Chapitre 9 :

Durant les mois qui suivirent, les Mangemorts continuèrent de faire parler d'eux et, quant à Lord Voldemort, il se faisait plus rare.

Depuis leur sortie à Pré-au-Lard et son entrevue avec Albus Dumbledore, il passait toutes ses journées ou presque, plongé dans des vieux grimoires, ou alors parcourant le monde à la recherche de vieux recueils de Magie Noire.

Lorsqu'il réunissait ces Mangemorts, ce qui arrivait entre une et deux fois par mois, ils se retrouvaient à nouveau chez les Malefoy, même si ces derniers venaient d'avoir un enfant depuis quelques mois déjà, et ils profitaient de ses réunions pour faire le point sur ce qui se passait autour d'eux, essayant de récolter au passage des informations qui pourraient se révéler intéressantes.

Au Ministère de la Magie, les Aurors étaient toujours à la recherche de Voldemort, et ils continuaient à interroger ces anciens camarades mais c'était sans succès.

Depuis que Dumbledore leur avait avoué qu'il lui avait rendu visite récemment, le Ministre de la Magie et ses sbires l'avaient sermonné, en lui disant qu'il leur aurait rendu un énorme service en le neutralisant, mais le vieil homme leur avait répondu que ce qu'il se passait entre son ancien élève et lui ne les regardait pas.

Ainsi, les Aurors avaient interrogés le gérant de la Tête de Sanglier pour essayer de savoir si il avait entendu quelque-chose venant de lui ou de ces Mangemorts mais à part des éclats de rire et plusieurs verres de Biéraubeurre descendus à vitesse grand V, il n'avait rien remarqué d'anormal venant d'eux.

Le Ministère avait du mal à l'avouer mais depuis quelques temps, ils avaient vraiment l'impression de se trouver dans une impasse, et pourtant...

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En ce vendredi soir, alors que le week-end avait déjà commencé depuis quelques heures déjà, Adrian Jaxter était en train de boucler un dossier sur lequel il travaillait depuis plusieurs mois déjà, et qui concernait une nouvelle version pour le Code de Justice du Magenmagot.

Il s'agissait la de quelque chose d'extrêmement important, voilà pourquoi il voulait à tout prit le terminer aujourd'hui pour être tranquille pour la suite, et pour pouvoir commencer à travailler sur autre chose de moins oppressant.

Après avoir relu plusieurs fois de suite ce qu'il venait de terminer d'écrire, il ferma le dossier, le scella d'un coup de baguette puis, il alla le poser sur le bureau de son patron qui se trouvait à côté du sien avant de quitter le Département dans lequel il travaillait.

Il salua alors d'un signe de main les quelques collègues qu'il croisait sur son chemin puis, après s'être revêtit de son manteau, il prit l'ascenseur qui le mena au hall du Ministère et, quelques secondes après, il disparut dans les flammes vertes d'une Cheminée.

Quelques secondes après, il arriva dans un petit salon aux murs en pierres apparentes, et qui donnait sur une petite cuisine de style américaine, de laquelle émanait une agréable odeur de harengs grillés.

Les murs de la pièce étaient décorés de quelques photos de famille, de vieux tableaux et autre bibelots et, au milieu se trouvait une grande table en bois, qui se trouvait face à ce qui semblait être la porte d'entrée de la maison.

-Chérie, je suis rentré ! S'exclama Adrian.

Aussitôt, il y eut des bruits de pas puis, une femme au visage bouffi et fatigué, aux cheveux châtains et vêtue d'un tablier blanc qui recouvrait son ventre rebondi apparue par une autre porte.

Jexter avait rencontrée son épouse lors de sa dernière année à Poudlard. Elle s'appelait Mira Goodwins et, à la seconde même où il avait croisé son regard, il avait eu le coup de foudre. Trois ans après la fin de leur scolarité, ils s'étaient mariés, et Adrian était fier de savoir qu'elle portait désormais son nom.

Malheureusement, ses activités de Mangemort lui prenait beaucoup de temps, et il avait toujours du mal a jongler entre le Ministère pendant la semaine, sa famille après le travail, et sa double vie le week-end.

Mira, elle, n'appréciait pas le fait qu'il préfère se consacrer à ses activités illicites plutôt qu'à elle, elle l'avait plusieurs fois menacé de le quitter à cause de ça, mais ce qu'elle éprouvait pour lui était bien trop fort pour en arriver la. Adrian lui faisait régulièrement la promesse de passer davantage de temps avec elle et, pour lui prouver une bonne fois pour toute son amour, il avait décidé de lui faire un enfant.

Du coup, étant donné que le travail que faisait autrefois Mira - c'est à dire Briseuse de Sorts à Gringotts - était très fatiguant et éprouvant, elle avait peur que son bébé en subisse les conséquences, voilà pourquoi elle avait quitté son travail, et était désormais une jeune femme au foyer qui allait accoucher dans les quatre prochains mois.

-Je suis désolé ma chérie, j'aurais adoré manger avec toi mais je voulais à tout prix terminer mon travail car sinon, Cassius m'aurait tapé sur les doigts et je n'aurais pas pu profiter de mon week-end convenablement, déclara Adrian après avoir embrassé sa femme.

Il se mit ensuite à genoux face à elle puis, il posa un baiser sur son ventre rond.

-Salut, petit toi. J'espère que tu n'as pas trop embêté ta maman aujourd'hui, dit-il en souriant.

Il se releva puis, voyant les cernes et la fatigue qui se lisait sur le visage de sa femme, il fronça les sourcils.

-Comment ça été, ta journée ? Demanda-t-il en se dirigeant vers un placard pour en sortir une assiette et des couverts.

-Assez bien, répondit Mira.

-T'es sûre ? T'as vraiment une sale mine pourtant, remarqua Jaxter en posant tout sur la table.

-Écoute, ça aurait pu être mieux si j'avais pas eu l'impression qu'un match de Quidditch était en train de se jouer dans mon ventre, avoua Mira en essayant de sourire.

Adrian lui prit alors le visage en train les mains puis, il lui baisa le front.

-Allez chérie, ce n'est que l'affaire que de quelques mois encore. Dés que le petit sera arrivé et que tout sera fini, on se prend des vacances bien méritées, rien que toi et moi pour se reposer, d'accord ? Promit-il en sortant du four un plat fumant de harengs fumés.

-Et tes copains Mangemorts, tu crois qu'ils vont te laisser partir comme ça ? Répondit Mira en croisant les bras.

Jaxter détestait parler de ça avec elle, car il savait que cela menait toujours à une engueulade, et il n'avait pas envie que ça arrive maintenant.

-Je suis encore grand, chérie, j'ai le droit de faire ce que je veut, à ce que je sache ! Renchérit-il d'un ton sec.

Il y eut un bref silence, durant lequel Adrian s'assit à table pour commencer à manger.

-À ce propos, les Aurors sont venus aujourd'hui pour m'interroger, déclara Mira.

Aussitôt, Adrian lâcha ses couverts puis, il regarda sa femme, et ne put s'empêcher de remarquer que son teint semblait avoir changé de couleur.

-T'interroger sur quoi ?

-Sur toi, Adrian, pour savoir comment tu étais dans la vraie vie, et pour savoir si tu aurais pu être amené à fréquenter Voldemort et compagnie...

-Vraiment ? C'est surprenant qu'ils ne soient pas venus me poser toutes ses questions directement. Tu leur as répondu quoi ? Insista Adrian en s'essuyant la bouche avec sa serviette.

Mira lui tourna alors le dos puis, elle se dirigea vers la cuisine et regarda dehors, par une petite fenêtre qui donnait sur leur potager, plongé dans l'obscurité.

Surpris, Adrian se leva de sa chaise puis, il s'approcha de sa femme et posa une main sur son épaule.

-Tu leur as répondu quoi, chérie ? Répéta-t-il.

Sa femme se tourna à nouveau lui pour lui faire face et, avec effroi, il vit des larmes couler le long de ces yeux.

-Je leur ai dit la vérité, Adrian.

Ce dernier la fixa pendant quelques secondes puis, voyant qu'elle ne semblait pas plaisanter, il chercha ces mots.

-Non, ma chérie. Tu n'as pas fait ça, tu rigoles j'espère ?

-J'ai l'air de rigoler peut-être ? Quand ils m'ont énuméré tout ce que vous avez fait et que je me suis imaginé dans un an avec notre bébé dans les bras et toi en train de t'en prendre à un innocent, j'ai craqué, voilà tout. Je ne veut pas que notre enfant grandisse avec un père assassin. Il mérite beaucoup mieux que ça, et moi aussi d'ailleurs !

-Ces gens n'étaient pas des assassins, ma chérie ! Et si je n'avait rien fait, mon Maître s'en serait prit à vous deux ! Tu comprends ça ? Si j'ai fait tout ça, c'était pour te protéger, pour vous protéger même ! S'exclama Adrian en faisant de grands gestes avec ces bras.

-Je t'en prie, Adrian, arrête de nous rejeter la faute ! Toi seul a voulu rejoindre ces...ces salauds de Mangemorts, donc tu ne peux t'en prendre qu'à toi même désormais ! Mira, la voix tremblante et les yeux imbibés de larmes.

Adrian le fixa à nouveau puis, tout en serrant les poings, il posa une main sur le ventre de son épouse, ce qui fit reculer cette dernière.

-Comment tu as pu me faire ça à moi, Mira ? Moi qui t'aimes plus que tout ! Je t'en supplie, laisse-moi une dernière chance et je te jure que dés demain, je quitte les Mangemorts, et nous pourrons vivre une vie normale, déclara Adrian.

Mira le regarda alors avec insistance puis, alors que ses joues étaient trempées de larmes, elle fit mine de s'avancer d'un pas vers lui, avant de changer d'avis.

-C'est trop tard, de toutes façons, dit-elle.

-Trop tard ? Répéta Adrian.

-Oui, ils sont déjà la.

Adrian allait répondre mais tout d'un coup, une puissante voix sans doute soumise à un Sortilège de Portevoix se fit entendre au dehors.

-Brigade des Aurors ! Rendez-vous Mr Jaxter, votre maison est cernée, nous vous encerclons ! Lâchez votre baguette et sortez, les mains sur la tête !

Paniqué, Adrian poussa sa femme d'un geste brusque puis, en regardant par la fenêtre de la cuisine, il vit deux silhouettes se dessiner dans la pénombre, et elles éclairaient la maison à l'aide de leurs baguettes.

-Je répète, Adrian Jaxter : vous êtes cernés par les forces de l'ordre, rendez vous sans faire d'histoires !

Adrian se tourna alors vers sa femme puis, il s'avança vers elle, la poussa dans un coin de la cuisine et lui enfonça la baguette sous le menton, tout en la regardant droit dans les yeux.

-T'as vu ce que tu as fais, hein ? T'AS VU ? T'as intérêt à bien te planquer car, quand mon Maître saura que tu m'as trahi et qu'il te retrouvera, Mira, je ne donne pas cher de ta peau ! Déclara-t-il d'un ton menaçant.

-Non, Adrian, pitié ! Pense au bébé ! Implora Mira qui pleurait à chaudes larmes.

-Pense au bébé ?! Mais t'es aveugle ou quoi ?! Je ne pense qu'à lui, et à la réputation qu'il aura plus tard quand les gens sauront qu'il est le fils d'une balance !

-Je ne suis pas une balance ! J'ai fait tout ça pour qu'il soit en sécurité, c'est tout !

-Pfff... tu...

Mais Adrian ne put finir sa phrase car, tout d'un coup la porte d'entrée de la maison vola en éclats, et deux hommes qui portaient des robes-uniformes sur lesquelles étaient inscrit un grand « A » firent irruption.

Aussitôt, Adrian lâcha l'encolure de sa femme puis, il envoya une demi-douzaine de rayons rouges en direction des deux hommes, et un d'eux en reçu un en pleine poitrine, avant de tomber en arrière.

Quant à l'autre, voyant la rage qui semblait émaner de la baguette de son adversaire, il se cacha derrière la table pour se cacher des autres Sorts qui lui étaient destinés.

-Mr Jaxter, je suis Thor Sheppard, Chef du Bureau des Aurors ! Rendez-vous si vous ne voulez pas que ça tourne au carnage ! Ordonna l'homme.

-Me rendre ?! Jamais, vermine, plutôt mourir ! Je ne suis pas un lâche, moi ! Si on m'a apprit à me battre, c'est pas pour rien ! Répliqua Adrian, tout en continuant d'envoyer des rayons.

-Dans ce cas la, vous ne me laissez pas le choix ! STEAMBOAT ET SNAPPLE, EN RENFORT, VITE ! Hurla le dénommé Thor Sheppard.

Aussitôt, deux nouvelles silhouettes apparurent par la porte et, accompagné de leur supérieur qui s'était finalement relevé, ils entamèrent un terrible duel contre leur adversaire qui jonglait entre les Maléfices et les Sortilèges avec une maîtrise totale.

Autour d'eux, des rayons de toutes les couleurs frappaient les murs, créant des trous de la taille d'une assiette dans le décor et, quant à Jaxter, une entaille sanguinolente recouvrait sa joue droite, mais il n'abandonnait pas pour autant, non. Son visage était crispé, et son regard était concentré que sur un seul objectif : les Aurors qui lui faisaient face.

Ces derniers, eux, semblaient avoir l'habitude du terrain, car ils maniaient leurs baguettes avec professionnalisme, et leurs techniques diverses et efficaces leur permettaient d'éviter la plupart des attaques sans grandes difficultés.

Le duel dura deux bonnes minutes et, tout d'un coup, Jaxter entendit une voix derrière lui et, instantanément, il lâcha sa baguette et devint aussi dure et figé qu'une statue.

Aussitôt, la bataille s'arrêta, et Mira lâcha elle aussi sa baguette tout en fixant son époux, comme si elle n'en revenait pas de ce qu'elle venait de faire puis, elle se laissa choir contre un meuble.

Thor Sheppard, un Sorcier au visage en lame de rasoir et aux épaules larges s'approcha alors d'elle puis, il lui attrapa le poignet, et l'aida à se relever.

-Beau travail, Mrs Jaxter. Nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour le coup de main que vous venez de nous donner, déclara-t-il.

-Je n'ai fait que mon devoir, Monsieur, rien de plus, répondit Mira, sans lâcher des yeux la statue figée de son mari.

Alors que les deux autres Aurors étaient occupés à réveiller leur collègue qui avait été stupéfixé quelques secondes plus tôt, Thor s'approcha alors de Adrian puis, il ramassa sa baguette et la rangea dans la poche de sa robe-uniforme.

-Il faut qu'on le ramène tout de suite au Bureau pour l'interroger. Steamboat, tu viens avec moi. Snapple et Barrett, vous restez ici avec Mrs Jaxter, en attendant qu'on se soit occupés de son mari, décida Sheppard.

Ce dernier se tourna alors à nouveau vers la concernée.

-Je vais vous envoyer un Médicomage, afin qu'il vous examine. Avec toutes ses émotions, on est jamais trop prudents, et je ne voudrais pas qu'il arrive quelque-chose à votre bébé, fit-il en s'adressant à la femme.

Celle-ci hocha la tête de haut en bas, sans rien dire.

Sheppard regarda à nouveau ces trois collègues puis, voyant que celui qui avait été stupéfixé s'était relevé, il s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

-Ça va aller, fiston ? Demanda-t-il.

-Oui, Monsieur, ne vous en faîtes pas pour moi, j'ai déjà vu pire, répondit l'Auror en se massant la tempe.

-Tu passeras quand même voir Mrs Boone quand vous en aurez fini ici, elle t'examinera par mesure de sécurité, ordonna Sheppard.

-Bien chef.

-Allez, Steamboat, faut pas qu'on traîne, le Ministre a hâte d'interroger cette vermine, alors on plie les gaules et vite !

Aussitôt, un Auror aux cheveux rasés, et aux yeux cerclés d'une fine paire de lunettes s'approcha de Thor, et les deux hommes posèrent leurs mains sur les épaules du Mangemort, avant de disparaître.

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Lorsque Adrian rouvrit les yeux quelques instants plus tard, il se trouvait solidement ligoté à une chaise, dans une petite pièce aux murs exigus. Face à lui se trouvaient le dénommé Thor Sheppard, accompagné d'autre Auror contre lequel il s'était battu quelques minutes auparavant, et d'un homme aux longs cheveux coiffés en une queue de cheval, vêtu d'un élégant costume noir et qui était Aslan Cassius, l'actuel Ministre de la Magie.

-Ah, vous êtes réveillé, Mr Jaxter, remarqua le Ministre en s'avançant vers le Mangemort.

-Ou suis-je ? Demanda ce dernier en regardant autour de lui.

-Là où vous êtes censés être, Mr Jaxter, dans le Bureau des Aurors. Thor Sheppard et Arnold Barrett, ici présent, se sont occupés de votre arrestation, et j'ai cru entendre dire que vous vous étiez défendus avec acharnement, répondit Cassius.

-Me combler d'éloges ne vous aidera pas à me faire parler, croyez-moi, déclara sèchement Adrian en essayant de se débattre pour se défaire de ces liens.

-Je n'en doute pas, Mr Jaxter. Dois-je comprendre qu'il est inutile de vous dire pourquoi nous avons procéder à votre arrestation ?

-Je crois que ma femme s'en est déjà chargé, donc vous pouvez remballer votre plaidoirie inutile, effectivement.

-Ah, votre femme. Je dois dire qu'elle a été très courageuse de vous avoir comme mari mais ne vous en faîtes pas pour elle, elle est en sécurité, maintenant, fit le Ministre.

-Vaut mieux pour elle, grogna Adrian.

-Me trompe-je ou alors ai-je bel et bien entendu ce qui pourrait ressembler à une once de menace dans vos propos ? Demanda Cassius.

-Je crois pas être le mieux placé pour ça, actuellement, remarqua Adrian.

-Nous sommes d'accord la dessus, Mr Jaxter. Menacer votre femme ne ferait que rallonger votre liste de méfaits déjà commis, pour lesquels vous êtes ici ce soir, confirma Cassius d'un ton compatissant.

Adrian le fixa pendant quelques secondes puis, il baissa la tête.

-Je veut parler à un avocat, dit-il.

-Vraiment ? Et pour quoi faire, Mr Jaxter ? Étant donné tout ce que nous avons sur vous grâce aux aveux de votre femme, je doute qu'un avocat vous soit grandement utile. Vous espérez quoi ? Réduire votre peine à Azkaban de cinq ans au lieu de dix ? Je crois que même avec le meilleur avocat connu aujourd'hui, cela soit impossible, répliqua Cassius.

-Dans ce cas la, que me proposez-vous ? Questionna Adrian, en essayant de rester sur de lui.

-Je vais faire simple, Mr Jaxter. Il est dans votre intérêt de collaborer avec nous et, si vous répondez à nos questions sans broncher, nous pourrons trouver un arrangement pour vous faire éviter la prison, déclara Cassius.

-Quoi comme arrangement ? Interrogea Adrian.

Cassius fit alors un signe de tête à Sheppard qui se trouvait derrière lui puis, ce dernier s'avança vers le Mangemort.

-Un genre d'arrangement qui ne se refuse pas pour quelqu'un comme toi, Jaxter, répondit-il. Disons que tu seras surveillé par quelques uns de mes hommes jusqu'à ce que nous coincions tes petits camarades et après ça, tu seras en liberté surveillée, avec interdiction de quitter le pays et la région sans avertir les Aurors qui t'auront à leur charge. Si jamais tu fais le malin, ne serait-ce qu'une fois, on changera tout ça, et tu seras envoyé en prison à la seconde même où tu passeras le seuil de ta propre maison. Ça te va comme arrangement ? Expliqua-t-il.

-Et mon enfant ?

-Étant donné que tu n'auras plus le droit d'approcher ta femme, et qu'elle est désormais protégée en tant que témoin potentielle et importante dans cette affaire, tu ne pourras plus le voir non plus, répondit l'Auror.

-C'est... cruel, marmonna Adrian.

-Tu aurais du y penser avant de t'en prendre à tous ces gens, rétorqua Sheppard, d'un ton acerbe et cinglant.

-Merci, Sheppard, je suis sûr que vos explications ont été relativement claires et précises, coupa le Ministre qui, connaissant son homme de main, avait tout à penser qu'il risquait de s'énerver assez rapidement contre le Mangemort.

Aslan Cassius s'avança alors doucement vers le Mangemort puis, il fléchit les genoux et se baissa pour le regarder droit dans les yeux.

-Mr Jaxter, je crois que vous avez compris à quel point vos paroles peuvent se révéler importantes pour nous, et que nous sommes prêts à les échanger contre des conditions pénales beaucoup moins aggravantes pour vous, rappela le Ministre d'une voix douce.

-J'ai bien compris, oui...

-Dans ce cas la, répondez à nos questions, et vous serez « libre » dés demain, vous avez ma parole ainsi que celle de Thor Sheppard ici présent, promit le Ministre.

Jaxter ferma les yeux pendant quelques secondes, l'air pensif, avant de répondre.

-Que voulez-vous savoir ?

-Je veut savoir à quel endroit nous pouvons trouver Tom Elvis Jedusor, ainsi que les noms de ceux qui l'entourent. Vos camarades, en quelque-sorte...

Adrian fixa alors le Ministre puis, il éclata de rire.

-Vous pensez vraiment que je vais vous répondre, espèce de vieux sénile ?! Il est bien trop malin pour vous, et vous n'arriverez jamais à l'attraper, vous pouvez en être certains ! Quant à ceux que vous appelez mes camarades, plutôt mourir que de les trahir ! S'exclama t'il.

-Vous êtes absolument sûrs de vous, Mr Jaxter ? Vous ne voulez pas collaborer avec nous ? Insista le Ministre.

En guise de réponse, le Mangemort lui cracha à la figure.

Aussitôt, Sheppard sortit sa baguette puis, il accourut vers le Mangemort et, au moment où il allait lui jeter un sort pour le punir, Cassius l'en empêcha, d'un signe de la main.

-Non non, Sheppard, c'est inutile. Tout ce que mérite cet homme, c'est un aller simple pour Azkaban, peut-être que cela le fera changer d'avis, dit le Ministre.

-Je ne changerais pas d'avis, vermine ! Je n'ai plus rien à perdre désormais !

-Très bien, dans ce cas la...

Le Ministre fit alors un signe de tête à Sheppard, et ce dernier accompagné de l'autre Auror levèrent le Mangemort de sa chaise puis, ils sortirent de la pièce, et plus jamais personne n'entendit parler de Adrian Jaxter...