Nom : pipistrelles des cachots
Titre : … et conséquences inattendues !
Rating : M, présence de slash, homophobes s'abstenir
Pairing : SS/HP
Disclaimer : nous nous excusons auprès de J.K Rowling pour l'usage détourné de ses personnages (qui sont rien qu'a elle pas à nous hélas).
Résumé : Suite du one-shot « et hop… » Le pauvre Harry n'est pas près d'oublier cette fameuse nuit avec son professeur ! HPSS
Notes des auteuzes : Bonsoir à tous ! Voilà le nouveau chapitre ! Je suis désolée de ne pas avoir répondu au reviews. Mais les examens approchent et j'ai moins de temps a consacrer à ffnet (à mon plus grand regret). Mais elles me font toutes toujours autant plaisir et j'espère que vous continuerez nombreux à m'en laisser. J'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Bonne Lecture !
o0oOo0o
Chapitre 9 :
o0oOo0o
La porte se referma derrière le directeur, et une fois de plus Harry et Severus se retrouvèrent seuls tous les deux. Et comme toutes les fois précédentes un silence pesant s'installa entre eux. Aucun des deux n'étant à son aise, ni ne sachant que faire pour rendre l'atmosphère un peu plus légère.
Après quelque instant à ne savoir que faire, le professeur de potion se résigna à faire le premier pas pour sortir de cette impasse. Il fit le tour de la pièce, un air de dégoût profondément inscrit sur le visage, et prit enfin la parole.
- Cette décoration est tout simplement immonde, constat-t-il en englobant la pièce d'un geste de la main. Une telle chose ne devrait pas être promise pour le bien être de la santé mentale des gens.
- Oh vous pouvez bien vous plaindre vous, se lamenta Harry, mais ce n'est pas vous qui allez devoir endurer cela pendant de longs mois, enfermé ici vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je ne vais jamais pouvoir le supporter, soupira-t-il. Pourquoi faut-il toujours que de telles choses tombent sur moi.
- Oh ! Saint Potter se lamente encore sur son sort ! Se moqua Severus. Ne vous sentez pas dans l'obligation de me faire votre petit numéro de chien battu, Potter, je le connais malheureusement déjà très bien. Vous ne variez guère votre discours. De plus Monsieur le héros incompris, dois-je vous rappeler que je suis censé vous donner des cours quotidiennement dans cette pièce ? Et qu'il me semble, hélas, impossible de pouvoir faire revenir le directeur sur sa décision ridicule de vouloir nous faire cohabiter, vous et moi, dans ces mêmes appartements après la naissance de l'enfant ?
Harry grimaça au rappel de ce petit détail qu'il aurait voulu avoir simplement rêvé, ou plutôt cauchemardé. Il ne voyait déjà pas comment il allait pouvoir survire plus de quelques jours dans ce décors, mais si en plus il devait y supporter l'autre chauve souris graisseuse, il ne se donnait pas quelques heures avant de succomber. Il s'effondra alors, abattu, dans le canapé, sursautant au cri des créatures qui dormaient dans le tissu et qu'il avait dérangées en s'y laissant lourdement tomber.
C'en fut trop pour Severus dont la patience avait été mise à rude épreuve, la fatigue n'aidant pas. Il tempêta.
- Je refuse de passer, ne serait-ce que quelques minutes, de plus dans un tel endroit. Et je ne parle même pas d'y élever un enfant ! Ce serait tout simplement inhumain, voire criminel ! Quel être normalement constitué pourrait supporter une telle débauche de couleurs aussi mal assorties ? Et ces motifs ! On se croirait dans une de ces stupides publicités moldues qui aurait était réutilisée pour vanter les joies de l'entente inter-maison. C'est tout simplement pathétique ! J'ai beau respecté Albus, qui je dois bien l'avouer est vraiment un être exceptionnel, il faut reconnaître qu'il est totalement dépourvu de la moindre parcelle de bon goût comme d'esprit pratique ! Parce que, en plus d'être franchement laid, ça semble tout aussi peu fonctionnel !
Harry avait observé surpris, l'explosion de colère de son professeur, heureux, pour une fois, de ne pas en être la cause. Il n'avait jusque là que très rarement vu une autre expression que le calme et le mépris chez son professeur et il devait avouer que lorsque cela se produisait, c'était tout simplement effrayant.
- Mais comment allons nous pouvoir faire ? Finit-il par demander faiblement. On ne peut pas demander d'autres appartements au professeur Dumbledore ! Et puis ils risqueraient d'être tout aussi mal décorés !
- Vous êtes vraiment incroyable Potter ! Je vous rappelle que vous êtes un SORCIER, et que par conséquent, il vous suffit de faire cela…
Il fit un geste rapide du poignet dessinant un mouvement complexe dans les airs du bout de sa baguette, et, instantanément, la pièce où ils se trouvaient se transforma. Les murs rouges redevinrent blancs, uniquement parcourus d'une fine frise de motifs végétaux à la base du plafond, le sol fut libéré de l'horrible moquette verte pour se vêtir d'un élégant parquet d'un joli bois de teinte légèrement doré. Le vert bouteille des rideaux s'éclaircit lentement en un vert beaucoup plus pâle, retenu par de fins cordons d'un jaune pâle rappelant les primevères sauvages qui égayaient les fossés à la fin de l'hiver. Le Canapé reprenait cette teinte apaisante, loin du rouge dont l'avait affublé Albus Dumbledore. Le mobilier, plus simple, avait quitté ses formes anguleuses, surchargées de motifs animées, pour s'arrondir, le bois sombre laissant sa place à du fer forgé et du verre. Plus le moindre griffon, lion, ou encore serpent ne se baladait dans cette pièce, soulageant immédiatement les yeux.
Harry était complètement soufflé. Il devait bien avouer qu'il n'avait pas une seule fois pensé à utiliser la magie pour changer la décoration de la pièce. Mais plus que tout, il était une fois de plus éberlué de constater le bon goût de son professeur, qui n'avait guère hésité pour aboutir à un tel résultat. Et Harry devait bien admettre que ce dernier était tout à fait à son goût. La pièce avait désormais un petit côté simple, calme et apaisant qu'il appréciait beaucoup. .
Severus remarqua la lueur d'admiration qui passa furtivement dans le regard du Gryffondor et s'en félicita, heureux d'avoir pu une fois de plus « lui en boucher un coin ».
Pendant que Potter détaillait les lieux la bouche ouverte d'admiration comme un poisson hors de l'eau, il annonça, en remettant sa baguette dans la poche de sa robe, qu'il était temps pour lui de partir.
- Bon Potter, pas que votre compagnie me soit déplaisante, bien que l'on pourrait assurément rêver mieux, mais il va me falloir vous quitter. Je me dois de prendre mon petit déjeuner dans la grande salle en compagnie des autres professeurs ainsi que de coutume. J'enchaînerai directement avec mes cours de la matinée, mais mon après midi est libre. Je vous retrouverai donc ici pour midi afin de vous conduire chez madame Pomfresh comme nous en avons convenu hier. Veillez à être prêt, je ne supporte pas, comme vous le savez, le retard. En attendant, je ne peux que vous conseiller de vous reposer car nous commencerons vos cours particulier dès demain.
Sur ces mots, Severus sortit de la pièce en faisant tourbillonner ses robes autours de lui comme lui seul savait le faire.
o0oOo0o
Harry se retrouva alors seul. Après avoir hésité quelque instant, il finit par se rendre dans sa chambre. Il n'avait de toute façon rien de mieux à faire que de dormir, et il était épuisé. Lorsqu'il ouvrit la porte, se préparant psychologiquement à une débauche de rouge et de griffons, il fut surpris de constater qu'il n'y avait plus une trace de cet affreux rouge criard, plus une parcelle d'or, plus un motif. La pièce était entièrement blanche. Snape ne s'était visiblement pas contenté de modifier la décoration du salon. Il avait pris soin de libérer sa chambre de son décor pour lui laisser libre choix de la décoration. Une telle attention étonna le jeune garçon. Il aurait plutôt cru que Snape aurait était bien trop heureux de le laisser se débrouiller avec la décoration du directeur.
Il décida de ne pas se préoccuper de ça tout de suite. Sa marque personnelle attendrait bien le lendemain.
Après avoir bien pris soin de verrouiller la porte du sort le plus puissant qu'il connaissait (on ne sait jamais Snape pouvait rentrer plus tôt que prévu !), il s'allongea tout habillé sur le lit où il s'endormit presque instantanément.
o0oOo0o
Lorsqu'il se réveilla quelques heures plus tard, il ne put qu'être surpris d'avoir aussi bien dormi ! C'était la première fois depuis son agression qu'il dormait aussi tranquillement. Le fait de s'être enfin confié, d'avoir eu la certitude de pouvoir garder sa situation honteuse secrète, lui avait assurément enlevé un poids, et bien que sa situation n'était toujours pas des plus réjouissantes, il n'avait plus à se tracasser de retrouver la nouvelle à la une des journaux.
Une fois qu'il eut réussi à s'extirper de ce lit moelleux, il découvrit, dans un coin de la pièce, que toutes ses affaires avaient été transportées, pendant son sommeil, probablement par des elfes de maisons, de son dortoir jusqu'à sa nouvelle chambre. Il décida de ne pas dégager les cartons immédiatement. Il aurait, de toute façon, bien le temps plus tard, vu le temps qu'il allait devoir passer entre ces murs sans avoir l'occasion de sortir.
Encore ensommeillé, Harry sortit de la pièce, pieds nus, cheveux encore plus en bataille qu'à l'ordinaire. Il traversa le salon, s'étonnant encore de ce qu'avait réussi à en faire Snape et se dirigea droit vers la cuisine, guidé par son estomac qui commençait à sérieusement crier famine, espérant de toutes ses forces que quelqu'un aurait penser à y laisser de quoi se restaurer. Là encore il ne pu que constater, à son plus grand soulagement, que la pièce n'avait plus rien à voir avec ce que leur avait fait visiter le directeur la veille.
Et sa joie ne fut qu'accentuée quand il découvrit le plateau richement garni qui avait été laissé à son intention sur la table. Il se jeta littéralement dessus, heureux que Snape ne soit pas là pour le voir dévorer ce petit déjeuner providentiel. Une fois ce dernier rapidement englouti, Harry hésita. Que pouvait-il faire ? Il fallait qu'il soit prêt pour le retour de Snape. Il lui restait encore un peu de temps, mais il était bien conscient de ne pas être présentable. C'était un fait, il avait vraiment besoin d'une bonne douche ! Mais en même temps, il se sentait terriblement mal à l'aise de devoir se mettre nu tout en sachant que son professeur risquait de revenir à tout moment. Evidemment, il verrouillerait la porte de la salle de bain de son mieux, mais cela ne le rassurait guère et il était totalement terrifié à cette simple pensée.
Allez, s'encouragea-t-il silencieusement ! Où est passé ton courage de Gryffondor ! Snape ne rentrera pas dans ces appartements avant midi ! Et même si ce n'était pas le cas, il n'y a aucune raison qu'il tente de pénétrer dans ta salle de bain ! Allez mon vieux ! De toute façon tu n'as pas le choix ! Tu es chez toi ici, et tu n'as nulle part où aller ailleurs !
C'est en se répétant inlassablement ces arguments dans sa tête, que le Survivant, le Héros du monde sorcier, trouva le courage de se rendre dans sa salle de bain après avoir traîné dans sa chambre, prenant plus de temps que nécessaire pour extirper quelques vêtements d'un de ses cartons. Mais vint un moment où il ne pouvait plus tergiverser, sous peine d'être en retard au rendez-vous de Snape, et il savait par expérience que c'était une chose à éviter impérativement.
Il verrouilla donc soigneusement la porte par une multitude de sorts, tout en sachant pertinemment que aucun d'ente eux ne seraient en mesure d'arrêter l'ancien mangemort si ce dernier avait décidé d'entrer. Anxieux, après avoir hésité encore de longs instants, il se dévêtit rapidement et se précipita le plus vite possible derrière la vitre brouillée de la douche où il se sentit légèrement plus en sécurité. Cela ne l'empêcha pas cependant de se laver en quatrième vitesse sans profiter le moins du monde de l'eau apaisante qui tombait sur son corps, et de sortir tout aussi précipitamment qu'il y était entré. Il prit à peine le temps de se sécher correctement avant d'enfiler soulagé ses vêtements.
Mais, en passant son tee-shirt, il ne put que remarquer, comme la veille dans les appartements de Snape, qu'il le remplissait plus qu'avant. C'est presque inconsciemment qu'il se prit à observer son profil dans le miroir.
Elle était bien là ! Un petit renflement ! Une petite bosse, presque imperceptible pour quelqu'un qui ne serait pas au courant. Mais assurément là quand même.
Il passa sa main dessus s'imaginant avec un ventre rebondi de femme enceinte et ne put s'empêcher de grimacer à cette pensée. A quoi allait-il ressembler ? Il préféra se détourner rapidement du miroir préférant éviter de penser à de telles choses. Le moment de se préoccuper de telles choses ne tarderait pas à venir, il n'en doutait pas ! Il enfila sa robe de sorcier heureux de cacher cette petite protubérance.
Un fois prêt, il retourna dans sa chambre, s'assit sur le lit et il resta quelque instant, perdu, ne sachant une fois de plus quoi faire. Il n'avait pas le temps d'aménager la pièce à son goût.
Snape n'allait plus tarder à présent.
Au bout de quelques instants, Harry qui n'était pas réputé pour sa patience commença à s'ennuyer. Il détestait ne pas savoir quoi faire, et c'est justement ce à quoi il était réduit à présent. Il avait l'impression de se retrouver au temps où il devait passer ses étés chez les Dursley, à n'avoir rien d'autre à faire que de décompter les minutes jusqu'à sa rentrée scolaire. Il avait, pour la première année, pu enfin ne pas y retourner et le voilà une fois de plus confiné, à regarder passer le temps.
Pour passer son ennui, il finit par se lever et retourna au salon. Snape avait-il redécoré les autres pièces ? Il entra par la porte dont il se souvenait comme celle abritant la chambre du futur bébé. La pièce n'avait, elle non plus, plus rien à voir avec ce qu'elle avait pu être la veille. Elle avait été totalement dépouillée de tout meuble, de toute couleur. Il ne restait plus que les quatre murs, blancs, occupé par trois portes. Une que Harry reconnut comme celle de sa chambre, une seconde qu'il n'avait pas remarquée la veille, qui une fois ouverte se révéla une pièce toute aussi vide que la précédente. La dernière était sûrement la chambre de Snape. Curieux Harry décida de jeter un coup d'œil. Il savait bien que Snape serait furieux, mais il ne pouvait s'en empêcher ! C'était plus fort que lui ! Il s'approcha donc, ayant d'abord tendu l'oreille pour s'assurer que Snape n'était pas de retour et appuya sur la poignée. Elle était verrouillée ! Il aurait dû s'en douter après tout ! Déçu, sa curiosité d'autant plus aiguisée, il s'en détourna à regret et alla se réinstaller dans le canapé.
Il s'était à peine assis, sans cette fois faire hurler un griffon animé, merci Merlin, que Snape fit son entrée dans la pièce. Il marmonna quelques mots rapidement que Harry ne put que interpréter comme une salutation. Il n'était qu'à peine entré dans le salon qu'un plop sonore retentit et Dobby apparut portant un grand plateau chargé de victuailles.
- Le professeur Dumbledore m'a chargé d'apporter le repas de Harry Potter. Dobby est fier d'avoir été chargé d'une mission aussi importante. Dobby espère que Harry Potter va aimer. Dobby a pris un grand soin pour tout préparer ! Harry Potter est un si grand sorcier ! C'est un grand honneur !
Snape renifla bruyamment pour montrer son agacement et remarqua sarcastiquement :
- Je vois que vous ne vous contentez pas de l'admiration des sorciers Potter ! Cela ne vous suffisait pas ? Vous recherchez également celle des autres créatures magiques ?
- Je ne vous permets pas de dire de telle chose Snape ! Je n'ai jamais cherché à me faire remarquer ! Je n'ai jamais demandé à l'autre psychopathe de s'en prendre à moi alors que je n'avais que un an ! Vous croyez que j'avais envie de l'envoyer dans la tombe ? Vous pensez que ça m'a plu de devoir le tuer ? Harry était désormais rouge de colère. Oh par Merlin ! Comment je vais pouvoir vous supporter ? Il a fallu que ça tombe sur vous ! ça aurait pu être n'importe qui mais non ! Il a fallu que je tombe sur ce ...
- Je ne vous permettrai pas de terminer cette phrase Potter ! Croyez bien que ça ne me plait pas plus que vous !
Mais Snape ne put préciser sa pensée car il fut interrompu par des gros coups et les gémissements de l'elfe de maison qui se frappait la tête contre la mur.
- Dobby est désolé ! Dobby est désolé ! Il ne voulait pas faire punir Harry Potter ! C'est la faute de Dobby ! Dobby doit se punir ! Il est indigne de la confiance de Harry Potter !
- Calme toi Dobby ! Tenta de le raisonner Harry. Ce n'est pas de ta faute arrête s'il te plait ! Je t'assure que tu n'y es pour rien.
- Harry Potter est trop bon avec Dobby ! Dobby ne mérite pas une telle gentillesse !
Severus grogna pour montrer son mécontentement et Dobby préféra prendre la poudre d'escampette, le maître de potion n'étant pas réputé parmi les elfes de maison pour sa patience envers les membres de leur espèce.
Une fois de plus seuls, Harry et Severus se rendirent sans un mot dans la cuisine et mangèrent sans échanger un mot, préférant tous les deux éviter les conflits.
Le repas fini, Snape nettoya la vaisselle d'un sort rapide et prononça les premiers mots depuis le départ de Dobby. Si vous êtes prêt Potter nous allons pouvoir y aller. A cette heure, la plupart des élèves prennent le repas dans la grande salle. Vous ne devriez pas avoir trop de mal à passer inaperçu sous votre cape d'invisibilité.
Ils sortirent donc, le Gryffondor suivant son professeur invisible aux regards, et ils prirent le chemin de l'infirmerie de Poudlard. Le début du trajet se déroula très bien et ils ne croisèrent pas âme qui vive (ni morte d'ailleurs, les fantômes n'étant pas plus visibles). Mais à un tournant d'un couloir, plus très loin de leur but, ils eurent très peur. Severus s'arrêta brusquement alors qu'un jeune homme que Harry reconnut comme appartenant à la maison Gryffondor. Harry put s'arrêter de justesse à quelques centimètres seulement de l'homme, évitant de justesse le carambolage qui n'aurait manqué de révéler sa présence.
Le malheureux élève, cependant n'eut pas cette chance et ne put s'arrêter à temps dans sa course et fonça droit dans son professeur. Le pauvre ne put retenir ses larmes en voyant qui il avait percuté. D'autant plus que l'homme semblait plus que furieux.
- 100 points en moins pour Gryffondor ! Il me semble qu'il a bien été spécifié par le directeur au début de l'année qu'il était interdit de courir dans les couloirs de l'école. Et estimez vous heureux que je n'ai pas de temps à perdre avec un être aussi insignifiant que vous conclut-il pas du tout attendri par les larmes du garçon.
Ils reprirent leur route, et finirent enfin par arriver devant la porte du domaine de madame Pomfresh.
Au moment ou Snape s'apprêta à frapper, il se retrouva nez à nez avec son filleul, qui eut l'air vraiment étonné de le voir ici.
- Bonjour Severus le salua-t-il.
- Bonjour Draco, répondit ce dernier peu enthousiaste. Je suis désolé mais je n'ai guère de temps à t'accorder. Tu ne devrais pas être dans la grande salle ?
- J'avais besoin de potions sans rêves expliqua-t-il. J'arrive au bout de mes réserves et je ne peux malheureusement toujours pas m'en passer. Son regard s'était légèrement brouillé même si en bon Serpentard qu'il était il savait enfouir ses sentiments au plus profond de lui. Mais…
- Comme je te l'ai dit Draco, je dois me dépêcher. Nous pourrons sûrement discuter plus tard. A bientôt.
Son ton même si il était courtois ne laissait pas le choix à son filleul qui savait qu'il ne fallait pas insister pour en savoir plus. Il salua donc son parrain et s'éloigna. Mais, alerté par l'attitude plus qu'anormale de Severus, il n'alla pas bien loin et observa de loin. Tout cela lui rappelait l'attitude étrange qu'il avait relevée chez lui quelques temps après la rentrée et qu'il avait presque oubliée. Il ne vit cependant pas grand-chose et il était trop loin pour entendre ce qui se disait avec Pomfresh, mais se jura une fois de plus de découvrir se qui se tramait.
o0oOo0o
À suivre…
o0oOo0o
Merci d'avoir lu. J'espère que ça vous aura plu, même si ce chapitre était plus court et qu'il ne s'y passe pas grand chose. Les choses sérieuses commencent doucement à se mettre en place. La prochaine fois comme vous vous en doutiez ce sera la visite chez Pomfresh. Hihi !
La suite, dans deux semaines (j'espère vraiment) mais j'arrive en période de révision intensive donc je ne peux rien promettre).
A bientôt
Bizzzzzzz
