils. ''C'est à cause de toi qu'il est mort,'' lui avait dit son père, ses mains encore tachées du sang de l'animal. Draco avait pris la pauvre bête dans ses bras et l'avait embrassée doucement, comme s'il avait eu peur de le briser, encore plus qu'il ne l'était déjà. En colère, son père l'avait obligé à rester dans le cercueil, ''Pour ton bien,'' lui avait-il dit. Quand sa mère lui avait apporté à manger, il lui avait fait promettre d'enterrer le chien dans le jardin, dans un joli cercueil. Sa mère lui avait promis et avait refermé le cercueil, non sans avoir embrassé son fils tendrement.

« Draco... est-ce que ça va? » demanda timidement Harry.

« Comment est-ce que tu as su qu'il voulait me tuer? » demanda Drago, sa voix chancelant légèrement.

« Son compagnon de cellule. Ton père n'aurait pas supporté que tu sois du côté de l'Ordre. Et encore moins que tu vis avec Harry Potter. »

« Il ne sait pas que je suis le Draco de l'époque de Poudlard, n'est-ce pas? »

« Non. Personne ne le sait, sauf moi et Hermione. »

Draco se prit la tête entre les mains. Son père voulait le tuer! Lui! Son unique fils!

« Je vais vous laisser. » dit Blaise.

Harry acquiesça, mais Draco ne dit rien. Une fois Blaise parti, Harry s'agenouilla à même le sol, devant Draco.

« Je ne le laisserai pas te faire de mal Draco. Je te le promets. »

Draco le regarda, des larmes coulant silencieusement sur ses joues.

« Draco! »

Le brun s'assit sur les genoux de son compagnon et l'enlaça tendrement. Voir Draco pleurer, rendit le Survivant triste à son tour. Harry se détacha de lui et le regarda dans les yeux. On voyait clairement de l'inquiétude dans les yeux de Celui-qui-a-Vaincu. Doucement, Harry l'embrassa. Draco s'accrocha à lui comme à une bouée de sauvetage. Sa bouche avait le goût salé des larmes, qui continuaient de couler. Harry mit fin au baiser quand il sentit une des mains de Draco passer sous sa chemise.

« Est-ce que tu as envie de parler? » demanda Harry.

Draco secoua négativement la tête.

« Je vais poser des sortc sur l'appartement et des sorts anti-transplanage. Et toi, tu vas te coucher. »

Voyant que le blond ne se levait pas, Harry prit le Serpentard dans ses bras. Il n'avait jamais remarqué à quel point le blond était léger. Draco enfoui sa tête dans le cou d'Harry et celui-ci posa Draco sur leur lit conjugal, le recouvrit d'un drap et ferma les volets. Il s'apprêtait à partir, lorsque la voix du blond l'arrêta.

« Harry... reste... s'il te plaît. »

Sa voix était légèrement enrouée et Harry fondit littéralement en l'entendant l'appeler comme ça.

« Je reviens Draco. Il faut absolument que j'aille poser les sorts. Je reviens tout de suite, promis. Endors-toi. »

Harry sortit de la chambre et fouilla dans la bibliothèque.

« Voyons, ''Mille et une façons de cuisiner avec des épices'', non... ''Les cinquante potions de bases, que tout sorcier doit connaître'', ça c'est pour Draco, ''Les cinq milles façons de protéger sa maison contre les intrus.'' Ah le voilà! »

5000 façons de protéger sa maison contre:

- Les fans déchaînés (p. 1 à 1000)

- La famille encombrante (p. 1001 à 2000)

- Les bêtes indésirables (p. 2001 à 3000)

- Des amis trop gentils (p. 3001 à 4000)

- Les Mages noirs ou tout autre personne usant de magie noire + sorts anti-transplanage (p. 4001 à 5000)

Il feuilleta les pages 4001 à 5000, avant de décider de tous les poser. Lorsqu'il eu finit, il s'allongea auprès de Draco qui s'était déjà endormi. Il n'était que 10 heures, mais après avoir passé plus de deux heures à poser toutes sortes de sorts, plus ou moins durs, il était épuisé. Il s'endormit donc comme un bienheureux. Il fut réveillé une heure plus tard par Draco, qui se tortillait dans tous les sens.

« Non père! Je vous en supplie! Pas le cercueil! »

« Draco! Réveilles-toi! »

Harry secoua légèrement le blond. Celui-ci se réveilla, couvert de sueur, des larmes coulant à nouveau sur ses joues.

« Je crois qu'il serait temps de me parler, tu ne crois pas? »

Draco ne répondit rien.

« Je te jure que je ne me moquerai pas de toi. »

Draco s'assit sur le lit, le dos contre le mur et Harry fit de même.

« Je... » Il hésita. « Je n'ai pas était élevé dans un climat d'amour. Mes parents ne m'aimaient pas, sauf peut-être ma mère, mais elle ne le montrait jamais en public, ni devant mon père. De temps en temps, elle m'enlaçait tendrement ou me déposait un baiser sur la joue. Il arrivait aussi qu'elle me lise une histoire quand j'avais du mal à m'endormir. Quant à mon père, enfin mon géniteur, il guettait et punissait chaque faux pas. Tout dépendait du faux pas, mais j'étais toujours puni. Ca allait de la simple fessée, aux Doloris, en passant par les coups. Et pas question de pleurer, parce que: ''Un Malfoy ne doit laisser transparaître aucune émotion'', comme le dit si bien mon père. »

Il fit une pause, le temps de reprendre son souffle, puis continua:

« Le pire a été le jour où j'ai ramené un chien abandonné au Manoir. Je devais avoir 4 ans, et je n'avais pas d'amis ni même d'animal de compagnie. Mon père l'a tué devant mes yeux - à mains nues en plus. Et puis, il m'a dit: ''C'est à cause de toi qu'il est mort. A cause de ta stupidité.'' Et quand j'ai pris le chien dans mes bras, mon père m'a enfermé dans un cercueil pendant 6 heures. Quand ma mère m'a amené de quoi manger, je lui ai fait promettre d'enterrer le chien dans le jardin dans un joli cercueil. Elle l'a fait, enfin, je croie. »

Sa voix se cassa et des larmes se remirent à couler sur ses joues. Harry prit le blond dans ses bras, ne supportant pas de le voir triste.

« Promets-moi que tu ne le diras à personne. »

« Je serais muet comme une tombe, je te le promets. »

Il y eu un blanc, pendant lequel les deux jeunes hommes savouraient cette étreinte.

« Je n'ai jamais été très heureux non plus. » dit soudainement Harry, en se détachant de l'étreinte de son compagnon. « Jusqu'à mes onze ans, je dormais dans un placard rempli d'araignées. Ma famille ne m'aimait pas et je devais faire le ménage, la cuisine et surtout, faire comme si je n'existais pas. A leurs yeux, j'étais un moins que rien, avec une maladie qu'on ne pouvait pas guérir. »

« Le Survivant n'a donc pas grandi dans un palace et n'avait donc pas d'esclaves répondant à sa moindre demande? Etonnant. » dit Draco, un accent moqueur dans la voix.

Harry ne lui répondit pas et sortit de la chambre, presque en courant.

« Harry attends! Je ne voulais pas te blesser! Reviens! »

Mais Harry ne revint pas. Draco sortit à son tour de la chambre, lorsqu'il entendit la porte claquer et le bruit, reconnaissable entre tous, d'un transplanage.

« Et merde! »

Il se gifla mentalement, puis s'assit sur le canapé et alluma la boîte noire que Harry appelait ''télévision''. Il tomba sur plusieurs émissions totalement stupides et, après un quart d'heures de zapping intensif, Draco l'éteignit. Il alla dans la bibliothèque et fouilla dans les rayons. Il tomba sur un livre appelé Da Vinci Code. Il prit place dans le canapé et se plongea dans le monde de Robert Langdon et de Sophie Neveu, des codes et des anagrammes, des mystères et des secrets de l'Eglise.

On sonna quelques temps plus tard. A regret, Draco quitta sa lecture et alla ouvrir, non sans avoir mis un marque-page à l'endroit où il s'était arrêté. Il se mit soudain à courir, en priant pour que ce soit Harry.

« Pansy? Qu'est-ce que tu fais là? » demanda Draco, déçu.

« Je vois que ça te fait toujours autant plaisir de me voir. » répondit la jeune femme, en avançant dans le salon.

« Bien sûr que ça me fait plaisir de te voir. C'est juste que... »

Il s'interrompit.

« Que quoi? » demanda la jeune Parkinson, en s'asseyant confortablement dans le canapé.

« Harry est parti en claquant la porte, alors je croyais que... »

« Tu croyais que c'était ton 'Ryry d'amour qui revenait, c'est bien ça? »

« Oui. » murmura Draco, le rouge lui monta un peu aux joues.

« Dis à tata Pansy ce qui c'est passé. »

Il lui raconta sa conversation avec le Survivant et la façon dont il s'était moqué de lui.

« Vous n'aviez jamais parlé de ça? » demanda Pansy, étonnée.

« Heu... »

Que dire? Lui dire qu'il n'est pas celui qu'elle croie? Non, oui?

« Ecoute Pansy, je... »

« Non, laisse tomber, ça ne me regarde pas. »

Draco soupira de soulagement. Il n'avait pas envie d'être soumis à un questionnaire intensif de la part de Pansy Parkinson.

« Tu es vraiment con Draco Malfoy. »

Ledit Draco Malfoy la regarda, étonné. Mais de quoi parlait la jeune femme?

« Ton chéri t'ouvres son coeur et toi tu te moques de lui. »

Draco baissa honteusement la tête. Il dut reconnaître qu'il n'avait pas assuré sur ce coup-là.

« Ce n'est tout de même pas de ma faute s'il est sensible! » se justifia-t-il.

« La tristement mauvaise foi des Malfoy est de retour. »

« Je ne suis pas... »

« C'est ça! Bon, est-ce que tu es allé voir dans le parc, près du lac? »

« Non, je ne sais pas sortir d'ici. »

« Tu sais, je trouve que tu as beaucoup changé ces derniers temps. » lui dit Pansy, en se levant et en lissant le pli de sa robe rouge. Pansy Parkinson était vêtu d'une magnifique robe rouge à volant, style ancien, qui lui allait superbement bien. Ses longs cheveux noirs flottaient jusqu'au bas de son dos. Ses talons aiguilles l'agrandissait de quelques centimètres, ce qui lui donnait une taille tout à fait respectable. Son alliance avait disparut de son doigt, remplacée par une bague en or.

« Tu... tu trouves? » Draco Malfoy eut soudain peur. Si elle le remarquait, peut-être que tout le monde le remarquerait? Et que se passerait-il si son père était au courant? Il n'essaya même pas de l'imaginer.

« Oui. Enfin, je me fais peut-être des idées. »

Elle lui fit la bise et partit, en lui lançant un « Bonne chance avec ton chéri! »

Draco sortit rapidement, sans même fermer la porte à clefs. Il courut, sans s'arrêter jusqu'au parc, trop occupé pour penser à transplaner, en espérant que le Harry de Poudlard ait eu la bonne idée d'y aller aussi.

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Harry avait essayé de transplaner, mais il n'était pas assez concentré et il échoua devant la porte de son immeuble. Il déambula donc dans les rues de Londres, sans vraiment savoir où il allait. On aurait pu croire qu'un samedi matin, à 10 heures précisément, les rues seraient bondées, mais en réalité, seules quelques personnes se promenaient. Les gens voulaient sûrement se reposer afin de bien débuter la semaine.

Draco avait vraiment mis Harry en rogne. ''Mais pour qui se prend-il? Je me mets à nu devant lui et lui, tout ce qu'il trouve à faire, c'est se moquer. Je le hais! Oui, je le hais! »

Ses pas le menèrent dans le parc, près du lac, là où Draco et lui s'étaient assis le premier jour où ils étaient arrivés ici. Il s'assit sous le chêne. Il avait toujours aimé les lacs. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que, le soir, les étoiles se reflètent sur l'étendue glacée. Ou peut-être parce que l'eau donne une impression de calme et de volupté. D'habitude, l'eau le calmait. Mais pas aujourd'hui. Non, rien ne pouvait calmer le grand Harry Potter. ''Je le déteste! Je le déteste!'' Il avait beau se répéter ces paroles comme une litanie, son coeur n'arrivait pas à détester Draco Malfoy.

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Lorsque Draco Malfoy arriva dans le parc, il repéra tout de suite son compagnon. En effet, Harry était entouré d'une lumière rouge qui pouvait rivaliser avec la couleur du camion des pompiers.

« Harry! Je suis désolé! Harry! »

Mais Harry ne l'entendait pas. Draco piqua un sprint et se retrouva à côté de lui en moins de temps qu'il ne faut pour dire ''Quidditch''. Harry était recroquevillé sur lui-même, dans une position foetal. Draco essaya de le toucher, mais sa main ne réussit pas à passer à travers l'étrange lumière.

« Harry, c'est moi. Ecoute, je suis désolé pour tout à l'heure, je n'aurais jamais dû. Enlève ce champ de force que je puisse t'expliquer. »

Mais Harry ne bougea pas et son champ de force non plus. Alors Draco fit la dernière chose à laquelle il pensait: il transplana chez Hermione Granger, la fille qu'il détestait le plus, après le Survivant. Mais les choses avaient changé et il n'était plus sûr de détester le Survivant. ''Bien sûr que tu ne le détestes plus, pourquoi est-ce que tu transplanerais chez une fille que tu détestes si ce n'était pas le cas? Je pourrais même mettre un mot sur ce que tu ressens. Ça s'appelle de L'A...'' ''Stop!'' se cria-t-il à lui même. Il n'était pas encore près à mettre un nom sur ses sentiments envers le Survivant pour le moment.

« Malfoy? Qu'est-ce que tu fous là? » demanda Ron, lorsque Draco Malfoy sonna à la porte des Weasley.

« Bonjour à toi aussi Weasley. Je vois que tu t'exprimes toujours aussi bien. Mais venons-en aux choses sérieuses. Est-ce que la S... ta femme est là? »

« Ouais, j'vais la chercher. Entre. J'arrive toujours pas à comprendre comment est-ce qu'elle fait ne serait-ce que pour pouvoir te voir sans vomir Malfoy. »

Malfoy lui fit un sourire hautain et pénétra dans l'appartement. Celui-ci était décoré avec goût, ''bien qu'il y ait trop de rouge. Mais pourquoi s'étonner? Ce sont des Gryffondors après tout.''

« Mione! La fouine vient nous rendre visite! » cria Ron, à travers l'appartement.

« Ron! Je t'ai déjà dit de ne pas appeler Draco ''lafouine''! On est plus à Poudlard. » le réprimanda sa femme.

« Je vous laisses en tête-à-tête, je préfère ne pas vomir parce que j'ai vu trop longtemps Malfoy! Je vais chez Dean et Seam', 'Mione chérie. »

Ron sortit en laissant Hermione et Draco seuls. Enfin seuls... Samantha était dans les bras de sa mère, regardant Draco avec intérêt. Ses cheveux étaient tout aussi indomptables que ceux de sa mère, mais ils étaient roux avec de légers reflets bruns. Elle possédait les tâches de rousseurs de son père, mais sa peau n'était pas aussi pâle que celle de Ronald Weasley.

Hermione Granger Weasley posa sa fille à terre et s'assit dans le canapé de cuir. Aussitôt, la petite Samantha s'approcha de Draco et tira sur sa manche.

« Pote! Pote! »

Malfoy regarda la petite, ne comprenant pas un mot de ce qu'elle lui avait dit. Hermione rit et lui dit doucement:

« Je crois qu'elle veut que tu la prennes dans tes bras. »

Draco hésita. Il n'avait jamais porté d'enfant, mais après tout, pourquoi pas? Il saisit Samantha sous les bras et la posa sur ses genoux, où la petite recula pour se caler contre son torse et elle ferma les yeux, se laissant doucement emporter dans les bras de Morphée. Hermione sourit, attendrie: Draco lui caressait doucement les cheveux, un petit sourire sur les lèvres. Hermione n'eut aucun doute sur le fait que le blond serait un excellent père.

« Alors Draco, que me vaut l'honneur de te voir un samedi matin? » murmura la jeune mère.

« Harry a fait apparaître une champ de force autour de lui. Je ne peux plus le toucher. » dit Draco, légèrement paniqué.

« Que s'est-il passé Draco? Avant qu'Harry ne crée le champ de force? » demanda doucement la jeune fille.

Comme à Pansy, Draco lui raconta ce qui s'était passé. Mais contrairement à la jeune divorcée, Hermione ne le réprimanda pas sur le fait que Draco se soit moqué d'Harry.

« Qu'est-ce que je peux faire Hermione? » demanda Draco. Il ne remarqua même pas qu'il avait appelé la jeune femme par son prénom.

« On ne peux rien faire. Il faut attendre que ça passe. » dit sombrement la jeune femme.

« Mais des gens peuvent le voir! Il est en plein milieu du parc! »

« Dis-moi Draco, est-ce que tu as vu beaucoup de monde ce matin, dans la rue? »

Draco réfléchit. Il n'avait pas très bien regardé, mais il était presque sûr qu'il n'y avait eu personne – ou presque – dans la rue, ce qui était assez exceptionnel, à Londres, surtout à onze heure un samedi matin.

« Non, je n'ai vu presque personne. »

« Donc, tu n'as pas à t'inquiéter, personne, aucun Moldu en tout cas, ne le verra. »

L'héritier des Malfoy souleva un sourcil interrogateur.

« Quand un sorcier crée un champ de force visible, en pleine ville moldue, les Aurors font en sorte qu'aucun Moldu ne le voie. On interdit donc l'accès à l'endroit où est le sorcier, en prétextant des travaux, ou quelque chose de ce genre. Bien sûr, le sorcier reçoit une amende assez salée pour avoir faire apparaître ce champ de force dans un quartier Moldu. »

« De combien est l'amende? »

« Dans les 300 Gallions. Mais ne t'inquiète pas, tu ne recevras pas d'amende. »

« Pourquoi? »

« Et bien, tout simplement parce que c'est Harry Potter, Celui-qui-a-Vaincu, l'Elu, le Survivant et j'en passe. Donc, si Harry fait un champ de force, on lui demandera juste de ne pas recommencer. »

« C'est tout? » demanda à nouveau Malfoy, étonné.

« En effet, c'est tout. »

La petite Samantha remua légèrement. Draco baissa les yeux, et continua de caresser les cheveux roux de l'enfant. Il la trouvait vraiment belle, avec ses cheveux roux aux reflets bruns et ses tâches de rousseur qui parsemaient son visage, même s'il préfèrerait mourir plutôt que de l'avouer.

« De plus, Harry ne fait pas apparaître des champs de force pour le plaisir. Il ne fait ça que quand il est extrêmement en colère, ou triste. De quelle couleur était son champ de force? »

« Rouge. »

« Il devait donc être en colère. »

« Contre moi? »

« Contre toi, contre son oncle et sa tante, contre Dumbledore, contre Voldemort. Il t'a offert quelque chose dont personne n'a jamais eu le privilège: il t'a raconté son enfance. Je crois bien que tu es le premier ''inconnu'' à qui il dit ça. Nous on l'a su parce qu'il nous a emmené dans ses aventures, mais il ne nous aurait rien dit s'il n'avait pas su qu'on ferait tout pour lui. Il t'a fait confiance et tu as brisé sa confiance. C'est une chose très dure à acquérir Draco, surtout de la part de Harry, mais il est très facile de la perdre. »

« Comment est-ce que je pourrais faire pour la regagner? » demanda Draco.

Il ne savait pas pourquoi, mais il lui paraissait essentiel de regagner la confiance de Harry, de lui montrer que lui, Draco Malfoy, était digne de confiance.

« Je ne sais pas. » dit Hermione, en se calant dans son fauteuil. « Tu lui as raconté ton passé, n'est-ce pas? » Elle n'attendit pas de réponse et continua: « Je sais que ça doit être très dur pour toi de tout raconter, et Harry en est conscient, enfin je pense. Excuse-toi d'abord et ensuite, avise. Regarde quelle est son humeur, s'il a bien accepté tes excuses ou si, au contraire, il ne veut pas les entendre. »

« Mais tu es sa meilleure amie, non? Tu devrais savoir comment est-ce que je pourrais regagner sa confiance! »

« Harry change tout le temps. Et ce n'est pas parce que je suis sa meilleure amie que je sais comment il réagira à ce que tu lui diras. Le seul conseil que je peux te donner, c'est d'être sincère. Si tu mens, Harry le remarquera immédiatement et il ne te pardonnera pas. »

« Et pour le champ de force? »

« Il y aura bien un jour où il se calmera et où il nous rejoindra. Lorsqu'il fait un champ de force, ça veut dire qu'il ne veut voir personne. »

« Mais quand même... »

« Il reviendra quand il sera calmé Draco, crois-moi. »

« Si tu le dis. »

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Lorsque Harry sortit de sa ''transe'', il transplana directement chez Hermione. Elle seule savait comment le rassurer et faire cesser cette colère, qui ne l'avait toujours pas quitté. En effet, il avait déjà fait cette transe lors de la mort de Sirius. Il ne savait pas exactement comment il faisait, il savait juste qu'il lui suffisait d'être, soit très en colère, soit très triste pour créer ce champ de force. Il savait aussi que lorsqu'il était en colère, le champ de force était rouge et que lorsqu'il était triste, il était bleu. Le pire était quand il était en colère ET triste, il pouvait alors rester dans cette transe pendant plus de deux jours, date de son précédent record. C'était lorsqu'il avait appris que Sirius était mort.

Il était triste parce qu'il savait qu'il ne pourrait plus jamais parler de ses parents, rire avec lui, lui écrire des lettres pour lui parler de comment il allait et de se qu'il ressentait et surtout, qu'il ne recevrait plus de lettres. Le seul membre qui le rattachait à ses parents (sans compter sa tante et son oncle qui ne lui en parlait jamais) était mort. Et il était en colère parce qu'il reprochait à Sirius de l'avoir abandonné, de l'avoir laissé seul dans ce monde, dans cette vie.

Sa transe avait alors duré deux jours, deux jours où ses amis avaient essayé de l'approcher, mais rien n'y avait fait. Leurs mains restaient inexorablement en l'air, sans jamais réussir à le toucher. Il était resté sans manger, sans boire et sans ouvrir les yeux pendant deux jours, dans une position foetal. La seule chose dont il se souvint lorsqu'il se réveilla, fut qu'il s'était sentit extrêmement triste et énervé contre son parrain. Sa transe ne l'avait pas calmé, mais il était beaucoup moins en colère qu'avant. Seule Hermione parvint à le réconforter.

Et voilà qu'il avait à nouveau besoin de son aide si précieuse, tout ça à cause d'une fouine prétentieuse qui c'était moqué de son enfance. Il sonna après quelques secondes d'hésitation. Ron lui ouvrit, un sourire aux lèvres.

« Harry! Enfin une bonne surprise! »

« Ron, est-ce que Hermione est là? Je voudrais lui parler. »

« Bien sûr, elle est dans la salon. Et... »

Ron n'eut pas le temps de finir sa phrase que Harry hurlait à pleins poumons:

« QU'EST-CE QUE TU FOUS LA MALFOY?»

A suivre...

Un grand merci à: Kem-liu, idontknowwhoiam, dingding (vraiment, ton pseudo me fait ptdr), Spicy marmelade, petite-abeille (j'adore ton blog!), Lynshan, Gothiclolita54, mirli, Alice.Sobs.The.Frozen.Girl, maiiya, Flore Jade, gaucha, DLT et lamaya01. Merci pour vos reviews qui me font très plaisir!


Venez faire un petit tour ici, ce sont mes nouvelles histoires:

OS HPDM Tous les soirs, Harry vient regarder son reflet. Un amour impossible, parce que son reflet est 'amoureux' de...

lien: http/www. fanfiction. net/ s/ 3591314/ 1 /LeMiroirduRis

OooOooO

[OS [HPDM Quand Ginny et Hermione obligent Harry à faire une aprèsmidi shopping... Quand Draco se trouve au même endroit... Et quand les souvenirs refont surface..

lien: http:// www. fanfiction. net/ s/ 3605446/ 1/ Quandlessouvenirsrefontsurface